Présidentielles 2027 : débat François Ruffin / François Lenglet
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les conséquences de l'inflation et de l'hyperinflation ?
- 0:37OuverteRéponse directe
Comment réagir face à l'inflation et à la crise climatique ?
- 2:38RelanceRéponse partielle
L'indexation des salaires sur l'inflation est-elle une solution viable ?
- 3:18OuverteRéponse directe
Contrôler les prix et les marges est-il réaliste ?
- 3:57RelanceRéponse directe
Quel est le bon niveau de profit pour les entreprises ?
- 5:57OuverteRéponse directe
Comment financer les PME sans pénaliser les salariés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:19François RuffinPromesse
« Il faut réimposer des règles. La première des règles que j'imposerai, c'est l'indexation des salaires sur l'inflation. »
- 2:38François RuffinPromesse
« La deuxième règle que je pose, c'est le contrôle des prix et des marges. »
- 3:57François LengletFait
« Si l'État se substitue aux entrepreneurs, quel est le bon niveau de profit ? »
- 4:38François RuffinFait
« C'est par tocade idéologique que dans les années 80 ça s'est fait et non pas par pragmatisme. »
- 7:12François RuffinFait
« Cette année, en 2026, il va probablement baisser en France parce que le niveau d'inflation est supérieur à l'évolution des salaires. »
- 9:12François RuffinChiffre
« 67 % des Français auraient renoncé à certains déplacements en raison du coût de l'essence. »
- 14:23François RuffinPromesse
« Je suis pour que tous ceux qui sont sur le territoire français travaillent. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Merci beaucoup d'être là. Candidat à l'élection présidentielle, député de la Somme, président de Debout. François Langlais, bonsoir. Bonsoir Darius. Merci beaucoup d'être là, éditorialiste économique à TF1 et à et à LCI. Euh les conséquences de cela, est-ce qu'on est entré de toute façon François Langlais d'abord un éclairage sur le monde de l'inflation, voire de l'hyperinflation ? Ça me paraît absolument clair. On est dans un monde structurellement inflationniste pour une raison simple. On voit les les crises se succéder. Bon, il y a eu la crise du Covid, la crise énergétique, puis maintenant Remmous. à chaque fois avec la même conséquence, les prix augmentent. C'est le signe que euh on entre dans une nouvelle phase de la mondialisation au fond que ça se
fragmente et que les les entreprises qui n'agguerent pouvaient se fournir là où c'était le moins cher sont désormais de se fournir là où il y a le moins de risque et c'est pas forcément là où c'est le moins cher. Donc les prix montent et je crois que ça va monter pour longtemps. François Ruffin, comment peut-on réagir à ça ? D'abord dire que je suis d'accord queon quand on a une sction de crise, crise Covid euh guerre en Ukraine, là on des trois d'or mous, on on et plus surplombant tout ça quand même une crise climatique qui euh bouleverse l'économie aussi. On est euh euh face à un nouvel ordre de l'économie qui réclame à mon sens le retour à des règles. Euh ne pas laisser faire le marché, un marché qui fluctue dans tous les sens, qui là, on le voit en fonction des humeurs des
molats ou de Trump fait varier le prix de du fiou. Bon et ben face à ça, il faut réimposer des règles. La première des règles que j'imposerai, c'est l'indexation des salaires sur l'inflation de manière à ce que l'inflation qui a lieu là sur l'énergie mais qui va se prolonger sur l'alimentaire, se prolonger sur à peu près tout dans les supermarchés, ça soit pas à nouveau les Français les Français qui travaillent qu'ils subissent comme ça s'est passé ces dernières années puisque tu as été d'une perte de 5 % de salaire réel. Mais alors vous savez que l'index sur l'indexation des salaires sur l'inflation, on l'a pratiqué justement avant le le premier choc pétrolier jusqu'au début des années 80. On a fini par en sortir pour terrasser pour tenter de terrasser l'inflation. On
y est d'ailleurs parvenu et les économistes vous diraient si vous vouliez les salaires au prix, vous entrez dans une spirale et vous qui êtes souvent le défenseur des petites entreprises et ben vous les étranglez parce que de fait leurs coûts salariux vont augmenter plus vite que leur production ce qui peut condamner leur leur leur bilan et leurs perspectivees financières. D'abord la difficulté des Français aujourd'hui à vivre de leur travail est quand même la question clé, la question numéro 1 et on peut pas accepter qu'il y ait une inflation et en plus l'inflation qui s'est produite les dernières années, c'était pas une inflation des salaires, ça était ça a été en partie une inflation des martères premières mais vous le savez ça a été aussi une inflation des marges. Donc je
pose une autre règle qui a été la éliminée en 1986, l'indexation des salaires sur l'inflation éliminé en 1983. La deuxième règle que je pose, c'est le contrôle des prix et des marges. Il doit y avoir un contrôle partant de crise pour voir si jamais les entreprises en profitent pour augmenter leurs profits, augmenter leur taux de marge. On sait que ça a été le cas pour les assureurs, on sait que ça a été le cas pour les les plateformes numériques, on sait que ça a été le cas pour la grande distribution pendant la crise du Covid, ça a été le cas pour les transporteurs maritimes et pour les énergéticiens pendant la guerre en Ukraine. Et aujourd'hui, il y a quand même le risque à nouveau, il y a une inflation par les marges. Donc on fait deuxième arrêt un contrôle des prix et
des marges. Ce que je décris là, c'est au fond le retour à des règles qui en matière d'économie ont apporté stabilité, prospérité pendant des décennies dans lequel on en est sorti quand même François Ruffin de ces règles. On en est sorti pas par disons tocade idéologique, on en est sorti parce que ça posait des problèmes à la croissance et à l'économie. Vous dites contrôler les prix. Alors, j'entends votre argument et je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il y a eu des abus incontestables après le Covid parce qu'il y avait une demande très forte. Il y a des marges qui ont explosé notamment dans certaines multinationale dans tous les domaines d'ailleurs. Mais le problème c'est que si l'État se substitue aux entrepreneurs, quel est le bon niveau de profit ? À partir du moment où vous
créez la sous-direction des carburants, la sous-direction des rasoirs Gilettes, on voit que l'économie se sclérose, c'est le système qui a été pratiqué dans un certain nombre de pays, pays nager de l'autre côté du du mur de Berlin. Ils en sont sortis d'eux-même parce que ça ne marchait pas. Non, le ce qui se pratiquait de l'autre côté du mur de Berlin, c'était un état qui faisait et non pas un état qui portait des règles, qui considérait qu'il y avait un marché. Je suis pas au style au marché. Je dis ce marché, ces marchés, le marché de l'immobilier, le marché de l'énergie, le marché de l'alimentation, ce sont des marchés qui doivent être encadrés, qui doivent être régulés. Et je vous dis que c'est par tocade idéologique que dans les années 80 ça s'est fait et non pas par
pragmatisme. C'est la tocade idéologique, c'est le vent libéral, vous le savez qui soufflait depuis l'outre Atlantique et l'outre manche qui s'appelait Rean et Satcher et qui a eu comme prolongement notamment Jacques Chirac première mouture 86 88 et qui a décidé là de déréguler tous Azimut, de supprimer le contrôle des prix et des marges. Ensuite, ça a été les prix des logements qui dont on a cessé de les encadrer et puis ça s'est prolongé au niveau europé jeune pour pour le pour l'avoir vécu mais ça apporté aussi des bénéfices en France. C'était une période de croissance comme on en a pas connu depuis et et ça a créé alors c'est vrai qu'il y a eu des excès, c'est incontestable mais pour autant on partait d'une situation extrêmement sclérosée avec un état qui était
dominant partout. On a ouvert un peu entre-temps, les grandes entreprises ont quand même justement progressé de façon très importante sur les marchés internationaux. C'est un bénéfice pour tout le pays. Bon non, d'abord je considère pas que quand les grandes entreprises progressent, ça soit un bénéfice pour tout le pays. Je pense que ça profite à tout le monde. Non, justement, je suis en désaccord sur ce point-là. Mais non, je considère ben non, depuis 10 ans, les grandes entreprises dont on vous parlez, elles ont supprimé 300000 emplois dans notre pays. Enfin, écoutez, elles en ont maintenu et et c'est pas les seuls à avoir supprimé. Et leur chiffre d'affair se porte, je vous le dis, factuellement. Bah oui, leur chiffre d'affaires se porte très bien, leurs dividendes se porte très
bien, c'est plus 10 % sur un an. Je vous dis que c'est une captation la plusvalue au sommet et c'est comme une vampirisation de l'économie avec moins pour les sous-traitants, les sous-traitant. Je vous dis aujourd'hui que ce que je souhaite c'est revenir à des règles qui a des règles et je j'entends que vous disiez ça a fonctionné pendant un temps. Ça n'est pas mon point de vue. Je considère que autant l'État ne doit pas faire mais que l'État soit là pour réguler est une nécessité. Mais aujourd'hui, face à les incertitudes du monde pour avoir de la stabilité, pour proposer de la stabilité à la fois aux entreprises et au aux Français, je je ma conviction profonde est qu'il faut rétablir un certain nombre de règles, pas forcément exactement les mêmes, mais
il un certain nombre de règles qui ont apporté de la stabilité dans le pays. Je reviens un instant sur le pouvoir d'achat. Cette année, en 2026, il va probablement baisser en France parce que le niveau d'inflation est supérieur à l'évolution des salaires. Ça serait la première fois depuis 2013. Qu'est-ce que vous faites ? Vous augmentez les salaires ? Oui, je suis pour une indexation des salaires sur l'inflation. Donc c'està dire que au minimum les salaires évoluent en même temps qu'évoluent une inflation. Et avec 0 % de croissance, les entreprises, elles vont avaler ça. Elles, il y a justement 0 % de croissance parce qu'il y a pas de hausse de salaire. Mais non, mais là euh en tout cas faire payer au salariés, ce qui est le cas depuis des années maintenant,
parce que ça était 5 % de baisse de salaire réel sur depuis euh depuis la crise com mais voilà euh aujourd'hui, je veux dire et je suis bien euh modeste, monsieur l'anglais, vous le savez, parce que si je décidais d'indexer les salaires sur les dividendes des grandes entreprises, ça serait plus 10 %. Si je décidais d'indexer les salaires sur ceux des PDG, ça serait bien au-delà de ça. Donc je pense que avec modestie, dire que les Français qui se lèvent tôt le matin, qui vont bosser, qui tiennent le pays debout, que ça soit dans les écoles, dans les hôpitaux, dans les usines, au minimum, ils voi pas leur salaire réel baisser et ensuite monsieur Ruffin que c'est c'est tout à fait souhaitable d'augmenter les salaires. La question c'est est-ce qu'on peut le faire dans tous les secteurs et pour
toutes les entreprises ? Vous le savez, la plupart d'entre elles, les entreprises de taille moyenne ou modeste, et bien elles sont ric. Si vous leur imposez ça, vous les mettez vraiment dans une difficulté profonde. Écoutez, qu'on trouve d'autres chemins pour financer les PME et je suis prêt à avoir une grande remise à plat de la fiscalité de de la fiscalité dans notre pays comprenant à la fois le budget nation et des protections. Je suis prêt à ce qu'il y ait une grande discussion qui s'ouvre sur ces questions-là. Mais on ne peut pas faire payer aux salariés, aux gens qui se lèvent tôt le matin, qui vont au boulot, qui euh voilà, c'est souvent des des métiers durs euh qui donnent de leur cœur euh en leur Et la l'autre question que on ne peut pas aborder la question du pouvoir d'achat
sans lié à la question du logement parce qu'en vérité le ce qui fait la baisse du pouvoir d'achat dans notre pays, c'est la part du consacré au logement. Vous savez que c'était multiplié par 4 ces dernières décennies, qu'on atteint 30 % dans le budget moyen des ménages, mais que ça veut rien dire parce qu'on a ceux qui ont terminé de payer leur maison et qui sont à 9 10 %, c'est les dépenses d'électricité, les impôts locaux et vous avez les familles modestes qui sont logées dans le privé pour qui ça va être 50 jusqu'à 60 % du budget des ménages. En fait, la question de de du logement me paraît devoir être une question clé pour l'élection présidentielle à venir parce que c'est la question du pouvoir d'achat. Parce que même la question la question de la natalité, c'est la quand
on demande au jeunes coupe pourquoi ils font pas d'enfant, la première cause c'est le logement. Mais même la question de la recherche d'emploi changer de région pour trouver un nouveau boulot c'est la question du logement. Et je dis oui que je souhaite que soit plafonné les prix partout dans le pays. François RF, j'aimerais vous entendre l'on est lourde sur la la hausse des prix du carburant. ce sondage opinioné sur le fait que déjà maintenant 67 % des Français auraient renoncé à certains déplacements en raison du coût de l'essence. Tous les spécialistes, vous me corrigerez si je me trompe, disent aujourd'hui même si la situation dans l'immédiat devait se débloquer dans l'étroit l'urmous, il y aura durablement des hausses de l'essence. Que faire contre ça ? Je comprends les aides. Je
dis c'est un petit chèque, un petit chèque, toujours des petits chèqus. On se croirait dans la chanson de Serge Ginsbourg, quoi. Mais je comprends cette logique. Maintenant, il y a des des causes structurelles et qu'il faut traiter. Alors, je redit moi je suis pour l'indexation des salaires sur l'inflation. À partir du moment où vous mettez que si le prix de l'essence augmente, que ça fait augmenter les prix en général, les salaires suivent, je dirais que le problème est réglé. Donc ça, je sais qu'on a un désaccord sur la TPP flottante. Moi, je suis je suis partie de la taxe intérieure sur les prétoliers qui soit flottante quand elle s'est pratiquée entre 2000 et 2000. Le problème, vous le savez, c'est que ça coûte cher, ça coûte plusieurs milliards et que on a déjà un niveau de déficit de
l'ord de 150 milliards, qu'on a une dette de 3500 milliards. Donc on est face à des prêteurs internationaux à qui on demande 300 milliards par an. Donc vous dites on en rajoute une autre. Vous savez que c'est la TPP peut se récupérer à postériori. C'est même le principe de la TPP flottant. Mais euh et ensuite je vous redis mesure structurelles, le contrôle des pliers et des marges. Maintenant, il faut aller au-delà de ça. Je veux dire pour moi, on a aujourd'hui la fermeture du D3 d'ormous quelque part c'est une fenêtre d'opportunité qui s'ouvre aussi. On a des intérêts qui sont maintenant alignés. On a l'intérêt de la facture des Français qui le voi quand ils vont faire leur plein mais ça sera encore pire à l'automne si jamais la situation perdure et qu'il faut faire
le plein des cuvou ou se chauffer au gaz. On a l'intérêt de la planète avec l'émission de gaz à effet de serre. On a l'intérêt du déficit commercial hein, c'est 80 milliards d'euros vraisemblablement rien que sur les énergies fossiles cette année. Et on a l'intérêt de la souveraineté nationale ne pas dépendre du pétrole ou du gaz russe américain saoudien et cetera. Et donc là maintenant, il y a une conjonction d'intérêts qui font que on doit sortir des énergies fossiles. On doit y mettre le paquet pour y sortir à la fois sur le logement isolation des passoirs thermiques et euh avec un grand plan pour aller vers les pompes à chaleur comme logique. Oui. Non mais alors monsieur Ruffin, si vous êtes élu, vous allez récupérer un pays dont les finances sont effondrées.
Alors j'entends bien les grands projets que vous avez. Ce que vous dites est parfaitement juste. On se dit transition énergétique pour une fois, c'est peut-être le vrai départ en ce moment parce que les consommateurs y auront intérêt, c'était pas le cas auparavant mais ça coûte des centaines de milliards. Qu'est-ce que vous faites ? Je vais vous expliquer comment je le finance. D'accord. Oui. D'une part dire que ce qui est le plus désespérant peut-être dans la politique menée par Emmanuel Macron, c'est que non seulement notre Mozard de la finance a fait 1000 milliards d'euros de dett en plus, mais que ça n'est même pas pour de l'investissement et c'est je pense le plus tragique. Je vous rejoins tout à fait là-dessus. Et comment vous ferez-vous ? Alors, je vous dis je deux choses. On a
des des assurances vies qui sont considérables dans notre pays aux alentours de 2000 milliards d'euros et et c'est très peu fléché. Il y a toute une part qui n'est pas fléchée alors que c'est un produit qui est défiscalisé. mobiliser, récupérer l'épargne des Français. Il faut oui, il faut que cette épargne là dans la mesure où elle est défiscalisée, elle serve au pays et qu'elle serve à un certain nombre d'investissements. Sachant que par exemple, c'est seulement à hauteur de 3 ou 4 % que ça finance les PME. Bon, premier point. Deuxièmement, le taux de centralisation du livréa. Le taux de centralisation du livréa qu'on a fait passer de 80 à 60 %, vous vous le faites repasser à 80 %, vous libérez. expliquer aux téléspectateurs ce que c'est hein. On collecte les ressources et on les
affecte. L'État les choisit disons de l'endroit où les ou alors il laisse les banques choisir de faire de la spéculation ou de d'investir là où le souhaite la banque. Bah si finalement quand on vous écoute, on se dit il y a une solution à tout, c'est l'État. 120 Non mais là c'est 120 milliards d'euros simplement parce que il y a une règle. Oui, il y a une règle, c'est le taux de centralisation du livraire. En tout cas, vous dire quelle est ma conception de l'État ? Ce n'est pas, je pense qu'il nous faut passer d'un état subvention à un état action. Nous avons aujourd'hui un état subvention. On le voit sur l'échec, on le voit sur euh la prime d'activité, on le voit sur les milliards aux entreprises, on le voit sur le logement, on le voit sur l'agriculture. On a un grand état
subvention et qui finalement se fait au détriment d'un état action, d'un état qui d'abord d'une part fixe des règles et que d'autre part un état qui agit notamment à partir de ces François Ruffin, vous avez fait événement en vous déclarant opposé à l'immigration de travail telle que voulue par le patronat. Vous avez précisé ce que vous voulez parce que vu de la gauche, ça a été évidemment un événement majeur avec énormément de réactions. Écoutez Bali Bagayoko France insoumise qui réagissait sur notre antenne avec des mots très durs à votre égard. Il comparait votre discours à celui de la droite disait-il voir de l'extrême droite. Écoutez-le. François Ruffin qui marque mes esprits en disant en se déclarant hostile à l'immigration pour le travail hein. Il
parle du il refuse le plan d'importation massive de la main d'œuvre étrangère que programme le MEDF. Voilà. Typiquement voilà donc vous voyez. Non, mais ça c'est typiquement ce type de discours est complètement un discours que traditionnel que l'on entend d'ailleurs à la droite et voire même à l'extrême droite. On n' pas dans le moment précis dans lequel nous parlons besoin d'avoir ce type de sortie qui viennent diviser celles de ceux qui se prétendent d'être de gauche droite voire extrême droite. Il parle de vous. D'abord, je veux redire avec clarté que je suis pour que tous ceux qui sont sur le territoire français travaillent, qui puissent travailler, qu'on leur fasse pas obstacle dans les préfecture parce que je considère que c'est un un gâi. C'est un gâchi pour
eux-mêmes de se sentir inutile au monde et c'est un gâchi pour le pays tout entier. Mais pourquoi cette sortie ? Pardon ? Rappelez-vous quand George Marchet George Marchet à l'époque avait fait événement pardon en disant venant de la gauche hein que il y avait une forme d'immigration incontrôlée qui n'était pas supportable. Est-ce que vous le pensez ? Et je veux vous citer le leader de Bali Bagayoko, monsieur Jean-Luc Mélenchon, qui disait en 2018 : "Nous disons "Honte à ceux qui organise l'immigration par les traités de libre échange et qui l'utilise pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux." Donc, il y a une forme d'immigration qui me paraît une immigration humaniste où on accueille des êtres humains. Aujourd'hui, on les accueille mal. Il faut un service public
de l'accueil qui permette l'apprentissage de la langue, la formation, l'accès au travail. Est-ce que ça veut dire paron qu'à votre égard à votre avis l'immigration telle qu'elle est actuellement en fait profite au patronat ? Non c'est l'immigration telle que le projette le patronat et tel que le valu de par exemple Gabriel Atal actuellement déjà une concurrence ça pas besoin d'attendre le projet aujourd'hui. C'est comme ça que ça marche vous savez très bien. Non c'est c'est vrai particulier je vous le dis. En tout cas il y a un signe d'équivalence que je vois naître et que je refuse qui est crise démographique égale immigration pour le travail. et ben je refuse qu'il y ait cette équivalence qui soit faite pour deux raisons. Pour des raisons que je je je
suis hostile à ce type de raisonnement pour notre pays, mais c'est un pillage organisé euh dans les pays du sud. Vous savez quand on vous donnez comme raison François vous donnez comme raison en partie à des arguments du RN qui depuis très longtemps disaient ben au fond ce qu'on organise là c'est une concurrence déloyal à l'égard des salaires français Marine Le Pen depuis depuis je vous dis je vous dis que quand on le je vous dis que quand on le projette quand on le programme comme le fait le MEDF puisque c'est un un plan qui est sorti programme rien du tout il a pas la main du tout sur ces question en tout cas le MEDF fait campagne pour 5 millions de salariés étrangers qui arriveraient sur d'un certain nombre de talents d'ici 2050. C'est le plan qu'ils ont eux-mêmes sorti
à l'arrivée. Pardon, est-ce que ça veut dire moins d'immigration en clair ? Non. Par contre, ça veut dire ça veut dire ne pas subs ne pas aller vers une migration utilitariste où on va chercher dans les pays du sud la main d'œuvre qui nous convient. Je vous le redis. Une c'estàdire. Alors, qu'est-ce que vous souhaitez également comme dispositif ? C'est c'est un dispositif où on définirait chaque année euh un certain nombre de personnes qui arriveraient. La première chose que je souhaite, c'est qu'on ait un service public de l'accueil. Aujourd'hui, ça se fait de manière bon, il faut effectivement intégrer. Oui. Et ben aujourd'hui, ça ne se fait pas. C'est le gros bazar. Comment les Français pouient accepter votre politique ? Comment les Français pouient accepter
une immigration aujourd'hui quand elle donne lieu à une désorganisation ? Mais vous la choisissez sur quel critères ? Je choisi sur des critères humanistes. C'està-dire que j'entends là Gérald, c'est le droit d'asile. Ben oui, mais j'entends la Géral de Darmanin qui dit "On veut bien des travailleurs mais il y aura pas de regroupement familial." Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on veut bien des gens qui viennent bosser, qui seraient de pur producteurs, mais que derrière ils auraient pas le droit à une vie affective, qu'ils auraient pas le droit à une vie sentimentale, qu'ils auraient pas le droit de voir leurs enfants. Enfin, ça me par acceptez quand même des gens pour travailler. Mais bien sûr. Et je souhaite que tous ceux qui sont sur le territoire français
puissent travailler. Donc ça, il y a pas de ceux qui viendraient. Mais je je souhaite je souhaite que tout ce qui est à partir du moment où on est sur le territoire français, je pense qu'on s'intègre par la langue de notre pays. Je pense qu'on s'intègre pour beaucoup ça conviction, je considère travailliste. Donc le travail c'est par le travail qu'on s'intègre. Mais en revanche, je vous dis quand même le plan que je refuse quand je vois que c'est pas de gauche de dire "On est d'accord pour aller chercher des infirmière au Kenya", ce qui est le discours des dans les assises des ÉPADes. Une infirmière formée au Kenya coûte 40000 € à l'État kénan, ça coûte 400000 € on considère quand elle quitte son pays. et plutôt que de former de la main d'œuvre compétente ici pour nos ÉPAD, pour nos
aides à domicile et ainsi de suite, on dit bah non, on va pas faire ça. Sachant que une grande question qu'on posera lors d'un prochain débat, c'est la question de la l'information, c'est la question de l'apprentissage, c'est la question des savoirs pratiques. Aujourd'hui, il y a des spécialités dans lesquelles on manque cruellement de bras. Alors, évidemment, on peut se dire il faut les former, mais ça se fait pas d'un claquement de dois. C'est l'affaire de 3 5 7 ans, ça dépend des spécialités et ça va des métiers. euh de la santé les moins qualifiés jusqu'au plus qualifiés, des métiers de soudeur pour le nucléaire et cetera. Ça, il faut quand même que on prenne les compétences là où elles sont disponibles aujourd'hui. B en tout cas, je je ma priorité est de
mettre en place un plan de formation et que on forme la main d'œuvre. Je considère qu'on a un immense gâchi productif dans notre pays. On a un gâchi sur les jeunes qui sont stabilisés sur le marché du travail beaucoup trop tard. On a un gâchi productif sur les seniors, on a un gâchi productif sur les femmes dont la carrière quand elles ont une grossesse est souvent euh euh heurté voilà gâché. On a un gâchi productif sur les travailleurs en situation de handicap qui sont pas intégrés. On a un gafchi sur les personnes immigrées à qui on ne permet pas de travailler. Donc on a toute cette main d'œuvre, tous ces talents, tous ces compétences qui sont disponible ici dans notre pays. Moi ce que je souhaite c'est que ces personnes arrivent euh au maximum de talent
possible, de formation possible, de compétences possibles avec salaire, horaire, carrière et pouvoir s'installer dans un métier dans la durée. s'il vous plaît la l'événement politique dans la course à la présidentielle où vous êtes vous-même, c'est ce sondage au doxa pour pour public Sénat où on voit le très grand succès de Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella 32 %, Édouard Philippe 17 %, Jean-Luc Mélenchon 16 % et c'est évidemment l'événement majeur politique de ce jour. Est-ce que vous dites bravo Jean-Luc ? Je dis que j'aimerais bien voir donnera un sondage de 2e tour face à Jordan Bardella et que c'est quand même un élément décisif dans la suite de ce qui doit se décider. Qui gagnerait d'après vous Bardella contre écoutez il y a un certain nombre de
sondages qui ont déjà été effectués en la matière. Donc euh il y a il y a un concours de premier tour et il y a un concours de deuxème tour. C'est un saut avec deux obstacles à sauter et c'est bien les deux qui s'agit de sauter. Là évidemment vous voteriez Jean-Luc Mélenchon François R. On est encore très loin de ça. Et quand vous aurez Jean-Luc Mélenchon à ma place, j'imagine que vous lui demanderez si au deuxème tour il votera Jordan Bardella ou François Ruffin. Mais pardon François Ruf pas répondu. Est-ce que c'est une réussite de Jean-Luc Mélenchon ? La réussite ça serait déjà dans la réalité des choses pour de de franchir le cap du premier tour et ensuite surtout d'avoir des chances de ne pas faire gagner le Rassemblement national le deuxè on verra ce que donneront les
sondages en la matière. Moi, je sais euh pourquoi je ne suis plus à la France insoumise parce que je considère que dans toute une partie et qui une partie majeure du pays, le discours ne passe plus euh que euh ça contribue à être rejeté plutôt qu'à euh qu'à attier. Mais pardon Franin, allez au bout de votre argument. D'après vous, si un deuxème tour euh Bardella et Mélenchon, ce sera un marche-pied pour monsieur Bardella. C'est ce que vous pensez. En tout cas, je je vois que c'est plutôt avec satisfaction que l'extrême droite envisage ce type de second tour que c'est ça leur apparaît beaucoup plus facile à gérer. Donc je on verra ce que disent les Français. Et puis on est à un an de l'élection. Vous savez si on regarde Non mais si on regarde ce qui se quels étaient les pr un an des
élections, on aurait eu François Fillon président. Enfin, on aurait eu un certain nombre de de Lionel Jospin aurait été serait entré à l'Élysée. C'est à peu près tous les scénarios qui heureusement ont été bouleversés par les Français. Que dire un certain nombre de lesfits qui disent "Vous êtes un traître ?" Peu importe, vous savez si jamais c'est leur Moi je sais à qui je suis fidèle. Vous avez trahi ? Pas du tout. Je sais à qui je suis fidèle. D'accord. Je sais à qui je suis fidèle profondément. C'est au français que je viens défendre, que je viens défendre sur la question du logement, que je viens défendre sur la question du pouvoir d'achat et que je viens défendre en espérant avoir la France en entier et pas la France à moitié. De vous deux, pardon, cette question
encore de vous deux François Ruffin. De vous deux Mélenchon Rufin, est-ce que un jour il faudra vous raller ? Si Mélenchon se maintient comme ça pour l'instant regardez, il est en train de gagner quelque chose làin est-ce que vous serez forcé de vous raller ? Mais faites toutes les hypothèses que vous voulez. Elle est là devant nous l'hypothèse. Est-ce que vous forcé elle pas elle est pas devant nous, d'accord ? Moi je suis en campagne. Je suis en campagne pour parler aux français pour venir ici leur parler non pas de la course de petits chevaux. Non, vous savez à quel point elle ne m'intéresse pas mais pour venir parler très clairement, est-ce que vous est-ce que vous avez entendu beaucoup de candidats qui sont venus poser sur la table comme ça la question du logement
pour les Français ? Oui. Qui me paraît une question clé et vous dire comment je compte résoudre la question du logement ? un par le plaflonnement des loyers dans tout le pays de par le fait que le logement serve à se loger pas à faire du Airbnb de la résidence secondaire du produit financier. 3 en ayant une offre de logement public à destination de public cible qui sont ceux qui sont les plus mis en danger par la hausse de l'immobilier, c'est-à-dire les jeunes notamment et les personnes âgées. Mais qu'est-ce que vous avez de plus que Jean-Luc Mélenchon ? Je prétends pas av une origine politique très voisine. Vous étiez d'ailleurs son compagnon. Je prétend pas avoir quelque chose de plus. Si parce que vous dites lui son handicap c'est le deè tour et face à Bardella au
fond il prend le risque d'une élection du Front National. Écoutez, moi, j'ai tout fait dans mon coin et ailleurs pour ne pas apparaître euh pour être euh pour passer partout, pour discuter avec tous les Français, pour voilà pour échanger le plus largement avec tout le monde. Vous le trouvez trop excluant, trop un moment il il c'est une ligne politique qui a été choisie depuis 5 ans. Je veux dire, j'ai pubé deux livres là-dessus, donc je viens pas pour discuter de ça, mais une ligne politique qui était choisie qui était dire écoutez occupez-vous de la jeunesse et des quartiers populaires et le reste laissez tomber. Ben le reste le la France je la veux en entier. Je veux pas des bouts de France. Je considère pas que 15 16 % des Français ça fasse la France. Voilà. Je
pense qu'il faut aller rechercher les Français bien au-delà de ça. François R compris y compris ceux qui ont abandonné la GL tout à l'heure au journal TF1 Raphaël Luxman, il parlait de la gauche en général et de sa réunion peut-être. Écoutez-le. Je me donne 3 mois. 3 mois pour sillonner le pays et proposer ce nouveau contrat patriotique. 3 mois pour réunir ma famille politique et à la fin nous aurons une seule candidature parce que notre responsabilité est immense. J'ai l'intime conviction que notre espace social-démocrate est le seul qui peut vaincre l'extrême droite en 2027. Pourquoi ? Parce que Jean-Luc Mélenchon perdrait au deuxème tour face à Bardella dans les grandes largeurs. Et parce que les Françaises et les Français ne voteront pas pour un premier ministre
d'Emmanuel Macron qui est comptable de son bilan. François Ruffin, écoutez, qu'importe. Moi, j'ai proposé au deux d'ailleurs puisque je suis très ouvert, je l'ai même proposé de Philippe Poutou jusqu'à François Hollande queil y ait une primaire et que ça soit au sein de cette primaire que soit départagé qui va être le candidat, qui va être le porte-voie de la gauche. Et de deux côtés, la porte a claqué et ça a été refusé. Donc moi je vous dis que je suis là ce soir pour parler aux Français, pour leur parler de leur logement, pour parler de leur voiture, pour parler de comment on fait quand on vient de vivre la journée la plus chaude jamais connue pour un mois de mai et que voilà les les grands sujets à mon avis, ils sont assez peu intéressés à la course de petit chevaux
entre les têtes de la gauche. Merci François Ruffin. Un mot encore. Vous êtes vous étiez au au lycée avec Emmanuel Macron. Tout à fait. Je je l'ai jamais rencontré à cette occasion hein. Il a c'est Ah à l'époque vous n'avez jamais vu. Ah oui parce que il y a la photo célèbre. On vous voit vous et lui. Mais ses deux photos de classique non je n'ai jamais j'ai jamais croisé à c à cette occasion. Vous lui avez reparlé ces dernières années ? Bah je jeai je je lui ai parlé quand il est venu à Amien mais ça date de quelques années maintenant. Donc je me souviens d'un moment où il est venu à Amien et où il a dit je n'ai pas de politique pour la jeunesse. Et de fait c'est vrai mais je pense que la politique souffre pardon la jeunesse souffre du fait qu'on a pas de politique
à son égard. Et quand je parlais de l'immobilier, les premiers qui aujourd'hui euh euh sont contraints, soit pour des raisons de loge de de boulot ou soit pour des raisons d'étude, d'aller se loger là où c'est le plus cher, c'est-à-dire dans le logement privé de Centrre-ville, c'est la jeunesse. Et donc c'est à l'endroit de la jeunesse qu'il faudrait en priorité construire à la fois du foyer de jeunes travailleurs et de la résidence universitaire. Oui, vous voyez combien j'ai envie moi d'aller sur le fond des sujets et non pas d'en rester à des affaires de popole. Merci beaucoup François Ruffin. Merci François Langlais. Dans quelques instants,
François Ruffin