"Les Français ne veulent pas recycler le macronisme. Ils veulent retrouver enfin la liberté."
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Quels mots durs avez-vous eus envers Jordan Bardella en mai dernier ?
- 3:00RelanceRéponse directe
Êtes-vous soulagé que Jordan Bardella soit relégué en seconde place ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Comment expliquez-vous les mauvais scores de Bruno Retaillot dans les sondages ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la proposition d'Éric Ciotti sur le drapeau et la Marseillaise à l'école ?
- 15:00FerméeRéponse partielle
Êtes-vous prêt à participer à une primaire de la droite et du centre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:00François-Xavier BellamyChiffre
« Un jeune Français sur 5 à 18 ans ne sait pas lire correctement. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
sur BFM TV face à Raphaël Entoven. Vous pouvez entrer Raphaël et votre invité de ce samedi François Xavier Bellami vice-président les républicains, députés européens. Bonsoir, je vous laisse vous installer.
Bonsoir Raphaël Entoven, bonsoir François Xaliami. Vous pouvez même vous mettre à côté de moi comme ça vous êtes réellement face- à face de philosophes ce soir en plateau puisque vous aussi, je le rappelle, vous êtes professeur agrégé de philosophie. la même formation mais pas toujours les mêmes opinions et c'est pour ça que vous êtes là ce soir.
Raphaël, vous vouliez dire un mot je crois pour commencer ? Non, je voulais dire à quel point c'était un plaisir d'inaugurer cette série de débats avec François Xavier Bami parce que l'enjeu de ces débats, voilà. Non, c'est ça qui est important, l'enjeu de ces débats tel qu'on l' tel qu'on les a imaginé, ce n'est pas de voir la victoire d'une idée ou d'une opinion, c'est de voir la victoire du débat lui-même.
C'est de montrer ça, de manifester ça, de montrer qu'on n'est pas obligé de s'engueuler quand on a des opinions différentes, divergentes. Et alors évidemment là pour le coup, j'ai un adversaire parfait donc je m'en réjouis. Je voulais vous entendre donc sur la la rentrée politique de de Jordan Bardella.
Il était à Chalon en Champagne aujourd'hui euh pour son premier déplacement de campagne. Euh vous avez eu des mots très durs euh Raphaël envers euh envers euh Jordan Bardella. C'était en mai dernier, je crois.
Un stagiaire dites-vous, sans aucune expérience, un influenceur qui parle à ses fans et pas à des électeurs. Qu'il puisse être élu président, c'est terrifiant et drôle. Ce sont vos mots.
Est-ce que vous êtes soulagé qu'il soit relégué en quelque sorte à la seconde place ? Non, je ne trouve pas plus rassurant qu'un marmousé de cette espèce se retrouve premier ministre d'une manière ou d'une autre. Donc, je je je ne suis pas du tout rassuré par cette perspective et je maintiens que Jordan Bardella n'a pas du tout ni l'expérience ni les compétences nécessaires pour exercer ce genre de fonction.
Que la politique malgré tout demeure un métier et qu'il ne suffit pas de faire l'influenceur bière sur Instagram pour pour gouverner un pays. Voilà. À mon avis, bière, vous dites bah écoutez, c'est pas brillant.
C'est pas brillant. il faut aller sur son TikTok ou c'est enfin c'est c'est pas c'est pas c'est pas glorieux ce qu'on voit, c'est pas glorieux ce qu'il montre. L'enjeu pour Jordan Bardella a été, me semble-t-il de se présenter comme sympathique avant de se présenter comme compétent dans une perspective de candidature plus rapide.
Je je ne sais pas si c'est un bon paris. En tout cas, moi je je je ne l'attaque pas par principe. Je ne brandis pas la morale.
En revanche, je m'en prends à l'inexpérience et l'incompétence spectaculaire de ce candidat. Et une Marine Le Pen présidente, c'est moins terrifiant. C'est tout à fait terrifiant à mes yeux.
En tout cas, c'est une perspective que je que je déplore. Mais le le euh Marine Le Pen, présidente, c'est c'est une autre modalité de l'incompétence. Et d'ailleurs, c'est un point intéressant, me semble-t-il, Marine Le Pen et Jordan Bardella ne sont pas d'accord ne sont pas d'accord sur des questions très importantes.
Ils ne sont pas d'accord sur les retraites. Ils ne sont pas d'accord sur la façon dont il faut parler au patron. Et de façon générale, on sent que Jordan Bardella est d'inspiration miléiste, qu'il a été très frappé par la réussite économique de l'Argentine, qu'il a été très marqué par ce modèle- làà alors que Marine Le Pen demeure étatiste, redistributrice dans son principe.
Et donc je me demande comment cette cohabitation si j'ose dire pourrait fonctionner. En ce sens, Marine Le Pen est donc une meilleure adversaire euh pour vous puisque les les différences euh notamment sur le plan économique sont plus marquées. Ce qui compte le plus, c'est l'avenir du pays et je crois que ce qui compte le plus c'est où chacun des candidats qui vont se soumettre au suffrage universel veut vraiment emmener le pays.
Et de ce point de vue-là, moi je je ce sera peut-être une différence avec Raphael Entoven. Je ne crois pas que la condescendance fasse une bonne politique. Je pense que ce qui compte, c'est d'entendre les candidats quels qu'ils soient.
Et si j'ai des raisons d'en vouloir à qui que ce soit, c'est plutôt à ceux qui ont discrédité l'idée même de la compétence en emmenant le pays dans le mur alors qu'ils étaient supposé incarner l'expérience, le sérieux et on voit bien aujourd'hui, on voit bien la défiance qui monte envers la vie politique qui fait que euh le fait même d'être compétent, de connaître les sujets qui je suis d'accord avec vous fait partie du métier que la politique représente n'a d'une certaine façon plus tant de valeur que cela pour les citoyens parce que pas l'analyse de Raphaal Toven, c'est-à-dire d'un de de de d'une supposée incompétence de Jordan Bardella. Ce que ce que je ce que je ne ne pense pas pertinent, c'est de c'est de croire qu'on peut disqualifier un candidat au motif qu'il n'aurait pas Je le disqualifie pas hein, ce sont les Français qui votent. Moi je Oui, je je voilà je [rires] il est plutôt bien parti.
Donc ils sont ils sont plutôt bien partis. Le le point sur lequel je partage totalement votre sentiment, c'est l'ambiguité absolue de la ligne qui règne au Rassemblement national et on attend avec impatience de savoir en effet quelle sera la véritable vision que le Rassemblement national portera sur des sujets qui je me permets de le dire ne sont pas la vision elle est claire 62 ans l'âge de départ de retraite pour pour Marine Le Pen elle l'a redit devant les patron elle semble clarifiée en tous les cas c'est un début de clarification la question économique n'est pas secondaire du tout parce que parfois on entend ça finalement il faudrait s'attaquer à des problèmes très structurels et finalement les désaccords économiques n'auraient pas tant d'importance. Moi, je ne le crois pas du tout et je pense que l'économie est liée à tout, y compris d'ailleurs à la question migratoire dont le Rassemblement national a fait son cœur de cible.
Parce que en réalité, si vous voulez mettre fin à l'immigration massive que ce pays connaît depuis des années, et je crois que c'est une nécessité absolue, si vous voulez y mettre fin, alors il faut s'attaquer à toutes les impasses du modèle social qui est en fait devenu un modèle antisocial que la France connaît aujourd'hui. Et il faut évidemment augmenter la quantité de travail que ce pays fournit. Nous sommes le pays de l'OCDE où on travaille le moins par habitant sur une vie.
Ça veut pas dire que les Français travaillent peu. Ça veut dire qu'il y a trop de Français qui pourraient travailler et qui ne travaillent pas. Et ça ça se trouve au début de la vie, c'est la jeunesse, c'est le taux d'emploi des jeunes.
Et ça se trouve à la fin de la vie, c'est le taux d'emploi des seigneurs. Et donc si vous ne touchez à aucun de ces paramètres et en partué, si vous ne touchez pas à l'âge de départ à la retraite, en fait le pays s'appauvrit inéluctablement et les entreprises pour pouvoir travailler font venir de l'étranger une main d'œuvre qui vient combler les lacunes du marché du travail français. Et donc je je le dis très simplement, la question économique, elle est pas secondaire.
Elle est liée à tous les autres sujets. Elle est liée au déclin du pays. Elle est liée à la fragilité de notre démocratie et elle est liée aussi à la question migratoire.
Évidemment peut-être. Elle n'est pas secondaire, ça c'est certain. Mais dans le cas Bardella Le Pen, elle ajoute une dimension.
Il y a une possibilité pour eux de convertir en force ce qui est une contradiction spectaculaire. On a vu que d'un côté on avait une droite nationale proentreprise plutôt libérale d'inspiration. de l'autre côté une tradition sociale interventionniste redistributive.
On pourrait se dire, ils vont se contredire. On peut aussi se dire que de cette façon là, il parle à des segments différenciés de la population. Marine Le Pen s'adresse en somme aux gens qui craignent de perdre leur salaires ou leurs retraites tandis que Jordan Bardella rassure comme comme dirait l'autre Nicolas qui paye celui qui paye l'échec, celui qui cotise et cetera.
Et il y a dans ce binôme euh qui est apparemment contradictoire la possibilité pour eux d'une force. Euh et c'est la raison pour laquelle il faut insister à mon avis sur la contradiction si ce n'est que dans une élection présidentielle, il y a un moment où il faut présenter une ligne aux français. On pourra pas accepter que les partis qui vont s'engager dans cette élection.
Ça n'a pas tellement l'air François Xavier Bami de de d'embêter en tout cas une large partie des Français. Quand on regarde les sondages, peut-être qu'on peut voir le dernier sondage qu'on a sorti, sondage IfOP Fiduciel, Marine Le Pen qui est très loin devant à 33 %. Quand on regarde votre candidat, le candidat de votre parti, Bruno Retaillot, très très loin derrière 8 %, comment vous expliquez euh euh que Bruno Retaillot euh son discours euh que vous estimez clair en l'occurrence n'imprime pas ?
Mais vous savez Julia, il vous aura pas échappé que la campagne ne fait que commencer et il vous aura pas non plus échappé que dans les mal parti quand même. Comment c'est mal parti ? Mais qu'est-ce que vous auriez dit à Emmanuel Macron en septembre 2016 ?
Que c'était mal parti. Vous lui auriez dit que c'était même pas la peine de se c'était mal. Non, peut-être pas mais que c'était c'était mal parti aussi.
Peut-être qu'il n'était probablement même pas encore n pas camarade. C'est tout le monde n'est pas Macron. Oui, mais je crois qu'on revient aussi un peu des Macrons, voyez.
Et d'accord. Mais enfin, il est il est à 8 % avec Bruno Retaillot, on a dénoncé pendant 10 ans le en même temps macronien. Je pense que les Français en sont revenus et que c'est pas pour verser dans de nouvelles ambiguïtés qu'ils se prononceront l' dénoncé.
Il y a participé au macronisme aussi. Non, au contraire, il vous aura pas non plus échappé que même quand il était ministre de l'intérieur, il annonçait que le macronisme était terminé. Bruno Rota a été un opposant déterminé.
Non, Bruno Rotaillot a toujours été un opposant déterminé à Emmanuel Macron. On peut d'ailleurs tout à fait respecter les personnes et reconnaître pour autant la diversité des points de vue. Et nous avons combattu le macronisme depuis le début, c'est pas pour encore une fois le prolonger sous la forme du bardelo le pénisme avec cette ambigué que vous évoquez à l'instant.
Je peux allez-y Rapha ? Non, je voulais dire une chose sur cette sur ces ces mauvais scores de Bruno Retaillot pour l'instant. Pour l'instant [grognement] euh euh nous avons vécu avec l'élection de Macron en 2017 une grande mutation du paradigme comme disent les cuistres.
On est passé d'un monde séparé en droite et gauche à un monde séparé entre d'un côté les souverainistes, de l'autre côté les libéraux, d'un côté les mondialistes, de l'autre côté les patriotes, on les appelle comme on veut. Mais la partition c'était celle-là. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs aujourd'hui vous avez trois groupes au parlement à peu près hein, trois groupes de force ou d'ampleur à peu près équivalentes.
Il y en a deux sur trois, le RN et euh le centre, le bloc central dont les membres savent adhèrent à peu près aux mêmes choses. Alors que à gauche à gauche les gens adhèrent à des choses tout à fait contradictoires. Certains sont pour le nucléaire, d'autres sont contre, certains pour l'Ukraine, d'autres contre, et cetera.
Donc vous dites quoi ? Ils sont un candidat unique ? Non, je dis je dis pas ça.
Je dis que aujourd'hui le débat c'est d'un côté les libéraux, de l'autre côté les souverainistes et que quand on est de droite ou quand on est de gauche et quand c'est cette proposition-là qu'on fait, on se condamne comme au PS comme euh chez les Républicains à des rôles secondaires inévitablement. Pourquoi ? Parce que la grande question que les gens se posent, j'en termine juste avec ça, la grande question que les gens se posent aujourd'hui, ça n'est pas de droite ou suis-je de gauche ?
Suis-je pour la liberté ou pour l'égalité ? Que sais-je ? La grande question que les gens se posent dans un monde mondialisé, c'est dois-je m'ouvrir au monde ou bien me replier sur mon précarré ?
Et ce sont ceux qui interprètent cette alternative qui aujourd'hui sont en tête des sondages et qui sont voués, me semble-t-il, à s'affronter en finale. Le reste me paraît condamné au rôle secondaire. Ils sont voués à s'affronter en finale en tout cas.
Moi, je crois que je suis vraiment très reconnaissant à Raphael de poser le débat dans des termes si clairs parce que je pense qu'on est au cœur de la définition même de la discussion politique pour l'année qui vient et ça tombe très bien puisque je suis en désaccord absolu avec votre analyse. Moi je crois que Emmanuel Macron a bénéficié et qu'il a aussi organisé la fragilisation des vieux partis traditionnels qui par paraissent intellectuel avaient pendant trop longtemps déserté leur propre rôle. Et donc le clivage droite gauche avait fini par s'effriter, n'avait plus beaucoup de sens.
Mais en réalité ce clivage n'a pas disparu. Il existe depuis le début de nos démocraties occidentales. Il est né d'ailleurs en France et il continue de s'exprimer partout en Europe.
D'ailleurs, je me permets de le dire, partout en Europe. Le clivage droite gauche s'était fragilisé et il est en train de revenir partout pendant quelques années. C'est vrai, le clivage c'était populiste contre mondialiste ou libéraux contre souverainiste.
C'était en Italie Mattho Renzi contre Salvini. C'était c'était société clause contre société ouvertes. Oui, mais le fait est qu'en fait ça ne répond pas ça ne répond absolument pas au clivage tel qu'il existe de nouveau aujourd'hui.
Regardez en Espagne à nos frontières tout près de nous c'était Podemos contre Sudadanos. Ces deux forces ont disparu aujourd'hui c'est le Parti populaire parti de droite allié de LR contre les socialistes. En Italie de la même manière Mélonie veut incarner la droite contre la gauche qui est en train de se reconstruire.
C'est la même formation du débat se réactive partout. Et je crois qu'elle va se réactiver aussi en France parce que en fait et je vais me permetre de le dire pour terminer, il y a dans le macronisme aussi des ambiguïés partout. Il y a des gens qui viennent de tous les côtés.
Mais en fait, c'est très frappant d'entendre aujourd'hui ceux qui sont les héritiers du macronisme qui désavouent pour tenter de survivre à l'échec de leur propre pouvoir qui tentent de désavouer tout ce qu'ils ont servi. Parce que la vraie question que les Français se posent aujourd'hui, je suis d'accord avec vous, c'est pas est-ce qu'on est de droite ou de gauche. La vraie question qui se pose, c'est comment sortir ce pays l'ornière dans laquelle il est aujourd'hui.
Et quand j'entends Gabriel Atal par exemple au MEDF, le débat du MEDF que nous avons essayé de suivre, quand j'entends Gabriel Atal qui dit il faut simplifier la simplification, la liberté, mais en réalité il dit le contraire de ce que lui et toutes ces troupes ont fait y compris dans les derniers débats au Parlement européen. Quand on vote un texte de simplification en Europe, les macronistes et les soldats de Gabriel Atal votent contre. Donc la vérité, c'est que ces gens-là viennent de la gauche, ils continuent d'appliquer des politiques de gauche et ils sont contre la liberté, donc aussi contre le retour de la puissance de notre payste en l'état et je reprends ce sondage, pardonnez-moi, votre candidat est à 8 % euh euh très loin devant euh devant ce ce qu'on a cité.
Euh la solution c'est quoi derrière pardonnez-moi, la solution c'est quoi ? C'est c'est la solution c'est on annule la campagne on arrête le sondage vos étions très précis Hervé Morin a signé une tribune dans le Figaro tout comme David Lissard est-ce que vous êtes prêt à participer à une primaire de la droite et du centre bien sûr mais Bruno Rota n'a jamais changé de ligne sur et donc vous vous rangerez derrière potentiellement un Gabriel Atal s'il remporte cette primaire mais si Bruno Retaillot devait participer à une primaire de de dans cette dans cette élection avant la présidentielle il la gagnera je n'en ai aucun doute parce que les primaires qui ne la gagne pas parce que les primaires sont justement le moment où ceux qui ont une ligne claire l'emportent. Vous savez les primaires c'est pas fait pour les gens qui servent de l'autède aux électeurs.
Les primaires sont faites pour ceux qui ont la vision la plus cohérente, la plus ambitieuse, la plus je pose la question. Si jamais c'est un Édouard Philippe ou un Gabriel Atal que vous venez de qualifié de gauchiste qui qui emporte cette prim gauchiste mais Gabriel Atal vient de la gauche. Vous avez dit il est de gauche et il est toujours il est toujours de gauche.
Est-ce que vous vous accepterez les résultats de cette primaire et vous vous rangerez derrière ce candidat ? Mais encore une fois justement Gabriel Atal et Édouard Philippe n'a aucune chance de gagner cette élection. C'est pour ça qu'il en veut pas.
La question de la primaire, il faut la poser à PH. Excusez-moi, excusez-moi. Non, pardon.
Vous vous n'z Non, vous n'avez pas le droit à la langue de bois dans cet intervalle, dans cet espace, à cette heure-ci sur cette chaîne. Vous n'avez pas le droit à la langue de bois. Si si, si si si.
Vous n'avez pas le droit à la langue de bois. Si dans l'hypothèse où Gabriel Atal remporte la primaire que vous appelez de vos vœux, vous rangez-vous derrière lui. Mais encore une fois, je le redis, si la primaire a lieu, évidemment la règle de la primaire, c'est que vous participez à une compétition et que celui qui n'a pas gagné la primaire à minima ne se présente pas.
C'est la moindre des choses. Ça veut pas forcément dire que vous devenez le premier supporter de celui qui gagne. Premier supporter, j'ai dit vous mettez le bulletin, vous faites la campagne, vous allez moi je le redis, Bruno Rotaillot n'a jamais changé de ligne.
Il a toujours dit que si il devait y avoir une compétition sur la route de cette candidature vers l'Élysée, il s'y soumettra. Il a été désigné de manière très démocratique par les adhérents des Républicains. Nous sommes l'un des premiers partis de France en nombre d'adhérents dans une démocratie interne exemplaire. s'est déjà soumis à deux par deux fois une respect d'une primaire si primaire il y a la première chose c'est qu'il faut que la primaire a lie à Philippe pourquoi il refuse de s'y soumettre c'est la seule solution pour éviter un duel Jean-Luc Mélenchon Marine Le Pen non je je je ne crois pas je écoutez si on en croit les sondages alors vraiment on sait ce que ça vaut hein bien sûr mais Philippe plus Atal plus Gluxman ça fait 32 33 % à peu près.
C'estàd si on rajoute taille, ça fait 40 %. Euh on est dans des eaux, si vous voulez, où euh la répartition de l'opinion n'est pas délirante, où il existe toujours des gens au centre, des gens européens, des gens républicains, des libéraux euh euh qui ne soient pas par ailleurs des partisans de de la de la dérégulation à tout craint. Il existe encore un camp qui n'est pas seulement un club de gens à peu près raisonnables qui sont à mon sens dont le discours est opposable point par point au discours du Rassemblement national.
Et mon sentiment, c'est que pour des candidats comme Bruno Retaillot, c'est-à-dire pardon des candidats secondaires, il va falloir se déterminer et j'attends de voir l'entretien de l'entre de tours où Bruno Rotaillot est sommé de choisir entre Marine Le Pen et Édouard Philippe. Euh imaginons, imaginons politique fiction, mais j'attends de voir le moment où il s'arrange pour ne pas choisir un peu comme Mélenchon s'était arrangé pour ne pas dire voter Macron en 2017. Mais attendez et ça je ça je me régale à l'avance de cette perspective.
C'est peut-être le seul intérêt de cette candidature qui n'ira pas très loin mais qui au moins présentera un un motif de langue de bois sublime dans l'entre. Un peu d'humour, c'est pas je je je ne je ne veux même pas faire appel à notre euh expérience commune en philosophie. Je crois qu'on on a suffisamment travaillé sur la démocratie pour comprendre que précisément elle se joue, vous l'avez dit vous-même, dans le moment du débat.
Vous pouvez pas commencer en célébrant le débat pour expliquer ensuite qu'il n'est finalement pas nécessaire. le débat et et donc je ne veux même pas faire appel à cette euh réflexion philosophique fondamentale mais juste considérons l'histoire juste l'histoire récente. Est-ce que dans les élections passées, on a beaucoup d'exemples où la feuille de match au lendemain du premier tour ressemblait au sondage 8 mois avant ?
La réponse est non. Souvenez-vous de Chirac Baladur ? Est-ce que je dois vous rappeler que Jupé était archi favori ?
Ça ça ça ne prouve pas le succès de Bruno R. Ça ne prouve rien. Je prouve rien. [rires] Ça ne prouve qu'une prouve qu'un se les sondages mettaient Retaillot à 20 % vous seriez pr [rires] notre sondage Attendez attendez messieur on verra ce que dira notre sondage.
Notre sondage BVA on vous le révélera à 20h sur sur BFM TV. On verra et là, pardonnez-moi, on vous donnera donc on verra si si si la dynamique est est meilleure pour pour votre candidat. Je voulais vous entendre quand même.
Pardonz-moi, il va y en avoir des sondages tous les jours. Pardonnez-moi, je voulais vous entendre en cette veille de rentrée sur cette proposition d'Éric Si le maire de Nice qui propose d'installer un drapeau français dans les cours d'école primaires de de sa ville. Il souhaite aussi que les élèves assistent à une levée des couleurs euh avec la Marseillaise chaque semaine et ce dès la rentrée.
Je vous lis ce qu'il dit précisément. Le drapeau français doit retrouver toute sa place dans toutes les écoles nissoises. Nous voulons transmettre dès le plus jeune âge l'amour de la France, de son histoire et de ses symboles.
C'est une bonne idée, Raphael Tom. Je crois pas. Je ne crois pas.
C'est une idée plein de bonnes intentions. Pas de problème. Il suffit pas d'avoir de bonnes intentions pour avoir de bonnes idées.
Je trouve que le patriotisme est une adhésion, pas une discipline corporelle. la Marseillaise mérite mieux qu'une récitation obligatoire. Et d'ailleurs, c'est même assez paradoxal, la République française se définissant en premier terme par la liberté euh je trouve contradictoire d'en imposer le culte dans la mesure où c'est un culte libératoire si vous voulez.
Donc il y a je trouve ça à la fois contradictoire et inefficace. Il ne s'agit pas, comment dire d'oublier les paroles de la Marseillaise. C'est très important que les enfants connaissent le texte de la Marseillaise, chantent la Marseillaise et cetera. mais euh qu'il chante la Marseillaise au moment où ça leur paraît opportun.
Euh qu'il ne chante pas la Marseillaise parce qu'ils y sont contraints en classe. Une patrie qui exige des preuves d'amour doute des sentiments qu'on lui porte et donc je trouve ça euh regrettable. C'est qu'une opération de com peut-être en plus ça doit plaire à son électorat certainement mais j'essaie de parler sur le fond sur le fond.
Je trouve pas ça terrible. Moi, je pense que c'est une très bonne idée. Ça se pratique déjà d'ailleurs dans des écoles magnifiques que sont les écoles de la fondation Espérance Banlieu ou Espérance Ruralité.
Dans dans ces lieux, justement la France manque de preuve d'amour et où elle doit se donner à aimer. Je crois que c'est important de faire vivre l'expérience de l'appartenance à une communauté nationale, à tous les élèves des des l'enfance. Donc je vois pas je vois pas quel est le quel est le problème dans cette idée.
Ce que je regrette en revanche, ce qui m'attriste beaucoup, c'est que euh dans cette veille de rentrée scolaire, ce soit de cette questionlà qu'on parle parce qu'en réalité ce débat, il est d'une certaine façon presque anecdotique au regard de la situation de l'école. Et c'est de ça qu'on devrait parler. La vérité c'est que en France un jeune français sur 5 à 18 ans ne sait pas lire correctement que nos élèves sont les derniers d'Europe en mathématiqu les avantderniers de l'OCDE qu'on a l'école la plus inégalitaire de tous les pays de l'OCD pardon vous pouvez pas pratiquer l'esquive par l'altitude c'est pas une esquive je viens de dire que je pensais que c'est une très bonne idée.
Je regrette juste et je le dis comme professeur et et et je crois que tous les professeurs de ce pays vivent la même chose que moi. à la veille de chaque rentrée, on a des débats sur le poids des cartables, des débats sur euh je sais pas la dernière nouveauté du ministère de l'éducation nationale maintenant c'est sur la question de euh vous savez j'accuse mon j'accuse mon propre camp pendant des années, j'entendais la droit de dire il faut que les élèves se lèvent quand le vrai sujet c'est comment est-ce qu'on reconstruit l'école dans sa mission fondamentale. Oui mais il faut pas esquiver la question non plus.
Vous y avez répondu donc donc tout va bien. Voilà faut juste pas esquiver la question. Merci beaucoup.
Merci Raphaël.
François-Xavier Bellamy