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interviewSud Radio (sur YouTube)· 23 décembre 2025 20 min

Marc Fesneau : "RN et LFI manipulent la crise agricole !"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, [musique] l'invité politique Jean-François Achili, il est 8h1, vous êtes bien sur Sud Radio et l'invité politique de Jean-François Achili et Marc Fenot, député du Loircher et président du groupe démocrate à l'Assemblée nationale. Bonjour Marc Fenot. Bonjour.

Il y aura une loi spéciale au pied du sapin de Noël des parlementaires. Est-ce un échec pour Sébastien Lecornu qui n'a pas réussi à faire voter le budget en bonne et du forme en cette fin d'année ? Ben, c'est un échec d'abord pour les parlementaires parce que les parlementaires en particulier ceux d'opposition ont dit laissez-nous faire pas de 493, on est capable de s'entendre. forcé de constater que nous n'en sommes pas là et que la loi spéciale, je le dis au passage, c'est un pisal hein, c'est pas c'est pas une loi qui permet de résoudre du tout les problèmes budgétaires du pays.

Ça permet juste de lever l'impôt. Oui. Reconduire le budget précédent, lever l'impôt, de reconduire un certain nombre de dépenses et de payer les fonctionnaires.

Donc ça c'est pas d'emprunter sur les marchés aussi hein. Oui, c'est ce que je dis. lever l'impôt emprunter sur les marchés et et et et faire face à un certain nombre de dépenses obligatoires.

Donc c'est pas une solution satisfaisante et ça peut pas durer. Le premier ministre avait fait le choix à la demande d'un certain nombre de ne pas utiliser le 493. donc de dire au fond les parlementaires sont des êtres adultes ce que je crois et doivent être capable de s'entendre et c'est pas ce qui s'est passé parce que chacun essaie de rester sur ses lignes rouges.

Alors reconnaissons que nous avons réussi à le faire sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale et qu'on pouvait espérer que sur le projet de loi de finance on pouvait le faire. Reconnaissons aussi qu'il y avait un certain nombre de points de convergence y compris entre le Sénat et l'Assemblée nationale. Oui, mais là désormais l'ennemi c'est le Sénat, c'est le sénateur.

Non non, j'ai dit qu'il y avait des points de convergence. Non mais pas pour moi. L'ennemi n'est pas le Sénat.

D'abord, il faut respecter les deux chambres. On peut avoir des désaccords avec le Sénat. On a le droit quand même d'être dans désaccord avec le Sénat.

Les prérogatives du Sénat sont pas celles de l'Assemblée. Le dernier mot revient à l'assemblée. C'est mieux quand l'Assemblé incornue ne s'est pas entendu avec son ancienne maison, faut le dire.

Non, enfin d'abord, il a assez peu siégé dans cette maison. Il est il est il a donc on peut pas dire que c'est son ancienne maison. C'est sa peut-être ça pouvit dire c'est sa future maison mais son ancienne c'est un peu peut-être sa future.

Mais non mais il est sénateur potentiel puisque il est il est ministre sénateur si je peux dire. Donc il a jamais ça veut dire ça quand on dit ça comme ça c'est ça sent le sapin. Pardonnez-moi.

Ça veut dire ça veut dire ça veut dire censure et retour. Mais non mais monsieur Akili c'est la vocation de tout ministre un jour de ne pas être ministre et tout premier ministre un jour de ne pas être premier ministre. Alors pour le coup, il faut saluer le travail qu'a fait Sébastien le Cornu.

Revenons à des choses sérieuses, pour essayer de trouver un compromis. Donc il y a pas de querelle entre Sébastien Lecnu et le Sénat. Il y a une querelle manifestement entre les Républicains, parfois euh entre les Républicains du Sénat et les républicains de l'Assemblée nationale.

Et je on peut le regretter mais enfin ça c'est pas au fond les affaires de tout le monde, c'est les affaires des Républicains. Et je pense qu'il y avait moyen de trouver un point de convergence. Je regrette d'ailleurs que au final le texte du Sénat sorti du Sénat, il y avait un déficit qui dépassait les 5 % puisqu'il était à 53 54.

Donc il va falloir se remettre au travail dès la rentrée pour essayer de trouver un budget. Qu'est-ce qu'il vous a dit de ce qui est avouable le premier ministre quand il vous a reçu hier ? Mais il y a il y a rien de d'interdit dans ce qu'a dit le premier ministre.

C'est pas avouable ou pasable. il nous a dit euh ce qui étaient les points de convergence entre le Sénat et l'Assemblée, ce qui étaient les nécessités pour lui de trouver un budget dans des délais qui soit les plus rapprochés possible parce que nous avons des nécessités de dépenses. Euh et donc il nous a il nous a enjoint à essayer de trouver les voies d'un compromis avec entre nous évidemment mais aussi avec les forces politiques qui ne sont pas dans la majorité gouvernementale.

Je pense que le Parti socialiste sera d'accord pour un 493 déclaration de Philippe Juvin, le député la républicain des Ha surtout rapporteur général du budget. C'est ce qui va finir par arriver Marc Fenot. Mais vous m'avez toujours trouvé à être interrogatif sur la question du 493.

J'ai toujours dit est-ce qu'on a besoin de se priver de cet outil qui n'est pas un outil antidémocratique ? Je rappelle que le 493 c'est quoi ? c'est le gouvernement engage la responsabilité qui est la sienne et la responsabilité de son gouvernement sur un texte et si les parlementaires ne disent pas vote contre, le gouvernement est renversé.

Si c'est pas ça un acte démocratique, je sais pas ce que c'est qu'un acte démocratique. Non, je n'aimerais pas j'aimerais qu'on qu'on ait un budget qui soit voté par les forces politiques de façon naturelle. Mais si nous n'avons pas de de de budget voté par les voies normales, si je peux dire, il reste il reste 493.

C'est vrai que j'entends un certain nombre de socialistes, j'aimerais mieux qu'il le disent au micro plutôt que derrière les micros. Ah euh que le 493 pourrait être en effet une solution. Mais comme ils en on fait un espèce de de sujet principiel, ils n'osent plus dire qu'au fond ils sont pas capables d'assumer un budget et ils sont pas capables non plus d'assumer un 493.

Mais la vie politique à un moment, c'est d'assumer des choix et assumer un choix qui est celui de dire je ne veux pas voter le budget, ça peut s'entendre mais assumer le choix de il faut quand même un budget pour le pays, ça peut s'entendre aussi. Et à ce moment-là, c'est le 493 qui s'imposerait. Donc vous vous êtes clair, Marc Fenot là-dessus.

Vous l'avez toujours dit, c'est un outil démocratique et puis on engage la responsabilité du gouvernement. Vous êtes d'accord pour dire que depuis le départ le Parti socialiste dit Olivier Fortnez-moi où je fais un malheur et puis on négocie. Mais là nous sommes d'accord.

Si nous discutons du budget là au mois de janvier, il y a les élections municipales qui arrivent et le Parti socialiste veut se poser en partie responsable devant ses électeurs et pas, on va dire organisateur d'un chaos. Donc il peut négocier, je ne censure pas. On on règle deux trois choses et tu déballes ton 493.

Oui, je suis pas dans les têtes là. Vous êtes sur les hypothèses. Tout le monde raconte ça.

Je vais essayer de répondre, je vais essayer de répondre à votre question. C'est une hypothèse sur laquelle on peut sérieusement travailler, mais je répète, les socialistes, ils sont une soixantaine. Le bloc central, c'est 200.

Il faut que on se parle tous, hein. C'est pas c'est pas simplement le choix des socialistes qui va faire le budget. C'est le choix y compris pardon de ceux qui soutiennent le gouvernement de ceux qui soutiennent Sébastien le Cornu parce que la logique des choses c'est qu'on trouve un point d'équilibre entre des forces politiques qui sont pas d'accord et que ça soit pas simplement les conditions du Parti socialiste qui viennent dicter les choses.

Oui, tout le monde a intérêt à ce que nous entrions dans la séquence municipale puis après, on le sait, l'année 2026 sera une séquence près-présidentielle avec cette affaire budgétaire derrière nous pour qu'on puisse envisager sérieusement les politiques publiques qu'il faut conduire. Ben oui, et je sais que Sébastien Lecnu est très attaché à mener un certain nombre de politiques publiques. Il y a les sujets de défense, il y a les sujets de transition, les sujets de réindustrialisation peut pas attendre.

Les sujets, il y a plein de sujets qui ne peuvent pas attendre 2027 et sur lesquels je sais que le premier ministre est très engagé et il veut avancer sur ces sujets-là. Et donc, on a besoin singulièrement d'avoir un budget. Ce que vous décrivez est une voix qui me paraît une voix raisonnable.

Oui, enfin, c'est ce qui se dit. C'est pas ce que moi je décris, hein. C'est ce que je lis.

C'est ce que vous décrivez ce qui se dit si vous voulez. Vous vous pensez que vous pensez que Horizon et les Républicains pourraient ne ne pas voter ce budget là en janvier ? Ah, plus on se rapproche des échéances municipales et présidentielles, plus le risque est que chacun essaie de marquer son identité.

Donc c'est une galère. Vous êtes d'accord que c'est un cauchemar. Vou faire dire que c'est facile et que c'est une revenir parler budget.

Vou faire dire que c'est une navigation d'eau douce. Non, je vous confirme que le moment que nous traversons, y compris d'un point de vue parlementaire, n'est pas on n'est pas en navigation d'eau douce. C'est pas fait pour les marins d'eau douce.

Donc on a besoin, on est plutôt par gros temps et avec pas de majorité. Bon, oui, c'est une c'est une difficulté. Et donc oui, plus on se rapproche de l'échéance présidentielle, c'est pour ça qu' moi je pense qu'il faut aller vite sur les questions budgétaires.

Plus on se rapproche de la séquence présidentielle, plus les écoutilles vont se fermer et plus un certain nombre vont dire "Moi, c'est mes lignes rouges et rien d'autre." Marcen en oublant un peu l'intérêt du pays, est-ce que ce n'est pas l'échec du parlementarisme ? Est-ce que finalement la bonne solution n pas été de redissoudre dissoudre une nouvelle fois qu'on en parle plus une bonne fois pour toutes ?

Ah ben on en parle plus une bonne fois pour toutes. Pardon les enfin une bonne fois pour toutes ça ve ça, excusez-moi de vous dire ça, ça veut rien dire parce que on revote de temps en temps quand même dans un pays démocratique. Donc c'est pas une bonne fois pour tout.

Deux, l'échec du parlementarisme, c'est justement la dissolution. C'est quand on est incapable de travailler, on a réussi à le faire sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale quand même, on pourrait le dire. Non, mais on regarde jamais les choses qui ont fonctionné.

Le premier ministre avait souhaité qu'on puisse trouver un terrain d'atterrissage sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale. On l'a trouvé. Ça ça n'est pas un échec.

C'est une réussite du parlementarisme. Si à chaque fois qu'on a des embûches, on prend les solutions radicales en disant "J'évite l'écueil" en en faisant la dissolution, c'est pas sérieux, c'est pas responsable. Le pire échec, c'est l'échec pour le pays.

Parce que si vous faites une dissolution, vous en avez pour 6 semaines d'élection, vous ne règlez pas les problèmes de fonds politiques parce que vous vous n'abordez pas les sujets de fond en 4 à 6 semaines et vous vous retrouvez peut-être dans la même situation d'un point de vue déséquilibre des forces. Et donc, qu'est-ce que ça change ? Rien.

Et ça, c'est un échec. crise parlementaire euh spectacle déplorable dans les deux chambres hein aux yeux des Français. Mais je vous parz vous trouve un peu dur.

Euh spectacle déplorable. Non si vous avez assisté au débat sur le projet de loi de financement la sécurité sociale, on a été au fond du des dossiers. Oui.

Mais attendez, depuis depuis essayons de ne pas nourrir nous-même, pardon Jean-François, essayons de ne pas nourrir nous-même l'antiparlementarisme. Ça n'était pas un spectacle déplorable. Ce qui est déplorable parfois, c'est qu'onarrive pas à se mettre d'accord.

On a réussi à le faire sur le projet de loi de financement de la sécurisation. Je vous rappelle Marc Fenot, votre leader François Baou euh a a pris le même virage il y a un an avec une loi spéciale. Ça fait des mois et des mois que ça dure cette histoire.

Les personnes n'y comprend plus rien. Même les journalistes spécialisés commencent à s'y perdre aussi. Donc la question c'est vous avez une crise agricole, la question va en va y venir le mercur qui est toujours sur le sur le grill.

Est-ce que vous ne pensez pas qu'il y a une forme de ralbol aujourd'hui des Français, des électeurs et que ça se joue déjà dans les urnes des municipales ? Alors, vous avez trois questions en une si je peux si je peux me permettre. La première le premier sujet euh est-ce que c'est incompréhensible aux yeux de la plupart d'entre nous ou d'entre ceux qui nous regardent ?

La réponse est oui. Oui. Bon, c'est comme ça parce que les sujets sont complexes et que la situation politique est complexe.

Deux, il faut essayer pour le coup d'être de justement de pas se cacher derrière les échéances qui viennent mais de regarder ce quels sont les sujets qu'on a maintenant à régler parce que ça donnera le sentiment aux français qu'on s'occupe d'eux et pas d'autres choses. 3è élément oui, un sentiment de colère des Français mais un sentiment de colère qui n'est pas dû qu'à la situation budgétaire du moment, un situation de colère générale. 3.

Est-ce que ça peut se traduire dans les urnes ? Au municipal, je suis je doute un peu. Moi je suis un élu municipal comme vous le savez.

Je pense qu'au municipal les Français répondent à la question municipale et que s'ils ont un bon maire ou s'ils ont une bonne équipe qui veut entrer, ils airont ces équipes là et que le j'espère je crois que ils ne viendront pas importer le modèle national de chaos et de bataille dans l'espace municipal. Vous estimez au final que Sébastien le Cornu a mieux réussi que François Baïou à ce stade ? Oh, on peut pas.

Enfin, c'est le temps long qui jugera. Je vois bien êre prudent hein. C'est pas une question de prudence.

Je constate que François Baï avait réussi une chose, c'était à mettre autour de la table à l'époque les socialistes, ce qu'il n'y était pas au démarrage, que Michel Barny avait lui réussi à mettre autour de la table les républicains. Je rappelle que nous venons de 2024 où républicains et socialistes étaient des adversaires résolus de ce que nous étions nous, espace central et du président de la République. Alors, il reste des opposants pour un certain nombre d'entre eux, mais ils ont fait des pas les uns vers les autres sans se renier d'ailleurs.

Donc François Baou avait réussi ça. Il ne réussit pas à provoquer quelque chose de l'ordre d'un électrochoc sur et on peut le regretter sur la dette et le déficit. Ce fil n'étant pas rompu, Sébastien Lecnu réussit à faire voter un projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Par ailleurs, on ne réussit pas sur le projet de loi de finance. Bon, si vous voulez me faire dire là aussi que c'est chaotique pour tout le monde et que c'est chaotique depuis 18 mois, oui, c'est chaotique mais bon en malant, on progresse beaucoup trop longement à mes yeux parce que nous sommes un pays qui ne sait pas ce que c'est que le compromis. Marc Feno, la crise agricole aujourd'hui est mal gérée.

Non, je pense qu'on est euh elle est gérée comme on a souvent gérer les crises sanitaires, si vous me parlez de ça, parce que elle démarre sur une crise sanitaire hein. Il y a pas que ça à mon avis dans la crise agricole. Euh elle est cette crise sanitaire, elle nécessite de prendre des mesures qui sont des mesures extrêmement violentes pour les éleveurs qui sont concernés.

La vérité m'oblige à dire que ce n'est pas des mesures qui sont nouvelles. C'est une stratégie scientifique étayée dans de nombreux pays qui montrent plutôt ses effets. En tout cas, c'est la moins mauvaise des solutions.

Mais nous sommes dans une société qui est très facturée. Certains se servent de ça pour manier les théories du complot et inventer des des problèmes qui n'en sont pas. Et il faut écouter la parole d'agriculteur qui disent "Je n'ai pas envie de voir mon troupeau abattu totalement." Et donc progressivement la vaccination gagnant euh peut-être que ça pourra pas faire évaluer le protocole sanitaire mais nous sommes face à des contraintes.

La ministre comme tous les ministres de l'agriculture qui ont été contraints à ce ce type de mesure et j'en ai été hein euh elle essaie de trouver un point d'équilibre entre ce que sont les nécessités salitaires, les nécessités économiques et l'attention qu'il faut porter aux éleveurs parce que c'est vrai que pour un éleveur perdre en 24 heur l'ensemble de son troupeau, c'est un drame. Ils ont raison quand ils disent il faut essayer autre chose. C'està dire de côté les bêtes touchs faut jamais être fermé à la discussion.

Moi j'ai jamais laiss urgence. Non non mais non mais c'est une urgence. On fait c'est pas parce que c'est une urgence qu'on fait n'importe quoi.

Monsieur Akili non mais tester. Non mais on va pas tester pour voir si on emmène le virus en Bretagne ou dans le grand test. Non non mais parce que c'est la vie le revenu de millions de centaines de milliers d'icteurs qui sont en jeu.

C'est une maladie 5 à 10 % de mortalité. Si toute la France était contaminée, c'est attendez, c'est 900000 à 1,5 million de Bovins qui meurent. OK ?

Donc on va pas tester pour voir. Il faut qu'on fasse des choses qui soient scientifiquement étayé. On peut regarder des choses nouvelles, mais il faut que ça soit quand même étayé par la science parce que sinon, on est dans quelque chose qui ressemble à à l'apprenti sorcier.

Un ministre, un responsable public peut pas être un apprentier. Vous contestez la référence de la Réunion 1992, l'abattage avait été partiel. Enfin, c'est ça a été remis au goût du jour dans par nous pas échappé que la Réunion est une île et que les protocoles sanitaires non mais que à la Réunion vous ne pouvez pas faire venir un certain nombre d'animaux.

Bon, ne comparons pas une île avec ses contraintes et ses contingences et ses spécificités sous un climat qui n'est pas tout à fait le nôtre, reconnaissons-le aussi, à ce qui est la contingence de l'hexagone. D'accord. Donc blocage non légitime à vos yeux là aujourd'hui.

Non, j'ai pas dit non légitime. Enfin, je rentre pas dans ce genre de de considération. Il y a une une émotion qui est très forte et et je pense qu'il faut essayer de trouver les mots aussi pour dire qu'on entend vraiment et qu'on écoute vraiment.

Euh on a essayé, moi quand j'avais eu la l'affaire avec d'autres de la grippe avière, on avait essayé de regarder s'il y avait des des adaptations du protocole qui pouvaient être faites. Mais on peut pas en rabattre sur les questions sanitaires parce que c'est l'intérêt. Personne ne peut croire que tout ça est fait pour embêter les éleveurs.

Tout ça personne ne peut croire que c'est fait pour autre chose que de sauver les filières. Ve dire on est tous de bonne foi. On peut ne pas être d'accord mais au moins de grâce nous ne nous faisons pas des procès en mauvaise foi.

On peut ne pas être d'accord mais et les agriculteurs sont de bonne foi. Marc Feno vous le dites. Vous pensez que certains sont manipulés politiquement ?

Bon ils sont assez adultes pour pas être manipulés me semble-il. Certains essayent de les manipuler. Oui, certains essayent de jouer.

On voit bien que les extrêmes par nature et d'ailleurs dans une forme de collusion quand on entend la France insoumise et le Rassemblement national à l'Assemblée à l'Assemblée nationale. Oui, je dis bien on voit bien que dès qu'il y a une crise, ils essayent de s'en saisir pour s'emparer de la misère du monde et pour essayer d'en faire un objet politique. Le sanitaire n'est pas manipulent la crise agricole.

Ah oui oui bien sûr. Bah pardon, c'est c'est une évidence. C'est-à-dire, il suffit de les voir à l'Assemblée nationale pour voir qu'ils s'en sont emparés venant parer de leurs écharpes, les mêmes à la France insoumise qui empêche les agriculteurs tous les matins dès qu'on essaie de lever un certain nombre d'entraves et de contraintes qui empêchent tous les textes ou qui essayent d'empêcher tous les textes qu'on essaie de faire voter à l'Assemblée nationale.

Donc on peut pas avoir un double discours dans la vie. On peut pas dire je défends les agriculteurs et je laisse à ce point un certain nombre d'entraves vis-à-vis de de ce que sont leurs métiers et de ce que sont leurs contingences. Marc Fenot, franchement euh c'est connexe hein.

L'accord Mercoû est-ce qu'il à vos yeux sera est-ce qu'il sera signé en janvier en en fait ? J'en sais rien. Le le président de la République a fixé un certain nombre de conditions.

On peut pas à la fois dire il faut que le président de la République fixe des conditions de réciprocité, des conditions de clause de sauvegarde. C'est-à-dire que si ça déséquilibrait les marchés, hop, on stoppe les importations et si nous l'obtenions, dire de toute façon, on le signera pas. Par ailleurs, le sujet commercial, le le mieux dans la vie en général politique et en particulier vis-à-vis des des agriculteurs, c'est de dire la vérité.

Les accords commerciaux, il y a 27 pays membres. Il faut qu'on ait une minorité de blocage. Donc le travail qui a été fait par la France, si le président de la République, c'est pas pour le défendre en tant que tel, mais si le président de la République n'avait pas trouvé cette minorité de blocage depuis des années, le mercur serait déjà signé.

Vous voyez bien que par ailleurs nous avons besoin de pouvoir échanger parce que ça fait ça fait 25 ans que ça dure. Oui. Attendez attendez mesure miroir clause sauvegarde en parler en parler.

Oui, en parler maintenant c'est il est minuit moins une quoi. C'est c'est au dernier moment parce que vous avez des éleveurs et des agriculteurs dans la rue enfin dans les roues. C'est le problème de ces accords et c'est en particulier le problème du mercur, c'est des accords qui le démarrage, je crois que c'était sous Jacques Chirac de la négociation, le lancement de la négociation 25 ans plus tard et donc dans l'intervalle, il s'est passé des choses et donc en fait euh personne n'est au courant.

Puis tout d'un coup, pardon de l'expression, le périscope sort et dit Eureka on a trouvé un accord. Là pour le coup, il y a un problème de méthode mais globalement il y a un problème de méthode. Mais dès lors qu'on obtiendrait un certain nombre de choses, se se posera la question et par ailleurs, on peut être tout seul contre et ça change rien dans l'espace européen.

Donc il vaut mieux dire la vérité, essayer de trouver les mesures qui nous correspondent pour éviter de frapper l'agriculture. Et par ailleurs, le problème de fond de l'agriculture, c'est un problème de compétitivité. Il faut qu'on arrive à rendre plus compétitif.

Donc c'est la question de l'accès à l'eau, c'est la question des charges, c'est la question des contrats. La signature Mercure dans les euh semaines qui vienent, jours qui viennent. Euh Marc Feno, dernière question.

Comment va François Baou ? Il va bien écoutez euh il est comme beaucoup de Français qui qui ont une grippe et cette année la grippe est singulièrement singulièrement mauvaise. Donc il faut est-ce qu'il faut rendre ce vaccinent obligatoire de la grippe ?

Vous voyez bien que dès qu'on a commencé à rendre quelque chose d'obligatoire, en tout cas c'est plutôt une invitation pour chacune et chacun d'entre nous à la vaccination. On est dans un pays qui veut toujours des obligations et dès qu'on met des obligations qui dit qu'il ne veut pas d'obligation. Et si on est on faisait confiance à la responsabilité collective ?

Un peu une urgence. Que dites-vous de l'urgentiste Mathias Vargon qui va jusqu'à proposer de faire payer les les les patients non vaccinés ? Non, je je je je je comprends ce qu'il veut dire, c'est-à-dire de dire la responsabilité s'arrête au moment où vous venez charger les urgences parce que vous avez été vous-même un peu irresponsable.

Moi, je fais plutôt confiance à l'esprit de responsabilité. Est-ce que vous diriez au final que François Baou a payé de long mois de pression à Matignon et la folie budgétaire ? Ça a pesé finalement c'est c'est un responsable politique qui qui a le sens des responsabilités qui a qui est rompu à l'exercice de la pression.

Après, on peut avoir une grippe et une grippe peut se surinfecter. C'est c'est un être humain comme les autres. Merci Marfo.

Merci à vous. Merci beaucoup Marfeno d'avoir été dans ce studio ce matin au micro de Jean-François Aquili. Je rappelle que vous êtes le député du Loirécher et président du groupe démocrate à l'Assemblée nationale.

Mon cher Jean-François, on vous retrouve naturellement entre 9h et 10h pour la vérité en face dans un instant 0826 300. On va notamment évoquer ce qui vient de se dire ici dans cette interview politique. Certes la loi spéciale, mais le 493.

Faut-il à un moment ou un autre que Sébastien Lecornu utilise cet outil législatif pour éviter que tous les débats ressemblent à un jour sans fin 0826 300. Et puis dans quelques instants, on fera aussi un petit tour du côté des grands taboules d'histoire.