Emmanuel Macron a une vision de la Ve République erronée ! - Laurent Jacobelli (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 18 %Attaque 60 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteÉludée
Jean-Luc Mélenchon dit « Emmanuel Macron est la cause du problème, il doit s'en aller ».
- 0:26RelanceRéponse partielle
Est-ce que ce n'est pas une façon de se mettre à distance de celles et ceux qui cherchent des compromis ?
- 2:52OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron c'était Alice au Pays des Merveilles vient de dire Mme Aubry.
- 3:33FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il l'a fait Macron ce soir ?
- 4:52RelanceRéponse partielle
Si je peux rebondir à ce que vient de dire mon collègue Mathieu Lefebvre, je crois qu'il n'a rien compris en fait à la situation.
- 8:00ComplaisanteRéponse partielle
Laurent Jacobelli, vous avez une question à poser, vous la poserez dans un instant.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueFait
« Je ne sais pas si on a écouté la même allocution du président de la République ce soir mais c'était un peu Alice au pays des merveilles, Macron au pays des merveilles qui vit dans un monde parallèle, il était responsable de rien, les oppositions étaient responsables de tout. »
- 1:01Invité politiqueFait
« il n'avait pas procédé à la dissolution au mois de juin dernier, il n'avait pas écrasé le Parlement, ce que vous parlez de compromis. »
- 1:32Invité politiqueFait
« tous ces amendements-là je les prends, je les mets à la poubelle. »
- 1:40Invité politiquePromesse
« on a proposé une Première ministre ensemble avec le nouveau Front populaire, on a proposé des textes sur le fond, l'abrogation de la réforme des retraites. »
- 4:12Locuteur 6Fait
« Mais pardon, je crois qu'il n'est jamais irresponsable de redonner la parole au peuple français. »
- 4:32Locuteur 6Fait
« La gauche, dès le premier jour, a dit « Nous censurons quoi qu'il arrive ». »
- 5:09PrésentateurChiffre
« Nous rassemblons 11 millions d'électeurs. »
- 5:14PrésentateurFait
« Et vous venez de dire à l'instant, à l'instant, avec eux, on ne peut pas faire. »
- 5:44PrésentateurFait
« celui qui définit la République comme l'ensemble des gens qui sont d'accord avec lui, il a une vision, je crois, de la Ve République un peu erronée. »
- 7:01Locuteur 9Fait
« ce qu'a fait le Rassemblement National avec le NFP, en censurant, c'est une censure de convenance, en fait. »
- 10:16Invité politiqueChiffre
« M. Le Grand, il y a eu, quand je parlais des 150 amendements dans le budget, ils ont été adoptés. »
- 33:52PrésentateurFait
« depuis sept ans il mène une mauvaise politique économique »
- 33:56PrésentateurFait
« Armand et Saint-Martin ont mené une politique macroniste et donc ça a raté »
- 35:18Locuteur 6Fait
« les français veulent le retour de l'ordre, de la sécurité, de l'autorité, de revaloriser le travail »
- 39:00Locuteur 9Fait
« le Rassemblement National veut la mort de la droite, ils veulent nous remplacer »
- 39:55PrésentateurPromesse
« je censurerai tout gouvernement qui augmentera les impôts et qui désindexera les retraites »
- 40:14PrésentateurFait
« oui ce budget il est formidable qui désindexe les retraites »
- 44:22Invité politiqueFait
« il a dit qu'il avait redonné la parole au peuple et ce peuple il ne l'a pas écouté »
- 44:30Invité politiqueFait
« ceux qui voulaient la censure du gouvernement étaient ceux qui voulaient créer le désordre »
- 45:43Invité politiqueFait
« vous avez un président de la République qui dit tiens je vais nommer le quatrième Premier ministre Michel Barnier »
- 56:15Locuteur 2Fait
« mandat que vous m'avez démocratiquement confié est un mandat de 5 ans et je l'exercerai pleinement jusqu'à son terme »
- 56:24Locuteur 2Fait
« Ma responsabilité exige de veiller à la continuité de l'État, au bon fonctionnement de nos institutions, à l'indépendance de notre pays et à votre protection à tous »
- 57:10Locuteur 10Fait
« aucun groupe aucun parti ne peut prétendre seul à la majorité »
- 57:33Locuteur 10Fait
« chargé de faire passer une loi spéciale pour reconduire le budget de l'an dernier dans un premier temps »
- 1:06:32Locuteur 8Fait
« il y a une majorité très très très très absolue pour une chose faire barrage au Rassemblement National »
- 1:07:33Locuteur 8Fait
« permettre la nomination de monsieur Barnier parce que vous tout ce qui est macronisme en pire ça vous va bien »
- 1:17:00Locuteur 3Fait
« Madame Tourdelier vous n'êtes pas mon ennemi »
- 1:20:37Locuteur 5Fait
« la France vous êtes une démocratie immature »
- 1:21:38Locuteur 5Fait
« la France vous êtes une démocratie immature »
- 1:23:10Locuteur 8Fait
« pour les plans d'issensiment en cours ça va être terrible cette incertitude »
- 1:23:34Locuteur 8Fait
« pourquoi avez-vous fait une dissolution en juin déjà c'était bizarre »
- 1:23:44Locuteur 8Promesse
« son travail c'est de consentir à l'alternance »
Temps de parole
- Présentateur49 %
- ?12 %
- Emmanuel Macron7 %
- Locuteur 96 %
- Locuteur 86 %
- Locuteur 36 %
- Locuteur 105 %
- Locuteur 55 %
- Locuteur 62 %
≈ 31,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir Laurent Jacobelli, député Rassemblement National de Moselle. Bonsoir Agnès Sévren, sénatrice de Paris. Mathieu Lefebvre, député ensemble pour la République du Val-de-Marne. Natacha Polonier, toujours avec nous. Néla Latrouche, chef du service politique BFMTV. Yves Tréhard, merci d'être avec nous. Et Thomas Legrand, éditorialiste à France Inter et Libération. Merci d'être avec nous. Jean-Luc Mélenchon qui dit « Emmanuel Macron est la cause du problème, il doit s'en aller ». Manon Aubry, est-ce que ce n'est pas une façon de se mettre en quelque sorte à distance de toutes celles et ceux
qui
sont souvent en désaccord mais qui semblent essayer de trouver une solution
avec des
mains tendues,
peut
-être des compromis, des accords de non-censure ? Ce n
'est
pas facile, ça s'engueule, si vous me permettez l'expression à la vue sur ce plateau. Mais là au fond c'est une façon de dire, la seule solution c'est la crise de régime et c'est le départ du président de
la
République.
Je ne sais pas si on a écouté la même allocution du président de la République ce soir mais c'était un peu Alice au pays des merveilles, Macron au pays des merveilles qui vit dans un monde parallèle, il était responsable de rien, les oppositions étaient responsables de tout, il n'avait pas procédé à la dissolution au mois de juin dernier, il n'avait pas écrasé le Parlement, ce que vous parlez de compromis. Pardon mais moi je siège au Parlement européen mais mes collègues à l'Assemblée nationale ont quand même fait un certain nombre de propositions ces dernières semaines, notamment dans le budget. Pardon, vous haussez le sourcil.
Il
y a
plus de 150
amendements
qui ont été adoptés, qui ont été déposés par le nouveau Front populaire et à la fin vous avez Michel Barnier, Premier ministre, qui dit tous ces amendements-là je les prends, je les mets à la poubelle. Donc on ne
peut
pas dire qu'on n
'a
pas fait de propositions, c'est faux, pardon Benjamin Duhamel, on a proposé une Première ministre ensemble avec le nouveau Front populaire, on a proposé des textes sur le fond, l'abrogation de la réforme des retraites, les macronistes ont décidé de bazarner cette journée d'initiative. Donc on ne peut pas dire qu'on n
'a
pas fait de propositions et maintenant l'allocution du président de la République, pour ceux qui n'étaient pas convaincus ce soir qu'il fallait qu'ils partent, je pense à contribuer à les convaincre parce qu'il a été quand même en mode je ne vois pas la réalité, on s'était vus il y a quelques jours et je me souviens c'était...
Sur un plateau.
Exactement
et Emmanuel Macron avait dit déjà...
Non mais quelque
chose à
faire.
Oui que vous ne pensiez pas qu'on prend un
dîner le soir avec Benjamin Duhamel. Non mais je ne sais pas qui
s'embêterait le plus.
En
tout cas ça n'est jamais arrivé pour ceux
qui se posent la question. On va vous laisser. On va se
compromettre justement. Non non non non non. Mais sur le plateau, et chacun pourra retrouver, on commentait justement le fait qu'Emmanuel Macron disait « je n'y crois pas que la motion de censure sera adoptée ». Bon elle a été adoptée sans aucun suspense. Et donc là de nouveau on a le président de la République, « je n'y crois pas que je sois responsable de quoi que ce soit ». Bon franchement tout ça n'est pas sérieux. Et justement on essaie de se placer à la hauteur du problème, le problème c'est Emmanuel Macron, pour ramener de la sérénité dans le pays, il faut s'en remettre aux électeurs, aux citoyens, aux peuples.
En
démocratie c'est ça qu
'on
fait en général.
Votre voisin va répondre Mathieu Lefebvre. Emmanuel Macron c'était Alice au Pays des Merveilles vient de dire Mme Aubry.
Je suis gentille en disant ça, c'est une belle référence.
Oui,
vous savez, moi je suis désolé mais je ne me sens pas dans un dessin animé. Je pense que le
destin des Français
qui est en train de se jouer en ce moment est beaucoup plus important que la fable que Mme Aubry de concert avec M. Jacobelli veut nous faire entendre. Pardon, vous avez eu une niveau voix, vous pouvez peut-être à tout le
monde essayer d
'avoir un projet commun. Moi j'ai vu un président de la République qui était garant de nos institutions, qui avait à cœur l'intérêt des Français pour les 30 prochains mois, qui se demandait quel chemin des responsables politiques que nous sommes allant pouvoir emprunter. Et vous savez, je pense qu'on devrait tous faire un petit peu amende honorable. Les Français ne nous entendent
plus
beaucoup.
Est-ce
qu'il l'a fait Macron ce soir
? Le président de la République a
été lucide sur la dissolution. Il a eu des mots très clairs, pardon mais vous n'avez peut-être pas entendu, mais il a eu des mots extrêmement lucides.
On a connu mes
acculpables
vous affirmez Mathieu Lefebvre. Vous savez, les forces
politiques à l'été auraient très bien pu se mettre d
'accord. Il a expliqué qu'on n'avait pas
été compris sur la dissolution.
Ça
veut dire en gros, j'ai été génial
et vous
êtes un peu idiot. Je suis désolée, ce n
'est
pas ça le problème.
C
'est que cette dissolution n'avait aucun sens, qu'elle était irresponsable, que tout le monde le lui a dit autour et qu'il y est allé et que le résultat est catastrophique.
Allez-y, Mathieu Lefebvre. Allez-y, Mathieu Lefebvre. S'il vous plaît. Mathieu Lefebvre et vous
aurez toutes et tous la parole.
Mais pardon, je crois qu'il n'est jamais irresponsable de redonner la parole au peuple français.
Il y a des millions de Français qui se sont rendus aux urnes et qui ont élu un parlementaire.
Le problème, c'est la responsabilité de la classe parlementaire
aujourd
'hui. Qu'avons-nous fait ? Et je m'inclus dedans durant tout l'été pour essayer de trouver des compromis républicains avec les forces de droite et de gauche. La gauche, dès le premier jour, a dit « Nous censurons quoi qu'il arrive ». C'est le programme du NFP, rien que le programme du NFP. Il est évidemment hors de question de travailler avec les dirigeants du Rassemblement national. Qu'avons-nous fait ?
On
travaille avec les femmes et les hommes. Et M.
Jacobelli, moi je fais une... M. Jacobelli, moi je fais une... Alors allez
-y, Laurent Jacobelli, ensuite je voudrais qu'on écoute Thomas Lourdes.
On est passé de 11 à 12
millions. Si je peux rebondir à ce que vient de dire mon collègue Mathieu Lefebvre, je crois qu
'il
n
'a
rien compris en fait à la situation. Il a un logiciel un peu daté. Aujourd'hui, la vie politique, elle est explosée en trois. Il y a trois blocs, pas tout à fait égaux, mais d'influence à peu près équivalente. Et parmi ces blocs, il y a le Rassemblement national avec ses alliés de l'UDR. Nous rassemblons 11 millions d'électeurs. Nous avons 145 députés. Et vous venez de dire à l'instant, à l'instant, avec eux, on ne peut pas faire.
D'abord, d'abord,
excusez-moi, nos électeurs ne sont pas des électeurs fantômes, ne sont pas des sous-citoyens, nous ne sommes pas des sous-députés. Et je viens d'entendre le président de la République, et croyez-moi, j'ai passé un moment d'ennui assez fort. Le président de la République... C'était pas long, hein. Non, mais c'était condensé d'ennui quand même. Il y
a
dix minutes qui
me paraissent des années. Il n'y avait rien à dire, donc il fallait mieux que ce soit court.
Quand le président de la République dit qu'il est là pour rassembler les Français, pour les faire travailler ensemble, et qu'il nous explique un peu, comme vous venez de le faire, que ceux qui ne sont pas d'accord avec le budget de M. Barnier et qui votent la censure, c'est un front anti-républicain, celui qui définit la République comme l'ensemble des gens qui sont d'accord avec lui, il a une vision, je crois, de la Ve République un peu erronée. Parce que la Ve République, elle prévoit, après l'article 49.3, qu'il peut y avoir censure. Elle le prévoit, c'est ce qu'a voulu le général de
Gaulle.
Donc rien
n'est anti-républicain.
Rien n'est anti-républicain. Et je le répète, si vous vous apprêtez à faire la même erreur que vous l'avez faite il
y
a trois mois, en disant, nous allons gouverner avec tous ceux qui ont gouverné depuis 40 ans, qui ont créé la dette abyssale, qui ont tué la souveraineté de la France, qui ont fait que les classes moyennes sont en train de se paupériser, on va rester entre nous bien au chaud, et les autres, on va les insulter. Si vous continuez comme ça, vous allez arriver au même résultat, et on n'y arrivera pas.
La vérité, c'est que
vous avez... Je précise que ce soir, sur ce plateau, vous représentez la
droite,
les Républicains, c'est-à-dire que vous êtes alliés avec votre voisin de gauche. Ah ben oui,
jusqu'à Nouvelle-Ordre. Je ne sais pas si vous le serez
encore la semaine prochaine,
puisque Laurent Vauquiez a dit,
Michel Barnier, ça nous
engagait pour la suite, on verra bien.
Il a très clairement dit qu
'on
serait constructifs, et
qu'on ne censurerait pas
le gouvernement. A priori, oui. Mais vous savez,
c
'est l'intérêt de la France dont on parle là. Ce n
'est
pas les accords partisans, parce que ce qui a été fait, justement... Vous savez, la politique, c'est aussi une affaire de comportement. Et ce qu'a fait le Rassemblement National avec le NFP, en censurant, c'est une censure de convenance, en fait. On sait très bien que c'était pour des petits calculs d'arrière boutique,
sans aucune alternative. Le
gestion
de retraite, ce n'est pas de
la convenance.
Sans aucune
alternative, puisqu'on sait très bien que l'objectif,
c
'était de faire tomber Michel Barnier, pour que, par ailleurs, on puisse déclencher une élection présidentielle anticipée. Moi, ce que je regrette, en fait, c'est qu'on n
'est pas dans une
démocratie suffisamment mature. Il faut qu
'on
prenne l'exemple, et Manon Aubry pourrait en témoigner, du Parlement européen. Le mot « compromis » ne veut pas dire « compromission ». Au Parlement européen, il y a 27 commissaires européens, qui sont, pour la majorité, issus du PPM, et tout le reste. Il y a des socialistes, il y
a
des écolos. Vous savez ce qui se passe ? Non, il n
'y a
pas de commissaire écolos
dans la
Commission
européenne.
Concrètement, ce qui se passe, c'est qu'en fait, on se met d'accord, d'abord
et avant tout sur le fond, avant de parler
sur… Non mais, pourquoi
est-ce qu'en France, on ne ferait pas ça
? Alors, Laurent Jacobelli,
vous poserez votre… Non, non, non, non ! Est-ce que je peux terminer mon règlement pour vous montrer que c'est possible d'avoir une démocratie mentuelle ? Vous dites, je résume,
éloge du compromis comme au Parlement européen. Laurent Jacobelli, vous avez une question à poser, vous la poserez dans un instant. Thomas Legrand. C'est vrai qu'on voit… Éloge du compromis.
Exactement, je me tourne
vers
vous. J'arrive, j'arrive.
Ça fait des mois que vous dites qu'il faut un contrat de coalition négociée. Juste, je voudrais qu
'on
montre la une de Libération, le quotidien pour lequel vous écrivez, qui, demain, titre la chose suivante, flagrant déni avec la figure du président de la République à l'occasion de cette allocution. Flagrandini, de quoi ?
–
Vous
n
'avez
pas entendu le président de
la
République dire tout à l'heure qu'il allait recommencer avec exactement la même sphère politique. La même sphère politique, je ne vois pas comment. Avec la même sphère politique, il n'y aura pas…
–
Il reçoit les socialistes demain ? – Il reçoit les socialistes, il les a reçus aussi avant, mais comme il ne veut absolument rien bouger, il a fait la liste de ce sur quoi il a dit, il faut négocier, il faut des compromis, puis après il fait la liste de ce sur quoi on ne bouge pas. Il a dit, pourtant je vous ai redonné la parole, oui, il a redonné la parole, mais il n
'a
pas écouté le résultat. Le résultat, c'était trois blocs, et il fallait bien casser ces trois blocs, et pour casser ces trois blocs, en enlevant le Rassemblement national, puisque… – Vous vous y mettez aussi
? –
Oui, oui, parce que
le
second tour des élections, il a été marqué par le fait, il y
a
des gens de gauche qui
ont
voté à droite, des gens de droite qui
ont
voté à gauche, avec une seule volonté
de vous mettre de côté. Donc il y a de
quoi faire avec les deux autres blocs, pas tous les deux autres blocs, pas pour faire la politique que chacun rêverait de faire, puisqu'il faut faire des compromis, mais pour faire au moins jusqu'à septembre prochain, faire au moins jusqu'à septembre prochain, eh bien un budget, des choses que les socialistes ne seront pas ravis de faire, parce que ce n
'est
pas exactement ce qu'ils voulaient faire, des choses que les macroniens, et on les entend parler beaucoup de compromis, mais ils ne veulent visiblement jamais céder sur rien, il
va
falloir que vous compreniez, je ne
sais
pas dans combien de murs de la culture, de l'affrontement, il faudra qu
'on
se cogne, pour que nos têtes durent de cultiver à l'affrontement... – De
gaulois réfractaires. –
De gaulois réfractaires, non, je n
'aime
pas cette expression, commence à se ramollir. On peut, on peut, alors, faire des compromis, on peut... – Parce que le problème... – On peut poser, on peut poser, parce que tout à
l
'heure, Manon Aubry, vous disiez, on a fait des compromis, puisqu'on a fait des propositions, ce n
'est
pas des propositions,
ce n'est pas des compromis. – Non, ils ont été adoptés,
M. Le Grand,
il y a eu, quand je parlais des 150 amendements dans le budget, ils ont été adoptés. – Manon Aubry, ce
que je vais dire va vous intéresser, puisque nous sommes en direct avec le coordinateur de votre parti, Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise, bonsoir, Manuel Bompard.
– Je
voudrais d'abord revenir sur
l
'un des éléments de l'allocution du président de la République, qui a rappelé, il a martelé, qu'il mènerait son mandat jusqu'à son terme. Il vous a donc répondu, vous demandez, ça fait plusieurs jours, plusieurs semaines, le départ du président de
la
République, vous l'avez encore répété hier soir après l'adoption de la motion de censure, il vous a dit, Nietzsche, Emmanuel Macron ira au terme de son mandat.
–
Alors bonsoir d'abord, et vous savez, Emmanuel Macron disait en début de semaine
que
M. Barnier ne serait pas censuré.
Et
quelques semaines avant la dissolution de l'Assemblée nationale, il disait qu'il n'était pas question de dissoudre l'Assemblée nationale. Donc il y a bien longtemps que j'ai appris à ne pas accorder beaucoup d'importance aux prévisions et aux prédictions d'Emmanuel Macron. Je pense en réalité que le président de la République a fait la démonstration ce soir qu'il est dans le déni total.
Et
on aurait pu au moins attendre de lui qu'il assume ses responsabilités et qu'il reconnaisse que si le gouvernement de Michel Barnier a été censuré, c'est parce qu'une majorité de députés qui portent la parole d'une majorité des Françaises et des Français sont en désaccord avec la politique que mènent M. Macron et M. Barnier, tout simplement. Voilà les responsabilités qu'il aurait pu reconnaître. Et dans cette situation, il a lui personnellement une responsabilité et je regrette de voir qu'il n'en tire aucune conséquence. Il s'est exprimé dans le cas d'Espèce sur la dissolution en expliquant qu'elle n'avait pas été comprise et que c'était sa responsabilité.
Emmanuel Bopard, pour continuer à commenter ce qui a été dit par Emmanuel Macron et ce qui va advenir demain. Emmanuel Macron a parlé de la nécessité de bâtir un compromis nouveau, un gouvernement d'intérêt général dans les prochains jours, avec la nomination d'un Premier ministre et on a appris que demain, Emmanuel Macron recevrait à l'Élysée un certain nombre de forces politiques. À gauche, les socialistes, mais ni les insoumis, ni les écologistes. Et tout à l'heure sur ce plateau, Jérôme Guetsch, député socialiste de l'Essonne, disait « Oui, oui, on va y aller. C'est la fin du nouveau Front populaire. Vos anciens alliés socialistes vont aller discuter avec Emmanuel Macron ?
»
Ah non, ce n'est pas la fin du nouveau Front populaire. Vous savez, le Front populaire demeurera, puisque le Front populaire, c'est d'abord un programme, une coalition et un programme des orientations politiques qui ont été présentées devant les électrices et les électeurs. Si certains du nouveau Front populaire,
ou
proches du nouveau Front populaire, parce qu'en l'occurrence, M. Guetsch n'a jamais fait partie du nouveau Front populaire, il l'a combattu dès le premier jour. Mais si certains décident, en quelque sorte, de s'émanciper, de se mettre à distance, de renier les engagements qu'ils ont pris devant les électrices et les électeurs, ils en assumeront leur responsabilité. Mais ce que je peux vous dire, c'est que, en ce qui nous concerne, nous, les Insoumis, nous resterons fidèles au programme et à la stratégie du nouveau Front populaire.
Et par là même, nous soutiendrons tout gouvernement qui mettrait en œuvre les propositions politiques du nouveau Front populaire, l'abrogation de la réforme des retraites, l'augmentation des salaires, le développement des services publics, les investissements dans la transition écologique. Et nous combattrons tout gouvernement qui feront l'inverse. Et comme je vois bien que M. Macron a sans doute l'intention de nommer plutôt un gouvernement qui s'inscrivait à nouveau dans la continuité de sa politique, alors si ça devait être le cas, évidemment, nous le combattrons et nous le censurerons. Mais juste pour être très précis sur ce point, Manuel Bompard, est
-ce
que vous demandez à vos camarades socialistes de ne pas, au fond, tomber dans une sorte de piège que vous décrivez
? Mais
les socialistes, ils font ce qu'ils veulent. Vous savez, je dis juste que si, de mon point de vue, ils veulent rester fidèles aux engagements qu'ils ont pris devant les électrices et les électeurs, il est évident qu'aller discuter ou négocier une forme de coalition avec les macronistes pour mettre en œuvre la continuité de la politique d'Emmanuel Macron, c'est une rupture avec les engagements qu'ils ont pris devant les électrices et les électeurs. Manuel Bompard, Yves Tréhard sur ce plateau, souhaiterait vous poser une question.
Je lui donne la parole.
C'était pour faire un commentaire parce que qui va dans le sens de ce que dit Manuel Bompard ? Il y a un mot qui résume tout aujourd'hui. C'est inéluctable. La France est complètement bloquée et elle restera bloquée. Inéluctable, c'est le mot utilisé par Marine Le Pen pour dire qu
'il
y aura la dissolution. Inéluctable, c'est le mot qu'a utilisé le chef de l'État ce soir pour dire que la dissolution était inéluctable. Ce qui est complètement ahurissant. Cette dissolution n'avait rien d'inéluctable. C'est lui qui en a pris. Le parti, et je suis tout à fait d'accord avec le titre de Libération, quand il dit déni de réalité. Et d'ailleurs, le président de la République dit ce soir, il ne
faut
pas partir de la réalité, il ne
faut
pas partir des fantasmes. Mais j'ai l'impression que lui, il part des fantasmes précisément. Inéluctable,
et
quoi ? Inéluctable, ce sont les deux partis qui sont la France insoumise et le Rassemblement national qui veulent la chute du président de la République,
qui veulent sa démission. C'est évident. Mais ça ne sert à rien de
raciociner, ça ne
sert à rien de nous donner un
parfum. Il faut arrêter le vernis de... Mais enfin,
le budget, oui, jamais. Attendez, Laurent Jacoté, vous répondrez dans un instant. Oui, oui, vous répondrez. Il faut
percer les Français en pensant que vous êtes en désaccord sur des points de détail, sur la
sécurité
sociale, sur les
retraites. Il y a beaucoup de conseils qui ont été faites. Non, non, mais je voudrais... Oui, oui, mais pas
moi. M. Bompard,
quand
il nous dit que rien n'est possible en dehors de ce que lui pense, c'est vrai, et ce que Mme Le Pen dit et répète, ainsi que ses lieutenants, c'est que rien n'est possible en dehors de ce qu'elle veut.
À
partir de là, la France est bloquée et
le président
de
la République... Alors,
s
'il vous plaît. Le président de la
République va avoir bien du mal à se sortir du guépier dans lequel il s'est mis.
Laurent Jacoté,
s'il vous plaît, Laurent Jacoté, je vous donne la parole dans un instant, juste, c'était censé... Non,
mais
c'était censé être une question de Diffréa. Je ne
suis
pas certain, Manuel Bompard, que ce soit une, mais j'essaie de rebondir
et de rester dans l'épure du commentaire de Diffréa.
Ce qu'il vous dit, au fond, est-ce qu'il n
'y a
pas une forme d'irresponsabilité du côté de la France insoumise, alors même qu'il y a des enjeux à venir, les questions budgétaires ? Emmanuel Macron disait même à quelques jours, à quelques semaines de Noël, de rester sur une position maximaliste, consistant à expliquer que la seule solution, la seule possibilité pour débloquer le jeu institutionnel, c'est le départ d'Emmanuel Macron.
Mais
bon, d'abord, M. Tréhard, moi, je ne fais pas de vernis, je dis les choses franchement. Si vous me posez donc la question de savoir si je souhaite le départ du président de la République, ma réponse est oui, précisément. Vous voyez, je ne cherche pas à embrouiller les choses et je dis les choses telles qu'elles sont. Pourquoi ? Parce que je pense qu'en vérité, c'est la seule solution aujourd'hui, la seule option qui permettrait de résoudre le blocage politique dans lequel le président de la République a mis la France. Et en démocratie, quand on a une situation de blocage, il faut se tourner devant les électrices et les électeurs et il faut leur demander de débloquer la situation.
Moi, je ne dis pas que mes propositions politiques sont les seules possibles. Je dis que c'est aux Françaises et aux Français de trancher entre les différentes options politiques qui sont sur la table. Tout simplement.
Pour
le reste, l'irresponsabilité conduirait au contraire à multiplier les expériences gouvernementales comme celle qui vient de s'arrêter hier, c'est-à-dire à nommer des premiers ministres qui ensuite seront censurés dans plusieurs semaines ou dans plusieurs mois et qui conduisent le pays et
qui conduisent le pays
à ne pas pouvoir s'attaquer aux grandes questions qui sont devant nous puisque les gouvernements ne resteront pas en place. Donc je pense que si, justement comme moi, on est attaché à trouver une solution pour notre pays et donc à rechercher une stabilité, je pense effectivement que ça passe par le départ du président de la République pour rendre le pouvoir au peuple. Je vous rappelle que nous, représentants politiques, on est censés porter la parole du peuple. Donc quand il y
a
un blocage, c'est le peuple qui doit débloquer. – Merci Manuel Bompard d'avoir été l'invité de cette émission spéciale sur BFM TV. Comme promis, Laurent Jacobelli puisque Yves Tréhard, c'est un commentaire qui vous était en partie destiné.
– Ah oui, c'est largement.
– Au fond, cette idée que
vous
jouez comme la France Insoumise, Manuel Bompard, il
y a
un instant, Manon Brie sur ce plateau, la carte maximaliste de la démission du président de
la
République. J'ai bien résumé ? – C'est évident.
–
Laurent,
bien joué.
– On ne joue pas au casino, on parle de l'avenir de la France. On est dans la Ve République. Il y a une personne qui peut décider qu'Emmanuel Macron va démissionner, c'est Emmanuel Macron. Voilà. Donc on ne va pas tout miser là-dessus et tout miser dans notre stratégie. On ne
va
pas perdre notre
temps. – Vous pouvez faire tout pour qu'il le
passe. –
On
ne
va
pas perdre notre temps avec ça. Nous,
ce
qu'on veut, c'est évidemment qu
'on
vise une dissolution. Mais là encore, ça dépend du président de la République pour donner une majorité à la France. Voilà. Parce que sans majorité, on ne
va
pas pouvoir régler les problèmes. – Et rappelons qu'il faut attendre jusqu'au mois de juillet prochain. – Absolument. – Et vous oubliez
le 15 novembre quand même vous
posez.
– Il suffit de vous écouter. – Moi, je vais parler sans langue de droit. – On va être clair. – On va être clair. –
On va être clair. On va être clair. Il y a eu une motion de censure. Ça vous a tous complètement fascinés et déroutés. C'est prévu par notre Constitution. Ma voisine, DLR, était tout à l'heure en train de soupçonner que quand on votait une motion de censure, c'était qu'on était irresponsables. Non, c'est qu
'on
ne veut pas d'un certain budget.
– Oui,
parce
qu'il n'y a pas d'alternative et vous créez une
instabilité sans avoir
la démission d'Emmanuel Macron. – Je vais vous poser une
question. Un peu
d'échange.
–
Allez-y.
– Vous êtes de droite.
–
Oui, complètement. – 40 millions d'impôts supplémentaires à vos oreilles de femmes de droite. Ça sonne comment
? – Oui, vous avez voté main dans la main. – 80% des amendements avec la France
Insoumise. – 1
,5 milliard de coûts du travail
supplémentaires pour les PME. Dans vos oreilles de femmes de droite, ça sonne comment ? Désindexation des retraites au 1er janvier.
– Je crois qu'on a compris le message. – Mais vous désirez. – Réponse, c'est vrai.
– Donc nous, nous sommes stables sur
nos
convictions. –
Vous,
vous avez...
– Pas tous en même temps, s'il vous plaît. – Moi, je vais te le dire. – Réponse, c'est vrai. – Et ensuite, Nathalie Apolloni. – Qu'est-ce qui s'est passé pour que
subitement, il y a 15 jours, vous soyez mis en tête cette motion de censure ? Qu'est-ce qui s'est passé pour que Marine Le Pen durcisse le ton à ce point-là ?
–
Le refus d'écouter du Premier ministre. –
Est-ce que
le réquisitoire très très dur n'a pas eu un lien tout à coup avec une radicalisation de ses positions ? C'est la première chose.
– Vous êtes en train de dire que c'est le Premier ministre qui a étudié
le...
– Donc vous répondez à une question par une autre question. – La deuxième chose, je pose la question et je
dis un deuxième élément et le deuxième élément, c'est que vous êtes absolument convaincu, y compris Jean-Luc Mélenchon, c'est que vous ne pourrez arriver au pouvoir qu'à travers un chaos institutionnel et un
chaos économique. – Non, on a gagné les élections législatives contrairement à vous, Madame.
– Puisque, troisième chose, je le redis, ça a été une course à l'échalote. Michel Barnier a cédé sur 90% des concessions.
–
Absolument pas. – La surtaxation de
l
'électricité, ok, je cède.
– Qui finance comment ? – Ok, je cède. – Agnès Séverine, Laurent Jacobelli. – La ME,
je cède. – C'est
très intéressant
mais cette émission spéciale est faite aussi pour se projeter. On peut refaire
le
débat,
on l'a beaucoup fait sur BFMTV.
Je voudrais, il est 21h54 sur BFMTV,
rappelez, on vient d'en parler
il y a un instant, s'il vous plaît, avec Manuel Bonpart, c'est très important ce qui va se passer demain à l'Élysée puisque est-on en train de voir petit à petit les choses évoluer
?
Rendez-vous lancé par l'Élysée, notamment à gauche, volonté visiblement du président de la République de diviser le nouveau Front Populaire puisque les socialistes sont invités, ils iront, pas les insoumis et pas les écologistes. Est-ce que, Natacha Polanyi, on parle depuis le début de cette émission spéciale des possibilités de débloquer même provisoirement la situation, est-ce que là, on est aux prémices d'un déblocage
? –
Alors, je ne le pense pas pour diverses raisons. J'ai dit tout à l'heure ce que je pensais du côté totalement affligeant et du vide sidéral de l'intervention d'Emmanuel Macron, mais il faut ajouter tout de même que ce qui s'est joué avant était d'une irresponsabilité totale, c'est qu'on a eu l'alignement de tous les boutiquiers et ça, je pense que les Français l'ont vu avec consternation. Oui,
mais
enfin, pardon,
mais je vous vise aussi, donc ne dites pas bien sûr.
On a en effet le Rassemblement National qui vote une censure sans en avoir strictement rien à faire de ce qui va se passer derrière. Or, quand il faut réfléchir, on vote une censure, quand on sait ce que ça va donner derrière, quand il y a un plan derrière, pas juste pour le plaisir de dire nous sommes contre. Les Insoumis ont fait la même chose, mais avec une idée derrière la tête qui est la démission d'Emmanuel Macron, alors même que ça ne réglerait pas le problème puisqu'on ne peut pas dissoudre l'Assemblée. Quant aux autres, on se souvient tous de Laurent Wauquiez, c'est pour ça que j'ai été très...
Quand je les ai vus à l'Assemblée, chacun pour plaider pour ou contre la censure, j'étais effarée. Laurent Wauquiez qui donne des leçons de maintien alors même qu'il a visiblement pris chaque position en fonction de son avenir présidentiel. Gabriel Attal a fait de même. Donc tout le
monde... Et
j'en termine puisque votre question était sur la gauche avec les socialistes. Boris Vallaud qui vient à la tribune expliquer qu'il faut bâtir un compromis alors même que les socialistes n'ont pas cherché une seule seconde jusqu'à présent à faire ce qui était le bon sens même, à savoir essayer de ne pas laisser Michel Barnier ou n'importe quel autre Premier ministre dans les mains du Rassemblement national. C'est parce que les socialistes ont torpillé l'éventuelle nomination de Bernard Cazeneuve François Hollande en tête que c'est Michel Barnier qui s'est retrouvé dans les mains du Rassemblement national puisque les socialistes avaient annoncé qu'il censurerait quoi qu'il arrive.
Ils ont changé visiblement de position très bien pour eux mais j'aimerais qu'ils assument ce qu'ils ont fait jusqu'à présent.
Alors que Étienne Gernel et Bruno Jeudy visiblement s'amusent parfois des difficultés que j'ai à réguler la parole mais c'est la preuve que le débat politique vit. Manon Aubry, vous répondez à Natacha Polony et j'aimerais sur ce point précis puisque là encore c'est important peut-être cela contribuera-t-il ou non, on le verra plus tard au déblocage de la situation vos amis socialistes vont demain à l'Elysée alors même que vos amis insoumis plus que vos amis vos camarades ne sont pas invités. Est-ce qu'ils sont en train de je ne
sais
pas tomber dans le piège d'Emmanuel Macron aller vers cet accord de coalition que vous sembliez voir dans les moindres déclarations de Boris Vallaud ou d'Olivier Faure ?
D'abord je voudrais répondre à Madame Polony et de manière générale aux éditorialistes c'est normal vous faites votre métier vous commentez la vie politique mais vous la commentez un peu comme si c'était un jeu on a vu une Game Boy on
est en train de jouer
à la maison on
n'est pas en
train
de jouer je ne sais pas ce qui vous permet de dire ça je suis fardé je suis triste laissez-moi aller jusqu'au bout parce que non c'est pas un jeu c'est pas un jeu c'est le jeu de Bonne Tour pourquoi
ce gouvernement est tombé ? il est tombé parce qu'il y avait un budget qui était injuste parce qu'on a augmenté les jours de carence
parce qu'on baissait le meilleur parce qu'on baissait laissez-moi finir s'il vous plaît laissez-moi finir s'il vous
plaît parce qu'on baissait le remboursement
pour les consultations
médicales parce qu'on baissait les pensions
de retraite qui ne suivaient pas l'ambiance il
n
'y a pas de
solution le
budget s'il vous plaît pas tous en même temps c'est le moment
où vous entrez en jeu merci
de me dire ce que je veux faire mais je souligne juste que vous ne répondez pas à ma question sur
les socialistes je pense que c'est
important d'y répondre parce que vous voyez Madame Polanyi on
l'a vu tout oublié
mais on a voté en faveur du volet recettes du budget et vous voyez qu'on est incapable de voter en faveur quand ça
va dans la bonne direction et moi
franchement je pense à un million de gens aux retraités dont les retraites n'auraient pas suivi aux gens qui auront payé plus
cher leurs consultations donc sur
les socialistes
pour
la suite
merci
demain les socialistes se rendront à l'Elysée moi je ne leur fais pas le reproche d'aller à un rendez-vous qui est convoqué par le président de la République je veux dire quand le président de la République nous convoque la dernière fois on y était même allé tous ensemble les représentants du nouveau Front Populaire je regrette que la seule stratégie du président de la République c'est de dire regardez la méchante extrême gauche et puis derrière l'apocalypse et les pluies de sauterelles et tout ce que vous voulez et sa seule stratégie c'est un peu d'essayer de diviser le nouveau Front Populaire les socialistes font un choix le problème c'est pas qu'ils s'y rendent c'est d'ouvrir la porte à une coalition possible avec les macronistes moi je ne suis pas d'accord avec ça et pourquoi ?
parce
que je vais vous expliquer pourquoi je vais vous donner des exemples très précis là aussi parce que c'est pas un débat théorique réforme des retraites on fait quoi ? rétablissement de
l
'impôt de solidarité sur la fortune on fait quoi ? hausse du SMIC on fait quoi ?
on fait pas exactement ce que vous voulez mais on fait la moitié monsieur le grand j'ai fait campagne pour
les
émissions législatives mais bien sûr mais vous n'avez pas gagné il n'y a pas de
coalition
on est arrivé en tête et d'autres pas et d'autres pas
je
veux dire on est déjà en coalition le parti socialiste si j'étais au parti si
j'étais d'accord
avec le parti socialiste je serais membre du parti socialiste vous
êtes en coalition mais vous seriez à Matignon ça durerait 15 jours moi je suis prête à ce qu
'on discute à ce qu'on forme un gouvernement mais je ne peux pas renier les points les plus importants c'est pour ça que je vous donnais des exemples précis
vous l'avez dit je
termine
juste là-dessus
vous l'avez dit vous-même monsieur le grand et pour le coup je suis d'accord avec vous vous avez dit qu'il n
'y a
pas une once de remise en cause de la part du président de la république et des peu d'éléments politiques dont il a parlé ce soir à aucun moment il n'a remis en question son orientation en matière de politique
économique et sociale s'il vous plaît non non
attendez là sincèrement si j'ai encore un tout petit peu d'autorité vous finissez en quelques secondes et
j'aimerais ensuite qu'on accueille de nouveaux habitants après
à remettre en cause sa politique économique et sociale à revenir sur les cadeaux faits aux plus riches à revenir sur la réforme des retraites à revenir sur le désinvestissement dans nos services publics
et on vous a entendu sur ce
point alors dans
ce cas oui ce
n'est pas possible
si c'est la voie politique qui est choisie alors on a toujours dit qu'on était prêt à discuter il
est un peu plus Thomas
Lebrun franchement il peut nommer mais on
continue d'en parler il est un peu plus c'est encore lui qui
décide de tout s
'il vous plaît là franchement c'est passionnant et on essaie de mettre un tout petit peu d'ordre dans tout cela il est 22h01 sur BFMTV suite de cette émission spéciale pour continuer de commenter les propos du président de la République à l'occasion de cette allocution alors que la France est toujours plongée dans l'inconnu tourmente politique peut-être tempête économique et financière à venir Emmanuel Macron qui s'est engagé à nommer un Premier ministre dans les jours à venir ce n'était pas ce soir vraisemblablement pas demain peut-être en début de semaine écoutez Emmanuel Macron
à
partir d'aujourd'hui
c
'est une époque nouvelle qui doit commencer
où
tous devront agir pour la France et où il faudra bâtir des compromis nouveaux c'est pourquoi je nommerai dans les prochains jours un Premier ministre
je
le chargerai de former un gouvernement d'intérêt général représentant toutes les forces politiques d'un arc de gouvernement qui puisse y participer ou à tout le moins qui s'engage à ne pas le censurer
le
Premier ministre aura à mener ses consultations et former un gouvernement resserré à votre service
voilà
un gouvernement d'intérêt général pour bâtir un compromis nouveau ils nous attendent un gouvernement qui n'est pas d'intérêt général c
'est pas faux ils nous attendent sagement
Étienne Jernel et Bruno Jeudy Étienne Jernel qui saute carrément et qui va remplacer merci infiniment Natacha Polanyi d'être venue nous voir sur ce plateau et je remercie également Yves Tréa merci merci beaucoup voilà Bruno Jeudy et Étienne Jernel qui vont s'installer je voudrais faire un point avec vous Néla Latrouche je
sais
qu'ensuite vous avez une question pour Laurent Jacobelli et on continue bien évidemment à faire circuler la parole le débat est vif passionnant il montre ce qui est en train de se jouer aussi au sein même des formations politiques juste avant pour faire un point pour ceux qui nous rejoignent à 22h03 Néla Latrouche chef du service politique de BFM TV sur vos informations Premier ministre dans les prochains jours ça veut dire quand et qui est-ce que ce soir on a eu des indices des éléments qui permettraient de nous donner une indication sur la personne qui pourrait remplacer Michel Barnier
ça
devait être 24h ça devait être 24h vous avez très mauvais esprit Thomas
Laurent et cette prise de
parole alors en tout cas
ce
qu'on racontait sur BFM TV c'est que les proches pressés pour que ce soit 24h avec cette incertitude de est-ce qu'Emmanuel Macron allait tenir ou non les délais bon bah vraisemblablement non il se laisse un peu plus de temps pour quelles raisons peut-être pour ce qu'évoquait Benjamin il
y
a quelques instants consulter un certain nombre de forces politiques la droite républicaine qui est reçue demain d'autres parties du bloc central
et
le parti socialiste dont les leaders se rendront demain à l'Elysée pour échanger avec Emmanuel Macron et voir les voies et moyens de sortir de l'impasse ou de la crise politique pour reprendre ce qui est écrit derrière vous Benjamin pour le reste sur la question du Premier ministre sur le timing d'abord l'Elysée est très prudent
ce soir et pour cause ils connaissent la nature profonde
ils connaissent un peu la
nature d'Emmanuel Macron certains diraient à procrastiner d'autres diraient à prendre son temps de ce que l'on comprend il y a une fenêtre d'opportunité qui s'ouvre à partir de lundi le dimanche soir n'est pas totalement exclu non plus à ce stade après la messe après Notre-Dame en tout cas les
prochains jours pour l
'instant c'est dans cette espèce de fenêtre entre dimanche soir et la journée de lundi quant au profil les informations du service politique de BFM TV tout au long de la journée se portait sur la personne du ministre des armées Sébastien Lecornu qui à ce stade semble complètement sortie du jeu l'hypothèse François Bayrou tient davantage la corde vous
dites
Sébastien Lecornu sortie du jeu
des
informations que l'on a aujourd'hui et
là encore
c'est l'expression en politique et Thomas Legrand la connait par coeur c'est
l
'expression à date à date Sébastien Lecornu est sorti du jeu et l'hypothèse qui tient la corde est davantage celle d'un François Bayrou pour différentes raisons notamment parce que poussé par un secrétaire général de l'Elysée qui considère que c'est le binôme qui fonctionnera le mieux avec Emmanuel Macron et pour revenir à ce qui a été dit ce soir par Emmanuel Macron dans le profil qu'il a semblé dessiner d'un préfigurateur d'une discussion entre les différents groupes politiques celui qui apparaît être au barycentre en quelque sorte si j'ose dire de la future coalition telle qu'envisagée c'est François Bayrou qui apparaît si on prend une partie de la droite une partie du centre une partie de la gauche
alors responsable politique ici à peu près toute la classe politique est représentée Rassemblement National la droite Ensemble pour la République et la France Insoumise il manque aussi socialiste, écologiste on donnera la parole il y a un communiste qui est arrivé Yann Brossat le sénateur qui nous attend juste là et qui nous fait un salut de la main Laurent Jacques Lobéli François Bayrou vous ne le censurerez pas là pardon c'est le grand casting là
je
me mets à la place peut-être des électeurs qui nous regardent ce soir et qui se disent vous avez fait tomber Michel Barnier homme de droite et vous n'allez pas censurer François Bayrou centristes qui en 2007 et en 2012 en 2007 prend partie de Ségolène Royal et en 2012 prend le parti de François Hollande face à Nicolas Sarkozy est
-ce que c
'est vraiment très cohérent on
n'a pas
censuré Michel Barnier parce que c'était un homme de droite qui d'ailleurs nous a
présenté
mais nous l'avons censuré parce qu'il n'était pas à l'écoute est-ce que le prochain Premier ministre peut-être M. Bayrou peut-être un autre sera à l'écoute de ce que nous avons à demander et de ce que nous avons à proposer nous le verrons bien pour l'instant c'est vrai que c'est un homme qui a toujours respecté le Rassemblement National Donc
il n'y a pas de censure
d'office ? Il n
'y
a pas de censure a priori évidemment mais moi je suis très surpris par la méthode du Président de la République quand même qui nous dit qu'il va falloir changer ouvrir un peu ses chakras et qui reçoit seulement quelques formations politiques à l'Elysée je n
'ai
pas beaucoup de tendresse pour la France Insoumise mais je ne trouve pas normal qu'il ne les ait pas invité de même que je ne trouve pas normal qu'il n
'ait
pas invité le Rassemblement National et surtout cette ingérence le Président de la République Le Président de la République il préside et le Premier ministre il gouverne avec un gouvernement qu'il a choisi et qu'il soumet au Président de la République on a un peu l'impression que le scénario d'il y a trois mois va à nouveau se reproduire le Président de la République va faire son choix va dire au Premier ministre ce sera machin à tel poste et on a bien vu d'ailleurs avec Bercy que le Président avait mis des hommes à lui et c'est pour ça que ça a foiré parce que depuis sept ans il mène une mauvaise politique économique et bien Armand et Saint-Martin ont mené une politique macroniste et donc ça a raté et donc il met déjà presque le prochain Premier ministre dans une position d'échec en le contraignant à une volonté macronienne ne touchez pas à mon héritage je trouve que dans la méthode il y
a
déjà quelque chose qui coince Mathieu Lefebvre c
'est
pas faux ça pourquoi alors même qu'on est Président de la République garant des institutions faire comme ça une délimitation des groupes politiques que l'on décide de recevoir donc demain ce sera les socialistes et ce qu'on appelle le socle commun la droite les macronistes mais par contre on met de côté
les
insoumis les écologistes le Rassemblement national c'est des sortes
de sous
-députés sous-responsables politiques
et j
'ajoute Mathieu Lefebvre en les ayant reçus à l'été absolument qu'est-ce qui justifiait de les recevoir à l'été et pas aujourd'hui
est-ce que vous trouvez vraiment raisonnable de réunir au palais de l'Elysée des femmes et des hommes qui ne rêvent que de la destitution du Président de la République et que d'amimer chaque jour un petit peu plus
nos
institutions
est
-ce que vous trouvez ça raisonnable d'inviter à l'Elysée des gens qui s'unissent alors qu'en apparence tous les opposent pour
proposer une
budgétaire alternative j'ai entendu Manuel Bompard parler d'une majorité qui a voté hier la censure je pense qu'il faut de la part de Mme Aubry et de M. Jacobelli essayer de faire la
démonstration mais c'est pas la question chers collègues qu'elle est cette
majorité nous nous
assumons nous assumons nous avons tous été élus par des électeurs de la même valeur qui
sont
des Français aussi respectables aux intérêts de ne pas confier le destin
du pays aux extrêmes le message pour moi de ces élections législatives
c'est ni
Rassemblement National ni France Insolivité pas de vos outrances pas de vos outrances et on assume
un peu d'humilité M. Leclerc le président de la République ne reçoit pas un peu d'humilité ça ne vous ferait pas de
mal vous êtes déjà reçu mais M. Jacobelli ça vous paraît normal
en termes
républicains pour savoir ce qu'on a envie de proposer et comment on veut travailler avec le
futur gouvernement ce serait
intelligent vous vous constituez en
faiseur de chaos
vous n'avez ceci de vouloir défaire pas vous pas ça
parce
que sinon je dis tout publiquement
M.
Lefebvre
quand vous levez à l'Assemblée nationale parce
que M. Lefebvre il faut savoir quand même que pendant ce débat budgétaire il a été le pire adversaire du gouvernement en proposant les amendements qui s'appellent plus le budget
et en appelant à voter en
permanence
contre le
budget je terminerai ma phrase ma chère collègue contre le budget du gouvernement donc s'il y a un semeur de chaos autour de cette table c'est vous alors messieurs dames
Laurent
Jacobelli Mathieu Lefebvre puisqu'ils doivent
partir dans quelques instants
s'il vous plaît s'il vous plaît j'aimerais qu'on entende Annie Sévren puis Néla Latrousse qui devra nous quitter dans un instant Annie Sévren donc
est
-ce que c'est vraiment pertinent démocratiquement parlant de considérer qu'il y a comme cela des exclusives et qu
'on
ne reçoit pas le Rassemblement National la France Insoumise
les écologiques
le président de la République reçoit dans un premier temps ceux avec lesquels il va gouverner il
va gouverner il
a appelé ce soir un gouvernement d'union nationale c'est-à-dire que si le socialiste acceptait en fait
d'intérêt général
d
'intérêt général enfin moi j
'appelle ça si cela des
socialistes on sait
qu'il n'est pas dans l'intérêt général les écologistes
ils ne
sont
pas dans l'intérêt général la France Insoumise
le Rassemblement National vous diriez dire ça à nos électeurs allez-y
l'objectif aujourd'hui c'est de sortir le parti socialiste qui est actuellement l'otage de la France insoumise si
on arrive
moi depuis
des
décennies on
a reproché on
a reçu des leçons de
morale
nous disant qu'il n
'y
avait pas de cordon sanitaire entre la droite et l'extrême droite et en fait malheureusement la gauche ne s'applique pas justement ce cordon sanitaire et on aurait besoin moi je suis la première à dire que quand je vois ça ça me fait de la peine en fait pour les français qui nous regardent parce qu
'ils
se rendent compte en fait du poison
qu'est la tripartition à
l'Assemblée Nationale malheureusement il y a un tiers un tiers un tiers RN un tiers NFP et un tiers socle commun personne n'atteint la majorité et la tripartition est un poison pour la démocratie moi je dirais juste que si les chefs de parti étaient capables de s'entendre sur le message politique qui a été envoyé aux législatives les français veulent quoi ? les français veulent le retour de l'ordre de la sécurité de l'autorité de revaloriser le travail parce
que aujourd'hui le travail n'est pas suffisamment
rémunérateur et qu
'on
se mette d
'accord sur 4-5 sujets sur la maîtrise des comptes publics est-ce qu'en toute
maturité on peut être capable de se mettre tous autour de la table sans s'invectiver et juste dans l'intérêt
du pays tout simplement
l'intelligence collective c'est possible moi j'avais une question à poser à Laurent Jacobelli et à Agnès Evren mais à la lumière des échanges je comprends que j'ai quasiment déjà ma réponse il
y
a une personne qui vous interpelle ce soir dans les médias
c
'est Marion Maréchal-Le Pen qui vous demande à vous les républicains et le rassemblement national pourquoi est-ce que l'alliance naturelle semble être celle allant des républicains au parti socialiste et pas une alliance allant à l'ensemble des droites comme ça peut exister ailleurs en Europe en Italie ou aux Pays-Bas qu'est-ce qui explique que ce qui existe ailleurs est impossible pour vous en France vous avez parlé de cordon sanitaire Agnès Evren
il y a quelques instants et heureusement
et
la droite
moi je l
'assume complètement
jamais le
rassemblement
national
le
rassemblement
national veut la mort de la droite ils veulent nous remplacer donc on va pas pactiser avec un parti qui veut remplacer tout simplement la droite qui malheureusement d'ailleurs a été plus ou moins déjà grand remplacé
par
le rassemblement national
c'est déjà suffisamment je crois que vous vous
décuisez assez bien tout seul notamment en vous alliant avec les macronistes c'est tout à fait respectable d'être macroniste mais quand on s'est présenté
dans l'intérêt du pays dans l'intérêt du pays on ne s'est pas renié je
vais terminer ma phrase d'accord
?
soyez zen un peu soyez décontracté
c
'est
vous qui ne devez pas être très bien il y a aujourd'hui
c'est plus très politique
alors allez-y Laurent Jacobelli
je suis très patient la droite LR a abandonné toutes ses valeurs il y a quelques mois en juin 2024 à la tribune de l'Assemblée nationale M. Marlex pour ceux qui ne le connaissent pas c'était à l'époque le patron du groupe Les Républicains l'ancien
président des
députés Les Républicains exactement M. Marlex était à la tribune en disant je censurerai tout gouvernement qui augmentera les impôts et qui désindexera les retraites et il tapait du poing et il faisait le fier à bras et il est allé s'asseoir sous les ouras et les bravos des quelques 5-6 députés LR présents quelques mois après par l'auteur de la gamelle à lécher le même groupe nous dit oui ce budget il est formidable qui désindexe les retraites et si on ne le vote pas on n
'est
pas républicain oui il
y
a 40 milliards d'impôts supplémentaires mais si on ne le vote pas on n
'est
pas républicain L'immense différence
c'est le sens des responsabilités et la
droite la droite de valeur comme celle d'Éric Ciotti d'ailleurs avec qui nous travaillons très bien chacun avec ses différences et ses complémentarités
Il n'a pas été suivi il a remarqué
qu
'il est très minoritaire un parti dont il faisait partie je suis désolée alors Laurent-Jacques Obéli
Agnès
Sévrène Mathieu Lefebvre s'il vous plaît en politique quand on est obligé des désagréables c'est pas évident
s'il vous plaît quand on est obligé des désagréables c
'est pas évident
s'il
vous plaît vous avez
vendu
Laurent-Jacques Obéli Agnès Sévrène là franchement ça n'a pas d'intérêt s'il vous plaît
là franchement ça n'a pas d'intérêt les choses
de
dire que X est désagréable avec Y
pas
très intéressant je vous donne la parole dans un instant un nombré juste puisqu'on n
'a
pas entendu Bruno Jeudy que ça amuse visiblement et Étienne Jernel que ça amuse beaucoup
aussi qu'il n'y amuse
pas du tout
on voit là
sur cet écran Macron de point une allocution pour rien est-ce qu'à 22h14 suite de cette émission spéciale sur BFM TV on a entendu à 20h le président de
la
République sur moins d'une dizaine de minutes est-ce que c'est le bilan ce soir d'une allocution qui au fond ni ne fait avancer spécialement la solution ni d'offre des clés pour débloquer la situation politique non ça n'apporte rien rien je pense qu'il nuit plutôt au processus de recherche d'une majorité ou d'une semi-majorité parce qu'il est un répulsif pour beaucoup de gens et que par ailleurs comment dire sa prétention à s'émisser dans le processus autorise le reste des forces politiques à se livrer à des comportements relativement infantiles qu'on vient d'observer un peu là et donc je pense qu'il n'aide pas ça c'est sûr et que par ailleurs il faut regarder que le monde nous observe et le monde est atterré atterré par la France et par les bêtises qu'on entend ici notamment sur le plan économique rappelons nous sommes le seul pays le seul pays à considérer
qu
'il est envisageable de ne travailler que 60 ou 62 ans en Europe donc on marche sur la tête on a un débat économique qui est absurde et le président de la république il dit c'est bon tout le monde va s'entendre je trouve que le spectacle offert par la France est navrant Bruno Jeudy vous n'aviez pas l'air tout à fait d'accord avec Étienne Germain je trouve que c'est un peu excessif peut-être que cette intervention aurait pu être encore un peu plus courte mais il a dit au moins deux choses ça
nourrit il
a dit je plusieurs fois je il a dit beaucoup
je
il a dit au moins deux choses il a d'abord dit pour répondre à Madame Aubry Monsieur Mélenchon qu'il irait jusqu'au bout de son mandat ça ne coûte rien il
l'avait déjà
dit il l'avait déjà dit mais il le dit quand même au
lendemain il avait aussi dit que le
gouvernement ne serait
pas censuré c'est
bien
parce que la
première
fois qu
'il
l'a
dit c'était même
dans
la
tribune
dimanche et la deuxième chose quand même
c
'est la première fois quand même qu'il fait
un
tout petit pas de côté
sur la un
tout petit pas de côté sur la dissolution pour la première fois franchement je ne sais
pas
si vous étiez là mais c'est dans son bureau juste après la nomination de Michel Barnier il dit ah non mais vraiment j'ai eu raison tout ça moi je n'entendais plus aucun macroniste dire que cette dissolution a été justifiée ce soir c'est quand même la première fois qu'il commence à reconnaître mais même pas mais si il
recommence
pour faire exactement la
même chose il dit elle n'a pas été
comprise et en gros oui en gros c'était une erreur et en quoi ça apporte une solution c'est ça la question
je voudrais juste parce que
vous savez mais Macron n'est mis à coupir
il n'en fait pas tant que ça
vous devriez quand même l'accepter comme verser au
débat Thomas Legrand je vous donne la parole dans un sens juste
on doit dire au revoir à Agnès Évren et Mathieu Lefebvre qui vont être remplacés par un député un sénateur qui sont en train d'arriver et qui se lèvent voilà Yann Bronsa sénateur communiste de Paris qui remplace sa collègue sénatrice Agnès Évren et Sylvain Maillard député ensemble pour la République de Paris ancien patron des députés macronistes c'était avant le retour de Gabriel Attal à l'Assemblée Nationale Manon Aubry pas tard Bruno Jeudy vous n'arrêtez pas de dire Emmanuel Macron sûr de lui il dit il ne se fait jamais aucun mea culpa il dit la dissolution n'a pas été comprise
j
'ai pris des notes quand il a parlé vous aviez dit tout à l'heure que c'était pas très long il a dit qu'il avait redonné la parole au peuple et ce peuple il ne l'a pas écouté ensuite il a dit que ceux qui voulaient la censure du gouvernement étaient ceux qui voulaient créer le désordre etc je ne sais pas mais au moins on peut s'accorder sur le fait que ça manque un minimum d'humilité et moi ce qui me frappe c'est que on parlait tout à l'heure des hypothèses de Premier ministre vous évoquiez notamment François Bayrou etc je ne
sais
pas vous moi j'ai le sentiment de on prend les mêmes et on recommence genre il ne
s
'est rien passé les trois derniers mois il y
a
eu une dissolution ils ont perdu les élections après avoir perdu les élections européennes on prend les mêmes et on recommence ils nomment un gouvernement ce gouvernement il tombe on prend les mêmes mais on recommence mais c'est là on marche complètement sur la tête et je pense qu'ils sont complètement déconnectés de la réalité
mais en même temps Manon Aubry pardon mais quand on est une force
qui dit de toute façon nous la seule chose qu'on propose c'est que le président de la République parte on ne se laisse pas vraiment la possibilité d'influer
sur le cours des choses et qui pourrait être renommé
vous
nous avez
mal écouté Benjamin Duhamel c'est pas du tout la seule chose qu'on dit
oui
c'est sinon Lucie Castel
et vous
êtes
les seuls à gauche
on est cohérent puisque c'est ce qu
'on
disait
il y a trois mois Lucie Castel c'est quand même la blague la plus incroyable au moins
vous
pouvez nous reconnaître le
mérite de la cohérence on a fait campagne sur un programme ce programme est arrivé premier certes sans majorité absolue mais est arrivé premier et puis vous avez un président de la République qui dit tiens je vais nommer le quatrième Premier ministre Michel Barnier il tombe et là il passe au troisième bloc avec François Bayrou je ne sais quel macroniste peut-être qu'il peut monter un petit peu les blocs pour aller au premier bloc et je ne
dis pas donc toujours Lucie Castel mais oui toujours Lucie Castel
et je vais vous résumer ça d
'une formule pour moi le
NFP il doit soit être à Matignon soit être à l'Elysée la logique voudrait qu'il soit à Matignon puisque Emmanuel Macron devrait prendre acte du résultat des élections et nommer Lucie Castel qui représente le NFP à Matignon s'il n'en veut pas
c'est pour ça que nous disons
qu'il faut dans
ce cas là aller à l'Elysée
et
qu'Emmanuel Macron
le
dévoiler est
-ce
qu'on pourrait parler de maths deux mois ? s'il n'y a pas de gouvernement
qui tient à l'Assemblée Nationale
dans
ce
cas là il faut revenir devant les
élections mais pardon il
y a un
sujet avec beaucoup
de je ne
suis
pas patience ou impatience pour prendre la parole donc rapidement et
ensuite j'ai une question à poser à Sylvain Bayard
vous allez
exploser le débat mais
qu'est-ce qu'on en a encore à faire
d'Emmanuel Macron
Emmanuel Macron
c'est
lui
qui choisit le Premier
ministre
et choisit le Premier ministre que vous lui imposerez vous parlementaire on a bien tenté on a bien tenté
à partir du moment où les parlementaires le Premier ministre est responsable devant le Parlement le Premier ministre selon la Constitution est responsable devant le Parlement le Président doit nommer un Premier ministre reliser le discours de Bayeux 1946 doit nommer un
Premier ministre en fonction vous n'y étiez
pas Thomas Laurent je ne connais pas que ce que je depuis que je suis né vous savez le général de Gaulle je ne connaissais pas non plus et pourtant je sais qu'il a existé oubliez le Président de la République oublions le Président de la République il nous a montré
on ne demande que ça qu
'il n'existait plus les parlementaires peuvent très bien trouver tous ceux qui disent on va faire des compromis tous ceux qui disent on ne
va
pas faire de 49-3 qui se le disent entre eux qui se réunissent comme dans tous les pays démocratiques du monde tous les pays libéraux du monde libéraux au sens politique c'est le Président de la République qui nomme le
Président de la République dans les autres pays ce n'est pas les mêmes règles ce n'est pas les mêmes règles en
Allemagne ce n
'est pas
les mêmes règles
en
Allemagne
ce
n
'est
pas les mêmes
règles Thomas Le Grand laissez parler Benjamin merci
Etienne Gernel heureusement
que j'ai déroulé sur
ce
plateau
vous ne facilitez pas toujours la tâche bien Sylvain Maillard je rebondis sur ce que disait Manon Aubry qui est intéressant encore comme
ce que
dit Thomas Le Grand les profils qui sont évoqués Néla Latrousse tout à
l
'heure nous donnait les informations du service politique de BFMTV en nous expliquant que Sébastien Lecornu il y a quelques heures tenait la corde mais qu'il y a des forces de résistance au sein du Bloc central maintenant on évoque François Bayrou et là encore ce que dit Manon Aubry moi je pense à ceux qui nous regardent Emmanuel Macron il perd les élections européennes il perd le premier tour des élections législatives il perd le second tour des élections législatives là il se retrouve dans une assemblée bloquée le gouvernement le premier ministre qu'il a nommé LR est censuré et il va nous annoncer dans
quelques jours
que c'est le retour d'un macroniste qui par ailleurs lui a permis d'accéder à l'Elysée en 2017 en la personne de François Bayrou mais là si vous voulez créer encore davantage de distance entre les responsables politiques et les citoyens vous ne pouvez pas faire mieux non ? Alors ce qui est extraordinaire c'est qu'on vient d'arriver sur le plateau et là j'ai l'impression
de revivre
merci j'ai l'impression de revivre un débat d'il y a 6 mois on recommence avec fallait-il ou pas une dissolution vous avez perdu vous avez gagné on est dans une crise politique moi hier j'ai vécu j'étais à l'Assemblée Nationale j'ai vécu un moment d'histoire et un moment extrêmement triste pour notre pays parce que d'abord on a toujours pas mais
c
'est pas ma question oui non mais je vais y arriver on n'a toujours pas de budget on n'a toujours pas de budget on est début décembre on n'a pas de budget pas
de
budget pour ça
fonctionner deuxième chose vous prenez les mêmes je vais vous répéter je vous
écoute avec grande
attention
est-ce que je
peux
faire deux phrases sans
deux
phrases donc je
termine tout de
suite
faut
-il
un macronisme compte tenu de la situation politique
personne n'a
gagné personne n'a perdu les élections
c'est ça le bien le problème
le 7 juillet dernier donc la difficulté d'Emmanuel Macron parce que c'est l'arbitre là-dedans c'est le président de la République c'est qu'on puisse trouver une majorité ou une
majorité au moins qui ne
censure pas pour faire en sorte vous savez quoi je sais que c'est embêtant mais on est 96 on est le deuxième groupe de l'Assemblée Nationale
et on est 96 et donc du coup mais c'est vrai l
'Assemblée Nationale est le premier groupe on est le deuxième groupe et donc oui il ne peut pas se construire de majorité à moins que vous ayez réussi par magie à trouver quelque chose de différent
il ne peut pas se construire de majorité
sans nous et donc les
mêmes causes
produisent les mêmes gestes Michel Barnier n'est pas de ma famille
politique Michel Barnier
n'est pas de ma famille politique oui vous avez pris un
parti encore plus petit que vous mais
non mais il y a de Roussard il y a de Roussard il y a de Roussard il y a de
Roussard respecter ceux qui sont élus
à la Formation Yann Broussard n'a pas encore eu la parole et donc j'aimerais la lui donner je voudrais juste répondre
à ce que disait Thomas Legrand tout à
l
'heure parce que je suis complètement d'accord avec cette idée parce qu'au fond le président de la République dans cette affaire c'est le problème c'est lui qui a décidé de dissoudre et c'est lui qui ensuite a décidé de ne pas écouter le verdict des urnes on n'a jamais vu un problème devenir une solution et donc le verdict des urnes c'est qu'en l'occurrence vous avez été battu vous avez un peu de mal à vous y faire j'ai bien
compris mais en l'occurrence vous avez été battu à partir de là
si
vous permettez
que je termine une phrase je ne vous ai pas interrogé allez-y Yann Broussard est-ce qu'on est capable au sein de l'Assemblée Nationale et au sein du Sénat de se mettre d'accord sur un certain nombre de mesures d'urgence sociale qui sont plébiscitées par les Français je vais vous dire
l
'Assemblée de droite c'est le moins qu
'on
puisse dire en gros c'est deux tiers,
un
tiers deux tiers de droite un tiers de gauche nous
avons été
capables pas du tout nous
avons été capables
nous
avons été capables de nous mettre d'accord je vous interromps
oui mais parlez à Manon Brie puisque depuis le début elle dit précisément elle n
'est
pas sur cette ligne-là donc adressez-vous à elle plutôt qu'à Thomas Le Grand parce que oui mais enfin en l'occurrence
vous n'avez pas vu la fin
de ce que je voulais dire en l'occurrence au Sénat nous avons été capables de nous mettre d'accord dans le cadre des débats budgétaires sur l'augmentation de la taxe sur les GAFAM une meilleure lutte contre l'évasion fiscale bref un certain nombre de mesures qui étaient largement votées et c'est le gouvernement qui nous a imposé une seconde délibération pour remettre en cause nos votes tout ça pour dire que l'esprit de compromis nous nous l'avions et ce sont les macronistes qui ne l'avaient les macronistes qui
ne l'avaient pas
puisque c'est eux qui ont exigé
que nous revenions sur nos votes adressez-vous à votre partenaire et donc
je termine si nous sommes capables au Sénat avec la droite de nous mettre d'accord sur des mesures de justice fiscale sur une meilleure lutte contre l'évasion fiscale sur une amélioration du pouvoir d'achat mais on devrait être capable de se mettre d'accord là-dessus avec un gouvernement d'urgence sociale qui prenne à bras le corps toutes
ces questions
pourquoi vous votez la censure ? parce qu'en l'occurrence vous avez fait tout l'inverse parce
que vous avez une commission mixte paritaire issue de l'exité de sénateur vous avez fait tout l'inverse et vous avez rejeté toutes les mesures attendez juste Manon
Aubry elle ne
veut
pas d'un gouvernement d'urgence avec des compromis elle dit c'est Lucie Castel ou c'est le départ
du président ? elle ne dit absolument pas
ça et ne lui faites pas
dire
ce
qu'elle ne veut pas dire je peux le redire pour que ce soit très clair nous
voulons un gouvernement avec un programme du nouveau Front Populaire et Yann Brossat et moi on
sera d'accord pour dire qu'il faut abroger la réforme des frais qu'il faut mettre en place un peu de solidarité sur la
fortune qu'il faut augmenter
le SMIC
proposez-nous un gouvernement qui fait cela
vous dites
proposer nous c'est pas moi vous verrez Yann
Brossat et moi on sera d'accord sur l'attitude à avoir
est-ce qu'on peut revenir mettre deux pieds sur le sol et revenir à la réalité aucun des trois blocs n'a gagné il nous reste au minimum dix mois avant une dissolution éventuelle ces dix mois il va falloir qu'on les gère tous ensemble mais si chacun arrive en disant je veux que mon programme soit appliqué on n'y arrivera pas il faut un peu de sagesse et donc il faut que le gouvernement qui soit nommé soit un gouvernement de l'humilité avec quelqu'un qui soit là pour écouter tout le monde et faire une synthèse à chaque fois pardon Laurent
Giacoli vous êtes
gonflé il y a quelques jours
Michel Barnier a lâché sur un
certain nombre d'éléments et vous avez considéré qu'il n'allait jamais assez loin et vous l'avez fait tomber est
-ce que c'est vraiment une position d'humilité
ça ? oui c'est une position d'humilité mais aussi on assume on assume que nous avions donné des lignes rouges c'est dommage que je n
'ai
pas fini mon raisonnement mais je vais vous répondre ces lignes rouges c
'était pas
de matraquage fiscal absolument pas pas de désindexation des retraites
pas
de désindexation des retraites et pas de déremboursement des soins
c'est-à-dire le beurre et l'argent du beurre
le
beurre et l'argent
du beurre une fois encore si
on a un président de la république qui
se mêle de tout en voulant sauver son héritage une ex-majorité qui a été balayée qui veut revenir sur le devant de la scène une extrême gauche qui veut imposer madame Lucie Castel dont on ne sait pas trop d'où elle vient pour imposer un programme de casse de la nation
ça
c'est la présidentielle il faut être patient voir des législatives pour l'instant il faut un minimum minimum pour sauver ce pays la tragédie à laquelle nous faisons face parce qu'il faut quand même parler un petit peu du fond c'est que l'élection législative et donc la représentation de
la
nation aujourd'hui a été l'une des plus démagogiques de l'histoire de la 5ème république avec des programmes parmi les plus irréalistes de l'histoire de la 5ème république
et
pardon mais je vais prendre un exemple je vais citer Olivier Blanchard qui est plutôt un social
démocrate ancien chef
économiste du FMI du FMI et qui a été atroce dans son jugement sur le programme présenté par Gabriel Attal qui considérait comme démagogique ce qui est vrai il a dit le RN c'est encore bien pire il a dit c'est trois fois pire que le programme de Mitterrand en 1981 c'est ce qu'il a écrit et il a même dit que le NFP c'était encore pire que le RN et donc il
y a
un moment il va falloir quand même qu'il y
ait
une forme de dessoulement collectif non non mais
ce sont des gens qui
connaissent
un tout petit peu plus l'économie
par exemple que vous mais que nous ici aussi et c'est quand même très important je pense qu'il
y a
un moment où il va falloir que tout le monde redescende un peu aux réalités économiques ce qui manifestement n'est pas le cas il est quasiment 22h30 sur BFMTV suite de cette émission spéciale après l'allocution du président de la République alors que la France est plongée dans une crise politique peut-être Étienne Gernel vous en parliez dans les prochains jours semaine crise économique et financière je vous montre celles et ceux là encore l'allocution du président de la République qui attendent sagement d'arriver sur ce plateau Marine Tondelier la patronne des écologistes Nora Amadi éditorialiste et Éric Brunet qui va faire son retour autour de ce plateau on vous accueillera mesdames, messieurs dans un instant juste avant je voudrais qu'on écoute un extrait de l'allocution du président de
la
République qui a répondu Manon Aubry à cette demande que vous lui faites à la France Insoumise doit-il, va-t-il ou non démissionner ? Réponse d'Emmanuel Macron
Le
mandat que vous m'avez démocratiquement confié
est
un mandat de 5 ans
et
je l'exercerai pleinement jusqu'à son terme Ma responsabilité exige de veiller à la continuité de l'État
au
bon fonctionnement de nos institutions à l'indépendance de notre pays et à votre protection à tous
je
le fais depuis le début à vos côtés
Voilà, j'irai au bout de mon mandat Néla Latrousse pour ceux qui nous rejoignent 22h30 que doit-on retenir
de
cette allocution présidentielle en termes d'annonce en termes de calendrier par rapport à la nomination du Premier ministre
et
également résume ce que vous allez nous expliquer dans un instant sur ce qui va advenir sur ce qui va se passer demain à l'Élysée
Alors
brièvement un tout petit mea culpa mais vraiment mea culpa il faut le dire vite du président de la République sur la dissolution qui n'a pas été comprise dit-il c'est un fait et c'est ma responsabilité sur la suite il considère qu'aucun groupe aucun parti ne peut prétendre seul à la majorité dénonçant le front anti-républicain qui a fait chuter hier Michel Barnier évoquant le chaos l'agenda personnel des uns et des autres avec en ligne de mire une élection présidentielle quant au gouvernement il annoncera dans les prochains jours un Premier ministre chargé de former dit-il un gouvernement d'intérêt général chargé de faire passer une loi spéciale pour reconduire le budget de l'an dernier dans un premier temps et chargé par la suite de mener des négociations pour faire adopter si vous me passez l'expression un budget en dur à partir du mois de janvier pour la suite nos informations c'est que ce Premier ministre vraisemblablement serait nommé au mieux dimanche soir vraisemblablement plutôt dans la journée de lundi Sébastien Lecornu qui ça c'est si si
on entre
dans la gestion de l'agenda d'Emmanuel Macron effectivement on peut s'attendre à ce que ça dure un peu plus longtemps mais d'après les toutes dernières informations à date encore une fois comme
on
dit comme on dit ce serait en début de semaine prochaine Sébastien Lecornu qui faisait figure de favori a priori hors du jeu François Bayrou qui a vu le président aujourd'hui est nommé cité parmi les favoris pour ce poste là Emmanuel Macron consulte à partir de demain les républicains le bloc central le parti socialiste reçu à l'Elysée parti socialiste seul parti du nouveau front populaire à être invité et à se rendre à l'Elysée et je crois que je vous ai à peu près tout dit Benjamin
et
c'était parfaitement synthétique et clair merci beaucoup Néla Latrouche du service politique de BFMTV je libère trois personnes sur ce plateau qui vont pouvoir se lever et laisser leur place à celles et ceux qui attendent sagement merci Néla Latrouche du service politique merci Bruno Jeudy et merci Manon Aubry députée européenne de la France insoumise Marine Tondelier vous pouvez remplacer enfin remplacer si j'ose dire en tout cas prendre la place de Manon Aubry et Eric Brunet et Nora Amadi vont prendre les sièges de Bruno Jeudy et Néla Latrouche Marine Tondelier je commence avec vous gouvernement d'intérêt général bâtir un compromis nouveau est-ce que vous avez vu dans l'allocution du président de la république les clés pour sortir de la crise dans laquelle la France est enfoncée
deux
choses positives la première c'est que
je
lui avais écrit ce midi
pour
lui dire que j'aurais trouvé vraiment que c'était une erreur politique lourde que de se précipiter et de nommer tout de suite quelqu'un vraiment très à droite c'est-à-dire que les mêmes causes auraient entraîné les mêmes conséquences et de ce point de vue-là il nous a écoutés la deuxième chose c'est que voilà il a bien compris que de toute façon plus rien ne serait jamais comme avant et qu'il propose des dispositifs un peu exceptionnels mais je suis au regret de vous annoncer qu'une fois que j'ai dit cela dans tout le reste rien n'allait ni le fond ni la forme ni expliquer aux parlementaires en leur disant ah mais de toute façon les français qui sont en fin de mois qui ont des fins de mois difficiles vous remercieront mais enfin c'est quand même la politique macroniste qui nous a conduit aujourd'hui à ce qu'il y ait 9 millions de pauvres dans ce pays chaque jour un peu plus nombreux chaque jour un peu plus pauvres et puis il y avait un niveau de cynisme de nous livrer comme ça la vérité comme si lui seul avait compris le monde et donc dans une arrogance formidable prétendre que tous ceux qui pensent à autre chose que lui il n'avait rien compris alors les parlementaires sont bêtes les partis politiques sont bêtes tout le monde est bête sauf lui qui bien sûr a la vérité ça fait 7 ans qu'il gouverne comme ça qu'il s'enferme de plus en plus dans son impasse à un moment il va falloir se retourner et revenir vers la
lumière
dans un instant Sylvain Maillard représentant des macronistes ce soir député de Paris vous répond c'est pas évident comme un
discours
d'opposante je
vous donne la parole dans un instant juste Marine Tondelier
puisque c
'est l'information que nous a donnée Néla Latrousse tout à l'heure du service politique demain Emmanuel Macron va recevoir les forces politiques sauf qu'au sein du nouveau Front Populaire ou ce qu'il en reste seuls les socialistes ont été invités et vont s'y rendre la France Insoumise pas d'invitation et vous n'avez pas reçu d'invitation
vous voulez savoir
la meilleure sur cette affaire
alors allez-y
j
'écris donc mercredi soir à tous les chefs de parti qui ont participé au Front Républicain pour leur proposer que nous travaillions ensemble j'ai eu deux chefs de parti de la majorité au téléphone cet après-midi j'écris ce midi à Emmanuel Macron pour lui dire qu'il faut qu'il arrête de se précipiter qu'on prenne le temps et qu
'on
trouve des solutions parce que oui il faut une situation transitoire d'urgence vu l'état dans lequel est le pays c'est-à-dire que les écologistes ont une attitude de responsabilité et de solidarité de respect avec les français et on voit que tout le monde est invité et les journalistes me disent êtes-vous invité êtes-vous invité moi j'ai pas reçu d'invitation je n'en fais pas une maladie vous
avez des
raisons et donc ils me disent pourquoi je n'en sais rien demandez à l'Elysée moi je ne
suis
pas complément d'enquête et donc ils appellent l'Elysée qui répond ah non mais alors les verts ne sont pas invités parce qu'ils n'ont pas demandé à être reçu sachant que j'ai fait le JT de TF1 à 13h ce midi pour demander
rendez-vous et que j'écris
une lettre ouverte
donc vous demandez
ce soir formellement à
Emmanuel Macron il
fait ce qu'il veut mais en fait quand il ne reçoit pas les gens il ne donne pas de fausses excuses par équipe interposée tout ça devient ridicule et dans le moment de gravité qui est celui de Traverse la France tout ça n'est pas à la hauteur c'est juste ça que je dis
Sylvain Maillard c'est quoi ces rencontres est-ce que c'est une esquisse de gens qui pourraient gouverner ensemble auquel cas vous excluez de fait la famille politique des écologistes
et des enseignants
il faut que nous trouvions les moyens d'avoir un gouvernement d'abord qui travaille pour les Français et une majorité ou en tout cas une forte minorité qui ne censure pas un gouvernement qui puisse travailler qui puisse faire adopter un budget Pourquoi vous
ne
les recevez pas là ?
Moi
je ne veux
pas être
reçu par
M. Maillard Non mais ça oui j
'ai compris je
laisse
les discussions de Marine Tourdelier avec l'Elysée Au-delà des discussions est-ce que les écologistes font partie de ceux avec lesquels vous vous voyez gouverner ?
Moi j'ai travaillé avec les écologistes à l'Assemblée nationale on a réussi à porter des textes ensemble et puis c'est vrai qu'on a des fortes oppositions sur beaucoup de points la seule chose ceux qui sont de bonne volonté qui veulent construire un gouvernement sont les bienvenus quand ils sont dans l'arc républicain c'est une grande différence nous ne voulons pas travailler ni avec la France insoumise ni avec le Rassemblement national c'est très clair et pouvoir assurer sur 3, 4 projets les mois qui viennent les années qui viennent peut-être les 30 mois de faire en sorte que le gouvernement ne soit pas censuré au bout de 3 mois d'exercice c'est très simple Yann Brossard Juste là-dessus parce que depuis ce soir je trouve qu'on parle quand même beaucoup de pop-up politicien de qui avec qui de qui est prêt à gouverner avec
qui
ça n'est pas ça la question que les Français se posent ça n'est pas ça la question que se posent les 9 millions de pauvres dont Marine Tondelier parlait tout à l'heure ça n'est pas la question que se posent les travailleurs qui n'arrivent pas à vivre de leur travail la question c'est pas qui la question c'est pour quoi faire et je trouve qu'on a quand même des débats qui sont tellement stratosphériques on a l'impression que la vie politique évolue indépendamment de la vie des Français moi si je me suis engagé en politique et je pense que c'est quand même le cas de beaucoup de monde c'est parce qu'on avait envie de changer les choses et donc parlons du contenu est-ce que nous sommes capables demain d'avoir un gouvernement qui par exemple met sous condition les aides publiques aux entreprises est-ce que c'est normal qu'on verse des aides publiques à des entreprises qui gavent leurs actionnaires et qui licencient il y a 300 plans de licenciement en
ce
moment en France c'est 300 000 personnes qui risquent de se retrouver sur le carreau est-ce qu'on est capable par exemple de dire qu'il ne faut pas appliquer la réforme des retraites je parle même pas d'abrogation ne pas appliquer la réforme des retraites et permettre aux 50 000 personnes qui devaient prendre leur retraite cette année de partir en retraite cette année comme elles l'avaient programmée s'ils souhaitent continuer à travailler qu'ils continuent à travailler mais est-ce que ceux qui s'étaient projetés dans
le fait qu'ils allaient pouvoir partir
bien sûr que cela se négocie et je vous le dis le programme du nouveau Front Populaire il a été travaillé sur la base d'une majorité absolue nous n'avons pas de majorité absolue et donc nous en tenons et nous sommes prêts à discuter encore faut-il que le président de la République accepte qu
'on remette en cause la politique économique et que les partis autour de lui
approuvent
cette proposition nous avons une vraie divergence
s
'il
vous
plaît non non non attendez
s'il vous plaît c'est de bonne pratique je vous donne la parole dans un instant Nora m'a dit qu'on n
'a
pas entendu juste Laurent Jacobelli moi ce qui me frappe depuis le début de cette émission c'est que alors il y
a
des divergences de vues à gauche on n'est pas tout à fait sur les mêmes lignes selon qu'on est Jérôme Gage socialiste Marie-Dondelier écologiste Yann Brossacomiste mais
il
y
a
semblant de discussion l
'essentiel nous rassemble rassurez-vous
il faut bien discuter vous Laurent Jacobelli c'est vous êtes hors de tout ça vous regardez passer les balles pas du tout c'est leur volonté de ne pas discuter avec le Rassemblement National et d'occulter le Premier Parti de France dont acte mais moi je trouve que ces négociations en ce moment entre tous ceux qui depuis 40 ans ont amené la France dans le chaos ça semble quand même un peu au club des faux soyeurs de la France ceux qui nous ont amené à 3 300 milliards de dettes successivement patiemment minutieusement entre le centre le PS et la droite ceux qui nous ont amené à l'état d'ensauvagement de la société ceux qui nous ont amené à une immigration incontrôlée et incontrôlable avec tous les problèmes que ça pose en termes de finances publiques de sécurité d'identité mais votre programme
permet de l'aggraver cette situation très
facilement je
termine la phrase
tous ceux qui ensemble depuis 40 ans alternativement ou ensemble ont sapé notre beau pays alors qu'ils ne nous fassent pas intégrer leur club au final je prends ça un peu comme une légion de... Marine Tondelier
? En
fait ce que vous oubliez de dire monsieur c'est qu'au sein de l'Assemblée Nationale il y a une majorité très très très très absolue pour une chose
faire
barrage au Rassemblement National parce que l'immense majorité des députés qui ont été élus l'ont été
un
peu pour leur programme
évidemment
mais aussi parce qu'ils ne voulaient pas Jordan Bardena
il
ne voulait pas Jordan
Bardena il ne voulait pas il ne voulait pas il ne voulait pas s'il vous plaît s'il vous plaît pas de soin Marine Tondelier ça vous énerve
mais
c'est comme ça une grande majorité
des français ne voulaient pas Jordan Bardena à Matignon
et
c'est le gros fait politique marquant de cet été le barrage républicain
existe encore dans ce pays deuxième
fait marquant
c'est que le Nouveau Front Populaire
ça vous dérange coupez les gens tout ça et voilà pourquoi vous n'êtes pas dans l'arc républicain mais ce que je note aussi c'est que le
Nouveau Front Populaire est arrivé en tête et vous a
battu vous a battu alors que 27 sondages sur 27 vous donnez gagnants donc vous vous êtes pris les pieds dans le tapis et vous avez perdu et maintenant vous l'avez mauvaise mais pourquoi n'êtes-vous pas des partenaires fiables parce que vous avez un vous avez fait deux erreurs la première c'est de permettre la nomination de monsieur Barnier parce que vous tout ce qui est macronisme en pire ça vous va bien ça fait dévisser socialement les gens un peu plus et
ça vous fait des électeurs en plus pour 2027 vous ne voulez pas que les électeurs
et les français aillent mieux vous voulez qu'ils décrochent plus pour se tourner davantage vers vous vous êtes siniste et électoraliste et la deuxième erreur c'est d'avoir du coup à montrer comment ça se terminait toujours avec vous parce qu'après 10 ans d'opposition à Inam Beaumont il y
a
une chose
que j'ai très très bien vue une chose que j'ai très très bien vue
mais votre mépris votre cynisme
je m'en fiche
je
préfère faire ce score avec mes valeurs que le vôtre avec vos valeurs mais ce que je peux vous dire c'est que tous
les élus du territoire à qui vous avez dit il faut nous respecter en faisant les caïds comme vous faites avec le gouvernement et qui ont fini par sortir la brosse à reluire vous
amadouer essayer de faire un concours d'amabilité ça c'est toujours terminé pareil avec vous vous finissez vous finissez par vous servir des gens et c
'est
ça qui vous est arrivé vous avez cru que le verre est fiable top
et oui top et oui
s'il vous plaît donc
maintenant
même
cause
Marine
Tournelier Sylvain Maillard Yann Brossat Laurent
Jacobelli
Nora Amadi n'a pas parlé je rebondis je ne sais plus je ne me souviens plus qui des 4 invités peut-être que cette personne est partie disait au fond on a l'impression d'avoir les mêmes débats qu'il y
a
6 mois c
'est moi c'est un peu l'impression qu'on a aussi
c'est
le souvenir que sur ce
même plateau on avait des débats après la soirée électorale après les législatives
pas
l'impression que ça avait beaucoup bougé ça explique sans doute le blocage politique et est-ce que cette allocution Nora que vous avez écoutée attentivement est-ce qu'elle est à même de décrisper la situation politique
alors
premièrement cette allocution objectivement elle était quelque peu lunaire on s'attendait effectivement à un président de la république qui puisse permettre de remettre un peu d'huile dans les rouages honnêtement toutes les chaînes d'information et même les grandes chaînes sont en spécial ce soir je me demande bien ce qu'on a à commenter premièrement non mais c'est assez intéressant merci
pour nous je crois que le débat politique est un talon
c
'est quand même assez intéressant de se
dire que
voilà
on s'est tous mis dans un plan de bataille en se disant bon bah on va peut-être avoir quelques petites choses à se mettre sous la dent et
à se dire les socialistes et les écologistes
qui veulent négocier
c'est un petit changement
non mais en
l'occurrence ça ne vient pas du président de la république non mais ça ne vient pas du président de la république non mais juste on laisse terminer Nora ne l'oublions pas donc premièrement
est-ce que cette allocution est susceptible de rendre un petit peu les choses un peu plus claires pas du tout et on voit bien à quel point la situation est quelque peu bloquée pourquoi parce qu'effectivement les débats que nous avions dès le 7 juillet au soir en voyant la tripartition qui est en fait finalement une forme de proportionnelle qui ne dit pas son nom et qui aurait dû donner ce qui se passe chez nos voisins donner lieu à des débats et à un contrat de coalition à minima sur quelques grands textes et ce fameux cap clair que le président de
la
république appelle de ses voeux qui est finalement le cap son cap
le cap
clair c'est merveilleux
non
mais voilà mais en fait
le président
de la république veut un cap clair qui est finalement le sien donc effectivement tout ceci n'est pas très aligné avec ce qu'on attend du parlementarisme mais derrière on voit bien que c'est reculé pour mieux sauter cette proposition de monsieur Barnier devait justement permettre un socle commun un socle commun qui finalement n'a même pas été d'accord enfin n'a même pas été en capacité de se mettre d'accord sur quelques grands textes donc on voit bien qu'on est dans quelque chose alors qui à mon sens est une forme d'irresponsabilité qu'il renvoie lui de son côté aux parlementaires qui ne seraient pas en capacité et qui ont créé un front anti-républicain mais on sait plutôt aussi de sa responsabilité pourquoi ?
Parce que ce choix de Michel Barnier aurait dû amener cette stabilité finalement c'était un choix par dépit et il n'en a pas été capable ce qu'il a été capable de faire Michel Barnier sur le plan international sur le plan européen avec la négociation du Brexit il n'a pas été capable de le faire en France et on voit bien qu'il y
a
une forme effectivement d'irresponsabilité de la part des parlementaires pourquoi ? Parce que les Français ils attendent quoi ?
Ils attendent qu'on délivre qu'on change quelque chose dans leur existence il y a effectivement ces 9 millions de pauvres dont vous parliez mais au-delà il y a une immense crainte il y a de grandes inquiétudes et tout ceci n'est pas amené à rassurer les Français et clairement il y a quelque chose d'une forme de classe politique absolument hors sol qui là-dessus en fait ne fait qu'alimenter une forme de détestation profonde que moi j'entends au quotidien on n'est pas bien représenté on est mal représenté et on est face en fait à des gens qui ne sont absolument pas capables pardon et je vais aller très très vite de comprendre la réalité de notre quotidien pourquoi ?
Parce qu'ils en sont extrêmement loin
Eric
Bruni je vous donne la parole dans un instant juste avant je voudrais qu'on retrouve à distance le maire de Bézir Robert Ménard bonsoir bonsoir merci d'être avec nous ce soir est-ce que vous êtes aussi sévère que les mots que vous venez d'entendre sur l'allocution du président qui au fond ne réglerait rien voire comme le disait Nora Hamadi alimenterait cette distance entre les Français et leur classe politique
écoutez c'est vrai qu'il n
'a
pas dit grand chose qu'est-ce que vous voulez retenir de son intervention qu'il n'allait pas partir voilà mais on s'en doutait un petit peu et qu'il faudrait peut-être qu'il aille plus vite que d'habitude c'est vrai que à la fois c'est 51 jours c'était ça pour nommer un Premier ministre il va aller plus vite à partir de là qu'est-ce que vous voulez bien qu'il dise je veux dire il
ne reconnaît pas il ne faut pas parler
si on n
'a
rien autre à dire
peut-être qu'il ne fallait pas parler vous avez raison je veux dire parce qu'il n'a rien à dire à part de se lancer dans une véritable autocritique mais manifestement il n'en est pas capable il n'a rien à ajouter mais en même temps écoutez là je vous écoute depuis presque une heure vous voyez que je suis un auditeur sérieux honnêtement c'était aussi désespérant le débat alors vous dites vous-même qu'il est intéressant il ne manquerait plus que l'animant vous ne disiez pas qu'il est intéressant le débat je ne vous crois pas après il y
a
une autocritique pareille vous êtes comme Macron de ce côté-là mais non honnêtement je plaisante je n'entends pas insulter qu'il se soit
et surtout
pas c'est juste désespérant tu écoutes moi je suis chez moi et je me dis comment ces responsables politiques chacun a souvent raison sur une toute petite partie ou une partie plus grande mais ils ne pourront jamais travailler ensemble jamais
c'est impossible très
bien Robert Ménard j'entends ce que vous dites effectivement la discussion était vive
peut
-être n'est-elle pas porteuse de solutions mais alors vous qui êtes maire donc quand on est maire on doit être dans le concret on essaie de trouver des alliances parfois on sort du cadre idéologique là comment comment on débloque la situation qu'est-ce qu
'il
peut faire Emmanuel Macron pour y arriver
en
allant chercher ailleurs ailleurs que dans cette classe politique toutes confondues toutes confondues
je
ne
vais
pas faire du poujadisme parce que je ne pense pas que la classe politique ils sont tous pourris et tout ça c'est des imbécilités c'est pas vrai je connais plein de gens qui sont sur votre plateau qui sont des hommes et des femmes respectables qui ont des convictions mais qui manifestement sont dans l'incapacité de travailler ensemble
j
'entends qu'est-ce que c'est j'ai noté des mots il faut être humble faire preuve de sagesse s'écouter mais enfin depuis une heure c'est exactement le contraire auquel on insiste alors comme je crois que ça saute aux yeux de tout le monde et avant que tout un tas de gens de nos compatriotes se disent tous ces gens-là il faut les mettre à la poubelle et repartir sur autre chose avant ces extrêmes-là et vraiment je ne le souhaite pas peut-être qu'il faut juste aller chercher ailleurs peut-être que justement vous disiez il y a des gens il y a des maires je ne parle pas pour moi je vous le dis tout de
suite
c'est
une autopromo ça Robert Ménard
là
mais
non mais non mais arrêtez Benjamin personne je ne plaide pas pour moi moi ça va très bien je suis un baiser je suis heureux il fait meilleur qu'à Paris tout va bien c'est pas le problème je pense que juste il faut peut-être aller chercher des gens qui sont en dehors de ces circuits politiques-là regardez moi je trouve qu'une partie de ce que dit le Rassemblement National quand ils disent monsieur Giacomelli quand ils disent on nous a maltraités on nous a méprisés et tout mais c'est vrai enfin c'est vrai mais en même temps c'est les mêmes qui aujourd'hui sont prêts à s'associer avec ceux qui disent le pire d'eux de l'autre côté la gauche il vous donne des leçons de telle ou de tolérance j'entendais la responsable des écologistes mais en même temps elle parle avec une agressivité aux représentants du Rassemblement National comme si le type c'était un ennemi à qui il faut qu'elle fasse la peau peut-être qu'on va dans ces conditions-là on ne peut pas travailler ensemble Marine Tourdelier
vous répond allez-y
bah oui c'est un ennemi et
j
'en suis fière
vous
n'êtes pas du tout
c'est l'inverse de ce
que j'ai c'est l'inverse de ce que je porte et c'est ce que j'ai toujours combattu en politique donc
oui je suis désolée
c'est la dérive écologiste celle qui envoie
des cocktails Molotov sur la police
qui s'associe au pire de l'extrême gauche
alors Marine
Tourdelier Laurent Jacoboli on va essayer d'éviter d'accord d'accord s'il vous plaît s'il vous plaît ne donnez pas raison Marine
Tourdelier Laurent Jacoboli ne donnez pas raison à Robert Menard j'ai une dernière question à poser au maire de Bézy juste sur s'il vous plaît sur les rencontres demain Emmanuel Macron va recevoir des forces politiques des forces politiques à l'exclusion de la France insoumise il n'y
aura
pas d'insoumis pas d'écologistes reçus et pas de membres du Rassemblement national est-ce que ça c'est une erreur de la part du président
?
Bien sûr attendez pardon ce qui me donne raison c'est ce qu'on vient d'entendre il
y
a 10 secondes vous avez vu vous dites un mot les gens vous disent c'est manifestement des ennemis non Madame Tourdelier vous n'êtes pas mon ennemi je suis en désaccord avec vous j'ai débattu avec vous mais vous n'êtes pas mon ennemi vous savez le sens du mois et demi j'ai été 20 ans le patron de Reporters Frontier dans 20 ans 25 ans j'ai été dans des zones de guerre là il y a des ennemis moi j'ai pas envie que vous soyez tués j'ai pas envie qu'il vous arrive un malheur ça me ferait de la peine Madame Tourdelier
mais
je le dis pas je le dis et oui mais Madame Tourdelier il faut faire
attention
mais oui il faut faire attention pour aller
dans votre sens vous
n'êtes pas dans des polémiques il
n'y a
pas de problème vous êtes
meilleure que tout le monde
Madame Tourdelier j'essaye juste j'essaye juste de calmer les choses et oui je pense que le chef de l'Etat a tort de ne pas vous recevoir Madame Tourdelier de ne pas recevoir le Rassemblement National je pense que
c'est une erreur
et qu'on peut pas appeler au calme à la raison et tout en commençant par exclure un certain nombre de gens voilà c'est pas plus que ça
merci beaucoup Robert Ménard d'avoir été l'invité de cette émission spéciale maire de Béziers Eric Brunet puis Nora sur
c
'est pas faux parce que depuis le début de cette émission il y a parfois des échanges qui peuvent être fertiles je dis bien parfois mais le plus souvent au début de cette émission Jérôme Getsch qui échangeait avec Eric Coquerel sur la façon dont ça peut se passer à gauche dès qu'on rentre dans le concret on sent qu'au fond tout le monde est un peu tétanisé, obsédé par les prochaines élections que ce soit une éventuelle dissolution voire l'élection présidentielle et en fait c'est peut-être ça aussi qui sclérose totalement la situation politique Eric Brunet je sais pas si on a le droit d'être pessimiste
à une heure de grande écoute
on
a le droit on a
le
droit d'être pessimiste parce que il est de bon ton de dire bon il y
a
des perspectives on va s'allier on va changer les alliances la réalité c'est qu'on le voit on est dans un pays donnons un coup d'aile et levons-nous quelques instants on est dans un pays qui adore le lyrisme idéologique
et
donc voilà on a des positions très claires on parle de valeurs on adore parler de valeurs en France mais on est sur des positions de blocage idéologique qui sont dingues qui sont spécifiquement françaises alors sur ce registre on n
'est
pas du tout anglo-saxon chacun vient avec ses valeurs on pose nos valeurs là on a des valeurs on est contre l'extrême droite on est contre et puis finalement on n'arrive pas à travailler ensemble on ne peut pas c'est idéologique c'est culturel comment voulez-vous qu'on y arrive on prend des distances la réalité c'est qu'on prend des distances inquiétantes avec le monde réel Gernel parlait tout à l'heure des programmes économiques des partis politiques en France mais ils sont sidérants c'est fou que nous citoyens nous soyons à ce point ignorants de la chose économique pour accepter que les partis qui nous représentent soient dans ce oui-ouisme confondant c'est à pleurer c'est à chialer pourtant ce sont des partis de gauche respectables ce sont des partis de droite respectables mais simplement c'est indigent sur
le plan idéologique et on est
des pignoufs collectivement d'accepter des programmes économiques aussi indigents donc
on peut
parler je termine juste une seconde je ne parle pas beaucoup on peut parler de toutes les alliances qu'on peut qu'on veut une
alliance des pignoufs
c'est pas mal
non je ne parle pas de vous
je parle de nos programmes nos programmes sont donc on peut imaginer que le centre-gauche va voisiner avec la Macronie dans la perspective d'un accord de gouvernement etc la réalité c'est que sur le plan économique et idéologique c'est pauvre et indigent
et peut-être que les éditorialistes font partie du problème parfois
en fait il
y
a une dimension complètement caricaturale parce que je suis profondément convaincue et pour le coup on le voit dans les intercommunalités où vous avez parfois des possibilités d'alliance entre l'extrême droite jusqu'à la gauche sur des questions et je ne suis pas en train de dire que c'est ce qu'il faut faire sur
des
questions la
CGT
signe des 80
ans mais en fait
vous avez aujourd'hui la plupart de la réalité de la vie des français sont gérées par des agglomérations par des intercommunalités où vous avez des gens dans le champ politique qui sont extrêmement différents qui arrivent à se mettre d'accord sur des process et sur des décisions communes je pense que si on se dit on veut tous globalement des meilleurs services publics on veut tous pouvoir avoir des conditions de travail à peu près décentes on veut tous avoir une école qui fonctionne on veut tous pouvoir bénéficier d'une santé à peu près correcte mais en fait objectivement 80% du socle pourrait permettre en fait de trouver un chemin c'est peut-être le chemin qui diffère mais à un moment pourquoi ça marche chez nos voisins j'ai passé 10 ans de ma vie au Parlement européen et j'ai beaucoup travaillé avec des parlementaires étrangers qui nous regardaient en disant la France vous êtes une démocratie immature pourquoi nous nous sommes capables de produire des contrats de coalition et d'avancer ensemble dans des espaces politiques qui ne sont absolument pas d'accord et on le vit au quotidien dans la plupart des territoires français donc à un moment peut-être qu'effectivement je ne voudrais pas jeter aux orties comme le fait Eric Brunet toute la classe politique et tous les programmes non c'est juste peut-être qu'au niveau national on a peut-être une classe politique qui n'est pas à la hauteur des
enjeux mais c'est intéressant Nora c'est ce
que vous dites puisque au fond vous expliquez on n'a pas cette capacité à adopter une culture du compromis comme par exemple nos voisins allemands ou
dans les intercommunalités
ou dans les intercommunalités
mais
comme le fait la région de France avec David Bertrand de
temps
en temps Marine Tondelier est-ce
que ce qui ne biaise pas piège pas tout ça c'est cette obsession présidentielle là encore Jean-Luc Mélenchon ce soir au 20h de TF1 qui dit de toute façon nous la seule chose qu'on demande c'est le départ du président de la République est-ce que
ce
n'est pas au fond paradoxal pour des partis qui sont censés exécrer la 5ème République et son présidentialisme de sans arrêt revenir à l'élection présidentielle
mais
moi je ne suis pas présidentialiste ni dans mon parti ni pour la République française on prend une 6ème République et la fin du présidentialisme donc je suis cohérente là-dessus mais pourquoi Emmanuel Macron devient un problème on le voit quand même d'ailleurs les Français ne s
'y
trompent pas ils sont de plus en plus nombreux à se poser la question de ce qu'il fait encore là moi je ne demande pas sa démission sa décision je ne sais quoi parce que je ne
vois
pas trop ce que dans les médias ça réglerait au problème pour être tout à fait sincère avec vous et j'étais encore au téléphone avec des responsables de grosses centrales syndicales françaises qui me disaient pour les plans d'issensiment en cours ça va être terrible cette incertitude et le fait qu'on n'arrive pas mais ce que je dois vous dire aussi c'est que quand je vois un président de la République qui décide seul de poser une question très claire aux Français oui ou non voulez-vous une alternance ce n
'est
pas la dissolution les Français répondent très clairement oui ils veulent une alternance un changement de cap politique
il
ne désigne pas de vainqueur pour autant
il
explique en juillet et en août qu'il ne
peut
pas changer de Premier ministre que c
'est
les Jeux Olympiques alors pourquoi avez-vous fait une dissolution en juin déjà c'était bizarre puis il fait en fait de l'obstruction il a fait son gauloir réfractaire tout l'été et quand on le voit là maintenant il continue à s'accrocher à ça et moi je pense que son travail c'est de consentir à l'alternance et que notre travail à nous force politique les chefs de parti les parlementaires et de travailler à quelle alternance est possible
Thomas
Legrand vous avez le dernier mot vous voyez que je tiens ma parole merci beaucoup c'est effectivement votre travail mais moi je ne
suis
pas d'accord avec l'idée qu'il ne s'est rien passé que depuis tout à l'heure depuis que le Président on est tous d'accord pour dire que ça n'avait aucun intérêt l'intervention du Président était nulle et n'avait aucun intérêt tout le monde est d'accord il y en a qui n'osent pas trop le dire mais tout le monde est d'accord en revanche il y
a
des choses qui ont changé j'ai entendu un communiste une écologiste des socialistes dire on est prêt à faire des compromis on est prêt à prendre notre programme et à l'amender à l'amender
et
il ne manque plus qu'une partie de la droite il ne manque plus que les macronistes pour dire est-ce que vous êtes prêt à amender une partie de votre programme peut-être que vous arriverez d'ailleurs est
-ce que vous êtes j'avais
dit dernier mot non
non je pose une petite question non non
écoutez
ce soir je finis je finis mon dernier mot c'est le Président du débat il faut le respecter merci Marie-Tondelier je suis
le maître des horloges ce soir il est 22h58 je remercie donc jupiter
à parler qui sont venus ce soir merci en plus
vous vous levez tôt demain matin pour aller chez nos conférences
à
Toulouse à Toulouse merci Eric Brunet merci Thomas Legrand Laurent Jacobelli Yann Brossat Sylvain Maillard Marine Thondelier je vous rappelle ces informations le Président de
la
République qui a pris la parole qui a promis la nomination d'un Premier ministre dans les prochains jours il ne démissionnera pas jusqu'au dernier jour de son mandat et il défend la constitution d'un gouvernement d'intérêt général et demain il recevra des forces politiques ce qu'on appelle le socle commun les républicains les macronistes les socialistes mais pas en l'état ni les écologistes ni les écologistes ni les insoumis
les
infirmières
et
les
infirmières – Sous-titrage FR 2021
Emmanuel Macron