David Rachline en débat sur AZUR TV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 55 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:58OuverteRéponse directe
Quelles sont vos ambitions pour ces élections départementales ?
- 3:39RelanceRéponse partielle
Les électeurs n'ont rien à faire de ces départementales ?
- 4:11OuverteRéponse directe
Les électeurs savent-ils de quoi on leur parle ?
- 5:20RelanceRéponse directe
Ces critiques vous sont adressées aussi, Xavier Garcia ?
- 5:38OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez envie de répondre et sur ces objectifs pour votre camp ?
- 7:42FerméeRéponse directe
La bataille va être compliquée dans ce département, vous en avez conscience ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:20Invité politiqueFait
« La date des élections a été changée à plusieurs reprises. Le mode de scrutin a été modifié. »
- 6:49InvitéChiffre
« On a vu les chiffres du chômage le mois dernier. »
- 7:20InvitéChiffre
« 600 milliards d'euros d'endettement en plus, sous l'ère Nicolas Sarkozy. »
- 13:22Invité politiqueFait
« La sortie de l'euro, ça veut dire demain le retour au franc, ça veut dire la dévaluation immédiate du franc, ça veut dire que la dette qui est aujourd'hui libellée en euros augmenterait de 40 ou 50%. »
- 13:41Invité politiquePromesse
« Augmenter le SMIC à 1 500 euros. La retraite à 60 ans, alors que dans deux ans, on ne pourra plus payer les retraites. »
- 29:33InvitéChiffre
« Pourquoi n'ont-ils pas supprimé l'aide médicale d'État qui coûte 1 milliard d'euros par an à nos compatriotes et qui permet aux clandestins d'être soignés gratuitement sur le dos des contribuables français ? »
- 30:10InvitéChiffre
« Plus de 700 millions d'euros d'endettement dans le Var. »
- 33:26InvitéChiffre
« On paye 500 000 euros environ de pénalité, parce que les factures ne sont pas payées à temps. »
- 35:32Invité politiqueChiffre
« L'État nous doit aujourd'hui 130 millions d'euros de compensation sur les allocations RSA, l'APA, la prestation de compensation du handicap dont il ne paie pas les factures. »
- 35:21Invité politiqueChiffre
« une péréquation décidée par votre gouvernement qui nous a prélevés en deux ans 110 millions d'euros sur les droits de mutation. »
- 35:32Invité politiqueChiffre
« L'État nous doit aujourd'hui 130 millions d'euros de compensation sur les allocations RSA, l'APA, la prestation de compensation du handicap dont il ne paie pas les factures. »
- 35:52Invité politiqueChiffre
« ,04% des factures que nous payons. »
- 42:14Invité politiqueFait
« la Cour des comptes a souligné que ce sont les intercommunalités qui ont créé le plus de fonctionnaires depuis 2002. »
- 43:29Invité politiqueFait
« Nous avons, depuis 2009, diminué nos dépenses de fonctionnement. »
- 43:48Invité politiqueFait
« Cette réforme territoriale, elle fait quoi ? Elle a supprimé les cantons ruraux. »
- 45:04Invité politiqueFait
« Il y avait eu une réforme intéressante portée par Nicolas Sarkozy. C'était le conseiller territorial, un élu ancré dans le territoire. »
- 48:23InvitéFait
« toutes ces politiques catastrophiques qui sont menées, la disparition des services publics, l'augmentation des impôts, l'augmentation des communautarismes, l'islamisation de notre société, l'immigration massive et incontrôlée »
- 52:56Invité politiqueFait
« notre formation politique, ma famille, l'UMP, a eu une attitude très claire, approuvée à la majorité du bureau politique, ni Front national, ni Parti socialiste, ni Parti socialiste, ni Front national. »
- 53:55Invité politiqueFait
« le Front national et le Parti socialiste sont associés dans la même impasse pour notre pays. »
Temps de parole
- David Rachline32 %
- Invité25 %
- Invité 219 %
- Présentateur13 %
- ?7 %
- Invité 34 %
≈ 27,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir
à tous et bienvenue sur Azure TV pour ce débat exceptionnel à la veille des élections départementales 2015 du 22 et 29 mars. Débat exceptionnel ici depuis l'hémicycle du Conseil général des Alpes-Maritimes. Nous allons vous présenter tous les enjeux de cette élection, tant au niveau local qu'au niveau national avec trois invités exceptionnels. Mais avant cela, laissez-moi vous présenter mon binôme ce soir qui sera avec nous sur tout ce dispositif des élections départementales. Olivier Biscay, journaliste politique et ancien directeur des rédactions de Nismat.
On va rentrer dans le vif du sujet tout de suite avec d'abord Éric Ciotti, le président du Conseil général des Alpes-Maritimes qui nous accueille ici. Merci beaucoup, vous êtes aussi député UMP des Alpes-Maritimes. Vous allez donc représenter évidemment votre parti. Je précise que vous êtes candidat, évidemment qu'on ne parlera pas de votre canton pour des questions de temps de parole et d'équité politique. On essaiera d'avoir avec vous évidemment les ambitions de voir, avec vous les ambitions de l'UMP et de la majorité ici dans ce département. En face de vous, Xavier Garcia, le premier secrétaire du Parti Socialiste dans les Alpes-Maritimes. Vous êtes également candidat.
Évidemment, même règle qu'avec Éric Ciotti, on ne parlera pas de votre canton. Et puis à votre côté, un varroi que les téléspectateurs d'Azur TV connaissent bien, David Racheline, le sénateur maire de Fréjus qui lui n'est pas candidat. Donc pas de problème de ce côté-là. Messieurs, je l'ai dit, on va voir avec vous les enjeux de ce scrutin dans notre région. Évidemment, on va parler du national. Et puis on terminera par une petite partie dans ce débat consacré aux élections régionales parce qu'on essaiera de comprendre avec vous si ce sont des premières photographies qui vont sortir de ce scrutin dimanche, donc 22 mars et dimanche 29 mars. Première question, donc sur ces enjeux locaux.
Je vais commencer avec vous, Éric Ciotti. La droite sur la Côte d'Azur a l'habitude d'être majoritaire, voire hégémonique. Quelles sont, tout simplement, c'est une question simple, vos ambitions sur ce scrutin si particulier dont on détaillera les particularités aussi dans ce débat ?
L'objectif est assez simple, c'est que la majorité reste la majorité, que la droite républicaine qui préside ce département, l'UMP, l'UDI, les diverses droites, puissent continuer la politique qui est largement soutenue par les habitants de notre département dans cet hémicycle départemental qui vous accueille aujourd'hui.
L
'autre objectif, c'est très clairement de faire reculer les représentants de ce gouvernement qui abîme la France. Il y en a encore huit dans le département des Alpes-Maritimes. J'espère qu'il n'y en aura plus aucun dimanche prochain. C'est aussi un enjeu, faire en sorte que depuis les Alpes-Maritimes, comme partout en France, les électeurs, les Français, adressent ce carton rouge qui va signifier que le gouvernement socialiste actuel approche du terme de son bail qui va arriver au plus tard en 2017. C'est une élection aussi pour dire au gouvernement que ce qu'il a fait à l'endroit de notre pays, un gouvernement qui a abîmé la France, eh bien aujourd'hui, il doit en payer le prix.
Et les électeurs doivent, en allant voter dimanche, sanctionner fortement, lourdement ce gouvernement.
Pour
gagner, il faut mobiliser, sauf que les électeurs n
'en
ont rien à faire de ces départementales. Et dans votre propre électorat, c'est difficile quand même de convaincre.
Ce n
'est
pas ce que je constate. Sur le terrain, nous menons une campagne active dans les 27 cantons de ce département. Et partout, il y a dans nos réunions beaucoup de monde. partout, donc je note un décalage entre ce que peuvent dire les sondages, les commentateurs et la mobilisation de notre électorat. En tout cas, je sens une mobilisation forte de ceux qui veulent adresser ce carton rouge, je le redis, au gouvernement actuel.
Alors il
y
a le carton rouge, mais il y
a
quand même les enjeux des départementales.
On
va y revenir certainement. Mais est-ce que vous avez le sentiment que dans l'électorat, sur le terrain, les gens savent de quoi on leur parle
?
Ce qui est clair, c'est que le gouvernement a tout fait pour que personne n'y comprenne rien. On ne connaît pas les compétences. La date des élections a été changée à plusieurs reprises. Le mode de scrutin a été modifié. En même temps, on a eu le discours ahurissant, complètement cacophonique de Valls et de Hollande. Un jour, on supprime les départements. Le lendemain, on les dévitalise. Le surlendemain, ils sont formidables. Et maintenant, on retrouve nos compétences. Donc, je me mets à la place de l'électeur. C'est vrai que tout a été fait pour brouiller les cartes. Mais malgré cela, je suis convaincu qu'il y a deux sentiments qui vont dominer.
L'attachement historique au département, qui est la cellule de base de la démocratie locale avec la commune. Moi, je suis viscéralement attaché à ce couple commune-département parce qu'il est moteur de la République depuis des siècles. Et donc, il y a cet attachement identitaire au département et il y a en même temps ce sentiment de sanctions fortes, nécessaires, indispensables du gouvernement.
Xavier
Garcia, vous entendez Éric Ciotti. Ces critiques vous sont adressées aussi puisque vous êtes le représentant du Parti Socialiste ici. Est-ce que vous avez envie de répondre tout d'abord et ensuite sur ces objectifs aussi pour les candidats qui représentent votre camp dans les Alpes-Maritimes ?
J'ai envie de répondre sur les élections départementales puisque Éric Ciotti, et on le comprend stratégiquement, a envie de nationaliser ce scrutin pour en faire un test pour le gouvernement. Ça l'est, il faut l'assumer parce que toutes les élections intermédiaires ont une signification nationale. Mais je voudrais qu
'il
nous parle aussi de son bilan au Conseil général. Et l'un des enjeux, ce sera le contrôle de l'opposition dans ce département face à une MMP qui, vous le rappelez, est hégémonique.
Et
nous avons besoin d'une opposition pour dénoncer la gestion, pour contrôler les finances du Conseil général qui sont en piteux état. On l'a vu encore dernièrement dans les classements qui ont été publiés. Et donc, il y a des enjeux départementaux. Et M. Ciotti ne peut pas se défiler sans cesse sur la politique nationale. Alors, vous parlez d'hégémonie, mais ce sont les électeurs qui votent et qui choisissent. Qu'est-ce que vous leur dites à ces électeurs de gauche qui ne croient plus en vous
? –
Bien, tout ce qu'on rencontre, on arrive à les rattraper sur des problématiques locales. Et puis, on explique aussi la politique du gouvernement parce que ce n'est pas toujours clair. Il
y
a une déception qui est exprimée, en particulier dans les quartiers populaires. Je ne vais pas le nier. Parce qu'on aurait voulu des résultats plus vite. Mais les résultats déjà commencent à arriver. On a vu les chiffres du chômage le mois dernier. Et puis, surtout, on a mené une politique de longue haleine. Et ce n
'est
pas habituel dans l'électorat de gauche. On avait l'habitude dans ce pays, la gauche,
d
'arriver aux responsabilités. Et puis, de délier des acquis sociaux, les 35 heures, les 39 heures en 1981, la cinquième semaine de congés payés. Et puis après, au bout de deux ans, de rentrer dans une logique gestionnaire. Le choix de François Hollande a été inverse cette fois. C'est d'abord de récupérer une situation qui était calamiteuse. 600 milliards d'euros d'endettement en plus, sous l'ère Nicolas Sarkozy. Donc, de rétablir nos finances publiques, pour ne pas être à la merci des marchés financiers. Et pour ensuite, nous donner des marges de manœuvre. Nous commençons de nouveau à avoir des marges de manœuvre. L'économie repart.
Et
cette stratégie, à l'inverse, va peut-être permettre à la gauche de gouverner deux fois d'affilée dans ce pays. Ce qui n'est jamais arrivé dans notre histoire.
Mais dans ce département, et sur la Côte d'Azur, la bataille va être compliquée. Il y a déjà très peu de représentants de la gauche dans les deux assemblées. D'ailleurs, on va venir au Var avec David Rachid dans quelques secondes. Là, clairement, le risque, c'est qu'il n'y ait plus de conseillers généraux, conseillers départementaux, comme il faudra les appeler, de gauche. Vous en avez conscience de ça, que c
'est
le risque ?
J'en ai conscience, mais nous avons un avantage dans ce département par rapport aux autres. C'est que nous avons l'habitude des combats difficiles. Face à, effectivement, une UMP qui, vous le disiez, est largement hégémonique. Face à un Front national qui, historiquement, est plus fort qu'ailleurs. Et donc, tout l'enjeu pour nous sera le premier tour. C'est pour nos candidats d'être au second tour. On a souvent raté, d'ailleurs, des victoires dans des cantons. Je pense à Dominique Bois-Mottard en 2011 ou à Claude Geoffray, qui ont raté le second tour pour quelques voix, alors qu'ils auraient sans doute gagné au second tour, de par les divisions de la gauche.
C'est pour ça que j'ai fait le rassemblement autour du Parti Socialiste, avec Europe Écologie Les Verts. C'est un des seuls départements de France où on y est arrivé, avec les radicaux de gauche, avec qui l'histoire est tourmentée, dans ce département entre les socialistes et les radicaux de gauche, avec le MRC, avec le Front démocrate. Donc, nous avons bâti un large rassemblement, et c'est la condition sine qua non pour obtenir des succès dimanche prochain, et
pour avoir le maximum
de second tour. Le caillou dans la chaussure, c'est quand même le Front de Gauche, qui n'est pas à vos côtés, et donc vous partez divisé au premier tour. C'est un caillou dans leurs chaussures à eux, parce qu'ils n'ont pas rejoint ce rassemblement, ils sont tous seuls. D'ailleurs, ce n'est même pas le Front de Gauche, c'est le Parti Communiste, puisque nous soutenons une candidate du Parti de Gauche à Vence, c'est Nathalie Grilli, qui est avec le candidat écologiste Fabrizio Bianconi.
Donc, c'est le Parti Communiste, qui est dans une stratégie d'isolation, et une stratégie suicidaire pour lui-même, parce qu'il a des conseillers généraux sortants, Jacques-Victor, Francis Tuziag, et ces candidats vont être en mauvaise posture ou leur successeur.
Alors, je précise que dans quelques secondes, après les questions sur le Var à David Rachline, on va vous proposer des thèmes sur le social, notamment sur la gestion, pour confronter aussi vos idées sur la gestion d'un département et votre vision du territoire. David Rachline, dans le Var, on parle beaucoup du Front National, parce que plusieurs communes sont tombées dans l'escarcelle du parti de Marine Le Pen au dernier municipal, dont la vôtre. Alors, je sais que les observateurs divergent. Pour vous, est-ce qu'il y a possibilité de prendre le conseil général du Var ?
Nous
ne savons pas si nous pourrons gagner un conseil général. Nous partons avec un conseil général sortant. Notre ambition est évidemment de multiplier le nombre de conseillers généraux. et c'est vrai que ce serait un événement fort de pouvoir démontrer que nous sommes capables non seulement de gérer des collectivités territoriales, comme nous sommes en train de le faire dans les communes que nous gérons aujourd'hui, mais encore que nous sommes capables de le faire mieux que les autres. Et ça, je crois que c'est un vrai défi. Et j'espère que les électeurs nous offriront l'opportunité de démontrer cela. Mieux que les autres, ça, c'est du marketing ? Non,
non,
ce n
'est
pas du marketing. C'est la réalité concrète, la preuve d'ailleurs avec ce sondage qui est sorti. 73% des Français qui sont satisfaits de vivre avec des maires fonds nationales, soit 10 points de plus que les maires de l'UMPS. Nous démontrons que la hausse des impôts n'est pas inéluctable. Nous démontrons que la hausse de l'insécurité, nous pouvons y mettre un terme. Nous démontrons par notre action que nous sommes capables, encore une fois, de gérer des collectivités territoriales,
mais
mieux que les autres. Et j'espère, encore une fois, que nous pourrons le faire aussi au niveau départemental.
Alors,
sans parler de la présidence du Conseil Général du Var, combien de cantons avez-vous pour objectif de prendre, à la droite ou à la gauche ? Est-ce que vous avez déjà... Ça serait un succès si vous obteniez combien de cantons
?
Le maximum. Oui, d'accord, mais
combien ? Notre objectif, je ne peux pas vous dire, nous n'avons pas fait de
calculs
comme cela.
Tous les partis politiques font ça. Non,
non,
nous non, en l'occurrence. En tout cas, l'objectif, si vous voulez, c
'est
de tout changer. C'est de faire en sorte que, réellement, nous puissions démontrer qu'une alternative existe. Parce que nous avons bien vu dans quel état... Nous voyons bien dans quel état sont les communes que l'UMPS gère. Nous voyons bien dans quel état sont les départements que l'UMPS gère. Nous voyons bien l'état des régions. Nous voyons l'état de notre pays dans un état catastrophique aujourd'hui. Je crois que le seul recours, la seule alternative véritable, c'est évidemment de tout changer. Et c'est le Front National qui pourra faire cela.
Éric Ciotti, vous avez déclaré dans Nice ce matin que le Front National serait catastrophique.
Bien
sûr.
Il
y a deux impasses, d'ailleurs, elles sont associées aujourd'hui face à moi. C'est l'impasse de ceux qui nous gouvernent. Mais il y a un impasse qui serait tout aussi dramatique pour notre pays. C'est celle du Front National.
Le
Front National prospère sur les décombres qu'a engendré le Parti Socialiste
aujourd
'hui du fait de sa politique économique et sociale, de sa politique sur l'immigration, de sa politique sur la sécurité. Le Front National, dans l'histoire contemporaine, n'a progressé que lorsque le Parti Socialiste était au pouvoir. C'est une créature, je l'ai dit, adultérine de François Mitterrand.
Le
Front
National arrive
grâce
à François Mitterrand. Le 21 avril 2002, c'est cinq ans de Jospin qui sont sanctionnés, où le premier ministre socialiste n'arrive pas à être au second tour. Et aujourd'hui, il y a cette poussée du Front National du fait des conséquences de la politique d'Hollande. Donc je mets en garde les Français qui sont en colère, et ils ont raison de l'être, qui sont angoissés, et ils ont raison de l'être, sur cette illusion que serait le Front National. Je mets en garde aussi par rapport au projet du Front National, qui est à la lettre près, à la virgule près, le même que celui de M. Mélenchon, et qui aurait naturellement les mêmes
conséquences. Sur quel point, par exemple
? La sortie de l'euro, ça veut dire demain le retour au franc, ça veut dire la dévaluation immédiate du franc, ça veut dire que la dette qui est aujourd'hui libellée en euros augmenterait de 40 ou 50%, que le service de la dette également, que les déficits se creuseraient, et qu'on serait en quelques jours dans une situation insoutenable. Augmenter le SMIC à 1 500 euros. La retraite à 60 ans, alors que dans deux ans, on ne pourra plus payer les retraites, c'est totalement irresponsable. C'est une politique de gribouille. On voit ce à quoi ça conduit en Grèce, d'ailleurs. Et Mme Le Pen, et M. Mélenchon,
associés,
ce sont un duo complice. C'est le FNG, on pourrait dire. On entend ce slogan en permanence, UMPS, qui est absurde, qui est ridicule. Mais en même temps, regardez ce qui s'est passé en Grèce. La démagogie, où elle conduit
ce pays. – Nicolas Sarkozy a la choisie, FNPS, celui
-là.
– Où elle
conduit ce pays. Et je dis aussi aux électeurs, regardez la Grèce, les complices de Mme Le Pen, les amis Syriza de Mme Le Pen, qui menacent de faire envahir l'Europe par des migrants irréguliers. Voilà, c'est ça l'illusion. Je dis aux Français, faites attention au slogan. La seule alternance crédible entre ces deux impasses, ces deux illusions, c'est celle de la droite républicaine. C'est nous qui portons la responsabilité, demain, de l'alternance. Personne d'autre. – Et
vous
accusez
Eric Chuty, le
Parti Socialiste. Vous pouvez campagner que la droite, depuis quelques mois, ne montre pas son meilleur visage, sa meilleure crédibilité. Vous ne
pouvez
pas dire autre chose, quand même.
–
Je crois que cette crédibilité, elle est de retour. Et nous le démontrerons, Olivier Biscay, dès dimanche. Moi, je fais le pari qu'au soir du 29 mars et le 2 avril au matin, la droite républicaine, dans ce pays, dirigera plus de 80 départements. Et nous démontrerons par là même que l'espérance de l'alternance, eh bien, c'est la droite républicaine qui la porte. Et Nicolas Sarkozy, aujourd'hui, est en train de reconstruire une famille politique forte, crédible. Crédible, c'est l'essentiel pour proposer cette alternance.
– Alors, messieurs, beaucoup de choses. On va revenir sur ce qu'a dit Eric Chuty. Vous avez du retard, tous les deux, sur le temps de parole. On va commencer avec vous, David Racheline. Programme irréaliste.
–
Vous savez, je comprends l'inquiétude de l'UMP et les sondages démontrent que les Français sont en phase avec Marine Le Pen, avec les propositions du Front National.
Le
problème de l'UMP,
c
'est qu'une fois aux responsabilités, et nous le voyons, y compris au niveau local, parce que moi,
j
'aimerais qu
'on
parle de ces élections départementales,
et
l'UMPS évite ce sujet, alors qu'en réalité, ils ont un bilan absolument catastrophique. La réalité quand même, y compris au niveau national, c'est qu'une fois aux responsabilités, ils appliquent strictement la même politique. C'est ce pourquoi les Français se dirigent vers une véritable alternative
sur
l'immigration. Il y avait davantage sous le mandat de Nicolas Sarkozy d'immigrés qui rentraient sur le territoire national que sous Lionel Jospin. Sur l'Union européenne, ils sont en phase. Ils ont bafoué le référendum de 2005, alors que les Français l'avaient refusé. Surtout les sujets sur la fiscalité,
ce sont des augmentations massives des impôts. Mais
sur le social, si on prend l'exemple du RSA, la droite a une position, la gauche en a une autre, et vous-même, c'est totalement différent. Donc on ne peut pas quand même considérer que le PS et l'UMP mènent la même politique sur des sujets sociaux, par
exemple. Si, je
le dis, y compris au niveau départemental et en matière de RSA, par exemple, la droite et la gauche appliquent la
même politique. Vous prenez
le département du Var, qu
'est
-ce que vous faites sur le RSA ? Qu
'est-ce que vous décidez
? On fera plein de choses, et si vous souhaitez, on va y venir. Mais ce que je veux dire,
et je pense que... On y fait un peu de suite, parce que
la question est
posée. Je pense,
sur le RSA, je pense qu'il faut, si vous voulez que je réponde maintenant, il faut évidemment contrôler davantage. Aujourd'hui, il n
'y
a pas suffisamment de contrôle, et on voit bien que c'est une attitude un petit peu irresponsable de la part de l'UMP et du PS, d'avoir surendetté les départements, d'avoir dilapidé l'argent de nos compatriotes, d'avoir augmenté massivement les impôts. Cette politique-là n'est pas indéfinie. On peut changer les choses véritablement. Faut-il encore que les Français s'en donnent les moyens, et je crois que les départementales sont une occasion pour les Français, non seulement de dire non à la gauche ou au Parti Socialiste, à cause de leur absence de résultats, mais encore de dire à l'UMP qu'ils n'ont jamais réussi à faire mieux que le PS.
Xavier
Garcia, vous avez entendu Eric Ciotti dire que finalement vous étiez les catalyseurs du Front National. Vous avez réagi. Je suppose que vous n'êtes pas d'accord avec cette analyse
?
Non, absolument pas. Le Front National se nourrit de ce type de discours politicien que vient de nous tenir Eric Ciotti, qui se défausse complètement de ses responsabilités. Bien sûr, et moi je ne
me
défausse pas de la responsabilité de mon parti dans la montée du Front National. J'en veux beaucoup à la génération précédente, des années 80-90, qui a pu faire des petits calculs à la petite semaine, comme ça, sur le Front National. Je pense aux législatives de 1986. Bien sûr que ça a changé aujourd'hui, parce que nous sommes nous-mêmes menacés, nous ne sommes pas des imbéciles, nous voyons bien que nous sommes menacés, notre présence au second tour est menacée par le Front National, donc nous n'allons pas favoriser le Front National pour nous éliminer nous-mêmes. Donc le discours d'Eric Ciotti ne tient plus. J'en veux aussi aux dirigeants de mon parti, qui,
peut
-être pour ne pas stigmatiser certaines populations, n'ont pas dit la vérité en termes de la laïcité. On a rendu la laïcité, qui était la valeur de gauche, qui doit toujours être la valeur de gauche, au Front National, qui a été créé par des intégristes catholiques qui sont toujours présents dans ce parti. Donc c'est quand même un comble. Mais l'UMP ne peut pas se défausser de sa responsabilité. Si aujourd'hui le Front National en est là, c'est aussi parce que l'opposition est en dessous de tout, qu'elle est tiraillée en son sein entre les tenants du Nini, les tenants du vote républicain, on ne sait plus où on en est.
Elle a laissé un spectacle pitoyable entre Fillon et Copé pendant des mois. On n'a parlé que de ça et pas du tout de leur proposition. – Dans le département, elle est unie, elle est aux affaires depuis un moment
et
elle semble
structurée. – Eric
Ciotti parlait de la responsabilité du gouvernement et des socialistes. Ici, localement, c
'est
l'UMP qui gouverne, donc on pourrait gloser sur leur propre responsabilité. Mais je rappelle à Eric Ciotti aussi qui dit tout simplement un mensonge que le Front National prospère quand le gouvernement socialiste est aux affaires. Marine Le Pen a réalisé son meilleur score, historiquement le meilleur score du Front National en 2012, après 5 ans de sarkozisme, après 5 ans de doctrine de Patrick Buisson, qui était le gourou d'extrême droite de Nicolas Sarkozy, qui a mené une politique très à droite avec
le
discours de Grenoble. Et qu'est-ce que ça a donné ? Ça a légitimé le discours Front National.
– Est-ce que l'autocritique n'est pas tardivement que vous avez garanti à votre
autocritique
?
– Moi, je suis jeune en responsabilité, je suis premier secrétaire depuis 3
mois. – D'accord,
mais vous êtes militant depuis longtemps, vous étiez aux
côtés
de
Patrick Almond, donc est-ce que ça n'est pas tardivement ? – Je n'ai aucun
problème pour faire l'autocritique du Parti Socialiste, mais que l'UMP fasse la sienne et ne se défausse pas sans cesse
sur le Parti Socialiste. – Donc vous savez déjà que vous perdrez dimanche
en fait ? –
Je n'ai pas d'histoire, il n'y a aucun combat
qui est perdu d'avance et moi je suis debout tous les matins à 6h pour aller faire campagne et je peux vous dire que je ne pars pas perdant et aucun candidat socialiste ne doit partir perdant mais lorsqu'il y a des mensonges qui sont proférés comme ça, on ne peut pas les laisser passer et l'UMP doit assumer ses responsabilités parce qu'elle a légitimisé le discours du Front National en faisant sauter les digues et d'ailleurs Éric Ciotti nous renvoyait doigt à dos, il disait que la politique du PS était aussi catastrophique que celle du FN, il y
a
quand même une différence, cette différence c'est la République.
–
Alors on va essayer d'avancer sur des thèmes très concrets maintenant pour ces départementales messieurs, on a déjà parlé un petit peu du social avec le RSA, avec David Rachline, je vais vous poser la question à vous Éric Ciotti puis on viendra vers vous ensuite Xavier Garcia et on
vous
repassera la parole ensuite David Rachline. Le RSA, David Rachline disait qu'il fallait contrôler la fraude, vous avez lancé une grande campagne sur le sujet, voilà dans votre
dernier mandat. – C'est une campagne, c'est une
action.
– C'est une action, oui, je disais campagne, c'était une campagne d'action, tout à fait.
Est-ce qu'il faut aller plus loin ? – Pas
du tout.
–
Est-ce qu'il faut aller plus loin ?
–
On a été le premier département de France, donc quand j'entends M. Rachline, je dis qu'il devrait regarder ce qu'on a fait dans les Alpes-Maritimes avant de juger. On a été le premier département de France en 2011, après ma réélection en 2011, à créer une brigade de lutte contre la fraude sociale. Il y a aujourd'hui 12 agents au Conseil Général dont la seule mission est de traquer la fraude sociale. Nous avons, avec cette action, radié 8000 personnes du RSA qui n'avaient ni droit ni titre pour en bénéficier, contre l'opposition d'ailleurs, je le souligne, des élus communistes et socialistes dans cet hémicycle, qui se sont opposés à ces politiques.
Nous avons déposé 200 plaintes, et je salue l'action de la justice qui nous a suivis puisqu'il y a déjà eu 100 condamnations. Nous avons mis en place des amendes administratives parce que je considère que ce modèle social qui est le nôtre, qui est très généreux et qui légitimement doit accompagner ceux qui sont dans la détresse. Mais la détresse passagère ne doit pas se confondre avec l'assistanat à vie. Donc je le dis, aujourd'hui, il faut lutter contre la fraude. La fraude sociale, c'est du vol parce que les allocations, n'oublions jamais qu'elles proviennent des cotisations, de ceux qui travaillent, qui travaillent dur.
On voit aujourd'hui le hold-up du RSI sur les artisans, sur les commerçants. Donc tout ça, il faut le prendre en compte. Les gens qui payent des impôts, qui ont été augmentés de 90 milliards d'euros par les amis de M. Garcia, par les socialistes qui nous gouvernent. Impôts et charges depuis mai 2012, 90 milliards d'euros de plus, 5 à 3, 53 impôts et taxes de plus. Donc aujourd'hui, les Français n'en peuvent plus et les allocations qui sont versées, qui viennent du fruit de ce travail, de ces impôts, doivent aller vers ceux qui en remplissent les conditions. Demain, je dis, oui, il faudra aller plus loin, mais ça ne sera pas du domaine du Conseil général. Je rappelle à M.
Racline qu'il n'y a aucune marge de manœuvre à part lutter contre la fraude. Le RSA est fixé par la loi et malheureusement, il n'y a pas de marge de manœuvre pour
les conseils généraux. Bien sûr, d'abord,
je dis qu'une collectivité,
elle
doit être maître de ses politiques. On n'est pas là pour être un guichet social de l'État. Donc on doit placer des conditions. Et moi, je dis, et on l'avait lancé avec Laurent Wauquiez sous le précédent gouvernement, la contrepartie du RSA, ça doit être un travail d'intérêt général pour la collectivité. Personne ne doit recevoir une allocation sans fournir une compensation à la collectivité. Vous auriez dû le faire
quand vous étiez au pouvoir
? Nous l'avions lancé ici au Conseil général, c'était une expérimentation. Nicolas Sarkozy était
président de la République
? Oui, absolument, il y avait 10 départements en France, Nicolas Sarkozy l'avait souhaité. Bien entendu, il aurait fallu le généraliser, ça aurait été fait si vous n'aviez pas soutenu l'élection de M. Hollande, M. Racline. Je le précise, parce
que là
aussi, vous êtes associé finalement,
c'est
bien. Vous avez souhaité l'élection de M. Hollande. Pourquoi ? Parce que vous imaginez ce qui allait se passer. Il ne fallait pas être devin. M. Hollande a mis la France à genoux, en ruine, et vous faites votre miel du malheur de la France. Mais vous avez, il
faut que les électeurs
le sachent, vous avez soutenu M. Hollande. Et je dis aux électeurs, regardez ce qui s'est passé dans le doux. Les voix qui se sont portées sur le Front National, elles ont permis l'élection du socialiste. Pareil pour M. Hollande. Donc, le seul vote utile pour redresser le pays, c'est celui de la droite républicaine.
Xavier Garcia, sur cette question du social, parce que ce sont des élections locales, et c'est vrai que ça intéresse aussi les téléspectateurs, le RSA, Eric Ciotti prônent donc une réforme qui ne sera pas faite ici. Est-ce que, admettons demain, vous prenez le Conseil général des Alpes-Maritimes, vous poursuivez cette chasse à la fraude, et vous militerez pour une réforme du RSA ?
Je
vais vous surprendre, sans doute, mais oui, moi je suis pour chasser les fraudeurs, simplement parce qu'ils délégitiment le système, ils laissent la place au discours qui vient d'être tenu sur l'assistanat, et alors que de nombreux concitoyens, dans cette période difficile, ont besoin du RSA, c'est un parapluie social pour de nombreuses familles, pour de nombreuses mères célibataires. Donc le RSA est un socle sur lequel il ne faut pas revenir, et la fraude est une atteinte à ce socle. Cela dit, si nos élus se sont opposés à la politique du Conseil général sur le RSA, parce que le Conseil général ne va pas assez loin dans le volet insertion du RSA.
Si le RSA a été voulu, d'ailleurs par la gauche et par la droite, c'est pour favoriser l'insertion. Le RMI ne ramenait pas assez vers l'emploi. Et il n
'y
a pas assez de choses qui sont faites, notamment pour informer
ceux
qui ont droit au RSA, notamment des agriculteurs. Il n
'y a
pas de politique d'information qui est faite pour que les gens qui ont droit au RSA, qui sont plus nombreux que les fraudeurs, et qui ne prétendent pas parce qu
'ils
ne sont pas informés par le Conseil général. La question de la contrepartie, vous la comprenez, qui est mise en avant par Éric Ciotti ? Je touche une allocation et j
'ai une contrepartie ? La contrepartie,
ça veut dire que c'est du travail. Donc que le Conseil général crée des emplois, ça ne veut rien dire. Donner une contrepartie contre le RSA, ça veut dire qu'on crée du travail, et à ce moment-là, j'y suis favorable. Et c'est l'esprit du RSA,
d'ailleurs, de ramener
les bénéficiaires du RSA vers l'emploi. Donc que le Conseil général fasse son travail en matière d'insertion et de raccompagnement vers l'emploi. Or, les budgets des associations, des structures qui œuvrent en faveur de l'insertion des bénéficiaires du RSA, voient leur budget sabré par le Conseil général. Donc il faut avoir un peu de cohérence dans le discours. Lorsqu'on parle de contrepartie, la contrepartie, c
'est
l'emploi, elle est prévue par la loi, mais le Conseil général ne va pas suffisamment loin et sabre les budgets.
– Une réponse pour
Dérick Chautier et après David Racheline
qui a du retard.
– On voit quand même votre logique intellectuelle, ce sont les associations qui créent l'emploi. Selon vous, moi je dis que ce sont les entreprises et personne de l'autre qui crée l'emploi.
– Mais vous savez très bien que c'est l
'association qui
raccompagne les
bénéficiaires
du RSA, vous les subventionnez.
–
Ce n'est pas l'État,
ce n'est pas les collectivités locales. Je souligne qu'on a 500 fonctionnaires de moins au Conseil général depuis que je suis président. Et c'est une fierté pour moi parce que c'est le gage de la bonne gestion qui nous a évité d'augmenter les impôts.
Ce n'est ni les collectivités
locales, on a vu la gabegie de l'augmentation des effectifs des collectivités locales. Notamment M. Vauzel, quand il a été élu, 1000 fonctionnaires, aujourd'hui 5000, c'est de la folie. –
Mais c'est parce que les tos sont été transférés, soyez sérieux M. Chautier, vous savez très bien. – Non,
les associations ne créent pas d'emploi, ne peuvent pas créer d'emploi. C'est l'entreprise qui peut créer de
l
'emploi. Les artisans, les commerçants, les chefs d'entreprise, les professions libérales, ceux qui ont une activité concrète, réelle, qui ne sont pas financées par l'État ou par l'impôt, comprenez ça pour diminuer leurs charges et pour leur
foutre la paix, pour les laisser travailler. – Juste
une seconde, parce qu'on ne peut pas
laisser dire de telle énormité. Lorsque je
parlais des associations, ce sont évidemment les structures telles qu'ALC, que vous connaissez très bien,
que
vous financez, qui accompagnent les bénéficiaires vers des emplois dans les entreprises, pas des emplois associatifs. Quant au conseil régional, je sais que M. Chautier pense déjà à la campagne du conseil régional, il
est obsédé par cela, il ne
pense même plus à sa réélection comme président du conseil général. S'il y a 5000 employés et qu'il y
en
avait 1000 il y a quelques années, c'est simplement parce que les ouvriers et les techniciens des lycées ont été transférés de l'État
vers
les conseils régionaux. C'est aussi simple que ça. Mais bien sûr que si,
M. Chautier.
– David Racheline, là vous voyez, on est en pleine caricature de l'UMPS.
– L'UMP
et le PS se partagent le pouvoir depuis 40 ans dans notre pays. – Cela dit, ils ne
sont
pas d'accord,
ils
opposent des idées. – Laissez-moi terminer. Le Parti Socialiste, actuellement au pouvoir, actuellement au pouvoir, au gouvernement,
nous
explique qu'il faudrait faire une réforme de RSA. Pourquoi ne la font-ils pas
? M.
Ciotti qui représente l'UMP
avec
Nicolas Sarkozy a eu un mandat de 5 ans.
Pour
faire quoi ? Pourquoi n'ont-ils pas fait ces réformes importantes pour notre pays ? Pourquoi n'ont-ils pas réformé le RSA ? Pourquoi n'ont-ils pas supprimé l'aide médicale d'État qui coûte 1 milliard d'euros par an à nos compatriotes et qui permet aux clandestins d'être soignés gratuitement sur le dos des contribuables français ? Pourquoi n'ont-ils pas fait ces réformes majeures pour notre pays ? Alors, il y a peut-être un microclimat dans les Alpes-Maritimes. Je connais peu ce département, mais parlons une minute du Var. Dans le Var, c'est la gabegie, comme dans tous les départements gérés par l'UMP, peut-être à l'exception des Alpes-Maritimes, je ne le sais pas.
Alors,
admettons,
partout
ailleurs, l'UMP dilapide l'argent des contribuables, augmente massivement l'endettement,
plus
de 700 millions d'euros d'endettement dans le Var, augmente massivement les impôts, ils l'ont fait il
y
a 2 ou 3 ans, ils ont augmenté les impôts et contribuent aux raquettes fiscales organisées par l'UMPS depuis de trop nombreuses années.
Alors, je
ne vois qu'une solution, c'est être à la hauteur de ses responsabilités et une fois au pouvoir, faire ce qui a été annoncé, ce que ne font pas ni l'UMP, ni le Parti
Socialiste, malheureusement. – Si
vous êtes président du Conseil général du Var. – Évidemment, comme nous le faisons dans les
communes de...
Évidemment, pas moi personnellement, en effet, je ne suis pas candidat, mais dans la commune qui est la mienne, je viens de baisser la taxe des ordures ménagères, je le ferai aussi pour les différentes taxes de ma commune. À Hénin-Beaumont, la taxe d'habitation a baissé de manière substantielle. J'ai un tel héritage, moi, à vrai dire, à Fréjus, avec l'UMP qui avait endetté cette ville et qui avait fait de cette ville la cinquième ville la plus endettée de France. Le Conseil général, c'est la même chose. Un endettement record, une collectivité particulièrement
mal gérée... – On est toujours dans
le même panier quand même. Tous les présidents du Conseil général essayent quand même de réduire les
dépenses. – Je ne le crois pas.
Je crois qu
'au contraire... – Il y a des exemples
en France. – Au contraire, malheureusement, l'immense majorité des présidents du Conseil général, parce qu'ils appliquent la même politique, une fois au pouvoir, se comportent de la même manière, sur-endette. Les collectivités communes, départements, régions, États, nous le voyons bien. Sous Nicolas Sarkozy, l'endettement a été record pendant son mandat. Il a endetté l'État dans des proportions extrêmement importantes, comme le fait aujourd'hui le Parti Socialiste. Ils ne sont donc pas de bons gestionnaires. Ils aggravent la situation. Et je crois qu'encore une fois, il faut prendre des mesures fortes, des mesures qui soient responsables.
– Vous réduirez le
nombre de fonctionnaires, comme l'a fait Éric Chotty dans
la même partie. – Évidemment, nous
stabilisons d'abord les effectifs, comme je le fais dans ma commune, pour ensuite les réduire. Bien sûr, je crois que c'est une chose importante qu'il faut faire. Encore une fois, il y a beaucoup à faire en matière de mutualisation.
Il
y a beaucoup à faire en termes de dépenses de fonctionnement pour pouvoir investir sur de véritables projets. Malheureusement, dans le Var, les projets d'investissement sont très peu nombreux. L'investissement est limité à la portion congrue. Et je crois qu'il va falloir changer tout cela. Les Français en ont l'opportunité, les Varrois en particulier, en ont l'opportunité dans les prochains jours.
–
Xavier Garcia, vous voulez répondre à David Racheline sur la gestion des départements ? – Oui, parce qu'effectivement, David Racheline est Varrois. Il ne connaît pas la situation du Conseil général des Alpes-Maritimes. Donc, il donnait un satisfait-cite à Éric Chotty.
–
Tout à fait.
–
Et moi, je
ne donne pas… – Vous avez qui
ne savait pas ?
– En tout cas, je ne donne pas de satisfait-cite à l'UMP. Je reconnais à Éric Chotty, parce qu'il faut être honnête intellectuellement, d'avoir fait un effort de meilleure gestion que son prédécesseur, qui avait eu une gestion calamiteuse. Christian Estrosi, il faut le savoir, entre 2003 et 2008, il était président du Conseil général. Lorsqu'il a trouvé
la
présidence du Conseil général, il y avait 50 millions de dettes. Autant dire quasiment rien à l'échelle d
'un
Conseil général.
Lorsqu
'il en est parti, alors que les droits de mutation immobilier rendaient prospère notre département, il y avait un milliard de dettes. Donc, M. Chotty a récupéré cette situation, qui fait qu'aujourd'hui, on a 25% d'endettements en moyenne que les autres départements. 25% de taux d'imposition supérieur aux autres départements. On est dans le top 10 pour les deux. On paye 500 000 euros
environ
de pénalité, parce que les factures ne sont pas payées à temps. Et on est classé 61e département le mieux
géré de France. C'est un
brevet de bonne gestion, Eric Chiotty. Ce
n'est pas
totalement la faute d'Eric Chiotty. Il a récupéré la situation de son prédécesseur,
Christian Etrosy. Mais il doit en répondre.
Ces chiffres sont faux. Vous évoquez... Ils ont été publiés très
largement
et pas
par le Parti Socialiste, par des gens proches de vous.
Vous évoquez une enquête de BFM qui ne prend pas en compte le fait que nous sommes le seul département de France où existe une métropole depuis le 1er janvier 2012. C'est-à-dire que les comparaisons qui sont faites dans cette enquête ne sont absolument pas pertinentes. Nous avons plus de dépenses de fonctionnement parce que nous avons une dotation qui est transférée à la métropole et nous avons moins de dépenses d'investissement puisque nous n'avons plus le réseau routier sur la moitié du département. Donc...
On peut parler d
'investissement. Oui, mais vous faites référence à cette enquête. Moi, je préfère la Cour des comptes à BFM. Monsieur Garcia, vous vous êtes souvent dans l'approximation. Moi, je suis dans la réalité. La Cour des comptes a souligné que le département des Alpes-Maritimes était un des six départements de France à avoir diminué ses dépenses de fonctionnement, ses dépenses de personnel notamment. Donc, je le souligne, c'est une action que nous avons conduite. Les chiffres que vous avez donnés sur la dette sous la gestion de Christian Estrosi sont faux. Il n'a jamais atteint...
1
milliard.
Depuis 2009, et
nous n'augmenterons pas la fiscalité. Mais pourquoi il y a cette situation ? Vous êtes quand même assez gonflé, si j'ose l'expression de dire cela. Vous nous avez imposé... Et d'ailleurs, c'est la même chose pour le Var, monsieur Racline, qui souligne d'ailleurs la difficulté auxquelles nous sommes confrontés. On a dans le Var et les Alpes-Maritimes une péréquation décidée par votre gouvernement qui nous a prélevés en deux ans 110 millions d'euros sur les droits de mutation. Donc, c'est quand même assez fort de café de dire « Ouh là là, vous êtes en difficulté ! » Mais ces difficultés, c'est vous qui les avez provoquées.
L'État nous doit aujourd'hui 130 millions d'euros de compensation sur les allocations RSA, l'APA, la prestation de compensation du handicap dont il ne paie pas les factures. Vous parliez tout à l'heure de quelques milliers d'euros. C'est totalement démagogique, soi-disant, qu'on devrait. C
'est 0
,04% des factures que nous payons. Et s'il y a du retard, c'est souvent de la faute de l'État. Donc, si vous connaissiez la gestion d'une collectivité locale, vous le sauriez, mais vous n'en avez jamais géré de votre vie.
Heureusement
pour
les habitants des Alpes
-Maritimes. Et je suis convaincu qu'ici, parce qu'il y a une grande lucidité, vous n'en gérerez jamais.
On
avance, on va parler de la réforme territoriale qui fait planer aussi un certain flou sur ces élections qui approchent. On va commencer avec vous, Xavier Garcia.
C
'est vrai qu'on est un petit peu dans l'expectative quant aux compétences du Conseil départemental, des conseils départementaux, comme il faudra les appeler. Comment faire campagne ? Comment donner des garanties aux électeurs dans ces conditions ?
–
Est-ce
que vous la comprenez vous-même, d'ailleurs, la réforme ?
–
Oui, il y a eu
un dialogue qui
n'a pas toujours été très clair parce que le gouvernement a fait le choix du dialogue au Parlement et avec les élus locaux. Et ce dialogue a donné lieu, non pas à la disparition du département, je crois que c'est une solution de sagesse, parce que le département, notamment pour les politiques sociales, est l'échelon de proximité. Mais par contre, il fallait une clarification des compétences parce que, par exemple, sur le développement économique, chacun pouvait mener sa politique, la région, le département, les métropoles et les communes. Donc tout ça, cette clause de compétence générale a été supprimée, c'est une bonne chose.
Et désormais, les conseils généraux vont pouvoir se consacrer à leurs compétences de base, en particulier le social, et c'est une très bonne chose. – Est-ce qu
'on
n'a pas un problème,
vous
avez garçon, dans cette élection ? Les Français vont voter dimanche sans connaître réellement les missions de la prochaine collectivité territoriale. Est-ce que ce n
'est
pas quand même une aberration, en France, de faire campagne sur un sujet dont on n'a ni les connaissances, ni la maîtrise ?
–
Excusez-moi, mais on vient de clarifier les compétences du
conseil généraux. – Parce qu'on pense que les électeurs le savent. – Absolument, oui.
Les collèges vont rester au conseil généraux, c'est très clair. L'action sociale va rester au conseil généraux. Et les routes, lorsqu'il n
'y
a pas de métropole, parce qu'effectivement, lorsque les métropoles sont créées, elles sont tout à fait légitimes à gérer les routes.
–
Pas partout. –
Mais
hormis ça, pour
notre
métropole, c'est déjà le
cas. – Vous qui
faites campagne sur le terrain, il y
a
encore des Français à quelques jours, quelques heures du premier tour, qui ne savent pas de quoi on leur parle, reconnaissez-le quand même. – Mais est-ce que vous croyez, Olivier Biscay, qu'il y a quatre ans, lors des précédentes, les électeurs connaissaient tous les compétences des
conseils généraux, des conseils régionaux ? – Certainement pas, mais tout le monde est allé dans
sa chanson quand même, cette fois. – C'est notre rôle de candidat et d'élu, quand nous le sommes, de faire cette pédagogie auprès des électeurs.
Voilà,
c'est simplement ça, sauf qu'Éric Ciotti choisit de nationaliser le scrutin et de se défausser de ses propres responsabilités en matière de gestion, de se défausser des responsabilités de son précédé cesseur sur l'État, sans cesse. C'est un peu court, lorsqu'on est en responsabilité dans les conseils généraux, il faut l'assumer. – Ne parlez pas que des Alpes-Maritimes.
– David Racheline, vous êtes là aussi pour faire entendre la voix du Var, bien sûr. Éric Ciotti, vous pourrez répondre juste après. Mais sur cette réforme territoriale, sur le flou des compétences, même si on sait que certains girons vont rester dans celui du conseil départemental, c'est vrai que ça doit être un petit peu compliqué sur le terrain. Comment vous avez ressenti cette campagne
? – Ce qui est certain, c'est qu'il est tout à fait extravagant de voir un gouvernement incapable de dire quelles seront les compétences des départements, quelles seront les compétences de ces grandes régions. Ce qui est sûr, en tout cas, parlons du fond de seconde, l'UMP et le PS ont tout fait pour faire disparaître le département. À la demande d'ailleurs de l'Union européenne, qui doit les trouver peut-être trop coûteux, pas suffisamment à leur goût, ces gens de l'Union européenne, non élus, décident systématiquement à la place du peuple français et à la place des gouvernements portant chargés de la politique qu'ils devraient suivre. Alors, ce que nous disons, nous,
c'est
notre attachement au département. Parce qu'en effet, c'est un échelon de proximité qu'ils ont essayé
ensemble
de faire disparaître. Et je crois qu'il est absolument essentiel, au moment où nous allons voter pour ces élections départementales, de rappeler notre attachement à ce département. De manière plus globale, ils ont essayé de faire disparaître ce triptyque, commune, département, nation, État,
par ce
fameux triptyque qui est le leur. Alors, grandes communautés d'agglomérations, ingérables, grandes régions, ingérables aussi, dénuées d'identité, dénuées de proximité, et Union européenne, qui sont les échelons qui manifestement les séduit énormément. Peu
d
'élus de gauche et de droite évoquent la disparition des communes, c'est très rare quand même. Mais quand on aura retiré l'ensemble de leurs prérogatives, elles n'auront plus que le nom de communes, mais en réalité, leurs compétences auront quasiment totalement disparues.
– Mais
est-ce que
vous
êtes favorable à la caméra ?
–
On avance,
on avance. – À ce que les feuilles territoriaques se réduire.
– Malheureusement, alors que les Français sont très attachés à leurs élus, à leurs maires, à leurs départements, malheureusement, l'UMP et le PS ont contribué largement à créer un grand flou institutionnel qui crée de la confusion et qui fait qu'aujourd'hui, en effet, on ne sait même pas quelles seront les compétences, puisque M. Garcia semble nous annoncer cela, mais tout cela n'est pas acté par le gouvernement. Et donc, ce n'est pas une situation responsable.
–
On vient d'avoir une vision passéiste, encore une fois, du Front National et une vision caricaturale. Ce n'est pas l'Union européenne qui demande de supprimer les départements. Absolument pas. C'est la réalité telle qu'on la vit aujourd'hui. C'est-à-dire que nos régions, Provence-Alpes-Côte d'Azur, notamment, Rhône-Alpes, sont dans la concurrence internationale face à des mastodontes comme la Catalogne, la Lombardie, la Bavière. Et donc, elles doivent avoir les moyens et
les compétences. – Surtout face à la
Chine, en l'occurrence.
– Non, mais à l'échelle. – Beaucoup moins face à la Catalogne. – Ne serait-ce qu'à l'échelle européenne. – Si avec ça, ça irait.
–
Et
c'est la même chose pour les métropoles. Nos métropoles sont face à Londres, à Munich, à
Milan. –
Mais on
peut
comprendre
qu'on
perd l'électorat. L'électorat, il ne comprend plus ce qui se passe. – Oui, mais il faut s'adapter avec la modernité. Alors, parce que l'électorat est attaché à son clocher, il faut défendre 36 000 communes qui font tous la même chose et qui gèrent tous leurs propres déchets, par exemple. C'est Jean-Pierre Chevènement qui avait fait cette loi sur l'intercommunalité. Et c'est une bonne loi parce que, autant, moi aussi, je suis attaché aux petites communes, mais on doit mutualiser les compétences pour faire des économies et pour préparer nos métropoles à la concurrence internationale. – Éric Ciotti, sur cette
question. – Je souligne
simplement, à titre anecdotique, pour répondre à M. Garcia,
que
la Cour des comptes a souligné que ce sont les intercommunalités qui ont créé le plus de fonctionnaires depuis 2002. –
Enfin, c'est un peu vous qui avez excès, si vous voulez.
–
Non,
c'était M. Chevènement, M. Garcia,
sur ce coup, il avait raison,
avec Mme Voinet qui avait créé ces structures. Elles étaient censées faire des économies, c'était l'objectif. Et en effet, quand on regroupe, normalement, on doit faire des économies. Si ce n'est qu'à la sortie, on a eu plus de dépenses. – Mais pourquoi
ne pas l'avoir
fait
à la métropole de Scaldeux, par exemple ? –
Pourquoi ne
pas avoir mutualisé à la métropole de Scaldeux ? – Nous avons mutualisé, notamment la direction des transports entre le Conseil général
et la métropole. Mais il faut, moi je ne vais pas vous dire le contraire, il faut que nous allions vers des gestions plus rigoureuses. Parce que les collectivités doivent prendre leur part à la diminution des dépenses publiques. On ne peut pas,
à
vie, contrairement à ce que pense le Front National, en disant aux électeurs, en leur promettant, comme vous l'avez fait, des lendemains qui chantent, qui rêvent, il faut leur dire la vérité. On ne pourra pas vivre à crédit, à vie. Donc à un moment, il faut que chacun prenne sa part de responsabilité. Je l'ai assumé au Conseil général. Nous avons, depuis 2009, diminué nos dépenses de fonctionnement. Alors que vous avez augmenté les charges. Donc il faut qu'il y ait des collectivités mieux gérées. Mais ce n'est pas le problème de la taille. Moi je suis attaché à cette France, des villages et des clochers que vous voulez faire disparaître. Cette réforme territoriale, elle fait quoi ?
Elle a supprimé les cantons ruraux. C'est un coup de canif, je dirais, c'est un coup d'épée dans l'histoire de notre pays. Les départements représentaient à la fois des populations, mais aussi des territoires. Vous êtes
d'accord avec David Rachid ?
Il y a une identité. Je l'ai dit avant lui. Moi je suis attaché à ce couple commune, département. Le Front National n
'a
pas... Ce n'est pas le monopole du Front
National.
Vous
reviendrez sur cette
réforme ? J'ai mes convicts
à droite. En transmettant, reviendrez-vous à Bruxelles ? Mais bien sûr, mais si la droite revient
au
pouvoir, vous reviendrez sur cette réforme ? Mais ce n'est même pas une réforme, c'est n
'importe
quoi.
On fait des régions plus grandes. Elles n'ont pas de compétences nouvelles. Ça sert à quoi ? À Toulouse et à Montpellier, on va avoir deux sièges de région. Déjà, je vois entre l'Auvergne et Rhône-Alpes, ceux qui sont candidats pensent déjà qu'ils vont maintenir les deux sièges. Tout ça, c'est ridicule. Quant au département, on ne sait pas où cela va se terminer. Peut-être qu'après la raclée de dimanche prochain, les socialistes vont avoir encore une nouvelle version. Non, tout ça n'est pas sérieux. Il y avait eu une réforme intéressante portée par Nicolas Sarkozy. C'était le conseiller territorial, un élu ancré dans le territoire. Et moi, je suis attaché au scrutin majoritaire parce
qu'il y a ce lien de proximité
qui siégeait au département, qui siégeait à la région. On avait deux fois moins d'élus, des économies, de la mutualisation, de l'efficacité. Les socialistes ont abrogé cette réforme parce qu'elle avait été portée par Nicolas Sarkozy.
Oui, parce
que là, on a autant d'élus que Xavier Garcia. Plus
!
On a moins de
cantons, mais on aura un peu plus d'élus. Dans les Alpes-Maritimes,
il y aura deux élus de plus. Et en plus, les 2000 conseillers régionaux. Voilà la réalité de
la gabegie socialiste.
Autant d'élus, oui. Plus,
plus ! Mais
déjà, nous avons fait ce mode de scrutin pour la parité. Et les cantons ruraux ne disparaissent pas. C'est vrai qu'il y
en
a moins, mais il y
avait
une inégalité démocratique. Avec M. Ciotti, qui était l'élu de 3000 habitants. Et puis, dans d'autres cantons, on était à 30 000. Donc, il y avait quand même une
inégalité démocratique. Et
un problème de représentation. Aujourd'hui, tout le monde est à 28 ou 30
000 habitants.
Oui,
mais
M. Ciotti, s'il est élu dimanche prochain, sera toujours l'élu d'un canton rural. Le problème, c'est qu'effectivement, ce sera plus grand. Il n'aura pas le temps de s'en occuper. Mais pourquoi ? C'est parce qu'il cumule les mandats.
C'est parce qu'il est tout le temps à Paris. D'où la nécessité
du binôme, c'est ça
?
Pardon ? D'où la nécessité du binôme. La nécessité du binôme, bien sûr, qui pourra couvrir plus de territoires. Être des élus de proximité. Mais on ne peut pas être un élu de proximité à Saint-Martin-Vésubie ou à Le Vins si on est trois jours par semaine à Paris sur les plateaux de
télévision. À gauche, vous faites tous pareil aussi. Je pense que tout le monde fait ça. M. Rachid, c'est quelque chose.
Nous allons mettre un terme à cette ambiguïté sur
le cumul des mandats. Si vous permettez... Parce qu'en
2017,
on ne peut plus cumuler un exécutif local
et un mandat
national. Je ne veux pas rentrer dans le
débat sur le terrain. Mais moi, je constate que je suis tous les jours présent
partout
et que les représentants de M. Garcia ne le sont jamais. Donc, qu
'ils
s'occupent de ces candidats. Moi, je m'occupe de liens de proximité avec tous les électeurs des Alpes-Maritimes. Et je crois que ce n
'est
pas un reproche que l'on me fait. Je suis à Paris, M. Garcia, pour assumer mes responsabilités de député. Que
je porte avec honneur
et fierté. Et
je respecte aujourd'hui la loi de la République.
Et je m'oppose avec beaucoup de détermination à votre politique. Et je conduis aujourd'hui
une mission très
importante. Je préside la commission d'enquête sur les filières djihadistes. C'est un travail qui est important, qui est lourd. C'est une responsabilité. Donc, je ne suis pas sur les
plateaux de télévision. On va avancer parce qu'on arrive très
près de la fin de cette émission.
David
Rachid a beaucoup de retard par rapport à vous, messieurs. Donc, on va avancer sur la question des régionales parce qu'elle est intimement liée avec celle des départementales qui arrivent. David Rachid, est-ce que cette photographie qui va sortir au soir du deuxième tour sera une sorte de prémisse des élections régionales qui auront lieu en décembre prochain ? Est-ce qu'il va falloir tirer des enseignements aussi en vue de ce scrutin-là ?
Moi, je le pense. Je pense qu'il faudra tirer un certain nombre d'enseignements de ce scrutin. Mais malheureusement, le Parti Socialiste nous a déjà annoncé que, même s'ils étaient désavoués, ils ne changeraient strictement rien, ni de Premier ministre, ni de cap. Alors qu'évidemment, les Français s'attendent à un changement de cap et qu'ils n'en peuvent plus des politiques menées et par l'UMP et par le Parti Socialiste. La réalité, c'est que les Français, encore une fois, ont l'occasion, lors de ces élections départementales, mais aussi demain aux élections régionales, de tout changer.
Parce que notre message, et je crois qu'il est véritablement important, c'est de dire que toutes ces politiques catastrophiques qui sont menées, la disparition des services publics, l'augmentation des impôts, l'augmentation des communautarismes, l'islamisation de notre société, l'immigration massive et incontrôlée, toutes ces politiques menées conjointement par l'UMP et par le PS ne sont pas une fatalité, qu'il y a une autre voie, que cette voie, elle est incarnée par des hommes et par des femmes issus du Front National qui sont demain en mesure de gérer différemment les collectivités territoriales, en particulier les départements et les régions à moyen terme.
Et je crois que les Français vont souhaiter, et le diront au moment de ces élections, un véritable changement.
Ça,
je crois que c'est l'essentiel.
Pour ces régionales, Jean-Marie Le Pen, c'est la bonne personne
? Nous
ne savons pas encore qui sera notre candidat aux élections régionales. Il est probable que ce soit Jean-Marie Le Pen. Moi, je crois que c'est une excellente chose, qu'il est parfaitement capable, qu'il incarne quelque chose aux yeux des habitants de cette région. Il est arrivé d'ailleurs largement en tête aux élections européennes dans notre région. Et moi, je m'en félicite et je lui apporterai tout mon soutien.
Vous
serez investi dans cette campagne aussi des régionales
?
Je serai investi d'une manière ou d'une autre par mon soutien, par ma volonté, mon enthousiasme d'un véritable
changement.
Mais je
garderai
les responsabilités qui sont les miennes aujourd'hui parce que ma ville a besoin de moi. Elle a besoin d'être redressée. Elle a besoin de changer de cap. Il va falloir rattraper toutes les bêtises qu'a faites l'UMP dans notre commune. Donc, je resterai à Fréjus.
Xavier
Garcia, pour ces régionales qui approchent, Michel Vauzel ne remplira pas puisqu'il ne se présentera pas. L'enjeu sera un petit peu le même, aussi, conserver la région.
C
'est une élection qui s'annonce difficile quand même pour le Parti socialiste. Nous, notre région n
'a
pas bougé dans la réforme territoriale. Mais l'élection s'annonce là aussi compliquée.
Bien sûr que ce sera compliqué. Toutes les élections intermédiaires sont compliquées pour le gouvernement sortant. Les élections régionales avaient été très difficiles pour l'UMP en 2004 et en 2010 lorsqu'ils exerçaient le pouvoir. Mais je signale que Michel Vauzel a pris cette région en 1998 lorsque le Parti socialiste était au gouvernement. Donc, il n
'y a
pas de fatalité dans ces élections régionales. Et je crois que nous avons un très bon candidat, Christophe Castaner, qui est au carrefour de plusieurs départements, étant député maire de Fort-Calquier et qui a toute la capacité face à l'UMP divisé où on va assister à un choc des ambitions. On ne sait pas encore quelle sera la tête de liste. Peut-être qu'Éric Chotty nous en dira plus tout à l'heure. On voit très bien que les couteaux s'aiguisent entre lui et M. Estrosi, qui avait juré fidélité aux électeurs d'histoire l'année dernière et qui désormais parle de sa candidature aux élections régionales, un an seulement après avoir été élu maire de Nice. Comme M.
Chotty dans le cadre de la campagne départementale.
Vous dites tous les
trois au soir du premier tour des départementales. Il y aura forcément des conséquences et tout le monde se posera des questions sur l'après départemental. J'ai quand même une question qui va être posée dès 20h dimanche soir. En cas de duel UMP-FN dans vos départements, dans vos cantons, que fera le PS ? Déjà, on part dans la logique d'avoir le maximum de candidats soutenus par le PS au second tour. Il
est évident
que c'est une question qui se posera dans
notre département. – Je voudrais
que vous appelleriez à voter UMP. – Mais bien sûr,
je suis
sans ambiguïté là-dessus parce que, contrairement à M. Chotty, et ce sera un problème d'ailleurs
pour les électeurs
de
gauche, cette
réciprocité de l'UMP qui ne fait pas le choix entre un parti qui est profondément républicain, le Parti socialiste, même si nous avons des divergences en matière économique et sociale, et un parti qui est le Front national et qui, c'est souvent par les déclarations, notamment de son candidat
aux élections régionales,
vous pouvez dire que
ça ne marche plus. – Terminé avec l'université, vous
êtes
en dehors du champ et pas pour vous. – Vous savez
alors, vos histoires de caricatures, etc. Plus personne n'y croit, Dieu merci.
–
Éric Chotty, on répond et après on va conclure ce
débat. – Vous n'avez pas d'ambiguïté
sur ce sujet ?
Sur
le sujet
du choix d
'Uni ? – Quelle est la question ? – La première question, François. – Notre position
est claire. –
En
cas de duel PS-FN, pour être très précis, face au
choix entre un candidat du PS et un candidat du Front national, notre formation politique, ma famille, l'UMP, a eu une attitude très claire, approuvée à la majorité du bureau politique, ni Front national, ni Parti socialiste, ni Parti socialiste, ni Front national. C'est la seule ligne aujourd'hui de l'UMP, c
'est la mienne, et elle s'appliquera… – Vous appelez systématiquement à
voter pour le Parti socialiste.
– En tout cas, c'est la ligne qui est sortie du bureau politique. – En tout cas,
la plupart des cadres, comme Mme
Kojusko-Morizé,
comme M. Juppé,
qui n'est
pas
quand même un inconnu
chez vous,
la plupart
des
cadres appellent systématiquement à
voter
socialiste.
C'est vous
qui faites gagner le Parti socialiste, et c'est vous qui l'avez fait gagner d'ailleurs dans le doux. Dans le doux, c'est vous qui avez fait gagner le Parti socialiste. – Des questions qui sont
personnelles,
la
ligne de notre famille politique, c'est ni alliance avec le Front national, ni naturellement soutien et encore moins alliance avec le Parti socialiste, parce que pour nous, le Front national et le Parti socialiste sont associés dans la même impasse pour notre pays.
– Dernière question, serez-vous de
la
tête de liste UMP aux prochaines régionales ? Est-ce que vous allez devoir vous entendre avec Christian Estrosi, comme l'a dit Nicolas
Sarkozy
? –
Écoutez,
on est dans les élections départementales, et je ne parlerai d'aucune autre élection. Ce que je peux vous dire, c'est qu'il faut que les socialistes quittent la présidence de cette région qu'ils ont gérée de façon désastreuse. Il n'y a qu'à voir le fonctionnement des transports express régionaux. où tous les gens, tous les matins, des centaines de milliers d'usagers des transports ferroviaires protestent contre la région. On parlait de la gestion calamiteuse au plan budgétaire. Donc je prendrai ma part pour que nous gagnions cette région. L'UMP peut et va gagner cette région.
Nous allons
choisir notre candidat au début du mois d'avril. Et ce candidat sera celui qui sera soutenu par toute notre famille politique.
– Donc
ça
peut être vous, si on est entre les lignes. – Ça sera le meilleur. – Merci beaucoup à tous les trois d'avoir participé à ce
débat.
Merci pour la qualité des arguments que vous avez exposés. On se retrouve, nous, tout au long de la campagne et évidemment tout au long des élections avec une grande soirée en direct de la Villa Masséna ce dimanche pour le premier tour. Nos invités, nos experts seront la réaction politique à partir de 19h50 sur Azure TV. Olivier, vous serez avec moi.
– Avec plaisir Nicolas.
– On espère que vous serez au rendez-vous 4h de direct sans décrochage, uniquement concentré sur la Côte d'Azur, le Var et les Alpes-Maritimes. Soyez au rendez-vous dimanche à partir de 19h50. Merci à vous de nous avoir suivis. Merci à toutes les équipes techniques emmenées ce soir par Sébastien Lyotard ici depuis l'hémicycle du Conseil Général. Et à dimanche.
– Sous-titrage Société Radio-Canada
David Rachline