Discussions sur l'Ukraine : "La France est au coeur du jeu diplomatique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour Benjamin Adad. Bonjour. Bonjour.
Un marathon diplomatique s'est déroulé hier à Paris sur la crise ukrainienne dans un format qu'on dit inédit qui est d'ailleurs américain, ukrainien et pour l'Europe français, britannique, allemand. On parle d'un excellent échange, c'est les mots officiels de la France qui a permis de converger, je cite aussi sur l'objectif d'une paix solide entre KEF et Moscou. Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ?
Une fois de plus, ça montre que euh dans cette guerre qui nous concerne, qui est euh à nos portes sur notre continent, la France est au cœur du jeu diplomatique. On a euh réuni, les Britanniques, les Allemands, les euh Français, euh les Américains, les principaux négociateurs américains, le secrétaire d'état ainsi que l'envoyé euh spécial Witkov et et Kellog et les Ukrainiens, les proches du président Zelenski pour pouvoir définir les paramètres d'un cesser le feu et d'une paix durable. De quoi s'agit-il ?
Il s'agit d'abord de mettre les Ukrainiens dans la meilleure situation possible pour une négociation alors que les Russes continuent de frapper régulièrement, quotidiennement sur le terrain et après de définir ensemble les garanties de sécurité pour faire en sorte que la paix qu'il y aura demain sera pas juste une trêve, une parenthèse que les Russes peuvent utiliser pour réamer, pour réattaquer, mais une paix durable. et mettre tout le monde autour de la table, le faire à Paris, ça nous a permis de reconverger, de resynchroniser. On a besoin de se parler.
C'est la première fois qu'on le fait sur ce format là. Vous savez qu'il y avait déjà eu des échanges entre le président de la République et le président Trump, entre nos diplômes mais là, c'est la première fois qu'on met tout le monde de cette façon autour de la table. Il y aura un autre échange de ce type dans les prochains jours à Londres.
Et donc l'objectif, c'est de pouvoir continuer à à converger euh à aligner nos intérêts et puis vraiment à faire en sorte qu'on puisse ramener euh la paix en Europe. Et ça c'est un objectif qu'on partage tous, ukrainien, américain et européens. C'est dans notre intérêt.
Ça vous rassure qu'enfin les États-Unis mettent la France autour de la table, même que la table soit en France puisque jusqu'à maintenant on en a était tenu largement à l'écart depuis que Donald Trump négocie en one to one si je puis dire avec Vladimir Poutine et ce représentant. Vous voyez bien que depuis le début on parle au président Trump, il était d'ailleurs même pendant la transition en marge de la cérémonie de Notre-Dame avec le président Zelenski et le président Macron le président le président de la République s'était rendu à à Washington et et nous échangeons régulièrement. Et c'est très utile de pouvoir avoir ce format.
On a tout le monde autour de la table pour des conversations franches, des conversations constructives. On regarde les différentes étapes avec effectivement les Européens, les Américains, les Ukrainiens. Il faut le dire.
C'est c'est fondamental parce que en diplomatie quand on n'est pas à la table c'est qu'on est au menu hein. Et là c'est nos c'est nos intérêts de sécurité en premier lieu qui sont en jeu. Les Ukrainiens bien sûr se battent pour leur souveraineté, pour leur démocratie, pour leur liberté, mais aussi pour notre sécurité face à la menace que la Russie fait peser sur tous les Européens.
Mais quelle place a pour l'Union européenne ? Vous êtes le ministre délégué chargé de l'Europe. On voit il y a les Français, on voit qu'il y a les Britanniques, on voit qu'il y a les Allemands qui étaient conviés.
Où est Kayak Kalalas, par exemple la la chef de la diplomatie européenne ? Pourquoi l'Union en tant que telle n'est pas impliquée là-dedans ? Mais l'Union euh on vient euh d'adopter à nouveau un paquet de sanctions contre la Russie, ça on le fait au niveau de l'Union européenne.
On a des instruments bien sûr de soutien à euh l'Ukraine par exemple le prêt qui est financé sur les avoir gelés de la Russie près, au niveau du G7, on le fait aussi avec l'Union européenne. Donc il y a beaucoup d'instruments de soutien à l'Ukraine, de pression contre la Russie qui se font au niveau de l'Union européenne. Là, quand on parle des garanties de sécurité qu'on apportera demain à l'Ukraine pour avoir une paix durable, c'est de l'ordre du militaire.
Donc, ce sont les Étatsmembres souverains qui en parlent entre eux. C'est pour ça aussi d'ailleurs qu'on a intérêt à travailler avec les Britanniques qui sont une grande puissance militaire européenne, même s'ils ne sont pas membres de l'Union européenne. Et c'est pour ça que le président Macron échange et travaille avec le premier ministre Kirstarmer et qu'on aura la prochaine réunion à Londres et qu'on travaille avec eux depuis le début.
Donc on travaille en européen, on a des formion européenne quand même. C'est là là on en parlera dans un instant. Georgia Méloni, elle est à Washington.
Les français, les anglais, les Allemands discutent chacun fait, on a l'impression que chacun fait son travail mais mais l'Union européenne en tant que telle n'existe pas, n'est pas autour de la table. Non, mais vous avez différents formats. Vous avez des formats aussi avec l'Union européenne.
Si vous parlez de la question commerciale, le commerce c'est une compétence exclusive de l'Union européenne. Donc c'est l'Union européenne. La présidente de la Commission ou le commissaire qui est en charge de ça, monsieur Sevkovic, avec lequel j'échange beaucoup sur ces sujets, qui négocie et qui était à Washington ces ces derniers jours et qui est chargé et qui est chargé de construire la réponse.
Quand on parle des questions militaires, là on a des formats soit le E3 qui est ce format stratégique qu'on avait déjà utilisé revenir sur les négociations sur le nucléaire iranien, on avait eu ce format E3 et quand on parle des garanties de sécurité là on a des coalitions de volontaires qui sont prêts à avancer. C'est ce qu'on fait avec les Britanniques mais aussi avec d'autres les Danois, les Baltes ou encore les les Polonais. Donc on a différents formats.
Le plus important le plus important c'est qu'on voit bien que l'Europe est unie. On voit bien que l'Europe avance ensemble que ce soit dans le soutien à l'Ukraine et dans la négociation ou que ce soit sur la question des droits douanes. Même Mélonie vient parler à Donald Trump mais fondamentalement elle fait passer les mêmes messages que nous faisons tous passer.
Mais sur les forces de réassurance en Ukraine par exemple pas tout le monde n'est d'accord pour envoyer des troupes sur place. Donc elle est pas si unique que ça cette union. Mais elle est unie dans le soutien à l'Ukraine.
Elle est unie dans les sanctions. Elle est unie dans le fait que les Ukrainiens doivent pouvoir se se défendre et qu'on veut une paix juste et durable. Après, vous aurez, comme c'est toujours le cas, des euh des pays qui seront plus en avant quand il s'agira par exemple de prendre des responsabilités sur les questions de de défense que pour la sécurité de l'Europe.
C'est pour ça là qu'on travaille avec les Britanniques. Et encore une fois, les Britanniques sont pas dans l'Union européenne. On a bien sûr intérêt à les mettre autour de la table et à travailler avec eux.
Donc là, je pense qu'au contraire, on montre une grande unité européenne, c'est bien sûr dans notre intérêt de pouvoir avancer ensemble. Mais la dernière fois quand même que la France a été à la manœuvre, vous rappeliez le weekend de la réouverture de Notre-Dame euh derrière euh donc rencontre Trump Zelinski avec Emmanuel Macron derrière ça ça a pas été très concluant. C'est point qu'on puisse dire il y a eu cette rencontre à la Maison Blanche euh si compliquée.
En quoi ? Mais attendez, je voudrais quand même rappeler rappeler un petit peu la chronologie. Pourquoi sera différent cette fois-ci ?
Non mais je voudrais rappeler la la chronologie. La chronologie c'est quand même que il y a plus d'un mois, le président Zelenski a accepté le principe d'une trêve inconditionnelle de 30 jours. C'était d'ailleurs initialement une proposition de la France.
Vous vous en rappelez ? Les Russes ont jamais répondu. Puis le président Zelenski avec les négociateurs américains a dit "On est prêt à une trêve sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et en mer noire.
La Russie redouble de bombardement et j'entends d'ailleurs le président Trump qui ces derniers jours dit que la que la Russie se perd dans des manœuvres dilatoires, qu'elle continue les bombardements et qu'il est prêt à faire augmenter la pression économique et militaire sur la Russie pour pouvoir obtenir comment le qu d'orse arrive à s'en sortir avec les déclarations aussi de Donald Trump. Vous dites là qu'il a des propos qui sont plutôt proiniens en dénonçant ce que fait Vladimir Poutine. La veille il dit que la guerre a été causée par Vladimir Zelenski.
Il y a eu cet escl bureau oval. Comment à la diplomatie française, au qu d'ors on arrive à aborder cette pas instabilité mais cette instabilité permanente dans les propos de Donald Trump qui est quand même le président de la première puissance mondiale ? La conférence d'hier, c'est la réponse.
La conférence d'hier, c'est on est en mouvement, on est en initiative, on met les différents acteurs autour de la table, on fait converger sur notre analyse, sur nos constats, sur nos objectifs. On remet les Européens, les Américains, les les Ukrainiens avec encore une fois ces mêmes objectifs. On souhaite la paix à commencer par les Ukrainiens qui sont les agressés, qui sont les victimes d'une agression complètement brutale et injustifiée de la part de la Russie. avec Oui, mais avec les Américains qui de fait ont aussi euh repris les livraisons d'armes, rappelez-vous, qui continuent à soutenir l'Ukraine avec le satellite, le renseignement avec les livraisons d'arâmes.
Les les Européens pardon, qui soutiennent l'Ukraine aussi à une hauteur encore plus importante en terme de de soutien militaire. Et ce soutien qui continue, la France a annoncé il y a quelques semaines lorsque le président Zelenski était à Paris 2 milliards d'euros de livraison d'armes supplémentaires, ce qui non seulement aide les Ukrainiens, mais nous nous donne aussi des leviers dans la négociation. Une autre raison pour laquelle on est incontourable dans la négociation, c'est que encore une fois les garanties de sécurité, si vous voulez faire en sorte que le cesser le feu soit pas juste un une trêve temporaire, et bien c'est les Européens qui vont prendre leur responsabilité là pour sécuriser à long terme avec bien sûr le soutien à l'armée ukrainienne.
Amin et donc les Américains mais les américains voi bien les Américains voi bien ils le disent le rôle que déjà jouent aujourd'hui les Européens mais demain pour pouvoir faire en sorte que ce cesser le feu et cette paix tiennent et donc c'est comme ça qu'on est dans non seulement on est en initiative diplomatique mais on joue un rôle aujourd'hui dans le soutien à l'Ukraine et demain dans la sécurité à long terme du continent et c'est c'est en cela que les Européens ont un rôle absolument incontournable. Le le un élément nouveau d'hier, c'est vient de de des États-Unis pour le coup. Donald Trump qui annonce que l'accord sur les minerais sera signé jeudi prochain.
On rappelle accord sur l'exploitation des des ce qu'on appelle les terres rares pour compenser en fait l'aide américaine déjà versée à Kiev depuis l'invasion russe. Vous avez des informations là-dessus ? Ça fait, vous le savez quelques mois que les les Ukrainiens et et les Américains négocient ce sujet et j'ai toujours entendu les Ukrainiens dire que ils souhaitaient un accord qui soit dans l'intérêt, dans le bénéfice des deux.
Et donc si les Américains investissent euh dans aujourd'hui des des des des minerais des terrain qui ne sont pas encore exploités et que ça peut être réinvesti aussi en Ukraine et ce sont les paramètres qui sont discutés depuis quelques semaines, ça peut se faire aussi dans l'intérêt de l'économie ukrainienne. J'ai vu que monsieur Zelenski a été très clair sur les paramètres. C'est pour ça d'ailleurs vous savez, il avait refusé à plusieurs reprises des propositions, des demandes qui avaient été faites par les les Américains.
Donc on attendra de voir les contours définitifs de de l'accord, mais je constate encore une fois que les Ukrainiens ont été très clairs sur ce qu'ils souhaitaaient et ce qui pouvait être dans leur intérêt dans cet accord. Est-ce que ça ça peut contraindre ou être de nature à avancer et faire contraindre les Russes à accepter le cesser le feu ? ce qui contraindra les Russesen améain le mais le le le soutien américain est naturellement euh déterminant.
Le soutien européen est déterminant. Encore une fois, aujourd'hui, vous avez les Russes qui continuent à être escalatoires sur le terrain, qui continuent les bombardements et qui continuent à avoir des exigences qui sont inacceptables. Quand il parle de démilitariser l'Ukraine, au contraire, on a besoin d'une armée ukrainienne qui est forte, qui est robuste pour pouvoir dissuader une agression future de la Russie.
Quand il parle de neutraliser l'Ukraine, c'est demander à l'Ukraine d'abandonner sa liberté, de choisir ses alliances, ses orientations politiques et démocratiques. Quand il demande de renverser le président Zelenski, c'est pas à des acteurs extérieurs comme la Russie ou d'autres de de le décider. Encore une fois, la seule façon et c'est ce qu'a dit, je je le soulligne hein, le président Trump, c'est de mettre la pression sur la Russie et aujourd'hui vous avez une image claire d'alignement d'unité à Paris des Européens, des Américains et des Ukrainiens.
Aligés, on est aligné les trois. On est mais bien sûr on est aligné sur la volonté de de trouver une paix sur la volonté de la construire avec les Européens et avec les Ukrainien et après sur les les paramètres qu'on sont des grands principes mais sur continuer des livraisons importantes d'armes, ça est-ce que les États-Unis sont vraiment d'accord pour de fait les livrais de fait les livraisons d'armes encore une fois que ce soit des Européens ou des Américains aujourd'hui elle continue et malheureusement la guerre continue quotidiennement à cause de la Russie. Donald Trump redit hier si Zinsquive veut la paix, il faut qu'il arrête de demander des missiles.
C'est pas les mots mais c'est c'est l'idée. Mais encore une fois là, moi je j'ai vu ce qui s'est passé hier à Paris qui a permis vraiment de de faire converger et maintenant travaillons ensemble. On aura les prochaines réunions à Londres au-delà des déclarations, travaillons ensemble à à définir les contours de ce que peut être et quand Donald Trump n'est pas là, finalement c'est plus simple de négocier avec l'arrière boutique entre guillemets entre ces représentants qui sont peut-être plus modérés, moins pront à au grand coup de Mais mais vous avez bien vu déjà lors de son premier mandat, le président de la République et le président Trump, ils échangent régulièrement.
Régulièrement le président était à Washington il y a quelques semaines, il se parle souvent au téléphone. On a ces échanges pour pouvoir se se coordonner, s'aligner. Il y a un Donald Trump de de on va dire de l'obscurité, celui queon a par téléphone qui est beaucoup plus calme et celui qu'on voit dans le bureau Val euh euh beaucoup plus euh comment dire qui qui a des déclarations beaucoup plus fortes, disons-nous.
Non, je crois que le président América il est assez entier et on voit on voit sa personnalité et encore une fois on a besoin de travailler avec les Américains, c'est nos partenaires. On l'a toujours dit, nous on veut une relation forte avec les États-Unis et dans le même temps, et d'ailleurs, c'est ce que nous demandent les administrations américaines démocrates comme républicaines, investir dans notre automatégique, dans notre souveraineté, dans notre défense, être capable de prendre notre sécurité en main. Ça commence par la question de l'Ukraine, le soutien à l'Ukraine, mais fondamentalement au-delà du président des États-Unis, au-delà de Donald Trump, on voit bien la tendance de fond depuis une quinzaine d'années du pivot vers l'Asie, d'une forme de protectionnisme américain, de l'Europe qui devient beaucoup moins centrale pour les États-Unis et les Américains qui nous demandent de prendre plus de responsabilité sur notre défense.
Le vice-président d'ailleurs J V l'a dit il y a quelques jours en des termes qui finalement sont pas très éloignés de ce que nous on utiliserait en disant l'Europe doit pas être vasale des des États-Unis. Et ben on est d'accord l'Europe effectivement doit pouvoir être autonome, doit pouvoir se défendre au côté de ses partenaires américains mais doit pouvoir défendre sa sécurité, investir dans la fin de ses dépendances technologiques, énergétique et économique. Et c'est tout l'enjeu et ça commence encore une fois par le soutien à l'Ukraine.
Justement Benjamin Adad parler du partenariat militaire. On va parler dans un instant du partenariat économique avec cette question à des droits de douan et cette visite hier de Georgia Méloni, la présidente du conseil italien. On en reparle après le fil info à 8h45.
Magaliomo, un ciel bleu et un beau menton jeu dans les Alpes. L'envie est grande de chausser ses ski mais attention prudence. Le risque d'avalanche est élevé.
La Savoie est en vigilance orange. Réouverture progressive des stations ce matin. Les autorités appellent à ne surtout pas faire de hors piste. 1000 foyers sont toujours privés d'électricité.
Alors que l'avenir de Perrier sera décidé dans les prochains jours par le préfet du gare. France info révèle ce matin de nouvelles contaminations dans son usine de Vergèse. Nesley n'a pas prévenu les autorités sanitaires dans l'État mais le groupe l'assure, les produits concernés n'ont pas été commercialisés.
Un port pétrolier du Yémen visé par des frappes américaines. 38 personnes ont été tuées. Tout dernier bilan des autorités Washington d'y vouloir priver les outils de leurs ressources.
Il fallait avoir le cœur bien accroché hier soir devant sa télévision. L'Olympique Lyonnais éliminé en quart de finale retour de la Ligue des Champions de la Ligue Europa pardon et pourtant on y a cru jusqu'au bout mais c'est Manchester United qui s'est imposé au bout des prolongations 5 buts à 4. France info le 830 France info Berérang Gererbondte William G Costa toujours avec Benjamin Hadad ministre délégué chargé de l'Europe nous le disions, Georgia Meloni, la leader italienne était à Washington dans le bureau Val hier avec Donald Trump pour parler surtout de ses droits de douanes mantra du président américain qui assure que à 100 % il y aura un accord commercial sur ses droits de douanes avec l'Union européenne. 100 % donc c'est fait.
Il y a il y a un accord, c'est bon. Non, aujourd'hui il y a pas d'accord. Ces droits douan, ils sont complètement injustifiés et je le dis, ils ont aucun aucune base, aucun fondement sur la relation commerciale entre l'Europe et les États-Unis.
Les Américains nous expliquent qu'il y a 39 % de droits douanes de l'Europe vis-à-vis des États-Unis parce que les Américains ont un déficit commercial. Mais c'est pas comme ça qu'on calcule. Et et d'ailleurs euh c'est basé uniquement sur les biens alors qu'on sait très bien que on est consommateur de services américains qui ne sont pas pris en compte par les États-Unis en leur calcul, notamment les les services numériques, les gafas.
Pourquoi ce calcul est faussé ? Alors euh pourquoi les Américains font ça ? Il ils ont des gens avec des calculatrices qui peuvent rapidement faire le calcul.
Mais parce que depuis longtemps, ils s'appuyent sur une approche très mercantilise selon laquelle le commerce, c'est un jeu à somme du lingot où il y a des gagnants et des perdants. Les perdants ce sont un déficit, les gagnants ce qu'ont un excédent. C'est pas ça.
On a tous à bénéficier du libre échange du commerce qui a été le fondement de la prospérité économique de nos démocraties que ce soit en Europe ou aux États-Unis depuis plus d'un demi-siècle. Et d'ailleurs, ce système du commerce international ouvert avec des des règles avec de la réciprocité de ce qu'on appelle de la non discrimination, c'estàd le système de l'OMC, il a été construit aussi justement par les États-Unis, par l'Europe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour pouvoir permettre des dessines de prospérité. Maintenant, bon aujourd'hui nous notre objectif c'est de pouvoir euh obtenir une désescalade et de revenir à la situation euh précédente et de pouvoir avoir le le commerce avec les Mais là les 100 % il y a quelque chose, il y a rien.
Enfin, c'est c'est qu'on a pas on a du mal à comprendre. Il y a d'un côté les négociations qui sont menées par la Commission européenne et le commissaire Sevkovic était à Washington il y a il y a quelques jours. On a eu l'occasion d'échanger avec lui avant et et après pour dire que nous souhaitions une relation commerciale saine et une désescalade avec les Américains.
Et dans le même temps, vous le savez, la Commission européenne est en train de préparer des instruments de réponse pour pouvoir assumer aussi un rapport de force qui est la meilleure façon aussi de pouvoir se se défendre. On fait les deux en parallèle. Aujourd'hui, on a une situation où nous avons 10 % de droits de douane sur tous les biens de la part des États-Unis, 25 % sur l'acier et l'aluminium.
Ce n'est pas une situation acceptable. Je le dis parce que il y a eu un geste, on est passé de 20 à 10 % mais on peut pas entériner cet état de fait comme étant aujourd'hui une situation acceptable. Donc l'objectif c'est bien sûr de revenir à la situation précédente.
C'est pour ça qu'on avance ces deux fronts. Encore une fois la diplomatie c'est se parler, dialoguer, négocier mais basé sur un rapport de force. L'Europe c'est un grand marché unique intégré. 450 millions d'individus.
On a développé largement sous l'impulsion de la France des instruments de défense commerciale ces dernières années. Il y en a un, on en parle beaucoup, l'instrument anticoercition qui nous permettrait là d'inclure euh l'attaque sur les services numériques ou c'est les publicités de services numériques. La présidente de la commission Ursula Vlé il y a quelques jours qui permettrait de saisir la propriété intellectuelle ou les licences de barrer l'accès au marché public pour des entreprises américaines.
Encore une fois ces instruments, ils ont été développés précisément pour ce type de situation. On pensait les utiliser contre les États-Unis au départ, on pensait les utiliser pour pouvoir se défendre, pour sortir de la naïveté commerciale. Mais pour répondre à votre question, ce sont les États-Unis qui administration démocrate comme républicaine ont affaibli le système du commerce international et notamment l'OMC ces dernières années en refusant par exemple le renouvellement des juges à l'OMC.
L'Union européenne était longtemps la dernière garante du droit international un peu dernier d'un don de la farce à attendre des procédures interminables devant l'OMC pour répondre. Aujourd'hui, on peut répondre immédiatement. On a les instruments pour qu'en encore une fois personne souhaite une guerre commerciale.
On voit bien d'ailleurs que c'est pas du tout dans l'intérêt des États-Unis. Les marchés les marchés boursiers sont en train de dévisser. Euh les entreprises sont en train de tirer la langue.
Les investisseurs qui regardent les États-Unis se disent "Est-ce que c'est vraiment le moment avec l'incertitude économique, politique, juridique d'aller aux États-Unis ?" Donc on voit l'impact négatif que ça a sur l'économie américaine et aussi bien sûr sur la nôtre. Donc à un moment trouvons une voie de sortie mais la meilleure façon c'est de montrer qu'on peut répondre.
Ça ressemble pas à un partenaire fiable tel que le qualifie Georget Méloni hier. Ça c'est tout ce que vous décrivez. Nous, on souhaite un partenariat fiable avec les États-Unis mais de fait encore une fois moi ce que je vous dis au-delà des constats, l'objectif c'est de défendre nos intérêts.
C'est pour l'Union européenne de dire que elle sera unie et elle avance unie. ce que j'ai entendu hier d'ailleurs première ministre italienne c'est une volonté aussi justement d'aboutir à une des escalades vous entendez l'uropéenne là dans vous savez ce qui est assez intéressant quand on constate d'ailleurs ce qui se passe en Europe c'est que les pays européens qui ne sont pas dans l'Union européenne ils répondent pas ils ont dit on aura aucune réaction au droits douan américain donc on voit bien que sur un sujet comme celui-ci on a tout intérêt à avancer uni à 27 et à être capable de montrer qu'on a des instruments communs pour pouvoir faire jeu égal C'est l'Italienne que vous avez entendu hier ou c'est ou c'est ou c'est vraiment l'européenne ? Elle elle évoque quand même avec Donald Trump dans la conférence de presse dans le bureau Valal après l'importance d'un accord entre son pays et et et et et les Américains sur l'énergie sur le nucléaire et et Marc Ferchier votre collègue de de l'industrie, avait des doutes, les exprimait clairement sur le la casquette avec laquelle elle se rendait aux États-Unis.
Qu'est-ce que vous en pensez vous à l'issue de cette Je suis tout à fait d'accord avec ce qu'a dit Marc. Ce qu' a dit Marc, c'est l'importance d'avancer ensemble et d'être uni dans ce dans ce sujet. C'est ce que je vous dis maintenant.
Encore une fois que des échanges entre des dirigeants européens et le dirigeants des États-Unis. Nous-même on avait les Américain hier autour de la table à Paris et le président de la République échange régulièrement avec le président Trump. Il y a une proximité idéologique entre Georgia Meloni et Donald Trump.
Une proximité populiste. Le fait qu'elle soit la première reçue, est-ce que ça veut dire que le leadership de l'Europe il est plus à Rome désormais face aux États-Unis qu'à Paris ? Le président de la République il était dans le bureau Val il y a quelques semaines bien sûr mais sur cette question des droits de douane c'est la première la première reçu d'ailleurs c'est pas c'est pas une course c'est pas une course dans tous les cas il a reçu le commissaire européen au commerce qui a été l'envoyé d'ur van il y a il y a quelques jours qui était justement à à Washington c'est Georgia Méloni qui est obligé de parler à la Vlen qui qui pour qu'ensuite les messages pass encore une fois là je je crois vraiment qu'on est un peu en train d'exagérer le truc on qui que les dirigeants européens aient des échanges avec le dirigeant des États-Unis qui se coordonne entre eux encore une fois moi ce que je constate c'est que le président Trump a dit qu'il négocierait avec la Commission européenne et puis sur les droits de douane, les Européens, ils ont tous été logés à la même enseigne.
C'est les mêmes pour tout le monde. C'était 20 % maintenant c'est 10 % c'est 25 % sur la lumière. Mais ça va frapper tous les Européens.
Il y a aucun européen qui a intérêt à aller en On peut pas imaginer les par exemple l'Italie ou un autre pays qui négocie ou la Hongrie qui est aussi qui a aussi une proximité idéologique avec Victor Orban et Donald Trump peut pas imaginer un pays de l'Union qui lui n'aurait pas les mêmes droits de douanes qui s'appliquent. Ce que je vous dis c'est que c'est pas le cas. C'est de fait mais de fait aujourd'hui ce n'est pas le cas.
L'Union européenne a été frappée dans son ensemble par ces droits douanes qui sont complètement injustifiés. On va on va répondre, on va négocier, on a les moyens de répondre, d'assumer un rapport de force et après au-delà de ça, l'enjeu, c'est aussi d'y répondre en étant la zone économique la plus compétitive et la plus attractive au monde. Faisons de ce moment aussi une opportunité pour simplifier nos textes, pour approfondir notre marché unique, pour soutenir nos entreprises, nos innovateurs, nos start-ups pour être les plus compétitifs sur la scène internationale.
Encore une fois, quand on voit le climat d'investissement aujourd'hui aux États-Unis et les questions qui se posent pour les prochaines années, et bien faisons en sorte que ce soi les entreprises européenne qui au contraire bénéficier de ce moment dans l'industrie, dans la tech, dans la défense, dans la décarbonation, dans tous ces secteurs où on a besoin d'investir massivement. Et aujourd'hui, à 300 milliards d'euros d'épargne européenne qui franchit l'Atlantique tous les ans pour aller capitaliser les marchés américains, faisons en sorte que ça reste en Europe, donnons les opportunités. C'est aussi la meilleure façon de répondre à cette situation.
Et si ça marche pas, vous avez sans doute entendu Bernard Arnaud, le patron de LVMH qui qui fait quand même 25 % de ses ventes aux États-Unis. Donc c'est c'est c'est assez colossal. Il dit "On devra augmenter nos productions américaines et ce sera la faute de Bruxelles." Que dit Bernard Au ?
Déjà, il dit que ces droits doigts ne sont pas dans l'intérêt ni des Américains ni des Européens. Bon, mais là bien sûr, on est d'accord et encore une fois, c'est pour ça qu'on a besoin d'avoir une réponse unie et ferme et de pouvoir trouver un moyen de desescalades. Et c'est ce qu'on souhaite encore une fois, je vous le dis, la guerre commerciale, le protectionnisme n intérêt de personne.
Et après, il dit euh que pour les entreprises européennes, trop souvent Bruxelles, c'est encore des réglementations et des normes et pas suffisamment synonyme de compétitivité. Mais c'est bien pour ça, c'est bien pour ça qu'on a demandé à Bruxelles d'avancer très vite et très loin dans la simplification, dans la déburocratisation, de faire en sorte que sur un certain nombre de de textes, on puisse donner de la visibilité à nos entreprises. On a un grand marché unique, mais quand je parle des entreprises, trop souvent, ils me disent "Mais vous savez au fond, moi j'ai réussi en France, j'ai trouvé des financements, je me suis développé et pourtant quand je veux aller en Allemagne, au Portugal, en Pologne, j'ai l'impression de recommencer à zéro." différents cadres assurentiels, différents cadres de régulation, différents cadres fiscals.
Mario Drag qui a publié ce rapport dont on a beaucoup parlé, il dit au fond, on parle beaucoup des droits de douan américain mais on s'impose des droits de douan à nous-même. On s'impose des tarifs en Europe, entre entre européens parce que notre marché unique n'est pas terminé. Et ça c'est le travail d'ailleurs qu'on fait avec euh la Commission européenne et avec le commissaire Stéphane Séjourné pour faire en sorte que ce marché unique, il puisse trouver la profondeur, il puisse profiter à nos entreprises et qu'on investisse, qu'on soit dans une logique d'investissement, d'innovation, d'incitation pour euh nos entreprises.
Benjamin, on a quelques secondes qui nous restent. Euh cette avec les États-Unis qui sont de moins en moins en tout cas pront à vouloir faire du commerce avec nous, est-ce qu'il faut aller chercher ailleurs ? Est-ce qu'il faut aller chercher en Chine ?
Mercosourd avec l'Amérique du Sud, on se rappelle de se traiter refusé par la France que les agriculteurs par exemple ne voulaient pas entendre parler. Est-ce que ça la France le mercosour c'est toujours non ou est-ce que cette position évolue ? Nous on a toujours dit que on est favorable au libre échange.
On veut des accords gagnants gagnants avec des partenaires. C'est pour ça d'ailleurs que on a le CTA avec le Canada. On a ré récemment eu des accords avec Chili Nouvelle.
Mais c'est pas parce qu'on est sous pression douanière de la part des États-Unis qu'on va aller se précipiter à signer des mauvais accords. Le chancelier allemand le le FR de Chem dit que la pollution la position de la France est en train d'évoluer. La position de la France n'a jamais bougé.
Que que Emmanuel Macron penche désormais vers la ratification. Non, on a toujours dit qu'on était opposé à cet accord en l'État et les autres état la minorité de blocage, est-ce que eux ne sont pas en train de changer ? Mais vous voyez beaucoup de pays comme la Pologne, comme l'Italie, comme euh l'Autriche ou l'Irlande ou d'autres qui partagent les mêmes préoccupations, en particulier pour nos agriculteurs.
Les agriculteurs doivent pas être la variable d'ajustement du euh du commerce international ou du commerce européen. L'enjeu, qu'est-ce que c'est ? C'est dire encore une fois, bien sûr qu'on a envie de de travailler, d'avoir des relations proches avec les pays d'Amérique latine et avec les autres, mais c'est de faire en sorte queen ce qui concerne les normes pour nos agriculteurs, les normes environnementales, on est des closuses mirrors, on est de la réciprocité et qu'on aille pas importer des produits dont on interdirait la production sur le continent européen.
Donc c'est tout l'enjeu. C'est pour ça qu'on a toujours dit qu'on est opposé en l'État, on n'est pas opposé au libre échange en général, c'est de faire en sorte qu'on est des accords avec la réciprocité et qui protège nos entreprises, nos agriculteurs, tous nos acteurs économiques. Merci Benjamin Adad, ministre délégué chargé de l'Europe d'avoir été invité du 830 France info.
Merci Berbon. On se retrouve dans quelques minutes avec les informéss de France info. [Musique]
Benjamin Haddad