Le Sénat enquête sur le foot business
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Le football français de club est quasiment à l'agonie. J'ai gag peine. C'est une situation qui est dramatique, catastrophique au niveau des finances. 131 millions d'euros, c'est-à-dire 120 millions l'achat du bâtiment, 11 millions de réfections.
Ça veut dire qu'il y a pas de contrôle en fait des des dépenses. Une perquisition a également eu lie au domicile de Vincent la Brune, président de la LFP. Dans le droit sportif, on parle de l'intérêt supérieur du sport.
Ben, c'est ça qui nous a animé pendant tous ces mois de travail. Le 10 juin 2025, le Sénat a voté une loi qui pourrait bien transformer en profondeur le sport professionnel en France et en particulier le football. Lutte contre le piratage, nouvelle gouvernance du foot professionnel, le texte est ambitieux.
Une réforme législative est nécessaire. C'est ce à quoi cette proposition de loi souhaite contribuer. Cette réforme est urgente.
Mais avant d'en arriver là, deux sénateurs, Laurent Lafond et Michel Savin ont mené une véritable enquête. Pendant plusieurs mois, ils ont auditionné les principaux acteurs du football, analysé des documents confidentiels et se sont rendus sur le terrain pour comprendre ce qui n'allait plus dans le fonctionnement du foot français. D'où est partie cette enquête ?
Que s'est-il passé dans les coulisses ? Et surtout, que changera concrètement cette loi pour le sport en France ? Ce podcast vous propose de revenir sur ce moment clé, un exemple concret du travail sénatorial.
Est-ce que c'est bien la salle de france ? C'est bien là. Bonjour.
Bonjour. Vous allez bien ? Ça va.
Bonjour monsieur. Nous sommes rentrés sur ce sujet par le rôle que doit avoir le le parlementaire hein, celui de contrôler le gouvernement. Michel Savin, rapporteur de la mission d'information et de la proposition de loi.
Je rappelle qu'en 2022, nous avons voté un texte dans lequel on donnait la possibilité à une ligue professionnelle de créer une société commerciale. 2 ans après, on a utilisé notre pouvoir de contrôle. Laurent Lafond, président de la mission d'information et auteur de la proposition de loi.
Comme tout dispositif législatif pour lequel on on vote, ben quelques mois après, quelques années après, il est nécessaire de contrôler l'efficacité du dispositif. Et donc on a décidé de faire cette mission et en fait en lançant cette mission d'information avec un statut de commission d'enquête, on a déroulé la bobine. He rapidement on s'est dit on va élargir le périmètre, on va pas se limiter à la société commerciale, on va élargir sur la financiation du football professionnel.
Le football français aujourd'hui a créé une société commerciale avec l'apport d'un fond d'investissement qui a porté un milliard et demi. Et ce schéma là de l'arrivée d'un d'un financier dans dans le sport, on le retrouve à travers la société commerciale, mais on le retrouve aussi bien sûr dans les clubs mêmes. On est passé dans une logique où les actionnaires et donc les décideurs sont devenus des grands groupes financiers et c'est tout ce phénomène qu'on voulait voir.
Il y avait besoin de se poser un certain nombre de questions et aussi on l' c'est pour ça que la proposition de loi était nécessaire d'essayer d'encadrer ce phénomène. Nous commençons donc aujourd'h auditions publiques de notre mission d'information dotée des pouvoirs de commission d'enquête sur l'intervention des des dès nos premiers entretiens. On voit bien que certains présidents ou certains responsables ont du mal à nous parler ou ont des difficultés à nous dire les choses.
Et donc le président la fond a souhaité qu'on aille sur une commission d'enquête. On va avancer parce qu'on a d'autres questions. On risque de vous convoquer une deuxième fois hein.
C'est pas grave. On connait maintenant on connait la route, c'est bon. Non non mais c'est très bien.
Non non mais je rigole pas. On risque de vous convoquer une deuxième fois. On a une quarantaine de questions à vous poser.
Donc à cette allure là on vous convoquera une deuxième fois. Avec plaisir. On peut se détendre.
On est bien ici. En fait qu'est-ce qu'apporte une commission d'enquête que n'apporterait pas la mission d'information ? C'est des pouvoirs d'investigation supplémentaire de convocation. et puis d'aller voir sur sur place et sur pièce.
Si nous n'avions pas eu le statut de commission d'enquête, nous n'aurions pas pu le réaliser. [Musique] Jeudi 20 juin 2024, audition de CVC, fond d'investissement propriétaire d'une partie de la société commerciale créée par la Ligue Professionnelle de football. Je remercie monsieur Jean-Christophe Germanie et monsieur Édouard Conk d'être présent aujourd'hui pour répondre à à nos questions.
Messieurs, vous êtes respectivement managing partner et senior managing directeur du Front CVC Capital Partners. Vous êtes membre à ce titre du comité de supervision de la filiate de la Ligue de football professionnel. je la prépare.
Avant d'auditionner quelqu'un, j'essaie d'avoir le maximum d'information de documents, de chiffre pour pouvoir lui poser toutes les questions qui me que je juge nécessaire à poser. Donc oui, j'ai sollicité la ligue, j'ai sollicité toutes les organismes qu'on pouvait solliciter pour préparer ces auditions et donc j'avais ces éléments en main lorsque j'ai fait ces auditions et notamment celle de CVC. On a des documents, on est ravi si s'il y a un malentendu, on est ravi de répondre à votre question.
Ben, je pense qu'il y a un malentendu parce que dans la présentation qui nous a été faite, c'est bien précisé comme quoi c'est refacturé. Euh, peut-être que c'est même là. Tenez.
Et et donc, quelle est votre question ? Pardon, monsieur sur la box, c'est 50 % refacturé à l'PMA. Ma surprise a été que CBC n'était pas informé, quoi, était pas au courant.
Euh, j'ai posé plusieurs fois la question parce que me dit "Mais attends, soit ils comprennent pas ce que je dis, soit il y a il y a quelque chose parce que moi j'ai le document en main. Nous prenons connaissance de parce que nous l'avons pas je il est signé LFP donc j'imagine que c'est un un document de la ligue que nous n'avons pas. Je peux pas imaginer que ces VC soient ne soient pas informés de fait que c'est ces VC qui prennent la moitié du salaire du du président de Ville quoi.
Au début quand on nous a expliqué qu'il fallait un grand groupe financier qui allait apporter de la professionnalisation, du savoir-faire, des méthodes, bon ben on s'est aperçu 2 ans plus tard que la professionnalisation était pas là, le savoir-faire et les méthodes non plus et puis que ce grand groupe financier, certes, c'est un grand groupe financier, mais les gens de CVC très respectables au demeurant qui s'occupe de du football français, c'est deux personnes, trois personnes mais pas à temps plein. C'est un peu léger quoi. [Musique] Bonjour monsieur.
Bonjour. Vous nous entendez bien ? Oui, je vous entends bien.
Et vous ? Je pense qu'au départ, il y avait une certaine méfiance de la part des des clubs sur cette commission d'enquête. Joseph Augourlian président du RC Lance.
On comprenait pas très bien en fait euh pourquoi pourquoi enquêter enquêter sur quoi et puis c'est vrai que le deal CVC avait été vu comme quelque chose de de plutôt positif par toute toute l'industrie par tous les clubs. Il nous semblait qu'il y avait déjà un un peu un jugement de de valeur sur disons ou que ou que quelque part la commission d'enquête partait avec un préjugé contre le CBC, contre les clubs qui nous semblait injuste. Ce qui m'a frappé, c'est une forme de pression qui essayait d'exercer un certain nombre de responsables du sport professionnel et singulièrement dans dans le foot. des présidents se demandaient ce qu'on faisait là quoi.
Euh de quoi on se mêlait ? Euh il y avait des d'un côté ceux qui savent et de autres qui savent pas. Je pense qu'avec le temps euh avec les auditions et avec les premiers résultats de de la commission d'enquête euh les clubs en tout cas c'est certainement mon cas euh on s'est rendu compte qu'on avait en face de de nous des gens euh qui euh bah d'abord faisaient un un très bon travail de compréhension du du football et qui était là pour aider, pas pour dénoncer, pas pour se mousser, hein. toujours un peu le peut-être c'est l'image que malheureusement beaucoup de gens ont des des politiques.
Je pense qu'il y a deux choses qui qui ont joué. Un, le fait que effectivement ils sont aperçus qu'on avait travaillé, qu'on ne disait pas n'importe quoi, qu'on était pas là pour mettre en difficulté un tel ou favoriser un autre. C'était pas ça notre travail.
Et puis a une deuxième chose qui est parallèlement à jouer, c'est que la situation du foot s'est aggravée entre-temps et que certaines réalités qui pouvaient être occultées à un moment donné en se disant c'est pas grave, ça va s'améliorer. Euh bah quand vous êtes au pied du mur euh ça s'améliore plus hein. Il était important que notre travail soit sérieux et qu'il y a une crédibilité de nos auditions.
On n'est jamais allé dans la caricature. On n'est pas allé dans le le buzz à tout prix. Dans le droit sportif, on parle de l'intérêt supérieur du sport.
Ben, c'est ça qui nous a animé pendant tous ces mois de travail. Nous recevons aujourd'hui Vincent Labrune, président de la Ligue de Football Professionnel. La première audition qu'il avait faite au Sénat en 2022 dans le cadre de la préparation du texte sur la création de la société commerciale s'était pas très bien passé.
Nous avions un président de ligue très sûr de lui, euh assez méprisant par rapport à au travail des sénateurs, mais aussi méprisant par rapport à la à la Fédération, hein. On se souvient tous de certaines phrases. Mais un talent, c'est un talent, une star c'est une star.
Un film avec un casting de premier choix fera plus d'entrée qu'un film avec un casting de ma famille. Donc euh euh je je peux pas rentrer là-dedans, on peut pas comparer des pommes et des carottes. Il nous a peut-être un peut-être un euh voilà un prix un peu de haut là.
Par contre, il avait bien préparé son audition, il avait les réponses qu'on qu'on souhaitait avoir. Il a répondu aux questions, il a pris des engagements aussi. Le conseil d'administration de la ligue ont décidé de porter ma rémunération à 1200000 € brut annuel.
Il y a un bonus exceptionnel brut qui a été lié à l'opération CVC de 3 millions d'euros. Vous confirmez ? Oui, monsieur Rapur.
Il y a à peine 10 ans, le président de la Ligue de football professionnel, c'était une fonction bénévole. Elle est passée de 400000 € quand la brune a été nommé, élu exactement. Il l'a augmenté aussitôt à 122.
Il a multiplié par 3. Unlion2, c'est 100000 € par mois. Enfin, c'est des sommes considérables.
Bref, tout ça prouve qu'il y avait besoin d'une intervention pour définir un cadre. Moi personnellement, ce qui ce qui m'a frappé, c'est le contraste entre ces sommes et puis le comportement de certaines personnes à la tête du du football et Vincent La Brune en particulier. Puis les supporters, les spectateurs, les fans, tous ceux qui font vivre le football.
C'est ces milliers de personnes qui vont dans les stades, ces millions qui regardent les matchs à à la télévision. [Applaudissements] Il y a il y a une crise de confiance qui s'est opérée entre entre eux et et les dirigeants du football français et la question du salaire est évidemment un point central dans cette crise de confiance. Merci de vous être rendu disponible cet après-midi pour poursuivre nos travaux.
Je rappelle que monsieur Valdemarquita, vous êtes président du du FC Nant et Laurent Nicolin, vous êtes président du Montpellier Hérosport Club et président On a en face de nous donc ces deux présidents qui s'investissent beaucoup et qui mettent de leur argent personnel dans ces clubs. Et lorsqu'on évoque la création de la société commerciale, je leur pose la question pour dire bon comment est-ce que vous avez pris connaissance de tous ces documents qui engagent le le football professionnel et la réponse dit bah non on les a pas lu. Je me dis mais attendez c'est pas possible je comment des responsables de club où des enjeux sont quand même très forts avec dire on a fait confiance voilà et on n pas on n pas pris connaissance ce qui t'a comprenaient qu'on a pas l'habitude nous de de de brasser des millions d'euros de voir des moi j'ai un petit peu l'habitude.
Oui. Oui. Non mais je vois parce que nous 37 millions c'est je pense sincèrement qu'ils ont eu la folie des grandeurs et nous un une des critiques fondamentales qu'on fait euh c'est qu'ils n'ont pas utilisé à boncience ce milliard et demi.
Euh effectivement il y a eu 1 milliard et demi qui a été injecté dans le football français par CVC. Vous savez dans dans les quelques images que euh qui ont été diffusées par complément d'enquête. Il y a un moment un des présidents de club dit "On prend le cash, on voit après." Manifestement, c'est c'est un état d'esprit qui qui est au niveau des responsables du foot français de depuis de longs mois.
On prend le cash et on réfléchit après. [Musique] Bonjour et bienvenue à tous. Ce matin, les sénateurs se sont invités au siège de la LFP, la Ligue de football professionnel.
Il souhaitait faire un contrôle sur pièce et sur place qu'ils on voulait auditionner euh certains responsables, notamment les responsables financiers et on souhaitait le faire sur place euh au cas où on ait besoin de documents complémentaires. Je voulais pas qu'on se fasse une audition et puis qu'on me dit bah non, on n pas les documents et il faudra revenir. Vous savez que c'est un un élément quand même emblématique de de de cette folie des grandeurs qui qui a saisi euh les responsables de foot professionnel qui à un moment se sont vu euh très riches hein, qui ont acheté dans un très beau quartier.
Euh bon, ça interroge évidemment sur l'opportunité de cette décision quand on sait que quelques mois plus tard le football français allait être en grande difficulté financière. Il y a eu un moment de froid, c'est lorsqu'on a salué le Vincent Larbrune, le président qui est venu nous saluer mais ça duré 5 secondes. Voilà, les trois responsables, les deux directeurs financiers, les directeurs général ont été très coopératifs.
Toutes les questions qu'on leur a posé, tous les documents qu'on a demandé, on a eu on a tout obtenu. Vous écoutez RMC. L'événement ce soir dans l'After, c'est la présence avec nous dans le studio de l'After du sénateur républicain Michel Savin, rapporteur de la mission d'information sur la financiarisation du foot.
Bonsoir le sénateur. Bonsoir. Vous avez rendu votre rapport.
Il y a une conférence de presse aujourd'hui. On est ravi de vous avoir parce qu'on suit ces dossiers dans l'avenur de longue date. On a suivi vos travaux de près.
On espère que ça débouchera. On va en parler dans quelques instants sur du concret. On va dire moi j'ai eu des retours plutôt positifs des amoureux de foot que je connais pas que je croise dans la rue que certains peut dire mais est-ce qu'ils ont pas autre chose à faire que de s'occuper du foot ?
Est-ce qu'il y a pas d'autres choses ? Oui, il y a des choses beaucoup plus importantes. Oui, bien sûr qu'il y a des sujets sur lesquels les politiques, aussi bien au Sénat qu'à l'Assemblée nationale, qu'au niveau du gouvernement doivent aussi s'intéresser.
Mais moi qui travaille essentiellement sur le sport, je vais pas attendre que tous les autres problèmes soient réglés pour m'occuper d'un sujet qui touche aussi le fonctionnement du sport professionnel en France. Le foot, ça ça intéresse beaucoup de monde. C'est le sport le plus populaire.
On voit bien l'engouement que ça ça suscite, il y a une adhésion. Enfin, c'est un c'est un c'est un des rares facteurs aujourd'hui de cohésion nationale, d'entraînement des uns et des autres. Il y a beaucoup de gens qui s'intéressent au foot et effectivement moi, j'ai eu beaucoup de retours.
Je suis presque à leur expliquer maintenant que je ne travaille pas que sur le foot quand je vais au Sénat parce que sinon ils me parlent systématiquement du foot. Oui. Jeudi 20 février 2025, des images d'une réunion des présidents de club fuit dans les médias.
Moi ça me dérange. Tu as pris trois fois la parole. Tu tu nous rendras lui vraiment fâché.
Pour être très honnête, ça nous a pas surpris puisque quand France Télévision nous a montré effectivement ces images, nous on avait déjà réalisé notre commission d'enquête. Donc pendant 6 mois, on avait eu des témoignages beaucoup en clos comme je vous le disais. Bon donc l'état d'esprit des uns et des autres, le leur absence de dialogue pour le dire poliment, tout ça, ça nous a pas surpris.
Alors évidemment quand vous le voyez de visu, bah c'est c'est une prise de conscience supplémentaire. Je pensais pas quand même que le niveau des discussions au sein d'un conseil d'administration de la Ligue française de football était à ce niveau-là quoi. Les gens s'infectivent, s'insultent, se menacent.
Tu dis "Mais c'est qu'est-ce que c'est ?" Quoi ? Lundi 3 mars 2025, les États généraux du football commencent leurs travaux.
Quand le président de la Fédération, Philippe Dialot, a lancé les États généraux, nous nous avions remis notre rapport sans forfaitterie. Je je pense on peut dire que euh la Fédération s'est appuyée sur le texte en en disant bah si nous n'avançons pas par nous-mêmes, d'autres avanceront pour nous. En l'occurrence, le législateur nous dira ce qu'il faut faire.
Il y a un moment il faut qu'on s'interroge en disant ça sert à quoi d'avoir société commerciale, ligue et fédération. Donc il faut aller vers une simplification et une organisation plus efficace. Les assises ont rebondi sur cette proposition et sont allés aussi sur ce double niveau en parlant de société de club pour euh la société commerciale.
Mardi 18 mars 2025, Laurent Lafond dépose sa proposition de loi. Entre le dépôt de la loi et le passage dans l'hémicycle, il faut d'abord que la commission désigne un rapporteur. Le rapporteur mène un certain nombre d'auditions qui sont ouvertes à tous les sénateurs et toutes les sénatrices de la commission.
Donc il l'a fait pendant plusieurs semaines, un grand nombre d'auditions et puis une fois qu'il a fini ses auditions, il fait un rapport avec des propositions d'amendement. Donc on repasse devant la commission, ça a été fait il y a il y a quelques semaines. Le rapporteur nous a présenté ces amendements qui ont été votés très très largement et le texte était voté à l'unanimité.
Et puis la dernière étape, c'est le passage dans l'hémicycle, vote définitif avec des amendements présentés par les par tous les sénateurs et sénatrices qui le souhaitent. [Musique] La séance est reprise. L'ordre du jour appelle la discussion de la proposition de loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel présenté par le président Laurent Lafond.
La procédure accélérée a été engagée sur ce texte. C'est une loi qui a plusieurs dimensions. Il y a d'abord une dimension sur l'organisation du sport professionnel.
L'idée qui était la nôtre euh c'est de faire en sorte que le sport professionnel qui a un peu tendance à prendre ses distances, à s'autonomiser euh n'oublie jamais que le sport professionnel est lié profondément au sport amateur et que tout ça est mise en œuvre à travers une articulation entre le ministère des sports qui définit la politique sportive au niveau de de notre pays et qui s'appuie sur des fédérations à laquelle il va déléguer un certain nombre de pré prérogative et ces mêmes fédérations vont si elles le souhaitent subdéluer l'organisation du sport professionnel à des ligues mais les uns et les autres sont liés et doivent viser les mêmes objectifs. Ça c'est le premier volet qui est le volet institutionnel. Le deuxième volet, il est de nature un peu financière.
Il touchera plus particulièrement et pas uniquement le football. Bon, on sait qu'il y a une situation financière qui est catastrophique au niveau du football parce que des décisions mauvaises ont été prises depuis des années par les responsables du football professionnel et par personne d'autre et qui fait qu'aujourd'hui un certain nombre de de clubs sont en situation financière extrêmement délicate et pour lequel on est évidemment très inquiet. Donc on a essayé de d'éviter qu'à l'avenir ce type de situation ne se reproduise en assurant davantage de solidarité entre les clubs et en renforçant tous les dispositifs de contrôle.
Et puis troisème volet important de de cette loi, c'est la lutte contre le piratage qui s'est développé singulièrement depuis l'offre de d'Azone à un prix prohibitif qui fait que de nombreux amateurs et de téléspectateurs se sont tournés vers le le les sites illégaux. Bon, évidemment, on ne peut pas durablement laisser faire une situation de cette nature. Donc, on a prévu un certain nombre de dispositifs pour lutter contre le piratage.
Et ben, on va passer au vote et je déclare le scrutin ouvert. Bien, je déclare le scrutin clos. [Musique] Votant 340 exprimé 339 pour 338 contre 1.
La proposition de loi est adoptée. Adoptée à une très large majorité, la proposition de loi de Laurent Lafond et Michel Savin est désormais entre les mains de l'Assemblée nationale. Elle pourrait être discutée en septembre 2025 et mise en œuvre pour le début des championnats 2026-2027. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] Si m'aviez demandé est-ce que les politiques peuvent améliorer le football français, je vous aurais dit oui en s'y tenant le plus à l'écart possible et en laissant faire euh les clubs parce que finalement ça a été la recette qui a qui a fonctionné dans dans plein de pays a commencé par l'Angleterre.
Les sénateurs qui se sont mêlés de de cette histoire ont apporté un peu de un peu de pragmatisme, un peu de de recul vis-à-vis de ce qui se passait et un peu de temps long et c'est pas plus mal.
Laurent Lafon