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interviewSud Radio· 23 mai 2026 14 min

Gabriel Attal candidat : "C'est un apparatchik, il a vécu toute de sa vie de la politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Hier, il y a eu la fin d'une vraie fausse surprise. C'est Gabriel Atal qui s'est déclaré candidat à l'élection présidentielle. Il nous a fait ce que certains ont appelé une Jacques Chirac.

Il s'est déclaré en promettant qu'il pourrait être le candidat de la rupture. Alors, est-ce que c'est vrai ? Est-ce que Gabriel Atal peut incarner la rupture après 10 ans de macronisme ?

Après tout, il a démissionné, il était contre la dissolution. Il a pu apparaître comme étant beaucoup plus lucide que le président de la République sur certains points. Ou alors, vous désespérez totalement.

Après tout, Gabriel Attan est en aucun cas quelque chose qui ressemble à une rupture, un candidat qui ressemble à une rupture parce que oui, c'est le prolongement du macronisme. Il a été son premier ministre. Il est dans la même logique, dans la même matrice.

Élément de réponse avec vous et discussion avec vous amis auditeur 0826 300300. Vous avez également le site sudradio.fr, les réseaux sociaux et l'application.

Et le dialogue s'engage avec nos éditorialistes en studio. [musique] Et bonjour Samuel Boton. Bonjour.

Merci beaucoup d'être avec nous. ce matin, expert en communication et bonjour Laratekov. Bonjour Maxime journaliste OJDD.

Première question, est-ce que vous avez regardé ? Est-ce que vous avez pu décortiquer la déclaration de candidature donc de Gabriel Ataliger ? Est-ce que pour vous, comme on parle toujours des déclarations de candidature, avant qu'on aborde les questions de fond à savoir est-ce que il peut incarner la rupture dont il parle, est-ce que c'est une déclaration de candidature réussie ?

Samuel Bon, vous l'expert en communication, c'est une déclaration de candidature qui reprend tous les codes de la 5e République et ceux à quoi on est habitué, à savoir aller dans la France profonde, mener un débat, essayer de prendre cours euh ses adversaires. Vous avez évoqué le chirakisme dans le discours de Gabriel Atal. J'ai vuér j'ai vu des références au shaisme, j'ai a aussi vu du macronisme, du sarcosisme et Dieu se sait encore quel autre homme politique il a pu se raccrocher.

J'ai un problème parce qu'en fait je me retrouve face à un exercice de communication pur et dure qui est totalement dénué de fond. Alors on évoquera plus tard la question de sa crédibilité et de la rupture. Moi avec [grognement] Gabriel Atel, j'ai plusieurs problèmes.

Le premier étant qu'il a un immense point commun avec Jordan Bardella et même avec Jean-Luc Mélenchon. C'est pas la jeunesse. Non, [grognement] pas la jeunesse. [raclement de gorge] Ça c'est pas un reproche qu'on peut faire.

Par contre, je lui reproche d'être un apparatique, d'avoir vécu toute sa vie de la politique et de ne pas savoir ce qu'est réellement la valeur. La jeunesse, on peut pas en faire un reproche parce que c'est ce qui bloque quand même beaucoup avec Gabriel Atal au premier abord. Même que qu'Emmanuel Macron au moment où il avait été élu lui-même.

C'est-à-dire il a 37 ans, il en aura 38 l'année prochaine. Il a 34 ans. Emmanuel Macron avait 39.

H il a 37 ans aujourd'hui à Tal. Donc elle est quelques années quelques années différent. C'estàd on est on est plus ou moins dans les mêmes dans les mêmes ordres de passage.

Donc non, son âge n'est pas un sujet. Par contre, son programme politique, le fait qu'il ne connaisse quasiment rien au réel de la valeur de travail, ça c'est un problème. Et après, il y en a d'autres.

On va les développer. On va les développer durant cette discussion. Laraov, est-ce que vous avez regardé la déclaration de candidature de Gabriel Atal ?

Est-ce que vous l'avez est-ce que vous vous estimez que c'est un exercice réussi ? euh sur la forme. Oui, j'ai trouvé que c'était un exercice euh réussi, que la mise en systène était plutôt euh plutôt bien faite.

A après effectivement euh pour moi, Gabriel Atal, il fait plus euh jeune premier euh parisien que euh candidat euh des terroirs, si je peux dire, euh une immersion qui n'était pas crédible. Voilà. Euh mais il a fait le job et sur sur la forme, c'était c'était plutôt c'était plutôt bien amené.

Maintenant, moi le problème que j'ai avec Gabriel Atal, c'est que déjà il ne fait pas l'unanimité au sein de son propre parti. Euh, il y a d'abord Ellisabeth Born qui a claqué la porte encore récemment en lui reprochant de faire du Parti Renaissance un outil de communication personnelle et de mener une aventure individuelle. H après certains pourraient dire que c'est le but d'un parti politique de dresser celui qui le dirige enfin ou de l'emporter vers une élection.

Tout à fait. Mais là, on a plus l'impression d'assister effectivement à un concours de muscles finalement avec Édouard Philippe et nous verrons bien s'ils ont à cœur l'intérêt du pays et s'ils réussiront dans un deuxième temps à faire Alliance. Mais pour l'instant effectivement, je vois un candidat qui euh qui effectivement c'est une initiative qui pour moi et qui ressemble plutôt à une à une aventure individuelle. [grognement] Et de toute façon aujourd'hui, il y a énormément de candidats à droite.

Il y en a pas moins d'une petite dizaine et c'est certain que si finalement tous ces candidats finissent ne finissent pas par faire alliance, bah la droite ne gagnera jamais. Et puis une dernière chose, Gabriel Atal aura à un moment donné lorsqu'on entrera dans le dur de la campagne à devoir défendre le bilan d'Emmanuel Macron. Tout comme Édouard Philippe d'ailleurs et ben bon courage à lui en fait.

H est-ce que je je vous voyais réagir Samuel Boton ? Parce que quand même quand dans son discours on l'écoute en tout cas dans sa présentation alors vous avez raison sur l'aspect macronisme parce qu'il y a beaucoup de concepts un peu un peu poreux on va dire pour rester poli. complexe si vous préférez.

Oui, une pensée complexe, la fameuse, ça m'avait pas manqué tiens, cette expression de la pensée complexe, mais est-ce que quand il se présente comme le candidat de la rupture, est-ce qu'il y a quelque chose quand même de l'ordre du crédible parce qu'on peut dire qu'on peut avoir été dans les pas de quelqu'un qui nous a élevé politiquement, mais avoir au par exemple une fois confronté à l'exercice du pouvoir, ben une autre vision du monde qui nous entoure et de ce qu'on a pu faire notamment. Non, je pense que la démonstration de Laara RA a été relativement claire, c'est-à-dire il a effectivement 10 ans de macronisme derrière lui. Il a pu s'ériger en rempart sur certaines décisions mais c'était guidé par un intérêt individuel.

Je pense notamment à la dissolution mais sur le reste, il sera beaucoup plus dur pour Gabriel Atal que pour Édouard Philippe de renier le bilan Macron, c'est-à-dire Édouard Philippe pour remettre les choses dans le contexte. Il a été premier ministre pendant 3 ans au début de l'aventure d'Emmanuel Macron. Il s'en va en étant l'homme qui a financé les entreprises pendant le Covid et depuis il a eu le temps de reprendre ses distances, de se réemplanter au local au Havre, je crois à reprise.

Oui. Certains vous diront aussi que ça a été l'homme des 80 km/h de la fermeture de Fenheim, des mauvaises décisions aussi pendant le Covid parce qu'il y a participé. Oui, il y a eu des mauvaises décisions mais aujourd'hui je pense qu'il a suffisamment de recul sur la situation pour pouvoir incarner beaucoup plus la rupture alors toute proportion gardier que Gabriel Atal.

Vous avez évoqué un autre point sur le fait qu'il avait beaucoup de mal à à rassembler dans son camp et c'est vrai et il y a une autre difficulté qui va se poser à lui, c'est qu'il va falloir rassembler au-delà de son camp aujourd'hui. Qui peut partir sur une une campagne présidentielle avec quelques soutiens ramassés derrière lui ? une à peu près 500 institutionnels, sachant que son plus gros poids lourd euh c'est Priscatno et qu'elle ressemble beaucoup plus à un poids qu'à une fusée en terme de pour vous dites ça parce qu'elle est efficace Priscat que ce soit dans les médias que ce soit sur les réseaux sociaux c'est quand même bonne communicante une communiquante pour diriger un pays.

Voilà donc ça c'est un problème. Et alors il y avait une phrase qui m'a marqué alors il y a deux trois articles qui ont retenu mon attention sur la déclaration de de Gabriel Atal. l'IB, le JDD et le Parisien.

Et dans le Parisien, il n'y a jamais de sincérité en politique, juste des arrières-pensées. La citation n'est pas du journaliste, elle est de Martine qui est simplement venue assister à la déclaration de Gabriel Atal et je pense que ça résume assez bien les choses. Mais ça interroge ce que ce que dit cette chère Martine visiblement dans le Parisien sur la sincérité de Gabriel Atal.

Beaucoup lui reprochent Larekov parfois ce ce manque de sincérité, ce manque d'expérience. C'est pour ça que je vous posais quand même la question de l'agne vraie traversée du désert à ce monsieur comme a pu la connaître Sar en 95. Vous croyez à la traversée du désert parce j'ai pas bien vu moi la traversée du désert du préser du désert c'està-dire connaître la défaite comprendre ce que c'est que le temps difficile en politique et être oublié de tous et pouvoir organiser son retour.

Il y en a certains qui l'ont connu avec succès. Je pense à Nicolas Sarkozi, je pense à François Hollande, même à Jacques Chirac he après deux défaites violentes à l'élection présidentielle quand même a toujours été maire de Paris en Philigrane, ce qui est quand même un poste relativement élevé à l'échelle du pays. C'est pas la même chose.

Mais oui, il a connu le désamour lui aussi. [raclement de gorge] Laraov, est-ce que dans ce que disait aussi Samuel Boton, il y a une réflexion intéressante qui est de réussir à quand même élargir sa base électorale, ce qui n'est pas une mince affaire. Beaucoup euh regardent Édouard Philippe en disant "C'est officiellement déjà le candidat de droite qui va plaire à toute la gauche pour vous.

Où se trouve l'élargissement électoral de Gabriel Atal ? S'il en a un selon vous ? Je ne sais même pas s'il en a un si vous parce que moi j'ai un problème de ligne en fait avec les macronistes avec Gabriel Atal qui est je le rappelle quand même le petit frère ou le fils spirituel d'Emmanuel Macron hein.

Il y a 10 ans de de macronisme derrière lui. Ça a été son premier ministre, ça a été son ministre de l'éducation nationale. La ligne de Macron n'a jamais été claire non plus. disait socialiste.

Un jour, il va au pu du fou, il en ressort, il est dit il dit bah je suis plus socialiste du tout. Bref, euh Gabriel Atal, il a le fardeau du bilan d'Emmanuel Macron qu'il va devoir défendre et puis finalement lui euh a à quel est son bilan ou quel est son propre bilan à lui qu'il va devoir défendre si vous voulez quand il était ministre de l'éducation nationale, il a porté cette réforme du choc des des savoirs du pour laquelle il n'est jamais allé au bout. Finalement, ça a été une réforme qui a été complètement euh avortée, hein.

C'était sa réforme emblématique euh qui était censé enrayer la chute du niveau scolaire et répondre aux alertes répétées des classements internationaux sur les le mauvais niveau des des élèves français. [grognement] Le plan était finalement tombé à l'eau quand il avait été premier ministre. Je rappelle qu'il avait proposé une des mesure phare de son de lorsqu'il était en poste.

C'était sa réforme pour la justice des mineurs qui [raclement de gorge] allait euh je je je j'en conviens, qui allait dans le bon sens mais qui finalement a été entièrement retoqué par le Conseil constitutionnel et censuré. Donc euh quoi qu'il en soit euh je je j'ai bien peur que euh Gabriel Atal nous vende effectivement un récit euh politique qui soit peut-être à les chambres, mais quoi qu'il en soit euh à l'issue euh si jamais euh il est élu, euh il n'arrivera pas à aller très loin si vous voulez dans dans la réforme euh dans dans les réformes profondes dont nous avons besoin pour la simple et bonne raison que tant qu'il y aura toutes ces institutions qui verrouillent le système comme le Conseil constitutionnel, le Conseil d'État, euh la Cour des comptes, l'Europe et cetera, et ben finalement aucune réforme, beaucoup de verrou et d'autant qu'Emmanuel Macron place ses amis à la tête de ses institutions et finalement quelque part verrouille le système. Aujourd'hui, il n'y a que la droite et que le Rassemblement national qui propose de Pour vous, Gabriel Atal n'est pas de droite.

Non, pour moi, Gabriel Atal n'est pas de droite. Il n'y a que la droite et le Rassemblement national qui propose aujourd'hui de passer outre ces institutions et de demander leur avis en aux français en proposant des référendums et en proposant de gouverner par ordonnance et par décret. J'ai on a entendu un petit sourire quand vous parlait bien un point de désaccord sur ce débat et en l'occurrence j'ai toujours tendance à penser que la droite et l'extrême droite ont toujours été dans des promesses assez creuses et vides et ont toujours fait abstraction de la réalité de la politique et des contextes de pouvoir.

C'est-à-dire dire ben nous quand on va arriver les déficits, on va les résorber, on va supprimer le service public, on va faire ça, on va faire ça. Ça s'appelle de l'ambition. Ça c'est de l'ambition.

Mais une fois quand une fois qu'on arrive dans le costume présidentiel ou à un poste de direction, on s'aperçoit qu'il y a des composantes avec lesquelles on doit faire. Et avant, vous connaissez, vous connaissez la réponse dans ce cas-là qui est de dire oui mais avant nous, on n'a pas mis les mains dans le cambouille, on pas à ce on reprendra notre souveraineté, on sortira de l'Europe et on se retrouvera seul et isolé. J'y crois pas forcément.

Quant à la question Gabriel Atal est-il de droite ? Je ne peux m'empêcher de répondre non. Je ne vois rien de socialiste chez lui.

J'ai même tendance à penser que les socialistes pour fait pourraient faire un score bien meilleur euh que celui de Gabriel Atal et se pose ainsi la question. Attendez, on rappelle qu'il était militant en PS et qu'il a appelé à voter en 2024 pour aller fin. Il est pas resté longtemps.

Sa dernière carte au PS, je crois que c'est 2015 et ça coïncide avec la création d'en marche. Donc il a été l'un des premiers adhérents. Euh donc se pose cette question et surtout je pense qu'on y verra plus clair à partir de fin décembre quand les candidatures seront réellement figées que chacun aura pris sa décision et que la ligne de départ sera marquée.

Il y a cet inconnu qui sera sur la ligne de départ à droite à l'extrême droite et même au centre. Hm. Et pareil pour la gauche où on a effectivement Jean-Luc Mélenchon, une candidature socialiste et d'autres qui peuvent se multiplier.

Et c'est là que ça nous amène à un point intéressant. On pourrait revivre ce qui s'est passé en 95 avec effectivement le premier qualifié qui serait très haut dans les scores, donc en l'occurrence le RN, mais le deuxième qui pourrait se jouer à 15 16 17 % maximum. Hm.

Et euh pour euh comme il nous reste peu de temps là Rekov, qu'est-ce que vous répondez notamment à Samuel qui vous dit euh ou qui dit "Je pense que le Parti socialiste DBRA là aussi qui est vraiment sur la ligne d'arrivée euh peut faire plus que Gabriel Atal dans les sondages ? Enfin et notamment dans les scores à la présidentielle. Vous y croyez ou pas ?

Enlever Gluxman de l'équation et François Hollande aussi ou pas ? Non, vous pouvez le laisser [rires] on a bien compris. On a bien compris.

Tout dépendra de leur candidat. Je suis incapable de vous dire si le PS fera plus pourra faire plus que Gabriel Atal ou non. En revanche, Zemour parlait très bien dans le Zidg cette semaine.

Il faisait l'opposition entre la Nouvelle-Fance et la France éternelle et je pense que le clivage aujourd'hui se situe plus entre ces vision dans cette vision là effectivement d'un parti comme la France insoumise euh et un parti qui va défendre la France et et son identité à droite. H et vous avez vu comme elle est forte quand même Samuel Boton la Rekov elle arrive à faire la promotion en même temps de son journal le JD News et le JDD c'est tout un métier. Merci beaucoup Laraov d'avoir été avec nous ce matin.

Donc journaliste JDD à retrouver en kiosque demain et merci beaucoup Cel Boton d'avoir été avec nous sur Sud Radio.

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