Premier ministre Lecornu demande aux préfets de mettre en place des couvre-feux ou des interdictions
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 11:48OuverteRéponse directe
Est-ce que l'état d'urgence est envisagé ? Quelles villes concernées par les couvre-feux ?
- 14:26OuverteRéponse directe
Sur les matchs de football, est-ce que des couvre-feux pourraient les reporter ?
- 15:02RelanceRéponse partielle
Reconnaissez-vous que la police a perdu le contrôle dans certaines villes ?
- 15:36OuverteRéponse directe
Comment réagissez-vous au refus de participation du RN ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:21Invité politiquePromesse
« j'ai demandé aux préfets de déclencher un certain nombre de couvre-feux »
- 4:59Invité politiqueFait
« il est quand même bien logique que la responsabilité individuelle de celles et ceux qui ont cassé soit respectée »
Temps de parole
- Sébastien Lecornu100 %
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Bien mesdames et messieurs, bonjour à toutes et à tous. Je salue la la presse avec les les ministres qui ont participé à à cette cellule interministérielle de crise que j'ai présidée qui nous a permis aussi de faire un large tour d'horizon de ce qui se passe dans chacune des grandes zones de défense du pays avec évidemment des éléments de retour d'expérience comme on dit dans les forces de sécurité intérieure ou dans les forces armées sur ce qui s'est passé samedi. J'aurai l'occasion avec le ministre de l'Intérieur d'y revenir dans les jours qui viennent mais enfin je l'avais indiqué samedi soir dernier, la transparence totale, nous n'avons rien à cacher.
Et donc là aussi j'ai redonné un certain nombre d'instructions sur comment cette transparence doit se faire notamment à l'échelle nationale mais enfin aussi préfecture par préfecture parce que les maires, les forces vives locales évidemment se posent des questions sur non seulement comment les forces de l'ordre se sont organisées, une fois de plus on a rien à cacher et je veux leur redire notre soutien parce qu'elles ont admirablement bien travaillé mais aussi parce que les Françaises et les Français doivent le comprendre et le savoir la manière dont la le désordre s'est organisé de manière complètement inédite notamment en journée par l'ultra-gauche et en soirée par de la délinquance générale là aussi pour dire les choses très directement.
Et au fond, on le voit bien depuis hier soir, on a encore un sujet de délinquance générale qui se pose, on l'a vu sur les images à Paris et au moment même où on se parle, on a encore un problème avec l'ultra-gauche à Marseille. Donc on a évidemment une question de sécurité qui continue d'être suivie. Dans ce contexte, nous avons décidé plusieurs choses. La première est évidemment, c'est une réponse pénale particulièrement importante, massive. On est sur un nombre de de de gardes à vue enfin d'interpellations ayant donné lieu à des gardes à vue qui désormais se transforment avec un taux de poursuite réponse pénale élevée avec pratiquement 80 %.
Le garde des Sceaux s'est exprimé ce matin, il est actuellement en déplacement où il voit les procureurs généraux, il s'expliquera ce soir, s'exprimera de nouveau ce soir au journal de 20h mais enfin il va s'en dire que là, on a 2/3 de majeurs, on a pratiquement que des que des hommes, hein. Euh, on a des gens qui sont déjà souvent connus des services de police et donc, évidemment, la judiciarisation va nous permettre aussi de calmer les choses pour mettre un certain nombre d'individus hors d'état de nuire. 2e mouvement de judiciarisation, c'est celui-ci qui va se faire à froid.
Il vous a pas échappé sur les réseaux sociaux que beaucoup de pilleurs euh sont des génies, donc on a la bonne idée de ne pas mettre de cagoule ou euh de masque. Et donc là, on a une opération judiciaire euh très importante, massive, qui démarre aujourd'hui. Je crois que sur la plaque parisienne, c'est pratiquement 200 enquêteurs pour la seule préfecture de police de Paris, qui vont analyser euh les images, les films et d'ailleurs, le préfet de police y reviendra avec le ministre de l'Intérieur dans les heures qui viennent, sur des outils aussi nouveaux pour permettre à nos concitoyens de participer, de venir alimenter ces enquêtes.
Ça, c'est pour le volet judiciaire, mais le garde euh et le ministre de l'Intérieur y reviendront. La 2e décision euh que j'ai prise dans cette cellule interministérielle de crise, c'est qu'on a une situation qui est géographiquement très disparate. C'est sûr que les Françaises et les Français devant leur télévision se disent "Mais c'est le bordel partout." Bon, heureusement, non. Euh, on a un bordel, pour être trivial, pardon de ce mot, qui est très localisé sur des centres urbains.
Aussi, j'ai demandé aux préfets de déclencher un certain nombre de couvre-feux euh pour ce soir, couvre-feu partiel, euh dans lequel les préfets vont faire ce travail de discussion non seulement avec les maires, mais enfin aussi avec les chambres de commerce et d'industrie, parce que euh l'un des enjeux de ce couvre-feu, c'est la protection des personnes, mais aussi des biens et singulièrement des commerces. Là, on n'est pas sur euh comment dire, des délinquances générales classiques, on est véritablement sur une délinquance générale très précise, très spécifique de pillage, de revente d'ailleurs d'un certain nombre de de ces biens pillés.
Et il n'est pas question euh que les choses s'installent comme ça dans la durée, c'est le moins qu'on puisse dire. Et donc moi, j'ai donné cette instruction aux préfets d'engager des couvre-feux, ils seront partiels, ils peuvent être très localisés. Euh, et donc dans la courant de l'après-midi, euh le ministère de l'Intérieur pourra vous donner une cartographie assez précise de ce que les préfets auront décidé parce que je leur laisse le temps d'avoir une discussion notamment avec les maires des communes concernées, mais aussi le monde économique parce qu'on va y revenir dans un instant. On va mettre de l'argent public sur la table. C'est normal.
Enfin, ça n'a pas de sens si à un moment donné on n'est pas capable de rétablir l'ordre dans les meilleurs délais. Troisième décision qui ont été prises, c'est précisément les mesures d'accompagnement. Bon, déjà, je le dis parce que je vois aussi que le débat monté, il est bien légitime, c'est avant tout ceux qui ont cassé qui doivent payer. Euh, ça explique le projet de loi évidemment qui est le nôtre, y compris ce projet de loi qui arrive au Parlement qui va permettre d'aller saisir des allocations sociales. Pour se faire, hein, ça fait quand même des années que tout le monde en parle.
Il aura fallu que que mon gouvernement s'y colle et je pense que ça tombe malheureusement à pic, malheureusement à pic. Enfin, on a déjà aussi une responsabilité civile qui existe et dans les instructions qui ont été données par le garde des Sceaux, c'est de permettre sur l'ensemble des personnes dont la judiciarisation est faite, si elles sont condamnées, d'être appelées à la responsabilité civile. Je le dis y compris d'ailleurs pour le maire de Limoges parce que à certains nombre de destructions, avant même que l'argent public ne soit sollicité, il est quand même bien logique que la responsabilité individuelle de celles et ceux qui ont cassé soit respectée. En tout cas, nous le ferons.
La deuxième des choses, pour les commerces, pour nous, euh ministre Papin, euh ministre du Budget là aussi, euh le collègue de l'Économie euh rentre actuellement de déplacement à l'étranger, enfin, il va sans dire qu'il faut permettre aux commerçants de de redémarrer très vite. Redémarrer très vite, c'est ne pas abîmer évidemment les emplois. Et les commerces de France sont évidemment de grands employeurs et c'est pour ça qu'avec Jean-Pierre Farandou, on a décidé euh de déclencher le chômage partiel euh dès demain, c'est-à-dire qu'on va le faire par euh une instruction ministérielle sans attendre les délais euh que nous connaissons et on va pas le faire à 70 %.
On le fait tout de suite à 100 %. C'est c'est pas une mesure de continuité euh de l'activité en tant que telle, mais c'est une mesure de protection de l'emploi. Il est pas question qu'il y ait de la casse sociale dans cette affaire après avoir connu la casse tout court. Ensuite, euh nous allons euh débloquer un fond de soutien spécifique pour l'ensemble de ces commerces. Il y a un débat entre exonération sociale et fiscale ou fond de soutien. Je crois qu'on prend du terrain, qu'il y a davantage un envie de fond de soutien pour faire du cousu main.
En tout cas, je me range à ce que les ministres décideront euh dans les concertations qu'ils vont mener sur le terrain entre cet après-midi et demain. Mais enfin, il y aura besoin de trésorerie. Euh bon nombre de commerçants avaient déjà fait leurs stocks, y compris pour Noël. Bon, il y a pas question de paumer la saison. Donc ça, pour le coup, on va y répondre de manière évidemment très très précise et très directe. Puis troisième chose, évidemment, les assurances, dans lesquelles une discussion a déjà démarré avec elles depuis ce weekend.
Capacité à accélérer les les différentes euh les différentes expertises, éviter d'emmener nos nos commerçants dans des tracasseries de procédures qui n'en finiraient pas, être capable évidemment euh très vite d'ouvrir les guichets, être capable de verser des acomptes euh sur évidemment la la la les les sommes euh d'accompagnement pour les assurés. Gros travail évidemment qui est en cours, sur lesquels aussi les ministres reviendront. Bon, cette réunion de ce matin me permet évidemment d'avoir plusieurs rendez-vous dans la semaine.
Tout à l'heure, avec le ministre de l'Intérieur, on fera un point spécifique avec tous nos services de de renseignement, parce que euh tente quand même à Désormais, il est démontré que on a quand même un mouvement de l'ultra-gauche qui a envie d'organiser un désordre, pour ne pas dire plus, euh un désordre profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle. Je crois que ça nous a été dit clairement par les services de renseignement ce matin, il y a toute une nébuleuse euh qui même peut s'activer pour même remettre en cause même le calendrier de l'élection présidentielle et la tenue de l'élection présidentielle.
Je l'ai dit de nombreuses reprises ces derniers temps, pas toujours eu le sentiment d'avoir été entendu et cru, donc je le dis de manière beaucoup plus directe. Ça pose donc plusieurs questions pour nous. La première, c'est comment protéger justement euh ce cadre démocratique qu'est l'élection présidentielle. Pas question que des minorités violentes imposent un agenda de violence et nous empêche évidemment de tenir cette élection. Ça pose la question pour moi de la sécurité des candidats, leur sécurité personnelle. Ça pose la question de la sécurité des meetings, quelles que soient les formations politiques.
Ça fait partie des points que je vais voir avec le ministre de l'Intérieur cet après-midi parce que je vois bien que l'agenda démocratique va être percuté par cet agenda de désordre tel qu'il est imaginé par par ces différents groupuscules. Ça pose aussi des questions de liberté syndicale. Moi, j'en suis un très très grand défenseur. Ma culture politique comme gaulliste, enfin, il y a pas de schéma dans lequel désormais euh la liberté de manifester peut être à ce point abîmée par des mouvements de casseurs.
Bon, alors on a déjà connu ça pendant déjà même le quinquennat du président Hollande pendant les lois Touraine, on se rappelle de ce qui s'est passé pendant euh la réforme des retraites et cetera. Enfin, là, cette ça fait partie des choses que je veux discuter moi avec les formations et les organisations syndicales pardon cette semaine. Euh elles ont elles-mêmes déposé un un un préavis pour une manifestation le 5 novembre, c'est leur leur droit hein.
Mais justement, il faut que à haut niveau, c'est-à-dire Premier ministre, ministre de l'Intérieur, on on puisse avec elles regarder les conditions de la sécurité de l'expression euh de de de de ces mouvements de manifestation parce que on peut pas mettre en danger évidemment les salariés, les Françaises et les Français, parfois des mineurs qui ont manifesté. Et beaucoup de gens ont manifesté dans le calme, il faut le redire quand même samedi dernier. Et ce sont parfois les sont pas d'accord avec la la politique que le gouvernement peut peut mener. Mais enfin, c'est le droit du gouvernement de leur donner un cadre d'expression comme la campagne présidentielle.
Donc c'est quand même aussi la question des libertés qui est posée. Puis enfin, je réunirai les différentes formations politiques, non pas tellement que pour leur parler de violence. J'espérais que chacun sait où il habite, même si comme je l'ai dit samedi, il faut désormais choisir son camp. C'est plutôt un moment de clarification. Non, avec le ministre de l'Intérieur, je veux leur parler de police. J'ai vu depuis maintenant euh pas depuis 3 semaines, on nous explique que la police tue ou la police blesse. Puis depuis 2 jours, on nous dit que fait la police. Une schizophrénie bien française du débat politico-médiatique, hein, je ne pas découvert ce week-end.
Mais enfin, on peut pas avoir une instrumentalisation de la police dans le débat électoral de cette élection présidentielle, c'est pas possible. Euh, dans un sens comme dans un autre. Donc, tout le monde parle de doctrine de maintien de l'ordre, pas sûr que tout le monde la connaisse bien parmi la classe politique. Je suis pas certain que euh, si on interrogeait d'ailleurs les responsables politiques, ils soient bien informés de comment cette doctrine de maintien de l'ordre a été imaginée, comment justement elle est appliquée sur le terrain.
Enfin, je vois aussi le redire, samedi, si on a eu des scènes très difficiles sur des violences sur les biens, euh, il n'y a pas eu de personne tuée et c'est un miracle. C'est un miracle que le bilan ne soit pas plus lourd. Faut le redire. Donc, ça veut dire aussi que les policiers et les gendarmes font leur travail dans dans dans un cadre qui est très difficile et justement avec une doctrine qui est connue. Est-ce qu'il faut faire évoluer cette ?
J'entends que beaucoup en parlent, et ben, ça fera partie justement des points que je souhaite aussi évoquer avec les formations politiques en disant "Bah, puisque tout le monde en fait un objet politique, traitons-le de la manière la plus sérieuse possible et et de la manière la plus technique possible parce que, une fois de plus, moi j'ai porté l'uniforme comme officier de réserve dans la gendarmerie et je vis très très mal les remises en cause des policiers et des gendarmes telles qu'on a pu les connaître ces derniers temps." Monsieur le Premier ministre, si le chef de l'État a évoqué justement à ce sujet de nouveaux modes d'action face aux casseurs, si vous n'aviez pas envisagé à ce stade d'évolution de la doctrine de maintien de l'ordre, est-ce qu'il y a déjà des mesures que vous prenez avec le ministre de ?
Est-ce que vous prévoyez par exemple des renforts pour les forces de l'ordre notamment en matière de maintien de ? Allez-y, Laurent. Monsieur le Premier ministre, vous ? Oui, oui, bien sûr, ça Il y a ce dont a parlé le Premier ministre qui est une réflexion sur la doctrine du maintien de l'ordre, la gestion des émeutes, des violences urbaines. En attendant, le Président de la République, effectivement, il l'a dit dans son allocution, il m'a demandé de prévoir sous mon autorité du Premier ministre un certain nombre de mesures pour endiguer, empêcher d'agir les casseurs pilleurs et évidemment, on va les mettre en place dès ce soir.
Déjà hier soir, ça a un peu bougé dans Paris, dans certaines agglomérations régionales. Voilà, beaucoup de mobilité, beaucoup de réactivité. Tout ça, on va le mettre en place. Premier premier élément de réponse à votre question. Deuxième élément de réponse à votre question, oui, on va encore renforcer les effectifs de police et de gendarmerie sur le terrain et notamment ce weekend. Clairement, oui. Bonjour, Hugo Capelli pour BFM TV. On entend beaucoup parler de de l'état d'urgence. Il n'a pas été décrété jusque-là. Est-ce que c'est quelque chose qui est encore envisageable ou vous dites non, pas besoin de le faire en ? Vous avez évoqué des couvre-feux partiels à l'instant.
Est-ce que vous pouvez nous détailler quelles sont les villes qui sont ? Est-ce que par exemple à Paris, Lyon, Marseille, des couvre-feux vont s'appliquer dès ce ? Est-ce qu'on peut avoir un peu plus de précisions à ce ? Et si ça a va avoir des conséquences c'est quoi aussi sur des ? Je pense notamment au match de foot qui va avoir lieu demain au Paris Saint-Germain, gros match de de foot contre le FC Barcelone. Est-ce que ce match peut être reporté si un couvre-feu est appliqué dans la ? On va se répartir la réponse avec le ministre notamment sur la partie match de foot.
Sur l'état d'urgence, il faut il faut bien que tout le monde comprenne que ma détermination à rétablir l'ordre elle est totale. Voilà, je peux pas vous dire mieux les choses. Donc tous les outils qui sont à la main du gouvernement et singulièrement à la main du Premier ministre sous l'autorité évidemment des compétences du président de la République pour ce faire. Si c'est utile, je le ferai. Après, pour connaître un peu ces sujets, l'état d'urgence, c'est c'est pas un objet politique. C'est quand même quelque chose qui est lourd y compris dans sa mise en place. Donc si c'est nécessaire, évidemment que nous pourrions le faire.
A date, la question des couvre-feux, la mise en œuvre de ces couvre-feux me paraît davantage adaptée à la situation que nous pouvons connaître. Ces couvre-feux devront être territorialisés et partiels. Il est pas question de mettre tout Paris sous couvre-feu. N'aurait pas de sens. Ça ne correspond pas d'ailleurs à ce qu'on a vu hier soir. C'est le problème des images aussi non, les images donnent l'impression que tout est égal partout. Non, fort heureusement quand même. Bon.
Donc, en revanche, on voit bien qu'on a des zones dans lesquelles à chaque fois, pour des raisons qui tiennent aussi aux transports en commun hein, euh les Halles, pour des raisons qui tiennent à une charge symbolique, République, euh dans lequel bah il est évident qu'on peut plus continuer comme ça. Donc, moi progressivement, euh j'utilise aussi les outils qui sont qui sont dans dans notre main, ce qui pour le coup, en contrepartie, nécessite pour le gouvernement d'avoir une discussion de bon niveau avec les formations politiques et surtout euh celles qui sont dans l'opposition, avec les partenaires sociaux parce que ils ont le droit de manifester.
Donc, c'est le c'est l'équilibre à trouver dans un grand pays comme le nôtre. C'est déjà arrivé dans notre histoire. Donc, il faut aussi rester calme et et faire preuve de sang-froid entre le rétablissement de l'ordre public ma priorité absolue parce que il est hors de question de laisser s'installer ce bordel permanent et en même temps ne pas attenter aux libertés. Voilà, je pense qu'un grand pays comme la France a déjà su trouver cet équilibre dans le passé. ? Oui, monsieur Premier ministre, sur le les matchs de football.
D'abord, à l'occasion de cette cellule interministérielle de crise, évidemment, on a examiné la disponibilité des des forces euh et la possibilité, évidemment, dans certaines [musique] circonstances, de remettre en cause des événements pour ménager les forces, pour garder une marge de manœuvre pour gérer l'ordre public. Ça, c'est le premier point. On a discuté des matchs de football. La question ne se pose pas pour le match de demain soir entre le Paris Saint-Germain et le et le Barcelone Football Club et pour d'autres matchs qui peuvent avoir lieu en Coupe d'Europe. Il y en a notamment un à Lille qui va se tenir. Voilà, les matchs ne sont pas remis en cause.
Monsieur le Premier ministre, on va varier pour TF1 et LCI sur les responsabilités. Donc, vous reconnaissiez que la police a perdu le contrôle dans certaines villes. Certains aussi pointent le travail des renseignements territoriaux. Au niveau gouvernemental, est-ce que vous avez ? Est-ce que le gouvernement a été à la hauteur et est-ce que vous avez toujours confiance en votre ministre de l'Intérieur et juste un mot sur les les consultations politiques que vous serez amené à faire, on a appris donc ce matin que Marine Le Pen et Jordan Bardella refusaient d'ores et déjà d'y participer.
Comment réagissez-vous et vous parlez des meetings politiques, est-ce que le leur qui doit se qui doit se dérouler le weekend prochain pourrait être reporté, est-ce que c'est ? Je découvre ce que vous me dites sur le Rassemblement National. Après, j'ai pas encore envoyé la lettre avec l'ordre du jour. Donc je les invite à à reconsidérer leur position en fonction de l'ordre du jour parce que précisément la sécurité de la campagne présidentielle fait partie des choses que je mettre à l'ordre du jour parce que je pense que on le doit le faire en transparence avec les les formations politiques. C'est trop facile de dire c'est la faute du gouvernement. Je prendrai toute ma part à chaque fois.
J'ai pas d'autres agendas, de toute façon tout le monde l'a bien compris donc tout va bien, ma carrière est faite. En revanche, je veux que tout le monde justement prenne aussi sa responsabilité dans dans ce moment-là. C'est vrai pour la dénonciation de la violence, c'est vrai aussi d'ailleurs pour l'organisation des meetings, des services d'ordre. Moi, je veux pas pour désormais être au clair sur le fait qu'il y a un agenda de bordélisation de l'ultra-gauche jusqu'à l'élection présidentielle, c'est donc l'affaire de tous les candidats à la présidentielle de faire en sorte que ça puisse fonctionner. Est-ce que Laurent Nunez a ma ? Oui, sinon il serait pas à côté de moi.
Je pense que la situation est suffisamment difficile pour que justement on joue au jeu des démissions et cetera. Moi, j'ai une culture, j'étais ministre des armées, je vous l'ai dit, j'étais réserviste dans la gendarmerie. Quand c'est difficile, l'État tient. Et quand c'est difficile, on réaffirme la confiance dans les gens qui ont le courage de prendre des décisions parce que c'est la différence entre acteur et commentateur. En revanche, on a l'humilité d'aller devant le peuple français en disant voilà ce qu'on a réussi et voilà ce qu'on a merdé. Parce que comme dans toutes les opérations difficiles, il y a des choses qu'on réussit et il y a des choses qui merdent.
Voilà, il faut le dire avec beaucoup de sang-froid et beaucoup de respect pour celles et ceux qui rendent le service de l'État. Laurent Nunez, c'est c'est pas un politicien. DGSI, directeur général de la sécurité intérieure, était préfet de police, était préfet de police de Marseille. Bon, on a un expert des questions de sécurité comme ministre de l'Intérieur. Est-ce que ça suffit à empêcher toutes les ? Non. Est-ce que ça permet quand même d'y répondre sereinement et professionnellement dans tous les jours qui vont venir pour corriger les choses et faire en sorte que tout ça évidemment rentre dans ? La réponse est oui. Oui.
Alors, sur [raclement de gorge] le le nombre de de de commerces qui vont subir des dégradations ou des pillages, il est l'évaluation que l'on a aujourd'hui, c'est sans doute 3000 au moins, donc c'est pas rien. On a mis en place donc un un dispositif de d'aide, de soutien qu'en tant que ministre du commerce, je coordonne sous l'autorité du Premier ministre et avec mes collègues, on a parlé de l'activité l'activité partielle, on a parlé du déport de charges aussi fiscales et sociales un peu comme on avait fait pour les incendies en Gironde. On a un soutien qu'on est en train de travailler, un soutien dédié.
Et puis pour la dernière partie de votre question, nous allons produire un un communiqué de presse dans l'après-midi Euh, effectivement euh faciliter la coordination entre les enquêteurs et euh les plateformes. Et euh la ministre Le Hennan, qui est chargée euh du numérique, euh travaille sur ce sujet pour aussi euh apporter des réponses dans ce domaine-là. Sur tout le volet économique, hein, les ministres compétents auront l'occasion de reprendre la parole entre aujourd'hui et demain. L'idée, c'est de laisser le temps de concertation. Et on voit bien quand même que d'un centre-ville à l'autre, c'est pas complètement la la même chose. Donc euh, faut s'inscrire dans la durée.
Et on a une seule chance dans notre malheur, c'est qu'évidemment les discussions budgétaires sont en cours, ce qui permet avec David Amiel aussi d'injecter au au fur et à mesure des amendements du gouvernement pour changer la copie. Donc en fait, on a l'outil qui nous permet aussi de d'adapter les outils de soutien. Donc ça, c'est la c'est notre c'est notre petite souplesse que nous avons ce moment. Merci à tous. Merci infiniment. Merci beaucoup. Merci bien.
Sébastien Lecornu