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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 20 mars 2015 56 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

David Rachline en débat sur AZUR TV

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 28 %Attaque 55 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:58OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos ambitions pour ces élections départementales ?

  • 3:39RelanceRéponse partielle

    Les électeurs n'ont rien à faire de ces départementales ?

  • 4:11OuverteRéponse directe

    Les électeurs savent-ils de quoi on leur parle ?

  • 5:20RelanceRéponse directe

    Ces critiques vous sont adressées aussi, Xavier Garcia ?

  • 5:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez envie de répondre et sur ces objectifs pour votre camp ?

  • 7:42FerméeRéponse directe

    La bataille va être compliquée dans ce département, vous en avez conscience ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:20Invité politiqueFait
    « La date des élections a été changée à plusieurs reprises. Le mode de scrutin a été modifié. »
  • 6:49InvitéChiffre
    « On a vu les chiffres du chômage le mois dernier. »
  • 7:20InvitéChiffre
    « 600 milliards d'euros d'endettement en plus, sous l'ère Nicolas Sarkozy. »
  • 13:22Invité politiqueFait
    « La sortie de l'euro, ça veut dire demain le retour au franc, ça veut dire la dévaluation immédiate du franc, ça veut dire que la dette qui est aujourd'hui libellée en euros augmenterait de 40 ou 50%. »
  • 13:41Invité politiquePromesse
    « Augmenter le SMIC à 1 500 euros. La retraite à 60 ans, alors que dans deux ans, on ne pourra plus payer les retraites. »
  • 29:33InvitéChiffre
    « Pourquoi n'ont-ils pas supprimé l'aide médicale d'État qui coûte 1 milliard d'euros par an à nos compatriotes et qui permet aux clandestins d'être soignés gratuitement sur le dos des contribuables français ? »
  • 30:10InvitéChiffre
    « Plus de 700 millions d'euros d'endettement dans le Var. »
  • 33:26InvitéChiffre
    « On paye 500 000 euros environ de pénalité, parce que les factures ne sont pas payées à temps. »
  • 35:32Invité politiqueChiffre
    « L'État nous doit aujourd'hui 130 millions d'euros de compensation sur les allocations RSA, l'APA, la prestation de compensation du handicap dont il ne paie pas les factures. »
  • 35:21Invité politiqueChiffre
    « une péréquation décidée par votre gouvernement qui nous a prélevés en deux ans 110 millions d'euros sur les droits de mutation. »
  • 35:32Invité politiqueChiffre
    « L'État nous doit aujourd'hui 130 millions d'euros de compensation sur les allocations RSA, l'APA, la prestation de compensation du handicap dont il ne paie pas les factures. »
  • 35:52Invité politiqueChiffre
    « ,04% des factures que nous payons. »
  • 42:14Invité politiqueFait
    « la Cour des comptes a souligné que ce sont les intercommunalités qui ont créé le plus de fonctionnaires depuis 2002. »
  • 43:29Invité politiqueFait
    « Nous avons, depuis 2009, diminué nos dépenses de fonctionnement. »
  • 43:48Invité politiqueFait
    « Cette réforme territoriale, elle fait quoi ? Elle a supprimé les cantons ruraux. »
  • 45:04Invité politiqueFait
    « Il y avait eu une réforme intéressante portée par Nicolas Sarkozy. C'était le conseiller territorial, un élu ancré dans le territoire. »
  • 48:23InvitéFait
    « toutes ces politiques catastrophiques qui sont menées, la disparition des services publics, l'augmentation des impôts, l'augmentation des communautarismes, l'islamisation de notre société, l'immigration massive et incontrôlée »
  • 52:56Invité politiqueFait
    « notre formation politique, ma famille, l'UMP, a eu une attitude très claire, approuvée à la majorité du bureau politique, ni Front national, ni Parti socialiste, ni Parti socialiste, ni Front national. »
  • 53:55Invité politiqueFait
    « le Front national et le Parti socialiste sont associés dans la même impasse pour notre pays. »

Temps de parole

  • David Rachline32 %
  • Invité25 %
  • Invité 219 %
  • Présentateur13 %
  • ?7 %
  • Invité 34 %

≈ 27,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:16
Locuteur

Bonsoir

0:17
Présentateur

à tous et bienvenue sur Azure TV pour ce débat exceptionnel à la veille des élections départementales 2015 du 22 et 29 mars. Débat exceptionnel ici depuis l'hémicycle du Conseil général des Alpes-Maritimes. Nous allons vous présenter tous les enjeux de cette élection, tant au niveau local qu'au niveau national avec trois invités exceptionnels. Mais avant cela, laissez-moi vous présenter mon binôme ce soir qui sera avec nous sur tout ce dispositif des élections départementales. Olivier Biscay, journaliste politique et ancien directeur des rédactions de Nismat.

On va rentrer dans le vif du sujet tout de suite avec d'abord Éric Ciotti, le président du Conseil général des Alpes-Maritimes qui nous accueille ici. Merci beaucoup, vous êtes aussi député UMP des Alpes-Maritimes. Vous allez donc représenter évidemment votre parti. Je précise que vous êtes candidat, évidemment qu'on ne parlera pas de votre canton pour des questions de temps de parole et d'équité politique. On essaiera d'avoir avec vous évidemment les ambitions de voir, avec vous les ambitions de l'UMP et de la majorité ici dans ce département. En face de vous, Xavier Garcia, le premier secrétaire du Parti Socialiste dans les Alpes-Maritimes. Vous êtes également candidat.

Évidemment, même règle qu'avec Éric Ciotti, on ne parlera pas de votre canton. Et puis à votre côté, un varroi que les téléspectateurs d'Azur TV connaissent bien, David Racheline, le sénateur maire de Fréjus qui lui n'est pas candidat. Donc pas de problème de ce côté-là. Messieurs, je l'ai dit, on va voir avec vous les enjeux de ce scrutin dans notre région. Évidemment, on va parler du national. Et puis on terminera par une petite partie dans ce débat consacré aux élections régionales parce qu'on essaiera de comprendre avec vous si ce sont des premières photographies qui vont sortir de ce scrutin dimanche, donc 22 mars et dimanche 29 mars. Première question, donc sur ces enjeux locaux.

Je vais commencer avec vous, Éric Ciotti. La droite sur la Côte d'Azur a l'habitude d'être majoritaire, voire hégémonique. Quelles sont, tout simplement, c'est une question simple, vos ambitions sur ce scrutin si particulier dont on détaillera les particularités aussi dans ce débat ?

2:10
David Rachline

L'objectif est assez simple, c'est que la majorité reste la majorité, que la droite républicaine qui préside ce département, l'UMP, l'UDI, les diverses droites, puissent continuer la politique qui est largement soutenue par les habitants de notre département dans cet hémicycle départemental qui vous accueille aujourd'hui.

2:35
Locuteur

L

2:36
David Rachline

'autre objectif, c'est très clairement de faire reculer les représentants de ce gouvernement qui abîme la France. Il y en a encore huit dans le département des Alpes-Maritimes. J'espère qu'il n'y en aura plus aucun dimanche prochain. C'est aussi un enjeu, faire en sorte que depuis les Alpes-Maritimes, comme partout en France, les électeurs, les Français, adressent ce carton rouge qui va signifier que le gouvernement socialiste actuel approche du terme de son bail qui va arriver au plus tard en 2017. C'est une élection aussi pour dire au gouvernement que ce qu'il a fait à l'endroit de notre pays, un gouvernement qui a abîmé la France, eh bien aujourd'hui, il doit en payer le prix.

Et les électeurs doivent, en allant voter dimanche, sanctionner fortement, lourdement ce gouvernement.

3:29
Locuteur

Pour

3:30
Invité

gagner, il faut mobiliser, sauf que les électeurs n

3:32
Locuteur

'en

3:32
Invité

ont rien à faire de ces départementales. Et dans votre propre électorat, c'est difficile quand même de convaincre.

3:37
David Rachline

Ce n

3:38
Locuteur

'est

3:38
David Rachline

pas ce que je constate. Sur le terrain, nous menons une campagne active dans les 27 cantons de ce département. Et partout, il y a dans nos réunions beaucoup de monde. partout, donc je note un décalage entre ce que peuvent dire les sondages, les commentateurs et la mobilisation de notre électorat. En tout cas, je sens une mobilisation forte de ceux qui veulent adresser ce carton rouge, je le redis, au gouvernement actuel.

4:07
Invité

Alors il

4:07
Locuteur

y

4:07
Invité

a le carton rouge, mais il y

4:08
Locuteur

a

4:08
Invité

quand même les enjeux des départementales.

4:10
Locuteur

On

4:10
Invité

va y revenir certainement. Mais est-ce que vous avez le sentiment que dans l'électorat, sur le terrain, les gens savent de quoi on leur parle

4:15
Locuteur

?

4:15
David Rachline

Ce qui est clair, c'est que le gouvernement a tout fait pour que personne n'y comprenne rien. On ne connaît pas les compétences. La date des élections a été changée à plusieurs reprises. Le mode de scrutin a été modifié. En même temps, on a eu le discours ahurissant, complètement cacophonique de Valls et de Hollande. Un jour, on supprime les départements. Le lendemain, on les dévitalise. Le surlendemain, ils sont formidables. Et maintenant, on retrouve nos compétences. Donc, je me mets à la place de l'électeur. C'est vrai que tout a été fait pour brouiller les cartes. Mais malgré cela, je suis convaincu qu'il y a deux sentiments qui vont dominer.

L'attachement historique au département, qui est la cellule de base de la démocratie locale avec la commune. Moi, je suis viscéralement attaché à ce couple commune-département parce qu'il est moteur de la République depuis des siècles. Et donc, il y a cet attachement identitaire au département et il y a en même temps ce sentiment de sanctions fortes, nécessaires, indispensables du gouvernement.

5:19
Locuteur

Xavier

5:20
Présentateur

Garcia, vous entendez Éric Ciotti. Ces critiques vous sont adressées aussi puisque vous êtes le représentant du Parti Socialiste ici. Est-ce que vous avez envie de répondre tout d'abord et ensuite sur ces objectifs aussi pour les candidats qui représentent votre camp dans les Alpes-Maritimes ?

5:38
Invité

J'ai envie de répondre sur les élections départementales puisque Éric Ciotti, et on le comprend stratégiquement, a envie de nationaliser ce scrutin pour en faire un test pour le gouvernement. Ça l'est, il faut l'assumer parce que toutes les élections intermédiaires ont une signification nationale. Mais je voudrais qu

5:54
Locuteur

'il

5:54
Invité

nous parle aussi de son bilan au Conseil général. Et l'un des enjeux, ce sera le contrôle de l'opposition dans ce département face à une MMP qui, vous le rappelez, est hégémonique.

6:03
Locuteur

Et

6:04
Invité

nous avons besoin d'une opposition pour dénoncer la gestion, pour contrôler les finances du Conseil général qui sont en piteux état. On l'a vu encore dernièrement dans les classements qui ont été publiés. Et donc, il y a des enjeux départementaux. Et M. Ciotti ne peut pas se défiler sans cesse sur la politique nationale. Alors, vous parlez d'hégémonie, mais ce sont les électeurs qui votent et qui choisissent. Qu'est-ce que vous leur dites à ces électeurs de gauche qui ne croient plus en vous

6:28
Locuteur

? –

6:29
Invité

Bien, tout ce qu'on rencontre, on arrive à les rattraper sur des problématiques locales. Et puis, on explique aussi la politique du gouvernement parce que ce n'est pas toujours clair. Il

6:40
Locuteur

y

6:40
Invité

a une déception qui est exprimée, en particulier dans les quartiers populaires. Je ne vais pas le nier. Parce qu'on aurait voulu des résultats plus vite. Mais les résultats déjà commencent à arriver. On a vu les chiffres du chômage le mois dernier. Et puis, surtout, on a mené une politique de longue haleine. Et ce n

6:56
Locuteur

'est

6:56
Invité

pas habituel dans l'électorat de gauche. On avait l'habitude dans ce pays, la gauche,

6:59
Locuteur

d

7:00
Invité

'arriver aux responsabilités. Et puis, de délier des acquis sociaux, les 35 heures, les 39 heures en 1981, la cinquième semaine de congés payés. Et puis après, au bout de deux ans, de rentrer dans une logique gestionnaire. Le choix de François Hollande a été inverse cette fois. C'est d'abord de récupérer une situation qui était calamiteuse. 600 milliards d'euros d'endettement en plus, sous l'ère Nicolas Sarkozy. Donc, de rétablir nos finances publiques, pour ne pas être à la merci des marchés financiers. Et pour ensuite, nous donner des marges de manœuvre. Nous commençons de nouveau à avoir des marges de manœuvre. L'économie repart.

7:35
Locuteur

Et

7:35
Invité

cette stratégie, à l'inverse, va peut-être permettre à la gauche de gouverner deux fois d'affilée dans ce pays. Ce qui n'est jamais arrivé dans notre histoire.

7:42
Présentateur

Mais dans ce département, et sur la Côte d'Azur, la bataille va être compliquée. Il y a déjà très peu de représentants de la gauche dans les deux assemblées. D'ailleurs, on va venir au Var avec David Rachid dans quelques secondes. Là, clairement, le risque, c'est qu'il n'y ait plus de conseillers généraux, conseillers départementaux, comme il faudra les appeler, de gauche. Vous en avez conscience de ça, que c

8:02
Locuteur

'est

8:02
Présentateur

le risque ?

8:03
Invité

J'en ai conscience, mais nous avons un avantage dans ce département par rapport aux autres. C'est que nous avons l'habitude des combats difficiles. Face à, effectivement, une UMP qui, vous le disiez, est largement hégémonique. Face à un Front national qui, historiquement, est plus fort qu'ailleurs. Et donc, tout l'enjeu pour nous sera le premier tour. C'est pour nos candidats d'être au second tour. On a souvent raté, d'ailleurs, des victoires dans des cantons. Je pense à Dominique Bois-Mottard en 2011 ou à Claude Geoffray, qui ont raté le second tour pour quelques voix, alors qu'ils auraient sans doute gagné au second tour, de par les divisions de la gauche.

C'est pour ça que j'ai fait le rassemblement autour du Parti Socialiste, avec Europe Écologie Les Verts. C'est un des seuls départements de France où on y est arrivé, avec les radicaux de gauche, avec qui l'histoire est tourmentée, dans ce département entre les socialistes et les radicaux de gauche, avec le MRC, avec le Front démocrate. Donc, nous avons bâti un large rassemblement, et c'est la condition sine qua non pour obtenir des succès dimanche prochain, et

8:54
Locuteur

pour avoir le maximum

8:55
Invité

de second tour. Le caillou dans la chaussure, c'est quand même le Front de Gauche, qui n'est pas à vos côtés, et donc vous partez divisé au premier tour. C'est un caillou dans leurs chaussures à eux, parce qu'ils n'ont pas rejoint ce rassemblement, ils sont tous seuls. D'ailleurs, ce n'est même pas le Front de Gauche, c'est le Parti Communiste, puisque nous soutenons une candidate du Parti de Gauche à Vence, c'est Nathalie Grilli, qui est avec le candidat écologiste Fabrizio Bianconi.

Donc, c'est le Parti Communiste, qui est dans une stratégie d'isolation, et une stratégie suicidaire pour lui-même, parce qu'il a des conseillers généraux sortants, Jacques-Victor, Francis Tuziag, et ces candidats vont être en mauvaise posture ou leur successeur.

9:30
Présentateur

Alors, je précise que dans quelques secondes, après les questions sur le Var à David Rachline, on va vous proposer des thèmes sur le social, notamment sur la gestion, pour confronter aussi vos idées sur la gestion d'un département et votre vision du territoire. David Rachline, dans le Var, on parle beaucoup du Front National, parce que plusieurs communes sont tombées dans l'escarcelle du parti de Marine Le Pen au dernier municipal, dont la vôtre. Alors, je sais que les observateurs divergent. Pour vous, est-ce qu'il y a possibilité de prendre le conseil général du Var ?

9:59
Locuteur

Nous

10:00
Invité

ne savons pas si nous pourrons gagner un conseil général. Nous partons avec un conseil général sortant. Notre ambition est évidemment de multiplier le nombre de conseillers généraux. et c'est vrai que ce serait un événement fort de pouvoir démontrer que nous sommes capables non seulement de gérer des collectivités territoriales, comme nous sommes en train de le faire dans les communes que nous gérons aujourd'hui, mais encore que nous sommes capables de le faire mieux que les autres. Et ça, je crois que c'est un vrai défi. Et j'espère que les électeurs nous offriront l'opportunité de démontrer cela. Mieux que les autres, ça, c'est du marketing ? Non,

10:34
Locuteur

non,

10:34
Invité

ce n

10:34
Locuteur

'est

10:34
Invité

pas du marketing. C'est la réalité concrète, la preuve d'ailleurs avec ce sondage qui est sorti. 73% des Français qui sont satisfaits de vivre avec des maires fonds nationales, soit 10 points de plus que les maires de l'UMPS. Nous démontrons que la hausse des impôts n'est pas inéluctable. Nous démontrons que la hausse de l'insécurité, nous pouvons y mettre un terme. Nous démontrons par notre action que nous sommes capables, encore une fois, de gérer des collectivités territoriales,

10:57
Locuteur

mais

10:58
Invité

mieux que les autres. Et j'espère, encore une fois, que nous pourrons le faire aussi au niveau départemental.

11:03
Locuteur

Alors,

11:03
Invité

sans parler de la présidence du Conseil Général du Var, combien de cantons avez-vous pour objectif de prendre, à la droite ou à la gauche ? Est-ce que vous avez déjà... Ça serait un succès si vous obteniez combien de cantons

11:15
Locuteur

?

11:15
Invité

Le maximum. Oui, d'accord, mais

11:17
Locuteur

combien ? Notre objectif, je ne peux pas vous dire, nous n'avons pas fait de

11:19
Invité

calculs

11:22
Locuteur

comme cela.

11:23
Invité

Tous les partis politiques font ça. Non,

11:24
Locuteur

non,

11:25
Invité

nous non, en l'occurrence. En tout cas, l'objectif, si vous voulez, c

11:29
Locuteur

'est

11:29
Invité

de tout changer. C'est de faire en sorte que, réellement, nous puissions démontrer qu'une alternative existe. Parce que nous avons bien vu dans quel état... Nous voyons bien dans quel état sont les communes que l'UMPS gère. Nous voyons bien dans quel état sont les départements que l'UMPS gère. Nous voyons bien l'état des régions. Nous voyons l'état de notre pays dans un état catastrophique aujourd'hui. Je crois que le seul recours, la seule alternative véritable, c'est évidemment de tout changer. Et c'est le Front National qui pourra faire cela.

11:55
Présentateur

Éric Ciotti, vous avez déclaré dans Nice ce matin que le Front National serait catastrophique.

11:59
Locuteur

Bien

11:59
Présentateur

sûr.

12:01
Locuteur

Il

12:01
David Rachline

y a deux impasses, d'ailleurs, elles sont associées aujourd'hui face à moi. C'est l'impasse de ceux qui nous gouvernent. Mais il y a un impasse qui serait tout aussi dramatique pour notre pays. C'est celle du Front National.

12:13
Locuteur

Le

12:14
David Rachline

Front National prospère sur les décombres qu'a engendré le Parti Socialiste

12:20
Locuteur

aujourd

12:21
David Rachline

'hui du fait de sa politique économique et sociale, de sa politique sur l'immigration, de sa politique sur la sécurité. Le Front National, dans l'histoire contemporaine, n'a progressé que lorsque le Parti Socialiste était au pouvoir. C'est une créature, je l'ai dit, adultérine de François Mitterrand.

12:41
Invité

Le

12:41
Locuteur

Front

12:42
David Rachline

National arrive

12:43
Locuteur

grâce

12:44
David Rachline

à François Mitterrand. Le 21 avril 2002, c'est cinq ans de Jospin qui sont sanctionnés, où le premier ministre socialiste n'arrive pas à être au second tour. Et aujourd'hui, il y a cette poussée du Front National du fait des conséquences de la politique d'Hollande. Donc je mets en garde les Français qui sont en colère, et ils ont raison de l'être, qui sont angoissés, et ils ont raison de l'être, sur cette illusion que serait le Front National. Je mets en garde aussi par rapport au projet du Front National, qui est à la lettre près, à la virgule près, le même que celui de M. Mélenchon, et qui aurait naturellement les mêmes

13:21
Locuteur

conséquences. Sur quel point, par exemple

13:22
David Rachline

? La sortie de l'euro, ça veut dire demain le retour au franc, ça veut dire la dévaluation immédiate du franc, ça veut dire que la dette qui est aujourd'hui libellée en euros augmenterait de 40 ou 50%, que le service de la dette également, que les déficits se creuseraient, et qu'on serait en quelques jours dans une situation insoutenable. Augmenter le SMIC à 1 500 euros. La retraite à 60 ans, alors que dans deux ans, on ne pourra plus payer les retraites, c'est totalement irresponsable. C'est une politique de gribouille. On voit ce à quoi ça conduit en Grèce, d'ailleurs. Et Mme Le Pen, et M. Mélenchon,

13:57
Locuteur

associés,

13:58
David Rachline

ce sont un duo complice. C'est le FNG, on pourrait dire. On entend ce slogan en permanence, UMPS, qui est absurde, qui est ridicule. Mais en même temps, regardez ce qui s'est passé en Grèce. La démagogie, où elle conduit

14:13
Locuteur

ce pays. – Nicolas Sarkozy a la choisie, FNPS, celui

14:14
David Rachline

-là.

14:15
Locuteur

– Où elle

14:15
David Rachline

conduit ce pays. Et je dis aussi aux électeurs, regardez la Grèce, les complices de Mme Le Pen, les amis Syriza de Mme Le Pen, qui menacent de faire envahir l'Europe par des migrants irréguliers. Voilà, c'est ça l'illusion. Je dis aux Français, faites attention au slogan. La seule alternance crédible entre ces deux impasses, ces deux illusions, c'est celle de la droite républicaine. C'est nous qui portons la responsabilité, demain, de l'alternance. Personne d'autre. – Et

14:47
Locuteur

vous

14:47
David Rachline

accusez

14:48
Locuteur

Eric Chuty, le

14:49
Invité

Parti Socialiste. Vous pouvez campagner que la droite, depuis quelques mois, ne montre pas son meilleur visage, sa meilleure crédibilité. Vous ne

14:56
Locuteur

pouvez

14:56
Invité

pas dire autre chose, quand même.

14:57
Locuteur

–

14:58
David Rachline

Je crois que cette crédibilité, elle est de retour. Et nous le démontrerons, Olivier Biscay, dès dimanche. Moi, je fais le pari qu'au soir du 29 mars et le 2 avril au matin, la droite républicaine, dans ce pays, dirigera plus de 80 départements. Et nous démontrerons par là même que l'espérance de l'alternance, eh bien, c'est la droite républicaine qui la porte. Et Nicolas Sarkozy, aujourd'hui, est en train de reconstruire une famille politique forte, crédible. Crédible, c'est l'essentiel pour proposer cette alternance.

15:33
Présentateur

– Alors, messieurs, beaucoup de choses. On va revenir sur ce qu'a dit Eric Chuty. Vous avez du retard, tous les deux, sur le temps de parole. On va commencer avec vous, David Racheline. Programme irréaliste.

15:42
Locuteur

–

15:43
Invité

Vous savez, je comprends l'inquiétude de l'UMP et les sondages démontrent que les Français sont en phase avec Marine Le Pen, avec les propositions du Front National.

15:53
Locuteur

Le

15:54
Invité

problème de l'UMP,

15:55
Locuteur

c

15:55
Invité

'est qu'une fois aux responsabilités, et nous le voyons, y compris au niveau local, parce que moi,

15:58
Locuteur

j

15:58
Invité

'aimerais qu

15:59
Locuteur

'on

15:59
Invité

parle de ces élections départementales,

16:01
Locuteur

et

16:01
Invité

l'UMPS évite ce sujet, alors qu'en réalité, ils ont un bilan absolument catastrophique. La réalité quand même, y compris au niveau national, c'est qu'une fois aux responsabilités, ils appliquent strictement la même politique. C'est ce pourquoi les Français se dirigent vers une véritable alternative

16:17
Locuteur

sur

16:18
Invité

l'immigration. Il y avait davantage sous le mandat de Nicolas Sarkozy d'immigrés qui rentraient sur le territoire national que sous Lionel Jospin. Sur l'Union européenne, ils sont en phase. Ils ont bafoué le référendum de 2005, alors que les Français l'avaient refusé. Surtout les sujets sur la fiscalité,

16:36
Locuteur

ce sont des augmentations massives des impôts. Mais

16:39
Invité

sur le social, si on prend l'exemple du RSA, la droite a une position, la gauche en a une autre, et vous-même, c'est totalement différent. Donc on ne peut pas quand même considérer que le PS et l'UMP mènent la même politique sur des sujets sociaux, par

16:51
Locuteur

exemple. Si, je

16:55
Invité

le dis, y compris au niveau départemental et en matière de RSA, par exemple, la droite et la gauche appliquent la

17:02
Locuteur

même politique. Vous prenez

17:03
Invité

le département du Var, qu

17:04
Locuteur

'est

17:04
Invité

-ce que vous faites sur le RSA ? Qu

17:05
Locuteur

'est-ce que vous décidez

17:05
Invité

? On fera plein de choses, et si vous souhaitez, on va y venir. Mais ce que je veux dire,

17:10
Locuteur

et je pense que... On y fait un peu de suite, parce que

17:11
Invité

la question est

17:11
Locuteur

posée. Je pense,

17:14
Invité

sur le RSA, je pense qu'il faut, si vous voulez que je réponde maintenant, il faut évidemment contrôler davantage. Aujourd'hui, il n

17:20
Locuteur

'y

17:20
Invité

a pas suffisamment de contrôle, et on voit bien que c'est une attitude un petit peu irresponsable de la part de l'UMP et du PS, d'avoir surendetté les départements, d'avoir dilapidé l'argent de nos compatriotes, d'avoir augmenté massivement les impôts. Cette politique-là n'est pas indéfinie. On peut changer les choses véritablement. Faut-il encore que les Français s'en donnent les moyens, et je crois que les départementales sont une occasion pour les Français, non seulement de dire non à la gauche ou au Parti Socialiste, à cause de leur absence de résultats, mais encore de dire à l'UMP qu'ils n'ont jamais réussi à faire mieux que le PS.

17:56
Locuteur

Xavier

17:56
Présentateur

Garcia, vous avez entendu Eric Ciotti dire que finalement vous étiez les catalyseurs du Front National. Vous avez réagi. Je suppose que vous n'êtes pas d'accord avec cette analyse

18:06
Locuteur

?

18:06
Invité

Non, absolument pas. Le Front National se nourrit de ce type de discours politicien que vient de nous tenir Eric Ciotti, qui se défausse complètement de ses responsabilités. Bien sûr, et moi je ne

18:15
Locuteur

me

18:15
Invité

défausse pas de la responsabilité de mon parti dans la montée du Front National. J'en veux beaucoup à la génération précédente, des années 80-90, qui a pu faire des petits calculs à la petite semaine, comme ça, sur le Front National. Je pense aux législatives de 1986. Bien sûr que ça a changé aujourd'hui, parce que nous sommes nous-mêmes menacés, nous ne sommes pas des imbéciles, nous voyons bien que nous sommes menacés, notre présence au second tour est menacée par le Front National, donc nous n'allons pas favoriser le Front National pour nous éliminer nous-mêmes. Donc le discours d'Eric Ciotti ne tient plus. J'en veux aussi aux dirigeants de mon parti, qui,

18:43
Locuteur

peut

18:44
Invité

-être pour ne pas stigmatiser certaines populations, n'ont pas dit la vérité en termes de la laïcité. On a rendu la laïcité, qui était la valeur de gauche, qui doit toujours être la valeur de gauche, au Front National, qui a été créé par des intégristes catholiques qui sont toujours présents dans ce parti. Donc c'est quand même un comble. Mais l'UMP ne peut pas se défausser de sa responsabilité. Si aujourd'hui le Front National en est là, c'est aussi parce que l'opposition est en dessous de tout, qu'elle est tiraillée en son sein entre les tenants du Nini, les tenants du vote républicain, on ne sait plus où on en est.

Elle a laissé un spectacle pitoyable entre Fillon et Copé pendant des mois. On n'a parlé que de ça et pas du tout de leur proposition. – Dans le département, elle est unie, elle est aux affaires depuis un moment

19:25
Locuteur

et

19:25
Invité

elle semble

19:25
Locuteur

structurée. – Eric

19:26
Invité

Ciotti parlait de la responsabilité du gouvernement et des socialistes. Ici, localement, c

19:31
Locuteur

'est

19:31
Invité

l'UMP qui gouverne, donc on pourrait gloser sur leur propre responsabilité. Mais je rappelle à Eric Ciotti aussi qui dit tout simplement un mensonge que le Front National prospère quand le gouvernement socialiste est aux affaires. Marine Le Pen a réalisé son meilleur score, historiquement le meilleur score du Front National en 2012, après 5 ans de sarkozisme, après 5 ans de doctrine de Patrick Buisson, qui était le gourou d'extrême droite de Nicolas Sarkozy, qui a mené une politique très à droite avec

19:55
Locuteur

le

19:57
Invité

discours de Grenoble. Et qu'est-ce que ça a donné ? Ça a légitimé le discours Front National.

20:02
Locuteur

– Est-ce que l'autocritique n'est pas tardivement que vous avez garanti à votre

20:04
Invité

autocritique

20:04
Locuteur

?

20:04
Invité

– Moi, je suis jeune en responsabilité, je suis premier secrétaire depuis 3

20:08
Locuteur

mois. – D'accord,

20:08
Invité

mais vous êtes militant depuis longtemps, vous étiez aux

20:10
Locuteur

côtés

20:10
Invité

de

20:10
Locuteur

Patrick Almond, donc est-ce que ça n'est pas tardivement ? – Je n'ai aucun

20:12
Invité

problème pour faire l'autocritique du Parti Socialiste, mais que l'UMP fasse la sienne et ne se défausse pas sans cesse

20:17
Locuteur

sur le Parti Socialiste. – Donc vous savez déjà que vous perdrez dimanche

20:19
Invité

en fait ? –

20:20
Locuteur

Je n'ai pas d'histoire, il n'y a aucun combat

20:21
Invité

qui est perdu d'avance et moi je suis debout tous les matins à 6h pour aller faire campagne et je peux vous dire que je ne pars pas perdant et aucun candidat socialiste ne doit partir perdant mais lorsqu'il y a des mensonges qui sont proférés comme ça, on ne peut pas les laisser passer et l'UMP doit assumer ses responsabilités parce qu'elle a légitimisé le discours du Front National en faisant sauter les digues et d'ailleurs Éric Ciotti nous renvoyait doigt à dos, il disait que la politique du PS était aussi catastrophique que celle du FN, il y

20:47
Locuteur

a

20:47
Invité

quand même une différence, cette différence c'est la République.

20:51
Locuteur

–

20:51
Présentateur

Alors on va essayer d'avancer sur des thèmes très concrets maintenant pour ces départementales messieurs, on a déjà parlé un petit peu du social avec le RSA, avec David Rachline, je vais vous poser la question à vous Éric Ciotti puis on viendra vers vous ensuite Xavier Garcia et on

21:04
Locuteur

vous

21:04
Présentateur

repassera la parole ensuite David Rachline. Le RSA, David Rachline disait qu'il fallait contrôler la fraude, vous avez lancé une grande campagne sur le sujet, voilà dans votre

21:15
Locuteur

dernier mandat. – C'est une campagne, c'est une

21:16
David Rachline

action.

21:17
Présentateur

– C'est une action, oui, je disais campagne, c'était une campagne d'action, tout à fait.

21:21
Locuteur

Est-ce qu'il faut aller plus loin ? – Pas

21:22
David Rachline

du tout.

21:23
Locuteur

–

21:23
Présentateur

Est-ce qu'il faut aller plus loin ?

21:24
Locuteur

–

21:24
David Rachline

On a été le premier département de France, donc quand j'entends M. Rachline, je dis qu'il devrait regarder ce qu'on a fait dans les Alpes-Maritimes avant de juger. On a été le premier département de France en 2011, après ma réélection en 2011, à créer une brigade de lutte contre la fraude sociale. Il y a aujourd'hui 12 agents au Conseil Général dont la seule mission est de traquer la fraude sociale. Nous avons, avec cette action, radié 8000 personnes du RSA qui n'avaient ni droit ni titre pour en bénéficier, contre l'opposition d'ailleurs, je le souligne, des élus communistes et socialistes dans cet hémicycle, qui se sont opposés à ces politiques.

Nous avons déposé 200 plaintes, et je salue l'action de la justice qui nous a suivis puisqu'il y a déjà eu 100 condamnations. Nous avons mis en place des amendes administratives parce que je considère que ce modèle social qui est le nôtre, qui est très généreux et qui légitimement doit accompagner ceux qui sont dans la détresse. Mais la détresse passagère ne doit pas se confondre avec l'assistanat à vie. Donc je le dis, aujourd'hui, il faut lutter contre la fraude. La fraude sociale, c'est du vol parce que les allocations, n'oublions jamais qu'elles proviennent des cotisations, de ceux qui travaillent, qui travaillent dur.

On voit aujourd'hui le hold-up du RSI sur les artisans, sur les commerçants. Donc tout ça, il faut le prendre en compte. Les gens qui payent des impôts, qui ont été augmentés de 90 milliards d'euros par les amis de M. Garcia, par les socialistes qui nous gouvernent. Impôts et charges depuis mai 2012, 90 milliards d'euros de plus, 5 à 3, 53 impôts et taxes de plus. Donc aujourd'hui, les Français n'en peuvent plus et les allocations qui sont versées, qui viennent du fruit de ce travail, de ces impôts, doivent aller vers ceux qui en remplissent les conditions. Demain, je dis, oui, il faudra aller plus loin, mais ça ne sera pas du domaine du Conseil général. Je rappelle à M.

Racline qu'il n'y a aucune marge de manœuvre à part lutter contre la fraude. Le RSA est fixé par la loi et malheureusement, il n'y a pas de marge de manœuvre pour

23:32
Locuteur

les conseils généraux. Bien sûr, d'abord,

23:35
David Rachline

je dis qu'une collectivité,

23:37
Locuteur

elle

23:37
David Rachline

doit être maître de ses politiques. On n'est pas là pour être un guichet social de l'État. Donc on doit placer des conditions. Et moi, je dis, et on l'avait lancé avec Laurent Wauquiez sous le précédent gouvernement, la contrepartie du RSA, ça doit être un travail d'intérêt général pour la collectivité. Personne ne doit recevoir une allocation sans fournir une compensation à la collectivité. Vous auriez dû le faire

24:01
Locuteur

quand vous étiez au pouvoir

24:01
David Rachline

? Nous l'avions lancé ici au Conseil général, c'était une expérimentation. Nicolas Sarkozy était

24:07
Locuteur

président de la République

24:08
David Rachline

? Oui, absolument, il y avait 10 départements en France, Nicolas Sarkozy l'avait souhaité. Bien entendu, il aurait fallu le généraliser, ça aurait été fait si vous n'aviez pas soutenu l'élection de M. Hollande, M. Racline. Je le précise, parce

24:20
Locuteur

que là

24:20
David Rachline

aussi, vous êtes associé finalement,

24:23
Locuteur

c'est

24:23
David Rachline

bien. Vous avez souhaité l'élection de M. Hollande. Pourquoi ? Parce que vous imaginez ce qui allait se passer. Il ne fallait pas être devin. M. Hollande a mis la France à genoux, en ruine, et vous faites votre miel du malheur de la France. Mais vous avez, il

24:37
Locuteur

faut que les électeurs

24:37
David Rachline

le sachent, vous avez soutenu M. Hollande. Et je dis aux électeurs, regardez ce qui s'est passé dans le doux. Les voix qui se sont portées sur le Front National, elles ont permis l'élection du socialiste. Pareil pour M. Hollande. Donc, le seul vote utile pour redresser le pays, c'est celui de la droite républicaine.

24:54
Présentateur

Xavier Garcia, sur cette question du social, parce que ce sont des élections locales, et c'est vrai que ça intéresse aussi les téléspectateurs, le RSA, Eric Ciotti prônent donc une réforme qui ne sera pas faite ici. Est-ce que, admettons demain, vous prenez le Conseil général des Alpes-Maritimes, vous poursuivez cette chasse à la fraude, et vous militerez pour une réforme du RSA ?

25:15
Locuteur

Je

25:16
Invité

vais vous surprendre, sans doute, mais oui, moi je suis pour chasser les fraudeurs, simplement parce qu'ils délégitiment le système, ils laissent la place au discours qui vient d'être tenu sur l'assistanat, et alors que de nombreux concitoyens, dans cette période difficile, ont besoin du RSA, c'est un parapluie social pour de nombreuses familles, pour de nombreuses mères célibataires. Donc le RSA est un socle sur lequel il ne faut pas revenir, et la fraude est une atteinte à ce socle. Cela dit, si nos élus se sont opposés à la politique du Conseil général sur le RSA, parce que le Conseil général ne va pas assez loin dans le volet insertion du RSA.

Si le RSA a été voulu, d'ailleurs par la gauche et par la droite, c'est pour favoriser l'insertion. Le RMI ne ramenait pas assez vers l'emploi. Et il n

26:05
Locuteur

'y

26:05
Invité

a pas assez de choses qui sont faites, notamment pour informer

26:08
Locuteur

ceux

26:09
Invité

qui ont droit au RSA, notamment des agriculteurs. Il n

26:13
Locuteur

'y a

26:13
Invité

pas de politique d'information qui est faite pour que les gens qui ont droit au RSA, qui sont plus nombreux que les fraudeurs, et qui ne prétendent pas parce qu

26:20
Locuteur

'ils

26:20
Invité

ne sont pas informés par le Conseil général. La question de la contrepartie, vous la comprenez, qui est mise en avant par Éric Ciotti ? Je touche une allocation et j

26:29
Locuteur

'ai une contrepartie ? La contrepartie,

26:30
Invité

ça veut dire que c'est du travail. Donc que le Conseil général crée des emplois, ça ne veut rien dire. Donner une contrepartie contre le RSA, ça veut dire qu'on crée du travail, et à ce moment-là, j'y suis favorable. Et c'est l'esprit du RSA,

26:44
Locuteur

d'ailleurs, de ramener

26:45
Invité

les bénéficiaires du RSA vers l'emploi. Donc que le Conseil général fasse son travail en matière d'insertion et de raccompagnement vers l'emploi. Or, les budgets des associations, des structures qui œuvrent en faveur de l'insertion des bénéficiaires du RSA, voient leur budget sabré par le Conseil général. Donc il faut avoir un peu de cohérence dans le discours. Lorsqu'on parle de contrepartie, la contrepartie, c

27:08
Locuteur

'est

27:08
Invité

l'emploi, elle est prévue par la loi, mais le Conseil général ne va pas suffisamment loin et sabre les budgets.

27:13
Présentateur

– Une réponse pour

27:14
Locuteur

Dérick Chautier et après David Racheline

27:16
Présentateur

qui a du retard.

27:16
David Rachline

– On voit quand même votre logique intellectuelle, ce sont les associations qui créent l'emploi. Selon vous, moi je dis que ce sont les entreprises et personne de l'autre qui crée l'emploi.

27:26
Locuteur

– Mais vous savez très bien que c'est l

27:27
David Rachline

'association qui

27:28
Locuteur

raccompagne les

27:29
David Rachline

bénéficiaires

27:30
Locuteur

du RSA, vous les subventionnez.

27:32
David Rachline

–

27:32
Locuteur

Ce n'est pas l'État,

27:32
David Rachline

ce n'est pas les collectivités locales. Je souligne qu'on a 500 fonctionnaires de moins au Conseil général depuis que je suis président. Et c'est une fierté pour moi parce que c'est le gage de la bonne gestion qui nous a évité d'augmenter les impôts.

27:42
Locuteur

Ce n'est ni les collectivités

27:44
David Rachline

locales, on a vu la gabegie de l'augmentation des effectifs des collectivités locales. Notamment M. Vauzel, quand il a été élu, 1000 fonctionnaires, aujourd'hui 5000, c'est de la folie. –

27:54
Locuteur

Mais c'est parce que les tos sont été transférés, soyez sérieux M. Chautier, vous savez très bien. – Non,

27:58
David Rachline

les associations ne créent pas d'emploi, ne peuvent pas créer d'emploi. C'est l'entreprise qui peut créer de

28:03
Locuteur

l

28:03
David Rachline

'emploi. Les artisans, les commerçants, les chefs d'entreprise, les professions libérales, ceux qui ont une activité concrète, réelle, qui ne sont pas financées par l'État ou par l'impôt, comprenez ça pour diminuer leurs charges et pour leur

28:16
Locuteur

foutre la paix, pour les laisser travailler. – Juste

28:19
Invité

une seconde, parce qu'on ne peut pas

28:20
Locuteur

laisser dire de telle énormité. Lorsque je

28:22
Invité

parlais des associations, ce sont évidemment les structures telles qu'ALC, que vous connaissez très bien,

28:27
Locuteur

que

28:27
Invité

vous financez, qui accompagnent les bénéficiaires vers des emplois dans les entreprises, pas des emplois associatifs. Quant au conseil régional, je sais que M. Chautier pense déjà à la campagne du conseil régional, il

28:38
Locuteur

est obsédé par cela, il ne

28:40
Invité

pense même plus à sa réélection comme président du conseil général. S'il y a 5000 employés et qu'il y

28:46
Locuteur

en

28:46
Invité

avait 1000 il y a quelques années, c'est simplement parce que les ouvriers et les techniciens des lycées ont été transférés de l'État

28:53
Locuteur

vers

28:54
Invité

les conseils régionaux. C'est aussi simple que ça. Mais bien sûr que si,

28:58
Locuteur

M. Chautier.

28:59
Invité

– David Racheline, là vous voyez, on est en pleine caricature de l'UMPS.

29:04
Locuteur

– L'UMP

29:04
Invité

et le PS se partagent le pouvoir depuis 40 ans dans notre pays. – Cela dit, ils ne

29:08
Locuteur

sont

29:08
Invité

pas d'accord,

29:08
Locuteur

ils

29:09
Invité

opposent des idées. – Laissez-moi terminer. Le Parti Socialiste, actuellement au pouvoir, actuellement au pouvoir, au gouvernement,

29:16
Locuteur

nous

29:16
Invité

explique qu'il faudrait faire une réforme de RSA. Pourquoi ne la font-ils pas

29:19
Locuteur

? M.

29:21
Invité

Ciotti qui représente l'UMP

29:22
Locuteur

avec

29:24
Invité

Nicolas Sarkozy a eu un mandat de 5 ans.

29:26
Locuteur

Pour

29:27
Invité

faire quoi ? Pourquoi n'ont-ils pas fait ces réformes importantes pour notre pays ? Pourquoi n'ont-ils pas réformé le RSA ? Pourquoi n'ont-ils pas supprimé l'aide médicale d'État qui coûte 1 milliard d'euros par an à nos compatriotes et qui permet aux clandestins d'être soignés gratuitement sur le dos des contribuables français ? Pourquoi n'ont-ils pas fait ces réformes majeures pour notre pays ? Alors, il y a peut-être un microclimat dans les Alpes-Maritimes. Je connais peu ce département, mais parlons une minute du Var. Dans le Var, c'est la gabegie, comme dans tous les départements gérés par l'UMP, peut-être à l'exception des Alpes-Maritimes, je ne le sais pas.

30:04
Locuteur

Alors,

30:04
Invité

admettons,

30:05
Locuteur

partout

30:05
Invité

ailleurs, l'UMP dilapide l'argent des contribuables, augmente massivement l'endettement,

30:10
Locuteur

plus

30:11
Invité

de 700 millions d'euros d'endettement dans le Var, augmente massivement les impôts, ils l'ont fait il

30:15
Locuteur

y

30:15
Invité

a 2 ou 3 ans, ils ont augmenté les impôts et contribuent aux raquettes fiscales organisées par l'UMPS depuis de trop nombreuses années.

30:23
Locuteur

Alors, je

30:24
Invité

ne vois qu'une solution, c'est être à la hauteur de ses responsabilités et une fois au pouvoir, faire ce qui a été annoncé, ce que ne font pas ni l'UMP, ni le Parti

30:34
Locuteur

Socialiste, malheureusement. – Si

30:35
Invité

vous êtes président du Conseil général du Var. – Évidemment, comme nous le faisons dans les

30:38
Locuteur

communes de...

30:39
Invité

Évidemment, pas moi personnellement, en effet, je ne suis pas candidat, mais dans la commune qui est la mienne, je viens de baisser la taxe des ordures ménagères, je le ferai aussi pour les différentes taxes de ma commune. À Hénin-Beaumont, la taxe d'habitation a baissé de manière substantielle. J'ai un tel héritage, moi, à vrai dire, à Fréjus, avec l'UMP qui avait endetté cette ville et qui avait fait de cette ville la cinquième ville la plus endettée de France. Le Conseil général, c'est la même chose. Un endettement record, une collectivité particulièrement

31:06
Locuteur

mal gérée... – On est toujours dans

31:07
Invité

le même panier quand même. Tous les présidents du Conseil général essayent quand même de réduire les

31:12
Locuteur

dépenses. – Je ne le crois pas.

31:14
Invité

Je crois qu

31:14
Locuteur

'au contraire... – Il y a des exemples

31:15
Invité

en France. – Au contraire, malheureusement, l'immense majorité des présidents du Conseil général, parce qu'ils appliquent la même politique, une fois au pouvoir, se comportent de la même manière, sur-endette. Les collectivités communes, départements, régions, États, nous le voyons bien. Sous Nicolas Sarkozy, l'endettement a été record pendant son mandat. Il a endetté l'État dans des proportions extrêmement importantes, comme le fait aujourd'hui le Parti Socialiste. Ils ne sont donc pas de bons gestionnaires. Ils aggravent la situation. Et je crois qu'encore une fois, il faut prendre des mesures fortes, des mesures qui soient responsables.

31:45
Locuteur

– Vous réduirez le

31:45
Invité

nombre de fonctionnaires, comme l'a fait Éric Chotty dans

31:46
Locuteur

la même partie. – Évidemment, nous

31:47
Invité

stabilisons d'abord les effectifs, comme je le fais dans ma commune, pour ensuite les réduire. Bien sûr, je crois que c'est une chose importante qu'il faut faire. Encore une fois, il y a beaucoup à faire en matière de mutualisation.

31:59
Locuteur

Il

31:59
Invité

y a beaucoup à faire en termes de dépenses de fonctionnement pour pouvoir investir sur de véritables projets. Malheureusement, dans le Var, les projets d'investissement sont très peu nombreux. L'investissement est limité à la portion congrue. Et je crois qu'il va falloir changer tout cela. Les Français en ont l'opportunité, les Varrois en particulier, en ont l'opportunité dans les prochains jours.

32:18
Locuteur

–

32:18
Invité

Xavier Garcia, vous voulez répondre à David Racheline sur la gestion des départements ? – Oui, parce qu'effectivement, David Racheline est Varrois. Il ne connaît pas la situation du Conseil général des Alpes-Maritimes. Donc, il donnait un satisfait-cite à Éric Chotty.

32:31
Locuteur

–

32:31
Invité

Tout à fait.

32:32
Locuteur

–

32:32
Invité

Et moi, je

32:33
Locuteur

ne donne pas… – Vous avez qui

32:33
Présentateur

ne savait pas ?

32:35
Invité

– En tout cas, je ne donne pas de satisfait-cite à l'UMP. Je reconnais à Éric Chotty, parce qu'il faut être honnête intellectuellement, d'avoir fait un effort de meilleure gestion que son prédécesseur, qui avait eu une gestion calamiteuse. Christian Estrosi, il faut le savoir, entre 2003 et 2008, il était président du Conseil général. Lorsqu'il a trouvé

32:51
Locuteur

la

32:52
Invité

présidence du Conseil général, il y avait 50 millions de dettes. Autant dire quasiment rien à l'échelle d

32:57
Locuteur

'un

32:57
Invité

Conseil général.

32:58
Locuteur

Lorsqu

32:58
Invité

'il en est parti, alors que les droits de mutation immobilier rendaient prospère notre département, il y avait un milliard de dettes. Donc, M. Chotty a récupéré cette situation, qui fait qu'aujourd'hui, on a 25% d'endettements en moyenne que les autres départements. 25% de taux d'imposition supérieur aux autres départements. On est dans le top 10 pour les deux. On paye 500 000 euros

33:22
Locuteur

environ

33:23
Invité

de pénalité, parce que les factures ne sont pas payées à temps. Et on est classé 61e département le mieux

33:30
Locuteur

géré de France. C'est un

33:31
Invité

brevet de bonne gestion, Eric Chiotty. Ce

33:33
Locuteur

n'est pas

33:34
Invité

totalement la faute d'Eric Chiotty. Il a récupéré la situation de son prédécesseur,

33:37
Locuteur

Christian Etrosy. Mais il doit en répondre.

33:39
David Rachline

Ces chiffres sont faux. Vous évoquez... Ils ont été publiés très

33:42
Locuteur

largement

33:43
David Rachline

et pas

33:43
Locuteur

par le Parti Socialiste, par des gens proches de vous.

33:45
David Rachline

Vous évoquez une enquête de BFM qui ne prend pas en compte le fait que nous sommes le seul département de France où existe une métropole depuis le 1er janvier 2012. C'est-à-dire que les comparaisons qui sont faites dans cette enquête ne sont absolument pas pertinentes. Nous avons plus de dépenses de fonctionnement parce que nous avons une dotation qui est transférée à la métropole et nous avons moins de dépenses d'investissement puisque nous n'avons plus le réseau routier sur la moitié du département. Donc...

34:12
Locuteur

On peut parler d

34:12
David Rachline

'investissement. Oui, mais vous faites référence à cette enquête. Moi, je préfère la Cour des comptes à BFM. Monsieur Garcia, vous vous êtes souvent dans l'approximation. Moi, je suis dans la réalité. La Cour des comptes a souligné que le département des Alpes-Maritimes était un des six départements de France à avoir diminué ses dépenses de fonctionnement, ses dépenses de personnel notamment. Donc, je le souligne, c'est une action que nous avons conduite. Les chiffres que vous avez donnés sur la dette sous la gestion de Christian Estrosi sont faux. Il n'a jamais atteint...

34:46
Locuteur

1

34:46
David Rachline

milliard.

34:56
Locuteur

Depuis 2009, et

34:58
David Rachline

nous n'augmenterons pas la fiscalité. Mais pourquoi il y a cette situation ? Vous êtes quand même assez gonflé, si j'ose l'expression de dire cela. Vous nous avez imposé... Et d'ailleurs, c'est la même chose pour le Var, monsieur Racline, qui souligne d'ailleurs la difficulté auxquelles nous sommes confrontés. On a dans le Var et les Alpes-Maritimes une péréquation décidée par votre gouvernement qui nous a prélevés en deux ans 110 millions d'euros sur les droits de mutation. Donc, c'est quand même assez fort de café de dire « Ouh là là, vous êtes en difficulté ! » Mais ces difficultés, c'est vous qui les avez provoquées.

L'État nous doit aujourd'hui 130 millions d'euros de compensation sur les allocations RSA, l'APA, la prestation de compensation du handicap dont il ne paie pas les factures. Vous parliez tout à l'heure de quelques milliers d'euros. C'est totalement démagogique, soi-disant, qu'on devrait. C

35:51
Locuteur

'est 0

35:52
David Rachline

,04% des factures que nous payons. Et s'il y a du retard, c'est souvent de la faute de l'État. Donc, si vous connaissiez la gestion d'une collectivité locale, vous le sauriez, mais vous n'en avez jamais géré de votre vie.

36:06
Locuteur

Heureusement

36:06
David Rachline

pour

36:07
Locuteur

les habitants des Alpes

36:08
David Rachline

-Maritimes. Et je suis convaincu qu'ici, parce qu'il y a une grande lucidité, vous n'en gérerez jamais.

36:13
Locuteur

On

36:13
Présentateur

avance, on va parler de la réforme territoriale qui fait planer aussi un certain flou sur ces élections qui approchent. On va commencer avec vous, Xavier Garcia.

36:23
Locuteur

C

36:23
Présentateur

'est vrai qu'on est un petit peu dans l'expectative quant aux compétences du Conseil départemental, des conseils départementaux, comme il faudra les appeler. Comment faire campagne ? Comment donner des garanties aux électeurs dans ces conditions ?

36:36
Locuteur

–

36:36
Présentateur

Est-ce

36:36
Invité

que vous la comprenez vous-même, d'ailleurs, la réforme ?

36:38
Locuteur

–

36:38
Invité

Oui, il y a eu

36:39
Locuteur

un dialogue qui

36:41
Invité

n'a pas toujours été très clair parce que le gouvernement a fait le choix du dialogue au Parlement et avec les élus locaux. Et ce dialogue a donné lieu, non pas à la disparition du département, je crois que c'est une solution de sagesse, parce que le département, notamment pour les politiques sociales, est l'échelon de proximité. Mais par contre, il fallait une clarification des compétences parce que, par exemple, sur le développement économique, chacun pouvait mener sa politique, la région, le département, les métropoles et les communes. Donc tout ça, cette clause de compétence générale a été supprimée, c'est une bonne chose.

Et désormais, les conseils généraux vont pouvoir se consacrer à leurs compétences de base, en particulier le social, et c'est une très bonne chose. – Est-ce qu

37:22
Locuteur

'on

37:22
Invité

n'a pas un problème,

37:23
Locuteur

vous

37:23
Invité

avez garçon, dans cette élection ? Les Français vont voter dimanche sans connaître réellement les missions de la prochaine collectivité territoriale. Est-ce que ce n

37:32
Locuteur

'est

37:32
Invité

pas quand même une aberration, en France, de faire campagne sur un sujet dont on n'a ni les connaissances, ni la maîtrise ?

37:39
Locuteur

–

37:39
Invité

Excusez-moi, mais on vient de clarifier les compétences du

37:43
Locuteur

conseil généraux. – Parce qu'on pense que les électeurs le savent. – Absolument, oui.

37:45
Invité

Les collèges vont rester au conseil généraux, c'est très clair. L'action sociale va rester au conseil généraux. Et les routes, lorsqu'il n

37:51
Locuteur

'y

37:51
Invité

a pas de métropole, parce qu'effectivement, lorsque les métropoles sont créées, elles sont tout à fait légitimes à gérer les routes.

37:58
Locuteur

–

37:58
Invité

Pas partout. –

37:58
Locuteur

Mais

37:58
Invité

hormis ça, pour

38:00
Locuteur

notre

38:00
Invité

métropole, c'est déjà le

38:01
Locuteur

cas. – Vous qui

38:03
Invité

faites campagne sur le terrain, il y

38:04
Locuteur

a

38:04
Invité

encore des Français à quelques jours, quelques heures du premier tour, qui ne savent pas de quoi on leur parle, reconnaissez-le quand même. – Mais est-ce que vous croyez, Olivier Biscay, qu'il y a quatre ans, lors des précédentes, les électeurs connaissaient tous les compétences des

38:17
Locuteur

conseils généraux, des conseils régionaux ? – Certainement pas, mais tout le monde est allé dans

38:19
Invité

sa chanson quand même, cette fois. – C'est notre rôle de candidat et d'élu, quand nous le sommes, de faire cette pédagogie auprès des électeurs.

38:25
Locuteur

Voilà,

38:26
Invité

c'est simplement ça, sauf qu'Éric Ciotti choisit de nationaliser le scrutin et de se défausser de ses propres responsabilités en matière de gestion, de se défausser des responsabilités de son précédé cesseur sur l'État, sans cesse. C'est un peu court, lorsqu'on est en responsabilité dans les conseils généraux, il faut l'assumer. – Ne parlez pas que des Alpes-Maritimes.

38:45
Présentateur

– David Racheline, vous êtes là aussi pour faire entendre la voix du Var, bien sûr. Éric Ciotti, vous pourrez répondre juste après. Mais sur cette réforme territoriale, sur le flou des compétences, même si on sait que certains girons vont rester dans celui du conseil départemental, c'est vrai que ça doit être un petit peu compliqué sur le terrain. Comment vous avez ressenti cette campagne

39:05
Invité

? – Ce qui est certain, c'est qu'il est tout à fait extravagant de voir un gouvernement incapable de dire quelles seront les compétences des départements, quelles seront les compétences de ces grandes régions. Ce qui est sûr, en tout cas, parlons du fond de seconde, l'UMP et le PS ont tout fait pour faire disparaître le département. À la demande d'ailleurs de l'Union européenne, qui doit les trouver peut-être trop coûteux, pas suffisamment à leur goût, ces gens de l'Union européenne, non élus, décident systématiquement à la place du peuple français et à la place des gouvernements portant chargés de la politique qu'ils devraient suivre. Alors, ce que nous disons, nous,

39:42
Locuteur

c'est

39:42
Invité

notre attachement au département. Parce qu'en effet, c'est un échelon de proximité qu'ils ont essayé

39:47
Locuteur

ensemble

39:48
Invité

de faire disparaître. Et je crois qu'il est absolument essentiel, au moment où nous allons voter pour ces élections départementales, de rappeler notre attachement à ce département. De manière plus globale, ils ont essayé de faire disparaître ce triptyque, commune, département, nation, État,

40:05
Locuteur

par ce

40:06
Invité

fameux triptyque qui est le leur. Alors, grandes communautés d'agglomérations, ingérables, grandes régions, ingérables aussi, dénuées d'identité, dénuées de proximité, et Union européenne, qui sont les échelons qui manifestement les séduit énormément. Peu

40:21
Locuteur

d

40:21
Invité

'élus de gauche et de droite évoquent la disparition des communes, c'est très rare quand même. Mais quand on aura retiré l'ensemble de leurs prérogatives, elles n'auront plus que le nom de communes, mais en réalité, leurs compétences auront quasiment totalement disparues.

40:33
Locuteur

– Mais

40:33
Invité

est-ce que

40:34
Locuteur

vous

40:34
Invité

êtes favorable à la caméra ?

40:34
Locuteur

–

40:34
Invité

On avance,

40:35
Locuteur

on avance. – À ce que les feuilles territoriaques se réduire.

40:37
Invité

– Malheureusement, alors que les Français sont très attachés à leurs élus, à leurs maires, à leurs départements, malheureusement, l'UMP et le PS ont contribué largement à créer un grand flou institutionnel qui crée de la confusion et qui fait qu'aujourd'hui, en effet, on ne sait même pas quelles seront les compétences, puisque M. Garcia semble nous annoncer cela, mais tout cela n'est pas acté par le gouvernement. Et donc, ce n'est pas une situation responsable.

41:07
Locuteur

–

41:07
Invité

On vient d'avoir une vision passéiste, encore une fois, du Front National et une vision caricaturale. Ce n'est pas l'Union européenne qui demande de supprimer les départements. Absolument pas. C'est la réalité telle qu'on la vit aujourd'hui. C'est-à-dire que nos régions, Provence-Alpes-Côte d'Azur, notamment, Rhône-Alpes, sont dans la concurrence internationale face à des mastodontes comme la Catalogne, la Lombardie, la Bavière. Et donc, elles doivent avoir les moyens et

41:33
Locuteur

les compétences. – Surtout face à la

41:33
Invité

Chine, en l'occurrence.

41:35
Locuteur

– Non, mais à l'échelle. – Beaucoup moins face à la Catalogne. – Ne serait-ce qu'à l'échelle européenne. – Si avec ça, ça irait.

41:37
Invité

–

41:37
Locuteur

Et

41:37
Invité

c'est la même chose pour les métropoles. Nos métropoles sont face à Londres, à Munich, à

41:43
Locuteur

Milan. –

41:43
Invité

Mais on

41:43
Locuteur

peut

41:43
Invité

comprendre

41:44
Locuteur

qu'on

41:44
Invité

perd l'électorat. L'électorat, il ne comprend plus ce qui se passe. – Oui, mais il faut s'adapter avec la modernité. Alors, parce que l'électorat est attaché à son clocher, il faut défendre 36 000 communes qui font tous la même chose et qui gèrent tous leurs propres déchets, par exemple. C'est Jean-Pierre Chevènement qui avait fait cette loi sur l'intercommunalité. Et c'est une bonne loi parce que, autant, moi aussi, je suis attaché aux petites communes, mais on doit mutualiser les compétences pour faire des économies et pour préparer nos métropoles à la concurrence internationale. – Éric Ciotti, sur cette

42:13
Locuteur

question. – Je souligne

42:14
David Rachline

simplement, à titre anecdotique, pour répondre à M. Garcia,

42:18
Locuteur

que

42:18
David Rachline

la Cour des comptes a souligné que ce sont les intercommunalités qui ont créé le plus de fonctionnaires depuis 2002. –

42:25
Locuteur

Enfin, c'est un peu vous qui avez excès, si vous voulez.

42:26
David Rachline

–

42:27
Locuteur

Non,

42:27
David Rachline

c'était M. Chevènement, M. Garcia,

42:29
Locuteur

sur ce coup, il avait raison,

42:33
David Rachline

avec Mme Voinet qui avait créé ces structures. Elles étaient censées faire des économies, c'était l'objectif. Et en effet, quand on regroupe, normalement, on doit faire des économies. Si ce n'est qu'à la sortie, on a eu plus de dépenses. – Mais pourquoi

42:46
Locuteur

ne pas l'avoir

42:47
Invité

fait

42:47
Locuteur

à la métropole de Scaldeux, par exemple ? –

42:48
David Rachline

Pourquoi ne

42:49
Locuteur

pas avoir mutualisé à la métropole de Scaldeux ? – Nous avons mutualisé, notamment la direction des transports entre le Conseil général

42:55
David Rachline

et la métropole. Mais il faut, moi je ne vais pas vous dire le contraire, il faut que nous allions vers des gestions plus rigoureuses. Parce que les collectivités doivent prendre leur part à la diminution des dépenses publiques. On ne peut pas,

43:09
Locuteur

à

43:09
David Rachline

vie, contrairement à ce que pense le Front National, en disant aux électeurs, en leur promettant, comme vous l'avez fait, des lendemains qui chantent, qui rêvent, il faut leur dire la vérité. On ne pourra pas vivre à crédit, à vie. Donc à un moment, il faut que chacun prenne sa part de responsabilité. Je l'ai assumé au Conseil général. Nous avons, depuis 2009, diminué nos dépenses de fonctionnement. Alors que vous avez augmenté les charges. Donc il faut qu'il y ait des collectivités mieux gérées. Mais ce n'est pas le problème de la taille. Moi je suis attaché à cette France, des villages et des clochers que vous voulez faire disparaître. Cette réforme territoriale, elle fait quoi ?

Elle a supprimé les cantons ruraux. C'est un coup de canif, je dirais, c'est un coup d'épée dans l'histoire de notre pays. Les départements représentaient à la fois des populations, mais aussi des territoires. Vous êtes

44:02
Locuteur

d'accord avec David Rachid ?

44:03
David Rachline

Il y a une identité. Je l'ai dit avant lui. Moi je suis attaché à ce couple commune, département. Le Front National n

44:12
Locuteur

'a

44:12
David Rachline

pas... Ce n'est pas le monopole du Front

44:32
Locuteur

National.

44:32
David Rachline

Vous

44:32
Locuteur

reviendrez sur cette

44:32
David Rachline

réforme ? J'ai mes convicts

44:33
Locuteur

à droite. En transmettant, reviendrez-vous à Bruxelles ? Mais bien sûr, mais si la droite revient

44:36
David Rachline

au

44:36
Locuteur

pouvoir, vous reviendrez sur cette réforme ? Mais ce n'est même pas une réforme, c'est n

44:38
David Rachline

'importe

44:38
Locuteur

quoi.

44:39
David Rachline

On fait des régions plus grandes. Elles n'ont pas de compétences nouvelles. Ça sert à quoi ? À Toulouse et à Montpellier, on va avoir deux sièges de région. Déjà, je vois entre l'Auvergne et Rhône-Alpes, ceux qui sont candidats pensent déjà qu'ils vont maintenir les deux sièges. Tout ça, c'est ridicule. Quant au département, on ne sait pas où cela va se terminer. Peut-être qu'après la raclée de dimanche prochain, les socialistes vont avoir encore une nouvelle version. Non, tout ça n'est pas sérieux. Il y avait eu une réforme intéressante portée par Nicolas Sarkozy. C'était le conseiller territorial, un élu ancré dans le territoire. Et moi, je suis attaché au scrutin majoritaire parce

45:14
Locuteur

qu'il y a ce lien de proximité

45:16
David Rachline

qui siégeait au département, qui siégeait à la région. On avait deux fois moins d'élus, des économies, de la mutualisation, de l'efficacité. Les socialistes ont abrogé cette réforme parce qu'elle avait été portée par Nicolas Sarkozy.

45:28
Locuteur

Oui, parce

45:29
Invité

que là, on a autant d'élus que Xavier Garcia. Plus

45:30
Locuteur

!

45:30
Invité

On a moins de

45:31
Locuteur

cantons, mais on aura un peu plus d'élus. Dans les Alpes-Maritimes,

45:33
David Rachline

il y aura deux élus de plus. Et en plus, les 2000 conseillers régionaux. Voilà la réalité de

45:38
Locuteur

la gabegie socialiste.

45:39
Invité

Autant d'élus, oui. Plus,

45:40
Locuteur

plus ! Mais

45:40
Invité

déjà, nous avons fait ce mode de scrutin pour la parité. Et les cantons ruraux ne disparaissent pas. C'est vrai qu'il y

45:46
Locuteur

en

45:46
Invité

a moins, mais il y

45:46
Locuteur

avait

45:46
Invité

une inégalité démocratique. Avec M. Ciotti, qui était l'élu de 3000 habitants. Et puis, dans d'autres cantons, on était à 30 000. Donc, il y avait quand même une

45:55
Locuteur

inégalité démocratique. Et

45:57
Invité

un problème de représentation. Aujourd'hui, tout le monde est à 28 ou 30

46:00
Locuteur

000 habitants.

46:00
Invité

Oui,

46:01
Locuteur

mais

46:01
Invité

M. Ciotti, s'il est élu dimanche prochain, sera toujours l'élu d'un canton rural. Le problème, c'est qu'effectivement, ce sera plus grand. Il n'aura pas le temps de s'en occuper. Mais pourquoi ? C'est parce qu'il cumule les mandats.

46:11
Locuteur

C'est parce qu'il est tout le temps à Paris. D'où la nécessité

46:14
Invité

du binôme, c'est ça

46:14
Locuteur

?

46:15
Invité

Pardon ? D'où la nécessité du binôme. La nécessité du binôme, bien sûr, qui pourra couvrir plus de territoires. Être des élus de proximité. Mais on ne peut pas être un élu de proximité à Saint-Martin-Vésubie ou à Le Vins si on est trois jours par semaine à Paris sur les plateaux de

46:29
Locuteur

télévision. À gauche, vous faites tous pareil aussi. Je pense que tout le monde fait ça. M. Rachid, c'est quelque chose.

46:33
Invité

Nous allons mettre un terme à cette ambiguïté sur

46:37
Locuteur

le cumul des mandats. Si vous permettez... Parce qu'en

46:38
Invité

2017,

46:39
Locuteur

on ne peut plus cumuler un exécutif local

46:41
Invité

et un mandat

46:43
Locuteur

national. Je ne veux pas rentrer dans le

46:44
David Rachline

débat sur le terrain. Mais moi, je constate que je suis tous les jours présent

46:49
Locuteur

partout

46:49
David Rachline

et que les représentants de M. Garcia ne le sont jamais. Donc, qu

46:55
Locuteur

'ils

46:55
David Rachline

s'occupent de ces candidats. Moi, je m'occupe de liens de proximité avec tous les électeurs des Alpes-Maritimes. Et je crois que ce n

47:01
Locuteur

'est

47:01
David Rachline

pas un reproche que l'on me fait. Je suis à Paris, M. Garcia, pour assumer mes responsabilités de député. Que

47:07
Locuteur

je porte avec honneur

47:08
David Rachline

et fierté. Et

47:10
Locuteur

je respecte aujourd'hui la loi de la République.

47:12
David Rachline

Et je m'oppose avec beaucoup de détermination à votre politique. Et je conduis aujourd'hui

47:18
Locuteur

une mission très

47:18
David Rachline

importante. Je préside la commission d'enquête sur les filières djihadistes. C'est un travail qui est important, qui est lourd. C'est une responsabilité. Donc, je ne suis pas sur les

47:27
Locuteur

plateaux de télévision. On va avancer parce qu'on arrive très

47:29
Présentateur

près de la fin de cette émission.

47:32
Locuteur

David

47:32
Présentateur

Rachid a beaucoup de retard par rapport à vous, messieurs. Donc, on va avancer sur la question des régionales parce qu'elle est intimement liée avec celle des départementales qui arrivent. David Rachid, est-ce que cette photographie qui va sortir au soir du deuxième tour sera une sorte de prémisse des élections régionales qui auront lieu en décembre prochain ? Est-ce qu'il va falloir tirer des enseignements aussi en vue de ce scrutin-là ?

47:56
Invité

Moi, je le pense. Je pense qu'il faudra tirer un certain nombre d'enseignements de ce scrutin. Mais malheureusement, le Parti Socialiste nous a déjà annoncé que, même s'ils étaient désavoués, ils ne changeraient strictement rien, ni de Premier ministre, ni de cap. Alors qu'évidemment, les Français s'attendent à un changement de cap et qu'ils n'en peuvent plus des politiques menées et par l'UMP et par le Parti Socialiste. La réalité, c'est que les Français, encore une fois, ont l'occasion, lors de ces élections départementales, mais aussi demain aux élections régionales, de tout changer.

Parce que notre message, et je crois qu'il est véritablement important, c'est de dire que toutes ces politiques catastrophiques qui sont menées, la disparition des services publics, l'augmentation des impôts, l'augmentation des communautarismes, l'islamisation de notre société, l'immigration massive et incontrôlée, toutes ces politiques menées conjointement par l'UMP et par le PS ne sont pas une fatalité, qu'il y a une autre voie, que cette voie, elle est incarnée par des hommes et par des femmes issus du Front National qui sont demain en mesure de gérer différemment les collectivités territoriales, en particulier les départements et les régions à moyen terme.

Et je crois que les Français vont souhaiter, et le diront au moment de ces élections, un véritable changement.

49:10
Locuteur

Ça,

49:11
Invité

je crois que c'est l'essentiel.

49:12
Présentateur

Pour ces régionales, Jean-Marie Le Pen, c'est la bonne personne

49:15
Locuteur

? Nous

49:16
Invité

ne savons pas encore qui sera notre candidat aux élections régionales. Il est probable que ce soit Jean-Marie Le Pen. Moi, je crois que c'est une excellente chose, qu'il est parfaitement capable, qu'il incarne quelque chose aux yeux des habitants de cette région. Il est arrivé d'ailleurs largement en tête aux élections européennes dans notre région. Et moi, je m'en félicite et je lui apporterai tout mon soutien.

49:38
Locuteur

Vous

49:39
Présentateur

serez investi dans cette campagne aussi des régionales

49:42
Locuteur

?

49:42
Invité

Je serai investi d'une manière ou d'une autre par mon soutien, par ma volonté, mon enthousiasme d'un véritable

49:50
Locuteur

changement.

49:52
Invité

Mais je

49:53
Locuteur

garderai

49:55
Invité

les responsabilités qui sont les miennes aujourd'hui parce que ma ville a besoin de moi. Elle a besoin d'être redressée. Elle a besoin de changer de cap. Il va falloir rattraper toutes les bêtises qu'a faites l'UMP dans notre commune. Donc, je resterai à Fréjus.

50:14
Locuteur

Xavier

50:15
Présentateur

Garcia, pour ces régionales qui approchent, Michel Vauzel ne remplira pas puisqu'il ne se présentera pas. L'enjeu sera un petit peu le même, aussi, conserver la région.

50:25
Locuteur

C

50:25
Présentateur

'est une élection qui s'annonce difficile quand même pour le Parti socialiste. Nous, notre région n

50:28
Locuteur

'a

50:28
Présentateur

pas bougé dans la réforme territoriale. Mais l'élection s'annonce là aussi compliquée.

50:33
Invité

Bien sûr que ce sera compliqué. Toutes les élections intermédiaires sont compliquées pour le gouvernement sortant. Les élections régionales avaient été très difficiles pour l'UMP en 2004 et en 2010 lorsqu'ils exerçaient le pouvoir. Mais je signale que Michel Vauzel a pris cette région en 1998 lorsque le Parti socialiste était au gouvernement. Donc, il n

50:56
Locuteur

'y a

50:56
Invité

pas de fatalité dans ces élections régionales. Et je crois que nous avons un très bon candidat, Christophe Castaner, qui est au carrefour de plusieurs départements, étant député maire de Fort-Calquier et qui a toute la capacité face à l'UMP divisé où on va assister à un choc des ambitions. On ne sait pas encore quelle sera la tête de liste. Peut-être qu'Éric Chotty nous en dira plus tout à l'heure. On voit très bien que les couteaux s'aiguisent entre lui et M. Estrosi, qui avait juré fidélité aux électeurs d'histoire l'année dernière et qui désormais parle de sa candidature aux élections régionales, un an seulement après avoir été élu maire de Nice. Comme M.

Chotty dans le cadre de la campagne départementale.

51:33
Locuteur

Vous dites tous les

51:33
Invité

trois au soir du premier tour des départementales. Il y aura forcément des conséquences et tout le monde se posera des questions sur l'après départemental. J'ai quand même une question qui va être posée dès 20h dimanche soir. En cas de duel UMP-FN dans vos départements, dans vos cantons, que fera le PS ? Déjà, on part dans la logique d'avoir le maximum de candidats soutenus par le PS au second tour. Il

51:57
Locuteur

est évident

51:57
Invité

que c'est une question qui se posera dans

52:00
Locuteur

notre département. – Je voudrais

52:00
Invité

que vous appelleriez à voter UMP. – Mais bien sûr,

52:03
Locuteur

je suis

52:04
Invité

sans ambiguïté là-dessus parce que, contrairement à M. Chotty, et ce sera un problème d'ailleurs

52:11
Locuteur

pour les électeurs

52:11
Invité

de

52:12
Locuteur

gauche, cette

52:12
Invité

réciprocité de l'UMP qui ne fait pas le choix entre un parti qui est profondément républicain, le Parti socialiste, même si nous avons des divergences en matière économique et sociale, et un parti qui est le Front national et qui, c'est souvent par les déclarations, notamment de son candidat

52:30
Locuteur

aux élections régionales,

52:31
Invité

vous pouvez dire que

52:32
Locuteur

ça ne marche plus. – Terminé avec l'université, vous

52:34
Invité

êtes

52:36
Locuteur

en dehors du champ et pas pour vous. – Vous savez

52:38
Invité

alors, vos histoires de caricatures, etc. Plus personne n'y croit, Dieu merci.

52:41
Locuteur

–

52:41
Présentateur

Éric Chotty, on répond et après on va conclure ce

52:43
Locuteur

débat. – Vous n'avez pas d'ambiguïté

52:44
Présentateur

sur ce sujet ?

52:45
Locuteur

Sur

52:45
Présentateur

le sujet

52:46
Invité

du choix d

52:47
Locuteur

'Uni ? – Quelle est la question ? – La première question, François. – Notre position

52:50
David Rachline

est claire. –

52:51
Présentateur

En

52:52
Locuteur

cas de duel PS-FN, pour être très précis, face au

52:56
David Rachline

choix entre un candidat du PS et un candidat du Front national, notre formation politique, ma famille, l'UMP, a eu une attitude très claire, approuvée à la majorité du bureau politique, ni Front national, ni Parti socialiste, ni Parti socialiste, ni Front national. C'est la seule ligne aujourd'hui de l'UMP, c

53:19
Locuteur

'est la mienne, et elle s'appliquera… – Vous appelez systématiquement à

53:22
Invité

voter pour le Parti socialiste.

53:23
Locuteur

– En tout cas, c'est la ligne qui est sortie du bureau politique. – En tout cas,

53:26
Invité

la plupart des cadres, comme Mme

53:27
Locuteur

Kojusko-Morizé,

53:28
Invité

comme M. Juppé,

53:29
Locuteur

qui n'est

53:29
Invité

pas

53:30
Locuteur

quand même un inconnu

53:30
Invité

chez vous,

53:31
Locuteur

la plupart

53:32
Invité

des

53:32
Locuteur

cadres appellent systématiquement à

53:33
Invité

voter

53:34
Locuteur

socialiste.

53:34
Invité

C'est vous

53:35
Locuteur

qui faites gagner le Parti socialiste, et c'est vous qui l'avez fait gagner d'ailleurs dans le doux. Dans le doux, c'est vous qui avez fait gagner le Parti socialiste. – Des questions qui sont

53:42
David Rachline

personnelles,

53:43
Locuteur

la

53:44
David Rachline

ligne de notre famille politique, c'est ni alliance avec le Front national, ni naturellement soutien et encore moins alliance avec le Parti socialiste, parce que pour nous, le Front national et le Parti socialiste sont associés dans la même impasse pour notre pays.

54:03
Présentateur

– Dernière question, serez-vous de

54:04
Locuteur

la

54:04
Présentateur

tête de liste UMP aux prochaines régionales ? Est-ce que vous allez devoir vous entendre avec Christian Estrosi, comme l'a dit Nicolas

54:12
Locuteur

Sarkozy

54:13
David Rachline

? –

54:14
Locuteur

Écoutez,

54:15
David Rachline

on est dans les élections départementales, et je ne parlerai d'aucune autre élection. Ce que je peux vous dire, c'est qu'il faut que les socialistes quittent la présidence de cette région qu'ils ont gérée de façon désastreuse. Il n'y a qu'à voir le fonctionnement des transports express régionaux. où tous les gens, tous les matins, des centaines de milliers d'usagers des transports ferroviaires protestent contre la région. On parlait de la gestion calamiteuse au plan budgétaire. Donc je prendrai ma part pour que nous gagnions cette région. L'UMP peut et va gagner cette région.

54:49
Locuteur

Nous allons

54:50
David Rachline

choisir notre candidat au début du mois d'avril. Et ce candidat sera celui qui sera soutenu par toute notre famille politique.

54:58
Présentateur

– Donc

54:58
Locuteur

ça

54:58
Présentateur

peut être vous, si on est entre les lignes. – Ça sera le meilleur. – Merci beaucoup à tous les trois d'avoir participé à ce

55:04
Locuteur

débat.

55:04
Présentateur

Merci pour la qualité des arguments que vous avez exposés. On se retrouve, nous, tout au long de la campagne et évidemment tout au long des élections avec une grande soirée en direct de la Villa Masséna ce dimanche pour le premier tour. Nos invités, nos experts seront la réaction politique à partir de 19h50 sur Azure TV. Olivier, vous serez avec moi.

55:24
Locuteur

– Avec plaisir Nicolas.

55:24
Présentateur

– On espère que vous serez au rendez-vous 4h de direct sans décrochage, uniquement concentré sur la Côte d'Azur, le Var et les Alpes-Maritimes. Soyez au rendez-vous dimanche à partir de 19h50. Merci à vous de nous avoir suivis. Merci à toutes les équipes techniques emmenées ce soir par Sébastien Lyotard ici depuis l'hémicycle du Conseil Général. Et à dimanche.

55:43
Locuteur

– Sous-titrage Société Radio-Canada