MATHILDE PANOT (LFI) ETEINT TOUT LE MONDE SUR LE PLATEAU
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34Chiffre
« Monsieur Le Cornu a mis une lettre qu'il adresse à cinq de ses ministres dans lequel il explique que le budget de l'éducation nationale va augmenter l'année prochaine de 1,2 milliards d'euros. Or si on rapporte cette augmentation à l'inflation ce qu'il faut faire pour voir réellement comment vont évoluer les moyens et bien il y a une baisse pour les collèges et les lycées de 560 millions d'euros. »
- 1:14Chiffre
« Le problème de ce gouvernement c'est qu'ils ont déjà supprimé 4000 postes de professeurs l'année dernière que 10 ans de Macronie ont supprimé 10000 postes de professeurs et qu'on se retrouve avec 10 % des heures qui ne sont pas assurées parce qu'il n'y a pas un professeur remplacé ça veut dire 20,2 millions d'heures qui sont perdues chaque année pour les élèves »
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« Nous sommes le seul pays en Europe où des jeunes qui manifestent pour avoir des professeurs en cours perdent des yeux. »
- 3:53Fait
« aujourd'hui, il n'y a qu'une réponse policière, il n'y a pas de réponse politique aux revendications légitimes qui sont données. »
- 5:41Chiffre
« dans la 7e puissance économique au monde, il reste un médecin scolaire pour 13000 élèves. Il reste une infirmière pour 1500 élèves. »
- 6:55Fait
« Vous dites un deux poids deux mesures qu'avec les jeunes on est intraitables et avec les agriculteurs deux ? »
- 8:16Chiffre
« la taxe sur les bénéfices des multinationales pour que les multinationales payent réellement selon les bénéfices réalisés en France. Ça, ça rapporterait 26 milliards d'euros par an. »
Temps de parole
- ?100 %
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Donc le 6 octobre et le 10 octobre pour la Palestine évidemment après 3 ans de génocide. Ouais la commission vérité et justice. Ah c'est ce qui permet c'est ce qui permet que ceux qui donnent des ordres rendent des comptes parce que ce sont d'abord eux les responsables. Je rappelle que Nunez a dit que il n'y avait aucune consigne de retenue ce qui est complètement irresponsable de la part d'un ministre de l'Intérieur et que Nunez a même dit que les forces de l'ordre pouvaient utiliser toutes les armes. a aussi dit que les pour les forces de l'ordre c'était très difficile de maintenir l'ordre avec des mineurs et qu'au contraire il fallait Je vous cite exactement ce qu'il a dit il n'y a aucune consigne de retenue c'est absolument irresponsable de dire ça.
Bah je crois que surtout c'est basé sur un mensonge. Monsieur Le Cornu a mis une lettre qu'il adresse à cinq de ses ministres dans lequel il explique que le budget de l'éducation nationale va augmenter l'année prochaine de 1,2 milliards d'euros. Or si on rapporte cette augmentation à l'inflation ce qu'il faut faire pour voir réellement comment vont évoluer les moyens et bien il y a une baisse pour les collèges et les lycées de 560 millions d'euros. Donc on est très très loin de ce qu'il promet et quand on regarde les universités c'est moins 830 millions d'euros. Donc de nouveau il coupe et dans ce budget figurez-vous qu'il y a même la suppression de 1588 postes de professeurs supplémentaires. Or vous le savez la jeunesse manifeste notamment pour avoir des professeurs de
maths de SVT de philo en face d'eux et donc on est d'abord face à un mensonge et à des annonces qui sont en fait un peu des gesticulations. Alors je j'ai entendu ces arguments de la part du gouvernement. Le problème de ce gouvernement c'est qu'ils ont déjà supprimé 4000 postes de professeurs l'année dernière que 10 ans de Macronie ont supprimé 10000 postes de professeurs et qu'on se retrouve avec 10 % des heures qui ne sont pas assurées parce qu'il n'y a pas un professeur remplacé ça veut dire 20,2 millions d'heures qui sont perdues chaque année pour les élèves et ça veut dire des jeunes surveillance des examens c'est 7 % des heures de cours. passer le bac sans avoir par exemple leur cours de maths qui sont dispensés sans avoir leur cours de SVT qui sont
dispensés. Donc ce qu'il faudrait faire c'est au contraire augmenter le nombre de professeurs pour pouvoir réduire le nombre d'élèves par classe. Et nous, nous serons à leurs côtés demain, d'ailleurs avec une convergence inédite puisqu'il y aura à la fois les lycéens et les lycéennes, mais aussi les étudiants qui les rejoignent, une intersyndicale de l'éducation qui sera là, des syndicats de salariés qui se joindront à eux et j'ai même vu par exemple la Confédération paysanne qui viendra en soutien aux revendications. Vous savez, moi j'ai été sur des blocus et tout le monde dit qu'il ne fait pas le blocus par plaisir. Ces jeunes ont pour la plupart le bac à la fin de l'année prochaine. Donc ils savent l'enjeu que cela représente pour leur propre avenir. Donc s'ils font un blocus
et s'ils réclament des choses, c'est parce que ils se retrouvent dans des situations d'inégalité et qu'ils sont en train de dénoncer un système à deux vitesses dans l'éducation qui est insupportable, notamment pour les quartiers populaires et la ruralité. Nous voulons que ceux qui donnent des consignes rendent des comptes, mais ceux aussi, notamment ceux qui ont tiré les LBD, qui ont fait que d'ores et déjà deux jeunes ont perdu un œil. Nous sommes le seul pays en Europe où des jeunes qui manifestent pour avoir des professeurs en cours perdent des yeux. Je ne sais pas si vous réalisez la gravité. Celui qui a lancé une grenade qui fait que un lycéen a perdu toutes ses dents supérieures est obligé de manger avec une paille, ne pourra pas parler pendant six semaines. Lui aussi
devra rendre des comptes. Oui, mais vous comprenez que derrière il y a des ordres, il y a une différence entre des responsabilités individuelles dans lequel la justice va se saisir. Il y aura, vous avez vu qu'il y a eu 100000 interpellations et rien que le jeudi 1er octobre, il y a eu 2000 interpellations, c'est-à-dire plus que au plus fort du mouvement des gilets jaunes. Donc une répression jamais vue au point que le syndicat de la magistrature s'en est ému en disant qu'il faut arrêter de criminaliser et de la jeunesse. Mais ça ça peut exister, mais c'est la question c'est les ordres politiques qui sont donnés et la réponse qui est donnée. Aujourd'hui, il n'y a qu'une réponse policière, il n'y a pas de réponse politique aux revendications légitimes qui sont données. Or ceux qui
sont responsables de cette situation, c'est Emmanuel Macron et le gouvernement. Et moi, j'aimerais qu'on parle de violence dont on n'a pas beaucoup parlé parce qu'il y a eu les trois lycéens mutilés dont je parlais juste avant, le nombre de gardes à vue qui est impressionnant. Mais moi, j'aimerais vous lire par exemple ce que donnent comme témoignage vos collègues de Mediapart sur ceux qui ont été en garde à vue pendant 48 heures. Je cite un jeune de 15 ans à qui on a diagnostiqué, on a donné 7 jours d'ITT. "Un policier m'a demandé de me déshabiller. J'ai refusé d'enlever mon bas, il m'a baissé mon pantalon et mon caleçon de force. Deux policiers me raccompagnent dans ma cellule. Dedans, l'un m'attrape par le col et me plaque contre le lit en béton. L'autre me met
des patates derrière la tête en me disant "Tu es seule maintenant, ton avocate, elle est partie, petite salope." D'autres racontent qu'ils se sont fait traiter de sales petits Arabes et cetera. C'est inadmissible. C'est inadmissible. Ah, en tout cas, j'observe que ce qui a été fait pendant les gilets jaunes, quand je vous disais que c'était plus d'interpellations que au plus fort des gilets jaunes, vous savez combien de gardes à vue des gilets jaunes ont donné lieu à un ? C'est-à-dire qu'on a retenu les gens pour rien. ? Dites-le-nous. Quasiment 50 % et même si on prend juste le rappel à la loi, 70 %. Donc en fait, c'est juste une manière d'intimider cette jeunesse. Et ça suffit, il faut répondre politiquement à ce qu'ils demandent. Mais nous, nous sommes en
appui des revendications des lycéens. Mais si vous voulez chercher, vous n'avez pas besoin d'une note blanche des renseignements pour savoir qui est responsable de ce mouvement. Le responsable a un nom, il a une adresse. proches de Exactement. Il s'appelle Emmanuel Macron. Parce que s'il n'y avait pas eu 10 ans de casse de l'Éducation nationale comme tous les services publics dans ce pays, nous n'en serions pas là. Le résultat, c'est qu'à la rentrée 2016, il y avait la moitié des établissements dans lesquels il manquait au moins un professeur et deux tiers des établissements dans lesquels il manquait au moins un membre de la communauté éducative. Rendez-vous compte que dans la 7e puissance économique au monde, il reste un médecin scolaire pour 13000 élèves. Il reste une infirmière pour
1500 élèves. Et nous avons dans la 7e puissance économique au monde des jeunes qui sont obligés de manifester parce que les plafonds leur tombent sur la tête, parce qu'il y a de l'amiante dans leurs écoles, parce qu'il y a des rats, parce qu'il pleut dans le réfectoire comme c'est le cas à Darius Milhaud au Kremlin-Bicêtre. C'est une honte absolue. Oui, c'est la place des élus et d'ailleurs je me demande où sont les autres élus parce que la place des élus comme de toute la société, c'est de pouvoir protéger la jeunesse et les enfants de ce pays, c'est de pouvoir garantir un droit qui est un droit reconnu à l'international, le droit à l'éducation pour chaque enfant. Et donc moi je je demande où sont les autres élus. Mais le gouvernement lui-même l'admet. Rappelez-vous au moment où les
agriculteurs manifestaient, il y a eu l'explosion d'un bâtiment public, la DREAL. Il y a eu des incendies de préfecture. Il y a eu un attaque du centre des impôts. Et là, aucun des journalistes, aucun des politiques ne parlait de violence. Et y compris le ministre de l'Intérieur de l'époque disait ? On ne répond pas à la souffrance en envoyant des CRS et il y a des coups de sang légitimes. à l'époque. Vous dites un deux poids deux mesures qu'avec les jeunes on est intraitables et avec les agriculteurs deux ? Parce que d'un côté vous aviez des agriculteurs de la FNSEA parce que c'est pas la même chose quand c'est la Confédération Paysanne. Mais d'un côté vous aviez des agriculteurs de la FNSEA qui promettaient prenaient moins de normes, une dérégulation, ce qui allait
dans le sens de la politique du gouvernement. Et de l'autre côté vous avez une jeunesse qui pointe la responsabilité de la Macronie dans le mouvement qui est en train de se faire pour dire nous voulons des moyens. Et à tous ceux qui veulent faire croire que il n'y a pas d'argent en France. Nous sommes la 7e puissance économique au monde. Le problème principal, c'est qu'on a laissé s'enrichir une poignée de gens au détriment du peuple de France. Je vous donne des chiffres qui sont très concrets je crois pour comprendre ça. En 1996, les 500 plus grandes fortunes détenaient 80 milliards d'euros et donc c'était l'équivalent de 6 % du PIB de l'époque. En 2026, ils possèdent 1080 milliards d'euros et il c'est assez l'équivalent de 35 % Ça veut dire que s'ils dépensaient tout,
juste pour que qu'on comprenne, s'ils dépensaient tout, ils pourraient acheter un tiers de la production annuelle de la France. C'est énorme. vous faites pour les mettre à contribution Mathilde ? Bah, on a proposé plein de choses, la taxe pour les ultra-riches pour qu'ils payent en moyenne pareil que le reste de la population. c'est 15 milliards. Est-ce que c'est comme ça que vous résolvez la crise Mais par exemple, il y avait l'autre taxe celle sur la taxe sur les bénéfices des multinationales pour que les multinationales payent réellement selon les bénéfices réalisés en France. Ça, ça rapporterait 26 milliards d'euros par an. Et je crois que tout le monde comprend que c'est une mesure normale que de payer les impôts dans le pays dans lequel on a une activité. Et je
vais même plus loin. La question de la cruauté de ce budget-là, de geler les prestations familiales, de geler les APL, de s'attaquer au déremboursement de médicaments et cetera, tout ça ne fait pas disparaître les besoins sociaux. Ça les tourne juste vers le privé, ce qui coûte plus cher aux gens. Nous, nous proposons au contraire d'augmenter les salaires, de relancer la consommation populaire et de recréer des emplois. Et ça, ça évite de faire Ce que fait ce budget actuel, c'est-à-dire de mettre la France au bord de la récession. Ils compris qui ont détruit le patrimoine de ceux qui n'en ont pas, c'est-à-dire les services publics, qui ont détruit la consommation populaire, qui ont fait que un parent sur trois se prive régulièrement de repas pour nourrir ses
enfants. Donc oui, il y a urgence à changer radicalement de méthode. Et je voudrais juste vous dire que là, on parle de 54 milliards de coupes. C'est les mêmes recettes qu'on nous sert à chaque fois en nous expliquant que ça aura des effets différents. Ça n'aura pas d'effets différents. La grande différence entre ce que nous proposons et ce que les Macronistes font année après année en passant en force par 49.3, c'est qu'ils refusent constamment d'aller chercher des recettes nouvelles. Ils ont enlevé 62 milliards de recettes par an chaque année à l'État. Donc ils ont pratiqué une politique de la caisse vide. Il faut remettre de l'argent dans les caisses et vous verrez que nous avons de quoi répondre aux besoins de l'ensemble des gens.
Mathilde Panot