Travail, taxes, exploitation... Anasse Kazib démonte TOUS les arguments d'un PATRON sur SudRadio
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:37OuverteRéponse directe
On va débattre de la société et des patrons avec Anasse Kazib et Éric Hadad.
- 1:21OuverteRéponse partielle
Vous différenciez les patrons ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Vous parlez de classe bourgeoise, c'est quoi pour vous ?
- 2:46RelanceRéponse directe
Collaborateur ou subordonné ?
- 3:22RelanceRéponse directe
Les patrons partagent-ils les bénéfices ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelles réformes Macron ont nui aux salariés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Les personnes qui mettaient un plein déjà à 70 balles aujourd'hui elles le mettent à 120 €. »
- 5:22Fait
« L'intégralité des CHU de l'hôpital public est financée par une ligne qui est celle de la cotisation sécurité sociale salarié et patron. »
- 8:32Fait
« Un artisan boulanger, c'est un patron. »
- 9:05Fait
« L'entreprise c'est le patron. »
Temps de parole
- ?100 %
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Les personnes qui mettaient un plein déjà à 70 balles aujourd'hui elles le mettent à 120 €. Vous croyez que la la France n'a pas la capacité en fait de Non mais le premier monsieur Had c'est c'est total qui se gave. Je sais pas pourquoi Bernard Arnaud il gagne 200 il pèse 200 milliards qu'il aja cousu un un sac luiton. On peut pas reprocher à un gars comme Bernard Arnaud qui aujourd'hui paye 5 milliards 500 millions au gouvernement et sans effectivement cet argent. Je voulais dire arrête ça. Monsieur monsieur je vous amené dans mon piège. Je vous amené dans mon piège parce qu'au début vous m'avez fait la sérénade de les patrons, c'est pas tous les mêmes et cetera. Mais dès qu'on attaque les patrons du CA 40, vous les vous les félicitez. C'est un vrai sujet, c'est un vrai débat
de société. Les syndicats, on le voit avec tout ce qui se passe. Et ce soir pour débattre de ce sujet, on a Annas Gazib qui est alors qui est pour moi le syndicaliste le plus connu de France. Euh voilà, on va on va se dire les choses. Syndical chemineau que je vais vous présenter juste après et qui va débattre avec Éric Hadad qui est alors pareil une star des entrepreneurs. C'est le PDG du groupe Connect. Alors je voulais juste dire euh déjà par rapport à Anas en fait alors je suis tout à fait d'accord sur ce qu'il disait tout à l'heure euh il y a mais il y a patron et patron et moi j'ai j'ai toujours tendance à dire en fait que moi je suis pas un patron du 440. Moi, je suis un patron, je suis un chef d'entreprise de PME et alors après, bon voilà, je pense qu'il faut vraiment
différencier effectivement les profils de patron parce qu'aujourd'hui on catalogue un petit peu trop les patrons. On a toujours l'impression que les patrons c'est ils sont responsables de tout. Ils sont ils sont responsables des problèmes que aujourd'hui certains salaires peuvent avoir. Euh c'est pas le cas aujourd'hui en tout cas au sein de mon groupe. Moi, j'ai un respect total envers de mes collaborateurs. La notion de classe, moi j'en ai pas. Je suis fils d'ouvrier. Je suis un purp produit de l'immigration. Mes parents sont arrivés euh il y a maintenant une cinquantaine d'années. Vois pas en fait à partir de quel moment on considère que Macron en fait est plus proche des entreprises que n'importe quel président ou pas que par rapport aux ouvriers ? Il y a plusieurs Il y a plusieurs
choses. Enfin moi je pense que il y a un patronat d'accord. Il y a pas de c'est pas le sketch des inconnus le bon et le mauvais chasseur. Il y a le bon patron, le mauvais patron et cetera. Moi, je pense que il y a une classe qui qui est la classe bourgeoise pour moi dans lequelle le patronat euh euh est on va dire l'incarnation, qu'il défendent leurs intérêts, c'est-à-dire ils défendent un intérêt de classe, ils défendent leurs objectifs financiers et autres et que mais tuffé un patron obligatoirement dans la bourgeoisie. Mais aprè bah pour moi en tout cas un patron de de PME enfin une une PME c'est pas c'est pas l'artisan boulanger non plus. Enfin il faut dire aussi c'est quoi une artisan boulanger c'est un patron. Comment ? Un artisan boulanger, c'est un patron.
Oui. Non mais c'est un indépendant, c'est différent. C'est ça reste du patronat mais je veux dire les intérêts ils sont pas euh ils sont pas spécialement les mêmes entre euh le charpentier qui a un stagiaire et euh et le patron qui a des salariés qui a nécessité d'exploiter la force de travail de ses salariés. Moi sur la question de collaborateur, ça c'est un terme qu'utilisent beaucoup les patrons dans l'ensemble des entreprises. Il n'y a pas de collaborateur. D'accord. Les salariés sont subordonnés. Ils sont subordonnés à un contrat de travail. C'est le patron qui décide de votre salaire, c'est le patron qui décide de vous embaucher, c'est le patron qui décide de vous licencier, c'est le patron qui décide de vos horaires et c'est le patron qui décide de ce qu'il
veut partager demain ou pas. Il y a pas de collaborateur. Au moment des bénéfices, on collabore pas. On vous dit pas tiens, c'est super ici avec des collaborateurs, on va partager le gâteau en 50. Non, le patron il dit "Moi, je vais prendre un gâteau, je vais prendre la plus grosse part et puis je vais voir en fonction de qui a les meilleurs résultats. Peut-être lui, je vais lui donner un peu mieux. Et puis toi, Gérard, tu as bien vu, hein Françoise, elle a eu plus que toi. Donc je compte sur toi l'année prochaine euh pour être le top manager qui aura la meilleure prime. Il y a pas de collaborateur, on collabore à rien. Si je collabore, ça veut dire c'est 5050. Donc vous pouvez pas me virer et je peux pas vous virer quand on te dit tuappelles un collaborateur soit moi par exemplef je
déteste à chaque réunion quand j'entends collaborateur mes oreilles saignent je dis on n'est pas des collaborateurs d'accord on collabore à rien vos projets c'est vous qui les imposez nous on essaie de défendre notre outil de travail on on partage pas la même chose. à Macron, excusez-moi. Le crédit impôpétitivité, les réformes euh du système parpoint qu'il a essayé de faire, la réforme de la SNCF, la réforme de l'hôpital euh enfin, je veux dire la réforme de la sécurité sociale où maintenant il y a des jours de carence dans lesquels les patrons n'ont plus à payer les salariés, les facilités de contrôle médicaux qu'ils ont été renforcées. Au moment du Covid, il y a eu la fameuse loi effet d'oben où vous pouviez liquider, je pense notamment par exemple à Alexis Mulier, le le la
société de d'Alexis Mulier qui liquide avec 400 millions d'euros de dette et qui récupère devant le tribunal du commerce avec 1 € symbolique. Ça c'est la démonstration et je pourrais donner rester toute la nuit ici à donner toutes les les moyens qu'a donné Emmanuel Macron au patronat. Quelle loi a-t-il fait en faveur des salariés ? Est-ce que il a baissé liquider une société pas ? il a indexé les salaires sur l'inflation aujourd'hui. C'est pas la France. Qu'est-ce que enfin je veux dire, on habite en France mais je veux dire c'est pas la c'est quoi la France ? C'est une coquiv d'une certaine manière. Ceux qui sont en galère bah c'est les classes populaires, c'est les travailleus et travailleurs qui galèrent au quotidien qui sont dans les bouchons sur le périphérique dès 7h du matin qui
rentrent chez eux à 19h qui ont les les devoirs à faire qui essayent de faire à manger puis qui au final voit le 10 le 15 du mois ils sont en difficulté. Et ce que propose monsieur Hadad, moi j'entends cette volonté derrière affichée de soi-disant augmenter les salaires mais au prix de la liquidation de des cotisation patronal parce que c'est ça au fond quand on dit les charges ça pèse. Non c'est pas vrai. Les cotisations patronales d'une part elles financent les retraites. D'accord elle participe à financer les retraites. Demain monsieur Hadad retire la ligne cotisation patronale vous avez des retraités qui demain n'ont plus de pension de retraite. Ça finance les hôpitaux. L'intégralité pour que les auditeurs l'entendent. L'intégralité des CHU de l'hôpital public est financée
par une ligne qui est celle de la cotisation sécurité sociale salarié et patron dans euh euh sur la fiche de paye. Alors, si on utilise les bons mots en disant charge tel que c'est dit "Ah oui, bah je préfère donner au lieu de donner 200 € je préfère les donner à Françoise. Je lui donne au moins 120 balles à Françoise de plus." Mais Françoise en fait c'est 120 balles, qu'est-ce qu'elle va faire demain si elle est en réanimation ? Vous savez combien c'est l'heure le le la journée de réanimation dans n'importe quel c'est 9000 € par par jour. Vous imaginez ? C'est-à-dire qu'on a un système qui grâce à l'aide sociale, grâce aux cotisations salariales et patronale en fait permet justement que les gens ils ont pas à avoir une boîte à chaussures en bas de leur lit et de mettre 10
balles 10 balles et cetera et cetera. les lycées, les collèges, les écoles, tout ça est financé par euh euh les cotisations. Et moi, je pense que monsieur Hadad, il devrait ouvrir les livres de comptes de son entreprise et de montrer clairement à ses à à à ses salariés qu'est-ce qu'il y a dans les livres de compte et est-ce que il est capable ou non de d'augmenter les salaires. Et moi, je pense que comme la plupart des patrons, il est en capacité largement d'augmenter les les salaires des travailleurs. parce que la qualification pour moi c'est pas mais effectivement ça reste limité sur la partie salariale qu'on va demander en terme de rémunération maintenant mais c'est le quand même le cœur hein les gens c'est pas des bénévoles au resto du cœur vous savez pour payer un
loyer mettre de l'essence aujourd'hui quand vous avez vous avez dit tout à l'heure la France va mal ou je ne sais quel quel terme vous avez utilisé mais parce que ça va mal parce que les les personnes qui mettaient un plein déjà à 70 balles aujourd'hui elles le mettent à 120 € ou à 130 ou 140 € et qu'au final C'est c'est du pouvoir d'achat en moins. C'est-à-dire que déjà leur salaire n'a pas augmenté, mais chaque mois, ils se retrouvent avec le le gaz, l'électricité et cetera. Enfin, je sais pas les les auditeurs, ils vivent ça. Je veux dire, moi je le vis dans ma chair. Je veux dire, on m'eny on m'a envoyé une régulation euh il y a pas longtemps de l'électricité, 300 € en appartement. Capacité en fait. Mais non, mais le premier monsieur Adad, c'est c'est total qui se gave. C'est
total qui a des des barils. Écoutez, moi j'ai des j'ai des camarades qui sont raffineurs pour que les gens ils le comprennent. Il faut savoir que ce qui est raffiné aujourd'hui, ce qui est dans les pompes à essence concrètement, c'est des barils qui datent de l'année dernière. Ça n'a rien à voir même avec le conflit actuellement. Mais l'indexation l'indexation des salaires, elle permettrait justement que s'il y a une inflation, votre salaire y suit. Ça existait, c'est Mitéran qui l'a retiré. Je veux dire dans plein de un salarié ne peut pas vivre sans un patron et un patron ne peut pas vivre sans un salarié. Donc c'est vrai l'un dans l'autre. Donc est-ce que bah si un petit peu parce que aujourd'hui les alors à part si on est entreprise individuelle et qu'on est
auto-entrepreneur là on a pas de salarié, il y a pas de souci mais quand on a une entreprise vivant le patron de la SNCF et je pense que les tu peux pas vivre sans la SNCF pour moi un patron c'est la SNF c'est l'entité quoi. Oui mais c'est parce qu'on a attribué du coup c'est c'est une discussion intéressante c'est qu'on considère que l'entreprise c'est le patron. L'entreprise c'est le cadre dans lequel normalement on travaille. D'ailleurs le nom du MEDF avant ça s'appelait en gros c'était le syndicat des patrons. Aujourd'hui on dit c'est le mouvement des entreprises. C'est c'est beau l'entreprise entre guillemets dans la dans l'oreille ça sert à ça. On dit mais attends comment tu peux être contre l'entreprise ? Mais la réalité c'est que derrière derrière entreprise c'est
patron. Moi je considère que je viens prendre mon service, je travaille je remets mon service à mon collègue le patron on a on il n'intervient dans rien. Et je pense que la plupart pourquoi je parle d'exploitation ? Parce que pour pouvoir faire tourner l'entreprise de de monsieur Hadad, il a besoin de la force des travailleurs qui sont présents. Si vous mettez monsieur Hadad à la place dans son entreprise seul génie des patrons qui qui peut être, je prends monsieur Hadad, mais j'ai rien compte en spécifique sur monsieur Hadad, mais je veux dire, prenons, je disais, je donnais un exemple avec Carlos Gaone. Au moment où Carlos Ga vous souvenez, pendant un an, il était en caval, il était encore patron de de Renault mais les usines Renault on n pas les scéniques ont pas
arrêté de tourner et de sortir. Vous voyez ce que je veux dire ? Par contre, Carlos Gone, il était il était administrativement [raclement de gorge] toujours le patron, mais il était en exil. Il il s'était échappé aujourd'hui. Et j'ai dit et j'avais dit une phrase notamment d'ailleurs dans un débat où j'avais dit sortez les ouvriers de Renault et mettez à la place Carlos Ga on va voir combien de choses il va produire. La réalité c'est que c'est les travailleurs qui font tourner les entrepris. l'inverse, si je peux me permettre, mais un un ouvrier qui qui fabrique la voiture aux commandes de l'entreprise, peut-être qu'il va pas y arriver non plus. C'est c'est un talent c'est un talent différent. Ça reste un talent. Non, moi je pense que c'est on est on est on est en capacité, pourquoi
je dis ça ? Et je termine là-dessus. On est en capacité travailleuse et travailleurs, on est capable de penser, moi je suis capable avec mes collègues conducteurs de train euh euh commerciaux en gare et cetera, penser l'outil de travail, on le connaît, on le on le on le fait vivre au quotidien, on est capable de se réunir, de faire des cour pour toi, la gestion d'une entreprise n'est pas un vrai métier. Comment ? Mais pour toi, donc à t'écouter, la gestion d'une entreprise aujourd'hui n'est pas un vrai métier, n'est pas essentiel. Mais elle c'est c'est c'est un métier qui sert justement à faire du profit, avoir de les lignes budgétaires et cetera. C'est ça mais la gestion d'une entreprise sert à faire vivre les employés. Il y a des exemples Magalie, il y a des exemples de de d'entreprises
qui sont sous contrôle ouvrier. Je connais il y a des exemples toujours mais comme des employés qui sont contre les pour répondre au fait que sans patron je veux dire enlever le patron c'est simple le patron de l'usine laisser les salariés. Est-ce que vous pensez que l'entreprise continue à tourner ou pas ? Moi je vous dis que oui avec des contemettres avec des techniciens des ingrens qu'une entreprise peut vivre sans un patron mais largement. Et l'inverse la date, c'est pas vrai. Enfin, la question il y a besoin d'un capitaine. Pourquoi ? Et pourquoi d'ailleurs ce capitaine, il gagne 10, 15, 20, 30 fois ? Je sais pas si vous êtes capable de dire votre salaire. Moi, je peux vous le dire, mon salaire à l'antenne, j'ai pas de j'ai pas de souci, mais est-ce que vous
pourriez dire votre salaire ? Est-ce que vous considérez que votre salaire comparé au premier des salaires de votre entreprise, il est il est il est plus méritant ? Est-ce que l'ouvrier de chez Stellantis, de chez Citroën, qui met des pare-chocs par par centaines chaque chaque mois qui permet que cette voiture elle puisse sortir parce que le patron de Stellentis, il sert à rien si les voitures ne sortent pas de l'usine. Voyez ce que je veux dire ? Il y a besoin aussi. Moi, je je me bats contre justement cette idée où il y a il y a qu'à faucon, il y a qu'à être entrepreneur. Celui qui veut avoir plus de liberté, plus d'oseille, il a qu'à devenir patron, prendre des risques. Mais la réalité, c'est que l'entreprise de monsieur Hadad, elle ne elle ne peut pas fonctionner sur ce modèle-là où
chaque salarié qui pourrait deviendrait travailleur, ça veut dire deviendrait patron. Ça veut dire qu'aujourd'hui en France, on aurait 30 millions de de d'entrepreneurs et des usines vides. Les patrons, ils ont surtout besoin que les travailleurs, ils restent à leur place. Ils ont pas besoin en fait le patron qui a besoin de de sortir 10000 Citroën euh euh euh par par an, il a besoin de la force de travail pour les sortir. Parce qu'il sait que si les 10000 ouvriers qui lui font sortir ce produit-là, demain ils décédaient tous d'être pizza yolo, boulanger, euh charpentier et cetera, il se diraient mais merde moi mes usines elles sont vides, comment on va faire ? Mais ça pas oui mais ça il y a pas de pas juste dire que c'est on a pas de débat. Non mais là on a pas de débat
là-dessus. Je veux dire là en train de là on est en train de s'orienter qu'uniquement sur des activités où effectivement on parle de production pure mais moi j'ai pas de débat là-dessus j'ai j'ai aucun problème. Je veux dire de ce côté-là je vois je vois pas en quoi ça pose problème. Mais il faut pas que se focaliser parce que vous avez dit ça peut pas tourner. C'est pour ça monsieur Hadad je vous ai répondu parce que vous avez dit il faut un capitaine. Moi je je maintiens que je suis contre ce système là. Peut-être je peux le comprendre dans ces conditions. Effectivement il y a d'autres pas pourquoi Bernard Arnaud il gagne 200 il pèse 200 milliards. Qu'est-ce qu'il fait Bernard Arnaud ? Est-ce qu'il a déjà cousu un sac luiton ? Est-ce qu'il a déjà conduit un Renault
trafic ? Est-ce qu'il a déjà fait le ménage dans sa boutique des Champs-Élysées ? Bah Bernard, il est ni designer ni dessinateur. Vous voyez ce que je veux dire ? Il gagne qui pèse 200 milliards. Mais il 200 milliards. Mais mais on peut pas proprocher à un gars comme Bernard [raclement de gorge] Arnaud qui pèse 200 milliards aujourd'hui qui a créé un certain nombre de de travailleurs qui aujourd'hui payent 5 milliards 500 millions en fait au gouvernement et à l'État. Et sans effectivement cet argent, je veux dire ça reste pas lui qui p ça monsieur vous voyez monsieur Hadad je vous ai ramené dans un piège. Bah c'est l'entreprise. Non pas piège il y a pas de piège. Je vous ai amené dans mon piège. Je vous amené dans mon piège parce qu'au début vous m'avez fait la sérénade de
les patrons, c'est pas tous les mêmes et cetera. C'est-à-dire, vous étiez en train de entre guillemets, je caricature mais mettez des coups de pompe au patron du K40, mais dès qu'on attaque les patrons du K 40, vous les vous les félicitez comme si c'était euh euh le dieu de Zeus sur terre. Vous voyez ce que je veux dire ? Vous devriez l'insulter au contraire. Vous devriez dire "Moi, j'ai rien à voir avec Bernard et que je considère qu'il devrait pas pèer 200 milliards." Pas du tout, pas du tout. Moi ça me dérange enun cas. Moi je vais vous dire non mais moi je vais vous dire mais non mais moi la différence non mais la différence entre vous entre ce que vous pensez et moi c'est que moi sincèrement je m'en fous complètement qu' pèse 200 milliards ou qui gagne temp mieux pour lui si je dire
non j'ai dit j'ai dit non attendez attendez j'ai pas défendu qui que ce soit je donne mon point de vue aujourd'hui vous me parlez de Bernard Arnaud bah je dis moi oui Bernard Arnaud aujourd'hui est-ce que c'est normal qu'il pèse ça c'est ça que je vous ai dit et vous êtes parti dire qu'il il pareil pas normalité il y a pas de normalité Mais par je pense que vous respectez quand même vos salariés les travailleus travailleurs qui font votre entreise. Vous pouvez pas vous permettre de dire que Bernard Arnaud c'est lui qui donne 5,5 milliards. Ceux qui donnent 5,5 milliards, c'est sont ceux qui coûtent, qui qui découpent le cuir, qui dessinent les sacs, qui sont dans dans la boutique de 9h du matin à 18h. Pourquoi ? Pourquoi vous les effacez ? Mais mais non, mais non, je les efface
pas du tout. Mais non, mais dites pas ce que je dis pas. J'entends jamais dans la bouche des patrons de dire merci au salariés de payer, merci au salariés de participer. Moi, j'ai jamais été patron dans ma vie mais et je le souhaite, je le souhaite pas parce que de fait, je suis contre le système tel qu'il est, c'est-à-dire celui d'avoir besoin de de d'exploiter la force de quelqu'un pour pouvoir s'enrichir parce que c'est ça l'objectif. Mais est-ce que tu sais ce que c'est une nuit blanche aujourd'hui d'un patron ? Mais est-ce que un patron il sait qu'est-ce qu'une nuit blanche d'un travailleur ? Il y a beaucoup de patrons qui ont été salariés avant d'être patron. Mais non, mais oui, mais c'est c'est une chose, mais il y a plein il y a plein de il faut il faut dire déjà quelque chose. Il
y a il y a plein de gens qui ont plein d'idées fantastiques et qui n'aboutissent jamais parce que ce qui a besoin d'un patron avant tout, c'est d'un capital, c'est-à-dire d'avoir de l'argent et et aussi d'avoir des prêts. Et les banques, en fait, elles donnent pas de l'argent à n'importe qui et cetera. C'est-à-dire celui qui s'est fait de rien du tout, c'est systématiquement faux. C'est d'ailleurs pourquoi Bernard Arnaud, c'est un fils d'eux, Boloré est un fils d' et cetera. systématiquement quand vous voyez moi je suis un fils d'ouvrier. Moi je suis un fils d'ouvrier. J'ai entendu mais après on on je vais pas vous demander votre je vais pas vous demander votre autobiographie mais très certainement il y a eu des des prêts de de banque, il y a eu des soutiens
financiers qui vous ont permis de de de faire un certain nombre de choses et mais je me suis battu. J'ai pas dormi pendant des nuits et des nuits pour créer ma première société avec des nuits blanches avec une seule obsession, c'était déjà de payer mes salariés avant de me payer pendant 2 ou 3 ans, le temps que ma première société que j'ai créé il y a 32 ans puisse avoir sa vitesse de croisière et blanche dans tous les sens. J'entends, j'entends. Mais je peux vous poser une question, monsieur Hadad ? Avec plaisir. Le moment où vous avez rentabilisé, c'est-à-dire que au début vous cherchez à récupérer votre investissement, c'est-à-dire les les difficultés, les prêts et cetera, mais le moment où vous avez rentabilisé votre société, c'est-à-dire qu'elle est au point de de
zéro et tout va être du bénéfice, est-ce que vous vous êtes dit tiens, je vais partager toutes les parts de l'entreprise avec tous les salariés, on va faire une entreprise commune. Ceux qui se sont opposés à le la prise en considération de la sécurité sociale au moment de sa mise en place pour l'ensemble de la population, c'est les patrons. Les patrons ont été opposés. Ils ont dit surtout pas nous on veut rien avoir à faire. Déjà, ils étaient contre pour les travailleus et travailleurs qui considéraient que quand on a un rhume, quand on a machin, euh on vient bosser quand même et on entend cette musique. Ah moi je suis un patron, j'ai un grippe, j'ai un petit rhume, je viens, je suis pas une chaotte, je viens bosser, moi je fais pas Mais non mais parce que il y a 20000 € à la fin de la
semaine qui tomba, ils ont pas d'aide. Mais non, c'est pas c'est pas ça. Si c'est difficile et si c'est aussi difficile que ça, qu'il aille à Pôle Emploi et qu'il postule pour pas emploi pour les entrepreneurs. Non mais il a qu'à être salarié. Celui qui après tu as envie des fois tu peux accepter aussi que les gens ils ont envie d'évoluer en salarié ou pas salarié. Je je j'inverse l'accusation. C'est-à-dire que si vous considérez que c'est si difficile que ça d'être un patron, que c'est on dort pas, on fait des nuits blanches, on se gratte toute la nuit et cetera en pensant à comment on va arrêtif, vous faites un non moi c'est un choix. Moi alors moi moi je vous dire la différence de vous
la différence de vous, à la différence de vous, moi j'ai j'ai je suis complètement différent. Moi la différence de vous c'est que je sais ce que c'est d'avoir été salarié. D'accord. Donc du coup moi après à un moment donné j'ai dit je veux prendre le risque de créer effectivement mon entreprise, la développer, gagner de l'argent. Non mais gagner de l'argent, il y a pas de honte. Non mais il y a pas de honte. Parce que vous êtes dit qu'en tant que salarié, on gagne pas assez bien sa vie. Mais mais je la gagnais pas comme je voulais la gagner bien sûr. Mais mais ça et donc il a besoin de passer du statut de celui qui maintenant a besoin de la force de travailleur pour pouvoir gagner plus. Vous l'avez pas gagné que de votre génie. Non mais Anas c'est normal. Je
veux dire à un moment donné on vit dans un système où qu'il arrive, il y a des grilles ou des grilles de rémunération dans tout que ce soit dans les entreprises que ce soit au au niveau même des politiques au niveau main des politiciens au niveau a c'est comme ça que ça se passe à partir d'un moment à partir d'un certain moment vous où vous prenez la décision et c'est ce que j'ai fait j'ai dit je veux prendre la [raclement de gorge] décision de risquier j'aurais pu effectivement me casser la gueule et et et je l'ai pas vous avez pas pris la décision de casser ce système là monsieur Hadad Vous avez pas pris la décision de vous dire, attendez monsieur Hadad, vous avez pas pris la décision de vous dire "Moi, j'ai été salarié, j'ai vu comment pour le travail que j'ai fait en tant que
salarié, comment on narrive pas à vivre correctement et ben moi je vais faire en sorte de d'augmenter les salaires immédiatement pour faire en sorte que j'ai pas un meilleur salaire." Vous vous êtes dit, c'est le meilleur moyen de pouvoir gagner beaucoup plus. Et je vais vous dire à un moment donné, vous savez quand on était dans la phase sortie de Covid, on était en full emploi, c'était la folie. Vous savez qui c'est qui prenait les décisions et tant mieux pour eux. et j'étais content, c'était nos intérimires. J'ai la question pour vous parce que vous avez quelqu'un qui est chemineau mais qui a été aussi commercial, chargé de euh chargé commercial dans une entreprise d'intérim et une SSI sur la prospection d'ingénieur informaticien pour vous dire à quel point pourquoi
vous vivez de l'exploitation des gens. C'est-à-dire que vous utilisez des CV, des candidatures à côté dans c'est simple he Magali pour que les gens comprennent. Généralement, on va sur Monster, quel job ? On regarde telle entreprise, AXA cherche euh trois téléconseillers et vous appelez AXA. Bonjour, je peux me présenter à vous ? Euh j'ai euh j'ai vu que vous cherchez euh des candidats depuis plusieurs semaines. J'ai des CV qui peuvent vous correspondre. Est-ce qu'on peut se voir ? Vous faites un rendez-vous, vous ramenez une propa, une proposition commerciale, vous dites "Voilà le téléconseiller, c'est 1,70 je 1,70 fois le salaire et cetera et cetera." Donc en fait, c'est pas monsieur Hadad qui va faire le téléconseiller de Aksa, c'est pas monsieur Hadad qui fait
l'électricien. Monsieur Hadad, il récupère [raclement de gorge] juste des CV de gens qui postulent ailleurs et il leur dit tiens, moi j'ai une offre avant avant avant avant les autres où tu vas pouvoir bosser. Et en même temps, monsieur Hadad, il récupère sa pièce là-dessus. C'est de la mise en contact. Et c'est-à-dire que monsieur Hadad, ça je excusez-moi, je sais pas votre salaire ni euh ce que vous pesez mais en gros votre richesse, il la performance de mes tout simplement. Donc non, le votre salaire il dépend du nombre d'intérim qui acceptent d'aller travailler. Si l'ensemble des candidats vous ne trouvez plus personne, en fait vous n'avez plus de salaire. C'est-à-dire que votre vie, elle dépend. Vous avez dit que c'était les intérimères qui pendant le Covid étaient
les plus contents. Bah moi je pense que c'est surtout le patron qui est le plus content que les intérimires. Ils éduquent du tout. Pas du tout. Je vous dire, c'est parce que justement ces gens-là ont on ont un un un contrat tellement précaire qu'ils sont payés parce que le patronat profite de l'intérim justement parce que c'est des gens corvéables à merci. Vous leur dites faire ça et puis du tout l'intérimaire c'est plus du tout le même. Mais attendez l'intérim il y a combien de temps ? Mais non mais excusez-moi, je vous citerai OK, il y a les CDI contrat maintenant où en fait c'est des intérimires en CDI qui en fait n'ont pas les primes, n'ont rien du tout et cetera. Excusez-moi, un intérimaire qui dans n'importe quelle entreprise de ce pays demain se déclarait gréviste aux
côté de ses collègues salariés et cetera, il se ferait virer immédiatement. Et vous savez très bien, un patron, il dirait "Mais c'est quoi cet intérimaire qui fait grève dans mon entreprise ? Tu retournes chez euh euh je sais pas euh chez Connect ou chez euh euh crit intérim ou chez je ne sais quoi, vous savez très bien, les patrons, ils cherchent des intérimaires parce que c'est soit tu fais l'affaire et si tu es pas content, tu dégages. Et c'est pour ça que c'est un contrat précaire. C'est pour ça que vous versez quelque chose, monsieur Hadad, qui s'appelle la précarité. C'est-à-dire qu'un intérimaire lorsqu'il finit une rupture de contrat, vous savez qu'il a le droit de la précarité justement du fait de son contrat. Aló.
Anasse Kazib