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interviewBFM TV (sur YouTube)· 23 juin 2026 12 min

Hôpitaux en tension avec la canicule: la réponse de Stéphanie Rist, ministre de la Santé, réagit

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci beaucoup Hugo Donc devant ce CHU d'Argenteuil Bonsoir madame la ministre Merci d'être avec nous Margot de Frouville nous a rejoint Chef du service santé de BFM TV On va parler des mesures pour l'hôpital évidemment dans un instant Mais qu'est-ce que vous dites simplement aux Français qui n'en peuvent plus de transpirer la journée, qui n'en peuvent plus de ne pas dormir la nuit ? Est-ce que le message du gouvernement, au fond, c'est juste te débonds et attendez la fin de cette canicule ? Je dis de continuer Continuez à prendre les mesures de prévention, continuez à boire beaucoup d'eau, à rester le plus possible à l'abri pendant les heures chaudes, à ne pas faire de sport quand vous êtes dans un département en vigilance rouge et à vraiment continuer à vous alimenter.

Mais continuer à vous alimenter, c'est presque du bon sens. Est-ce que ça veut dire que finalement, vous ne pouvez pas aller au-delà de ça parce que la France n'est pas assez préparée à ce genre d'épisodes. Ce que vous venez de rappeler là, buvez de l'eau, continuez à bien vous alimenter, tout le monde le fait je crois ?

Je pense que c'est important de continuer à le puisque c'est une accumulation de la chaleur qui fait que dans le corps va moins bien supporter au fur et à mesure, donc de ne pas arrêter les efforts de prévention qui sont faits et que ces mesures de prévention évitent les malaises et d'aller aux urgences. Donc c'est vraiment important de le rappeler. Éviter aussi d'encombrer peut-être les urgences pour des choses qui n'étaient pas indispensables ou qu'on aurait pu éviter, c'est peut-être ça aussi le message ?

En tout cas, ne pas hésiter aussi à appeler le 15 si on se sent pas bien parce que plus on prendra le malaise, le coup de chaleur très tôt et mieux on arrive à le soigner. Donc vous pouvez appeler le 15 et on voit un nombre, vous l'avez dit, d'appels qui a nettement augmenté ces derniers jours. Mais ce qui permet aux régulateurs du SAMU d'envoyer éventuellement un médecin, SOS Médecins, ou de vous dire d'aller aux urgences s'il y a besoin.

Ne pas hésiter non plus à appeler. Et Et effectivement, les comportements de prévention, éviter d'aller faire du sport en pleine journée ou vos courses en plein milieu de la journée si vous le pouvez, fait que vous n'allez pas engorger les urgences en faisant un malaise. On est face à un C'est un épisode inédit parce qu'on bat des records sur record et on a du mal à en dater la fin.

Est-ce que vous êtes inquiète ce soir ? En tout cas, on est concentré et vigilant. Et c'est pour ça qu'on a ce matin, à la cellule de crise, renforcer notre niveau de vigilance.

On avait démarré depuis le mois de mai maintenant cette anticipation depuis les premières chaleurs, où il y avait des mesures et des leviers qui étaient mis en place, comme des plans de crise dans certains hôpitaux quand il y a besoin, etc. Mais on a aujourd'hui décidé, avec le Premier ministre, de passer au niveau 2 du plan Orsan, qui est en fait le plan Vigipirate du système de santé. Essayons d'être concrets, qu'est-ce que ça change de passer au niveau 2 de ce plan Orsan ?

Alors c'est un plan de vigilance, de surveillance, un peu comme le plan Vigipirate face à un risque. Et là on est face à un risque de tension sur le système de santé. Vous savez, si on arrive à protéger notre système de santé, en fait, on protège les Français.

Donc notre objectif c'est d'anticiper parce qu'on estime qu'en raison de la durée de l'épisode, de l intensité des températures, on anticipe le fait que notre système de santé puisse être en tension et pour mieux protéger les Français. Dans cette anticipation, on déclenche le niveau 2 qui va nous permettre très concrètement de savoir combien on a de lits disponibles en soins intensifs, en réanimation. Sans niveau 2, on ne sait pas combien il y a de lits ?

Sans niveau 2, vous le savez, les établissements savent évidemment leurs capacitaires comme on dit. c'est-à-dire leur nombre de lits disponibles vous ne le savez pas forcément au niveau national et si jamais on a besoin d'activer des mesures de solidarité ça met plus de temps donc c'est une mesure c'est des mesures d'anticipation aujourd'hui le Le système hospitalier n'a pas...

Il y a effectivement une augmentation sur le SAMU, mais il n'y a pas de retentissement encore sur les hôpitaux. Est-ce qu'on peut dire que l'hôpital aujourd'hui tient le coup ? Aujourd'hui, il tient le coup et le niveau 2 du plan Orsan et un niveau de vigilance renforcée, d'anticipation pour qu'il continue à tenir le coup.

C'est ça l'objectif. 40 noyades depuis jeudi. Qu'est-ce que l'on n'a pas assez fait ?

Qu'est-ce que l'on a mal fait ? Qu'est-ce que l'on aurait pu mieux faire ? Alors, depuis ces dernières années, on voit une augmentation du nombre de noyades qui est quand même, en tant que ministre de la Santé, évidemment, qui m'inquiète malgré la La prévention qui a été faite dès le mois de mai, la ministre des Sports a redit les mesures nécessaires pour surtout ne pas aller se baigner là où c'est interdit.

Les baignades qui sont interdites, c'est qu'il y a des risques. Et quand, en plus, vous avez une chaleur telle que maintenant, vous renforcez le risque puisque vous pouvez faire encore plus d'hydrocution, comme on dit là, des chocs thermiques quand vous allez dans l'eau. Et en plus, si vous avez bu de l'alcool, alors là, on n'y arrive plus du Mais est-ce qu'il ne faudrait pas justement autoriser des baignades avec de la surveillance, exceptionnellement dans certaines communes ?

Puisqu'en fait, parfois les jeunes ont l'habitude de se baigner l'été précédent, reviennent dans cet endroit, il y a juste un panneau baignade interdite, mais ça ne suffit pas à faire passer le message. Vous avez raison, je pense que c'est un renforcement de responsabilité collective qu'on doit avoir quand vous passez à côté de jeunes qui se baigne, il y a un endroit où c'est interdit, peut-être les informer et leur dire sortez, allez un peu plus loin là où c'est autorisé, peut-être travailler à ce qu'il y ait des zones autorisées mais rappeler aussi, moi je crois beaucoup, vous savez pour l'alcool à la fête de la musique, j'ai eu beaucoup de messages de jeunes qui m'ont dit merci d'avoir expliqué ce qui se passait avec l'alcool et la chaleur et je crois que... – Elles ont vraiment dit ça ? – Certains. – Vous avez vraiment croisé des jeunes qui vous ont remercié pour les messages – J'ai vraiment été étonnée du nombre de 16-22 ans, de messages de retour que j'ai pu avoir sur les réseaux sociaux par exemple, de jeunes qui m'expliquaient d à remercier de cette mesure et des explications.

Je crois qu'il faut re-expliquer que la baignade interdite est vraiment dangereuse. – Question rapide, réponse rapide si vous voulez bien, est-ce que vous dites comme la patronne de la région Île-de-France Valérie Pécresse à tous ceux qu'ils peuvent, ne prenaient plus les transports en commun. Je dis que le comportement individuel doit s'adapter aux températures.

C'était le cas pour l'alcool parce qu'il y a un retentissement de la température. Si vous êtes quelqu'un, par exemple, qui a des problèmes de cœur et qui est fatigué, allez prendre un train, un transport où on sait qu'il y a un risque d'augmentation de la chaleur. C'est plutôt sur la ligne Jean Castex, patron de la SNCF, qui dit qu'il faut que les personnes vulnérables ne montent plus à bord des trains en cas de pannes de clim.

En fait derrière ça, on a collectivement à s'adapter à la chaleur, mais on a aussi individuellement à s'adapter à la chaleur. Donc tout va dépendre aussi de vos capacités. Mais si vous êtes quelqu'un avec des antécédents, des maladies chroniques, ça va être très dur de supporter une chaleur encore plus intense dans un transport.

Question très simple. Vous avez la climat au ministère Alors, pas partout. Dans votre bureau ?

Dans mon bureau, j'ai la chance d'avoir de la climouin. Est-il normal que la plupart des hôpitaux aujourd'hui n'en soient pas équipés ? Alors, les hôpitaux, vous savez il ya 40 % des hôpitaux qui ont été rénovés depuis la dernière canicule sur ces 40 % en tout cas dans ceux qui sont ces dernières années ils sont tous soit rafraîchis et climatiser En fait, il y a des parties de l'hôpital qui est climatisée, les blocs opératoires, les salles de réanimation, là où il y a des soins très intensifs.

Mais parfois pas la seule, la salle d'accueil des urgences, où on vient justement parce qu'on a eu un coup de chaud. Non, vous avez raison. On est en train de regarder de près, notamment sur les financements qu'on donne.

Vous savez que j'ai annoncé un plan de 6 milliards pour les dix prochaines années d'investissement hospitalier. Et on est en train de regarder si nous devons rajouter des mesures pour faire que ces hôpitaux soient climatisés, en tout cas adaptés au changement climatique. Avec des vrais climes ou avec des petites climes mobiles Non, là je parle des hôpitaux qui vont être reconstruits.

Donc dans ceux-là il faudra un système en tout cas d'adaptation à la chaleur très clairement Une question Madame la Ministre. Le déclenchement d'une vigilance rouge se prend conjointement entre Météo France et les autorités sanitaires, les ARS. Aujourd'hui, les départements des Hauts-de-France sont passés à leur tour en vigilance rouge.

Pourtant, le critère de température ne nécessitait pas forcément le passage d'une vigilance orange et une vigilance rouge. Est-ce que vous, vous avez des remontées qui montrent que les hôpitaux des Hauts-de-France connaissent une certaine saturation aujourd'hui ? Alors pas plus dans les Hauts-de-France qu'ailleurs sur la saturation aujourd'hui, mais ce n'est pas le seul critère.

Il y a aussi les les habitudes de l'endroit où la température est élevée. On sait qu'il y a des endroits en France où on a plus l'habitude de vivre, on a plus un comportement individuel qui est un peu plus adapté Et souvent, c'est un peu ce qu'on dit de la vie des Espagnols par exemple. On dit que la journée, ils font la sieste.

Il faut vivre à l'Andalouze. Ce comportement individuel...

C'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon. Voilà, il faut vivre à l en tout cas, on n'a pas, il va falloir adapter nos comportements individuels. On a trouvé un point commun entre le gouvernement et Jean-Luc Mélenchon, ça fait longtemps que ce n'était pas arrivé.

Vous dites comme lui, pardon je prends ça sous forme de boutade, mais il faut s'habituer à vivre à l andalouses mais je pense qu'on a une adaptation de notre pays à faire quel est le bilan dont vont disposer le bilan de la mortalité sera fait bien un bien après mais aujourd'hui qu'est ce que vous pouvez nous dire sur le premier bilan de cette canicule inédite ce qu'on sait c'est que les retentissements des canicules elles arrivent 5 à 10 jours après donc on n'est pas encore dans ce moment-là et puis le bilan est fait vraiment plusieurs mois après puisqu'on fait des anté... des on a... parce qu'il faut faire des enquêtes vous pouvez mourir mais c'est vrai qu'il y a eu des remontées ces derniers jours des personnes qui sont décédées on a parlé des personnes noyées il y a quelques instants il n'y a pas de chiffre aujourd'hui au ministère de la santé non sur les décès en fin d'année par contre je voudrais redire ici que les personnes isolées repasser le message de la vigilance pour les personnes qui habitent toutes seules notamment les personnes âgées ou fragiles et qu'il y a des registres communaux sur lesquels on peut inscrire ces personnes et c'est vraiment important parce que nos EHPAD depuis la canicule de 2003 sont organisés, connaissent les bons réflexes, les personnes isolées je crois qu'on peut améliorer encore la vigilance collective pour ces personnes Merci Stéphanie Vous étiez où lors de la canicule de 2003 et quels souvenirs vous en gardez ?

J'ai un souvenir d'incompréhension, j'étais à l'hôpital en région parisienne et j'ai un un souvenir d'incompréhension avec des personnes qui décédaient. On voyait bien qu'il y avait une déshydratation, mais on n'avait pas autant la connaissance du retentissement avec certains médicaments, etc. Et votre prédécesseur en l en l'occurrence, qui avait raté le coche, intervenant depuis son jardin en polo pour expliquer aux Français que la situation était sous contrôle aussi.

Oui, la science n'était pas la même. On n'avait vraiment pas la connaissance autant...

Enfin vraiment, quand les gens en étaient un peu démunis. On avait beaucoup de gens qui arrivaient vraiment pas bien et on ne savait pas tout à fait ce qu'il se

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