Meeting avec Jean-Luc Mélenchon et Ruba Ghazal à Montréal
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir tout le monde. Mon nom est Roxanne Milot. Je suis présidente de Québec solidaire.
On a une salle comble [Rires] aujourd'hui. Une salle combe pour entendre Rouba Gazal et Jean-Luc Mélenchon. [Applaudissements] Merci pour votre enthousiasme.
Sachez qu'il y a plus de 1000 personnes qui s'étaient inscrites pour la soirée de ce soir. Il y a bien entendu fallu gérer l'entrée. Euh on est aussi en live sur Facebook actuellement.
Il y a de plusieurs personnes qui nous suivent de la maison. On est très contente et content d'accueillir monsieur Mélenchon et de voir votre grande participation ce soir. Merci beaucoup d'être là.
On accueille aussi une délégation insoumise avec monsieur Mélenchon, Aurélien Tacher, député de Baldoise, vice-président du groupe d'amitié France-Québec à l'Assemblée nationale et responsable insoumis de la francophonie. Merci d'être là. Marina Mesur, présidente du groupe insoumis au Parlement européen.
Merci beaucoup d'être là. Arche Saidi, vice-président de la délégation pour les relations avec le Canada du Parlement européen. Merci beaucoup d'être là.
Et Thba Freulich, conseiller insoumis des Français à l'étranger au Québec. Merci. On a aussi des députés, des anciens députés solidaires dans la salle.
Donc bien entendu, je les remercie d'être là et euh euh on va pouvoir jaser dans à l'extérieur ensemble quand on veut quitter. Je vais vous parler un petit peu de qu'est-ce qui va se passer ce soir. On va débuter avec un discours de Ruba Gazal, porte-parole et chef parlementaire de Québec solidaire qui va nous faire un survol du contexte de la montée de la droite au Québec.
Ensuite de ça, euh le clou de la soirée, Jean-Luc Mélenchon, euh va prendre ensuite la parole pour vous présenter ses réflexions sur l'omniprésence des droites partout à travers le monde, sur l'état actuel de la gauche et sur comment s'y prendre pour stopper la montée du fascisme. Par la suite, on va avoir la chance d'assister à un échange entre Rouba et Jean-Luc qui vont discuter d'enjeux stratégiques clés pour la gauche et aussi bien entendu en France et au Québec. Avant de céder la place à Rouba, j'aimerais vous mentionner que on a aussi à la fin de l'événement des tables à l'extérieur, vous les avez probablement vu lorsque vous êtes entré qui sont là avec bien entendu des bénévoles solidaires et insoumis.
Si vous êtes inspiré par qu'est-ce que vous allez entendre ce soir, si vous vous demandez comment vous pourriez faire pour aider les forces de gauche face à la montée des droites, allez les voir s'il vous plaît. Ils pourront prendre vos dons, vous guider pour prendre une carte de membre. Les Français peuvent prendre une carte de membre de Québec solidaire.
Je vous encourage à le faire. Euh et aussi prendre vos coordonnées si vous voulez devenir militant ou militante pour avec nous. Si vous êtes à la maison, euh vous pourrez visiter les sites web suivants : don.net pour donner, adhésion.net pour devenir membre et agir.net pour devenir militante ou militant.
Pour battre les droites au Québec, nous aurons besoin de tout le monde. Nous aurons besoin de tous les dons, petits et grands, afin de prendre la rue et de rejoindre les gens. C'est ensemble que nous assurerons le futur de la gauche au Québec et ailleurs.
Sans plus tarder, je suis maintenant très honorée de vous présenter une femme incroyable, une québécoise d'origine palestinienne, une grande amoureuse du Québec et de notre langue commune, une femme qui a travaillé sur les planchers des chops avec les ouvriers, une membre fondatrice de Québec solidaire, député de Mercier depuis 2018, porte-parole et chef parlementaire de Québec solidaire, une infatigable battante et surtout une amie avec qui je suis fière de lutter au quotidien. Mon ami Rouba Gazal. Merci, merci merci tout le monde.
Roxanne me dit "Il y a des exus de Québec solidaire." Je cherche, je cherche. Ah, Amir est ici.
Salut Amir. Amir, c'est notre Jean-Luc Mélenchon québécois. Merci, merci beaucoup.
Merci Roxanne pour le mot d'introduction. J'en viens pas, il y a des gens qui sont encore debout parce que vous cherchez des places. Peut-être vous allez passer la soirée debout.
Bonne chance à vous. Bravo ! Euh, j'en viens pas du nombre de personnes.
Ça me fait chaud au cœur de voir autant de gens avoir envie de parler de la gauche et de comment battre les droites. Quand vous avez vu l'affiche, vous avez vu Battre les droites, Ruba Gazal, Jean-Luc Mélenchon et là, vous vous êtes dit où est-ce que je m'inscris ? Je veux entendre Ruba Gazal.
C'est ça. C'est ça qui fait qu'il y a autant de monde dans la salle. Non mais euh Non mais sérieusement euh je suis pas surprise non plus du nombre de personnes qui sont ici.
C'est pas la première fois qu'on accueille Jean-Luc Mélenchon et la dernière fois et à chaque fois les salles quand il vient à Montréal les salles débordent et avec raison. Euh mais ce que ça montre aussi, le fait que vous soyez là, que ce soit ici euh en présentiel dans la salle ou euh en virtuel chez vous, c'est parce qu'il y a un appétit euh pour la gauche au Québec, un appétit pour qu'on se rassemble, qu'on se regarde dans les yeux, qu'on se parle, euh qu'on débatte, qu'on trouve des solutions face à quelque chose qui inquiète beaucoup de gens. Moi, ça m'inquiète, vous ça vous inquiète.
Euh il y a pas une journée qui passe sans que je sens cette inquiétude forte chez les gens face à la montée de la droite de l'extrême droite, une droite la plus euh décomplexée, la plus radicale, extrémiste de plus en plus et c'est extrêmement inquiétant. Et ça c'est pas seulement au sud de la frontière, c'est partout à travers le monde. Euh cette montée des droites, elle a différents visages.
Elle a elle prend plusieurs formes. Euh mais faut pas s'y tromper, elle adopte toujours le même langage. C'est le langage de l'exclusion, de la haine des immigrants, du rejet du progrès social, du repli sur soi et du plus fort.
La loi du plus fort. les gens la loi du plus fort, les gens qui en ont plein les poches puis qui en laissent pas pour les autres. Ces gens-là, ces droites là, ils sont représentés par Trump, Le Pen, Milé, Poutine à l'étranger, Poilèvre, bocôté et duem ici chez nous.
C'est une droite réactionnaire, populiste, euh conservatrice. Ces gens-là que je viens de nommer, ce sont nos adversaires. Il y en a certains qui veulent nous annexer.
C'est incroyable. On aurait pas pu même penser ça il y a 1 an. Euh puis ce qui est important par exemple de comprendre, c'est que cette droite là, même si on est surpris par la force de de du bonhomme orange, comme j'aime l'appeler au sud de la frontière et comment il a il est totalement décomplexé.
Il faut pas être surpris parce que cette droite là décomplexée elle arrive pas dans un vide. Il y a vraiment un contexte qui l'explique, c'est celui du capitalisme financiarisé, dérégulé, destructeur et générateur d'inégalité socio-économique. On peut pas comprendre la montée des droites et des extrêmes droites sans prendre en compte l'alliance entre les forces conservatrices et les forces du marché.
Ces deux forces se nourrissent mutuellement. Au sud de la frontière, le programme brutal de l'extrême droite, il est directement porté par une administration de milliardaires, des oligarques qui baissent les impôts des plus riches et qui s'attaquent à notre démocratie, qui s'attaque aux femmes, aux travailleurs et aux travailleuses et aussi aux minorités. C'est la même chose.
C'est le même schem là qui se répète partout au Brésil, en Italie, en Argentine, en Hongrie, en Israël, partout où les extrêmes droites progressent et gagnent. C'est toujours main dans la main avec le pouvoir économique. Partout, les politiques d'exclusion s'accompagnent de moins de réglementation, par exemple en environnement, de baisse d'impôts pour les plus riches, d'austérité dans les services publics pour laisser encore plus de place au privés.
On connaît la chanson et je suis certaine que Jean-Luc tout à l'heure, il va se faire un plaisir de décrire le pacte avec le diable passé par le gouvernement néolibéral français pour se maintenir au pouvoir. Cette alliance entre cette droite conservatrice et les forces économiques, elle a rien de nouveau. L'histoire est pleine, elle est pleine d'exemples tragiques pour les peuples.
Puis le Québec et le Canada, on n pas d'exemples, on n pas de leçons à donner au reste du monde. Nos sociétés se sont enriches au détriment des Premières Nations et des inuites. Et ça, faut jamais jamais l'oublier.
Surtout cette alliance, elle a des cyes favorites, c'est toujours les mêmes. D'abord les personnes racisées parce que cette internationale des droites est fondée sur la haine de l'autre, de cet étranger, de cette misère du monde comme l'a dit sans gène un ministre Kakis et qui l'a répété quand on lui a demandé de s'excuser. Elle est fondée sur la haine quand elle rejette des migrants africains dans la mer vers une mort certaine lorsqu'elle bombarde des familles palestiniennes qui ont le simple tort d'exister. lorsqu'elle envoie sans procéder des latinaux dans des prisons salvadoriennes où la torture est institutionnalisée lorsqu'elle ta violence policière qui tue et qui discrimine nos jeunes dans les rues.
Ces droites haïent aussi salut Andress qui qui se bat aussi pour ça pour les nos jeunes dans les rues. Euh ces droites haïsent aussi nos frères et nos sœurs trans. Combien de polémiques stériles avez-vous entendu depuis quelques années sur les trans ?
Les trans dans les vestiaires, les trans dans les sports, les trans dans les toilettes, les trans partout. C'est une vraie obsession de ces gens-là. Est-ce qu'on peut juste leur sacrée patience ?
Est-ce qu'on peut juste sacrer à ces gens-là patience et leur permettre de vivre leur vie d'être humain comme tout le monde, comme il et elle et elle l'entendent ? Est-ce qu'on peut je les salue d'ailleurs s'il y en a qui sont parmi nous ou qui nous écoutent parce que je sais à quel point ces personnes-là souffrent en ce moment. Je me fais souvent interpeller non aussi beaucoup ici même au Québec des partis et des leaders qui se disent modérés qui se disent raisonnable centriste n'hésite pas à se vautrer dans la rhthorique transphop que ce soit par conviction réactionnaire ou simplement par calcul basement électoral à ceux-là qui attend qui attaquent nos sœurs et nos frères trans.
J'avoue, j'envoie un avertissement. On sera toujours sur votre chemin. On vous laissera pas faire.
Il y a il y a une dernière cible à laquelle ces droites s'attaquent tout le temps et qui sont une qui est une cible favorite pour ces droites dont je veux parler, c'est nous les femmes. Pas une partie des femmes ou une certaine catégorie ou les femmes d'un certain âge. Non, toutes les femmes.
Les dernières années nous sont venus malheureusement nous rappeler une vérité qui fait peur, qui nous fait faire des cauchemars. Toute mon ma jeunesse, moi je pensais que la lutte pour les droits des femmes, ça allait juste avoir des avancées, que c'était une ligne droite tranquille vers le progrès. Et bien, c'est pas vrai parce que il y a des avancées mais il y a aussi des reculs.
Chaque bastion conquis doit être défendu à tout prix. Chaque victoire n'existe que jusqu'à la prochaine bataille pour les femmes. J'utilise pas des termes militaires par hasard parce que ces droites masculinistes antiféministes qu'elles font, c'est qu'elles mèneent une véritable guerre contre nous les femmes, contre notre droit à disposer de nous-même, de notre corps, de notre personne.
Le patriarcat est en train de prendre sa revanche après des décennies de progrès féministe et il utilise tous les moyens à sa disposition pour nous soumettre. pouvoir politique, juridique, médiatique, physique, rien n'est trop pour nous mettre à notre place nous les femmes. Et quand c'est pas nos droits fondamentaux qu'ils attaquent, ben ce sont nos métiers, nos salaires, notre place dans l'espace public qu'ils attaquent.
Parce que les femmes quand elles prennent la parole dans l'espace public, elles dérangent en tout cas elles dérangent ses droites conservatrices. D'un côté, il y a les politique d'austérité qui cible en priorité les métiers où les travailleuses sont surrésentés en santé, en éducation, dans les services sociaux, en petite enfance. Et je veux d'ailleurs, je sais pas s'il y a des éducatrices ici parmi nous, des travailleuses dans les CPE, je veux saluer leur combat héroïque pour nos enfants, pour les générations dans les CPE. quand elles attaquent pas nos salaires, nos notre ce qu'on fait comme travail.
De l'autre côté, ces droites là, les politiques identitaires s'attaquent à notre liberté de conscience, d'expression, notre façon de nous vêtir, d'exprimer notre spiritualité. Comme nos grands-mères et nos mères avant nous, on va devoir aussi, nous aussi malheureusement et les pour les plus jeunes mener cette bataille sur la ligne de front. Il nous faudra garder la tête haute, regarder le pouvoir dans les yeux, avancer, marcher, chanter, danser, crier, se battre pour les femmes.
Bien sûr, on veut se battre pour nous, pour nos droits, pour notre vie à nous, mais on veut aussi se battre pour nos sœurs partout à travers le monde. Pour nos sœurs américaines qui meurent dans leur voiture à cause d'un jugement de la Cour suprême. Pour nos sœurs autochtones qui disparaissent la nuit sur les routes canadiennes.
Pour nos sœurs palestiniennes bombardées tous les jours par l'armée israélienne. pour nos sœurs Ouais. pour nos sœurs congolaises, saoudiennes, mexicaines, ukrainiennes, pour toutes les autres femmes qui souffrent partout à travers le monde.
Pour ell, je le dis au haut et fort, on vous oubliera pas. On va continuer à se battre pour vous. Peut-être certains d'entre vous vont se dire "Oui, Ruba, c'est vrai tout ça, c'est vraiment inquiétant, c'est impressionnant même.
Mais au Québec, il me semble que la situation, elle est pas aussi grave. Après tout ici au Québec, on n pas de Trump québécois, on n pas de Mos québécois, on n pas de Marine Le Pen québécoise. Dieu nous en préserve.
Mais bien sûr qu'on en a pas. Mais ce qu'il faut dire, c'est pas encore pas encore. Je voudrais quand même qu'on s'entende sur les signaux forts qui traversent notre société.
Il faut qu'on tende l'oreille puis qu'on écoute les débats, les termes qui sont utilisés, les positions qui sont souvent importées du sud de la frontière ou de l'autre côté de l'Atlantique et qui doivent nous inquiéter et nous indigner. ce qui n'était qu'un bruit de fond il y a 20 ans est devenu beaucoup plus audible aujourd'hui hein. Tout le débat sur les W qu'on entendait il y a plusieurs années au sud de la frontière, ben ça fait quelques années qu'on l'entend ici mais ça faisait longtemps que c'était commencé aux États-Unis.
Ces discours sont loin, de moins en moins loin d'être marginaux. Ils sont de plus en plus présents au Québec. qu'ils ont des porte-vois dans tous les lieux les lieux de pouvoir.
J'étais assise au salon bleu quand le premier ministre lui-même en personne a attaqué Québec solidaire de W. Il nous a traité de W. J'étais dans mon bureau de députés quand le chef du Parti Québécois a utilisé la même rangaine antiw primaire et vulgaire devant tous les médias.
Chaque semaine hein, quand vous ouvrez certains journaux, des chroniqueurs propagent leur haine de la différence, leur refus de la diversité, leur opposition à la justice sociale. Tous les jours directement dans nos poches, les algorithmes des médias sociaux poussent volontairement des discours discriminatoires, antiféministes, transphobes qui font aussi qu'on est dans nos chambres d'écho. Il y a pas une semaine, peut-être vous le savez pas parce que vous écoutez pas ces radioslà, il y a pas une semaine qui passe sans que je me fasse traiter d'allié du amas.
Simplement parce que moi qui suis d'origine palestinienne, j'ai eu le culot de m'opposer au génocide de mon peuple. [Applaudissements] Je je sais pas s'il vous entendent. Je sais pas s'il vous attendent applaudir puis s'ils vont arrêter.
De toute façon, on n pas peur parce qu'on est ensemble. Cette inversion des valeurs est probablement la plus grande victoire de la guerre culturelle menée par la droite. Elle a rendu acceptable et normaux des arguments indignes et absurdes.
Créer des ponts entre la majorité et les minorités comme à Québec solidar voulu faire mais c'est devenu une trahison à l'identité nationale. Taxer les milliardaires, c'est devenu radical. Refuser l'exclusion est devenu un péché.
Dénoncer un génocide est devenu une complicité de terrorisme. Vous le voyez, vous l'entendez partout. La parole de la droite s'est décomplexée, elle s'est libérée.
La fameuse fenêtre d'Overton qui définit l'étendue des discours qui sont socialement acceptables et s'est fait exploser par les attaques répétées des conservateurs. Ces partis, ces leaders, ces vaseurs d'opinion qui sont ici au Québec, ce sont les mêmes qui essayent ensuite de nous vendre l'austérité budgétaire parce que eux ils savent compter. les couples dans les services publics, les subventions aux grandes entreprises et la supposée efficacité du secteur privé.
Le gouvernement actuel de la CAC incarne parfaitement ce double discours de droite identitaire et économique. D'un côté, hein, on l'entend tous les jours là au salon rouge à l'Assemblée nationale, il y a un discours d'un conservatisme culturel nostalgique d'un Québec d'entigrants. On est assez tané de ça.
Tout le temps, la crise du logement, les crises dans les services publics sur le dos des immigrants. Puis de l'autre côté, ce même gouvernement de la CAC, il donne une carte blanche aux grandes entreprises soutenues par leur projet délirants, par une mane infinie d'argent public pris directement dans les poches des travailleurs et des travailleuses dans les services publics. C'est ça le bilan de la CAC.
François Legot nous avait promis la fin entre l'alternance entre les bleus et les rouges. Puis résultat, on se retrouve avec quoi ? Avec ce gouvernement-là ?
Mais on se retrouve avec le pire des deux mondes. D'un côté l'austérité libérale puis de l'autre les chicanes identitaires péquistes. Vous savez on nous a souvent traité comme les gens qui n'aimont que la minorité puis on n'aime pas vraiment le peuple québécois nous à Québec solidaire simplement par parce qu'on défend aussi les minorités les gens qui n'ont pas de voix.
Aimer le Québec c'est aimer le Québec réel pas le Québec fantasmé là dans l'esprit de François Legot. pas un Québec qui n'existe plus, le Québec d'entend. Aimer le Québec, c'est aimer son peuple, peu importe qui il est, peu importe à quoi il ressemble, peu importe la langue avec laquelle il parle quand il est à la maison.
C'est ça le nationalisme québécois que je défends depuis longtemps, que Québec solidaire on défend depuis longtemps. Un nationalisme bâtisseur qui redonne du pouvoir économique au peuple. un nationalisme inclusif et profondément indépendantiste.
C'est de ça que c'est nourri c'est nourri le mouvement indépendantiste depuis sa naissance au Québec alors qu'il est totalement dévoé aujourd'hui par des gens qui se disent nationalistes. En fait, notre nationalisme est totalement à l'opposé de celui conservateur et refermé sur soi de François Legot. Je veux quand même je veux quand même apporter quelques nuances sur ce que je vous dis par rapport à François Logot.
Malgré ses clins d'œil répétés au Parti conservateur du Canada, il l'a refait encore pendant cette élection au début. François Legot est quand même pas Donald Trump, c'est pas Marine Le Pen. Euh mais mais je l'accuse de faire le lit de mouvement plus radicaux que lui puis il en est probablement conscient.
En fait, il en est conscient. Je l'accuse de se faire l'instrument par sa rétorique où est-ce qu'il met tout sur le dos des immigrants, d'acteur plus hostiles encore sur notre modèle d'intégration et d'inclusion. Je l'accuse de faire passer l'intérêt de ces chumes du centre-ville de Montréal et des entreprises américaines avant celui des infirmières, avant celui des éducatrices, avant des profs dans celui des profs dans nos écoles.
Je l'accuse de faire un travail de sap qui précarise les Québécoises et les Québécois, qui fait monter la division dans notre société et nous rend plus vulnérables aux attaques des droites les conservatrices les plus brutales. Je suis certaine que les constats que je pose ici pour le Québec, Jean-Luc les a vu venir bien avant, il y a plusieurs années en France. Or, on voit aujourd'hui où est rendue la politique française.
On n en est pas là au Québec. L'extrême droite en France trône au sommet des sondages. Puis si c'était pas des gardes fous institutionnels qui existent par chance, ben on peut imaginer qu'aujourd'hui elle aurait déjà pris le pouvoir.
Mais mais si on regarde ce qui s'est passé en France de cette grande noirceur, il y a quand même eu une lumière qui qui nous est apparue en 2024 alors que tout le monde tout le monde était certain que c'était le Rassemblement national qui allait prendre le pouvoir. une alliance historique des gauches est arrivée en tête le nouveau front populaire que j'ai moi soutenu aussi. On m'a accusé de faire de la gérance étrangère.
Ça m'arrive des fois de faire ça. Évidemment, c'est des solidarités avec des gens qui défendent les mêmes valeurs que nous. Puis la suite nous a démontré une nouvelle fois après ce qui s'est passé en France que face à une gauche qui monte ben les droites économique et identitair se mote ensemble et trouve des terrains d'entente pour nous barrer la route nous la gauche.
La victoire du nouveau Front populaire a ouvert quand même un nouveau nouvel espace des possibles qui est rassurant pour nous ici qui peut aussi nous servir de modèle et d'exemples pour la suite et nous donner espoir. une voix dans le fond qui va nous permettre de battre les droites avant qu'il ne soit trop tard. Je sais pas pour vous mais moi je pense que j'ai assez parlé.
Moi ce que j'ai envie maintenant c'est entendre Jean-Luc Mélenchon. Il nous a dit tout à l'heure, il m'a dit "Je suis pas venue ici pour donner des leçons, ça je le fais en France. Et si j'arrive avec toute l'humilité dont je suis capable, je vais juste vous partager certaines choses et j'ai très très hâte de l'entendre.
Donc euh sans plus tarder euh je vous demande d'accueillir et de faire du bruit pour accueillir le fondateur de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon. Mesdames et [Applaudissements] [Applaudissements] messieurs merci. Merci.
Alors, chaque fois que je rencontre quelqu'un, apparemment c'est la question ici, on me dit "Pourquoi vous êtes là ? Pourquoi je suis là ?" Et bien, je me trouve ici parce que c'est un meeting de Québec solidaire et que la France insoumise est liée à Québec solidaire, bon vent, malvent, dans le respect mutuel, dans l'amitié, dans la fraternité de combat. eux avec nous, nous avec vous et puis ensuite parce que entre le moment où il a été décidé que je me rendrai aux États-Unis et aujourd'hui enfin ces temps-ci, il s'est produit que votre grand voisin grossier étranger, tout le monde connaît la louette en colère non ?
J'entends Ah oui ou non ? Ah bah faut suivre alors bon vous a menacé et nous nous prenons très au sérieux votre voisin et nous savons très bien en voyant le silence des Européens que eux aussi le prennent au sérieux mais ils en ont peur ils ne disent rien et nous ça nous fait honte. La raison pour laquelle nous sommes venus en délégation, je dis bien en délégation, ça n'est pas Jean-Luc Mélenchon avec son livre sous le bras, en délégation insoumise, c'est pour vous donner le message qui correspond à votre esprit de mobilisation quand vous venez dans cette salle écouter un français causé après un membre de Québec solidaire.
Ce message c'est que quoi qu'il arrive indéfectiblement les Français seront du côté du Canada et du Québec contre l'envahisseur voisin. Quoi qu'il arrive avec des pierres et des bâtons, ai-je dit hier. Prenez-le pour le message politique que ça veut être.
Et puisque vous bien sûr vous pouvez en être convaincu, je voudrais que mon message arrive aussi de l'autre côté chez le voisin. Mais m'a-ton dit, il ne parle pas le français. Et bien soit je vais donc faire quelque chose que je n'ai jamais fait de ma vie.
Pas parce que je ne pouvais pas, parce que je ne voulais pas. Je vais prendre 5 petites minutes de votre temps et parler anglais. Mr.
President, I have a message for you. Unfortunately, you do not speak French. So I must beg your pardon.
I not able to speak well enough English. François Hollands you received the French president but you forgot something that matters to all us French people. It is independence of Canada.
Freedom of the Quebec people that Canada become a state of the USA. All of Canada's leaders told you refuse [Musique] this. And no means no in English as in French.
No, you insist people here do not accept that ne in France France support Canada and Quebec I most Europe the same right now we are Ukraine which has been invited by Russia Canada and que invited America fortunes you frankly no European leader told you the truth are afraid of you Mr. do not wrong thinking President Trump Trump ou Trump comme on dit en anglais Trump. Trump on peut dire Trump en français.
Listen to those by us. Do not believe those are fairful. Next week I will be in USA.
If you want, I will come and tell you this in person and all the rest about people will always succeed even if they must fight withcks and stones. Mr. President you all respect to people.
Voilà, c'est dit. Alors, le thème de la soirée, c'est de savoir comment on vaincre la droite et l'extrême droite. Bah, si j'en étais si sûr que ça, ça serait fait.
Alors, je peux donner et suggérer quelques idées, mais je vous demande bien tous et toutes de noter, je ne suis pas venu vous dire ce qu'il faut faire ni comment le faire. Et si vous n'êtes pas capable de le trouver tout seul, tant pis pour vous. On essaye.
Et il faut commencer par le commencement. Le commencement, c'est d'assumer d'être la gauche. Ça veut dire que si vous voulez pas si vous voulez pas qu'il y ait de Trump, alors ne désignez pas des camaras à ris.
La gauche signifie une chose, la souveraineté du peuple. Cela signifie que tous nos efforts doivent être déployés pour convaincre, faire appel à l'intelligence, considérer chaque événement même le plus lamentable comme une occasion d'éducation populaire. Considérer chaque crise comme une opportunité pour progresser.
Ne jamais se résigner, ne jamais baisser les bras, ne jamais si peu que ce soit oublier que la première frontière contre le racisme et la xénophobie, c'est soi-même, contre le sexisme et l'intolérance, c'est soi-même. Et le fait que l'on refuse que ces idées circulent librement comme si en quelque sorte elles étaient évidentes. circulent qui pouvons-nous, elles sont là.
Mais nous avons à chaque instant la possibilité de l'intelligence et de la réparie pour construire l'argumentation inverse fut au prix du conflit de la parole, du conflit de l'idée. Car nous savons au moins depuis le 4e siècle avant notre ère commune que le conflit est la racine de toute chose. depuis démocrite.
Là où il n'y a pas de mise en cause, là où il n'y a que du consensus, alors il n'y a pas d'intelligence de la situation possible au sens où l'intelligence veut dire comprendre ce qui se passe réellement au-delà des apparences pour y trouver sa place la plus rationnelle et si possible la plus efficace. Telles sont au moins les règles personnelles que l'on peut se donner. Si la gauche signifie la souveraineté du peuple, cela signifie qu'il n'y a aucune règle au-dessus de cette volonté populaire.
Et par exemple, nous ne croyons pas à la magie du marché. Bien sûr, le marché est une réalité, mais nous ne perdons pas de vue que le marché dont on parle, c'est une euphémisation d'une autre réalité qui s'appelle le capitalisme. Et le capitalisme repose sur un mécanisme qui est fondamentalement suicidaire.
Nous sommes 8 milliards d'êtres humains. Par conséquent, produire à perte de vue n'importe quoi, n'importe comment, dans n'importe quelle circonstan est une pratique suicidaire. Et le monde est engagé dans un suicide et à l'heure à laquelle je vous parle, vous le savez comme moi.
Nous perdons notre temps à discuter de préparatifs de guerre, mener ces batailles politiciennes qui fitalement sont de second ordre tant qu'on ne regarde pas en face la catastrophe écologique qui s'avance et menace la survie de la civilisation humaine elle-même que nous continuons ces consommations absurdes. S'il n'y a d'autres souverains que le peuple, alors nous pouvons assumer devant lui que nous sommes une force anticapitaliste. Mais l'anticapitalisme, ça n'est pas un refrain qu'on réciterait après chaque intervention.
Et il faut lire les couplet. Les couplet, ce sont les mesures concrètes pour faire face à la crise. Oui, il faut partager la richesse équitablement entre tous ceux qui ne réclament qu'une chose.
Le droit de vivre dignement, le droit de s'appartenir, le droit d'être maître de soi et rien d'autre. Non non, quoi qu'on pense les puissants, personne ne rêve d'être milliardaire. C'est immoral.
Car cela signifie tout le temps avoir exploité. Ce que nous réclamons devant l'histoire et devant la vie, c'est ce droit à la dignité. C'est ce droit au petit bonheur qui compose une existence, mais qu'on ne peut savourer si l'on est chaque jour à se demander comment on va survivre le lendemain et la semaine qui suit.
Voilà pourquoi c'est une seule et même question que la question sociale et la question écologique. La question écologique qui nous est posé que cela nous plaise ou pas, elle nous est posée mais elle nous est posée parce que l'écosystème est victime d'un système productif particulier qui s'appelle le capitalisme. Dès lors être de gauche.
Cela signifie qu'on admet jusqu'au bout l'idée que nous n'avons pas le droit d'espérer tirer de la dynamique du capitalisme les avantages dont on voudrait faire profiter la classe ouvrière et le peuple d'une manière générale. Croire comme on l'a cru et ça a donné des résultats pendant un siècle. Je n'ai pas l'intention de le nier.
J'ai moi-même participé à un courant politique du socialisme traditionnel pendant une bonne partie de ma vie. Oui, c'est vrai. On a cru que si la machine avançait, il y en aurait pour tout le monde.
Mais maintenant, c'est le contraire. Nous avons la certitude que plus grande serait la dynamique du capitalisme, plus grand seront les niveaux de destruction. Et surtout, nous avons vu que cette forme particulière d'organisation de la société avait hier en quelque sorte une sorte de contrat moral qu'on nous vendait à tous.
Au fond, le capitalisme c'était la démocratie. La liberté économique amènerait la liberté politique. Aujourd'hui, nous observons le divorce entre tous ceux qui soutiennent la thèse du développement nécessaire du capitalisme, ceux qui défendent les thèses des libéraux que la société serait plus dynamique, sans règlement, sans partage.
Rien d'autre disent-il que le mérite. Tu es malade, c'est de ta faute. Tu es chômeur, c'est de ta faute. tu n'es pas riche, c'est parce que tu n'as pas la bonne religion ou la bonne couleur de peau.
Ces logiques brutales, barbares qui à la fin ont besoin sans cesse de naturaliser l'inégalité. C'est la raison pour laquelle ils sont fondamentalement sexistes parce que l'apologie de l'inégalité commence par introduire jusque dans l'intime l'idée d'une différence de droit entre les individus du point de vue de leur complexion biologique. Voilà pourquoi tout ça se tient et voilà pourquoi une critique qui commence à un bout et ne va pas à l'autre sur le plan intellectuel ne fonctionne pas, ne peut pas fonctionner, ne peut pas être cru.
Et souvent ce dont nous avons le plus à pâtir, c'est d'une crise de la confiance. Non, la gauche n'est pas une communication opportune. Ce n'est pas une bataille de communication.
C'est une bataille sociale. C'est une bataille humaine pour le droit de vivre. Ça n'a rien à voir.
Alors, on peut se tromper, on peut parler avec trop de passion ou pas assez. et on se le fera reprocher par les belles personnes qui eux sont bien éduqués dès le berceau vu qu'ils sont nés avec une cuillère d'argent dans la bouche. Tandis que nous nous avons ce côté rustique de tous ceux qui sont ou bien les héritiers ou bien soi-même les conquérants de ce droit de vivre pour nous-mêmes, pour nos enfants, pour nos familles, pour les êtres qui nous sont chers.
Car souvent cela a dû être arraché. Cela ne nous a jamais été donné. Monsieur Trump est en quelque sorte un concentré de ce que je viens de dénoncer.
Il était à peine arrivé au pouvoir qu'il a immédiatement dit ce qu'il avait à dire. C'est-à-dire point 1 numéro 1, nous nous retirons de l'accord de Paris. La crise climatique n'existe pas.
C'est un négationnisme écologique qui est une catastrophe absolue. Et aussitôt après un négationnisme de l'universel humain, il a dit le droit du sol c'est fini. Ah comme ça a l'air compliqué.
C'est au moins bac + 2 ça. Le droit du sol. Le droit du sol c'est le contraire du droit du sang.
Tu arrives quelque part alors puisque tu as rien demandé que tu es né, et bien ça te donne les mêmes droits qu'aux autres sur la terre sur laquelle tu poses tes pieds pour la première fois et où tu vas te tenir debout pour la première fois. Et ce pays où tu es né t'appartient en tant qu'au voisin. Si bien que le pays où tu es né n'est pas une machine à fabriquer des étrangers, mais au contraire à fabriquer des gens qui se déclarent frères et sœurs, en droit par les constitutions démocratiques.
Voilà ce qui est en jeu. Lorsqu'il dit qu'il n'y a plus de droit du sol et l'instant d'après, il prend la mesure qui va avec toutes ces idées qui sont liées au droits du sang. Il décide qu'il faut cesser les études et toutes les références à la nature genrée de la répartition des rôles que ce soit dans l'emploi ou dans la société.
Et il décide quelque chose qui peut-être fera sourire quelque brut dont il guettete avec avidité le suffrage et l'affection quand il aura dit et bien dorénavant est renversé la décision de la reconnaissance administrative du changement de genre. Oh bien sûr, ça ne concerne pas des millions de gens. Mais quelle souffrance est ainsi infligée gratuitement à tous ces gens qui ne demandent rien d'autre que la possibilité de vivre dans la conception la plus radicalement philosophique de l'humanisme, c'est-à-dire décider soi-même qui on est et qui on veut être dans l'existence.
Parce que tel est l'humanisme, telle est la philosophie sur laquelle repose l'idée de la souveraineté du peuple. Nous n'avons pas d'autres maîtres que nous-mêmes et c'est déjà assez difficile de le savoir et de guider sa vie avec ce point de vue là. Et c'est la raison pourquoi laquelle vous êtes ce soir ici plutôt que de regarder un match de je sais pas quoi ou écoutez bon parce que nous donnons du sens à nos existences et si vous êtes des leaders si vous êtes des leaders de la gauche dans votre quartier dans votre entreprise ou le dimanche quand vous cassez les pieds à tout le monde au repas en faisant de la politique et bien ne l'oublions jamais nous sommes ceux qui apporte avec eux du sens.
L'univers peut rouler dans le vide et le silence éternel, pas nous. Nous savons où nous allons. Nous allons vers la formation de la communauté humaine réelle, celle qui partage et qui voit dans chacun des autres son égal.
Voilà pourquoi monsieur Trump est en vrai danger et vous ne devez pas ricaner de penser qu'il propose que vous fassiez son 51e état parce que si vous ricanz trop fort, il va comprendre que vous ne prenez pas au sérieux la menace et donc il la mettra en œuvre. Cet homme vient d'inventer une nouvelle forme, pas d'inventer, j'exagère, il vient d'assumer la nouvelle identité de la droite mondiale. un système qui est en crise car le capitalisme est en crise du fait que la croissance est divisée par 2 depuis les années 60, du fait que la productivité du travail est bloquée et tentée si bien que c'est le roulement sans cesse et reproduit de l'argent produisant des marchandises qui produisent de l'argent qui est ralenti.
Or ce système c'est comme la bicyclette, ça marche que si on que si ça avance. Le capitalisme a besoin sans cesse du cycle de sa propre reproduction et de l'accumulation. Et comme il est en crise, le premier point qui est en crise, c'est les États-Unis d'Amérique eux-mêmes.
Et pas de bol pour vous, vous êtes le premier voisin. Si bien que dans ce contexte, il lui faut marquer tout de suite le terrain et tout de suite cela signifie la forme nouvelle du capitalisme de notre époque qui repose sur une domination politique et militaire des États-Unis qui commence par un aveu terrible. vous autres qui êtes de gauche comme moi depuis quelques temps, regardez ce que ce type aura finalement cédé.
Il veut rectifier le retard du capitalisme américain avec des droits de douane. C'est-à-dire qu'il reconnaît que ça fait 40 ans qu'il nous raconte des histoires. Ce n'est pas le prix, la concurrence libre et non faussée qui mène la dynamique du monde.
C'est l'État. L'État comme un communiste. L'État.
Ça leur va bien après ça de venir faire les malins devant nous et de nous dire que tout irait mieux sans règle. Et ben si c'est sans règle vas-y enlève-les tes droits de douanes pour qu'on voit ce qui reste de toi une fois qu'il y en a plus. Et oui il a fait ça et puis il a instauré ce qui va être la courroie de rétablissement du capitalisme pense-t-il.
Il vient de décider 1000 milliards de budget de la défense. Autrement dit une fois de plus. C'est pas l'État et ses dépenses militaires que la dynamique du capitalisme va être lancée parce que ils ont besoin de la guerre car ils ont dit eux-mêmes qu'il n'y avait pas d'issu de marcher à la compétition avec la Chine.
La cible de monsieur Trump, c'est la Chine. Tous les jours, il y a des incidents là-bas en Asie et il lui faut cette guerre. et il a décidé qu'au nom de cette guerre qu'il annonce de bien des façons, il va percevoir un tribu sur le monde entier.
C'est cela le capitalisme tributaire, vous savez, il se met à un col et si vous voulez passer, il faut payer pour passer. Et bien, c'est ce qu'il fait. Il le fait à travers les grands réseaux de communication du monde qui sont les réseaux qui passent par les câbles et qui sont ceux d'internet et ce sont les gars femmes qui sont des propriétés nord-américaines.
Il le fait en installant doréen avant une surveillance particulière de tous les grands points de transit maritime comme le canal de Panama parce que 90 % du commerce du monde passe par la mer. Il le fait en se donnant un avantage comparatif brutal et violent sur le numérique et l'autre frontière du futur du monde. Et pour cela, il sait lui que l'intelligence artificielle, le message des réseaux, ça nécessite quelque chose qui n'a rien de magique.
Ça s'appelle des câbles, ça s'appelle des machines, ça se nécessite donc des matériaux et c'est la possession de cette ressource, de ces matériaux qui jusqu'à présent semblaient accaparé par la Chine qu'à son tour les États-Unis d'Amérique veulent récupérer. Mais comme la place est prise, alors ils veulent les récupérer de force. Et pas de peau pour vous, c'est chez vous que c'est.
C'est chez vous, c'est au Groenland. Et vous voyez les toutous que sont les leaders européens qui donnent toujours des grandes leçons de morale à tout propos. Ne rien avoir à dire quand un État européen, le Danemark se voit menacé d'être envahi sur ce qui est aujourd'hui encore en bout de son territoire, à savoir le Groenland.
Ils n'ont rien à dire. Sinon qu'ils vont acheter des avions américains pour rester dans l'OTAN où il y a pas un avion qui décolle sinon que le Sam décidé. Voilà la vérité.
Voilà ce que nous vivons. Et bien, c'est cette vérité qu'il faut dire. Si vous ne la dites pas, vous n'avez aucune chance que quelqu'un finisse par se dire "Il a raison.
Pourquoi support-nous ça ?" Si vous arrivez les oreilles basses en disant "Oui, bien sûr, il vaudrait mieux que ce serait bien si bravo. Très bien.
Vous ne convaincrez personne. Si vous ne donnez pas vous-même l'image du fait que vous avez l'intention de vous battre, alors vous ne convaincrez personne d'y aller à votre place. C'est absolument certain.
Être de gauche nécessite une forme d'intransigence qui n'est pas tant destinée aux autres, mais avec soi-même. Il faut se donner des fois des coups de pieds aux fesses pour avancer mais ne jamais lâcher prise. Voilà, avant qu'on en parle ce que pour l'instant je pourrais vous dire, mais peut-être parce que je suis un littéraire et que j'ai fait des études de philosophie, je ne peux pas faire moins que de vous dire à quel point je m'efha de voir comment notre époque est en train d'entrer dans une forme d'obscurantisme.
Quand la politique prétend décider ce qu'on a le droit d'étudier ou pas à l'école, c'est qu'il y a vraiment il y a un problème. Quand la politique décide que vous êtes un islamo gauchiste, si vous n'acceptez pas un génocide, il y a un problème. Quand la politique décide ou bien la religion que telle ou telle question ne doit pas être mise en débat, il y a un problème.
Et nous, nous avons à la mémoire de l'histoire. Nous savons que quand pour des raisons morales, religieuses, ce qu'on veut, on se mêle de dire ce qui est vrai, ce qui est faux et ce dont on a le droit de discuter, alors ça donne Galilée, mais pourtant elle tourne. Ça donne Jordane au Bruno, les mondes innombrables dans l'univers infini.
Et pourtant, il est bel et bien comme ça, mais lui a brûlé. Nous connaissons la fin de cette histoire. La contestation de la science et du savoir a toujours été exclusivement destiné à protéger des pouvoirs politique qui reposent sur des bases immatérielles, mensongères, hypocrites et qui sont des illusions.
Comme il y a un débat, je vais essayer de battre un record de brièveté ce soir. Non, mais parce que vous êtes pas forcément prêt à supporter les 3 heures habituelles. Si.
Bon, allez, on y va. Bon, alors les amis, j'ai quand même aussi un message à porter. Je l'ai dit à Québec solidaire, je prends personne en traître.
Il se trouve que nous avons ici dans notre délégation Aurélien attaché qui est le rapporteur sur la question de la francophonie. Normalement, ça vous intéresse autant que moi. Apparemment, ça fait quand même partie assez substantiellement de votre identité.
C'est pourquoi je me suis dit voilà le bon endroit où il faut en parler car Aurélien présentera le 5 mai prochain un rapport avec des propositions. Alors ce sont des propositions de parlementaire mais je voudrais en extraire le succ devant vous pour solliciter votre participation à cette bataille que nous ouvrons. La langue dite française n'appartient pas au français.
Cette langue appartient à ceux qui la parlent et il faut donc débarrasser l'idée de la francophonie de cette part de colonialisme et d'européoccentrisme qu'elle contient. Au fond, qui parle le plus français en tant que nation dans le monde ? Et bien c'est la République démocratique du Congo.
C'est la raison pour laquelle il n'y a pas d'avenir à la langue française ou dite française, appelons-la la langue commune entre vous et nous. Il n'y a pas d'avenir sans le processus humain fondamental de la créolisation, c'est-à-dire de l'invention en commun à partir des mots que l'on utilise de la création du neuf. Et il faut que les Français, il faut que la France s'habitue à l'idée que cette langue appartient à ceux qui la parlent.
Et une des raisons par lesquelles il pourrait déjà le manifester, c'est on accepte l'idée d'Aurélie Intaché qui est qu'il y ait une académie francophone et pas seulement française. C'est-à-dire que nous ayons tous parti prenante à la définition de ce qu'est notre langue commune. Vous savez, c'est quand même comme ça que ça a commencé en France même.
N'écoutez pas ce qui vous parle de ces histoires de souche ou je ne sais quoi là. Ça n'a pas de sens et on va pas aller à Villercôter faire des génouflexions en bande organisé parce que de tout ça on se contrefiche. Vill Côer c'est un édit du roi François 1er qui décide qu'onécrira plus les textes officiels en latin mais qu'on les écrira en français.
Qui parlait français à l'époque ? Personne. En recoin de la région parisienne.
Vous savez pourquoi il a fait ça ? Notre langue commune est une création politique. Il s'est dit si c'est le français comme personne le parle, c'est moi qui décide quand il y a un conflit.
Et pas les prêtres et pas l'université et pas tous ceux qui parlent latin. C'est aussi bête que ça. C'était un moyen de contrôle.
Et bien, puisque nous sommes maintenant en démocratie en République, à nous de contrôler la langue. C'est la raison pour laquelle nous avons besoin d'une académie francophone. C'est-à-dire que tous ceux qui parlent la langue et donc cette langue leur appartient peuvent être représentés au moment où il faut choisir ce qu'on met dans le dictionnaire.
Je vous jure qu'on peut mettre des choses tout à fait intéressantes. Voyez-vous que nous avons gagné une bataille ? Dans le dictionnaire, on y a mis le mot dégagisme.
Franchement, si vous êtes dégagiste, vous parlez la langue commune et un peu la langue insoumise, il faut bien le dire. Alors, il nous faut une francophonie politique. Je vous ai dit qui parle le plus actuellement le français dans le monde ? la République démocratique du Congo.
Et bien la République démocratique du Congo fait l'objet d'une invasion par son voisin le Rwanda. Et il se trouve que la secrétaire générale de la francophonie est une rwandaise. Et bien je le dis tranquillement, nous ne l'acceptons pas.
Nous n'acceptons pas qu'à l'intérieur de la francophonie, les uns envahissent les autres. une francophonie politique, ça serait celle qui, dans l'esprit d'Abou Diouf, mènerait la lutte pour respecter les droits de la République du Congo. Écoutez-moi bien les gens, peut-être que vous êtes en train de vous dire "Mais qu'est-ce qu' lui prend ?
De quoi il nous parle ?" Mais vous, votre identité, elle est fondée sur l'usage de la langue commune. Par conséquent, la langue commune devrait pouvoir être une langue qui signifie quelque chose dans le processus de créolisation mondiale.
Parce qu'il y a un processus de créolisation mondiale. Je peux vous parler de la rue à côté de chez moi où il y a pas une boutique qui n'est pas un titre en anglais. Et je vois bien que nous sommes en train progressivement tous de parler l'anglais d'aéroport que j'ai lu tout à l'heure devant vous.
Une langue réduite à quelques mots rabouis avec laquelle qu'est-ce que vous voulez faire ? Si vous avez une langue rabouie, vous avez une pensée rabouie. Ça marche ensemble.
La pensée ne marche pas sans les mots. C'est la raison pour laquelle le français est une des composantes de la créolisation mondiale à la condition qu'on l'assume comme telle. Et nous, c'est ce que nous voulons faire.
Nous ne nous contentons pas de dire "Nous sommes contents de parler la langue commune." Non, nous parlons la langue commune parce que nous voulons qu'elle soit la langue des causes communes, cause communes de l'humanité. Et ceux qui parlent en anglais, j'ai noté et observé les puissants de la terre utilisent l'anglais comme la langue du capitalisme et une espèce de signal de reconnaissance entre eux pour que chacun sache bien qu'il fait partie de la bande.
Ah, je ne suis pas en train de dire qu'il n'existe pas de littérature en anglais, qu'il n'y ait pas d'auteur bien sûr. Et combien parmi nous se sont régalés, transformés de la lecture des traductions. On sait bien que la créativité est également répartie entre tous les peuples.
Il s'agit pas de prononcer des ouases ou bien de montrer du doigt, mais il s'agit d'assumer nous ce que nous sommes. Vous m'avez demandé qu'est-ce que c'est être de gauche ? Et bien voilà ce que c'est.
C'est assumer qui on est. Nous devons porter le français comme une langue de cause commune et sans tarder, sans attendre, sans se contenter de faire des vœux pieux, formons entre nous le Québec solidaire, la France insoumise, les organisations et les parties des pays francophones qui ont un idéal progressiste, une sorte de francophonie des causes communes. Et dans cette francophonie là, nous y installerons des campagnes communes, par exemple la paix.
La langue commune doit être la langue de la paix, celle qui soit interprétée dans le monde entier comme ceux qui refusent de reparticiper à une quelconque tuerie qui pour en définitive en finirait avec la planète elle-même. Ensuite, ce serait la langue des causes communes. Dans commune, il y a commune.
Vous avez à peine fini la phrase que vous avez déjà énoncé un point de vue commune parce qu'il y a des causes communes à l'humanité qui les concernent tout. Et d'abord, la première de ces causes communes, c'est qu'il existe des biens communs. L'idée même de biens commun est une aberration pour les libéraux.
Le bien commun est une ressource à la disposition du premier qui s'en empare. Et d'ailleurs, c'est ce qu'ils ont décidé aussi pour l'espace. Le premier arrivé se sert, il a le droit d'installer des armes.
C'est les Américains qui ont décidé ça et tout le monde a signé lâchement un texte pareil. Non, non, non, non, non. Le système solaire, la galaxie et l'univers appartiennent à tous ceux qui s'y trouvent.
Je sais pas combien on est mais nous déjà on a une idée. On est 8 milliards. Et bien les 8 milliards que nous sommes, nous avons des droits sur tout ce qui s'y trouve, des droits communs.
Et déjà nous avons un droit, monsieur Elon Muskel la nuit de pouvoir regarder le ciel sans qu'il soit infesté par vos satellites qui perturbent par la pollution lumineuse nocturne un des droits fondamentaux de l'espèce humaine qui est de pouvoir vivre certaines heures de la journée dans l'obscurité. Car l'obscurité ce n'est pas être aveugle. La nuit, vous le savez, n'est pas noire.
Elle est bleu foncée à cause de la lune quand il y en a. La nuit n'est pas froide, la nuit est en velour. La nuit, la nuit, la nuit.
Expliquez ça à vos gosses. Vous allez voir si ils ne croient pas eux que la nuit, ben c'est quand il y a plus de lumière. Et d'ailleurs, il y en a tout le temps.
Un/4 de l'humanité. ne voit jamais une nuit entière passer parce qu'il y en a pas. J'ai pris cet exemple qui peut vous paraître lointain, mais que vaut la gauche si elle n'est pas une pensée sur le monde ?
Si elle n'est pas une pensée sur l'existence, pas simplement une revendication sociale, mais aussi un regard d'amour, de bienveillance, un regard qui des fois n'a pas les mots et qui a besoin de musique et qui a besoin de peinture, qui a besoin de dessin, qui a besoin de la folie de la poésie pour dire la réalité comme elle est. car la réalité est folle, belle, musicale, picturale, plastique. Elle est tout ça à la fois.
Elle n'est pas seulement un ensemble de chiffres avec lequel arrive l'orateur socialiste, l'orateur de gauche pour convaincre tout le monde qu'il faut faire autrement. C'est au nom de tout cela que nous protestons de la volonté d'un autre monde, d'un autre futur, d'une autre manière d'organiser la société. Ce que nous vivons n'est pas indépassable.
Le capitalisme n'est pas le fin mot final de la civilisation humaine. Il y aura d'autres étapes si nous sommes assez vigilants pour faire en sorte qu'elle soit possible. Voilà tout ce que nous sommes et voilà pourquoi si nous faisons cet accord, cette entente, cette convergence des francophones pour les causes communes, nous contribuerons une fois de plus par un élément de plus en plus de nos batailles dans chacun de nos pays dans toutes leurs difficultés.
Vous croyez qu'on le sait pas à quel point c'est dur pour vous ? Et je pense à mes camarades de Québec solidair, un système électoral absurde où le premier ramasse la mise. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Qu'est-ce que c'est que cette progestion de l'absurde compétition ? Ah ouais, vous applaudissez. Va falloir bien réfléchir, hein.
Ça sera mon mot de la fin pour cet instant. Si vous abandonnez vos idées avant d'entrer dans le bureau de vote ou que vous les mettez au frais en vous disant je les récupère tout à l'heure après avoir fait mon petit calcul. Et bien ne vous étonnez pas si vous abandonnez vos idées à la porte du bureau de vote de pas les retrouver dans l'urne.
Ne soyez pas surpris. Je n'irai pas plus loin dans les ingérences étrangères. Encore que je préfère vous dire que je me sens le droit de m'ingérer à peu près dans tout vu que nous sommes des êtres humains et que tout nous concerne.
Alors vous me concernez. Je n'ai pas envie qu'on vous envahisse et vous voyez j'en viens même à lire de l'anglais pour le dire et je préférerais que vous gagniez les élections et j'hésite pas à le dire à ceux dont je souhaiterais qu'il les perdent. [Applaudissements] Ça va, on a battu le record là.
Merci la cadence. Attendez, j'ai pas fini. Il y en a encore un peu là.
E pendant qu'on a une minute, vous pouvez l'applaudir parce qu'elle a pas lu qu' la cadence. Merci beaucoup monsieur Mélenchon. Euh j'espère que le président Trump va entendre votre message mais peut-être juste après que vous ayez passé la frontière.
Je pense ça serait plus stratégique. On maintenant un rendu à l'échange entre Rouba et monsieur Mélon. Donc bravo et j'ai pas vu combien de temps j'ai changé.
Pardon. J'ai mordu sur le le délai. Non non, ça se passe très bien.
Est-ce qu'on m'entend ? Je sais pas. Oui, vous m'entendez.
Je crois que Oui, on entend tout. Faut qu'on fasse attention. Oui, c'est ça ce qu'on dit.
Pas trop de secret après. Après, est-ce que vous êtes toujours en forme ? Ouais.
Oh mon dieu, tu as vraiment réchauffé la salle. Jeavais dit. Elle me dit je vais chauffer la salle.
Je dis non, refroidisla parce que tu vas voir sinon on va marcher au plafond à la fin. Ah ben on a à peu près comme l'a dit Roxanne une trentaine de minutes pour avoir une discussion c'estàdire moi je vais poser des questions c'est Jeanl qui va parler ben il y a quelques sujets peut-être qui ont pas été abordés dans ouais dans c'est beaucoup beaucoup de choses on pouvait pas tout aborder parce qu'en 40 minutes versus 1h30 2h de discours ou 3h tu peux pas parler de tout mais tu sais que j'ai vu Chavz parler 9h ah non je suis sû je sais pas comment on fait hein je suis certaine que tu pourrais dépasser ça. C'est un défi.
Il y a un sujet dont j'aimerais te parler, c'est le 4e pouvoir, donc le pouvoir médiatique et que je voudrais approfondir avec toi. Que ce soit en France ou au Québec, évidemment, on n pas le même système médiatique mais c'est quand même, ils sont pas très gentils envers nous, disons la gauche ou au mieux, ils sont indifférents face à la gauche. Moi je pense, j'en ai parlé aussi tout à l'heure à des chroniqueurs qui ont beaucoup beaucoup d'influence.
Il y en a un d'ailleurs pour garder en France pas nous l'amener ici. On sera très content. [Applaudissements] On a aussi un groupe médiatique qui est puissant euh détenu par un milliardaire.
Euh mais évidemment, on n pas on n'est pas rendu comme en France. On n pas de Fox News québécois. Euh et on voit avec ce qui se passe avec Boloré en France, ça prend juste un milliardaire pour le bordel pour nous. et avoir beaucoup de pouvoir pour quelques années.
Donc je me dis nous comme partie de gauche, comment est-ce que on peut gérer ça ? C'est-à-dire est-ce qu'on peut je sais pas si comment vous faites la France soumise, est-ce que est-ce que c'est une bonne chose d'aller dans n'importe quel médiat euh peu importe leurs opinions, peu importe faire des entrevues avec n'importe qui, n'importe quel chroniqueur ? Est-ce que c'est une bonne chose ?
Parce que nous, c'est des questions qu'on se pose des fois. Euh on va voir beaucoup les médias de façon générale. On veut faire des entrevues, on fait que les gens en fait on veut pas parler aux médias, on veut parler à la population et parler avec tout le monde qui écoute toutes sortes de médias.
Mais est-ce qu'on devrait avoir des limites ou non ? On va voir tout le monde, peu importe qui pour pouvoir parler à la population. Nous on se posa on se l' posé à peu près dans les mêmes termes que vous et on en rediscute régulièrement parce que nous bon vous avez un milliardaire.
On est du bol, on a neuf qui possède 90 % des médias français. Donc par conséquent euh sont pas à gauche. Bah si ils sont libres hein comme ils disent disent mais vous croyez qu'on nous contrôle ?
On dit on dit pas parce qu'on veut pas être trop insolent. On croit pas qu'il y a besoin de vous contrôler. Vous êtes libre d'être d'accord et ça tombe bien, vous êtes d'accord.
Donc votre liberté s'exprime dans le fait que vous êtes toujours dans un point de vue. Mais alors prenons un peu de distance parce que ça tout le monde le sait parmi vous. Regardons juste une chose.
Quand est-ce que ça a été facile les amis ? Jamais. Aucune génération n'a connu une société dans laquelle les médias de l'époque, la parole, le prêche, le petit bulletin est été libre et reconnu le point de vue de ceux qui étaient pas d'accord.
H jamais. Donc on perd notre temps si on pleur niche. Ils sont dans l'autre camp et il faut pas espérer un seul jour de la vie qu'il viennent et qui disent "Vous êtes tellement intelligentes, j'y a pas pensé, tu vois." Non mais tu tu vas attendre longtemps.
Enfin donc tu vois la question est tranchée et puis à la fin il dirait écoutez c'est tellement bien ce que vous proposez faire payer les riches. D'accord moi je suis riche tenez je vous donne les clés du camion ça n'existe pas. Donc arrêtez quoi.
Laissez tomber. Demandez-vous comment on prend les prendre à revers. Quelle est la stratégie de communication qui vous permet de les prendre à revers ?
La le premier élément, c'est d'avoir soi-même ses instruments. Nous avons de la chance en ce moment. Ici, il y a des gens de ma génération peut-être ou voisins.
À l'époque, nous quand on faisait 10000 tractes, on avait de l'encre jusque dans les trous de nez. euh et qu'on les distribuait, on pensait que à partir de là la révolution était imminente. Ça s'est pas passé comme prévu.
Mais aujourd'hui, on a la chance de pouvoir accéder aux réseaux sociaux. Je préfère vous le dire tout de suite, ça ne durera pas. D'ailleurs, vous les avez vu arriver et maintenant il se cache même plus.
Monsieur Musk a acheté X hein qui s'appelait Twitter et il commence à coloniser et puis ils vont couper au nom des fausses informations bien sûr parce que eux ils donnent les vraies informations et tout ce qui est pas les vraies informations c'est des fausses informations. Vous voyez le raisonnement ? Et si l'information est fausse c'est à cause de qui ?
Des méchants. Qui sont les méchants ? Les Russes euh les Chinois, les insoumis.
Québec solidaire. Donc la liste des méchants est très longue. C'est pourquoi il faut s'en méfier et prendre tout de suite des mesures.
Bon, vous connaissez tout ça. Nous, on a décidé les insoumis. Je peux juste vous dire ce qu'on fait nous hein.
Je je vous dis pas ce qu'il faut faire. Je sais pas, je sais ce qu'on fait. Nous, on a décidé que tous nos parlementaires devaient avoir et les camarades chaque fois qu'ils ont une surface de contact avec un secteur populaire, la propre chaîne YouTube et on y va tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps.
Mais le résultat quand même c'est que c'est beaucoup plus performant que si on avait un journal puisque chaque semaine nous faisons 30 40 millions de vues à nous tous. Et évidemment du coup les gens repèrent d'autres visages, pas seulement le mien, une dizaine, une quinzaine d'insoumis. Peut-être que parmi vous, il y en a qui regardent ça de temps à autre.
On connaît le nom de Louis Boyard ailleurs que en France ou celui de Manuel Bonpard ou Mathilde Panu. Bref, tous les tout il y en a toute une série et c'est un calcul de notre part. C'est seulement ensuite qu'on a créé un organe central qui s'appelle l'insoumission qui est en journal en ligne.
Donc 1, être présent de parler une langue humaine. Écoutez un socialiste une fois qu'il a fini, vous savez pas ce qu'il a dit. Non mais sans blague.
Mais qu'est-ce qu'il a dit ? J'ai pas compris. Et c'est fait pour.
C'est pour que tu comprennes pas. Il faut surtout que tu vois comme il est beau, comme il est intelligent, comme le pouvoir lui revient de droit et pas assez sauvage d'insoumis. Ça c'est les points numéro 2.
C'est assez classique ce que je vous dis. Et maintenant voilà le plus rude. Renoncer à être bien [Applaudissements] vu parce que premièrement ne croyez pas qu'un seul jour de votre vie vous allez tromper l'adversaire.
Il va tout de suite voir ce que vous pensez donc il va vous en mettre plein la tête. Et donc si vous commencez à reculer et ben il y a pas de limite. On recule, on recule, on recule.
Il faut accepter d'être clivant. Je vous dis ça pour les Français. Je ne sais pas ce que vous devez faire et je vous dis non mais je dis comment nous on a fait parce qu'on a eu ces discussions.
Il y en a il croient queils vont nous donner des cours de communication. Est-ce que si ? Mais je connais ça.
Je me j'ai vu un bouquin que j'aiécrit il y a longtemps longtemps. Ça s'appelait Juscalos. Et ça racontait déjà comment les gens s'adressaient à moi, me disaient "Ah, monsieur Mélenchon, qu'est-ce que vous êtes intelligent !
J'ai cultivé, ça les étonne. Alors, mais la barbe non quoi, j'avais la barbe à l'époque. Non mais enlevez là, ouais, c'est pas grave.
C'est vous êes serait mieux. Bon, très bien. Pas de barbe mais pas de peau.
Ça plaisait à ma fille, j'allais quand même pas me couper la barbe pour leur faire plaisir. Bon, après c'était et la chemise bleu c'est mieux. Bleu ça passe mieux.
Vous voyez vous blanc par exemple, je sais que je hein bah ouais d'accord. Moi aussi j'ai souvent des jeans, ça se voit pas mais bon c'est pas ça. Bref, il y avait toutes sortes de conseils.
Je n'ai je les ai toujours pris au sérieux ces conseils, pas pour les appliquer. Mais en écoutant, je me demandais quel profil ils espèrent faire. Il pense que la gauche est une bataille de communication.
Et la bonne communication, c'est celle qui vous permet de vendre vos foutu barquettes de poisson à tout le monde, de vendre vos savonnettes. Mais nous ne vendons pas des savonnettes. Nous défendons une idée qui est par la force des choses va contre l'ordre des choses.
Il faut donc accepter, me semble-t-il, et c'est ce que nous faisons d'être clivant pour provoquer de la réflexion. On en était là, je termine. On en était là quand on a dit leur système va nous servir.
Donc nous les provoquons sans arrêt et il réplique avec la même force bestiale. Mais le problème c'est qu'ils ont un nombre d'arguments extrêmement limités et c'est toujours les mêmes. Ça fait 10 ans qu'on tape dessus avec les mêmes arguments.
Et puis là, ça fait depuis le 7 octobre que nous sommes antisémites d'après eux. Alors, évidemment, vous allez voir, vous connaissez tous le numéro. Pourquoi on est antisémite ?
Pourquoi un gars comme moi tout d'un coup à 70 ans de vient antisémite ? Ben, c'est pour gagner les clientèles des cités populaires. Autrement dit, une forme de lutte contre le racisme permet d'en introduire un autre de racisme, le racisme islamophobe et anti-arabe.
Voilà la subtilité. Eux le font, nous devons en faire autant, pas sur le même terrain. Nous les provoquons, ils répliquent.
Et quand au bout d'un an et 6 mois, vous avez comme antisémite non seulement nous tous, mais le pape, le secrétaire général de l'ONU, euh le concierge de l'immeuble, euh tout le monde. Alors les gens se disent "Ah là non là non là, on peut pas croire un truc pareil, ça suffit. Bon non non, ils sont pas d'accord avec le génocide, ils ont le droit ou ils sont pas d'accord avec la guerre.
Il faut faire confiance à l'intelligence populaire. Bien sûr qu'il y a des gens qui avalent tout rond, les gens sont braves, ils écoutent la radio, bah ils croient ce qu'on leur dit des fois. Des fois non, des fois oui.
Ils écoutent, ils réfléchissent. Si vous croyez pas que le peuple est capable d'intelligence, que le niveau d'éducation a suffisamment monté, a été suffisamment élevé pour que les gens finissent par se dire "Il y a un problème, qu'est-ce qu'on me raconte là ? J'y crois pas." Et une fois que vous avez gagné, grâce au clivage et à la bêtise de l'attaque qui a contre vous, vous avez gagné la conviction de tel homme, telle femme, c'est fini, changera pas d'avis.
Toi là-bas, tu as essayé de m'avoir en me racontrois. Comme a dit quelqu'un il y a pas longtemps dans un tweet, j'ai vu ça m'a fait un plaisir fou. Il a dit "On peut me raconter ce qu'on veut sur les insoumis ?
Je m'en fous, je vois qu'ils font le boulot et donc je vote pour eux quoi que vous me disiez." Alors là, évidemment, inutile de vous dire qu'on a mis ça dans un cadre, hein, comme ouf. La théorie est prouvée par la pratique.
Je ne crois pas qu'à part un petit cercle de gens fanatisés en France, qui que ce soit pense que nous soyons des antisémites. Et d'ailleurs, quand on discute avec eux dans les couloirs, ils te le disent, on le sait mais c'est le jeu. On dit "Attendez, nous on joue pas, ça nous fait pas rire parce que ça fait partie de notre identité d'être antiraciste et ce dont vous nous parlez c'est un racisme bien sûr un des plus terribles, un des plus féroces puisqu'il s'est quand même traduit par des millions de morts sur le continent européen et que aucun d'entre nous ne l'a oublié h ni qui l'a fait, ni comment, ni qui en sont les héritiers.
Jamais ! Et ça continue. Nous continuons pas eux.
Eux, ils partisent avec les héritiers des assassins d'hier. Ils font des parti avec eux. Ils tiennent des discours, ils reprennent des phrases, ils célèbrent des héros de leur cause pourrie.
Oui, nous avons nous entendu le président de la République française dire que Philippe Pétin était un génie de la stratégie militaire. C'est faux, c'était un crétin. Et deuxièmement, c'était un assassin parce qu'il a pris les premières lois anti antijuives dans notre pays.
Quiconque a pris une loi antijuive est condamné à jamais à ne pas figurer dans la mémoire nationale, ils ont il a dit que Mor était un grand intellectuel. Non, Mor c'était un assassin. Il proposait de les tuer tous, y compris les enfants.
C'est pas nous qui avons dit ça, c'est lui. C'est pas nous qui avons dit que Pétin avait protégé les Juifs. Ses Zmour en France.
Par conséquent, devant notre miroir, devant notre conscience, au moment où on se dit "Est-ce que j'ai déconné ou pas ?" Toi, tu sais que tu as pas déconné. Et les filles connaissent ce truclà, c'est tous les amis. "Tu vas te calmer ?" Oui. "Non, mais tu vas te calmer Oui, mais tu es hystérique ou quoi ?
Alors bon, tu vas te calmer, c'est comme ça. Et à la fin, même si tu sais que tu es calme, tu te dis "Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Peut-être que je devrais rectifier mon comportement.
Peut-être que ça y est, l'ennemi a gagné, il a mis un pied dans ta tête. Ne laisse pas l'ennemi mettre un pied dans ta tête. C'est lui qui doit se débrouiller de la saleté qui s'y trouve et qu'il a conduit d'une part à te traiter d'antisémite pour pouvoir être confortablement islamophobe.
C'est lui qui te traite d'antisémite alors qu'il a fait l'apologie d'antisémite concret et pratique. Voilà ce que je peux vous dire sur la com. alors je regarde mes collègues députés donc on part chacun notre chaîne YouTube c'est ça pour parler directement à la population mais vous avez parlé des réseaux faut aussi aller aux usines he oui oui oui oui oui ou oui ça on s'en va sur le terrain pas juste sur les réseaux sociaux exactement sur le terrain puis après ça on prend des photos qu'on met sur nos réseaux sociaux pour que les gens voient qu'on est sur le terrain on a compris aussi c'est ça parce que vous dites il faut pas parler avec les gens des com mais Quentin je veux c'est important là ce qu'il nous dit fait qu'on l'écoute mais vous vous avez parlé de des réseaux sociaux vous dites de toute façon ça va disparaître à cause des algorithmes puis on pourra plus vraiment parler à la population est-ce qu'on devrait rester sur les sur X par exemple qui appartient à à vous tweetez est-ce qu'on devrait rester ou on qu'est-ce qu'on fait quand j'étais plus jeune un jour on m'a dit est-ce que vous êtes prêt à tout pour porter votre message alors ils m'ont dit "Venez, on va au parc Astérix." Par l'époque, j'étais pas comme maintenant des contract hein.
Donc c'était costard costard trois pièces tout ça me v monter dans une petite barque et le type il me posait des questions. Évidemment au bout d'un moment c'est un circuit plague, on était trempé des pieds à la tête mais lui aussi donc je me suis dit un partout. Est-ce que moi je suis prêt à aller partout ?
Ouais. OK. Mais attends attends écoute bien.
Faut il faut accepter d'y aller. Tu peux pas forcer un copain ou une copine à y aller. Si il a envie, s'il senter à ce combat, il y va.
Moi je n'y vais plus. Moi, j'en peux plus. Je ressors d'un entretien.
J'ai l'impression d'être sale. Je sais pas comment vous dire. parce que tout tourne à la bataille rangée.
Des fois, j'arrive à dire quatre mots, cinq mots, pa je suis coupé une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, cin fois. Alors, il y a des copains, bon, vous avez peut-être vu du bon part. Alors, lui, c'est comme de l'eau sur la plume d'un canard.
Il s'en fout absolument, tu vois. Pou pou à la fin, c'est les autres qui se fatiguent. Bon, moi, je n'y mets plus les pieds parce que j'ai l'impression d'y abandonner ma dignité.
Mais Manu n'abandonne jamais sa dignité. C'est pour ça je vous ai dit tout commence par le fait que tu as envie d'y aller, tu acceptes d'y aller ou pas. Alors on nous a dit il faut sortir de X.
Bon qui c'est qui me dit ça ? Tu en as combien toi sur ton compte X ? Ah 22.
D'accord. Moi j'en ai 2800000. Alors dans un sacrifice héroïque je ne vais plus aller sur X.
Et aussitôt les millions et milliards de gens qui sont là se disent "Ah, quelle noblesse ! Il a disparu de son propre gré. Donc je m'en vais moi aussi mener la lutte contre monsieur X en m'en allant.
Vous savez aussi bien que vous que moi que ça n'aura pas lieu. Alors c'est pas la peine de se raconter des histoires. Donc nous on a discuté beaucoup entre nous.
On a trouvé la solution parce qu'il y avait certains sortaient de X. Par exemple la dirigeante de des écolos, elle a quitté X, elle a dit qu'un jour après, elle dit elle a rien dit, il est revenu. Je veux dire, c'est logique qu'elle l'it fait parce que d'un coup, elle a perdu une capacité d'expression.
Bien sûr, c'est un nid de faot là-dedans. Et puis il faut moi par exemple, je je suis sur X, hein, parce que mais je regarde pas. C'est oui, il faut pas regarder les commentaires pour même C'est même pas moi qui met mes tweets.
On a mis au point un système euh c'est dans mon équipe, il mettent les tweets et on considère, mais je vous parle là, je vous révèle des secrets, on considère que c'est un coupe-feu parce que le tweet vous pousse à surréagir et il faut pas. Et vous êtes pas toujours parce que vous n'êtes pas toujours l'être suprême qu'il faudrait être, hein. Voilà, on est juste des pauvres humains.
Il y a des moments où on craque, donc il faut pas craquer. Donc on a mis en place des filtres. Donc moi, je ne recommande pas de quitter quelque terrain que ce soit.
Voyez-vous, mon premier discours en espagnol parce que je fais aussi des discours en espagnol. Maintenant, je pense que je vais en faire en anglais. Tu veux qu' en anglais ?
Ah ben je parle couramment. OK, d'accord. À force à force hein de de faire c'était au Chili parce que j'avais pas salué un gars et on dit parce qu'on bon je vais pas vous dire à quelles activités on se livrait mais bon.
Et alors je reviens, c'était un un démocrate chrétien le moi les démocrates chrétiens je peux pas. Donc on m' précise. Bon alors je retourne.
Ah comment ça va ? Alors il me dit "Oh ça va cette fois-ci ils m'ont sauté dessus mais ils m'ont pas frappé avec une planche comme la foi d'avant." Bon c'est un militant c'est un démocrate chrétien mais un combattant.
Donc respect. Je lui dis "Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? J'avais honte." J'ai dit je me suis comporté mal en étant comme ça.
C'est pas bien. Qu'est-ce que je peux faire ? me dit "Viens, on fait un cours euh de formation." Bon, où ça ?
Là-bas à la ville. Ah bon ? D'accord.
Ah, les autres le font. Oui, j'y vais. Ah là là.
Démocrate chrétien, où voulais-tu que ce soit dans une église ? Meu vamo en français assez traditionnel si vous voulez, vous comprenez ce que je veux dire. Donc c'est pas bon bien sûr, je viens d'une famille chrétienne mais c'est pas mon lieu de pour faire de la politique quoi.
Voilà. Donc dans une église et il y avait évidemment Christ sur la croix comme ça et puis devant il y avait moi les bras aussi ouverts comme ça. Je me dis qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur raconter à des démocrates chrétiens ?
Et ben j'ai trouvé j'ai été inspiré je leur ai dit que la peur a baissé l'être humain et que si on voulait laisser la lumière entrer en soi c'est un vocabulaire qui est commun. Faut regarder devant loin et sans honte. C'est pour dire que il y a pas de circonstan où la parole est inutile.
La parole est un art sacré et la posture que tu as dans la vie, elle inspire. Toi par exemple, tu es une femme donc tu donnes du courage à des milliers de gamines. Je te vois, ell disent moi quand je serai grande je vais être elle.
Surtout les jeunes femmes racusées. Et ben, on doit tous faire ça. Alors bon.
à tout le monde, parler à tout le monde et puis se dire que à partir du moment on a accepté, toi et moi de jouer un rôle public. Ouais. Bon, il y a des il y a des contraintes qui vont peser sur nous.
Il y en a beaucoup de contraintes. He faut que vous le sachiez tous hein. Sa vie c'est pas marrant.
La mienne non plus. Sur les députés de la la France insoumise, il y en a 10 qui vivent avec des menaces de mort en permanence. Et quand c'est les filles, elles prennent double, hein, de ce que les les mecs prennent.
Euh bon, ma maison a était sacagée, tu vois. Ah ouais, mais on accepte de donc il faut tenir mais en même temps, moi je dis aux gens, ne nous demandez pas d'être déc, c'est pas possible, on sait pas le faire. Alors on tâche, on fait pour le mieux hein.
Voilà. Tu es d'accord avec cette formule ? Oui oui, je suis d'accord.
Je suis d'accord. Mais je voudrais parler d'un autre sujet parce qu'il reste pas beaucoup de temps. On peut dire la nuit.
Oui. Oui. On passe la nuit.
On passe la nuit. C'est vrai que ma vie est pas facile parce que ce soir je vais à Québec à Québec au Parlement mais je m'en vais pas au Parlement, je m'en vais parlé avec des femmes de le prendre la parole comme femme avec des des femmes du milieu d'affaires. Donc des gens Oui. milieu d'affaires.
Oui. Oui. Oui.
Ils invitent Québec solidaire des gens du milieu d'affaires. pour pour parler du pouvoir et les femmes qui c'est pas c'est pas une formule tout à fait habituelle d'habitude. Je voulais te parler d'un autre sujet important, c'est une critique qui nous a été faite beaucoup pour les parties de gauche, c'est comme une ancienne gauche, une nouvelle gauche où on a perdu, on aurait perdu les travailleurs et les travailleuses, les working class, c'est ce que Bernie Sanders a fait notamment au Parti démocrate quand Trump a gagné et à Camala Harris, il a dit "C'est parce que vous avez abandonné les working class, les les travailleurs et les travailleuses." Et c'est pour ça qu'ils vous ont abandonné et que les travailleurs et les travailleuses ben votent maintenant pour Trump.
Euh je veux savoir est-ce que premièrement est-ce que tu es d'accord avec ça euh que on est juste on se fait accuser aussi beaucoup plus par les gens de droite comme quoi on défend uniquement les minorités puis que la classe ouvrière la classe laborieuse on l'a laissé tomber et elle nous a laissé tomber. Ça leur va bien de faire ça, de se faire reprocher par la droite d'avoir abandonné les travailleurs les exploits qui vont pas les lâcher. C'est vrai mais il y a aussi Bern Sanders qui est de qui a dit que c'est vrai qu'on s'est dépend attends attends, j'ai pas l'intention d'amnistier toute cette bande de clochard qui nous a amené dans l'état dans lequel on est à gauche en Europe.
Parce que moi je je vais quand même résumer mon propos mais vous le commencez, il est sans concession. Monsieur Trump a été élu parce qu'il y avait pas, on me dit la gauche a perdu. Il dit pardon qui a perdu ?
Il y a pas de gauche. Madame Camala Harie, c'est pas la gauche. Tant tant que vous choisissez des gens comme ça et ben vous étonnez pas du résultat.
Alors est-ce que la gauche a abandonné la gauche traditionnelle ? Oui. Elle a abandonné les travailleurs parce qu'elle leur a expliqué qu'il fallait que le capitalisme soit dynamique pour que ils fassent des prises d'avantage.
Donc ferme ta bouche. Retraite plus tard. La paye.
Ah exagère pas. La grève jamais tu prends en otage les autres. Donc on va inventer des lois pour t'empêcher de le faire et cetera et cetera.
Ils ont accepté tout ça. C'est eux qui l'ont proposé des fois regardez le résultat. Les Allemands élisent en gouvernement de gauche.
Qu'est-ce que vous avez derrière ? Un gouvernement de droite et sous la pression de l'extrême droite. Et qu'est-ce qui se passe ?
Les socialistes vont gouverner avec la droite. Qu'est-ce que vous croyez qu'il va y avoir à la sortie ? Que le type qui dirige qui est en garde de droite, il va prendre les idées de gauche ?
Certainement pas. C'est l'inverse. C'est l'inverse qui va se passer.
Et donc à la sortie, les gens normaux vont se dire "Mais c'est tous les mêmes, ils sont tous d'accord sur tout." Et vous avez l'extrême droite qui est là, dit "Non, pas nous, pas nous." Et ils acceptent d'être clivant eux, ça les dérange pas.
Ils acceptent dans des pays où la religion est quasiment officielle, hein. Ils acceptent de tenir des propos indignes qu'on rien à voir avec le christianisme et il s'appelle quand même tantôt démocrat chrétien, tantôt je sais pas quoi, hein. Ça les dérange pas eux.
Et comme ils sont clivants, bah les gens se disent bah ceux-là ils ont l'air de tenir bon. Donc ça ne sort pas du débat qu'on a eu. Oui, la gauche traditionnelle a abandonné le monde du travail.
Elle l'a fait au nom d'une vision de la dynamique de la société qui était renée et on retrouve cette même situation. Alors que faire ? D'abord, ça dépend des pays, les statistiques, hein, mais nous on nous a aussi fait ça hein.
Alors, vous allez sur la télé droite, il dit, "Jous abandonné les travailleurs, ditz-vous, vous az fait quoi pour euh les garder ?" Comme d'abord, moi je leur dis à chaque fois, je dis "Moi je fais 22 %, vous faites pas 22 % de part de marché ?" Non.
Alors donc venez pas m'embêter hein parce que j'en connais plus que vous de travailleurs. Je le traite à la blague. J'ai oublié tout à l'heure de dire ça.
La blague et l'humour sont des armes de démolition massive de l'ennemi de droite. Oui. Oui.
Quand tu es à l'usine et que tu dis euh les chefs, c'est comme les singes, plus ils montent dans les échelles, plus on voit leur cul. Tout le monde se marre, tout le monde comprend. instantanément de quoi on parle ?
Et franchement, tout à l'heure, je vous ai fait un discours un peu rude. Là, tous les deux, on parle de "Mais si je passais la soirée à vous raconter les misères du monde, vous ressortez, vous allez vous pendre hein." Bon, on n'est pas là pour ça.
Il faut que on y mette Je dis ça, c'est la bataille de l'humour. Alors, la question de du travail, des travailleurs, des salariés, elle pour nous bah ça il faut gagner la confiance, donc avoir un comportement qui justifie la confiance. Donc tenir bon quand on a une position, pas abandonner au bout de 8 jours parce que la presse parle d'autres choses ou parce qu'elle dit que vous vous êtes trompé ou parce que parce que parce que une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, cin fois taper sur le même clou 10 fois, 100 fois, 200 fois durer durée, durée, il a raison Sanders mais moi je veux lui poser la question à lui.
Alors puisqu'ils ont abandonné, comment ça se fait ? Toi, tu étais où pendant ce temps-là ? C'est quoi la candidature indépendante de la gauche aux États-Unis d'Amérique ?
D'accord. Ben faut qu'il y en ait une. J'ai entendu dire que Bernie Sanders allait présenter des candidats indépendants.
Ils sont en train de fabriquer, c'est bien à traversé une une personnalité qui peut cristalliser notre époque, notre temps et les États-Unis d'Amérique. Ça c'est du boulot sérieux. Mais il faut accepter d'avoir des candidats indépendants.
Ça veut dire que des fois tu acceptes de perdre. Mais tu perdras pas tout le temps. Tu perdras tout le temps si tu renonces à tes idées.
Ça c'est clair. Tu auras perdu dès le début. Voilà ce que je veux dire.
Alors nous on a fait comme ça et puis après il y a eu une discussion à gauche. Ah vous en faites trop avec les questions sociétales. Vous vous occupez trop.
Alors un coup des immigrés, un coup de je sais pas quoi. Oui les minorités c'est ça. C'est ça.
Allez allez vivre sans la minorité pour voir qui c'est qui va ramasser la poubelle, qui c'est qui va faire à manger, qui c'est qui va ouvrir la porte, qui c'est qui va nettoyer, qui c'est qui va réparer la bagnole. D'accord ? Donc il a même fallu qu'on explique à des communistes qui tournaient un peu bizarrement en disant que nous on représente la partie exagérée des cités populaires.
Bon ça va, on a compris de quoi tu parles, hein. Bon la classe ouvrière dans les emplois les plus méprisés, les plus durs, elle est racisée. Par conséquent, quand vous menez la lutte contre le racisme, et bien vous menez la lutte pour la dignité de la classe ouvrière.
Parce que les gens qui sont là, ils ont pas eu besoin de lire Carl March ou plutôt s'ils l'ont lu, ils ont lu la phrase jusqu'au bout. Mars dit la religion c'est l'opium du peuple et c'est le cri de la créature opprimée qui n'a pas d'autre issu que celle de sa foi pour faire respecter devant lui-même sa dignité et son espérance dans le futur. Par conséquent, ça m'amène à une autre idée.
Nous autres, moi j'aime mieux vous dire, j'ai plutôt été dans la tendance dure toute ma vie. Alors bon, pour la laïcité, j'ai pas donné ma paro au chat. Dur.
Et bien, il y a des choses que je regrette maintenant parce que j'ai pas compris ça à l'époque. Alors bon, en France, vous savez pourquoi c'est comme ça ? Parce que l'Église catholique a été l'ennemi de la République jusqu'à 1920.
Donc on allait quand même pas les embrasser sur la bouche, hein. Bon, donc c'était assez tendu. Et en 1906, on s'est tapé une encyclique qui disait que on était des païens parce qu'on croyait qu'il y avait une loi au-dessus de celle de Dieu, celle qui était décidée par le suffrage universel.
Ah, ça commenca à faire beaucoup aussi. Tout ça pour la France hein, rien que pour nous. Pas à vous, ils sont pas venus dire ça hein, mais à nous oui.
Alors donc c'était chaud mais la vérité est ailleurs. Moi je n'ai plus pu une seule fois de ma vie parler de cette manière-là après avoir milité avec des camarades en Amérique du Sud dont certains étaient des curés et qui mouraient avec les nôtres ou des bonnes sœurs qui mouraient avec les nôtres. Alors ça n'empêche pas que la laïcité c'est c'est la séparation des églises et de l'État.
C'est pas l'athéisme d'État. C'est la séparation des églises et de l'État. Tant qu'il s'agit de l'État, alors l'État ne pratique pas l'égalité, l'indifférence.
L'État doit être indifférent aux religions. Voilà. Alors, on essaie alors je vous dis pas que c'est simple, mais des fois on nous dit "Oh, on va interdire le voile partout." Évidemment, tu as aussitôt quelqu'un qui rapplique et aussi l'équipa et aussi les croix.
Bon, on en finit plus quoi. Alors, qu'est-ce qu'on va faire nous aussi ? On va faire une police du vêtement comme en Iran.
On va courser les gens dans la rue. Tout ça n'a pas de sens. La rue, elle est pas laïque.
C'est la rue. C'est l'État qui est laïque. L'espace public, nous devons exiger le respect mutuel.
D'abord, on peut pas accepter. Par exemple, moi je je réclame le droit de pouvoir dévisager quelqu'un comme comme tout le monde. Bah oui, je l'ai dit hein à ceux que ça intéressé que ça concernait.
Je toutes ces questions vous sont familières. Je vous dis pas qu'elles sont simples à traiter. Surtout, n'allez pas croire que c'est simple, c'est toujours compliqué.
Mais on s'en sort avec de l'intelligence, avec de la sensibilité humaine en essayant de comprendre ce qui se passe. Je sais pas quel copine tu as ni ce que tu crois, je te le demanderai même pas. Alors ça, ils comprennent pas.
Alors on nous dit vous êtes si vous êtes là. On dit écoutez mais nous on s'en fout de la religion. Vous devez comprendre ça, c'est pas qu'on se moque des religions, c'est que pour nous un être humain, il est défini parce qu'il fait, pas parce qu'il dit qu'il va faire, parce qu'il fait donc on regarde des gens de la valeur qu'ils ont.
Donc je vous ai passé au passage la question de la laïcité. Je le redis, le droit la le l'état laïque est indifférent aux religions et il reconnaît le droit de chaque personne de croire ou de ne pas croire. Nous autres français, 60 % d'entre nous ne croient ni à Dieu, ni à diable, ni à moi, comme dirait Félix Lecler, hein.
Voilà. Mais il ne croit pas. Et puis les autres ont une religion.
Mais je ne perds pas de vue que nous ça nous crée un devoir particulier que de bien traiter ceux à qui on veut parler. Et on s'amène pas à la première seconde pour commencer à donner des leçons sur la religion, la manière de se comporter, le ceci, le cela. Ça, on est Jean Jor a dit une chose, je te termine là-dessus.
Oui oui en Amérique latine, il va en Amérique latine et là-bas il dit au travailleurs en Argentine, il leur dit "Ne vous regroupez pas par nation." Parce que là-bas les gens parlaient, tu vois, des langues différentes. Il y avait des Italiens, des Français.
C'était c'était le début de ce qu'on appelle le l'Argentine, quoi. Et alors, il leur dit "Ne vous regroupez pas par nation, c'est-à-dire par langue." C'est pas évident, hein.
Il leur dit "Regroupez-vous sur vos revendications parce que vos revendications vont vous rapprocher les uns des autres des revendications sociales et de cette union que vous allez créer pour défendre vos idées en commun, vos causes communes," auraient-il dit s'il m'avait rencontré ? et bien de cette cette bataille que vous allez mener ensemble de ces causes communes jaillira la nation argentine parce que la nation c'est le peuple, c'est un équivalent et le peuple ça fonctionne si c'est uni. C'est la raison pour laquelle pour nous la question du racisme, la question du sexisme ne sont pas des questions politiques sociétales, ce sont des questions politiques P majuscules.
Parce que si on accepte le racisme et le sexisme, alors on est divisé et alors on ne peut pas avoir la majorité et alors on ne peut pas avoir le pouvoir et on fait partie d'une secte qui mène une guerre contre le reste de la population. Voilà pourquoi cette question est cruciale dans la bataille politique, pas sociétale, comme si c'était un luxe de respecter les autres. Respecter les autres, c'est la condition de l'unité du peuple.
Voilà. Ben merci. Merci beaucoup.
On a dépassé on a dépassé le temps un peu. Euh j'avais à peu près six questions. On me dit "Ah, tu vas avoir le temps de poser trois." J'en ai posé deux et demi.
Donc ça va. Non mais moi j'ai répondu à c Oui, c'est ça. Vous avez répondu à d'autres questions que j'avais même pas.
Donc c'est parfait. Donc je sais pas si vous êtes rassasié. Je disais au début que la gauche, on a une appétit de nous rassembler puis de discuter.
Je pense que vous l'êtes quand même. On pourrait continuer plus tard. Je veux juste avant qu'on termine cette extraordinaire rencontre, cette extraordinaire conférence, je sais pas si ça vous a donné le goût de d'agir, d'être dans l'action parce qu'on a besoin de ça hein pour battre les droites.
C'est le sujet de la conférence. Oui, des conférences, nous écouter puis discuter, mais ce qui est important aussi c'est d'agir, de faire du porte à porte, d'aller voir les gens. Donc si vous avez envie, il y a deux tables à l'extérieur.
On a des bénévoles qui vous attendent. Allez leur parler. On a besoin de bénévoles pour Québec solidaire.
On a besoin aussi que vous deveniez membre si vous voulez faire des dons et cetera. Donc on vous invite à aller les voir avant de quitter. Très important pour nous parce que pour battre les droites, ben on a besoin d'une gauche forte.
Puis au Québec, le seul parti de gauche, c'est Québec solidaire. Donc on a besoin de vous. Bon franchement elle est sympa parce que moi je vous parle pas comme ça.
Là vous avez des élections. Si vous faites rien, vous plaignez pas après. Donc allez vous battre mieux.
Merci. Merci. Ah.
Jean-Luc Mélenchon