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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 17 septembre 2025 35 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraites

Edwige Diaz : "Le RN est un parti souverainiste qui défend la liberté entrepreneuriale !" (RMC)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 47 %Attaque 39 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:02OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous demandez précisément ?

  • 1:40OuverteRéponse partielle

    Ce serait quoi la rupture valable pour vous, alors ?

  • 2:16RelanceRéponse directe

    Mais une mesure concrète ?

  • 3:05OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il peut à la fois satisfaire les socialistes et vous satisfaire ?

  • 4:37RelanceRéponse directe

    C'est chercher à tout prix une nouvelle dissolution en essayant d'obtenir la censure à tout prix ?

  • 5:32RelanceRéponse directe

    Pourquoi vous ne faites pas ça ? Pourquoi vous ne faites pas gagner du temps à la France en essayant d'obtenir ça tout de suite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49Invité politiqueFait
    « Nous disons qu'il faut qu'Emmanuel Macron tire les enseignements des résultats des dernières élections. A savoir que le Rassemblement National est devenu le premier groupe parlementaire. »
  • 0:53Invité politiqueChiffre
    « Donc il y a 11 millions d'électeurs derrière nos 125 députés, 140 si on rajoute nos alliés d'Éric Ciotti. »
  • 2:29Invité politiquePromesse
    « On pourrait réserver les allocations familiales, par exemple, aux familles dont au moins l'un des deux parents est français. »
  • 2:38Invité politiqueFait
    « Ce qui nous permettrait de réaliser beaucoup d'économies. »
  • 2:46Invité politiquePromesse
    « Sur toutes les parties, les prestations sociales non contributives, eh bien, il faut, oui, appliquer une priorité nationale dans l'attribution de ces sommes. »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « Nous, on considère que l'argent des Français doit favoriser d'abord la natalité française. »
  • 3:59Invité politiqueFait
    « l'année dernière, il y a eu ce barrage anti-républicain, ces alliances de la honte qui ont réuni les Républicains et la France insoumise. »
  • 4:13Invité politiqueFait
    « on leur a dit, si c'est une majorité Rassemblement national, « Ah, ben ça sera la catastrophe économique, sécuritaire, etc. » »
  • 7:57Invité politiqueFait
    « Sur la taxe Zuckman, nous avons dit que nous y étions particulièrement opposés pour plusieurs raisons. »
  • 8:03Invité politiqueFait
    « Déjà, parce que c'est typiquement une taxe qui va freiner l'investissement, ou alors pire, qui risque de faire des chefs d'entreprise français, et bien du coup, en fait, qu'ils vont vendre leur part à des capitaux ou à des chefs d'entreprise étrangers. »
  • 8:49Invité politiquePromesse
    « l'impôt sur la fortune immobilière, nous souhaitons le remplacer. »
  • 8:57Invité politiquePromesse
    « Exactement, et on le remplace par l'impôt sur la fortune financière. »
  • 9:12Invité politiqueFait
    « Parce que nous sommes un parti très attaché à l'enracinement. Et donc, nous ne souhaitons pas que les biens immobiliers et aussi les biens professionnels rentrent en considération, soient pris en charge dans l'évaluation de cette taxe. »
  • 25:25Invité politiqueChiffre
    « la partie économie sur l'immigration, c'est à peu près 15 milliards d'euros d'économie par an. »
  • 27:35Invité politiqueChiffre
    « on l'a estimé à 10 milliards d'euros. »
  • 30:55Invité politiqueFait
    « ce n'était pas la suppression de la CVAE. »
  • 31:16Invité politiqueFait
    « nous avions proposé la baisse de la CFE qui était précisément un impôt de production inutile et qui vient alourdir la compétitivité des entreprises. »
  • 31:35Invité politiqueFait
    « nous voulions supprimer, donc, dans certains secteurs, la C3S. »
  • 31:48Invité politiqueFait
    « C'est la contribution sociale de solidarité des sociétés. »
  • 32:14Invité politiqueChiffre
    « 22 milliards d'euros en fait pour la CFE, donc vous ne pouvez pas dire que c'est un petit impôt. »
  • 33:20Invité politiqueFait
    « Nous considérons que telle qu'elle a été présentée à l'Assemblée nationale et votée d'ailleurs par l'Assemblée nationale, elle répondait en partie aux aspirations des agriculteurs, évidemment, pour redonner du souffle aux agriculteurs, leur redonner confiance en eux. »
  • 33:39Invité politiqueFait
    « Nous voulons sortir l'agriculture des traités de libre-échange avec la terre entière. »
  • 34:20Invité politiquePromesse
    « c'est dans notre programme présidentiel. »
  • 34:50Invité politiquePromesse
    « nous l'avons demandé par votre référendum. C'était dans le programme de Marine Le Pen. »

Temps de parole

  • Edwige Diaz60 %
  • Présentateur29 %
  • Invité3 %
  • Invité 23 %
  • Invité 32 %

7,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

C'est la députée Edwige Diaz, députée Rassemblement National, qui est des nôtres aujourd'hui. Bonjour, vous êtes élue de Gironde.

0:06
Edwige Diaz

Bonjour.

0:06
Présentateur

Bonjour madame, vous êtes les rois ?

0:09
Edwige Diaz

Je vais vous venir vers les faiseurs de rois, c'est ça ?

0:12
Présentateur

Non, vous êtes les rois de la censure.

0:17
Edwige Diaz

Franchement, on ne peut pas parler de ce sujet avec autant de légèreté.

0:21
Présentateur

Mais sérieusement, on se demande pourquoi vous allez à Matignon cet après-midi. Alors sans doute par courtoisie. Mais finalement, ça finit toujours par soit un vote de défiance ou une censure avec le Rassemblement National.

0:33
Edwige Diaz

Est-ce que c'est de notre faute ? En réalité, tout dépend du comportement qu'adoptera le Premier ministre. Vous voyez, nous en fait, on a de la constance. Nous disons qu'il faut qu'Emmanuel Macron tire les enseignements des résultats des dernières élections. A savoir que le Rassemblement National est devenu le premier groupe parlementaire. Donc il y a 11 millions d'électeurs derrière nos 125 députés, 140 si on rajoute nos alliés d'Éric Ciotti. Et donc en fait, on ne peut pas faire comme si ces gens n'existaient pas.

1:02
Présentateur

Alors qu'est-ce que vous demandez précisément ?

1:04
Edwige Diaz

Eh bien, nous lui demandons une politique de rupture avec le macronisme. Alors c'est pour ça que nous allons à ce rendez-vous. Marine et Jordan s'y rendront tout à l'heure aux alentours de 16h. Nous y allons sans illusion et sans naïveté. Parce que c'est vrai qu'il serait difficile d'imaginer que M. Lecornu, qui a été mis là, parce que justement c'est un prochissime d'Emmanuel Macron, c'est peut-être difficile à envisager qu'il mette en œuvre une politique de rupture. Mais notre devoir, c'est de lui proposer...

1:31
Présentateur

Rupture, c'est le terme qu'il a pourtant employé. Il a dit rupture.

1:35
Edwige Diaz

Oui, justement, très bien. Eh bien, qu'il concrétise ses propos.

1:40
Présentateur

Ce serait quoi la rupture valable pour vous, alors ?

1:42
Edwige Diaz

La rupture, vous voyez, c'est qu'il faut qu'il s'attaque au tabou, au totem que cette Macronie ne veut pas toucher. La question de l'immigration, de la contribution de la France au budget de l'Union européenne, de la lutte contre la fraude, de la fin des subventions aux énergies intermittentes. En fait, tout ce que les macronistes ont mis en place, encouragé, subventionné depuis des années, et qui conduise notre pays à se retrouver dans la situation économique, budgétaire, sécuritaire, migratoire... Mais une mesure concrète ? Une mesure concrète. Sur l'immigration, par exemple ? Oui. Eh bien, prenons-en.

Alors, on en a toute une série, qui sont d'ailleurs disponibles sur le site internet du Rassemblement National. Mais par exemple, on pourrait réserver les allocations familiales, par exemple, aux familles dont au moins l'un des deux parents est français. Ce qui nous permettrait de réaliser beaucoup d'économies. Et en fait, sur toutes les parties, les prestations sociales non contributives, eh bien, il faut, oui, appliquer une priorité nationale dans l'attribution de ces sommes, qui sont considérables et qui doivent... Voyez, nous, on considère que l'argent des Français doit favoriser d'abord la natalité française.

2:58
Présentateur

D'accord, mais aujourd'hui, il reçoit le PS. D'ailleurs, il a commencé par le PS, c'est un signe, ce matin, et ensuite, vous, cet après-midi, au RN. Est-ce qu'il peut à la fois satisfaire les socialistes et vous satisfaire ?

3:10
Edwige Diaz

Ah ben, en effet, c'est difficile. Mais en même temps, il fait ce qu'Emmanuel Macron lui demande de faire, c'est-à-dire de constituer un accord de non-censure, qui, pour moi, ne correspond pas du tout à une vision politique, où il décide de... où il souhaite mettre en place un gouvernement, où c'est l'alliance des contraires. Enfin, j'ai dit, évidemment, c'est impossible. Donc, en fait, derrière M. Lecornu, c'est M. Macron qui doit prendre acte de cette situation. Et c'est pour ça qu'avec Marine Le Pen, nous avons exposé deux solutions.

C'est où la démission d'Emmanuel Macron, et je crois que l'immense majorité des Français s'en réjouirait, ou alors c'est qu'Emmanuel Macron procède à une dissolution de l'Assemblée nationale pour permettre à notre pays de retrouver une majorité, de la stabilité...

3:49
Présentateur

Un an et demi après qu'on ait voté, vous pensez que le résultat serait différent ?

3:53
Edwige Diaz

Alors oui, je pense qu'il serait différent, parce que vous vous souvenez que l'année dernière, il y a eu ce barrage anti-républicain, ces alliances de la honte qui ont réuni les Républicains et la France insoumise. Et en fait, Jordan Bardella avait annoncé que ces alliances contre nature conduiraient au blocage de notre pays. Et je pense que beaucoup de Français se sont rendus compte qu'ils ont été trompés l'année dernière, parce qu'on leur a dit, si c'est une majorité Rassemblement national, « Ah, ben ça sera la catastrophe économique, sécuritaire, etc.

» Sauf que là, en fait, on voit bien que c'est toujours les macronistes qui sont en place et que la catastrophe économique, elle est d'actualité. On se demande vraiment où sont passés les Mozart de la finance. En tout cas, c'est sûr qu'ils ne sont pas au gouvernement.

4:31
Présentateur

Antoine ? Moi, je me pose une question sur l'attitude du RN aujourd'hui. C'est chercher à tout prix une nouvelle dissolution en essayant d'obtenir la censure à tout prix ? Ou est-ce que, vraiment, vous pourriez être en mesure de dealer des choses, de négocier des choses ? Moi, je pense qu'il n'y aura pas de nouvelle dissolution. Il y a trop de blocage. Vous analysez la politique probablement mieux que moi. Je crois que c'est illusoire d'attendre une dissolution et encore plus illusoire d'attendre la démission d'Emmanuel Macron. Et donc, dans cette situation de blocage, défendez ce pour quoi les électeurs ont voté pour vous. Vous évoquiez l'immigration dans l'actualité.

Il y a ce grand référendum sur l'immigration portée par Philippe Devilliers. Eh bien, chiche, vous allez voir le Premier ministre. Vous lui dites, on ne va pas être d'accord, surtout. Vous avez besoin de monde pour éviter une censure. Eh bien, nous, nos demandes, c'est ça. Les mesures que vous venez d'évoquer. Et pourquoi vous ne faites pas ça ? Pourquoi vous ne faites pas gagner du temps à la France en essayant d'obtenir ça tout de suite ?

5:36
Edwige Diaz

En fait, je pense que précisément, on fera gagner du temps à la France s'il y a une dissolution de l'Assemblée nationale. Parce que là, en fait, ce que vous décrivez, ce ne sont que des mesures qui ne vont pas régler la situation. En fait, nous, nous nous basons sur la Constitution. Vous voyez, qui dit, qui prévoit que quand il y a un blocage, il y a une solution pour sortir de ce blocage. Parce qu'en fait, là, moi, je n'envisage pas qu'on reste pendant encore un an et demi dans cette situation paralysante, où il n'y a pas d'investissement, où les chefs d'entreprise ont peur pour leur avenir, où les particuliers, eh bien, pareil, en fait, sont paralysés.

Il y a une ambiance morose absolument indescriptible. Vous voyez, je suis élue en Gironde, et les habitants de ma circonscription me disent, en fait, on ne fait plus rien. Donc, il y a une situation de paralysie, mais aussi paralysante pour tous les projets d'avenir. Donc, en fait, moi, je n'ai pas envie qu'on reste dans cette situation, parce que cette situation entraîne des conséquences que l'on connaît déjà, c'est-à-dire une aggravation du déficit, une croissance en berne, et des investissements qui sont à l'arrêt. Donc, en fait, il y a deux solutions.

C'est ou on reste comme ça et la situation s'aggrave, ou alors Emmanuel Macron fait preuve de responsabilité, il procède à une dissolution de l'Assemblée nationale, et on donne une chance au pays de retrouver une majorité.

6:48
Présentateur

Et donc, c'est parti ensuite pour une cohabitation, c'est ce que vous souhaitez ? Avec Jordan Bardella à Matignon ?

6:53
Edwige Diaz

Oui, oui, en fait, la Constitution prévoit, Emmanuel Macron s'occupera de ses prérogatives constitutionnelles, et Jordan Bardella de ses prérogatives constitutionnelles.

7:01
Présentateur

Fatima ?

7:02
Invité

À l'époque de Philippot, le Rassemblement National avait joué l'image, dans sa communication, d'un côté socialement de droite et économiquement de gauche, entre guillemets. Ma question, elle est sur la taxe Zuckman. Vous en êtes où ? Et est-ce que le Rassemblement National est un parti qu'on pourrait qualifier de parti libéral ou non ?

7:27
Edwige Diaz

Bon, le Rassemblement National est un parti souverainiste qui défend, oui, la liberté entrepreneuriale. Voilà, la liberté entrepreneuriale. Après, nous sommes très attachés aux services publics, et c'est notamment pour cette raison que nous étions opposés à la privatisation pour les lignes TER, vous voyez. Donc, en fait, c'est pour ça que je ne peux pas nous qualifier ni de libéral ni d'antilibéral. En fait, nous sommes une entité à part, quelque chose qui n'a pas encore été essayé par le pays, et que nous, nous souhaitons appliquer, voilà, notre philosophie, nous souhaitons l'appliquer la plus rapidement possible.

Sur la taxe Zuckman, nous avons dit que nous y étions particulièrement opposés pour plusieurs raisons. Déjà, parce que c'est typiquement une taxe qui va freiner l'investissement, ou alors pire, qui risque de faire des chefs d'entreprise français, et bien du coup, en fait, qu'ils vont vendre leur part à des capitaux ou à des chefs d'entreprise étrangers. Et quand vous êtes un parti souverainiste, vous n'avez pas envie que votre richesse, que ce patrimoine industriel, par exemple, tombe aux mains des étrangers.

Donc, nous ne sommes pas favorables à cette taxe, dont la promotion est assurée par une personne qui se présente comme un économiste, mais dont je rappelle qu'il a signé une tribune de soutien au nouveau Front populaire il y a quelques mois. Donc, c'est quand même quelqu'un qui est très orienté. Et donc, ce n'est pas étonnant qu'il soutienne cette mise en œuvre par la gauche.

8:41
Présentateur

Vous proposez quand même une taxe sur...

8:44
Edwige Diaz

L'impôt sur la fortune financière, voilà. En fait, c'est le remplacement de l'IFI. Vous voyez, l'impôt sur la fortune immobilière, nous souhaitons le remplacer. Donc, ce n'est pas une création de nouvelle taxe, c'est un remplacement.

8:54
Présentateur

Vous supprimez l'IFI, qui repose sur le patrimoine immobilier.

8:57
Edwige Diaz

Exactement, et on le remplace par l'impôt sur la fortune financière. Pourquoi ? Parce que nous sommes un parti très attaché à l'enracinement. Et donc, nous ne souhaitons pas que les biens immobiliers et aussi les biens professionnels rentrent en considération, soient pris en charge dans l'évaluation de cette taxe. Parce que, en fait, nous nous considérons plutôt qu'il faut taxer la spéculation, en fait.

9:16
Présentateur

Donc, si vous taxez pas l'immobilier, vous taxez, c'est quoi ? Les dividendes ?

9:18
Edwige Diaz

Oui, c'est les super profits, c'est les surdividendes, ça peut être une partie des assurances-vie. En fait, c'est tout ce qui est spéculatif, vous voyez, l'inverse de l'enracinement.

9:29
Présentateur

Oui, mais vous êtes, vous aussi, comme la gauche, pour de nouveaux impôts.

9:32
Edwige Diaz

Non, parce que c'est un remplacement. Eux, en fait, c'est en plus de tout.

9:34
Présentateur

D'accord.

9:34
Edwige Diaz

Voilà, à chaque fois qu'il y a la gauche au pouvoir, ils rajoutent des impôts. Vous voyez, moi, je suis élue en Nouvelle-Aquitaine, qui est aussi une région dirigée par la gauche. Eh bien, je peux vous dire qu'à chaque fois que le projet de loi de finances, que le PLF, donne une possibilité à une région de créer des impôts, eh bien, la région Nouvelle-Aquitaine s'en saisit. Je vais vous donner un exemple. Le versement mobilité régionale, en fait, c'est une taxe qui est autorisée par le gouvernement et qui autorise les régions à prélever une taxe sur la masse salariale.

Et donc, vous imaginez, c'est-à-dire les entrepreneurs, évidemment, qu'ils vont arrêter d'embaucher parce qu'ils ne pourront plus payer cette taxe qui est un prélèvement particulièrement injuste. Donc, oui, et donc, les socialistes, en fait, c'est toujours taxer plus pour, au final, toujours moins de redistribution et toujours moins de justice sociale.

10:18
Présentateur

Alors, tu as ta réponse à combien ?

10:20
Edwige Diaz

Oui, oui, c'était pour éclaircir.

10:22
Présentateur

Bruno Ponset, Cheminot. Moi, tout à l'heure, je l'ai dit, on m'a rentré dedans en disant que, moi, j'ai bien entendu votre projet, c'est soit dissolution, soit destitution de Macron, ou en tout cas, son départ. Pas destitution. Oui, son départ, mais pour avoir son départ avec lui, vous aurez une destitution. Sauf si vous allez...

10:35
Edwige Diaz

Une destitution, ce n'est pas possible. Oui. Enfin, je ne veux pas vous donner.

10:37
Présentateur

Vous voulez une démissionne, quoi, en fait, une rédidentielle anticipée, quoi, en fait. Qu'il annonce, je pars.

10:42
Edwige Diaz

Oui, je pense qu'il peut faire preuve de responsabilité. À un moment donné, M. Macron, il doit bien voir, même s'il est dans sa tour d'ivoire, même s'il ne fait plus beaucoup de terrain, il doit quand même bien voir, que je crois que c'est 80% des Français qui ne le portent pas dans leur cœur. Donc, il ne peut pas éternellement gouverner contre son peuple. Et sur la destitution, je veux bien dire un mot. Allez-y, allez-y. Donc, en fait, ça, c'est quelque chose qui est brandi par les mélenchonistes. Peut-être que M. Mélenchon fait ça pour essayer de faire oublier qu'il a appelé à voter pour M. Macron en 2017, en 2022, puis faire élire ses députés en 2024 aussi.

11:12
Présentateur

Non, il avait dit Nini en 2022, rappelez-vous, il a dit Nini.

11:15
Edwige Diaz

Ah non, non, il a dit on lutte contre Marine Le Pen, etc. Donc, en fait, la dissolution, la destitution, pardon, c'est quelque chose qui n'est pas possible, en fait, parce que c'est un article de la Constitution. Et avant même que, admettons, si jamais le texte se retrouve au sein de l'Assemblée nationale, c'est-à-dire après avoir passé l'étape du bureau de l'Assemblée, la commission des lois, etc., etc., il faut qu'il y ait deux tiers des parlementaires qui votent pour cette destitution. Donc, en fait, c'est impossible, ni à l'Assemblée nationale, ni au Sénat. Parce que, même au Sénat, regardez, combien il y a de sénateurs mélenchonistes. Mais il n'y en a aucun.

Donc, en fait, il n'y aura aucun parlementaire qui soutiendra M. Mélenchon, à part environ les 70 députés et la fille qu'il a à l'Assemblée nationale. Donc, en fait, c'est n'importe quoi ce que raconte M. Mélenchon.

11:59
Présentateur

Est-ce que ce n'est pas trop facile de dire, finalement, c'est le problème de Macron, il doit démissionner ou il doit dissoudre, alors que finalement, le problème, c'est celui de l'Assemblée nationale ? Il y a une Assemblée qui est comme ça, c'est les Français qui l'ont voulu. Alors, vous pouvez regretter le Front républicain, mais enfin, les Français, on ne leur a pas mis un fusil sur...

12:15
Edwige Diaz

Non, mais je pense qu'on les a trompés.

12:16
Présentateur

Oui, mais d'accord, mais on ne leur a pas mis un fusil sur la tempe, et ils ont voté comme ça. Donc, c'est à vous de vous débrouiller, en quelque sorte. Alors, certes, ce n'était pas vraiment la cinquième du général de Gaulle, là, on revient plutôt à la quatrième publique, mais c'est à vous, entre parties, de trouver les moyens de gouverner ensemble. Ça durera, le temps que ça durera, ça ne sera pas génial, mais il y a des solutions de développement.

12:36
Edwige Diaz

Alors, admettons, admettons, moi, je vais juste vous poser une question. Est-ce qu'au Rassemblement national, nous avons fait preuve de sectarisme ? Jamais.

12:43
Présentateur

Non, mais rappelez-vous, madame, excusez-moi, je ne veux pas vous couper, mais l'année dernière, Jordan Bernet a dit, moi, je veux bien être Premier ministre si j'ai une majorité absolue. Il savait tout de même qu'on n'aurait pas. Et s'il avait accepté d'être Premier ministre, peut-être qu'aujourd'hui, c'était Premier ministre, peut-être que ça marcherait mieux. Moi, je n'y crois absolument pas, je crois même qu'on était une catastrophe. Mais vous, en fait, c'est vous qui avez dit l'année dernière, ben, nous, on ne veut pas, on veut avoir une majorité absolue.

12:59
Edwige Diaz

Vous ne l'aurez pas, et même là, c'est des solutions, vous ne l'aurez pas. Oui, alors, en fait, là, vous confondez deux calendriers. L'année dernière, les élections n'avaient pas encore eu lieu. Donc, c'est normal que Jordan dise, j'irai à Matignon si j'ai la majorité absolue. Là, la question qu'on me pose, c'est aujourd'hui, c'est-à-dire les élections passées. Donc, aujourd'hui, est-ce qu'on peut s'entendre ? Donc, moi, je vous repose la question, quel parti politique fait preuve de sectarisme à l'Assemblée nationale ? Certainement pas le RN, parce que nous, nous avons voté que ce soit un amendement.

Les propositions de loi, les projets de loi, nous les votons toujours dès qu'elles vont dans le bon sens. Par contre, prenez l'inverse. À chaque fois que nous, nous déposons un amendement, il est systématiquement rejeté. À l'occasion de nos niches parlementaires, nos propositions de loi, qui sont largement plébiscitées par les Français, sont systématiquement rejetées. Regardez, l'année dernière, moi, j'étais rapporteur de la loi visant à systématiser l'expulsion des délinquants étrangers. 4% des Français souscrivent à cette mesure. Et, au banc, il y avait le ministre délégué, donc, en fait, celui qui travaillait avec M. Rotaillot. Donc, M.

Rotaillot, dont on entend clamer partout sur les plateaux de télévision qu'il faut faire preuve de plus de fermeté avec l'immigration. Qu'est-ce qu'ils ont voté ? Les LR, au banc, eh bien, ils ont voté contre notre proposition de loi. Donc, en fait, c'est facile de dire, on peut s'entendre. Mais nous, on est d'accord, en fait, pour s'entendre. On en fait la preuve. Mais, par contre, les autres, à notre égard, ne le font pas. Donc, en fait, comment voulez-vous que nous, on travaille avec des gens qui ne veulent pas travailler avec nous ?

14:15
Présentateur

Le bloc LRPS est toujours là, bien en place. Et marche main dans la main, quoi.

14:19
Edwige Diaz

Vraisemblablement, oui, parce que si M. Lecornu veut aujourd'hui gouverner avec le PS et qu'il garde des LR dans son gouvernement, oui, ça voudra dire que quand Marine Le Pen, il y a 10 ans, disait que c'était l'UMPS, bah ouais, elle avait raison une fois de plus avant les autres.

14:32
Présentateur

Vous restez avec nous, Edwige Diaz, député Rassemblement National de Gironde, parce qu'on va évoquer dans un instant la journée d'action de demain. Alors, qui s'annonce, d'après ce que dit le ministre de l'Intérieur, massif du point de vue de la mobilisation, mais c'est surtout la crainte de nouveaux affrontements, peut-être même de chaos dans Paris, notamment. Allez, vous restez avec nous, il est 11h20, la discussion continue.

14:55
Invité

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15:12
Présentateur

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Invité

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Présentateur

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Invité

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Présentateur

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17:05
Invité

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Présentateur

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17:24
Invité

Waouh, c'est immense. Mais mon canapé ne va pas paraître tout petit là-dedans. Je m'imagine bien dans ce jardin. Je m'imagine moins le tourne par contre. Juste à côté de l'école. Parfait. Mais pour le bruit, ça existe du triple vitrage ? Super, proche de tout. Oh là, un peu trop proche de mon ex-socié. Je me vois bien au dernier étage, mais pas trop quand même. On a tous notre idée du bien idéal. Trouvez le vote sur Se Loger avec en ce moment près d'un million d'annonces. Se Loger, la pimo préférée des Français. Téléchargez l'app. T'as pas vu le dernier épisode ? Non, pourquoi ? Bah Brian, il est mort.

18:33
Présentateur

Qu'est-ce qu'il se passe ?

18:36
Invité

Brian est mort. Et je le savais pas parce que j'avais plus de gigas dans mon téléphone.

18:41
Présentateur

Mais c'est qui Brian ?

18:42
Invité

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19:04
Présentateur

des finances pro.

19:08
Invité

Avec Conto, simplifiez toutes vos finances pro. Pesto Barilla présente du basilic frais italien et du parmigiano-reggiano AOP. Pesto Barilla, si onctueux qu'on ne peut y résister. Et pour un goût délicat, découvrez le nouveau pesto basilico et mozzarella di Bufala Campana AOP. Vendredi, Julien Doré, Céline Dion, Mister Bean, Stromae, Beyoncé, ils seront tous là ou presque. Prends au jeu,

19:59
Présentateur

l'un de vous deux a-t-il le permis de conduire ?

20:05
Invité

Même Vincent.

20:10
Présentateur

C'est qui, il a oublié de me rendre mon paille.

20:12
Invité

Inédit, le Big Deal, vendredi à 21h10 sur RMC Story et RMC BFM Play. The Big Bang Theory du lundi au vendredi dès 17h30 sur RMC Story et RMC BFM Play.

20:31
Présentateur

RMC, 9h midi,

20:34
Invité

Alain Marshall, Olivier Trussaud,

20:38
Présentateur

Les Grandes Gueules.

20:39
Invité

1, 2, 3.

20:41
Présentateur

Avec la députée Rassemblement National de Gironde, Madame Edbige Diaz, dans un instant. On va d'abord aller dans le Cantal, à Aurillac, retrouver Vanille. Bonjour Vanille.

20:54
Invité

Bonjour.

20:55
Présentateur

Vanille, vous faites quoi dans la vie ?

20:57
Invité

C'est chauffeur poids lourd.

20:59
Présentateur

Vous êtes sur la rue, vous êtes en repos là ?

21:01
Invité

On vient de s'arrêter sur une aire.

21:03
Présentateur

Alors, écoutez, félicitations, vous avez déjà été tiré au sort. Ce qui veut dire que l'iPhone 17, il est peut-être pour vous.

21:12
Invité

Je crois que je l'ai dois.

21:13
Présentateur

Alors, attention, on va déverrouiller. Donc, je fais déjà les cinq premiers chiffres. 0, 0, 0, 0, 0. Donnez-moi le dernier entre 0 et 9.

21:21
Invité

Allez, on va dire 3.

21:22
Présentateur

3. Ah non, ça ne l'a pas déverrouillé. Désolée, ma chère Vanille. Mais en revanche, vous gagnez les Airpods 4. Il y a quand même un joli lot de consolation. C'est un beau cadeau. C'est très bien. Pour écouter les Gégiens.

21:33
Invité

Merci beaucoup.

21:34
Présentateur

Mais je vous en prie, vous travaillez dans quel type de transport ? National ? Européen ? Vous faites quoi comme route ?

21:39
Invité

National.

21:40
Présentateur

National. Et vous êtes entre quel trajet et quel trajet là aujourd'hui ?

21:43
Invité

La Aurillac-Paris. Ah oui.

21:46
Présentateur

Vous venez juste de partir là alors ? Belle Trotte là.

21:48
Invité

Oui, on vient juste de partir.

21:50
Présentateur

Bonne route. Merci Vanille. On vous embrasse. Salut Vanille, bonne route. Soyez prudente et à bientôt dans les Gégés dans les Grandes Gueules. Et vous pouvez continuer de vous inscrire bien évidemment en envoyant code par SMS au 732 16. Code par SMS au 732 16. Et vous jouez tout à l'heure avec Estelle Denis dans Estelle Midi entre midi et 15h. Revenons à nos affaires politiques avec Mme Diaz. Demain, c'est une grosse journée de mobilisation. Vous craignez la casse ?

22:14
Edwige Diaz

Oui, malheureusement.

22:16
Présentateur

Malgré les 80 000 policiers ?

22:17
Edwige Diaz

Oui, alors déjà, je voudrais avoir une pensée respectueuse à l'égard des 80 000 policiers qui vont être à nouveau mobilisés et dont une partie, hélas, servira malheureusement à l'extrême gauche pour exprimer sa haine anti-police parce que malheureusement, nous y sommes habitués. Et oui, je crains les débordements puisqu'en fait, depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir, que ce soit sur les manifestations, vous savez, le pass sanitaire, réforme des retraites et maintenant, les revendications qui sont par ailleurs légitimes, ben oui, il y a toujours eu de la casse.

22:50
Présentateur

Et vous soutenez cette journée quand même, au-delà de la casse, on verra, mais cette journée de mobilisation, vous la soutenez ou pas ?

22:56
Edwige Diaz

Nous, on soutient les revendications. Ça, c'est sûr que le matraquage fiscal, ça suffit, la purge sociale, ça suffit. Maintenant, manifester, ce n'est pas une fin en soi. En fait, les gens aujourd'hui pour exprimer leur désarroi. C'est-à-dire que si Marine Le Pen avait été présidente de la République, vous savez qu'elle a mis au cœur de son projet présidentiel la question du pouvoir d'achat, je ne pense pas que la semaine dernière, il y aurait eu les mouvements de bloquant tout et certainement que demain, il n'y aurait pas eu de grève ou alors une grève pas aussi suivie.

23:27
Présentateur

Ça, c'est un scénario invérifiable.

23:29
Edwige Diaz

Bah aussi, parce qu'en fait, les personnes qui vont manifester, c'est des personnes qui notamment vont dire on n'a pas assez de pouvoir d'achat. Vous vous souvenez des mesures proposées par Marine Le Pen, notamment la baisse de la TVA de 20 à 5,5% sur le gaz, le fuel, l'électricité, etc. Bah oui, en fait, avec le projet de Marine Le Pen, on redonnait aux Français entre 150 et 200 euros de pouvoir d'achat par mois. Donc en fait, les Français n'auraient pas été à ce point obligés d'exprimer leur... Ouais, c'est ça, leur exaspération dans la rue.

23:55
Présentateur

Oui, mais redonner du pouvoir d'achat via une baisse de la TVA, tout ça, il faut le financer et on se dit si le RN était au pouvoir, on n'est pas sûr quand même qu'on réglerait notre problème de dette. Parce que moi, quand je regarde votre programme, c'est quand même un programme assez dépensier. Vous maintenez la retraite à 62 ans, donc ça, c'est de l'argent, ça coûte de l'argent. Vous redistribuez de l'argent au français, très bien, mais il faut bien le trouver. Et je ne vois pas bien où sont les économies. Vous ne dites pas précisément on va supprimer tant de postes de fonctionnaires, en tout cas, on ne va pas remplacer tant de départs à la retraite.

Vous ne le dites pas, ça reste très flou.

24:26
Edwige Diaz

Je vais vous le répéter.

24:27
Présentateur

Non, vous dites par exemple on va supprimer des strates administratives, on ne sait pas lesquelles, on ne sait pas qui sont concernés derrière ces strates administratives.

24:37
Edwige Diaz

Je vais vous répondre de manière très synthétique, évidemment, parce que si je veux faire une conférence sur le budget, il faudrait me laisser deux heures. En tout cas, ce que je veux dire, c'est qu'à chaque PLF, à chaque fois qu'il y a le budget qui est présenté à l'Assemblée nationale, nous présentons un contre-budget. Et là-dedans, vous avez toutes les lignes budgétaires que nous modifions. Donc le projet que nous avons présenté aux Français en 2022, il était chiffré et nos contre-budgets sont systématiquement chiffrés. Déjà, Marine Le Pen a dit qu'évidemment, parmi les points cardinaux de notre programme, il y avait le remboursement de la dette.

Vous voyez, nous, on ne s'appelle pas Mélenchon, on ne dit pas qu'on va

25:07
Présentateur

s'assurer sur la dette. C'est quoi votre plan d'économie ?

25:08
Edwige Diaz

Le plan d'économie, il est très clair, il est axé notamment sur la question de l'immigration. Je vous en ai parlé. Réserver les prestations sociales aux Français, sur les logements sociaux, ça apporte combien, ça ? Écoutez, nous, on avait chiffré au moment de l'élection présidentielle, la partie économie sur l'immigration, c'est à peu près 15 milliards d'euros d'économie par an. Donc, sur un quinquennat, ça fait quand même un petit paquet d'argent.

Ensuite, je vous ai parlé tout à l'heure de la contribution au budget de l'Union européenne parce que la France donne toujours plus de milliards d'euros à l'Union européenne qui nous en rend toujours moins et qui, en plus, nous explique, nous impose la manière dont on doit dépenser cet argent. La question sur la fraude, rien n'est fait sur la fraude. Moi, je me souviens qu'Abriel Attal avait annoncé un grand plan de lutte contre la fraude. Ce n'est pas vrai. La fraude sociale, la fraude sociale, rien n'est fait sur cela. Les agences d'État, pareil, dont contribuables associés a estimé le coût à plusieurs dizaines de milliards d'euros. Oh, ben, il y a plein de trucs à faire.

Parce qu'on dit toujours

26:03
Présentateur

les agences d'État, mais on ne rentre jamais dans les détails.

26:05
Edwige Diaz

Oui, par exemple, tenez, l'ADEME, à mon avis, il y a quelque chose à faire. Vous voyez, l'ADEME qui est une agence très coûteuse qui finance des campagnes de publicité pour dire à quelle fréquence on doit laver son slip. La question du Césaire, vous savez, ses conseils économiques, sociaux, environnementaux qui existent au niveau de l'Union européenne, de l'État, mais aussi du conseil régional. Moi, vous voyez, je suis conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine et rien que dans ma région, le Césaire, c'est 5 millions d'euros. Donc, en fait, ils font des rapports que personne ne lit et en fait, voilà, dont on se doute de l'utilité.

Et puis, il y a toutes ces agences qui servent à recaser les anciens, les députés battus, les ministres remerciés, etc. Je pense par exemple au commissariat au plan, vous savez, ce qui a permis à M. Bayrou de bien vivre avant qu'il soit nommé Premier ministre. Et qui est-ce qu'on retrouve à la tête de cet organisme ? M. Beaune. Tiens, voilà, qui est-il ? Un ancien ministre. Vous avez, vous savez, le Haut Conseil à l'égalité.

26:54
Présentateur

Au pouvoir, il n'y aura jamais de recasage des amis RN,

26:57
Edwige Diaz

batterie ? Ben non, en fait, parce que si vous voulez, nous, on se présente comme étant différents des autres. On ne sait pas pour mener... Ben oui, vous pouvez le garder. On ne sait pas pour mener la même politique. Le Conseil d'État,

27:04
Présentateur

par exemple, le Conseil constitutionnel, qu'est-ce que vous en faites ?

27:06
Edwige Diaz

Non, mais ça, en fait, ils sont préservés par la Constitution. Donc, voilà, on ne va pas toucher à tout ça dans l'immédiat. Il y a beaucoup de choses à faire d'abord. Du coup, voilà, et je pourrais continuer la liste, mais vous voyez, juste ce que je veux vous dire, en fait, c'est que... Et pardon, juste un dernier point, parce que vous avez parlé de la réforme des retraites. Oui, en fait, notre réforme des retraites, ce n'est pas juste une question de comptabilité, c'est aussi une question de vision pour la société. Et on ne peut pas juste dire que la réforme des retraites de Marine Le Pen coûte cher et encore pas tellement parce qu'on l'a estimé à 10 milliards d'euros.

Non, mais d'accord, mais oui, mais il faut mettre en perspective la relance de la natalité que l'on opère et la relance de la productivité que l'on opère. Parce qu'en fait, en matraquant fiscalement les chefs d'entreprise, forcément, qu'en matraquant fiscalement les chefs d'entreprise, ils n'ont pas envie de développer leur boîte, ils n'ont pas envie de s'engager, ils n'ont pas envie d'investir. Et c'est pour ça, en fait, qu'on arrive quasiment dans une période de récession économique, un climat qui est anxiogène pour les chefs d'entreprise. Mais aujourd'hui, dire que la retraite

28:00
Présentateur

à 62 ans dans une Europe, dans un continent européen où elle est à 65, 66, 67 ans, ça paraît complètement incongru. Oui, mais regardez,

28:06
Edwige Diaz

attendez, attendez, regardez. Ok, alors, admettons, on peut travailler tout le monde jusqu'à 65 ans. Sauf qu'à partir déjà de 55 ans, vous êtes considéré comme un seigneur sur le marché du travail. Et regardez, tous ceux qui sont en arrêt maladie, en incapacité de travail, en invalidité. Plus les seigneurs restent au travail. Non, mais non, parce que regardez, qu'est-ce qu'ils vont faire les gens qui ne peuvent plus travailler ? Ils vont se mettre au chômage. Et du coup, quelle va être la conséquence ? Ils n'auront pas toutes leurs annuités, donc ils vont toucher moins en retraite. Et c'est comme ça que vous organisez la précarisation des Français.

Et puis aussi, juste un petit mot, parce qu'on arrive au moment des élections municipales bientôt, si vous n'avez pas les jeunes retraités pour s'impliquer dans les associations ou pour s'impliquer dans les conseils municipaux, très sincèrement, je me demande qui va faire tourner nos communes rurales.

28:46
Présentateur

Moi, vous savez, je viens de la droite. J'ai longtemps été militant dans une autre vie à droite. Non, j'ai commencé à droite, rassure-toi. Bruno, tout est dur quand on est à droite. Je suis libéral. Je suis profondément libéral. Et votre réforme des retraites, qui coûte encore 10 milliards, vous l'avez dit, je ne vois pas non plus de suppression d'impôts massifs, d'allègements de charges, alors que dans la situation du pays... sur 10, je vous en supplie,

29:16
Edwige Diaz

liez notre programme, quoi. Franchement,

29:18
Présentateur

je ne vous pourrais pas venir sur ce plateau et me dire que vous n'avez pas vu. J'ai bien regardé et on est très, très loin du choc libéral dont la France a besoin pour se remettre en place. Je ne vous ai pas dit que j'étais ultra libérale. Je ne suis pas ultra libérale que de baisser les charges. Vous parliez des petits patrons. Je vous ai dit qu'on voulait baisser les charges. Oui, enfin, honnêtement... Je ne vais pas vous couper la parole, mais je vous réponds après.

Non, mais redonnez-nous quelques exemples, alors, de manière très précise, parce que moi, j'ai le sentiment que le RN demeure trop marqué par la tendance française à croire que l'impôt et les charges vont résoudre le problème. Les RNs sont socialistes. Je ne vais pas jusqu'à là. Économiquement, j'ai été un petit peu plus modéré que ça, mais vraiment, je ne vois pas le choc libéral que moi, j'espère dans notre pays.

30:02
Edwige Diaz

Bon, nous, déjà, il n'y aura pas de choc libéral parce que nous ne sommes pas des ultra libéraux. Par contre, je vous ai dit tout à l'heure... Je vous ai dit tout à l'heure... Je ne vous ai dit pas

30:10
Présentateur

à ceux qui caricaturent les positions des autres, vous l'avez trop souffert.

30:13
Edwige Diaz

Je vous ai dit tout à l'heure qu'on soutenait la liberté entrepreneuriale. Et je vais vous dire, je vais vous donner un exemple. Regardez, Macron, en 2022, candidat à la présidentielle, annonce pour s'octroyer le vote des chefs d'entreprise qu'il va supprimer la CVAE, Cotidation sur la valeur ajoutée des entreprises. Il dit, c'est génial, on va aider les entreprises parce qu'il faut relancer la croissance, la compétitivité des boîtes, etc. Donc, ok, sauf qu'on arrive en 2023. PLF 2023, il dit, ah bon, finalement, on va faire une exonération maintenant et une exonération plus tard.

On arrive au PLF de l'année dernière, eh bien, il nous dit, oh là là, du coup, on va reporter la deuxième partie de l'exonération. Vous feriez quoi ? Ma question, c'est vous, l'impôt sur les sociétés. Je vais vous dire, nous, dans notre programme, ce n'était pas la suppression de la CVAE. Mais comme nous sommes des personnes responsables, Jordan Bardella avait écrit à Emmanuel Macron quand il avait été reçu dans le cadre des rencontres de Saint-Denis, il avait dit, monsieur le président de la République, vous avez donné votre parole au chef d'entreprise, il faut maintenant que vous appliquez la suppression de la CVAE qu'il n'a toujours pas fait.

31:10
Présentateur

Vous êtes au pouvoir demain ou près de quoi ?

31:10
Edwige Diaz

Nous, dans notre programme économique qui est là aussi disponible sur le site internet et je vous amènerai un exemplaire la prochaine fois, promis, nous avions proposé la baisse de la CFE qui était précisément un impôt de production inutile et qui vient alourdir la compétitivité des entreprises. Et nous souhaitons aussi, en fait, mettre en place, en fait, une incitation à la relocalisation des entreprises vision de démétropolisation de la société, nous voulions supprimer, donc, dans certains secteurs, la C3S. Voilà.

31:39
Présentateur

Et en fait, voilà.

31:39
Edwige Diaz

C'est la cotisation de solidarité des entreprises. Voilà. En fait, c'est une charge dont on peut procéder à un allègement. Voilà. C'est la contribution sociale de solidarité des sociétés.

31:51
Présentateur

Voilà. Madame Diaz, on veut un truc très clair. On veut qu'on dise... Enfin, franchement, je suis en train de vous dire. Je vous dis,

31:56
Edwige Diaz

la CVAE, c'est grâce à nous qu'elle est en train d'être activée et je vous dis, on supprime la CFE. C'est très anecdotique.

32:01
Présentateur

Moi, j'espèrerai qu'un jour dans notre pays, en France,

32:03
Edwige Diaz

on dit que si on veut

32:04
Présentateur

soutenir les entrepreneurs, on baisse l'impôt sur les sociétés. C'est ce que j'ai en train de vous dire. En fait, on baisse

32:08
Edwige Diaz

les impôts de production. Je vous ai donné l'exemple tout à l'heure. L'impôt principal,

32:13
Présentateur

c'est l'impôt sur les sociétés.

32:14
Edwige Diaz

22 milliards d'euros en fait pour la CFE, donc vous ne pouvez pas dire que c'est un petit impôt. Et je vous ai juste donné l'exemple tout à l'heure du versement mobilité pour les régions. Pourquoi vous ne baissez pas des mesures qui, à mon avis, donneront une large respiration aux sociétés ? Et je vous ai dit qu'on s'opposait au versement mobilité que les régions peuvent maintenant prélever sur les entreprises. Donc franchement, mettez-y du vote. Je vous parle. CFE, C3S, CVAE et versement mobilité. Dernière question, Fatima.

32:49
Invité

Dernière question. Vous avez dit que vous étiez très sensible aux pétitions, aux référendums, donc à la voix du peuple. Contre la loi Duplomb, on a réuni sur Internet 2 millions de signatures. Sur le site de l'Assemblée. Sur le site de l'Assemblée. Le rapporteur, enfin celle qui a été nommée rapporteur, c'est une députée RN qui avait voté, enfin qui était pour la loi Duplomb. Est-ce que vous avez changé d'avis côté RN ?

33:16
Edwige Diaz

Non, on n'a pas changé d'avis sur la loi Duplomb. Nous considérons que telle qu'elle a été présentée à l'Assemblée nationale et votée d'ailleurs par l'Assemblée nationale, elle répondait en partie aux aspirations des agriculteurs, évidemment, pour redonner du souffle aux agriculteurs, leur redonner confiance en eux. Il faut aller beaucoup plus loin. Vous savez que Marine est attachée à la question du protectionnisme intelligent, du localisme. Nous voulons sortir l'agriculture des traités de libre-échange avec la terre entière. Mais voilà, mais en fait là, sur cette loi Duplomb, oui, elle est émanée du terrain et les agriculteurs nous disaient nous avons besoin de cette loi Duplomb.

33:54
Présentateur

Est-ce que vous avez signé la pétition de Philippe De Villiers ? Non, je ne l'ai pas signé

34:00
Edwige Diaz

parce que, écoute, je ne l'exclus pas. En tout cas, ce que je veux dire, c'est que le référendum sur l'immigration, je pense que les Français savent que Marine Le Pen le souhaite et le demande depuis des années. Mais là, vous vous êtes fait doubler par Philippe De Villiers ? Non, en fait, parce que, non, mais en fait, attendez, c'est très bien que tout le monde demande un référendum sur l'immigration. Tant mieux, peut-être que ça permettra à Emmanuel Macron de nous entendre un petit peu plus. En tout cas, c'est dans notre programme présidentiel. Oui, on va lui dire, évidemment, on va lui répéter. En fait, ça fait des années.

Moi, oui, ça fait 3 ans que je suis députée, 12 ans que je suis au Rassemblement National et en fait,

34:28
Présentateur

12 ans que je dis... Vous pouvez obtenir des choses avec votre position. Mais De Villiers, il est des vôtres ou pas ?

34:34
Edwige Diaz

En tout cas, je pense qu'il appartient au corps national, oui. Je sais, il n'a pas sa carte au RN mais je pense qu'il appartient au corps national. En fait, plus on est nombreux à demander un référendum sur l'immigration, c'est très bien. Or, Rassemblement National, premier parti de France, premier groupe parlementaire, eh bien oui, je le dis, nous l'avons demandé par votre référendum. C'était dans le programme de Marine Le Pen.