One Health : comment aller plus vite ? | Impacts Santé
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
De retour au pâté Palace pour continuer à à regarder d'un peu plus près les questions de santé et notamment cette question que vous connaissez probablement, celle du One Health. Comment comment aller plus vite ? Pour ceux qui le savent et qui ont suivi l'actualité, il y a eu un sommet Oneelf qui s'est tenu il y a une semaine à Lyon.
Euh et ce concept finalement d'une seule santé, il peut paraître nouveau mais il a été remis véritablement au goût du jour après la la pandémie de Covid-19 qui a mis le monde entier à l'arrêt. Cet épisode est en quelque sorte venu réveiller ce que pourtant nous savions déjà mais que nous avions peut-être peut-être un petit peu oublié à savoir la santé des personnes, des animaux, des végétaux, des écosystèmes est un intrins sainquement lié. D'illustre chercheur à commencer peut-être par pasteur pour ne citer que lui, l'avait compris et documenté aussi par le passé. des maladies comme le H1N1, le SAS, la dingue ou même Ébola viennent régulièrement nous rappeler qu'il serait probablement très inconscient de notre part de de l'oublier.
Au-delà de la prise de conscience, il est nécessaire d'agir et c'est la raison pour laquelle nous sommes réunis aujourd'hui. Les pays qui étaient à Lyon mardi dernier l'ont compris. Ils ont émis des recommandations pour renforcer la coopération mondiale.
Mais comment peut-on agir maintenant au-delà des mots et surtout accélérer ? C'est la question que je vais poser à mes trois invités. Avec nous Aléc Side Violent, bonjour.
Député de Haute Savoie et présidente du groupe santé environnement. Merci d'être avec nous. À vos côtés Marc Prikaski, bonjour.
Président directeur général de SVA santé animale et également avec nous Anne-Françoise Berton, directrice du développement scientifique de l'ANESS. J'ai cité Pasteur et ça n'est pas vraiment par hasard, vous vous en doutez. Parce que à l'époque cette conscience d'une vision globale de la santé, elle existait. euh me semble-t-il euh on on regardait le microbe, la maladie, ses effets ont c'est comme ça que ça fonctionnait à l'époque.
Vous me regardez, merci. Il se trouve qu'effectivement je suis vétérinaire et pasteurienne donc je suis passée par cette noble maison et que tout le monde sait que pasteur s'intéressé à l'antigénération spontanée à savoir que c'est pas parce qu'on tombe malade que le microbe est apparu spontanément mais c'est parce qu'il était présent et qu'il était présent dans la vigne dans le vin, qu'il était présent ben pour la rage chez l'animal et puis ensuite chez l'homme. Et donc aujourd'hui, on peut dire que le microbe que ce soit le microbe micro-organisme, que ce soit le pathogène chimique, parce qu'on on reviendra sur le fait que le oneel ce n'est pas que de la microbiologie et de l'infecciologie hein, c'est aussi des maladies chroniques qui sont liées à des molécules et des imprisations chimiques cumulées qu'on trouve dans l'air, dans l'eau, dans la poussière, dans le sol, mais bien sûr également dans les alims, les aliments, dans l'alimentation, dans bien sûr l'alimentation d'origine animale, mais aussi végétale. et que pour se faire, il faut considérer que on a comme bon exemple l'eau qui est qui par son cycle traverse tout, le sol, le végétal, l'animal, l'humain et bien sûr vient de nouveau avec les métabolites dans les circuits d'élimination apporter un certain nombre de pathogènes.
Cette conscience là, elle est elle est encore très vivace chez les vétérinaires. peut-être un peu moins en santé humaine si j'ose dire. Marc Prikaski.
Bah oui, c'est une évidence. Nous nous je dis souvent on fait de la médecine de guerre, c'estàd qu'on cherche à sauver le plus grand nombre et donc on fait de l'épidémio alors qu'aujourd'hui évidemment en médecine humaine, on fait de la médecine de plus en plus individualisée alors que tout est lié. Donc imaginer traiter une maladie sans nécessairement comprendre l'éthiologie parce qu'il y a toujours un certain nombre de facteurs qui interviennent.
Je pense queon est toujours là comme un pompier. Al parfois des pompiers extrêmement précis, extrêmement efficaces, mais on prend pas la problématique dans son dans son ensemble. Alors nous, on voit bien, on regarde les les symptômes plutôt que de chercher les racines.
Oui. Oui. Et puis on a des médecins de plus en plus spécialisés alors que globalement l'ensemble même des des symptômes et des problématiques sur un individu sont liés.
Donc tant qu'on n pas trouvé fondamentalement l'étéologie, les facteurs favorisants, on sait que beaucoup de choses sont multifactorielles, on a du mal et on s'aperçoit qu'aujourd'hui dans ce contexte actuel, on aura du mal à gérer toutes ces malédies puisqu'il faut le rappeler, 70 % des nouvelles infections sur l'homme sont d'origine animale. L'animal domestique évidemment, mais les deux tiers sont issus de la faune sauvage. Faune sauvage animal domestique homme.
Donc essayer simplement de traiter l'homme sur des on l'a vu tout à l'heure développer un vaccin une phase 3 ça coûte plus d'un milliard. Comment on va faire pour développer plus de 10 ans 15 ans ? Comment on va faire pour réagir dans un monde où tout s'accélère où de plus en plus de personnes mettent en doute la vaccination ?
Comment on va faire pour gérer ces problèmes ? C'est très simple, ça coûte 25 fois moins cher. Globalement, il faut s'occuper des animaux.
ANC violent, je voudrais vous faire réagir sur ce qui ce qui vient d'être dit effectivement. cette euh cette conscience qu'on avait, on l'a on l'a un peu oublié, on a on poussé par le progrès finalement, on a on a sectorisé, on a on s'est spécialisé de plus en plus et euh et on a oublié peut-être qu'il fallait regarder les racines de la problématique. Oui.
Bonjour à tous et à toutes. Bien sûr, bien sûr. On a on a certainement perdu effectivement les les racines, mais je crois que surtout on a on a été trop sur du court terme.
Enfin, c'est aussi le pont avec la fin de la table ronde dernière, c'est aujourd'hui, il est urgent justement de pouvoir regarder cela de de plus près et de pouvoir se projeter. On a vraiment été sur, me semble-t-il de la vision à très court terme et ce qu'on vit aujourd'hui, on enfin on avait les moyens quand même de pouvoir en tout cas envisager certains points s'agissant de on va dire de la santé environnementale du sens large et du onse encore plus. Donc il y a vraiment euh effectivement la concrétisation là dans les différentes crises qu'on peut vivre et les différentes crises sanitaires.
Cette cette évidence là. Euh vous avez cité un chiffre et je voudrais qu'on on y revienne. Vous avez parlé effectivement du du lien entre les animaux et les maladies qui apparaissent chez l'homme.
Euh on voit hein que la main de l'homme elle n'est pas neutre non plus dans la réapparition de certaines maladies quand il y a des forestations, par exemple. Euh c'est aussi ça finalement qui euh qui nous permet de de revoir notre copine, nous dire "Attention, on est en train de faire fausse route sur certains chemins qu'on peut qu'on peut emprunter." En tout cas, le l'homme est devenu le prédateur hyper dominant et donc tout est équilibre, la vie est équilibre, on est des biologistes, tout est équilibre.
Donc à partir du moment où on intervient sur un équilibre et ben ça va changer les choses. Et effectivement quand on intervient sur les écosystèmes, quand on rapproche la faune sauvage, alors ça peut être parce que parce qu'on va faire de la déforestation. Quand on quand on approche la faune sauvage de la faune domestique, vous voyez le virus circule et puis à un moment c'est c'est une question de probabilité, il y a un passage de barrière d'espèce et puis et cetera.
On l'a vu avec la grippe avière hein qui est passée aux États-Unis sur les ruminants. Donc on a une une obligation et puis et puis le corir c'est que comme on a laisser ce virus circuler et ben il est parti en Antarctique. Et en Antarctique en terme de biodiversité c'est la catastrophe.
Les manchaux royaux 95 % des petits sont décimés, les les lions de mer et cetera. Donc oui, tout est lié. Mais mais nous encore une fois vétérinaire, on a une une vision d'épidémiologue.
On est d'abord dans la gestion du grand nombre. Donc on les sent ces choses-là, on les voit. Les gens sont souvent étonnés que je fasse le lien entre ce qui se passe en Antarctique bien sûr et on le voit d'ailleurs avec des oiseaux qui qui circule et qui vont faire passer ce virus très probablement qui est un des gros sujets passer sur l'île croyet et probablement passer après de nouveau en Australie et remonter peut-être sur le reste de l'Asie.
Anne-Fançoise Berton, on a oublié tout ça ou en tout cas on a on a mis un peu les thénoirs dessus. Et pourtant quand on veut soigner, quand on veut mieux soigner l'homme, il faut avoir conscience que il faut aussi penser à l'animal, au végétal, aux écosystèmes, vous l'avez dit, à l'air, à l'eau, tout est lié parce que ce qu'on mange va être alimenté, va pousser grâce à l'eau. Si l'eau est contaminée, il va y avoir des traces.
Ces choses-là, on on les a oublié. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je dirais pas qu'on les a oublié, mais on a quand même des problèmes de riche.
C'est-à-dire qu'on est quand même dans un pays dans lequel on a beau dire et on l'a dit dans les tables rondes précédentes qu'il y avait urgence à agir, néanmoins, on n'est pas encore complètement au pied du mur puisqu'on continue à avoir une vision très silotée. Donc c'est pour ça qu'on s'est retrouvé la semaine dernière à Lyon pour le sommet One Health en disant qu'il fallait pas non il fallait pas casser les silos. Il fallait simplement créer des ponts pour éviter de d'avoir des exercices de priorisation stratégique qui se font les uns à côté des autres.
Donc là, le ministère de la santé va à juste titre privilégier un investissement, celui de l'agriculture, un autre, celui de l'écologie, encore un autre. Et nous, ce qu'on pense à l'Agence nationale de sécurité sanitaire que je vais rebaptiser, l'agence touriste, étant donné les tables rondes précédentes, c'est que on est à à l'air de la donnée. Aujourd'hui, on a une une opportunité à saisir.
L'agence depuis 1 an héberge le Green Data for Health, c'est-à-dire un hub d'intermédiation des données d'origine humaine, animale, environnementale. Aujourd'hui, on n pas encore les données animales, mais on y travaille parce que on voit bien que les corrélations entre ces données peuvent démontrer une causalité à l'échelle d'un territoire et peuvent permettre d'anticiper, de convaincre de la nécessité d'agir et justement de faire du one health en pratique. Ouais.
Je voudrais vous entendre là-dessus Anne Cécile parce que je vous voyais opin du chef. C'est exactement ce que vous dites aussi hein. Il faut déciloter, il faut créer ses ponts, il faut aller travailler les uns avec les autres parce qu'on apprend les uns des autres.
Euh et les problématiques ben de de l'agriculture peuvent être celles du ministère de la santé demain et inversement. Comment on fait ? Parce que le dire c'est bien, le faire ce serait mieux et pour l'instant forcer de constater qu'on y est pas ou pas encore.
Non non, on n'y est pas encore. On y est pas du tout. Mon expérience du du groupe santé environnement justement c'est c'est mon premier rapport d'étonnement, c'était le manque de transversalité total.
Il y a tellement de gens extraordinaires qui travaillent sur ces sujets, parfois qui travaillent sur des sujets identiques mais qui se connaissent même pas. Donc on a on a vraiment que ce soit au niveau des associations, au niveau des chercheurs, au niveau même du monde économique, enfin de des spécialistes de la santé animale, végétale et humaine, mais l'impression et la réalité que chacun travaille dans son côté. Moi, je j'ai découvert le travail des vétérinaires justement grap au groupe santé environnement.
Moi, je connaissais le vétérinaire quand j' j'amenais mon chat, mon chien. Là, il faut un travail extraordinaire justement euh sur notamment et de recherche et évidemment de de de prise en charge, mais on a on a vraiment une une nécessité de transversalité et à un moment donné, c'est un petit peu un appel à à la cohérence. On fait un sommet Oneel, donc approche intégrée de toutes les santé, de tous les vivants, ben il serait bien qu'on le fasse aussi dans nos approche ministériel.
Aujourd'hui, le groupe santé environnement est sans alors il est sous la tutelle de la santé, de la transition écologique et un peu de la l'alimentation et la souveraineté alimentaire. Mais en réalité, il s'agit de 15 ministères, il s'agit de 30 directions. Ils ne bossent pas ensemble.
C'est une réalité. Donc c'est vraiment l'occasion de ce sommet de dire et ben écoutez le président a souhaité faire ça et ça c'est génial mais maintenant on va peut-être essayer de le mettre en application et que ce soit pas juste joli sur le tableau quoi. Oui parce que c'est c'est ça le le vrai sujet hein.
Moi, j'ai regardé un petit peu ce qui était ressorti de ce sommet. J'étais assez étonnée parce qu'il y a beaucoup de déclarations d'intention. Euh il y a aussi euh 46 ou 47, je ne sais plus, euh recommandations.
Donc 47 recommandations, mais je n'ai pas vu d'actions concrètes. Donc qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'il faut euh parmi ces 46 recommandations aller chercher euh quelques priorités, je dis bien quelques priorités et commencer à à agir, à avancer ?
Alors, je me je me permets de de réagir tout de suite parce que j'étais dans la préparation et de la conférence scientifique du 6 et du sommet du 7 euh sur en particulier le groupe partage des données et le groupe gouvernance. Euh et de façon concrète, un indélivrable qui a été annoncé par le président de la République, c'est la déclaration d'intention sur le partage des données à l'international. On voit bien que en soi, par rapport à ce qui a été dit dans la table ronde d'avant sur le fait que les États-Unis monéaient les données contre services, on a vraiment une opportunité maintenant à saisir au niveau européen et pas au niveau français.
Donc il faut être agile, il faut savoir travailler à plusieurs, mais ça nécessite des financements et ces financements n'ont pas été abordés pour les raisons qu'on connaît. Et néanmoins puisque nous sommes petits, soyons agiles et donc on l'an partenaires notamment de la One Sustainable Health Foundation qui a tenu des événements satellites le 7 et le 8 à en marge du sommet pour réfléchir à comment construire un programme flagship européen qui recherchait des millions justement pour financer l'accès à ces données là avec des projets pilotes territoriaux qu'on appellerait building Earth's future on health et également nous avons travaillé sur la détermination ation de standard commun à partager avec la FNOR pour que tout le monde raccroche ses initiatives au développement durable, à la gestion de la norme biodiversité pour donner de la cohérence. Donc ça c'est la partie pratico pratique, je dirais posts somommé mais on est qu'au début et il faut qu'on aille chercher des financements.
Alors ça m'intéresse ce côté praticop pratique et je pense que ça parle à à Marc Prikaski parce que euh vous avez parlé d'être agile et je je pense que chez les vétérinaires effectivement euh c'est une une donnée essentielle. Vous dites je crois vous Marc la la bonne approche finalement c'est l'approche de territoire hein. Alors quel est le territoire à définir ?
Est-ce que c'est le territoire européen ? Et c'est cette proximité qui fait que on a les on va faire un poc finalement comme en économie et on va prouver que ça ça fonctionne. Vous avez comme toujours plusieurs voyez plusieurs loupes à à prendre en compte.
D'abord vous avez des grandes maladies que l'on sait éradiquer éradiquer hein. On en a éradiqué deux la variole et la peste de bovine qu'on sait éradiquer parce que le réservoir est assez limité. la rage, elle tue 60000 personnes sur tous les enfants.
En gros, un programme sur 10 ans pour éradiquer cette maladie, hein, 60000 morts, ça coûte 500 millions. On l'a éradiqué ici, mais elle revient. On l'a éradiqué ici parce que elle était portée et transmise par le par le renard.
On a développé des vaccins euh et puis maintenant, on les vaccine plus parce qu'on a complètement éradiqué la maladie. Il y a des zones géographiques importantes, l'Asie, l'Afrique et on a encore quelques cas de gens qui rentrent d'Afrique. On sait que quand la maladie, les symptômes apparaissent, elle est mortelle à 100 % des cas dans 100 % des cas.
Et donc, on a développé par exemple nous un vaccin spécifique qui permet de vacciner là aussi les chiens errants parce que dans la plupart des territoires, ce sont les chiens errants qui transmettent. Voilà, soit on est des cas concrets mondiaux, on peut le faire alors que aujourd'hui, on vaccine à peu près 15 millions de personnes dont on pense qu'elles ont été euh contaminé. Mais on voit bien que ce vaccin, l'accès au vaccin, il y a encore 60000 morts, il est très limité, notamment dans les pays euh les plus pauvres.
Donc on peut faire cette maladie coûte 9 milliards aujourd'hui 9 milliards 500 millions par an en ératique. Voyez donc il y a des choses comme ça pour moi je suis vé pied dans les bottes voyez on peut faire est-ce que et ça a été mon message sommet on peut faire plein de comités plein de structures mais on peut avancer aussi et prendre des décisions. Et puis il y a aussi des maladies plus locales dans nos pays qui sont souvent parce qu'on a aussi éliminé des maladies qui étaient terribles comme la bruellos.
Ça passe toujours d'abord par de la vaccination animale. Après on réduit la vaccine animale et on fait la surveillance des animaux pour voir ceux qui sont positifs, on les élimine et après on éradique complètement. Donc il y a aussi des approches pour moi de maladie plus sournoises euh dont qui demandent un diagnostic mais don on sait qu'elles ont un impact extrêmement important.
Je pense à une maladie qui associé une bactérie particulière, Coxila, qui donne des problèmes cardiaques dont on sait dans les pays du du sud de l'Europe, ça coûte en gros 40000 € par an par patient qui est suivi. Voilà. Alors que de la vaccination des animaux, ça coûterait quasiment rien.
C'est un rapport de 1 à 25. Donc je je dis simplement, prenons les cas concrètement, faisons des diagnostics précis, évaluons et décidons. La grande difficulté, c'est qu'effectivement euh vous allez demander à l'éleveur de vacciner alors qu'il en voit pas l'intérêt.
Et on sait tous que les éleveurs pour beaucoup ne gagnent que très mal leur vie. C'est pas à eux de de financer, c'est au ministère de la santé, voire du tourisme. Parce que quand vous êtes dans des zones de tourisme et que vous avez des cas diagnostiqué dont on fait le relais, vous voyez donc c'est oui, il y a un effet sur l'économie et et puis après localement, c'est faire en sorte que les médecins et les vétérinaires parlent ensemble.
Nous, on le fait sur la région Nouvelle Aquitaine. On essaie de travailler ensemble. Il y a des maladies qui sont voisines, voyez, il y a la malade de lime, on a la boréose sur le chien.
Donc ça permet de repérer les zones géographique où il y a les thé qui sont contaminées. Voyez donc il y a plein de passerelles qui pourraient permettre de faire une cartographie précise, de renseigner, sensibiliser parce que toutes ces maladies, la maladie de lim et cetera, si le diagnostic est fait précocément, on les gère bien. Si c'est fait tardivement, voir très tardivement et ben on a des formes chroniques qui sont une catastrophe.
Donc on a besoin d'avoir ces deux approches finalement qui sont complémentaires. Ça permet de d'aller vite quand on est en proximité et puis de d'avoir plus de chance sur les les maladies long terme et d'avoir peut-être le temps d'établir ces passerelles. Ce que dit Marc, c'est que il faut démontrer la pertinence à agir avec un retour sur investissement.
Euh moi il y a 25 ans, j'ai travaillé sur la rage, il y avait déjà 60000 morts et on a effectivement pas investi et on nous appelait quand euh le tourisme baissait en Thaïlande par exemple parce que c'est là que j'avais travaillé. Maintenant si euh on veut faire une transition vers la prévention et là je vais au-delà des maladies infectieuses à nouveau, les facteurs de risque de diabète de maladies cardio-vasculaires transmises par des pesticides qui sont dans l'eau, les sujets dont on parle, le pépace, le cadmium, les mesures à prendre au niveau sanitaire. Si on veut faire tout ça, il faut aussi démontrer de la pertinence à faire une translation des budgets de gestion de crise ou de gestion de soins vers des budgets de prévention.
Mais donc il faut faire un petit modèle à l'échelle d'un territoire qui va amener le ministère de la santé à décider qu'il va investir dans Coxier là et qui va pas le laisser à l'agriculture. C'est vraiment et qui va convaincre aussi les citoyens parce que ce sont les citoyens qui décident aussi de ce dans quoi ils veulent investir sur leur territoire pour leur santé et la santé de leurs enfants. Comment on fait pour accélérer là-dessus Anne Cécile ?
Alors il y a plusieurs moyens. le moi j'aime bien votre question tout à l'heure sur la proximité la la d'être vraiment au plus près des territoires. Dans le groupe santé environnement, il y a le comité d'animation des territoires qui est animé par deux élus et qui va justement au plus près de nos élus locaux qui sont finalement les les meilleurs artisans de la la mise en œuvre de nos politiques publiques.
Et donc ils vont au plus près des des maires des conseillers municipaux et ils vont non seulement regarder les bonnes pratiques qui peut y avoir sur le terrain pour en avoir une contamination positive, faire remonter et diffuser et puis c'est aussi comment ils vont porter justement des des initiatives qui pourraient être dupliquées ailleurs. Ça va dans les deux sens. Donc ça c'est vraiment le niveau territorial où on est très très attaché parce que effectivement c'est aussi comme ça qu'on arrivera à convaincre nos nos concitoyens. convaincre, moi je le vois au niveau de l'Assemblée nationale ou même du Sénat, c'est c'est pas gagné encore.
C'est pas gagné. On est tous convaincus, je pense nous qui sommes ici, qu'il faut absolument avoir une approche de prévention, qu'il faut absolument approcher même l'angle environnemental d'une manière générale par la question de la santé. Parce que prendre soin de l'environnement, le premier bénéfice, c'est qu'on prend soin de notre santé.
Et on le voit bien justement avec cette approche, cette approche intégrée. Donc comment on accélère ? Bah c'est effectivement en étant au plus près de ceux qui font déjà euh les élus locaux.
Et puis au niveau national, on réfléchit aussi à peut-être légiférer, alors on le fait beaucoup mais là vraiment on essaie de le faire dans quelque chose de très concret, de pouvoir porter One else comme une vraie politique ambitieuse. Et là on essaie aussi de développer plusieurs outils. Vous parliez de choses concrètes, les plans nationaux santé environnement, c'est le 4e, on arrive au bout là, ont des actions très précises et très très concrète sur la question du bruit, sur la question de je vais reprendre l'utilisation des biocytes, enfin il y a des choses très concrètes avec vraiment des bonnes pratiques à partager.
Euh là, le président a annoncé une stratégie nationale magnifique et bien, il va falloir qu'on mette dedans justement des des choses concrètes qui montrent qu'effectivement on est cohérent et à la hauteur de l'ambition que l'on a envie de de porter. Et les parlementaires sont en train de travailler sur une loi One else justement qui va de la nécessité de formation, d'information parce que il y a vraiment ce sujet de communication. Pour embarquer tout le monde, il faut qu'on explique ce que c'est et il faut qu'on qu'on puisse convaincre nos concitoyens mais j'insiste aussi mes collègues parce que certains sont très éloignés de ça mais on a tous notre bâton de pèlerin et on le fait de manière très très commune.
Donc proximité, dialogue, décilotage. Donc nouvelle approche hein finalement si je si je vous suis bien. Euh vous j'ai bien aimé tout à l'heure vous avez parlé d'agilité.
Je voudrais qu'on y revienne parce que euh quand on parle de One else, évidemment, on regarde au niveau français, on regarde au niveau européen, mais on ne peut pas non plus ne pas regarder ce qui se passe ailleurs. Ça arrive forcément à un moment donné chez nous. Donc cette approche, il faut qu'elle soit globale.
Comment on fait pour que entre le Botswana et la Nouvelle-Zélande ou la France et l'Algérie, il y ait cette au moins ce tron commun ? Ça va être ça la difficulté ? Tout à fait.
Alors moi, j'ai deux exemples qui me viennent parce que le le 9, il y a eu une réunion à l'académie de l'OMS à Lyon justement qui visait à faire converger les approches pédagogiques dans l'ensemble des pays puisque l'académie de l'OMS a un hub international et euh nous allons 16, on est partenaire de l'Institut Oneels qui forme les décideurs à la question du Oneel, c'est-à-dire les préfets, les directeurs d'ARS, les maires, enfin c'est ouvert à tous ceux qui veulent faire ça comme formation continue. Euh donc déjà, il y a créé un cadre pédagogique commun. Ça c'est la première approche et la deuxième approche rejoint le financement.
Et là, c'est le réseau des fondations et des philanthropies puisqu'on on sait très bien que il y a pas suffisamment d'investissement public notamment dans ces pays-là pour faire face à tous les défis et que l'OMS a de moins en moins de moyens avec le retrait américain. Donc les les fondations et les fondations d'origine privée réfléchissent à une mutualisation one health qui pourrait aussi servir de catalyseur à la condition qui est bien sûr une transparence de l'utilisation de ces fonds d'une transparence de l'utilisation des données. Tout ça en lien avec le conseil scientifique mondial qui aujourd'hui s'appelle le One Health High Level Expert Panel de la quadripite.
Donc on veut on veut petit à petit travailler en bilatéral et en multilatéral. Ouais, ça c'est important. Je sais que c'est un point sur lequel vous insistez beaucoup Marc.
Ne pas opposer le public et le privé. La recherche doit aller dans le même sens pour la la santé de tous. Oui, bien sûr.
Nous nous notre rôle il est il est simple hein, compliqué mais il est simple, c'est d'offrir des solutions vaccinales. Donc nouvelles maladies, on est en train de mettre un laboratoire en place au Kenya parce qu'on voit bien qu'avec le réchauffement climatique, les déplacements et cetera, vous avez des maladies qui sont en train de passer de l'hémisphère sud à l'hémisphère nord. Donc il faut être en avance.
On met en place des plateformes comme les plateformes ARN messager qui permettront extrêmement rapidement d'être capable en moins de 100 jours de développer un vaccin pour répondre à une problématique parce qu'on va être aussi amené et on aura de plus en plus des nouvelles infections qui arriveront sur lesquelles il faudra réagir très vite mais des infections qui évidemment sont si elles sont des zonesoses pourront poser un problème sur l'homme mais déjà pour poser un problème sur l'élevage ou sur nos animaux domestiques et donc tout simplement un problème d'accès à des protéines animales qui jouent un rôle absolument clé. Donc nous notre métier de base c'est ça. Voilà.
Développer ces plateformes techno. On en a mis en place, on est en train d'en enregistrer une en Europe. Mettre des laboratoires, savoir exactement les virus qui circulent.
On a mis en g structure qu'on appelle Biogénova qui permet de suivre tous les virus et de regarder et d'essayer d'anticiper le virus de demain et comment on pourra y répondre. Voilà. Donc ça nous notre boulot c'est ça.
Déjà euh vous avez parlé de d'informer euh ce travail de de pédagogie, il est important. Alors, auprès des euh auprès des initiés déjà qu'ils aient la même la même base de données finalement pour pouvoir travailler ensemble auprès du grand public aussi. On c'est c'est aussi une notion d'éducation.
Il faut qu'on aborde le sujet de la santé y compris à l'école de de manière différente. Ça ça fait partie des des enjeux. Ah mais complètement complètement.
C'est pour ça que dans cette proposition de loi sur laquelle on travaille, il y a ces enjeux de formation, de sensibilisation à tous les niveaux. évidemment sur les différents professionnels de santé euh mais bien sûr chez les tout petits aussi ça commence par là et ça c'est extrêmement important et puis pour répondre aussi à la question de comment on essaie de diffuser cela et d'avoir une harmonisation parce que ça c'est bien un sujet aussi et c'est là où le le sommet est extrêmement intéressant. On en a profité pour lancer une coalition interparlementaire, donc des parlementaires intéressés par la question duelf et qui nous en fait qui va nous permettre de travailler ensemble sur des sujets communs.
C'est-à-dire non seulement d'essayer d'harmoniser ce qu'on a déjà fait nous dans nos pays, la France peut être assez fière hein sur certaines de certaines de ces lois même si parfois c'est un petit peu long à mettre en en décret mais je vais pas faire de la politique quelques ver réglementaires aussi parfois à lever. Non, c'est ça. C'est mais c'est l'idée c'est de pouvoir justement harmoniser.
On partage pareil au niveau des des parlementaires nos bonnes pratiques et puis ça va nous donner un poids politique beaucoup plus fort justement parce qu'on va être de nombreux parlementaires. Aujourd'hui, on a je sais plus une vingtaine de pays mais on l'a mise, on l'a lancé en fait pendant le sommet. Donc là, on va elle va grossir cette coalition et elle va permettre justement de de de nous aider à sensibiliser chacun.
Mais le effectivement le maître mot c'est vraiment d'informer, de sensibiliser et en plus c'est un objet magnifique parce que ça parle à tout le monde à partir du moment où on sort peut-être du du vocabulaire qui peut être un peu irritant au départ, c'est prendre soin de la santé de vivant sous toutes ses formes. Donc ça c'est plutôt un un joli paris. Euh si je vous donne à chacun euh 30 secondes pour euh me dire quelle serait euh euh votre première action pour justement appuyer sur l'accélérateur, qu'est-ce que qu'est-ce que vous feriez là ?
Euh j'aime bien donner des baguettes magiques comme ça pour euh pour terminer les débats parce que ça vous ça donne de l'espoir aussi. Alors pour moi c'est vraiment oser décloisonner et travailler avec ceux avec lesquels on n pas l'habitude de façon historique de travailler en France. On a tendance effectivement à rester entre soi pendant le privé d'un côté, le public de l'autre et de faire plutôt à la méthode anglo-saxonne teamwork.
On on remonte nos manches ensemble et on invente des solutions que ce soit des solutions de financement des projets pilotes, des territoires et on démontre petit à petit que ça peut marcher. Aller chercher le le meilleur de dans chaque dans chaque équipe. Marc, bah c'est agir de façon pragmatique.
C'est-à-dire que on a énormément de comités, énormément de personnes qui interviennent. Faut être sur le terrain, il faut démontrer que ça fonctionne. Donc on a par exemple pris l'engagement de montrer que sur une zone géographique peut-être une île, on allait éradiquer de maladie tout simplement.
Anne Cécile, alors je je réunis justement toutes les personnes. C'est un travail qu'on a commencé à faire d'être vraiment dans la transversalité, les instances qui ne s'occupent que du Oneels et on les réunit autour d'un communauté interministériel. Ça c'est pour l'année qui vient puis après on verra quand on sera l'année prochaine.
Mais en tout cas d'emblé si j'ai cette baquette magique, c'est de pouvoir faire ça, de réunir tous les acteurs qui parlent du Oneel ensemble et on font en fait ces structures, y compris le groupe santé environnement, on le font dedans pour avoir une vraie approche transverse où chacun est en capacité de se parler alors dans une manière structurée et évidemment organisée. Et je pense que c'est indispensable si on veut vraiment, j'insiste sur la question de l'ambition, l'ambition de notre politique publique parce que il y a les enjeux sont énorme en matière de prévention du point de vue sanitaire et économique. Les deux sont intimement liés.
Voilà pour les les actions et du concret. Merci à tous les trois d'avoir été avec nous sur ce débat concernant le Els
Anne-Cécile Violland