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interviewManuel Bompard· 31 mai 2026 23 min

🔴 Présidentielle, salaires, retraites : Manuel Bompard, invité de France 3 !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et j'accueille sur ce plateau Manuel Bonpard. Bonjour. Coordinateur national de de la France insoumise, député des Bouches du Rôe.

Vous l'élu Marseillais, vous n'avez peut-être pas regardé d'un très bon œil la victoire du PSG hier face à l'Arsenal. Vous me facilitez pas la tâche monsieur le monsieur posé la question. Euh si je l'ai regardé et je félicite évidemment les Parisiens de l'avoir remporté.

Bon, j'oublie pas que les Marseillais resteront à jamais les premiers à avoir remporté une Ligue des Champions. Une victoire célébrée en premier lieu à Paris avec son lot de débordement et de violence dans les rues de la capitale. Plus de 780 interpellations ont été réalisées dans toute la France.

Cet après-midi, il va y avoir d'autres événements. Le ministre de l'intérieur, Laurent Nouz, a dénoncé des comportements inacceptables et cet après-midi donc 100000 personnes sont attendues au champ de Mars pour accueillir les joueurs avant qu'il ne soit reçu à l'Élysée. Pardon, on va se dérouler la célébration par les joueurs avec les supporters au Champ de Mars, donc en début d'après-midi.

Et puis ensuite, il y aura un autre événement au Parc des Princes où les joueurs rencontreront leur public. On a le souvenir que l'an passé évidemment il y avait aussi eu en marge en marge de la parade. L'an passé c'était une parade.

On on a aussi souvenir qu'il y avait eu un certain nombre d'incidents. Ce que je veux redire c'est que nous répondrons avec la même fermeté, la même détermination. Il y aura beaucoup de fermeté, beaucoup de réactivité et on ne laissera rien passer.

Manuel Bompard, vous entendez le discours de fermeté loronise mise de intérieur qui avait mobilisé 22000 policiers et gendarmières dont 8000 à Paris. Est-ce qu'il y a eu à vos yeux des failles dans le dispositif de sécurité ? Bah d'abord, je veux dire évidemment que je regrette les débordements qu'on a pu euh constater, mais que je souhaiterais qu'on fasse attention de pas cibler l'ensemble des supporters puisqu'il y a eu des dizaines de milliers de personnes euh dans la rue hier et il y a eu malheureusement des débordements.

Euh à partir du moment où il y a ces débordements, on peut pas être satisfait euh de la gestion euh de la soirée d'hier telle qu'elle a été organisée par le gouvernement. Et personnellement, j'ai entendu qu'on refusait l'installation de fanzone pour des raisons de sécurité et que finalement ça se traduit par des débordements. Donc je me pose la question de savoir et je crois plutôt que quand il y a des événements de cette nature, on devrait essayer d'organiser cette fête, de la l'encadrer, de lui proposer des lieux pour qu'elle puisse s'exprimer pour éviter précisément ce type de débordement.

Marine Le Pen, Jordan Bardella ont dénoncé ces débordements. Je les cite he sur les réseaux sociaux. Il n'y a qu'en France où la victoire d'un club de foot provoque des émeutes pour Marine Le Pen.

Jordan Bardella dénonce des bandes qui s'emprennent au bien public, au commerce et aux forces de l'ordre. Pas vous. Mais c'est n'importe quoi.

Il y a malheureusement pas qu'en France que des événements sportifs se traduisent par des débordements. Je peux vous dire qu'en Angleterre en marge de match de football, il y a eu malheureusement pendant des années et des années des débordements. Donc que la situation d'hier soit pas acceptable, c'est une évidence.

Euh je propose qu'on essaie de réfléchir à comment on met en place des modalités d'organisation de ces cérémonies populaires pour que elles ne se traduisent pas par ces débordements mais qu'on évite de qu'on évite de jeter si vous voulez l'eau proe sur l'ensemble des supporters de football qui pour la plupart et pour l'immense majorité d'entre eux ont fait la fête et c'est bien qu'on puisse faire la fête aussi sans participer de ces dégradations. La canicule qui a sévit toute cette semaine touche à sa fin mais elle n'est pas sans soulever des questions sur notre société sur le long terme. Il fait actuellement 35°gr.

On trouve des solutions surtout avec les glaçons qu'on se met dans les cheveux, dans les t-shirt. Là, on est on est ventilé. J'ouvre les en grand la cuisine et en grand les salons pour essayer de faire un maximum de courant d'air.

Le département nous a proposé de faire des horaires aménagés, c'est-à-dire on embauche le matin à 6h du matin. Les ardoises en plein soleil peuvent monter à plus de 80°. La chaleur des fours qui monte.

S'il y a dans il y a pas de ventilation, il y a pas de climatisor, bah oui, on souffre. C'est là où on a tendance à faire un peu plus de à être moins vigilant et que c'est là qui arrivent les accidents. Nous avons mis par exemple sur la table un sujet de congé climatique pour protéger les travailleurs.

Les 5 jours de congé par an vraiment en cas de grosse inondation, de catastrophe climatique. Très très chaud. L'école s'est transformée en fournaise.

La faute selon le maire à cette gigantesque verrière. Moi, j'appelle ça la serre tropicale. La directrice appelle ça la bombe thermique.

Plus de 7000 écoles maternelles auront des températures de plus de 35°gr lors des vagues de chaleur. Ce ne sont pas des conditions optimales d'apprentissage. On est engagé dans un grand plan de rénovation des écoles et des collèges et des lys.

Ça c'est demain. Là, il fait 30. Demain, c'est la journée chaude.

Il n'y a pas d'autre choix que diminuer rapidement nos émissions de gaz à effet de serre pour stabiliser la quantité de carbone dans l'atmosphère qui est en grande partie responsable de ces événements. Faire baisser les émissions et c'est ce que nous essayons de faire et j'espère que vous nous suivrez là-dessus avec le plan d'électrification. Marine Le Pen avait présenté un plan d'électrification du pays qui s'appelait Marie Curry en 2022 et le plan de monsieur Macron, il vient après 10 ans d'inaction.

Quand on parle de décarbonation, d'électrification, on doit continuer à parler de réindustrialisation. Le temps est un peu comme la l'humanité. Il dirègle beaucoup.

Manuel BP, il va y avoir d'autres vagues de chaleur, c'est sûr cet été notamment prédisent les spécies du climat. Quelle mesure il faudra prendre ? D'abord, il faut dire que c'est l'accroissement de ces phénomènes climatiques extrêmes est dû évidemment au réchauffement climatique.

Donc face à cette situation, il faut répondre à mon avis de deux manières. D'abord, il y a une réponse de court terme, c'est ce qu'on appelle une politique d'adaptation au changement climatique. Je viendrai sur des mesures concrètes.

Puis après, il y a une politique de long terme, c'est lutter contre leur échauffement climati. Dans 15 jours, il y a une nouvelle vague de chaleur. Il faut faire quoi ?

Bah d'abord, on attend pas 5 jours pour faire une réunion ministérielle pour prendre des mesures. Ça c'est ce qu'a fait le gouvernement. Et deuxièmement, on a des politiques d'adaptation.

Exemple euh on fait en sorte que on intègre dans le code du travail la question de ces phénomènes climatique extrême. C'est pas possible de continuer à travailler sur et ben on intègre dans le dans le code du travail qu'il y ait des temps de pause que parfois on puisse suspendre certaines activités quand il fait trop chaud parce qu'on met en danger la santé des travailleuses et des travailleurs. Marine Tondelier propose l'idée de congé climatique.

C'est une idée que vous reprenez. Mais le congé climatique ça dépend pourquoi faire. Si c'est parce que quand il fait trop chaud, on a des jours de congé, ça dépend des activités professionnelles.

Quand on travaille dehors, par exemple sur un chantier, bah là c'est pas possible de continuer à travailler. Ensuite, deuxième exemple de mesure qu'il faut mettre en place, vous avez montré dans votre reportage des écoles qui sont surchauffées. C'est pas possible de continuer comme ça.

Donc il faut un plan de climatisation sur les écoles, sur les hôpitaux, sur les épades. Il faut concentrer nos efforts là-dessus pour que nos enfants puissent étudier dans des bonnes conditions. Il faut climatiser tout là.

Non pas tout. les euh les épades, les hôpitaux et pas partout parce que si vous en mettez partout, ça contribue au réchauffement climatique de nos villes. Donc il faut pas non plus faire n'importe quoi.

Ça ça concerne ça consomme pardon beaucoup d'électricité, beaucoup d'énergie, réchauffement climatique, décarbonation. Vous voyez venir dans son programme il y a 5 ans justement Jean-Luc Mélenchon préveillait une sortie du nucléaire pour 2045. Est-ce que cette sortie du nucléaire sera toujours au programme ?

Bah notre programme, on est en train de le retravailler. Ce que je peux vous dire, c'est que la perspective, l'objectif de sortie du nucléaire pour nous, elle est toujours valable parce que le nucléaire est une énergie dangereuse. Parce que plus il va y avoir du réchauffement climatique, plus ça va être difficile de refroidir les centrales nucléaires.

Et parce que la priorité aujourd'hui, c'est de sortir des énergies carbonées et que les projets de nouveaux réacteurs nucléaires tels qui sont mis sur la table par le gouvernement, ils arriveront pas avant horizon 2045 ou 2050. Donc c'est pas la solution pour des problème. Attendez là où vous avez raison, c'est que depuis 10 ans, on a perdu du temps en matière par exemple de monter en puissance des énergies renouvelables ou en matière de politique d'efficacité énergétique.

Ça veut dire que nous on fait ça veut dire que nous on fait pas n'importe quoi. Et donc ça veut dire que euh vous l'avez dit dans notre programme de 2022, l'horizon était à 2045 et on va retravailler sans doute cette horizon. Bah on a perdu 10 ans.

Donc je moi, c'est pas moi qui vais faire là les arbitrages programmatif. para log paraît aussi assez logique d'aller dans cette direction mais il faut garder cet objectif parce que l'énergie nucléaire est une énergie dangereuse et contrairement à ce qu'on entend qu'il ne nous rend pas indépendante. On a des dépendances dans l'utilisation de l'énergie nucléaire.

La priorité, monsieur Lotélier, c'est de monter en puissance les énergies renouvelables, hein. On va pas du tout assez vite. La France, est le seul pays en Europe qui respecte pas ses objectifs de développement des énergies renouvelables et c'est d'avoir des politiques d'efficacité énergétique.

Un exemple juste un, enfin mettre les milliards d'euros nécessaires pour organiser la rénovation thermique des logements. C'est un enjeu social. C'est des gens qui vivent dans des bouilloirs thermiques.

C'est absolument intenable. C'est un enjeu écologique, c'est un enjeu économique. Il y a tout qui va dans l'idée qu'il faut monter en sûr que ça viendra dans la campagne électorale.

Autre question qui viendra dans la campagne électorale, ce sont les revenus. Demain, le SMIC va augmenter de 2,4 % pour tenir compte de l'inflation. Est-ce qu'il faudrait à vos yeux augmenter tous les salaires ?

J'ai bien dit tous les salaires, y compris les plus gros salaires, j'entends. Oui. Alors, on peut pas le faire par la loi aujourd'hui.

Ce qu'on peut faire par la loi, c'est augmenter le SMIC. D'abord, il faut augmenter le SMIC davantage que l'inflation parce que on a perdu mais évidemment euh il faut mettre le SMIC à 1700 €. C'est les on s'en sort pas aujourd' au SMIC.

Mais si vous faites que ça effectivement vous avez un problème, c'est que vous tassez la pile de salair autour du SMIC. Donc nous on propose une mesure qui est l'indexation des salaires sur l'inflation. C'est-à-dire que quand il y a de l'inflation, tous les salaires, bah c'est une mesure qu'on met dans la loi qui gagne 5000 6000 € par mois.

Après, on peut plafonner si vous voulez monsieur monsieur monsieur, on pe on peut plafonner mais honnêtement le problème aujourd'hui il concerne les gens qui sont au SMIC ou les gens qui ont des bas où comme le SMIC est réindexé sur la base de l'inflation se tasse. Vous avez quasiment la moitié des grilles salariales des branches aujourd'hui qui commencent en dessous du SMIC. Alors ça veut pas dire qu'on paye les gens en dessous du SMIC.

On pas le droit mais ça veut dire pendant des années on reste la philosophie c'est quand même l'augmentation de tous les sal Oui et je veux pas les oublier la fonction publique euh où clairement le point d'indice a pas du tout été réévalué ces dernières années et donc la baisse du pouvoir d'achat pour les fonctionnaires est de manière très importante et puis les retraités et notamment les bas salair et quand on a cotisé une carrière complète on devrait au moins avoir une retraite au niveau du SMIC. Ce serait quand même la moindre des choses. Autre sujet de débat, c'est l'immigration est pas seulement à l'extrême droite.

Hier, dans son premier meeting de candidat à la présidentielle, Gabriel Atal a repris l'idée de COTA. L'immigration zéro, ça n'est ni possible ni souhaitable, pas plus que le fantasme des portes grandes ouvertes. Ce que nous voulons, c'est accueillir moins pour accueillir mieux.

Ce que nous voulons la préférence travail. Je propose que les quotas d'immigration de travail que nous fixerons, qui seront votés par le Parlement soient proposés par les partenaires sociaux qui ont la connaissance des besoins de notre vie économique. Manuel BP, l'immigration pour les uns des cotas en fonction des besoins économiques comme les autres comme on vient de l'entendre pour Gabriel Atal et pour la France insoumise.

Bah d'abord, il faut qu'il se mette d'accord parce que la même semaine où monsieur Atal dit l'immigration zéro ça n'existe pas, monsieur Darmanin propose un moratoire sur l'immigration qui revient à dire l'immigration zéro. Mais pour nous les choses sont très claires et on reste sur le même état d'esprit. Premièrement on doit faire en sorte que les gens qui sont obligé de partir de leur pays d'origine d'essayer de faire en sorte qu'il ne soit pas obligé de partir.

C'est pas facile mais ça nécessite Ah ouais oui mais c'est pas c'est important ça nécessite d'avoir par exemple des politiques. Attendez attendez je fa privilégier l'immigration de travail comme on dit. D'abord, on fait en sorte que les gens ont pas on n'it pas besoin de partir et ceux qui arrivent sur le territoire national, on les intègre parce que aujourd'hui la politique de chasse à l'immigré qui est à l'œuvre que l'extrême droit promeux mais que le gouvernement macroniste a mis en place pousse des gens dans la précarité administrative, poussent des gens dans la clandestinité, poussent des enfants vers des réseaux et après ça pose des difficultés.

Donc qu'est-ce qu'on fait ? Les gens qui sont sur le territoire national qui ont un travail qui contribue à la vie et qui souvent occupe une emploi essentiel à la vie de la nation, vous les régulariser. C'est ce que je vous demander lors des campagnes présidentielles, Jean-Luc Mélenchon avait dit "On va régulariser tous les étrangers sans papier.

D'après le ministère de l'intérieur, il y aurait à peu près 700000 personnes dans ce cas en France. Vous régularisez tout le monde. Écoutez, l'Espagne a a annoncé il y a quelques semaines, mais moi je suis pour la régularisation de toutes les personnes qui ont un emploi qui travaillent.

Et ça, vous le savez, vous allez sortir des gens de la d'avoir un travail ou par exemple d'avoir des enfants qui sont à l'école parce qu'on se retrouve dans des situations qui sontques. Oui, bien sûr qu'il y a des conditions pour une régularisation mais il faut un plan de régularisation. on en a besoin.

On sort de cette hypocrisie absurde qui fait que aujourd'hui vous avez dans de nombreuses filières des travailleurs qui sont des travailleurs euh sans papier et quand vous les intégrez par la régularisation, c'est important de le dire, vous financez aussi nos comptes sociaux parce que ça veut dire que c'est des gens qui cotisent et qui rapportent de l'argent contrairement à ce qu'on à ce qu'on entend. D'ailleurs l'extrême droite qui dit immigration zéro, madame Méloni en Italie qui avait fait campagne sur ce sujet, la première chose qu'elle a fait, c'est de faire venir des centaines de travailleurs immigrés parce qu'elle en a fait besoin. Ça nous amène à parler de la Nouvelle-France de Jean-Luc Mélenchon qui reconnaît et défend même la diversité de la société française aujourd'hui avec des gens issus de migration.

C'est pas que ça la Nouvelle France, monsieur de télé, mais ça y participe. C'est c'est aussi une France qui est plus féminisée. C'est aussi Parlons de ça, parlons de ça.

Mais dans quelques années, est-ce que ce sera une Nouvelle-Fance ou une France avec plus ou moins d'immigrés ? Bah moi je pense que par exemple avoir aussi dans l'idée de la Nouvelle-France une politique de d'accès à la nationalité française qui soit renforcée, ça serait une bonne chose aussi. Moi, je me fixe pas un objectif d'avoir plus ou moins de personnes immigrates.

Absolument pas. Mais la vérité et tout le monde le sait, c'est que dans les prochaines années, y compris vu la démographie aujourd'hui euh en France, il y aura de l'immigration et ceux qui veulent faire croire l'inverse disent n'importe quoi. Centrale dans la campagne présidentielle.

Cette question, vous croyez ? Ah bah malheureusement depuis des années et des années, vous avez un certain nombre de forces politiques qui ont décidé de faire de l'immigrer le responsable de tous les mots. Mais moi je veux dire aux gens qui nous écoutent, si il y a plus d'hôpital à côté de chez vous, c'est pas à cause des immigrés, c'est à cause des gouvernements qui les ont supprimés.

Si vos salaires ils sont pas assez hauts, c'est pas à cause des immigrés, c'est à cause de des employeurs qui s'en mettent, des grands patrons qui s'en mettent plein les poches et qui refusent de partager les richesses. C'est pas de la faute des immigrés. Et de quatre, Jean-Luc Mélenchon, candidat pour la 4e fois à la présidentielle.

Quel sera le style de la campagne 2027 après celle de 2012, 2017 et 2022 dans lesquels nous nous sommes replongés ? Nous voici de retour, le peuple des révolutions et des rébellions en France depuis la splendide et immense clameur de la déclaration des droits de l'homme surgissant du volcan de la grande révolution. Nous voici.

Alors, où suis-je ? À Lyon. Et maintenant à Paris, exercer le pouvoir, c'est la citoyenneté.

C'est pour ça qu'on va passer à la 6e République. C'est pour ça qu'on appliquera le droit de révoquer les élus lorsque vous estimez qu'ils vous ont trah Manuel Bompard sera donc la 4e campagne présidentielle pour Jean-Luc Mélenchon que vous suivez depuis le début. Cette année, ça va être quoi la nouveauté ?

Il y aura dans la campagne, je l'espère, de nouvelles innovations techniques comme celles que vous avez montré parce que je pense que c'est important dans une campagne électorale. Est-ce que vous aurez recours à l'intelligence artificielle ? Alors l'intelligence artificielle si c'est pour des productions ou des créations graphiques, non parce que je crois qu'il faut respecter le travail des graphistes, des gens qui sont des professionnels de ces sujets.

Donc non, ça sera pas ça l'innovation technique. Même si la question de l'intelligence artificielle, c'est une question qui est une question importante et qu'on traitera d'un point de vue programmatique. Mais vous verrez, on a le temps, la campagne est encore longue.

Mais on y travaille évidemment et y compris. C'est pas que c'est aussi pour montrer à voir que la France, elle peut faire des grandes choses et pour donner aussi de l'espoir dans cette campagne. Maintenant, monsieur Lellé, je vais vous répondre.

Cette campagne, ça doit être une campagne d'un vaste mouvement populaire pour trouver une alternative au macronisme et pour empêcher l'ext de s'ar Attendez, Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature. Nous avons déjà près de 300000 personnes qui l'ont pariné sur le site mélanchant 2027.fr.

à faire. J'invite les gens qui nous écoutent à faire de même et je leur donne rendez-vous pour le meeting qui va avoir lieu à Saint-Denis la semaine prochaine qui sera un grand meeting et une grande démonstration. Ce sera quoi la 4e affiche là ?

E mais monsieur l'hôtelier, c'est dans 11 mois l'élection présidentielle. Bah non, on vous la produira pour l'instant. On a produit des affiches thématiques et et elles sont largement collées d'ailleurs dans les rues de France et j'en suis très heureux.

Jean-Luc Mchon a déjà un concurrent déclaré, c'est Gabriel Atal qui hier lors de son meeting a dit "Mes adversaires c'est la France insoumise et le Rassemblement national marchand de haine et apôtre du déclin." Est-ce que Gabriel Atal est un concurrent redoutable pour Jean-Luc Mélenchon ? D'abord Gabriel Atal est quelqu'un qui dit n'importe quoi parce que moi je ne suis ni un marchand de haine ni un apôtre du déclin.

Pour la haine, je laisse ça peut-être à monsieur Atal qui court de plus en plus derrière la politique du Rassemblement national et de l'extrême droite. Quant au déclin, je vous ai proposé, je vous ai parlé d'un programme qui au contraire permet de rebâtir et de reconstruire la France parce que monsieur Atal essaie de se présenter si vous voulez comme un homme neuf mais la vérité c'est que il a participé à l'ensemble à l'intégralité de la mise en place de la politique a été mis en place de dans ce pays depuis 10 ans. Et quand on l'interroge sur ce ce qu'il faut ce qu'il veut faire sur ses priorités, je l'entendais dire par exemple que c'était s'en prendre encore plus au chômeur alors qu'il y a déjà eu des réformes de l'assurance chômage.

Quand vous l'interrogez sur les retraites, il veut supprimer l'âge légal de départ à la retraite. me dirait ça lui fait un point commun avec monsieur Bardella. La seule candidature dans cette campagne des élections présidentielles qui propose le retour à la retraite à 62 ans qui permet de faire en sorte que les gens qui ont travaillé toute leur vie puissent profiter un peu de temps à la retraite, ça sera la candidature de dans cette campagne.

D'abord on commence par l'abrogation de la réforme des retraites. C'est la première étape 62 ans puis 60 et voilà et pas 60 directement. Bah bah on prend les choses étape par étape monsieur le Tellerier.

Mais ce que j'observe et c'est pour ça que je je j'introduisais ce sujet, c'est qu'à l'extrême droite, les mêmes qui disaient que ils étaient favorables à l'abrogation de la réforme des retraites, maintenant monsieur Bardella dit plus ça et il dit même l'inverse qu'il va falloir travailler plus longtemps. Donc la seule position alternative dans cette campagne, c'est celle que Jean-Luc Mélenchon va défendre. Et on va accueillir Nathalie Moret, reporteur politique dans les quotidiens du groupe Hebbra qui est avec nous aujourd'hui.

Bonjour Nathalie. Bonjour Francis, bonjour Manuel. Vous évoquez tout à l'heure dimanche prochain le grand meeting de Jean-Luc Mcho à Saint- Nairi conquise en mars dernier par Bali Bagayoko.

Vous venez de dire que ça allait être une démonstration de force. On parle de plus de 10000 personnes. Le but c'est quoi ?

C'est de montrer que Jean-Luc Mélenchon est le meilleur des candidats. Bien sûr quand vous faites un meeting, c'est ça votre objectif, c'est de montrer qu'il y a aussi un enthousiasme, un dynamisme, une dynamique autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et puis peut-être c'est de s'adresser aussi à toutes celles et ceux qui sont indécis aujourd'hui qui se posent la question y compris à gauche qui peuvent se dire dans quelle direction on va aller de leur dire c'est là que ça se passe.

Si on veut construire une alternative au macronisme et empêcher l'extrême droite de gagner. C'est là que ça se passe. Justement là vous avez euh annoncé il y a quelques semaines une nouvelle alliance populaire en destination justement des écologistes principalement et des communistes.

Très objectivement pour l'instant il se passe pas grand-chose. On a l'impression que vous parliez plutôt sur les divisions de la gauche pour imposer votre candidature. Non pas du tout.

C'est une proposition qui vise au contraire à construire un rassemblement autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et je sais que les communistes vont être en congrès dans prochaines dans les prochaines semaines. Je sais que les écologistes débattent actuellement. March bah je le souhaite.

Je l'espère. Maintenant c'est eux qui non moi je souhaite que c'est eux qui parz pas sur les division des autres. C'est eux qui le décideront, monsieur le Telllier, moi je vais pas m'ingérer dans les processus internes des autres organisations.

Ce que je leur dis par contre ce que je leur dis par contre, c'est qu'aujourd'hui, ça me paraît assez manifeste, il y a une dynamique et il y a un enthousiasme populaire autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et ça va être une longue et rude bataille, la bataille de l'élection présidentielle. Donc on n' pas besoin de perdre du temps. Il faut venir maintenant donner le coup de main à participer de cette entreprise et tout le monde sera respecté dans un une discussion sur le programme, dans un accord législatif, dans une coposition gouvernementale qui sera à l'image de la coalition qu'on aura réussi à cette dans cette alliance tout le monde sera respecté.

Mais n'empêche que vous parlez pas des socialistes. Les socialistes, ils étaient dans la NUPES, ils étaient dans le Nouveau Front populaire et ils ne sont pas invités à cette nouvelle alliance populaire. Concrètement Manuel Bompard, on voit bien que c'est difficile entre vous, mais est-ce que vous leur parlez de temps en temps aux dirigeants ?

Écoutez, si je fais la distinction entre les communistes, les écologistes et les socialistes, c'est parce que quand il a fallu voter la censure contre le gouvernement de monsieur le cornu ou avant contre le gouvernement de monsieur Baïot, les insoumis, les communistes, les écologistes ont eu la même position de vote et les socialistes ont changé. Tout à fait, il y a eu des nuances dans les certains groupes mais honnêtement. Moi je discute pas aujourd'hui avec la direction du Parti socialiste.

Par contre, j'imagine qu'il y a parmi les militantes et les militants, les sympathisantes et les sympathisants du Parti socialiste, des gens qui refusent cette position. Mais enf c'est pas moi que je veux pas discuter. Vous les avez pas entendu monsieur Lotellier les les socialistes agonirent d'injure Jean-Luc Mélenchon la direction du Parti socialiste.

Mais par contre je pense qu'il y a parmi les militants et les et les les sympathisants des gens qui n'acceptent pas cette position qui est une position absolument suicidaire pour la gauche de passer son temps à s'en prendre à Jean-Luc Mélenchon plutôt que de cibler nos principaux adversaires. Et moi à eux je leur dis vous êtes les bienvenus dans cette campagne. Justement vous parlez de position suicidaire.

La gauche aujourd'hui tout compris c'est 30 %. Est-ce que vous craigniez parfois que la gauche ne soit pas au second tour de la présidentielle ? Non, moi je je j'essaie de créer les conditions pour faire en sorte que la gauche non seulement soit qualifié au second tour de l'élection pré mais il y a toujours un risque monsieur le non moi je pars avec la conviction je pars avec la conviction que JLuc Mélenchon a fait 22 % des voix la dernière fois alors que 1 an avant la campagne de 2022 un an avant l'élection il était annoncé à 8 ou 9 % donc il a progressé encore une fois le vote utile non c'est pas le vote utile c'est c'est aller travailler notamment auprès de toutes ces personnes en France qui ne votent plus en particulier dans la jeunesse en particulier dans les quartiers populaires, en particulier dans les zones guit rural et qui quand ils se déplacent, quand ils se mobilisent peuvent tout changer.

Regardez en 2024, tout le monde disait que monsieur Bardella allait gagner, qu'il allait être premier ministre, il ne l'a pas été. Pourquoi ? Parce qu'il y a eu une mobilisation puissante et si on crée les conditions de cette mobilisation puissante, je suis convaincu non seulement qu'on peut se qualifier au second tour, mais en plus qu'on peut l'emporter.

Un mot pour terminer, Marine Le Pen, son candidat préféré pour son camp, c'est Édouard Philippe pour le second tour. Et vous ? Je sais pas Marine Le Pen elle a peut-être peur euh de se retrouver au second tour face à votre préféré.

Mais moi qui quelle que soit la personne qui sera en face de nous au second tour, nous créerons les conditions pour la battre. Euh je vais pas la battre en deux mots hein, que les choses soient clair que soit quelle que soit la personne. Ben oui, bien sûr.

Notre objectif c'est de c'est de gagner. Écoutez, Jean-Luc Mélenchon, la dernière fois, il a remonté 21 points au Rassemblement national par rapport au sondage dans la campagne. Alors, ceux qui disent qu'aujourd'hui c'est perdu et ben franchement, je leur dis, regardez, si vous venez nous aider maintenant, si on crée cette dynamique et ce grand mouvement populaire, on peut l'emporter et on peut changer ce pays parce que c'est ça l'objectif.

Merci Nathalie. quelques secondes pour parler de la situation Liban. Bientôt 4 mois de guerre le Lib et Israël continue d'avancer dans le pays, dans le sud Liban notamment ce matin, le l'armée israélienne a a pris la forteresse de Beaufort qui est un lieu stratégique et historique.

La France demande une réunion d'urgence, on vient de la prendre, du conseil de sécurité de l'ONU. Vous souvenez cette démarche ? Évidemment, mais il faut pas faire que ça parce que c'est intolérable ce qui se passe aujourd'hui.

Moi je veux dire mon soutien, ma solidarité avec le peuple libanais mais la France, elle a des leviers pour agir. Donc maintenant moi je demande la suspension immédiate de l'accord d'association qui existe entre l'Union européenne et Israël. Je demande des sanctions immédiates contre le gouvernement de monsieur Néthano.

Ça la France peut le décider. Alors qu'est-ce qu'elle attend pour le faire ? Merci Manuel Bompard.

Accepter notre invitation dans dimanche en petit réalisée par Tristan, rédaction chef Clac.