Conférence de presse de Marine Le Pen depuis le Sommet de l'élevage à Cournon d'Auvergne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 67 %Défensif 13 %
Questions et réponses
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- 28:33OuverteÉludée
Pour vous, le refus d'une alliance vient plutôt de l'air que de vous ?
- 30:38RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous croyez sincèrement que les LR qui sont entrés dans le gouvernement d'Emmanuel Macron étaient d'accord ?
- 31:13OuverteRéponse partielle
Sur quelle base ou quel programme pourriez-vous négocier avec les LR ?
- 33:51OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir décidé de venir cette année dans ce contexte politique ?
- 33:56OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a trahi les agriculteurs, vous en êtes convaincu ?
- 37:14OuverteRéponse directe
Pensez-vous que Philippe de Villiers pourrait imaginer un retour en politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:59Invité politiqueChiffre
« La France ne toucherait donc que 7 milliards d'euros par an contre 9 milliards actuellement »
- 4:14Invité politiqueChiffre
« on a perdu 30 % en euros constants dans les 20 dernières années et on va reprendre une baisse de 25 % »
- 8:51Invité politiqueFait
« elle envisage, chacun l'a bien compris, désormais de ratifier son volet commercial d'ici janvier prochain »
- 26:36Invité politiqueFait
« les derniers chiffres de l'INSEE sur l'immigration sont d'une cruauté absolue à l'égard de Bruno Retailleau »
- 31:36Invité politiqueFait
« j'ai une réforme des retraites à faire voter qui est différente de la réforme précédente de celle de madame Borne »
- 35:12Invité politiqueFait
« madame von der Leyen a infligé à la France parce que aller signer sans demander l'avis à personne »
- 35:25Invité politiqueFait
« elle s'attribue des compétences, elle se présente comme un chef d'état »
Temps de parole
- Marine Le Pen86 %
- ?8 %
- Locuteur non identifié2 %
≈ 51,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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à vous concernant la situation des filières françaises.
Je
voudrais en passant lever un malentendu. J'entendais certaines voix se demander, du fait de l'actualité politique nationale très chargée, si j'allais maintenir ce déplacement. Comme si le pitot spectacle offert par les Jeux partisans, qui a pris une intensité particulière depuis un mois, mettait sur pause les difficultés de nos éleveurs et de nos agriculteurs. Alors, je vais vous répondre très clairement, aucune politique et aucune actualité partisane ne passera jamais avant l'intérêt des Français.
Et c'est même plus que cela, en réalité, cette actualité politique d'une insondable médiocrité parce qu'elle révèle sur l'état du pays, sur l'absence totale de vision des gouvernants, sur l'inversion de toutes les valeurs, rendait en réalité ma venue ici particulièrement indispensable.
Car
nous sommes ici, à Cournon, parmi nos éleveurs, au cœur de la France que nous chérissons et à laquelle nous voulions rendre collectivement confiance et prospérité.
Parce
que nous sommes ici, à Cournon, face aux difficultés de nos producteurs, au cœur de tous les renoncements, en fait, qui ont fragilisé notre pays
et
au milieu de ceux qui lui donnent chaque jour, par leur engagement, par leur travail, sa fierté et sa raison d'être.
J
'ai eu l'occasion de le dire aux agriculteurs, je ne viens pas défendre que les agriculteurs. Je viens défendre l'ensemble des Français.
Parce
que quand l'agriculteur et l'agriculture vont mal, c'est l'ensemble des Français qui vont mal. Alors nous sommes ici, donc à Cournon, obligés d'évoquer le fait que notre souveraineté agricole est plus fragile que jamais, avec une balance commerciale agricole qui pourrait être déficitaire cette année, y compris d'ailleurs en comptant les vins et les spiritueux, ce qui serait quand même une première historique, ce qui prouve par ailleurs que ceux qui, par naïveté peut-être, ou
par
excès d'optimisme, nous expliquaient que les accords de libre-échange allaient booster nos exportations, bon, en fait, ça a boosté nos importations. Et le résultat de la balance commerciale est aujourd'hui peut-être la réponse la plus criante à la multiplication de ces accords de libre-échange.
Alors,
voilà pourquoi je crois que jamais que le brouhaha de la politique parisienne, aussi grave d'ailleurs, soit la crise actuelle, et elle l'est, indéniablement, ne viendra pas couvrir la voie de ceux que je me dois politiquement, moralement, de défendre et de protéger. La situation des filières est alarmante, vous les avez entendues, je ne suis là pour le coup sur le contrat que leur porte-parole à cette heure de la journée. Les perspectives sont quand même extrêmement sombres. Le premier motif d'ailleurs d'inquiétude, c'est évidemment le projet de politique agricole commune présenté par la Commission. Je note que pour l'instant, dans le cadre des gravités, ce n
'est
pas encore un sujet extrêmement prégnant, et pourtant, lorsqu'on l'évoque immédiatement, ils expriment leur inquiétude parce qu'elle va aggraver encore le sort de nos producteurs. Les autorités de Bruxelles viennent de présenter un projet de pacte dont le budget, c'est en même temps une nouveauté, et
ça
m'apparaît un élément de forte inquiétude. qui serait de fusionner, en fait, au sein des fonds de cohésion, le budget de la PAC.
Donc
là-dedans, il y aurait les pêcheurs, les agriculteurs, le fonds de cohésion, l'outre-mer, puisque le poséi disparaîtrait également. Et en plus, si vous voulez, de cette fusion, il serait diminué d'un quart. La France ne toucherait donc que 7 milliards d'euros par an contre 9 milliards actuellement. Alors d'abord, c'est inacceptable, première chose, d'autant que, je l'ai rappelé tout à l'heure, ça vient s'ajouter en réalité à une baisse de plus d'un tiers
du
budget de la PAC en euros constants entre 2007 et 2027. On a perdu
30
%
en
euros constants dans les 20 dernières années et on va reprendre une baisse de 25%.
Et
je parle de ça, c'est sans
le
projet d'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne,
qui
par un effet absolument mécanique amputerait encore, de manière très importante, la PAC qui a vocation à toucher nos filières agricoles. Donc, en fait, la politique agricole commune, elle est en train de devenir une variable d'ajustement au sein même du budget européen, alors qu'elle était, je le rappelle, censée être une composante essentielle.
Par
un phénomène assez étrange, la Commission semble se délester, en fait, des responsabilités
qui
lui ont été accordées par les traités pour s'attribuer des compétences que personne ne leur a jamais données.
Genre
la défense, par exemple. Donc, elle est sûrement trop occupée. Je pense que la Commission a à se mêler des questions qui échappent à ses compétences.
Je
vais parler de la dépense, mais aussi la politique étrangère. Ça les passionne. L'aide publique au développement, ça les passionne aussi. Donc, en réalité, tout ce qui ne les regarde pas, les passionne.
Et
tout ce dont ils ont la charge, ils semblent totalement s'en désintéresser. Nous ne nous acceptons pas ça. Nos agriculteurs, je crois, non plus. Et le peuple français, encore moins.
Alors,
nous ne laisserons pas Bruxelles engager à nouveau des centaines de milliards de dépenses toxiques, injustifiées, et j'ose le terme illégale, parce que, je suis désolé, mais des dépenses qui sont faites sur la base d'une violation des traités, c'est illégal. Je sais que personne n'ose le dire, mais on va encore être désagréable et dire les choses. Moi, je ne
suis
pas surprise par cette évolution entre nous, puisqu'elle est évidemment en parfaite cohérence avec le sacrifice systématique de nos agriculteurs lors de la conclusion d'accord de libre-échange par la commission. L'agriculture était la variable d'ajustement. Maintenant, c'est le budget de la PAC qui devient une variable d'ajustement. À chaque fois, d'ailleurs, c'est le même phénomène.
À
partir du moment où l'objectif de la commission est de sauver la filière automobile allemande,
eh
bien, en général, la conséquence,
c
'est qu'on sacrifie l'agriculture française. Je l'ai rappelé dans mes échanges avec les agriculteurs. En fait, nous, on n'a aucun problème avec les États-Unis en matière de balance commerciale.
Tout
ça était extrêmement équilibré. Donc, là, les décisions qui ont été prises sur les droits de donne américains par la commission, parce que la commission a accepté
d
'une manière incompréhensible pour tout un chacun, eh bien, ces 15%, nous n'aurions pas eu à les subir si nous avions eu la maîtrise de notre politique commerciale en matière agricole.
Et
là, nous payons, encore une fois, d'abord, le dumping fiscal de l'Irlande et, en réalité, la capacité pour l'Allemagne de continuer à exporter ces volets.
ça
se passe toujours de la même manière, par ailleurs. C'est pareil pour le Mercosur, c'est pareil dans l'intégralité des domaines. Alors,
tout
ça fragilise, évidemment, terriblement notre agriculture,
d
'autant que les motifs d'inquiétude se multiplient. Au-delà de tout ce que nous connaissons déjà, ce qui existe déjà et dont nous parlons régulièrement année après année quand on se voit au sein de l'agriculture, etc. Mais là, on s'aperçoit que la Commission européenne, en réalité, elle décuple, elle a décuplé au cours des dernières années, elle a alimenté, elle a encouragé la concurrence internationale déloyale dont sont victimes les producteurs français. Et le premier nom de cette forfaiture, c'est tout de même le Mercosur. Je suis heureuse de voir se multiplier les badges contre le Mercosur. Vous connaissez notre opposité position dès le départ à cet accord de libre-échange.
Et
je rappelle quand même que malgré l'opposition de la représentation nationale à ce projet d'accord, je sais que Mme Vonne-Larayenne se moque absolument totalement de ce que peut penser les représentants du peuple français ou de ce qu
'ils
peuvent voter. Elle nous l'a d'ailleurs démontré de la meilleure des façons puisqu'elle est allée à l'autre bout du monde pour apposer sa signature. Et elle envisage, chacun l'a bien compris, désormais de ratifier son volet commercial d'ici janvier prochain, c'est
-à
-dire d'enteriner, par exemple, une explosion des volumes de viande bovine et de volaille que nous importons sur le sol européen malgré une situation que vous avez entendue de la bouche même de nos producteurs. Objectivement, moi, je l'ai dit parce que vraiment, je le pense du fond du cœur, je suis indigné par la manière dont se comporte une grande partie de la classe politique française. Voilà. Moi, que les gens viennent me dire que
je
suis pour le Mercosur, c'est la démocratie, ils sont pour le Mercosur, on en débat, on donne des arguments, on confronte les arguments.
Ils
ne font pas ça, ils ne font jamais ça d'ailleurs.
Ils
viennent, ils disent aux agriculteurs on est contre le Mercosur, regardez comment on a lutté contre le Mercosur.
À
Paris, ils font des grands discours contre le Mercosur et puis en réalité, ils donnent la balle à Van der Leyen pour halluciner le Mercosur. Tout ça ne se fait pas, évidemment, sans l'accord de la France. Il faut être très naïf pour penser à l'inverse. Ben ça, c'est pire qu'une déloyauté, je veux dire, c'est une trahison.
C
'est une trahison parce que comme je l'ai expliqué aux agriculteurs, du coup, le jour où on arrive au vote, les agriculteurs, ils sont confiants, ils ont des responsables politiques qui sont venus pour leur dire non, on va s'opposer de toutes nos forces au Mercosur. On leur a dit non, c'est non, etc. Et puis, au dernier moment, quand c'est signé, eh bien, ils n'ont plus la capacité de réagir. Ils croyaient que leurs représentants partageaient leur opposition au Mercosur.
Et
après, ils
disent
ben oui, mais c'est trop tard.
Bon.
Cette situation-là,
je
trouve qu'elle pose le problème de la morale, en fait. Voilà, de la morale. On a le droit, encore une fois,
d
'être pour le Mercosur, mais on n
'a
pas le droit de faire croire qu'on est contre
pour
en réalité participer à faciliter son adoption. Alors bientôt, ça va être un accord avec la Chine, dans lequel, donc, la Commission prévoit, là encore, bien sûr, de bafouer les internes des agriculteurs en incluant les filières porcines et laitières. Voilà pourquoi je pense qu'il était extrêmement important que je sois présente à Corneau, parce que je pense que c'est une question de responsabilité politique et c'est le sens de mon engagement pour les Français.
C
'est vrai que nos producteurs sonnent l'alarme depuis des années. Ils le font, l'essentiel du temps, pacifiquement et respectueusement. Depuis des années, ils n'obtiennent, de la part des gouvernements successifs, que de minables rustines.
Donc
on met en place les conditions de l'effondrement de telle ou telle filière et après, on arrive la bouche en cœur en disant « Non, mais on va vous indemniser
avec
l'argent qu'ils fabriquent dans la cave de l'Élysée, je suppose.
»
Non, en réalité, ils indemnisent avec l'argent des contribuables les conséquences de leurs propres décisions politiques
ineptes.
Ça ne peut pas durer indéfiniment. D'abord, c'est un gigantesque mépris pour les agriculteurs. Mais de surcroît, c'est une dépense qui s'ajoute à toutes les autres et qui, du coup, participe à la situation budgétaire dans laquelle on est. En fait, ce sont des antidouleurs. Mais à un moment donné, les antidouleurs, ça ne fonctionne plus. En moins, je voudrais juste poser une question. Quel pouvoir politique ose regarder en face à Paris ceux qui prétendent représenter alors qu'il n'est de cesse dans le silence des couleurs de Bruxelles de les trahir
? J
'aimerais bien que un certain nombre de responsables politiques
soient
mis face à ce double discours.
Quelle
dirigeant politique, alors que notre contribution nette à l'Union européenne dépasse 10 milliards d'euros, est incapable d'utiliser ce pouvoir financier comme levier de négociation pour défendre nos agriculteurs ? On a été quand vous discutez avec les autres délégations
étrangères
européennes au Parlement européen.
Ils
vous disent mais c'est pas que la France se défend mal, c'est qu'elle se défend pas.
Elle
ne réclame jamais rien.
Elle
n'exige jamais rien.
Elle
ne dit
jamais
non.
Bon
ben voilà, moi je viens de dire qu'il est temps de mettre un terme à cette situation en assumant un rapport de force clair et net avec la Commission européenne.
Alors
vous venez de me dire que
c
'est pas possible parce qu'en général tout le monde dit que
c
'est pas possible. Rien n'est possible d'ailleurs. Dès que vous proposez quelque chose on vous dit que
c
'est pas possible comme ça ça évite la conversation, ça évite les arguments et quand on dit que c'est pas possible on a toujours raison.
On
s'aperçoit au fur et à mesure du temps qu'en réalité il y
a
beaucoup de choses qui sont possibles. Même suspendre la réforme des retraites dis donc.
Vous
vous rendez compte
?
Donc nous irons nous défendre l'exception agriculturelle.
L
'exception agriculturelle
c
'est le concept suivant c'est que l'agriculteur l'agriculture n'est pas un bien comme les autres et que par conséquent il ne peut pas faire l'objet d'accords de libre-échange. C'est aussi simple que ça. Ça ne
veut
pas dire qu'on n'échange pas. Vous
voyez
je vous connais tellement bien que maintenant j'anticipe en fait les caricatures qui pourraient être faites. ce n
'est
pas qu'on n'échange pas c'est qu'on va échanger
sur
l'agriculture parce que c
'est
l'agriculture en fait de pays à pays. On vend du porc on veut bien vous vendre
tant
de porc et puis on va vous acheter tant on fait ce qu'on faisait
parce
que sinon l'apathie enfin l'inaction telle que nous la vivons a poussé une filière qui est une filière d'excellence dans une situation budgétaire financière qui est catastrophique. Là le problème encore une fois c'est qu'il n'y
a
pas que la PAC c'est-à
-dire
qu'on accumule les soucis il n'y
a
pas que le Mercosur il y a également le fait que depuis 2022 l'Union Européenne pardon la Commission a libéralisé les importations de produits agricoles ukrainiens
ce
qui évidemment a aggravé la concurrence déloyale que subissent nos producteurs mais pas seulement ce qui met en cause
parce
que les normes ne sont pas les mêmes la sécurité alimentaire de nos consommateurs
les
volumes quand même de sucre importés en Europe depuis les crènes ont été multipliés par 20
pour
le blé par 6 et pour les volailles par près de 3
je
veux dire c'est que le début d'ailleurs parce que on voit bien que ce qui nous avait été présenté toujours la même technique comme étant quelque chose de transitoire etc va devenir définitif
c
'est comme la contribution exceptionnelle au revenu c'est 13 ans que ça dure alors que ça devait durer un an c'est comme la CSG qui devait rester à 1% et qui est maintenant à 9 enfin on connait maintenant toutes ces techniques là on peut en réalité les anticiper
cette
décision là je vais vous dire elle est
d
'autant moins admissible que aider l'Ukraine partait d'un bon sentiment si encore une fois on s'était adressé à des centaines ou des milliers d'exploitants qui pouvaient potentiellement en tirer un bénéfice pour continuer à faire tourner en partie l'économie du pays en guerre on aurait pu
le
comprendre même si les conséquences sont quand même lourdes et qu'il faut qu'à un moment donné ça s'arrête
mais
là c
'est un
type
un
oligarque
un qui
en réalité engrange
l
'intégralité
des
bénéfices
de
cet accord
un qui
s'en sert d'ailleurs
de
ces bénéfices pour aller investir
dans
des élevages en Espagne etc.
c
'est à dire créer des conditions de la future concurrence donc on a financé la future concurrence intra européenne que nous subirons demain pour enrichir
un
type donc évidemment qu'en Bruxelles elle nous annonce qu'elle veut pérenniser ça dans le traité d'association qui nous lie à l'Ukraine pour nous c'est non c'est inacceptable et donc nous nous battrons évidemment contre ça
d
'ailleurs que nos agriculteurs soient étranglés par des produits venus d'Ukraine d'ailleurs ça ne change rien à leur situation ils sont étranglés ils sont étranglés alors on rajoute une petite couche un peu la cerise sur le gâteau donc évidemment la surtransposition systématique des directives européennes qui assomment de normes de paperasse de contrôle humiliant ceux qui nourrissent les français ça aussi ça doit cesser les producteurs doivent être défendus nous le ferons et ça fera évidemment l'objet d'une partie importante de la campagne législative qui ne va pas manquer de s'ouvrir
pas
de nouvelles voilà mesdames et messieurs un petit peu le tour de cette visite moi je note qu'il y
a
encore quelques années on avait
enfin
moi je défendais des positions qui n'étaient pas partagées par un certain nombre de syndicats clairement et qui aujourd'hui se sont quand même considérablement rapprochées des positions que nous avions exprimées à l'époque avoir raison trop tôt dit-on est une autre manière d'avoir tort
bon mais
encore une fois les décisions politiques mauvaises entraînent des mauvaises conséquences
ce
qui nous permet d'être optimistes puisque des décisions politiques bonnes peuvent entraîner des bonnes conséquences
bien
je suis à votre disposition pour répondre aux questions
je
suis
assez insensible au comique de répétition
que
vous dire c'est la fin de la blague Sébastien Lecornu a démissionné
et
il est renommé
il
aurait été censuré
et
le président de la république fera un acte d'autorité en quelque sorte en disant j'ai choisi mon premier ministre je veux que ce soit lui vous l'avez censuré vous avez censuré le gouvernant je le renomme
mais
alors là entre les démissionnaires qui démissionnent
Jean
Le Maire
peut
-être Taillot d'ailleurs
les
démissionnaires qui démissionnent
et
les démissionnaires
dont
on a accepté la démission parce qu'on a oublié un événement qui sont renommés
je
pense que tout ça n'est pas sérieux je vous l'ai dit tout à l'heure une partie de la classe politique aujourd'hui se révèle telle qu'en elle-même ce qu'elle arrive parfois cachée à l'opinion publique
c
'est-à
-dire
des gens qui sont prêts à se couper un membre pour conserver leur place
pour
conserver leur mandat
et
des gens qui en réalité crèvent de peur de l'élection
ce
qui quand on fait de la politique est quand même assez problématique ils crèvent de peur de retourner devant les électeurs
quand
on est un élu et qu'on a peur de retourner devant les électeurs il faut arrêter d'être élu
il
faut faire autre chose
parce
que le spectacle qui est donné est désespérant
et
il est désespérant au regard de notre fonctionnement démocratique d'ailleurs
je
veux dire les élus devraient être les premiers à espérer en réalité pouvoir retourner devant les électeurs eux ils ne veulent pas ils ont peur et d'ailleurs monsieur Valls qui est un peu un peu sorti de comment dire du cercle qui
a
peut-être plus d'ambition enfin il en a eu beaucoup donc on a eu du mal à le suivre enfin autour d'Europe avec lui mais je pense qu'il n'a plus d'ambition présidentielle donc il dit la vérité parce qu'en général quand ils sont arrivés au bout de leur carrière ils disent la vérité il l'a dit il dit en réalité il ne
faut
pas faire d'élection parce que le Rassemblement national risque de gagner bon bah écoutez si ça choque aux personnes c'est que nous n'avons pas la même vision de la démocratie je veux dire mais cette dissolution je le crois est incontournable
ils
manoeuvreront ils mettront un tel à truc le ministre de l'agriculture deviendra ministre de la culture celui de la culture passera à Bercy on ira chercher des vieilles gloires machin bon ils feront sûrement tout ça mais ça ne tiendra pas voilà ça ne tiendra pas parce que le désaveu et la fracture est tel
qu
'aujourd'hui il n'y a que l'arbitrage du peuple français
qui
peut permettre à la France de retrouver
une
direction politique
donc
vous allez censurer n'importe quel gouvernement vous allez censurer n'importe quel Premier ministre jusqu'à ce que ce soit un Premier ministre issu de Rassemblement national c'est à dire que même un Premier ministre à l'air vous le censurez
?
alors non mais pas du tout je me suis très mal exprimé vous n'avez pas compris mon propos
je
censurerai
tous
les gouvernements jusqu'à obtenir la dissolution
il
n
'y
a aucun scénario aujourd'hui Mme Le Pen dans lequel vous ne censurez pas le prochain gouvernement aucun
?
ben non aucun parce que je considère que chaque nouveau gouvernement est une manière de contourner la volonté populaire
voilà
est un moyen de contourner l'expression du peuple souverain
donc
non seulement ils ne se contentent plus aujourd'hui de contester
les
choix du peuple souverain de forcer la main comme ils l
'ont
fait entre les deux tours de l'élection législative dernière
mais
maintenant carrément ils veulent les empêcher le peuple souverain de pouvoir voter mais sans qu'à suivre les élections ça ira plus vite
entre
nous
ils
disent que la dissolution ne servira à rien on s'en trouve exactement dans la même situation
mais
ils n'en savent strictement rien
et
si on se retrouve dans la même situation s'il y a une dissolution qu'est-ce qu
'on
fait
?
et bien on sera dans la même situation qu'on était jusqu'à présent
voilà et
il faudra attendre l'élection présidentielle
ça
veut dire qu'il faut se marfondre dans l'instabilité politique
c
'est-à-dire
?
ben non parce qu'il n
'y
aura plus de possibilité de dissolution donc ça ne servira pas à grand chose de changer les gens pour le coup vous voyez
non
mais parce que si vous dites il y a un autre moyen au-delà de supprimer les élections c'est de dire aux français si vous ne votez pas comme je vous dis de voter
et
bien à ce moment-là vous êtes des mauvais électeurs
ils
votent comme ils veulent
et
nous on est extrêmement zen
face
à ça
je
veux dire je vous l'ai dit tout à l'heure de deux choses d'une soit les français nous veulent ils votent pour nous on est prêt et on n'enverra Jordan Bardella à Matignon qui constituera un gouvernement de cohabitation soit les français ne veulent pas de nous et nous n'avons pas la capacité d'obtenir une majorité ou de constituer ou de créer ou d'aller chercher une majorité absolue et nous sommes républicains nous respecterons les règles de l'Assemblée nationale comme nous le ferons depuis des décennies et des décennies
est
-ce que vous êtes d'accord avec lui
? c
'était un tout petit peu plus subtil que cela donc oui d'abord je suis d'accord évidemment avec Jordan j'ai d'ailleurs exprimé exactement la même position dans l'émission de Darius Rochemin sur LCI quelques jours avant c
'est
-à
-dire
que la question qu'on nous pose c'est et si vous n'avez pas de majorité absolue il y a deux choses une soit on n
'a
pas de majorité absolue on en est très loin
et
bon ben voilà
à
ce moment-là Jordan Bardella de la même manière qu'il l'a fait la dernière fois qu'il l'a dit la dernière fois n'accepterait pas d'aller à Matignon soit nous n'avons pas de majorité absolue mais nous avons la capacité
de
pouvoir trouver au sein des personnes qui sont élues à l'Assemblée nationale des gens qui pourraient soutenir sur des éléments qui sont pour nous évidemment des éléments importants voire essentiels et à ce moment-là et bien on constituera cette majorité
il
peut y avoir les chances qu'il y ait un certain nombre de ces élus qui viennent de LR mais je vous rappelle que dans son propos
qui
a été entendu de manière rapide par certains journalistes il dit bien il ne s'agit pas d
'obtenir
l'aval des LR macronisés
et
il parlait de monsieur Retailleau
je
cite son nom d'ailleurs
voilà
donc il y a incontestablement des LR qui sont totalement macronisés qui sont prêts à tout pour pouvoir rester au gouvernement pour ne rien y faire d'ailleurs les derniers chiffres de l'INSEE sur l'immigration sont d'une cruauté absolue à l'égard de Bruno Retailleau quand même et et puis il y a ceux qui sont prêts je crois pas seulement d'ailleurs peut-être chez LR peut-être dans d'autres formations politiques de dire banco
voilà l'ensemble du parti n
'est pas un allié pour vous
pardon l
'ensemble du parti n'est pas un allié pour vous
l
'ensemble du parti et
les
républicains
ben non évidemment que non
ben c
'est pas une nouveauté il y a des LR qui se sentent beaucoup plus à l'aise avec Emmanuel Macron qu'avec nous qui partagent qui
partagent
beaucoup plus d'options d'Emmanuel Macron que des nôtres
donc
ceux-là on les laisse à Emmanuel Macron
voilà la
question qui a été posée à
Jean-Marie par l
'élec
des contacts existent et je serais prêt à passer
un accord de gouvernement sur quelque thème essentiel
donc
je
répète d'aller
débaucher donc
je répète je répète
il
a dit bien
cet
accord nous ne pourrons évidemment pas le faire avec les LR macronisés
on
peut faire un pari
parce
que j'ai regardé l'émission donc voilà donc c'est tout maintenant encore une fois rien ne dit et vous l'avez vu d'ailleurs dans la journée
qu
'il n'y
a
pas sur ce sujet précis des divergences au sein de ce mouvement
il
y a ceux qui disent jamais d'accord avec le Rassemblement National et puis il
y a
ceux qui disent bon écoutez à un moment donné on est dans une situation où honnêtement on se sent plus près du Rassemblement National que du Parti Socialiste ou de Macron
c
'est-à
-dire
que pour vous le refus d'une alliance vient plutôt de l'air que de vous
il ne nous a jamais posé la question on n'a jamais eu à lui répondre
j
'ai jamais vu monsieur Retailleau venir nous poser la question de savoir si on voulait faire une alliance avec lui
on
ne vous a jamais entendu poser la question monsieur Retailleau non plus
ben
non mais on n'a aucune raison de le faire je trouve que je pense qu'il
y a
une incompréhension en fait dans le fonctionnement de ces majorités
j
'entends un certain nombre de personnes dire je ne comprends pas il faut faire comme l'Italie
bon oui
mais il
n'y
a qu'un malheur c'est que en Italie tous les partis
en
fait présentent des candidats
voilà
tous les partis présentent des candidats
et
entre ceux qui sont élus et bien ils se parlent pour savoir s'ils sont capables de constituer une plateforme gouvernementale
on
est d'accord c'est ça en fait c'est comme ça que ça fonctionne
bon
c'est pas se partager les circonscriptions pour se faire élire avec les voix des autres quoi c'est pas ça ou alors c'est un accord pour le coup qui est un accord électoral
où
là on se partage les circonscriptions de la même manière que NFP lors des dernières législatives se sont partagées les circonscriptions entre l'EPS les Verts etc mais un accord de gouvernement c'est entre les gens qui ont été élus et qui n'ont pas été élus dans le même mouvement donc oui il faudra le faire si encore une fois le nombre de députés qui manquent pour atteindre la majorité absolue permet précisément de rendre efficace cette démarche donc je ne sais pas qui a pu entendre que nous avions à cet égard une divergence à part l'IB avec Jordan nous pensons exactement évidemment la même chose sur ce sujet avec Jordan
donc
allez voir à l'issue de l'élection la direction de LR pour dire il nous manque 40 voix pour atteindre la majorité absolue et conclure un accord de gouvernement ça ne vous semble pas
impossible
je crois que la réponse de M. Taillot a fermé cette porte
bon
mais enfin est-ce que vous croyez sincèrement que les LR qui sont entrés dans le gouvernement d'Emmanuel Macron enfin dans les gouvernements d'Emmanuel Macron vous croyez que la direction de LR était d'accord jusqu'à récemment bof
M.
Taillot il a dit la question lui a été posée il a répondu c'est non on lui a demandé jamais il n'a pas voulu dire jamais c'est
-à-dire
qu'il ne ferme pas totalement cette
porte
alléluia
sur
quelle base enfin quel programme quelle mesure de fond vous pourriez éventuellement négocier avec les LR on sait que ce qui pose principalement problème entre vous et les LR c'est par exemple la réforme des retraites est-ce que compte tenu de l'état défini
je vous
arrête elle est suspendue
pas
encore
ça
va venir
ça
vous convient c'est quelque chose
que
ça me convient très bien
et
vous voudriez l'approcher
bah
oui parce que moi j'ai une réforme des retraites à faire voter qui est différente de la réforme précédente de celle de madame Borne mais
oui
mais si vous voulez il y a beaucoup de choses quand même dans le domaine de l'insécurité de l'immigration etc dans lequel on peut faire on peut gagner un an pour l'alternance en fait en attendant les élections présidentielles
parce
que ça vient vite en mars juste après les élections municipales on est en élections présidentielles
et
donc législatives
si
je suis à Matignon
si
le RL est à Matignon c'est genre de parler à l'État Matignon
mais elle est suspendue
elle
sera suspendue arrêtée elle sera suspendue c'est la seule condition pour laquelle ils vont réussir à mettre des carottes avec des fraises et des poireaux avec des poires si vous voulez il n'y
a
que ça donc elle sera suspendue donc voilà le problème ne se pose plus et la réforme des retraites que nous souhaitons faire voter je crois puisque la réforme borne sera suspendue attendra les élections présidentielles du coup
soyez
chef de gouvernement en situation de cohabitation
bah
parce que je fais ce que je veux si vous voulez c'est moi qui décide quoi en fait
cette espèce de vous n
'êtes pas leader de la famille politique vous savez qu'un prémisse non
mais d'abord non mais
d'abord alors d'abord parce que Jordan Bardella est le président du parti je
suis
désolé mais en règle générale c'est le président du parti qui dans le cas d'une cohabitation va à Matignon numéro un et numéro deux parce que de manière très claire et depuis déjà un certain moment de temps nous avons toujours dit et lui et moi que sauf ingérence dans du pouvoir judiciaire dans le déroulement des élections j'avais vocation à être candidate à la présidentielle et lui avait vocation à devenir premier ministre
deux
dernières questions
l
'année dernière pourquoi est
-ce
que vous avez décidé de venir cette année dans ce contexte politique et une question sur le mercredi vous dites que Emmanuel Macron a trahi les agriculteurs mais est-ce que vous en êtes convaincu ou vous ne pensez pas que c'est parce que le poids de la France à Bruxelles est concrètement à
Félix
alors pourquoi je n'étais pas à Cournon l'année dernière je ne sais plus si je ne suis pas venu c'est probablement que j'avais une problématique d'agenda et j'ai décidé de venir à Cournon avant que tous ces événements politiques interviennent bon voilà ça c
'est
la première des choses la deuxième des choses
oui
mais si vous voulez peut-être très certainement la France est affaiblie certainement elle est affaiblie déjà parce qu'elle ne défend jamais ses positions mais comme je vous le disais tout à l'heure moi je ne faut m'expliquer comment un pouvoir politique d'un pays qui paye 10 milliards d'euros de contributions
nettes
10 milliards d'euros de contributions nettes multipliées par 3 en l'espace de quelques années 8 ans
n
'est pas capable de se servir de ce levier
pour
aller défendre des éléments nonobstant l'humiliation
quand
même que madame von der Leyen a infligé
à
la France parce que aller signer
sans
demander l'avis à personne mais d'ailleurs enfin je veux dire maintenant c
'est
le locataire qui se prend pour le propriétaire quand même madame von der Leyen elle s'attribue des compétences elle se présente comme un chef d'état elle exige d'être reçue elle prend des décisions elle s'engage sans même demander leur avis d'ailleurs sans même demander son avis au conseil non mais il y a bien un moment où il y
a
quelqu'un qui doit quand même la ramener à sa place bon manifestement ça n'est pas le cas d'Emmanuel Macron qui est assez d'accord avec cette dérive de madame von der Leyen
je pense qu'on en
a moins que dans le milieu journalistique maintenant où il y a eu un certain ménage qui a été fait aussi il faut dire une certaine rédaction
vous
savez nous avons été totalement transparents sur les dernières élections législatives on a dit bon bah écoutez c'était un crash test enfin en même temps dans des délais qui étaient quand même extrêmement courts et malgré le fait que nous avions demandé cette dissolution objectivement on
ne s
'attendait pas du tout à ce qu'il la décide c
'est
pour ça quand on me
dit
maintenant qu'est-ce que vous pensez que pense Emmanuel Macron j'ai dit non mais je m'arrête tout de suite parce que c'est pas
je
ne peux pas réfléchir à la place de quelqu'un qui n
'est
pas rationnel en fait donc je ne sais pas ce qu'il y a à faire mais voilà on a tiré les leçons on s'est mis en situation de pouvoir sur le plan matériel d'ailleurs aussi être le plus performant possible je ne
sais
pas si on sera parfait qu'il l'est mais en tout cas la commission nationale d'investiteurs depuis un an maintenant travaille à investir le meilleur profil dans les circonscriptions
et
je pense que nous pouvons faire
s
'il y a des élections un excellent résultat
La
fibre de Villiers qui sera un nouveau livre aujourd'hui est-ce que vous pensez qu'il puisse imaginer un retour en politique et comment vous définiriez votre relation avec lui
?
Je ne crois pas qu'il le souhaite en tout cas il ne m'a pas exprimé le souhait de revenir en politique il m'a envoyé son livre je le remercie d'ailleurs publiquement je n
'ai
pas encore eu le temps de le faire à titre individuel voilà moi j'ai des relations j'ai des bonnes relations avec Philippe de Villiers on échange de temps en temps
est
-ce que sa candidature pourrait être un handicap pour vous vous pourriez vous dénoter
à une
élection
présente
?
Ah
oui ça vous jouez à ces petits jeux entre vous si vous voulez le truc des hypothèses et si ma grand-mère avait des roulettes ça ferait un bel autobus parce que moi aller commenter des hypothèses de quelqu'un qui n'a jamais dit qu'il voulait être candidat à la présidentielle mais que peut-être vous considérez avec vous il pourrait l'être non ça je ne fais pas je lave parce que c'est fatigant c
'est
pour le conseil départemental c'est pour le conseil départemental écoutez on verra bien
on
verra bien vous savez je l'avais dit je ferai tous les recours possibles bon je ferai tous les recours possibles et y compris d'ailleurs s'il
y a
une solution
parce
qu'il ne vous a pas échappé que ayant saisi d'ailleurs la Cour européenne des droits de l'homme la Cour européenne des droits de l'homme en urgence en référé bon c'est pas vraiment c'est pas comme ça que ça s'appelle mais disons que c'est l'équivalent du référé elle m'a dit c'est à dire que là pour l'instant il n'y a pas de préjudice réalisé bon ça veut dire que si demain il
y a
une dissolution que je dépose ma candidature et qu
'on
me la refuse il y aura un préjudice réalisé et que je le rappelle le conseil constitutionnel est le juge
de
la validité de la candidature
donc
à ceux qui parfois disent des sottises dans les journaux ou sur les plateaux le recours qui serait fait sur la base du refus
du
préfet dont a aidé ma candidature ne passe pas par la voie de la QPC
Marine Le Pen