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interviewLCI· 24 avril 2023 21 min

"On a besoin d'un président éduqué à l'écologie" : Sandrine Rousseau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour Sandrine Rousseau merci beaucoup d'être là ce matin on va revenir en effet sur cette interview du chef de l'État ça fait un an jour pour jour qu'Emmanuel Macron a été réélu qu'est-ce que vous lui souhaitez souhaitez pour cet anniversaire ben je lui souhaite de d'aimer les Français ce que me semble pas être le cas complètement qu'est-ce qui vous fait dire ça déjà il avait eu cette réflexion en 2021 quand on lui avait dit qu'est-ce que vous a appris le premier mandat il a dit bah j'ai sans doute appris à mieux aimer les français ce qui supposait qui partait de loin et là moi l'interview du Parisien en la terminant je me suis dit mais en fait il se prend pour enfin il prend la France pour pour des secteurs de marché c'est-à-dire qui gère la France comme si c'était un secteur de marché donc là c'est les enseignants on voit bien sa cible les lectorat du RN enfin et le peuple français est un peuple quoi et il a une histoire et je trouve que il a besoin de bienveillance ce peuple aujourd'hui mais en quoi des secteurs de marché dire par exemple on va revaloriser le salaire des enseignants faut pas le faire déjà les chiffres sont déjà contestés sur l'augmentation du salaire des enseignants qui pour le minimum est inférieur à l'inflation et puis par ailleurs ce qui m'a frappé c'est sur l'écologie et quand il dit on va rénover les écoles voilà alors c'est bien de rénover les écoles il y en a absolument besoin mais on a l'impression quand même d'un élément de langage marketing on se dit bon on va faire le salaire des profs plus rénover les écoles ça devrait le faire là maintenant on passe après un autre secteur de marché est-ce que c'est maintenant je suis très concrète la restauration de nos écoles il dit d'ailleurs il y aura du financement pour les communes qui ont pas les moyens est-ce que c'est pas précisément ce qui change le quotidien des gens est-ce que c'est pas le rôle du politique changer le quotidien des gens mais c'est pas ça dit rien de la crise écologique c'est-à-dire qu'il a toujours pas compris le caractère systémique de cette crise l'importance de cette crise et oui bien sûr qu'il faut rénover les écoles mais à chaque fois qu'il est dans une crise il annonce comme ça un truc écolo un peu qui va mettre en tête de gondole et puis il a l'impression que en le disant manche retroussé devant les Français ça va passer et en fait j'ai moi j'ai l'impression que enfin on connaît que c'est cette tactique on l'a déjà eu après les gilets jaunes avec le grand débat moi je retrousse il a annoncé voilà la convention citoyenne pour le climat il annonce les trucs et puis en fait il le fait toujours de la même manière avec une espèce de confrontation directe aux Français c'est encore intermédiaire sans rien lui seul face au peuple moi je n'en peux plus de cette manière de gouverner je pense qu'on arrive au bout mais vraiment au bout de la cinquième mais si ça permet de faire avancer les choses Sandrine Rousseau même si vous contestez les méthodes si demain les écoles sur rénovées si les cours d'école sont végétalisés c'est l'autre engagement déjà à Lyon à Paris les communes le font déjà ne végétalisées ils ont pas attendu elles ont pas attendu Macron ah je vais dire les écoles c'est la responsabilité des collectivités et des communes elles le font de végétaliser il y a plein de villes dans lesquelles on végétalise à Poitiers à Bordeaux à Lyon à Paris qui sont en train de végétaliser les cours de récréation et c'est très bien parce que ça fait des îlots de fraîcheur c'est beaucoup plus c'est moins dangereux en plus pour les enfants d'aller plus jeune âge aux enjeux écologiques d'avoir la végétalisation à portée de main voilà donc déjà c'est les communes qu'ils font c'est pas Emmanuel Macron la deuxième chose c'est que là le truc de c'est les enfants qui faut les éduquer en fait c'est lui qu'il faudrait éduquer à la question de l'écologie là on a besoin d'un président éduqué à la question de l'écologie aujourd'hui on l'a pas ah non pas du tout du tout là on est dans une telle situation de de catastrophe imminente que en fait chaque euro que nous dépensons devons devrait être regardés à l'aune de ses effets sur l'écologie et là il y a rien il y a rien enfin je veux dire il a annoncé on vient de on vient de d'en donner l'exemple non mais très bien sauf que on a eu un terminal méthanier dans la loi pouvoir d'achat la retraite le la réponse il y avait un paragraphe dans l'étude d'impact qui s'appelait effet sur l'environnement néanmoins c'est incroyable si en fait on ne sait pas aujourd'hui analyser les effets sur les sur l'environnement il a annoncé la fin des bassines non il a annoncé des mesures sur l'eau non on va avoir un plan sécheresse on sait même pas ce que c'est il y a pas il y a un plan peut-être qui vous convient pas mais il y a un plan ou non il y a pas de de sobriété il y a pas de partage des biens communs il y a pas de de débat sur comment on utilise quelque chose qui est devenu rare et qui est pourtant indispensable à la vie qui s'appelle l'eau voilà on est en train de de continuer sur un mode de croissance et de production c'est ça le modèle d'Emmanuel Macron et aujourd'hui je rappelle qu'on est dans un anéantissement de la biodiversité un anéantissement comme quel c'est le mot des scientifiques c'est pas moi qui le dit quel mot faut-il employer pour qu'on ait une espèce de réveil majeur massif autour de la question écologique là j'étais hier avant-hier pardon pour mais on commence locale là il y a une il y a une il y a une ligne de chemin de fer qui est moins investi que la route qui de qui a moins d'investissement que le train dans chaque village de France entre une Rousseau pour le coup là il y a un problème de réalisme d'infrastruments déjà partout en France et la question c'est si vous pensez le développement économique d'un territoire uniquement sur le désengrèvement par la route ça veut dire que vous vous continuez le sentier de dépendance dans un modèle de économique qui nous envoie dans le mur qui nous envoie dans le mur on ne peut pas aujourd'hui augmenter la dépendance à la voiture c'est criminel de faire ça et ça mène les gens ça met le budget des gens en danger parce que derrière ça veut dire qu'ils auront besoin de l'essence oui l'essence va augmenter l'essence va augmenter c'est obligatoire on peut se voiler la face on peut se dire que non on peut faire des chèques temporaires etc les centres va augmenter comment fait-on une fois qu'on a créé un niveau de dépendance des personnes de sorte qu'ils ne puissent plus se passer de la voiture on les met dans un piège et c'est ça qu'on est en train de faire partout à chaque fois qu'on lit la question écologique on met des gens dans les pièges Sandrine vous dites aussi on ne peut pas parce qu'il faut protéger l'environnement le territoire par artificialisé encore davantage nos sols il y a un objectif qui a été fixé ce zéro artificialisation nette à l'horizon 2050 c'est prévu dans la loi climat le fait est qu'aujourd'hui ça crée sur le territoire sur le terrain des résistances il y a des élus locaux qui alertent il y a des mers aussi qui de bonne foi disent moi j'ai besoin de construire des logements pour ma population pour mieux la loger et je n'y arrive pas parce que je suis enfermé dans ce cadre qui me demande de ne pas construire davantage est-ce que vous entendez ces problématiques est-ce que vous entendez c'est une difficulté des élus et moi ce que j'entends c'est que on doit doubler nos efforts en disant on doit diminuer divisé par deux nos émissions de carbone en 10 ans en 10 ans comment fait-on si à chaque fois qu'on prend une mesure écologique on dit ah bah non mais regard là c'est pas possible c'est pas possible en fait dès que c'est l'écologie c'est pas possible il y a plein d'endroit où on peut construire des logements où c'est déjà des zones qui ne sont pas des zones de biodiversité il y a plein d'endroits où on peut déjà le faire faisons cela donc vous dit on construit dans les grandes villes mais on ne développe pas les villes petit ou moyennes qui voudraient accueillir de nouveaux bien sûr dans la ruralité mais bien sûr que si simplement on ne le fait là aujourd'hui les les petites villes et les villes moyennes sont pour une partie en face à des une population en diminution donc voilà c'est la première chose la deuxième chose c'est que dans même dans les petites et moyennes vides il y a des zones déjà bétonnées qu'on peut réinvestir il y a des endroits qui n'ont aucune valeur de biodiversité que l'on peut investir mais aujourd'hui on peut se dire je vais inverser le raisonnement on peut se dire écoutez là on a besoin de la voiture là on a besoin de la route là on a besoin du logement là on a besoin de camions là on a besoin et à la fin dans 10 ans on se dira quoi quand on aura plus du tout d'eau qu'est-ce qu'on va se dire quand on le réchauffement sera telle que à Paris il fera 50 degrés qu'est-ce qu'on pourra se dire quand les chaque été on craindra les canicules pour nos personnes âgées parce qu'elles n'auront plus parce que la température sera telle qu'elle soit en danger dans pour leur vie qu'est-ce qu'on dira on dira bah non mais on avait besoin de notre voiture vous vous rendez compte là on est en train de mettre en danger l'avenir de nos enfants parce qu'on ne veut pas entendre que nous avons besoin de changer notre manière de voir les choses vous disiez c'est une question d'engagement du chef de l'État mais il fait des choses aujourd'hui par exemple il participe à un sommet sur l'éolien entre autres qui est organisé à Ostende en Belgique il y avait que d'autres pays la précieusement c'est d'augmenter notre capacité à produire de l'énergie éolienne renouvelable et on le fait qu'on sait avec d'autres pays est-ce que la précisément c'est pas la preuve qu'il est conscient du problème le chef de l'État qu'il s'engage et qu'il agit alors déjà on passer une loi sur les énergies renouvelables où on a quand même eu une bataille avec Renaissance parce que il refusait de mettre des panneaux solaires sur les toits déjà existants c'est pour vous dire l'ambition écologique qui avait Renaissance enfin franchement les toits sont déjà existants il suffisait juste de mettre des panneaux solaires dessus ils s'y sont opposés première chose deuxième chose je rappelle quand même que là on a un ministre de la mer on a le deuxième domaine maritime [Rires] européen mondiale d'ailleurs je sais plus je crois que c'est mondial on a un ministre de la mer qui a dit que on allait continuer le chaûtage en eau profondes et qu'on allait qu'on ne préserverait pas la biodiversité de nos de nos fonds marins je veux dire c'est quoi la ligne écologique de d'Emmanuel Macron alors oui détruit des écosystèmes là donc il y a pas de ligne de crête quand on détruit des écosystèmes il y a pas de ligne de crête de votre point de vue des emplois on ne pourra pas vivre sans la biodiversité sans des insectes sont des vers de terre sans les poissons dans la mer on y arrivera pas donc comment on fait là aujourd'hui pour vous le président et disqualifié il dit aussi je dois me engager dans le débat public il dit plus globalement avec le point de départ de la réforme des retraites l'idée qu'il n'aurait pas été assez présent est-ce que vous dites au moins bonne nouvelle on va pouvoir à nouveau avoir un dialogue politique et boxer contre lui il sera dans le débat national ou est-ce que ça vous est complètement différent savoir ce que fait le président ça met ça me met assez indifférente en fait c'est toujours c'est même ces mêmes éléments de langage c'est à dire que moi j'ai l'impression que même dans l'article du Parisien c'est lui seul contre tous son gouvernement a pas été à la hauteur c'est pour ça qu'il va s'engager on n'a pas compris mais lui il sait ce qui est bon pour nous moi je ça m'intéresse pas de dialoguer avec quelqu'un comme ça en fait la Cinquième République est à bout de souffle pourquoi en quoi dans l'interview du président de la République vous dites la Cinquième République est à bout de souffle mais parce que il dans cette interview au fond il ne parle que de lui c'est à dire que il parle c'est lui qui a l'Elysée pour le coup qui est interrogé par les docteurs je lui dis pas sa légitimité à traverser mais il ne parle que de lui et moi j'aimerais qu'il parle du peuple en fait alors il parle quand même de beaucoup de sujets et il parle aussi de la manière dont ça se passe un mot quand même de la manière dont sont passés ces déplacements la semaine dernière il a été hué il a été sifflé quand il s'est déplacé dans le Bas-Rhin dans l'Hérault il y a aussi eu des mots de certains français pour l'encourager pour le féliciter il dit le président ce matin dans un interview qu'elle vous y allusion qu'il veut lutter contre la violence et l'incivisme il appelle à sanctionner ceux qui ont par exemple coupé le courant sur les lieux de ses déplacements il prend l'exemple d'une clinique est-ce que vous vous appelez à siffler le président est-ce que c'est un bon mode d'action mais bien sûr et sortez les casseroles ce soir à 20h mais bien sûr mais bien sûr et avec toute la batterie de casserole de surcroît bien sûr qu'est-ce que ça fait avancer mais ça ne lâche pas la mobilisation contre les retraites et là il est allé trop brutalement et d'ailleurs c'est marrant parce que dans l'interview du Parisien il dit oui les gens sont fatigués on l'observe dans toute l'Europe bon comme s'il avait besoin de voir des études pour s'en rendre compte mais dont acte et donc on voit dans toute l'Europe et mais j'avais le choix entre la faire plus tard ou la faire maintenant et je me suis dit qu'il fallait la faire maintenant en fait faut arrêter de brutaliser les gens là faut on a besoin de prendre soin de nous-mêmes et par ailleurs de la planète et prendre soin de nous-mêmes c'est prendre le temps c'est c'est c'est ne pas fermer la porte à l'Inter syndicale quand elle demande à être auditionnée c'est entendre la situation des personnes hier je hier hier vous cacher je j'ai rencontré quelqu'un sur un dans un magasin je suis allé dans un magasin et j'ai rencontré Madame là je travaille le dimanche ici et je suis chauffeur VTC la semaine et par ailleurs je fais aussi des démonstrations le week-end parce que en fait sinon je n'arrive pas à vivre cette personne avait trois emplois différents et on va lui dire vous allez travailler jusqu'à 64 ans en fait à quel moment qu'est-ce qu'il faut pour que la situation des personnes les plus qui se donnent qui se donne beaucoup et qui ont des métiers pénibles qui sont dans des situations de vie difficiles qu'est-ce qu'il faut pour qu'il soit respecté en fait et moi j'ai envie vraiment d'une société où on les respecte parce que je trouve que ces gens là donnent quasiment toute leur vie au travail en fait ce que vous dites ne pas les respecter c'est au fond être très sûr de soi-même mais ne pas être dans l'écoute de l'autre ce que vous dites ça s'applique uniquement au chef de l'état où vous l'appliquez aussi à sa première ministre à son gouvernement elle avait pour le coup Elisabeth borne plaidé pour une période de convalescence un temps d'apaisement dans l'interview le président de la République redit qu'elle l'a sa confiance elle fait bien son travail dit-il dans un moment difficile est-ce qu'elle est en cause de la même manière que le chef de l'État à vos yeux en tous les cas dans la vraie forme des retraites elle n'a pas fait preuve de beaucoup plus d'ouverture que le chef de l'État alors après elle a parlé de combat l'essence mais pendant la négociation de la réforme des retraites elle n'a pas plus reçu les syndicats que le chef de l'État et elle a fait preuve d'une fermeture complète sur l'ensemble des débats à l'Assemblée exactement comme le chef de l'État le fait dans ses incarviews donc j'ai pas l'impression que ce soit très différent mais ce qui me fait signe c'est quand je vous dis qu'on est au bout de la 5ème République c'est que dans la locution de 10 minutes qui avait fait Emmanuel Macron il n'a pas dit un mot de sa première ministre et là quand il en parle il me dit elle fait bien son travail pour dire qu'elle présentera des chantiers bientôt ce qu'elle fera d'ailleurs mercredi à l'issue du conseil République c'est qu'en fait on a l'impression que la France entière est dans les mains d'un homme mais non c'est pas parce qu'il a été élu président de la République et il a été élu président de la République il y a pas de problème avec ça mais ça n'est pas pour ça que le peuple anti et tient dans sa main et vraiment je l'invite à je pense qu'il n'en est pas capable mais je l'invita de la modestie parce que là je crois que la situation devient très si tendue qu'elle est explosive qu'est-ce que vous appelez si tendu qu'elle est explosif je pense que le peuple est dans une telle colère dans un tel dans un tel désespoir mais dans un tel sentiment d'humiliation aussi je pense que je crois que les choses vont se tendre forte mais vous le redoutez ou vous le souhaitez à la fois je le souhaite parce que je pense qu'il faut qu'il l'entende d'une manière ou d'une autre il faut qu'il l'entende et d'une autre manière je me dis attention à cette colère sans déboucher politique et la Cinquième République aujourd'hui n'offre pas de déboucher politique alors je dis quand même aux citoyens citoyens qu'on va continuer la bataille à l'Assemblée nationale on va poursuivre ce débat à l'Assemblée nationale et on ne lâchera rien et nous nous n'attendrons pas quatre ans mais nous allons mener la bataille pied à pied jusqu'à ce que cette réforme soit retirée mais voilà ça va être les gens aujourd'hui ne se sentent plus représentés ils se sont dans une espèce d'impasse et quand on se sent dans une espèce d'impasse et bien on devient agressif en fait ou indifférent à ce qui se passe dans le monde et les deux sont grave en fait mais vous partagez en fait ce que dit le chef de l'État quand il pointe le risque du rassemblement national au pouvoir il dit Marine Le Pen arrivera au futur si on ne sait pas répondre au défi du pays si on installe une habitude du mensonge et du nid du réel le Front national que je continue à appeler comme tel dit-il car on ne gagnera jamais contre lui au jeu du plus populiste et démagogue en fait vous êtes tous dans le même bateau contre le FN et contre le RN d'aujourd'hui à quand il parle d'une France du daignier du mensonge et que on se souvient des débats sur les 1200 euros il nous a menti où ils nous ont tous menti comme comme des arracheurs dedans sur l'augmentation sur l'augmentation des des minimas franchement je me dis mais où va-t-on et quand on est dans un hôtel brutalité dans un tel affrontement mais oui on favorise évidemment quelque chose qui est de l'ordre de la colère pure quoi et moi je veux vraiment je dis aux gens il y a un autre modèle de société possible il y a une société du respect il y a une société de du prendre soin de nous-mêmes de prendre soin des autres de la bienveillance de l'égalité non on va pas se on va pas se saigner et on va pas perdre notre vie à créer un point de PIB on va juste prendre le temps de réfléchir à la société qu'on veut et prendre soin de nous aujourd'hui il y a quand même des urgences du quotidien aussi Sandrine Rousseau le pouvoir d'achat on voit tous les jours le chef de l'État il en parle alors il reconnaît que les préalimentaires c'est ce qu'ils disent ça va être dur jusqu'à la fin de l'été mais dit la clé c'est que le travail est mieux c'est ça un clé de lecture il demande d'ailleurs aux entreprises de faire des efforts c'est ce que répète son gouvernement il y a eu l'augmentation du SMIC il va y avoir l'augmentation du SMIC mais il faut que les autres salaires doivent suivre est-ce que vous dites aussi c'est aux entreprises maintenant de faire leur part parce que le travail doit payer et le on a eu une loi sur le pouvoir d'achat et ils ont refusé que les salaires augmentent on a on a mené une bataille mais énormément de vue qui sont responsables salaires pas l'état ben non en l'occurrence il y a un salaire minimum et l'augmentation des salaires l'augmentation des salaires ça fait partie des solutions aujourd'hui au pouvoir d'achat la taxation des super prof aussi parce qu'il dit qu'il a taxé les super profits mais ça n'est pas vrai il y a quatre il y a jamais eu autant de dividendes de verser les entreprises qu'ils y sont dans l'agroalimentaire et les distributeurs n'ont jamais fait autant de profits enfin je veux dire là tous les efforts sont toujours demandés au même et c'est au plus vulnérable et maintenant il faut en effet trouver des moyens que les gens vivent que les gens mangent que les gens puissent juste ne pas se lever le matin avec la peur au ventre de savoir comment ils vont terminer la semaine mais ça veut dire Rousseau pour vous par exemple vous désir doit être dans la bienveillance le respect toute idée qu'on puisse demander des contreparties aux bénéficiaire du RSA par exemple le président redit ce matin dans l'interview jamais une heure de travail ne doit pouvoir être moins intéressantes que le RSA c'est une manière aussi pour lui d'inciter au retour à l'emploi dire travailler ça paye toujours plus est-ce que ça c'est une valeur que vous partagez non mais ça c'est les théories économiques des années 80 qui disent qu'en fait les gens ne travaillent pas parce que revenu de l'assistance supérieurs aux salaires ce qui n'est pas vrai 2 avec un RSA aujourd'hui on ne vit pas bien en France donc je dis il y a personne qui se repose sur son sur son RSA qu'après il y ait besoin de de ne pas laisser les gens dérivés et encore une fois prendre soin d'eux mais ça n'est pas les obliger à travailler 15 à 20h c'est faire un bilan y compris social de leur situation ont-ils un logement son petit en bonne santé comment vont-ils comment vont-ils ça par exemple ça n'est pas dans les réformes qui sont proposées par Emmanuel Macron de poser la question aux gens Dieu qui bénéficient du RSA comment allez-vous et pourtant ce serait si important engagement d'améliorer la santé des Français mais beaucoup de chantiers vous avez raison sur ce point en effet que le président entend ouvrir avec on l'a compris votre position sur bon nombre de ces sujets merci beaucoup Sandra de recevoir été là ce matin

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