Face à Face : Louis Letoublon et Nathanaël Combary - 09/10
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:06OuverteRéponse partielle
Les 3000 postes promis sont-ils une réponse satisfaisante ?
- 2:57OuverteRéponse directe
L'association lycéenne est-elle apolitique ?
- 4:06OuverteRéponse directe
Les revendications des lycéens sont-elles les mêmes ?
- 6:43OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui angoisse avec Parcoursup ?
- 8:30OuverteRéponse partielle
Quelles sont vos propositions pour Parcoursup ?
- 15:01OuverteRéponse directe
Faut-il revenir au système d'avant pour le bac ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Invité politiqueFait
« Ces 3000 postes, déjà, ils sont sortis des listes complémentaires, on ne sait pas trop comment, en vérité. »
- 4:36Invité politiqueFait
« C'est une catégorie d'ailleurs qui a été beaucoup réduite ces dernières années, et c'est des choix politiques qu'ont fait les ministres. »
- 5:35Invité politiqueFait
« Le ministre a clairement donné un certain nombre d'avancées qui sont tout à fait satisfaisantes. »
- 7:04Invité politiqueFait
« Du premier jour de la première au dernier jour du deuxième trimestre de terminale, parce que la troisième trimestre de terminale ne compte pas, toutes les notes comptent. »
- 8:56Locuteur non identifiéChiffre
« J'ai été profondément choqué d'entendre des demandes de 10 milliards d'euros. Pourquoi ? Pour qui ? On ne sait pas. »
- 13:14Locuteur non identifiéFait
« Changer de spécialité avant les vacances de la Toussaint ce qui permet en fait si on se rend compte qu'on a pris maths physique et SVT et on se rend compte qu'on n'aime pas du tout les mathématiques. »
- 19:15Invité politiqueFait
« L'interdiction du téléphone portable qui a été mise en place à partir de cette rentrée et elle est insupportable parce qu'elle infantilise des enfants. »
Temps de parole
- Invité politique36 %
- Présentateur34 %
- Locuteur non identifié26 %
- ?5 %
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Vous
écoutez
RMC, RMC
jusqu'à 9h, Apolline Matin,
face
à face, Apolline de Malherbe.
8h29 sur RMC et BFM TV, non pas un invité mais deux ce matin, Nathanael Combary, bonjour. Vous êtes à la tête de Renouveau Lycéen, vous avez 18 ans, Louis Lettoublon, bonjour. Bonjour. Vous c'est lycéen, point d'exclamation, vous avez 17 ans, presque 18 ans je crois dans deux mois.
J
'ai
16 ans et bientôt
17 ans. Et vous êtes déjà étudiant, vous avez passé le bac l'été dernier, vous représentez tous les deux les lycéens. Il y a d'ailleurs, je précise, d'autres parmi les lycéens et les représentants des lycéens que j'avais invités ce matin, tous ne pouvaient pas venir, mais je trouvais important de vous donner la parole. Vous étiez hier soir au ministère de l'Éducation nationale, vous avez ensuite entendu le ministre de l'Éducation nationale faire ses annonces hier. De très nombreuses questions à vous poser ce matin pour savoir si ce mouvement va continuer, si vos revendications ont été entendues.
La première question, c'est évidemment de savoir si les 3000 postes qu'on vous promet soudain, qui sont quasiment sortis d'un chapeau hier, le ministre de
l
'Éducation nationale, qui a donc annoncé que dès aujourd'hui, il y aurait 3000 enseignants remplaçants qui allaient être affectés au lycée les plus en difficulté. Louis Lettoublon.
Oui, je crois que ces 3000 postes, déjà, ils sont sortis des listes complémentaires, on ne sait pas trop comment, en vérité. On verra ce que ça donne. Moi, je crois qu'il faut, sur ce sujet-là,
il
faut qu'on le juge sur acte. Il a dit que ça prendrait place et que ça serait efficace à partir de mardi prochain, à peu près. Donc, je crois qu'il faut qu'on attende de voir ce que ça donne.
Vous saviez, vous, qu'il y avait 3000 profs qui étaient dispo ?
Monsieur le ministre, en tout
cas, nous
avait évoqué son envie, sa volonté aussi d'avoir plus de professeurs devant les élèves. Maintenant, non, je n'avais aucune idée du nombre de profs qui étaient disponibles. Donc, en effet, là, pour le con, on ne peut qu'attendre de voir ce que va nous, le résultat concret.
Je précise, parce que c'est important, vous êtes nombreux à être devenus des figures aussi de ce mouvement. Ça fait maintenant trois semaines que le mouvement des lycéens a grandi. Il y a eu différentes phases et des mobilisations monstres. La grande mobilisation de mardi, même hier, mobilisation encore très importante. 70 000 personnes dans les rues, ne serait-ce qu'à Paris, pour se mobiliser pour les lycéens. Certains d'entre vous sont politisés, d'autres pas. Vous revendiquez d'ailleurs, je le précise, Louis Détoublon, de ne pas l'être du tout. Que votre association lycéen soit l'association la moins politisée de tous, justement.
Vous, de votre côté, Nathanaël Combary, vous l'assumez tout à fait. Vous êtes à la tête de Renouveau Lycéen, qui est plutôt proche du parti Renaissance. D'autres sont proches de partis plutôt de gauche. Est-ce qu'il était important, et je voudrais qu'on puisse poser le décor avec vous, pour vous, Louis Détoublon, qu'il n'y ait pas de politique ?
Je
vais apporter une nuance. Allez-y. Je crois que
mon
organisation est apartisane. On n'est lié à aucun parti politique. Aucun d'entre nous n'est encarté ou n'est militant. Dans un parti politique, par contre, nous ne sommes pas apolitiques. Nous défendons des mesures politiques. Nous avons des demandes qui ont trait à la politique éducative. Et l'éducation, c'est quand même quelque chose qui est au cœur de la politique, donner des moyens dans l'éducation. Mettre des moyens dans l'éducation, ce n
'est
pas neutre politiquement. Et vous ?
Nous aussi, Renouveau
Lycéen,
on a une association qui a été fondée en 2021. On n'est rattaché à aucun parti, à aucun mouvement de jeunesse. Donc, on assume complètement d'avoir des jeunes qui, aujourd'hui, sont encartés dans telle ou telle partie. D'avoir des jeunes qui ne sont aussi pas du tout intéressés par la politique, dans le terme politique du nom. C'est très important. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, on a des jeunes qui viennent de tous horizons. Et aujourd'hui, les lycéens en France, certains, en effet, sont plutôt à gauche, plutôt centristes, d'autres plutôt de droite, et d'autres ne s'y intéressent même pas.
Mais les revendications, elles sont les mêmes. Et la première d'entre elles,
c
'était aussi cette question de l'absence des profs. Bien sûr. On a entendu le témoignage de très nombreux lycéens qui disaient, mais attendez, moi j'ai le bac cette année, je n
'ai
pas de prof de français, je n'ai pas de prof de philo. Est-ce que cette annonce, première annonce un peu concrète qui vous est faite, tout de même, 3000 profs, on précise quand même que ce sont des TZR. Moi, j'en découvre, j'avoue, la réalité. Je ne savais même pas que ça existait, c'est-à-dire des titulaires sur zone de remplaçant. C'est
-à
-dire que ce sont une catégorie de professeurs remplaçants qui sont salariés, mais qui ne sont pas devant élèves, comme a dit le ministre de l'Éducation.
C'est une catégorie d'ailleurs qui a été beaucoup réduite ces dernières années, et c'est des choix politiques qu'ont fait les ministres. Ils ont pas mal été remplacés par des contractuels, mais qui du coup ont un fort turnover, si je puis dire. Il y en a un certain nombre qui viennent, et puis ça change beaucoup. C'est une sorte de vivier ? Exactement, c
'est
un vivier qui est présent, mais qui se réduit, et j'ai l'impression que là, on se rend compte de l'importance de cette TZR.
Nathanael Comari, est-ce que c'est la réponse que vous attendiez ? Est-ce que cette réponse, cette première réponse, vous apparaît satisfaisante ?
Encore une fois, nous, on attend d'avoir le résultat concret. Sur d'autres sujets, comme la démocratie scolaire, le bâti scolaire, ou encore Parcoursup, on a eu certaines annonces qui faisaient partie des revendications principales des lycéens, certaines où on attend d'avoir, évidemment, plus de moyens, plus de concrets, encore une fois. Mais, voilà, nous, on attend d'avoir du concret et d'avoir des retours de lycéens qui nous disent que ça a changé sur le terrain, dans notre lycée. Vous n
'êtes
pas tout à fait d'accord avec ça, Louis
? Sur
la démocratie scolaire, je suis d'accord, le ministre a clairement donné un certain nombre d'avancées qui sont tout à fait satisfaisantes. Moi, j'ai parlé hier avec quelqu'un qui a été très investi dans la démocratie scolaire. ces dernières années et qui m'a dit « Mais c'est super ce que vous avez eu, c'est assez dingue, en fait. » Donc, sur la démocratie scolaire, pour le coup, on peut le dire, on est content. Sur le reste, déjà, il n'en a même pas reparlé au 20h. Du reste, c
'est
-à
-dire,
d'un rythme scolaire, du bâti scolaire, il n'en a pas reparlé au 20h. Et ça, moi, je trouve que c'est scandaleux parce que ça montre bien à quel point il n
'est
pas capable de faire d'annonce concrète aux lycéennes et aux lycéens. Sur le bâti scolaire, on aurait attendu d'avoir des chiffres, des moyens précis qu'il va mettre dans la rénovation du bâti scolaire. Là-dessus, on n
'est
pas satisfait. Sur Parcoursup, on n'a pas eu beaucoup plus de détails.
Enfin,
je veux dire, on nous a annoncé qu'on aurait une plateforme qui sera plus transparente ou peut-être il n'y aurait pas l'indication du lycée d'origine. Bon, un certain nombre de choses, mais on ne revient pas sur la structure même de Parcoursup qui est intrinsèquement est stressante et angoissante pour les élèves. Qu'est
-ce qui vous
angoisse en particulier avec Parcoursup ? Il y a toujours eu de la sélection,
il
y
a
toujours eu à un moment ou à un autre. Il faut bien mettre des gens, j'allais dire, il y a un nombre limité dans telle et telle fac. Il faut un système. Pourquoi celui-ci, en particulier, est plus angoissant que les précédents ? Est-ce que c'est le fait qu'ils prennent en compte les notes tout au long du lycée ? C'est ça qui crée
une angoisse ? Du
premier jour de la première au dernier jour du deuxième trimestre de terminale, parce que la troisième trimestre de terminale ne compte pas, toutes les notes comptent. Et c'est vraiment cette impression-là que les élèves ont.
C
'est-à
-dire
que
toutes les notes... Donc, on a une mauvaise
note, on est angoissé. On est angoissé et en tout cas,
chaque
note compte. On voit, chaque note a une incidence sur la moyenne qui est retranscrite dans Parcoursup. Et donc, c'est ce stress permanent qui pèse sur les lycéennes et les lycéens qui est inacceptable à nos yeux. Et nous, je veux dire, une évaluation, c'est pour progresser. Ce
n'est pas pour
déterminer son avenir.
Et je vous pose la question, je le constate évidemment, je le constate comme vous aussi en tant que maman, je pense que d'ailleurs les parents rajoutent à ce stress-là parce que nous, on a désormais des outils, les fameux pronotes et autres, qui font qu'en temps réel, on a chaque note que vous avez à moindre. Je le précise pour ceux qui n'auraient pas des enfants de cet âge-là. C'est vrai que c'est assez sidérant, ça n
'a
rien à voir avec nous. Nos parents, ils nous engueulaient quand on avait un mauvais bulletin, mais ça arrivait trois fois dans l'année, au moment des bulletins et de la fin du trimestre. Là, c'est en continu. On a jour après jour, dès que vous avez une interro et une mauvaise note, on le reçoit sur notre téléphone portable, on a une alerte qui nous dit que vous avez eu une mauvaise note. Ça veut dire que ça crée une angoisse de manière continue. Mais à l'inverse, avant, tout reposait sur un examen, le bac. Si vous ratiez ce jour-là, c'était aussi une autre source d'angoisse. Quel est le meilleur système ? Qu'est-ce qu'on pourrait faire pour ne pas tomber dans un excès ou dans l'autre ?
Nathanael Comarie.
Vous savez, Madame de Malherbe, je l'ai dit en sortant de notre entrevue avec Messieurs les ministres, Messieurs les ministres, à titre personnel, j'ai été profondément blessé et choqué de la façon dont certaines organisations lycéennes ont été et ont eu un comportement que je semble absolument abject pendant cette rencontre. On nous a dit... Vous
y étiez tous les deux, je précise,
mais vous y étiez en tous les deux. Et
on y était, c'est ça, également accompagné de l'USL. Et moi, aujourd'hui, j'ai été profondément choqué d'entendre des demandes de 10 milliards d'euros. Pourquoi ? Pour qui ? On ne sait pas. Des demandes de suppression de parcours sub sans avoir derrière une solution qui a été apportée. C'est choquant. C'est choquant parce que, moi,
je
vais vous dire, il y a des lycéens qui, aujourd'hui, nous contactent tous les jours, nous envoient des messages tous les jours pour savoir comment la situation évolue. Parce qu'eux, ils sont devant leur lycée depuis plusieurs jours, plusieurs semaines, à bloquer leur lycée pacifiquement, sans violence, et ils attendent des résultats concrets sur leur avenir. Donc moi, quand j'entends des responsables lycéens, des élus et des représentants lycéens proposer et dire et promettre mises et merveilles, en fait, à tour d'euro, à tour de plateau télé ou directement en rencontrant les lycéens, ça me choque. Ça me choque parce qu'on ment aux lycéens. Ça n'a aucun sens.
Pourquoi faire de telles propositions de supprimer Parcoursup quand on n'a rien à apporter derrière ?
Pourquoi faire de telles propositions parce que le mouvement qui est né il y a trois semaines est spontané ? Parce que ce mouvement né il y a trois semaines est celui des lycéennes et des lycéens et que
je
crois, en tout cas moi, ce que j'essaye de faire dans mon organisation, c'est de ne pas voler ce mouvement, de ne pas déformer les revendications, de les porter. Et si les revendications qui sont présentes sur les blocus, c'est l'abolition de Parcoursup, c'est l'ouverture de place en fac, eh bien on se doit de porter les revendications
des lycéennes et des lycéens.
Mais tu
ne les portes pas. Mais nous c'est des revendications
qu'on porte.
Cependant qu'en
fait on a la finesse
et on a l'intelligence collective de dire aux lycéens que non malheureusement il y a certaines choses qu
'on
ne pourra pas avoir. Il faut aussi savoir reconnaître. Donc évidemment que ce sont des choses sur lesquelles nous on réfléchit en interne. Vous savez ça fait quatre ans que je suis engagé pour les lycéens.
Mais je le
vois
bien et ce qui est intéressant c'est que vous êtes tous les deux engagés depuis longtemps. Vous n
'avez
pas attendu ce mouvement pour effectivement porter ces revendications. Par exemple vous Louis Détoublon, la démocratie interne vous connaissez bien ce que j'appelle la démocratie interne pour reprendre l'expression du Premier ministre parce que vous êtes et votre organisation est élue au Conseil supérieur de l'éducation. Vous en avez d'ailleurs quatre sièges je crois sur quatre.
C
'est
-à
-dire que vraiment votre formation elle y est très présente. En même temps vous savez qu'il n'y aura pas du jour au lendemain une suppression de parcours sup et surtout plus de place en fac. Le problème est-ce que c'est parcours sup ou c'est le fait que derrière il n
'y
ait pas suffisamment de place dans l'éducation supérieure ?
Je crois que le problème je crois qu'il faut augmenter alors je ne serais peut-être pas aussi maximaliste que les propositions de
l
'Union syndicale lycéenne.
Je précise que l'Union syndicale lycéenne
a été invitée
pour ce matin qu'on a insisté jusqu'à minuit hier soir je crois qu
'ils
vous l'ont dit d'ailleurs pour leur proposer d'avoir place ce matin et de pouvoir répondre à nos questions mais ils
ont
dit qu'ils ne pouvaient pas être là.
Donc oui je ne serais pas aussi maximaliste que j'ai pas de chiffres précis à demander parce que je ne crois pas que ben non mais parce qu'en fait c'est pas si tu veux je pense qu'il faut qu'on regarde sur les besoins
Je précise pour ceux qui nous écoutent que
Louis Lettoublon s'adresse à
Nathaniel Cambary qui visiblement trouvait
que
sa
désapprobation exactement. Je crois qu'il faut qu'on regarde selon les besoins qu'on regarde sur Parcoursup les chiffres et il y a un certain nombre de licences qui sont en tension je pense au droit je pense à l'histoire il faut à tout prix éviter que des lycéennes et des lycéens se retrouvent dans des filières qu'il n'apprécie pas Mais évidemment sauf qu'aujourd'hui par exemple on
reprend l'exemple
de Parcoursup
sur
Parcoursup moi j'ai entendu autour de la table la suppression de Parcoursup sans avoir de solutions proposées derrière nous avec les revendications qu'on a apportées avec Renouveau Lycéen on a eu trois avancées qui sont aujourd'hui je pense non négligeables la suppression du lycée d'origine qui est en train d'être expertisée par le ministère de l'intérieur parce qu'il
y a un cadre
ça veut dire qu'on ne dira pas de quel
lycée parce qu'il y a une forme de ségrégation aujourd'hui
il y
a
une ségrégation autour de Parcoursup il y a une attention qui est portée par les formations sur le lycée d'origine du lycéen dans la majorité des cas qui demandent telle ou telle formation il y
a
un cadre juridique avant de pouvoir faire telle ou telle action le ministre nous a dit nous allons le vérifier je reviendrai vers vous on le rencontre de nouveau lundi on aura une réponse définitive on a eu un engagement de sa part sur le sujet donc la suppression du lycée d'origine dans un premier temps dans un deuxième temps on a eu en tout cas la réflexion qui était portée par Renouveau Lycéen et on l'a adaptée pendant cette réunion de pouvoir lorsqu'on arrive en classe de première changer de spécialité avant les vacances de la Toussaint ce qui permet en fait si on se rend compte qu'on a pris maths physique et SVT et on se rend compte qu'on n'aime pas du tout les mathématiques changer de spécialité c'est un deuxième engagement qu'on a tenu auprès de monsieur le ministre qui se garde du temps pour échanger avec les enseignants et les directeurs
mais vous pensez que ça vous
allez l'obtenir ça fait partie aussi des revendications que
vous avez
non
mais ça fait partie
des choses qu'on peut apprécier mais Nathanael je crois vraiment que ça ne suffit pas tu dis quoi en fait aux lycéennes et aux lycéens qui n'iront pas dans les filières qu'ils désirent tu dis quoi aux lycéennes et aux lycéens qui stressent tous les jours de parcours sub en fait je leur dis qu'on va trouver une solution
je ne
promets pas mille et merveilles quand on sait qu'aujourd'hui malheureusement au
moins essayer
de promettre quelque chose
aux gens si je sais que je ne vais pas pouvoir l'obtenir je crois qu'il faut
faire tout auprès du gouvernement et des responsables politiques qui peuvent nous répondre pour peser de toutes nos forces afin d'obtenir les revendications que les lycéennes et les lycéens désirent je
sais
mais je le sais
mais donc du coup on va promettre aux lycéens de supprimer parcours sub quand on sait par avance qu'on ne pourra pas pourquoi est
-ce
qu'on ne pourrait pas
parce
qu'aujourd'hui vous n'avez pas de meilleure solution malheureusement mais si est
-ce qu
'on revient au système précédent APB admission post-bac je
crois qu'il faut construire quelque chose de nouveau
alors quoi qu'avez-vous
proposé
? ça m'intéresse quelles sont vos propositions ? un
système où le stress n
'est
pas dilué où peut-être on a plus de place en université mais concrètement quoi ?
mais
concrètement enfin je veux dire c'est des réflexions qui ne peuvent pas être menées par même une association lycée des réflexions comme ça ne peuvent pas être menées nous on peut porter des revendications et je crois que
c'est donc on n'apporte pas de solution
sur la table
?
c'est aussi au ministère de travailler là-dessus enfin je veux dire nous on dit il faut un système nouveau où le stress n
'est
pas dilué sur deux années et où les lycéennes et les lycéens ne supportent pas une pression insupportable ça
vous partageait
non quand même Nathanel
? évidemment mais
aujourd'hui je sais très bien qu'on n'a pas en fait la capacité de supprimer Parcoursup parce que Parcoursup reste quoi qu'on le veuille et c'est malheureux de le dire la moins pire
des solutions autre question
les spécialités vous les évoquiez c'est un nouveau bac avant en gros il y avait trois filières quatre avec la technologique S, ES, L, Bac Techno aujourd'hui il y a donc une sorte de bac à la carte avec une multitude de spécialité avec aussi les conséquences que ça a eu et ça fait partie des revendications et des plaintes des lycéens qui disent avoir des emplois du temps totalement farfelus avec des trous parfois court jusqu'à 19h mais trois heures de trous au milieu de la journée parce que justement il est difficile avec tant de spécialités de trouver des emplois du temps cohérents est-ce que vous en êtes à vous dire au fond on a testé ce nouveau bac c'était une erreur on revient au système d'avant Louis
Lettoulon hier avec le ministre nous n'avons même pas parlé des rythmes scolaires vous
n'avez
même pas parlé
des rythmes scolaires on n'a même
pas parlé des rythmes scolaires ils n'ont pas été abordés on les a reportés à une autre réunion je crois effectivement qu'il faudrait revenir sur la réforme du bac blanquer sans forcément revenir à exactement ce qu'on avait avant mais en tout cas ce qui est sûr c'est que la réforme du bac blanquer a créé des groupes de spécialités déjà il
y a
ce problème d'emploi du temps qui se pose mais il
y
a également des problèmes d'écart entre le nombre d'élèves par professeur selon les spécialités on peut avoir je ne
sais
pas moi 36 élèves en maths contre 15-20 élèves en AMC ou en HLP HLP c'est Humanité, Littérature, Philosophie et AMC c'est Anglais, Monde Contemporain donc je crois qu'effectivement il faut travailler sur les rythmes scolaires entre autres sur cette piste du bac blanquer
Un mot encore là-dessus Nathalie Cambari et ensuite je voudrais qu
'on
parle de la question des dégradations qui ont eu lieu hier et de la poursuite ou non du mouvement Nathalie Cambari
Sur les temps scolaires effectivement on n'a pas eu le temps de l'évoquer et je le regrette très sincèrement parce que c'est une question qui préoccupe beaucoup les lycéens sur la réforme du bac blanquer moi ce que je pense c'est que cette réforme les lycéens nous le disent elle permet avant tout d'avoir une liberté une liberté de se dire je peux prendre avoir justement un bac qui me convient qui me
ressemble
avec les spécialités que je choisis nous ce qu'on a proposé encore une fois pour être force de proposition et adapter le tir si je puis le dire si je puis dire ça serait par exemple de pouvoir supprimer les doublettes entre les cours qu'on a dans le tronc commun et les cours qu'on a en spécialité donc un cas concret un élève qui serait AMC anglais monde contemporain la spécialité anglais n'aurait pu comme c'est le cas déjà dans certaines pour certaines matières de tronc commun et de spécialité n'aurait plus à se rendre aux cours d'anglais en tronc commun
Est
-ce que ça ça vous paraît une bonne solution Louis Détoulon
?
Absolument pas je crois d'ailleurs que le tronc commun c'est finalement encore c'est la manifestation d'un acquis républicain parce que quand on a plein de spécialités le risque c'est d'avoir plein d'enseignements et de ne pas avoir de savoir en commun de savoir que tous les élèves partagent à la sortie
ça a été le problème des
maths
ça a été le problème
des maths les
maths qui
techniquement avaient été supprimées effectivement du tronc commun estimant que seuls ceux qui choisissaient la spécialité maths avaient à continuer les maths au point qu
'on
s'est rendu compte qu'il y avait un certain nombre de lycéens qui n'avaient plus du tout de maths il
y avait un problème également aussi de garçons-filles
et d'inégalités genrées
et d'inégalités genrées
et finalement sur ce point au moins il y a eu marche arrière et ils ont remis des maths un peu
un petit peu
avec
une épreuve anticipée
notamment à la fin de la première
aller vers l'individualisation des enseignements c'est tout ce qu'il ne faut pas pour
l'école de la République
avez-vous le sentiment que enfin vous êtes entendu
oui
je pense que sinon on ne serait pas devant vous aujourd'hui madame de Malherbe
je crois que médiatiquement peut-être institutionnellement on ait écouté un passage à l'acte de la part des institutions allez-vous poursuivre les mobilisations bien sûr il le faut dans tous les cas tous les deux vous êtes d'accord là-dessus
il faut poursuivre unanimement
un rapport de force sur le gouvernement si demain la mobilisation cesse le gouvernement n'a plus de raison de répondre à nos revendications qu'est-ce qui pourrait
vous faire retourner dans les lycées et appeler à la fin de la mobilisation Louis Letoublon
l'ouverture de place dans les facultés l'abrogation de parcours sup ou ce travail sur les rythmes scolaires il
y
a également des revendications dont on ne parle pas trop mais qui sont si je puis dire sous-jacentes dans les mouvements il y a eu l'interdiction du téléphone portable qui a été mise
en place à partir de cette rentrée
et elle est insupportable parce qu'elle infantilise des enfants des enfants qui des enfants pardon des lycéennes et des lycéens comprend
pour
des enfants et pourtant on leur demande d'être constamment sur leur téléphone vous l'avez dit avec Pronote cette technologie qui oui
en fait c'est paradoxal c'est tout à fait paradoxal on vous donne des injonctions contradictoires vous êtes d'accord avec ça Nathalie Combarie qu'est-ce qui vous vous ferait retourner dans les lycées et dire on arrête la mobilisation
l
'interdiction du téléphone portable par exemple en effet c'est un sujet qui est indéniable aujourd'hui on nous demande d'être tout le temps de plus en plus présents sur nos téléphones l'ensemble de nos outils scolaires sont sur nos téléphones
vous
pensez que si on ne vous les interdisait pas on pourrait au fond vous faire confiance en disant voilà vous ne les utilisez pas pendant les heures de lourde et vous préféreriez qu'on vous donne à vous la responsabilité de votre propre maîtrise
évidemment on
nous demande même en ce moment d'avoir moins de manuels dans nos sacs de cours pour justement avoir tout numériquement c'est évidemment important après il y a évidemment d'autres sujets sur lesquels nous on aimerait avoir des résultats concrets le bâtis scolaire par exemple
il
y
a eu des dégradations hier je voudrais quand même un mot parce qu'on n'a pas parlé là de ces violences il y en a eu hier notamment il y a eu des violences de la part des policiers un coup de genou notamment avec cette vidéo qui a énormément circulé il y a on le sait plus de 20 désormais enquêtes de l'IGPN et puis il y a les violences qui sont commises par les manifestants dégradations et pillages notamment dans un lycée près de Bordeaux alors que des élèves et des professeurs se trouvaient à l'intérieur comment vous vivez ce moment-là qu'est-ce que vous dites aux jeunes qui vous écoutent et vis-à-vis de qui vous avez aussi une part de responsabilité votre parole étant très légitime
déjà je crois que les lycéennes et les lycéens savent qu'il ne faut pas dégrader ils ne sont pas naïfs ils savent très bien que ça ne va pas servir
la cause mais alors pourquoi
l'ont-ils fait hier
?
parce que il y
a
une colère et les dégradations sont inacceptables ce que je veux dire c'est également parler des violences policières et on l'a vu depuis quelques jours on a des charges qui sont faites alors qu'il n
'y a
pas de problème on a des cas où les policiers s'en prennent aux lycéennes et aux lycéens qui bloquent leur lycée alors qu'ils ne font rien enfin moi j'ai un certain nombre d'amis qui me disent que devant leur établissement où c'était bloqué ils y sont allés et il n'était d'ailleurs elle n'était même pas en train de bloquer l'ami dont je parle elle s'est faite courser par la police gazer et c'est vraiment des cas qui
sont très concrets
un dernier mot Nathaniel Combary Louis Letout Blanc certains appellent à se manifester à fond mardi prochain jusqu'à aller à Matignon il y
a
des appels allons vers Matignon est-ce que vous estimez que ce sont des appels qui doivent être entendus ou pas du tout ?
ce qu'il faudrait dire à tous les lycéens qui nous écoutent ou qui nous regardent c'est d'être responsable vous savez moi je pense qu'aujourd'hui il y a deux mouvements bien distincts un mouvement lycéen un mouvement de violence urbaine qui desserre complètement nos revendications et notre mouvement j'appelle en fait tous les lycéens moi aujourd'hui à être responsable à porter des revendications claires sans tomber
dans une violence qui
nous desserre
sur Matignon moi je crois que aller à Matignon dans le cadre des manifestations bon ça peut poser des risques il faut être clair là-dessus que ça nous rappelle des épisodes des gilets jaunes oui et que c'est pas forcément enfin toutes les c
'est pas la fournure
que vous voulez donner à ce mouvement
pas
forcément par contre je crois effectivement que le premier ministre
s
'il veut doit nous recevoir s'il veut donner également une suite au mouvement parce qu'on l'a vu avant-hier c'est le premier ministre qui s'est exprimé mais
c'est pas lui qui
nous a reçu c'est
pas lui qui nous a
reçu et il contraint le ministre de l'éducation nationale
merci beaucoup Nathanael Combary Renouveau au lycéen Louis Lettoublon lycéen point d'exclamation merci à tous les deux d'avoir accepté de répondre à mes questions il est 8h52 sur RMC et BFM TV et
BFM et BFM