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Discours / meetingDebout!· 8 septembre 2026 21 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergie

Discours de clôture de François Ruffin au Parlement Debout!

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:45non_speechPromesse
    « nous nous ouvrons une parenthèse libérale [...] Nous nous sommes là pour refermer cette parenthèse libérale »
  • 15:38non_speechChiffre
    « quand on fait la proposition de loi sur le train à 29 € simplement le TER à 29 € pour tout le monde, de dire que l'Allemagne le fait déjà »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
François Ruffin

Je voudrais m'interroger sur qu'est-ce qu'on fait dans cette campagne et qu'est-ce qu'on essaie de faire et personnellement, qu'est-ce que j'essaie de faire depuis 25 ans maintenant et en quoi le le chapitre qu'on écrit là participe pour moi de cette histoire sur un temps long. Je vais énoncer trois objectifs. Le premier objectif, vous l'avez entendu tout à l'heure, c'est de réconcilier gauche et populaire. Il paraît que pour que pour comprendre comment pense un dirigeant, il faut se mettre dans le monde dans lequel il était quand il avait 20 ans. Quand j'avais 20 ans, c'était les années 90.

Et c'était sans doute le moment où la gauche était la plus noble, où elle regardait le reste du pays d'en haut, où jouit au foot. Euh être supporter, c'était juste être un bof sel avec sa bière et forcément vous étiez mauvais avec le reste de l'humanité, quoi. Donc je viens de ce temps-là dans et dès les le début des années 2000, dès la défaite de Jospin que moi je sens venir depuis Amien, je n'en suis pas surpris de l'élimination au premier tour et parer un bouquin sur le divorce de la gauche et des classes populaires déjà à cette époque-là.

Et évidemment depuis ce moment-là, depuis ma pipe Cardie, depuis une usine whirlpool qui à l'époque perd son lave-linge qui part en Slovaquie, je suis dans une exigence de me demander comment je fais avec mon petit journal Fakir pour réconcilier gauche et populaire et pour mettre fin à ce divorce. dire qu'on a vécu des temps contrastés là-dedans parce que il y a eu un moment où le front de gauche, le parti de gauche, la France assoumise a été un outil pour réconcilier partout. C'est pas qu'on y est pleinement parvenu, mais pour réconcilier partout gauche et classe populaire.

Et puis qu'ils ont ouvert à partir de 2022 un autre chapitre qui fait que ils se ils portent une gauche populaire très clairement dans les quartiers mais que sorti de ça, on est cuit. Ben nous, on a ce flambeau là à porter. qui passe par des signaux culturels. Quand je vais au camping du film camping avec Fabien Antonien, c'est un signe qui envoyé de voilà, nous ne méprisons pas le camping, nous ne méprisons pas le cinéma populaire, au contraire nous quand il nous fait rire bah nous l'accompagnons. Mais c'est évidemment des prises de position beaucoup plus de fond au-delà de jouer aux boules et ainsi de suite.

par exemple de enfin c'est pas par exemple c'est notre colonne vertébrale le rapport à la mondialisation. Il est évident que le divorce entre la gauche et les places populaires, c'est essentiellement le rapport à l'Europe et euh à la mondialisation qui est venu tracer comme un fil à couper entre les vainqueurs et les vaincus. et les dirigeants de la gauche classique étaient dans le camp des vainqueurs euh jusqu'à Pascal Mami, président de l'Organisation mondiale du commerce et membre du Parti socialiste. Jacques Deelor, euh ancien ministre de l'économie socialiste et président de l'Union européenne qui euh la communauté communique europée et qui met en place l'acte unique.

Donc nous il y a ça et dans le présent c'est notre travaillisme écologique qui est la conviction que face au défis climatique il nous faut transformer le pays en profondeur sur à peu près tout logement déplacement industri énergie culture agriculture médecine tout doit être transformé mais que ça peut que ça doit s'appuyer sur le travail mais évidemment c'est une un mon une conception politique aussi qui est que en se disant que plutôt que d'opposer travail écologie, ce qui est le truc classique en disant ça fait disparaître des emplois et ainsi de suite, nous nous disons au contraire travail et écologie doivent fonctionner ensemble. Pourquoi ?

Pour que ça soit un outil qui réconcilie des classes populaires qui sont soucieuses de stabilité, qui sont angoissés parce qu'il y a plus de place pour eux et encore moins pour leurs enfants et à qui on vient dire il y aura du boulot, ça sera du boulot de qualité, ça sera du boulot valorisé. Donc les classes populaires et les classes intermédiaires qui sont moins dans l'angoisse du présent mais qui sont dans l'angoisse légitime de demain. Donc le travaillisme écologique aussi est un outil pour une gauche populaire dans notre pays. Si vous voulez, vous savez, je sais toujours pas faire les montés. Donc vous y allez, vous faites des applaudissements quand vous voulez.

Monsieur est très chaud donc je c'est c'est lui qui veut faut regarder. Ça tombe bien, il a un foulard rouge donc faut Voilà. Tiens, tu peux venir t'asseoir ici comme ça tu feras la claque. Vas-y, viens, viens, viens, viens. Je petite anecdote. Pendant l'été, comme un chien qui va toujours pisser au même endroit, je vais en Ardèche en vacances. On a on doit arrêter avec les métaphores canines, c'est ça ? OK. Et je suis à euh le l'hypermarché Leclc Montellimar. J'attends au rayon charcuterie et il y a un mec qui vient avec moi qui me dit "Ah Ruffin, non, je pouvais pas que tu passes dans le supermarché que je te salue pas.

Le mec, il avait un tablier rouge et il me dit "Bah voilà, je suis retraité Patrick et bien que je sois à la retraite il y a 72 ans, et ben tous les weekends je viens chez Leclerc pour faire faire des présentations de vin parce que ma retraite me suffit pas à vivre." Mais vraiment, on compte sur vous. Si si vous êtes plus là, il y a plus rien. Et je dis juste que je vis moi dans ma tête avec Patrick. Comment on fait pour que Patrick se sente pas lâcher ? Comment on fait pour que Patrick continue à se reconnaître dans la gauche ? Et donc voilà, je crois qu'on doit vivre avec des Patrick à l'esprit, des Janette à l'esprit en se demandant comment on fait pour que la gauche elle leur parle.

Donc on doit continuer ce cheminl et c'est en même temps, je vous le dis, quand on vous annonce ça, c'est une fierté et un poids en même temps. Mais c'est le premier objectif que nous avons dans cette campagne, c'est de marquer un chemin de réconciliation de gauche et populaires dans le pays partout. La deuxième chose euh c'est la bataille des idées que nous menons depuis 25 ans euh avec Fakir, avec des films, avec des livres, avec des émissions de radio, avec des élections en 2017 aux législatives, aujourd'hui à l'élection présidentielle. Des des et des batailles des idées, nous en avons déjà remporté un certain nombre.

Je pense à évidemment à la question des taxes frontières, des barrières douanières, des quotas d'importation, même plus généralement la souveraineté hein. Quand on prenait souveraineté auparavant, on était souverainiste, on était des rouges bruns et c'était pas bien. Nous avons remporté cette bataille là tellement que le risque aujourd'hui c'est que le mot souveraineté soit noyé à force d'être utilisé et qu'il ne signifie plus rien. Et nous on en fait quelque chose de contré. Oui, il faut des taxes aux frontières. Oui, il faut des barrières douanières. où il faut des quotas d'importation.

D'autres batailles qu'on a gagné, c'est par exemple la bataille sur l'indexation des salaires sur l'inflation. On n' pas l'a pas remporté dans la réalité mais maintenant c'est toute la gauche qui grosso modo dit oui quand il y a de l'inflation il faut indexer dessus. Je signale que quand on a commencé à bosser là-dessus y compris la France insoumise voulait pas qu'on l'inscrive et c'était une bataille à l'intérieur du groupe parlementaire pour qu'il ait l'indexation au programme l'indexation des salaires sur l'inflation. Mais de manière plus générale, ce qu'on vise, je dirais, c'est presque un changement d'hégémonie.

c'est que on fasse entrer la société française dans un autre temps et un autre monde. Et ça c'est une bataille culturelle large. Je il y a pas 1789 si il y a pas les lumières avant qui s'insinuent dans toute la société et y compris chez les aristocrates et y compris chez les curés. euh il y a pas le Conseil national de la Résistance s'il y a pas déjà des idées qui ont infusé et notamment la victoire du Front Populaire et que ça continue à percer et que ça débouche sur le fait que la société française est d'accord pour avoir ce vaste plan de sécurité sociale euh en 1945. quand les années 70, c'est toutes les sociétés françaises, y compris la droite qui est qui est kenésienne.

Et à partir des années 80, c'est toute la société française et y compris la gauche communiste exceptée, il faut leur reconnaître ça, qui devient libéral. Et bien nous, c'est à ce moment-là que Lionel Jospin prononce l'expression nous nous ouvrons une parenthèse libérale. Nous nous sommes là pour refermer cette parenthèse libérale. Voilà la le combat qu'il note, la bataille des idées que nous menons.

9:01
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

9:07
François Ruffin

Vous savez euh quand je me suis engagé dans cette bataille-elà, donc c'est une bataille pour la régulation, l'indexation des salaires, queil y ait des plafonnements des loyers, queil y ait des coefficients multiplicateurs dans l'agriculture, bref qu'on revienne à un certain nombre d'instruments de régulation. C'est une bataille qui vient dire que il y a plus d'équivalence entre la production, le PIB et le bonheur et qu'il faut s'appuyer sur d'autres indices de bien-être. Quand j'ai commencé à mener cette bataille- là il y a 25 ans, je me disais au fond, j'ai un demi-siècle. Voilà, j'ai un demi-siècle devant moi. Pourquoi ?

parce que les libéraux ça a commencé à la société du Montpèlerin dans l'entre de guerre avec Hayette qui est compagnie et puis c'est passé par Enrand qui était une une journaliste qui a publié des ouvrages à grand succès et puis ça abouti sur Ronald Rean et Margarette Satcher et puis c'est le monde entier qui était qui s'est mis au diapason du Hayek des années 30 avec l'Organisation mondiale du commerce et ainsi de suite. Et donc je me disais, j'ai un demi-siècle devant moi et avec une forme de répartition du travail. C'està-dire qu'il y a des intellectuels qui produisent des idées.

Il y a moi, comme vulgarisateur capacité à passer les idées, à les transformer, à trouver des formules qui vienent aider à les populariser. Derrière, il y a les politiques qui devront être élues et qui amèneront un changement de société. D'une part, il y a deux choses qui ont changé. J'ai changé de rôle. Je je suis passé d'un rôle à un autre tout en en continuant d'être un vulgarisateur. Et on a une autre difficulté qui est le rapport au temps. On on n pas un demi-siècle devant nous.

Euh le la question climatique produit un autre rapport au temps qui fait que là on pouvait dire "Bon bah écoutez sur l'économie il y a des hauts, il y a des bas, les classes à un moment elles se reconstitueront et c'est la classe ouvrière qui aura le le rapport de force en sa faveur." Ça peut plus marcher comme ça parce que c'est comme si on était dans un compte à rebour et chaque jour qui passe où on n'agit pas face au climat, c'est du temps qui est perdu. Donc ça nous enjoint évidemment de d'agir au plus vite pour fermer la parenthèse libérale. Voilà, notamment par la régulation et non pas laisser faire le marché. Voilà le deuxième point.

Premier point donc je redis gauche populaire deè point la bataille des idées qui est menée de depuis 25 ans et qui là doit être un moment dénonciation dans la société. Et puisque vous avez voté à 86, je veux bien un verre d'eau, mais il est vide donc c'est sympa les ver pardon. Merci. 3è point, vous avez voté à 86,5 %, j'ai bien retenu pour un conseil national de l'espérance. Je pense que nous avons une fonction spirituelle et que je m'efforce de remplir un rôle spirituel depuis 25 ans. Je veux dire, je suis sur une terre de Picardie où le les gens et en particulier dans les classes populaires sont habités par de la résignation.

Je le dis parce qu'il y a une histoire euh quand euh euh la Première Guerre mondiale passe par là à l'allée au retour, qu'elle s'enlise dans des tranchées euh que la deuxème euh on a le droit aux Allemands à l'aller et euh aux Américains en retour. Enfin ça ça produit quelque chose dans l'esprit de mon coin. Et par ailleurs, 40 ans de fermeture d'usine en série et des gens qui vous expliquent comment ils sont passés d'une boîte à l'autre et qui se sont fait licencier à chaque fois. Ce sont des coups de massu sur la tête qui produisent de l'abattement, qui produisent du découragement, qui produisent de la résignation. Et je sais que quelque part euh je suis habité par ça.

Je suis en adéquation avec le paysage mental de ma région. Et ça veut dire que euh l'espérance c'est une volonté. L'espérance, je dis l'espoir est un muscle. L'espoir est un muscle. Tous les jours, il faut se demander où est le chemin d'espoir. Alors, avec un un contraste chez moi et dans notre travail entre la boue du terrain et le ciel de Zidé, quand on est reporter et qu'on rencontre des gens qui vont pas bien tout le temps, et ben on est on risque de s'enliser dans cette fatalité.

Et donc c'est qu'est-ce qu'on va les tirer du côté du soleil, du côté du ciel, du côté des livres, du côté des idées qui va nous amener vers le haut et nous arracher à cette boue du réel qu'il s'agit bien sûr pas d'oublier, mais il faut être porté vers autre chose, l'enthousiasme, ça veut dire aller vers Dieu. Alors moi, je suis agnostique personnellement, mais enfin il y a un mouvement qui est un mouvement qui va vers le ciel. Et je comment on muscle ? J'avais il y avait même quand j'étais à Fair, je disais toujours qu'il fallait faire germer les graines de l'espérance ou qu'il fallait semer les graines de l'espérance.

Les copains c'était foutu de ma gueule évidemment, ils avaient fait une une affiche où on voyait moi qui jetais des graines comme ça et c'était marqué truffo en dessous. Bon, c'était pas c'était pas le cinéaste he c'était le magasin de jardinage. Mais bon euh mais donc comment on peut faire ? Évidemment le recours à l'histoire c'est c'estàd la pire phrase c'est c'est comme ça contre le c comme ça dire hier c'était pas comme ça et elle est puisée dans les pages de lumière de notre histoire les pages de soulèvement les pages où il s'est passé quelque chose.

Évidemment, on a cité le Front populaire et on voit comment ça fait réagir dans la société quand on évoque cette page là, il y a encore des choses qui se passent. C'est évidemment le Conseil national de la Résistance qui est peut-être plus confidentiel mais qui a été évoqué aujourd'hui. Et pour l'essentiel, c'est quand même 1789. Quand les gilets jaunes, autre moment d'espérance hein, c'est des sont les plus résignés qui à ce moment-là ont été traversés d'une espérance. les plus isolés qui se sont mis ensemble, les plus silencieux qui ont pris la parole, les plus invisibles qui ont mis un gilet fluores récent.

Donc c'est c'est le moment du basculement évidemment aussitôt nous on est avec je le redis ce qui est pas le cas de l'ensemble de la gauche, loin de là à ce moment-là. Mais donc quand euh il y a euh ce euh quand les gilets jaunes surgissent et immédiatement en réaction en en citation 1789, c'est le roi Macron, c'est Marie-Antoineette, c'est Brigitte Marie-Antoinette, ce sont les cahiers de doléance, euh ce sont des États généraux, voilà, c'est nous sommes les nouveaux sans culottes. Je le dis parce que cet imaginaire là, on doit pas le laisser tomber.

D'où mon combat pour un pu du foot gauche si vous voulez on y reviendra mais pour le que le fait que quand il y a des des quand on célèbre le 14 juillet on doit parler de la révolution, on doit parler de 1789 parce que ça reste vivant dans l'esprit des gens. le euh le lutter contre le c'est comme ça, contre le désespoir, c'est aller chercher ailleurs quand on va que dire que ça existe déjà, quand on fait la proposition de loi sur le train à 29 € simplement le ter à 29 € pour tout le monde, de dire que l'Allemagne le fait déjà, c'est quelque part lutter contre laisser comme ça sur les vacances gratuites pour les mommes.

dire que trap le fait déjà, que Poitier le fait déjà, c'est la possibilité de rouvrir un imaginaire. Je dirais que même le contre ce c'est comme ça de de quelque chose de déprimant d'en haut, tout ce qu'on peut montrer qui d'en bas est dans une forme d'accapitalisme, pas forcément d'anticapitalisme, mais des gens qui font du bénévolat, qui inventent, qui tout ça participe à redonner de l'air, à rouvrir de l'imaginaire et à ramener euh de l'espérance.

Évidemment les films, les livres, toute la production artistique, hein, quand Roosevelt disait que on ne redresse pas un pays seulement par des barrages hydrauliques ou par une politique de grands travaux, mais qu'il faut aussi redresser l'âme du pays et qu'il envoie des artistes à travers le pays, c'est un outil pour l'espérance. Euh et donc voilà, je crois les trois choses. Dire que le moment qu'on traverse est un moment contrasté avec évidemment des des angoisses cumulées, l'angoisse du climat, l'angoisse de très concrète pour les gens de pas pouvoir faire remplir le frigo, faire le plein, de voir encore le niveau de vie qui s'abaisse, payer les factures, payer l'électricité et cetera.

C'est une angoisse. L'angoisse pour nous politiquement de l'arrivée du Rassemblement national au pouvoir tout en sachant que finalement il eux sont en train de gagner une bataille de l'espérance. Au-delà des propositions une à une, il ils sont sur une bataille de l'espérance. Donc on doit situer notre combat au même niveau. Donc je vois toutes les angoisses qu'il y a mais euh je vois aussi l'espérance. Je veux dire, je vous disais pour comprendre un dirigeant, il faut comprendre ce qui se passait quand il avait 20 ans. Quand il avait quand j'avais 20 ans, les années 90, c'était un monde qui était figé.

La tout-puissance américaine, le gendarme du monde, c'était le le libéralisme gravé dans le marbre. Pour que ceux qui se souviennent de cette expression là, c'était la fin de l'histoire. Donc finalement, c'était quelque chose qui était mort. Aujourd'hui, c'est le bordel. D'accord ? Les les Américains, ils veulent aller en Iran mais ils sont bâchés. Donc là, il y a il y a du jeu qui se rouvre sur le plan géopolitique et le jeu politique, lui aussi, il est beaucoup plus ouvert. Il est pas figé entre l'UMP et le Parti socialiste avec une alternance sans alternative. C'est le bordel. Il peut se passer des choses.

Il y a une des poches d'air et il y a dans le désir du peuple français aujourd'hui un profond désir d'autre chose. Voilà, je crois les trois choses qu'on s'efforce de faire dans la durée dans notre campagne. Un tout faire pour donner les signes d'une réconciliation entre gauche et classe populaire. Et quandbien quand bien même ça marchera pas maintenant, ça marcherait pas pleinement maintenant une déception que produirait le Rassemblement national, il faudra qu'il y ait des figures de gauche, faudra qu'il y ait des gens de gauche qui viennent répondre concrètement à cette déception éventuellement. Ça c'est la première chose.

La deuxième chose, je l'ai dit, c'est de mener la bataille des idées et de fermer la parenthèse libérale, de revenir à un certain nombre de régulations et la troisième chose, c'est la bataille de l'espérance. Je terminerai par une citation euh de Paul Ricker. Paul Ricker parce que il y a un bouquin qui est paru sur la gauche et l'Espérance. Paul Ricker dit ceci : "Nous sommes responsables de maintenir un but lointain pour les hommes. Appelons-le un idéal, enfin une espérance." Je pense que voilà, nous avons des petits choix tactiques à faire. Nous avons des pas à faire en avant, mais il faut pas oublier cette horizon.

Et notre horison doit être de maintenir un idéal, de maintenir une espérance et de l'incarner. Merci à vous. [applaudissements]

20:13
Non speech

[applaudissements]

20:29
François Ruffin

Je can pour grandir vite dans un monde en super plastique, je veux retrouver Ano?