Meeting de Nicolas Dupont-Aignan - Maison de la Chimie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 19:02InvitéChiffre
« François Hollande a baissé de 40 milliards les charges sur les entreprises, sans créer un emploi, car il n'a pas ciblé ses baisses de charges sur les entreprises qui relocalisent en France, comme je le demande. »
- 22:15InvitéFait
« François Fillon, pour ne pas le citer, avait un boulevard pour renverser les héritiers de François Hollande. »
- 22:20InvitéFait
« De facto, M. Fillon est devenu le meilleur agent électoral de M. Macron. »
- 24:13InvitéFait
« Leur défaite, déjà mise en scène, ouvre la voie de l'Elysée à la banque Rothschild et à Mme Merkel. »
- 33:24InvitéFait
« Il y a une grande masse de fonctionnaires qui sont mal payés et qui, je peux vous dire, ont le sens du service public. »
- 42:30InvitéPromesse
« J'ai voulu, dans ce petit livre que vous avez déjà vu, résumer les 100 premiers jours de mon mandat pour montrer aux Français que ce n'est pas un catalogue de mesures. »
- 50:47InvitéPromesse
« La prise en compte du vote blanc. »
- 51:38InvitéFait
« L'Europe des nations, des démocraties et des beaux projets. L'Europe qui a réconcilié la France et l'Allemagne. L'Europe qui a permis la création d'Airbus. L'Europe qui a permis les échanges d'étudiants, d'Erasmus. »
- 52:26InvitéFait
« Monsieur Juncker, le triste Monsieur Juncker, responsable du dumping fiscal, des combines de paradis fiscaux, qui est à la tête de cette Union européenne. »
- 1:00:39InvitéPromesse
« Je propose la construction de 40 000 places de prison pour atteindre le niveau de la Grande-Bretagne. »
- 1:06:32InvitéPromesse
« Je baisserai l'impôt sur les revenus de 10% pour tous les Français. »
- 1:06:40InvitéPromesse
« Je supprimerai les droits de succession jusqu'à 500 000 euros par enfant. »
- 1:26:35InvitéChiffre
« les 10 millions de véhicules les plus polluants »
- 1:27:12InvitéFait
« Condorcet a écrit les plus belles pages »
- 1:27:37InvitéFait
« M. Macron et M. Fillon veulent continuer à la casser »
- 1:27:52InvitéFait
« Je crois à l'école unitaire de la République »
- 1:27:57InvitéPromesse
« il y ait la même dictée dans toutes les écoles de France »
- 1:29:12InvitéFait
« plein d'intelligence, d'ailleurs qui s'expatrie, malheureusement »
- 1:29:52InvitéFait
« Nous sommes une grande puissance scientifique mondiale »
- 1:30:12InvitéPromesse
« la France peut être très grande »
- 1:30:15InvitéPromesse
« la France a tout pour s'en sortir »
- 1:30:17InvitéPromesse
« notre pays va revenir premier en Europe »
- 1:30:20InvitéPromesse
« notre pays va à nouveau être un phare pour le monde »
- 1:31:57InvitéFait
« ceux qui vous ont manipulé depuis 20 ans pour vous faire souffrir et vous raqueter »
Temps de parole
- Invité74 %
- ?15 %
- Nicolas Dupont-Aignan4 %
- Invité 24 %
- Présentateur3 %
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Mes
chers amis, tout d'abord, laissez-moi vous remercier
d
'être là si nombreux,
d
'être venu ce soir écouter Nicolas Dupont-Aignan.
J
'ai regardé un petit peu les listes d'émargement à l'entrée. Je sais que vous venez un peu des quatre coins de la France, de notre beau pays. Certains ont fait beaucoup de kilomètres pour venir ce soir.
Et
croyez-moi, ça nous fait très, très chaud au cœur. Vous pouvez vous applaudir.
Et
vous le savez,
cette
semaine est un peu particulière pour nous
parce
que nous avons reçu beaucoup de parrainages
pour
Nicolas Dupont-Aignan.
Et
ces parrainages,
c
'est grâce aux élus locaux que nous les devons.
Ces
élus de terrain
qui
tous les jours parlent à nos concitoyens, travaillent avec nos concitoyens, côtoient la France qui travaille, la France qui se lève tôt, la France honnête, la France qui paie des impôts. Et ces gens-là
ont
parrainé Nicolas Dupont-Aignan
car
ils savent,
car
ils savent, s'il vous plaît les cornes de brume, car ils savent que c'est un homme de bon sens,
que
c'est un recours pour notre pays
et
que c'est le bon choix.
Donc
je vous demande, mesdames et messieurs, de réapplaudir tous les élus locaux. Alors je ne vais pas tous les citer
parce
que dans ces cas-là, on fait toujours une bourde et on oublie toujours quelqu'un.
Mais
ces élus, ils viennent de partout. C'est
des
fidèles compagnons depuis le début, des gaullistes 100% des anciens du RPR, de l'UMP, d'ailleurs du MRC, qui nous ont rejoints depuis le début dans le combat. Ce sont des maires, des adjoints sans étiquette
qui
ont vu leur pouvoir dans leur petite commune diminuer de jour à jour et qui veulent sauver ces territoires qui font la beauté de notre pays.
Et
puis ce sont des nouvelles
recrues,
des gens qui se sont dit « Oui, on peut battre la gauche,
mais
en suivant un homme qui ne ment pas,
un
homme digne, un homme qui a le sens de l'honneur ». Et ceux-là, on les accueille, les bras ouverts. Allez, je ne
vous
le cache pas, certains sont républicains et n'acceptent pas tout ce qui se passe et ont vu en Nicolas Dupont-Aignan le vrai recours, le vrai homme capable de rendre à la France
son
honneur et sa fierté.
Et
il y a une élue que vous connaissez bien,
qui
est vice-présidente du mouvement, qui est maire, présidente d'agglomération
et
qui surtout pour moi et celle qui partage la scène de meeting en meeting, c'est Anne Boisselle qui va vous dire un mot.
Merci, bonsoir à tous. Oui, en tant qu'élu local, je voulais vraiment remercier tous les élus. Alors ils ne sont pas tous ici ce soir parce que ça reste difficile en tant qu'élu local de parrainer. Ça reste un sujet tabou dans nos campagnes et vraiment, c'est très courageux de leur part. En France, la démocratie nous permet que les maires, que 500 maires parrainent et permettent à un candidat à la présidentielle de se présenter. Et nous avons eu le bonheur et la joie mardi dernier, le jour des 56 ans de Nicolas Dupont-Aignan, d'apprendre que ses élus avaient décidé que Nicolas Dupont-Aignan serait présent à l'élection présidentielle en même temps qu'Emmanuel Macron ou...
Non,
le 7 mars, en même temps qu'Emmanuel Macron ou Benoît Hamon. Ce n'est pas
à... Nicolas
Dupont-Aignan montre qu'il est un grand candidat et qu'il est parti très tôt dans la présidentielle.
Cette
étape, elle est franchie. Nous allons en avoir une autre bientôt. C'est que maintenant que Nicolas Dupont-Aignan est un grand candidat,
il
devra être présent au premier débat qui aura lieu le 20 mars. Et juste pour finir, moi je suis une paysanne et les paysans, quand ils ne
sont
pas contents et ils appellent à la démocratie, ils manifesteront au pied de la tour de TF1 si jamais ils refusent le débat du 20 mars.
Et
je sais
que
les élus, les militants et tous les Français ne trouvent pas acceptable qu'un candidat qui a obtenu ses 500 parrainages dès le début ne soit pas présent ce soir-là. Je vous remercie tous.
Alors
maintenant, je vais vous présenter, mais vous le connaissez déjà tous parce qu'il est en rupture de stock, l'agenda du président, du futur président de la République, 100 jours pour tout changer. Le programme de Nicolas Dupont-Aignan, c'est notre programme, c'est Redresser la France. Notre parti s'appelle Debout la France et c'est son projet, c'est notre projet.
Nous
sommes des résistants, c'est un résistant, il a décidé il y a 10 ans de claquer la porte de l'UMP. Il s'est préparé à cette élection-là et aujourd'hui nous sommes tous présents pour qu'il réussisse à devenir notre prochain chef d'État. Pourquoi ? Parce que Nicolas Dupont-Aignan, ce qu'il caractérise, c'est son courage,
c
'est son intégrité,
c
'est son ambition pour notre pays.
Qui
manque tant aujourd'hui aux différents candidats
qui
aujourd'hui sont quand même, enfin je ne
sais
pas, je ne sais plus comment dire, tellement ils donnent une image déplorable de notre pays. Donc nous,
nous
sommes là pour une France qui va être ambitieuse, une France libre, une France juste et nous sommes tous unis pour cela.
Merci Anne.
Je
vais vous maintenant vous demander d'accueillir
un
de ceux qui a été le plus, celui qui a été le plus jeune candidat au régional et qui montre bien que Nicolas Dupont-Aignan, quand il parle de renouveau politique, quand il parle de changer les choses, il montre l'exemple. Puisqu'il a permis à un tout jeune homme, brillant, d'être candidat
et
il va ce soir s'exprimer devant vous. Je vous demande de faire un triomphe, une ovation à Maxime Thiebaud.
Alors
bonsoir à tous.
Bon,
je vous avouerai, Nicolas m'a appelé hier en me disant qu'il
faut
que
tu
fasses un mot. Alors je lui
ai
dit quel est ton discours.
Il
m'a dit tu verras demain, débrouille-toi. Bon, pour moi, c'est très clair. Non, je suis très content de vous voir nombreux ce soir parce qu'on a une heure cruciale dans l'histoire de la France, sincèrement. On est en train de continuer une candidature figée avec Emmanuel Macron d'un côté,
dont
la ventilation médiatique s'est déjà occupée de ses cendres. Et on se retrouve comme ça, malheureusement, avec une élection présidentielle qui serait figée où personne ne pourrait émerger.
Et
moi, je pense sincèrement que Nicolas Dupont-Aignan,
qui
est un homme honnête, un homme droit que je suis depuis que
je
passais le baccalauréat, c'est
-à
-dire en 2009, qui a toujours tenu la même ligne, qui a toujours su dire non, qui a toujours incarné les idées gaullistes qui me sont en tout cas très chères à cœur. Cet homme-là, je pense qu'il peut apparaître dans l'élection présidentielle. Il peut émerger. Les gens attendent autre chose. Alors moi, je suis désolé. J'ai 26 ans et Macron et ses paillettes, ça ne me donne pas envie.
Je
suis désolé. Le petit jeune loup de la banque Rothschild, ça ne me donne pas envie.
Moi,
j'ai fait les élections régionales. J'ai fait la marche à Belfort avec les salariés d'Alstom qui avaient peur de voir leur société fermée. Et je sais ce que c'est que la mondialisation inhumaine.
Je
sais ce que c'est que la mondialisation inhumaine. Ces gens qui ont peur, qui ne savent pas ce que sera fait demain et qui voient un jeune loup comme ça apparaître et dire « On n'aura plus de smith, la vie sera meilleure, vive le libéralisme depuis le 7e arrondissement de Paris ». Je suis désolé. Ce n
'est
pas la France que je veux. La France que je veux, c'est celle de tous les territoires. C'est une France incarnée avec tous les Français, d'où qu'ils soient, d'où qu'ils viennent. Et la seule personne qui l'a compris en ayant fait, je ne sais pas, pas loin de 70 déplacements dans tous les départements de France, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Il connaît les Français. C'est un vrai gaulliste. Il incarne cette ligne politique que l'on attend. Et moi, je suis convaincu
qu
'il peut émerger. Mais pour cela, il faut que vous, chacun d'entre vous, vous alliez sur le terrain, vous alliez rencontrer les gens, vous alliez au fin fond des campagnes.
C
'est comme ça qu'on fait une campagne. Vous allez dans la maison la plus loin où il
y
a la mamie tout au fond et qui vous attend. Vous allez les voir et vous leur dites « Allez voter ». Parce que 15 millions de voix, ce n
'est
pas beaucoup, 15 millions de voix, quand vous êtes 100, 200 000 sur l'ensemble des routes de France à aller chercher ces voix. Alors on peut y arriver. Rien n'est figé. Nicolas fera les débats de TF1 le 20 mars parce que de toute façon, ils n'auront pas le choix. On sera présent.
Et puis
Anne Boisselle, tu amèneras ton tracteur. Et puis on va s'occuper de leur tour. Et on sera présent, cette élection. Alors c'est bien beau, les discours.
Mais
maintenant, il serait peut-être temps d'accueillir le meilleur d'entre nous. Je sais que ça n'avait pas servi à jupé, cette réflexion.
Mais
je pense qu'il est le moment d'accueillir le meilleur, celui qui a toujours été
droit, qui
est un homme grand, qui est un homme de conviction, qui est un homme en qui on peut croire. Moi, je vous prie d'appeler, de vous lever, d'acclamer notre président, notre candidat, le président de la République française de demain, Nicolas Dupont-Aignan.
De
la campagne officielle de l'élection présidentielle de 2017. C'est le premier discours.
Et
je suis d'autant plus ému
que
je me souviens,
il
y a bien longtemps, être venu dans cette salle.
C
'était en 2006.
Il
y
a
un peu plus de 10 ans.
C
'est mon premier meeting politique.
Premier
meeting politique où c'était moi qui étais là. Et je me souviens très bien de cette salle. Elle était quand même nettement moins remplie et nettement moins enthousiaste.
Je
suis fier aussi, je suis très fier aussi,
d
'être avec vous ce soir et d'être avec les collègues maires,
du
moins certains,
qui
représentent les 559 premiers maires parrains qui m'ont permis, mardi,
c
'est-à-dire avant-hier, d'être officiellement le 5e ou 4e candidat à
l
'élection présidentielle.
Ces
maires, ces maires,
ces
maires ont compris,
ont
compris le sens de mon engagement.
Ces
maires ont compris mon enracinement local, ma passion de la France. Et oui, je serai le seul maire candidat à l'élection présidentielle. Et cela explique beaucoup de choses. Cela explique
pourquoi
je suis différent des autres candidats. Cela explique
pourquoi
je ne suis pas venu ici
vous
parler des affaires.
Je
ne suis pas venu ici dénoncer un complot.
Je
ne suis pas venu ici me plaindre des juges.
Je
ne suis pas venu ici critiquer les membres de ma propre famille politique.
Je
ne suis pas venu me confesser en public.
Je
ne suis pas venu vous parler de moi.
Je
suis venu vous parler des Français et de la France. Et c'est ça l'enjeu de la campagne.
Il
faut tenir ça, il faut le mettre.
Oui,
je suis venu vous parler de notre grand peuple,
de
l'avenir de notre nation millénaire,
de
l'enjeu absolument vital de cette élection présidentielle de 2017.
Oui,
mes chers collègues maires, mes chers concitoyens, nous nous comprenons tous
parce
que nous vivons sur terre.
Nous
ne vivons pas hors sol. Nous sommes sur le terrain avec les Français.
L
'une de mes institutrices, je le dis souvent mais c
'est
vrai, elle m
'a
beaucoup marquée, me disait, et ça m'arrangeait bien d'ailleurs, étant parfois
non
pas paresseux mais voulant aller plus vite à l'école, elle me disait toujours, un problème bien posé est à moitié résolu. Et toute ma vie, je me suis souvenu de cet enseignement.
Parce
que vous imaginez, on réduit de moitié le temps de travail nécessaire. Et si elle avait tant raison,
nous
le vivons tous les jours.
Nous,
les maires, nous connaissons notre pays.
Nous
connaissons ces difficultés, fruit de 30 ans de démission publique.
Nous
savons
combien
les responsables du désastre d'aujourd'hui
font
semblant d'agir. Nous comprenons le désespoir et la colère de nos concitoyens
qui
savent bien évidemment au fond d'eux-mêmes
que
les opérations de communication,
que
les manipulations des sondages, que le parti pris de certains
points
artificiels.
Et
c'est d'ailleurs parce que
nous
sommes sur le terrain,
que
nous sommes
les
rares à avoir compris que pour résoudre vraiment
les
problèmes des Français,
il
va bien falloir un jour dans notre pays s'attaquer à leurs racines, à leurs causes réelles. Et donc changer le cadre de l'action publique, le cadre de l'action publique nationale et européenne.
Les pansements, c
'est fini.
Les
pansements ne suffisent pas à guérir les plaies. Trois exemples. François Hollande a baissé de 40 milliards les charges sur les entreprises, sans créer un emploi,
car
il n'a pas ciblé ses baisses de charges sur les entreprises qui relocalisent en France, comme je le demande.
Autre
exemple, tous les gouvernements précédents se plaignent, à juste raison, de l'immigration clandestine.
Mais
tous les gouvernements précédents ont supprimé les frontières nationales qui permettraient de l'éviter. Ils prétendent tous aussi
vouloir
préparer la France au XXIe siècle.
Mais
ce sont eux qui ont sous-payé nos chercheurs, qui fuient à l'étranger. Alors,
oui,
grâce à vous,
à
votre présence constante à mes côtés,
à
votre soutien éclairé, vigilant,
à
vos témoignages francs,
oui,
c'est grâce à vous que j'ai la force, l'énergie, de me présenter à cette élection présidentielle,
de
se présenter à cette élection présidentielle pour tout simplement sauver notre pays. C'est ça l'enjeu.
Le
grand changement avec 2012.
Le
grand changement avec 2012. Et je l'ai ressenti
dans
les centaines de déplacements que j'ai pu faire au cours de l'année passée. Le grand changement par rapport à 2012
est
tout simple. Les Français ont conscience de l'instant, j'allais dire tragique, essentiel de la vie publique de notre pays.
Ils
savent
que
cette élection
est
décisive pour leur avenir, celui de leurs enfants.
Et
nos compatriotes
qui
souffrent dans leur vie quotidienne
de
l'état du pays
ne
supportent plus, mais ne supportent plus du tout, d'ailleurs comme nous, le spectacle lamentable d'une classe politique immature et irresponsable.
La
maison brûle.
La
maison brûle.
Et
les pompiers se disputent, obsédés davantage par leur querelle personnelle que par l'intérêt général. Leur seul objectif, leur seule motivation,
garder
le pouvoir pour continuer à se servir aux dépens du peuple. Voilà la réalité de cette classe politique.
Et
ces derniers mois,
ces
derniers mois,
ces
dernières semaines,
ces
derniers jours, j'ai eu honte pour la France et les Français ne méritent pas le spectacle que nous avons vu sur les écrans de télévision.
Oui,
je vous le dis, j'ai eu honte pour mon pays.
Le
suicide collectif
d
'un parti
qui
ne peut plus se nommer les Républicains
fait
le jeu d'un clan politique socialiste qui a déjà mené le pays à l'abîme.
François
Fillon, pour ne pas le citer, avait un boulevard pour renverser les héritiers de François Hollande.
C
'est devenu un chemin de croix pour tous ceux qui veulent redresser la France avec lui. De facto, M. Fillon est devenu le meilleur agent électoral de M. Macron.
Si
l'on continue
comme
cela,
nous
risquons d'en reprendre pour cinq ans.
La
science, d'ailleurs, politicienne, fait des miracles,
ou
plutôt des cauchemars.
L
'impensable est aujourd'hui possible,
le
clonage de François Hollande en Emmanuel Macron.
Une
minorité,
une
minorité, une minorité de privilégiés
qui
concentrent tous les pouvoirs et corrompent la démocratie sont en train de réaliser le hold-up du siècle sur la majorité silencieuse des Français.
Ils
ont pillé la France,
ils
ont volé les Français, et ils veulent tuer la seule chose qui peut les arrêter,
le
vote de la majorité silencieuse des Français.
Nous
sommes, nous sommes, vous êtes cette majorité silencieuse.
J
'incarne,
j
'incarne cette majorité silencieuse. Et nous ne laisserons pas voler cette élection la plus importante du pays depuis le général de Gaulle.
Mais
qu'est-ce qui fait peur au système,
aux
enfants du mondialisme,
aux
serviteurs de l'argent
? Ce
n'est pas François Fillon,
ce
n'est pas Marine Le Pen, ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon.
Ces
trois-là sont l'instrument de la victoire éventuelle de M. Macron. Leur défaite, déjà mise en scène, ouvre la voie de l'Elysée à la banque Rothschild et à Mme Merkel. Et ça, je ne l'accepterai jamais.
Ce
qui fait peur,
ce
qui fait peur au système,
c
'est ce qu'il n'a pas prévu.
C
'est ce qu'il ne peut pas prévoir. Ce qui fait peur au système, c'est ce qu'il ne contrôle pas. C'est ce qu'il ne peut pas contrôler. Ce qui fait peur au système,
c
'est la liberté du peuple français à déjouer les entraves avec lesquelles il a enchaîné notre pays, déçu son espoir et divisé son peuple.
Alors
oui,
la
peur doit changer de camp. La peur ne peut plus habiter le cœur des Français qui aspirent au changement, qui aspirent à vivre libres, qui aspirent à donner un vrai avenir à leurs enfants.
Nous
faisons peur au système,
car
il sait
que
nous pouvons l'abattre.
Je
suis, oui, j'ose le dire, le seul à pouvoir unir
tous
ceux qui ne veulent plus avoir peur,
tous
ceux qui n'en peuvent plus de confier le pouvoir à une minorité qui détruit la France.
Je
suis le seul, oui, j'ose le dire, qui peut enfin unir les millions de voix perdues de l'abstention avec l'écrasante majorité des électeurs patriotes qui ont compris qui était M. François Fillon et l'écrasante majorité des électeurs républicains de Mme Le Pen.
Ils
nous ont,
ils
nous ont,
ils
nous ont divisé,
ils
nous ont divisé.
Le
système au service d'une minorité de privilégiés apatrides a divisé la nation en camps
qui
croient qu'ils sont irréconciliables alors qu'un lien unique devrait tous les rallier à une seule cause, la cause de la France, la cause de la France républicaine. C'est ça l'enjeu de cette campagne.
Alors, alors
oui,
alors
oui, français, patriotes, républicains, citoyens de tout notre pays, rassemblez-vous derrière nous, nous qui voulons, nous qui pouvons, nous qui allons battre le système et vous rendre la France que vous aimez, la seule France, la vraie France, c'est vous qui allez la conquérir à nouveau.
Plus
que jamais,
plus
que jamais,
comme
gaulliste
et
comme républicain,
en
un mot,
comme
patriote humaniste,
j
'ai le devoir
de
proposer à notre pays un autre destin.
Et
c'est cet autre destin que nous allons construire ensemble. Et c'est cet autre destin qui va abattre cette minorité de privilégiés qui a mis main basse sur la France.
Alors
oui,
je
le fais,
je
le fais aujourd'hui
avec
d'autant plus de courage
que
je sais combien notre nation regorge de talents, d'énergie, de générosité.
Je
sais que notre pays peut tout à fait s'en sortir. Je suis optimiste. Optimiste, parce que comme vous tous les maires, mais comme vous tous les Français, vous vous connaissez
et
vous savez ce que vous pouvez faire si vous le voulez. Alors oui,
je
me battrai jusqu'à la victoire
pour
ces Français courageux, dignes, dignes. Il n
'y a
pas eu beaucoup de gens dignes ces dernières semaines à la télévision. Désintéressés,
que
j'ai croisés si souvent au cours de mes nombreux déplacements dans tout le pays.
Je
veux vous parler de certains d'entre eux qui m'ont ému,
qui
m'ont touché
et
qui méritent, comment dire, d'être respectés enfin par les dirigeants.
Je
voudrais commencer par des femmes,
des
femmes de Mayotte
que
j'ai rencontrées il y a un mois.
Des
femmes maoraises
qui
luttent,
qui
luttent
pour
forcer l'État, le préfet de Mayotte, à tout simplement faire appliquer la loi de la République.
Elles
sont françaises. Elles sont musulmanes. L'une était présidente du comité de soutien de Ségolène Royal.
L
'autre était socialiste.
Et
elles m'ont dit, monsieur Dupont-Aignan,
c
'est vous qu'on va soutenir pour cette campagne. Parce qu'on a compris que les socialistes préféraient
ne
pas appliquer les lois de la République. Parce qu'on a compris que l'État avait démissionné. Parce que pour nous, la République, ce sont des devoirs et des droits. Et j'ai eu un dialogue extraordinaire avec elles. Elles veulent tout simplement qu'on applique la loi de la République. Et elles ont osé un mot terrible.
Elles
ont dit, à Mayotte,
je
vous jure que c'est vrai, c'est la préférence étrangère. Nous, nous voulons être français. Nous aimons la République. Nous voulons simplement vivre en française.
C
'était pas beau.
Je
pense
à
ces pêcheurs.
Je
pense à ces pêcheurs du Tréport,
que
j'ai rencontrés il y a plusieurs mois maintenant.
qui
se battent contre la puissance de l'argent
qui
veut implanter des éoliennes géantes au large du Tréport, défigurer cette ville magnifique
pour des
intérêts fiscaux
et
pour acheter des éoliennes géantes à des pays étrangers. Une absurdité écologique, au nom de l'écologie, au nom de la verdure de verre idéologique.
Ces
pêcheurs qui vont perdre leur espace de pêche, qui ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent plus vivre de leur travail. Ils ne comprennent pas, tout simplement. Je pense à ce chef d'entreprise que j'ai rencontré à Niort.
Il
a hypothéqué tous ses biens, sa maison, avec sa femme, pour reprendre une petite entreprise industrielle.
Il
l'a modernisée.
Il
se bat.
Il
vend à l'étranger.
Et
il me disait, c'est très simple,
quand
je regarde les chiffres,
je
vois le fisc me harceler.
Mais
le fisc
ne
harcèle pas les grandes multinationales américaines qui sont hébergées au Luxembourg, qui sont hébergées en Irlande.
Le
fisc s'attaque aux petits, à ceux qui travaillent.
Et
il m'a dit,
vous
savez, je reste en France parce que j'aime la France.
Mais
aujourd'hui, je vends quasiment le tiers de ma production aux Etats-Unis. Et aux Etats-Unis, ils m'ont dit, mais venez chez nous.
Venez
chez nous, on va vous aider.
On
va vous aider, vous allez créer une nouvelle usine. Et il m'a dit, je ne reste en France que parce que j'aime la France. Mais tout est fait pour que je m'en aille.
Et
c'est l'une des trois dernières usines dans sa spécialité. Voilà la réalité. On a fait fuir nos entrepreneurs. On a fait fuir nos PME. Et en même temps, on déroule un tapis rouge devant les multinationales américaines. C'est ça la réalité de notre pays.
Je
pense
à
ces travailleurs handicapés que j'ai rencontrés à Saint-Ouen,
qui
ont mené une action magnifique,
qui
consiste à reprendre les ordinateurs usagés, qui n'ont rien d'usagé, mais l'obsolescence programmée fait qu'on les jette au bout de quelques années, parce qu
'on
n'a pas le courage d'imposer une vraie loi aux entreprises, qui fabriquent des biens qui sont censés, évidemment, se casser au bout de quelques années. Eh bien, ces personnes handicapées réparent
et
ainsi récupèrent, ont une action à la fois écologique et une action sociale.
Et
il y en a un qui m'a dit,
il
m
'a
dit, moi, monsieur, je ne savais rien faire. On m'avait mis de côté, on me donnait une allocation. Je me suis battu pour travailler. Je fais faire des économies à la société. J'ai retrouvé une dignité par mon travail. Alors pourquoi ne peut-on pas généraliser davantage ces ateliers pour que les travailleurs, quelle que soit leur situation, puissent retrouver l'espoir d'une vie meilleure ? Ce serait bon pour la collectivité et pour eux. Je pense
à
ces fonctionnaires dévoués, notamment de l'hôpital de Vinoff-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, que j'ai vu. Elles aussi, elles m'ont dit, tiens, il y en a un qui dit qu'il faut supprimer 500 000 emplois. Ah,
et
comment on va faire pour la santé ? Comment on va soigner les gens ?
C
'est tellement facile de s'attaquer aux fonctionnaires qui travaillent. Parce que, certes, il y
a
des fonctionnaires, parfois, peut-être, comme partout, qui ne font pas ce qu'ils devraient faire. Mais dans l'ensemble, il y a une grande masse de fonctionnaires qui sont mal payés
et
qui, je peux vous dire, ont le sens du service public. Oui, ce sont eux qui font fonctionner nos hôpitaux. Ce sont eux qui font fonctionner notre État. Et sans un État qui fonctionne, il n
'y a
pas de société du vivre ensemble. Alors oui, je pense à eux aussi. Et eux, ils méritent le respect. Ils n'ont pas à servir de variable d'ajustement à la démagogie.
Je
pense
à
ces policiers,
ces
policiers que j'ai reçus avant-hier, à notre QG de campagne, et qui m'expliquaient qu'ils recevaient des consignes de leur chef
pour
ne plus poursuivre les délinquants en voiture.
Ah
oui, parce que poursuivre un délinquant en voiture, on risque d'avoir un accident. Et si on accidente, on risque d'avoir des émeutes. Alors c'est vrai, autant les laisser
fuir.
Et ils m'expliquaient que les délinquants savent qu'aujourd'hui, ils ont des instructions de ne plus les poursuivre en voiture pour ne pas avoir d'accident. On déresponsabilise même notre police. Et voilà pourquoi la délinquance explose dans notre pays. Voilà la démagogie du laxisme général qui a emporté l'État et qui le met à la dérive. Voilà pourquoi ces policiers, ces gendarmes, ces pompiers, aspirent tout simplement à être confortés dans leurs tâches.
Je
pense
à
ces éleveurs de brebis. Victor, je pense à ces éleveurs de brebis que nous avons vus dans les pâturages des Hautes-Alpes.
L
'écologie, oui, et je vais parler de
l
'environnement tout à l'heure.
Mais
l'écologie aux dépens des hommes et des femmes qui vivent dans des terroirs, c'est inacceptable. Et eux, perdent leur métier. Les alpages ne sont plus entretenus. Parce que quelques écolos, idéologues, croient qu'on peut vivre avec les loups. Comme au XVe siècle. Malheureusement, ce n'est pas ça la réalité. Et j'ai été content d'être aux côtés des éleveurs de brebis des Hautes-Alpes. Et je peux vous dire qu'on peut tout à fait concilier protection de l'environnement et respect du travail des hommes à condition d'avoir un peu de bon sens. Et c'est tout l'enjeu aussi de cette campagne présidentielle. Apporter du bon sens au pays.
Je
m'en veux...
Je
ne voudrais pas être trop long.
Mais
je pense aussi à ces enseignants, ces instituteurs, ces professeurs,
à
qui on interdit d'enseigner la grammaire, parce que ça fatigue le cerveau de nos enfants.
Mais
c'est la réalité.
Et
je peux vous dire qu'il
n'y a
pas plus triste
que
de voir un enseignant qui aime son métier, qui veut élever
les
enfants de sa classe, de se voir interdire par sa hiérarchie, de les élever, de les améliorer, de les voir progresser.
Quelle
honte pour le pays !
Nous
avons la pire ministre de l'Éducation nationale depuis bien longtemps.
Je
pense. Alors,
je
ne veux pas être trop long.
Je
pourrais vous citer des dizaines et des dizaines de rencontres.
Quel
est le point commun à tous ces Français ? Ils souffrent tous
de
voir la France, leur pays, n'être plus que l'ombre de lui-même.
Ils
ne comprennent pas, mais à juste titre, pourquoi les valeurs sont inversées.
Pourquoi
l'État défend le voyou et pas la victime
?
Pourquoi l'État favorise celui qui ne travaille pas ?
Pourquoi
l'État pénalise celui qui travaille et favorise celui qui se laisse aller
? Ils
ne se sentent plus en démocratie. Parfois, désespérés, ils se résignent, ils abandonnent, ils ne croient plus en la France. Mais au fond d'eux-mêmes, au fond d'eux-mêmes, dès qu'on discute un peu,
dès
qu'on parle, dès qu'on échange,
on
le sent,
au
fond d'eux-mêmes, ils espèrent encore.
Ils
espèrent de voir la France se ressaisir,
car
personne ne peut se résoudre, avoir un pays comme le nôtre, disparaître. Ils sont la preuve, et je peux vous l'assurer, vivante du génie français, de cette capacité jamais démentie au cours de notre histoire,
à
se relever,
à
créer la surprise,
à
étonner le monde, quand tout semble perdu.
Alors,
oui, c'est la France qu'on aime,
c
'est la France des sans-grades, c'est la France des petits, c'est la France des humbles,
c
'est celle qui a toujours fait durer la France, quand les élites ont trahi.
C
'est la France,
c
'est la France,
c
'est la France que nous aimons, parce que nous faisons partie de cette France,
parce
que
nous
avons été élevés avec elle,
parce
que nous l'aimons.
Ce
sont les sans-grades qui ont accompagné Jeanne d'Arc,
ce
sont les sans-grades
qui
ont sauvé la République à Valmy,
ce
sont les sans-grades,
les
taxis de la Marne,
qui
ont évité la prise de Paris en 14,
ce
sont les sans-grades qui sont morts à Verdun, ce sont les sans-grades
qui
étaient les premiers Français libres auprès du général de Gaulle.
Oui, je
peux vous le dire,
je
peux vous le dire,
ce
que ne comprend pas, ce que ne comprend pas ou ne fait que
faire
semblant, ce que ne comprend pas le système,
c
'est qu'en 2017,
c
'est nous, ce sont les sans-grades qui allons renverser le régime, le système, qui allons abattre les citadelles.
Alors
oui, je vous le dis, je vous le dis, tremblez, tremblez, vous du système, nous allons prendre la Bastille une nouvelle fois. Ma tâche
est
immense,
j
'en mesure le poids,
elle
est belle, elle est exaltante,
et
elle est si difficile.
Oui, j
'ai besoin de vous
pour
rendre aux Français la France qu'ils aiment.
C
'est ça notre mission. Alors ce soir,
ce
soir, je veux vous dire
comment, comment
nous allons redonner des couleurs à notre pays, comment je vais vous mener à la victoire. Rappelons-nous d'abord, rappelons-nous d'abord, rappelons-nous d'abord
que
nous élisons le président de la République française. Le président de la République française, ce n'est pas l'homme d'un camp, ce n'est pas l'homme d'un clan, ce n'est pas l'homme d'un parti, ce n'est pas l'homme d'un milieu social, ce n'est pas l'homme d'une génération. Le président de la République, ce n'est pas le président d'un département, d'une région, d'un lander allemand.
Le
président de la République française, c'est l'homme
qui
incarne la nation, qui fixe un cap, qui réconcilie les Français et qui met en œuvre de grands chantiers.
C
'est ça le président de la République.
C
'est pas autre chose. Alors,
vous
avez
des
petits télégraphistes,
les
petits télégraphistes de Mme Merkel, les petits télégraphistes d'AXA, les petits télégraphistes de Washington.
Vous
avez tous ces petits télégraphistes
qui
ne rêvent que de se mettre dans des grosses voitures et de faire des réceptions à l'Elysée.
Mais
tout cela n'a pas de sens.
N
'a pas de sens si à l'Elysée, il n'y a pas l'incarnation de la France, s'il n'y a pas tous les Français et s'il n'y a pas une machine à produire du résultat pour résoudre les problèmes de nos concitoyens.
Et
c'est ça mon ambition. Alors, oui, je veux
en
100 jours faire davantage qu'en 30 ans.
Et
ce ne sera pas difficile car ils ont ruiné le pays.
Et
j'ai voulu, dans ce petit livre que vous avez déjà vu, résumer les 100 premiers jours de mon mandat
pour
montrer aux Français que ce n'est pas un catalogue de mesures,
mais
qu'on peut tout à fait faire autrement que ce que nous avons connu, que ce n'est pas si difficile
que
de changer de cap,
que
d'aller dans la bonne direction. Bien sûr, la mer sera sans doute houleuse. Bien sûr que ce ne sera pas toujours une partie de plaisir. Mais vous saurez qu'on a pris le bon cap et qu'on est capable de redresser la France. Et les Français le sentiront. Et les Français le sentant, ils fourniront l'effort collectif qui permet à un grand peuple de rester un grand peuple, de rester libre et fort. Voilà l'enjeu.
Alors, le
cap,
le
cap, vous le connaissez
? Le
cap,
vous
le connaissez ? J'ai l'impression de répéter toujours la même chose ? Donc je veux être bref, rassurez-vous.
C
'est quoi le cap ? C'est d'abord que la France, elle est libre,
qu
'elle dit sa vérité au monde, qu'elle ne transige pas sur ses valeurs, qu'elle n'a pas honte de son histoire, qu'elle invente l'avenir.
C
'est pourquoi nous renouerons avec étrangère et de défense indépendante.
Le
drapeau tricolore redeviendra le drapeau tricolore aux yeux du monde. Et vous verrez que de Trump à Poutine, il y aura à nouveau la fierté de la France, parce que ceux-là sauront que la France ne se couche plus. Et elle sera respectée. Chaque Français redeviendra fier de son pays. Et on ne peut pas être fier de soi-même si on n'est pas fier en même temps de son pays. C'est ça l'enjeu essentiel, premier. C'est la clé de tout, rendre la fierté de la France à nos concitoyens.
Mais cela
ne suffira pas.
Mais
cela ne suffira pas, bien sûr.
Car
pour réussir et atteindre l'objectif, il va falloir rassembler les Français, les réconcilier. Et comment réconcilier les Français
? En
leur tapant dessus ? En les faisant souffrir, comme certains veulent le faire ? En les abaissant
? En
les faisant devenir les petits soldats d'une mondialisation inhumaine ?
En
les mettant au fond de la mine, en Chine ou en Roumanie ?
C
'est ça l'enjeu. C'est ça le programme de certains.
Que
ce soit d'ailleurs de la gauche caviar ou de la mauvaise droite.
La
droite du défaitisme.
Sauf
pour eux-mêmes.
Non. Pour
rassembler les Français, il faut leur faire confiance.
Pour
leur faire confiance, il faut restaurer la démocratie.
La
démocratie, vous savez ce que ça veut dire
?
Demos, kratos.
En
grec, le pouvoir du peuple.
La
réalité aujourd'hui,
dans
la France,
que
nous vivons,
c
'est que nous ne sommes plus une démocratie. Nous sommes une parodie de démocratie.
Et
quand une chaîne de télévision
privée prétend
choisir les candidats à la place du Conseil constitutionnel,
quand
une chaîne de télévision s'assoit sur la Constitution de la République, elle n'est plus digne d'émettre dans notre pays. Car c'est ça l'enjeu.
Ce
n
'est
pas l'enjeu
que
nous ne laisserons pas faire. Je ne laisserai pas faire le hold-up du suffrage universel par des intérêts privés qui possèdent les sondages, les journaux, les chaînes de télévision et qui veulent acheter le peuple.
Je
ne l'accepterai jamais.
J
'ai trop d'estime.
J
'ai trop d'estime pour les journalistes. Sans journaliste, il n'y a pas de démocratie.
Mais
le journalisme, c'est l'impartialité. Ce n'est pas le remplacement des règles constitutionnelles. Et quand j
'apprends que
la conseillère communication
de
M. Fillon conseille le président de TF1 depuis 15 ans, je dénonce le conflit d'intérêts.
Et
je dis
que
c'est la démocratie française qui est en péril. Car demain, une autre scène de télévision peut choisir trois candidats.
Et
puis après, ils en choisiront un.
Et
ce sera la dictature. La dictature de l'argent. La dictature des copains. La dictature de la corruption. Il y en a assez de cette corruption au plus haut niveau de l'État.
Alors
oui,
je
le dis aux Français.
Je
le dis aux Français.
Ce
n'est pas la question de M. Dupont-Aignan.
C
'est la question de tous les candidats qui auront leur parrainage en vertu des lois de la Constitution française.
C
'est ça l'enjeu.
Et
c'est fondamental.
La
seule différence.
La
seule différence.
C
'est que je suis le seul
qui
a osé défier cette puissance.
Je
suis le seul qui ose dire que TF1 s'assoie sur la démocratie, manipule les masses.
Et
que je ne l'accepterai jamais. Et je suis le seul à oser défier cette chaîne.
Nous
ne laisserons pas faire
ce
débat inique, anticonstitutionnel.
Le
Conseil d'État est saisi.
Mais
si la justice n'est pas du côté du peuple, c'est-à-dire de la liberté et de la démocratie, alors nous irons devant TF1 le soir du débat. Et je dirai à ceux qui y sont,
et
je dirai,
et
nous rassemblerons,
et
nous rassemblerons,
et
nous rassemblerons une foule immense
qui
montrera que les Bastilles, quelles qu'elles soient, ne peuvent pas rester à dicter leur loi aux Français et qu'il faut simplement de la justice. Ce qui est vrai pour TF1, pour l'entreprise, le salarié de Whirlpool à Amiens, qui est délocalisé et qui est jeté comme un Kleenex, pour les agriculteurs qui se suicident dans notre pays, parce que des puissances comme Lactalis et comme des coopératifs pourris les volent. Ça suffit. Ça suffit.
Il
est temps, Français, de vous réveiller. Il est temps de faire valoir vos droits. Vous êtes légitimes parce que vous êtes le peuple, c'est vous le maître, et ce ne sont pas eux. Alors ça veut dire quoi dans mon programme ? Dans mon programme, c'est très simple. Je vais rendre aux Français le pouvoir démocratique. Comment ?
Le
référendum. Et le référendum d'initiative populaire. Avec 500 000 signatures.
La
prise en compte du vote blanc. La prise en compte du vote blanc.
Le
casier judiciaire.
Le
casier judiciaire.
Il
y aura un meilleur air dans certains endroits.
Parce
qu'il est inacceptable que les partis politiques aient été incapables de faire le ménage.
Et
je regrette que nous n'ayons été qu'une vingtaine à l'Assemblée nationale. Je n'ai pas vu les élus du Front National. Je n
'ai
pas vu beaucoup de Républicains. Je n'ai pas vu beaucoup de socialistes. Quand il n
'a
pas vu voter le casier judiciaire vierge. Et puis c'est aussi bien sûr.
Mais
vous connaissez mon programme. Là-dessus, je ne
vais
pas être plus long dessus. Récupérer les pouvoirs à Bruxelles. Non pas qu'on n'aime pas l'Europe, contrairement à ce qu'on veut nous faire dire.
Et
je veux être très clair là-dessus. L'Europe des nations, des démocraties et des beaux projets. L'Europe qui a réconcilié la France et l'Allemagne. L'Europe qui a permis la création d'Airbus. L'Europe qui a permis les échanges d'étudiants, d'Erasmus. Mais c'est une Europe magnifique parce que j'aime les Italiens, les Allemands, les Anglais. Et qu
'on
peut faire de grandes choses ensemble. En revanche,
cette
Europe-là,
elle
a été totalement trahie.
Elle
a été défigurée par des gens qui ont capté
le
mot Europe pour mieux l'assassiner. Tout à l'heure, un maire, je ne sais plus lequel d'entre vous, me disait. Ce sont les braconniers qui jouent le rôle de garde-chasse.
C
'était un maire de la campagne.
Et il
avait raison. Monsieur Juncker, le triste Monsieur Juncker, responsable du dumping fiscal, des combines de paradis fiscaux, qui est à la tête de cette Union européenne. Bon, alors on ne
va
pas continuer là-dessus. On va restaurer une belle Europe.
On
n'est pas contre l'Europe. On veut simplement que l'Europe, comme un syndic de copropriété, soit au service des copropriétaires. C'est simple comme bonjour. Et
n
'oubliez pas
qu'un
peuple
qui
a retrouvé sa liberté est invincible.
Et
que le jour où nous serons
à
l'Élysée,
l
'Europe saura
que
les temps ont changé.
Et
qu'un peuple libre est toujours plus fort qu'un peuple qui oppresse son peuple. Valmy l'a montré. Et je peux vous dire que les peuples italiens, espagnols, grecs et même allemands regardent la France avec impatience quand leurs dirigeants ont très peur de 2017.
Une
fois
que
le pouvoir aura été rendu aux Français, que nous vivrons à nouveau en démocratie, le pouvoir du peuple, démocratos. Eh bien, à ce moment-là, le président de la République française
ne
pourra plus
s
'exonérer de ses devoirs.
Car
l'homme, je le disais tout à l'heure, doit incarner toute la nation.
C
'est une mission,
avec
ce qu'elle comporte de sacrifice.
Elle
exige
l
'exemplarité,
l
'intégrité,
le
désintéressement.
L
'intégrité,
l
'exemplarité, le désintéressement.
Le
cap fixé,
le
peuple rassemblé,
la
présidence incarnée.
Alors
seulement, nous pourrons commencer à nous mettre au travail. Pour rebâtir cette nouvelle France, que nous aimons.
Vous
connaissez mon programme.
Vous
connaissez mon programme.
Je ne suis
pas sûr que vous ayez lu les 200 pages et les 700 propositions. Menteur.
Bon,
si vous les avez lus,
c
'est exceptionnel. Bon, mais je suis sûr que vous ne les avez pas toutes retenues. Mais ce n
'est
pas grave, je vous pardonne. Moi-même, je n'ai peut-être pas toutes retenues. Mais c'est important.
C
'est important.
Parce
que
c
'est une feuille de route.
C
'est un contrat moral
entre
un président de la République et les Français. Secteur par secteur. Et ces propositions, je veux remercier tous ceux qui ont participé. Et notamment Eric Anso et Alexis Villepelet, mais tous les autres, bien sûr.
C
'est issu d'experts,
mais
aussi de témoignages de Français. Tout a été mêlé. Et
on
a eu quantité d'idées pendant les déplacements, grâce à vous tous. Et ces 700 mesures, ces 200 pages, elles sont fondamentales. Parce que secteur par secteur, nous disons la vérité aux Français.
Et
j'insiste là-dessus. Parce que toute la campagne qui est mise en place, je fais une parenthèse, toute la campagne qui est mise en place a pour vocation
de
vous faire oublier qu'il y
a
des programmes.
Et
qu'il faut les lire. Et que ce n
'est
pas d'ailleurs parce qu'il
y
en a qui ne les ont jamais appliqués qu'il ne faut pas les lire. Et savoir où on va.
Parce
que c'est curieux, M. Macron ne parle jamais de la hausse de la CSG.
Et
M. Fillon oublie de parler de la hausse de la TVA. Nous en reparlerons dans un instant. Alors oui, 700 pages. Non, 700 propositions, 200 pages, heureusement.
Quand
même mieux.
Vous
les connaissez, je ne reviendrai pas dessus. En revanche, ce soir, pour changer un peu, je veux vous parler de quatre chantiers majeurs. Ces chantiers comptent parmi les masses de gaz. Je
ne peux
pas résister à l'idée de vous lire, d'ailleurs, ça figure dans mon petit livre, cette citation extraordinaire de Napoléon Bonaparte.
Il
dit,
on
a tout détruit,
il
s'agit de recréer.
Il
y a un gouvernement,
des
pouvoirs,
mais
tout le reste de la nation caisse
des
grains de sable. Nous sommes épars, sans système, sans réunion, sans contact.
Tant
que j'y serai, je réponds bien de la République,
mais
il faut prévoir l'avenir. Croyez-vous que la République soit définitivement acquise ?
Vous
vous tromperiez fort.
Nous
sommes maîtres de l'affaire, mais nous ne l'avons pas, et nous ne l'aurons pas, si nous ne jetons pas sur le sol de France,
quelques
masses de granit.
Les
masses de granit
qui
ont structuré la France pendant des siècles. Les masses de granit, c'était le préfet, c'était le code civil, c'était les lycées.
Les
masses de granit, c'était la Banque de France.
C
'est-à-dire ce qui a structuré un pays, une nation, lui a permis de survivre dans les moments difficiles.
Et
si les Français sont si inquiets aujourd'hui, si les Français ont perdu leur repère,
c
'est parce que
les
dirigeants français ont détruit systématiquement tout ce qui faisait sens, ordre, à la Maison France. L'ont abîmé,
l
'ont laissé détruire.
Et
nous allons reconstruire.
Nous
allons reconstruire
la
France.
Oui,
je veux avec vous reconstruire la France.
Je
ne suis pas là devant vous
pour
être un président comme un autre.
Je
ne suis pas là devant vous pour faire une campagne présidentielle.
Je
suis là devant vous pour sauver notre pays et reconstruire la France. Voilà notre ambition. Alors,
c
'est long,
peut
-être.
Je
vais essayer
de
synthétiser.
Il
y a quatre grands chantiers essentiels.
Le
premier, c'est de reconstruire l'État.
L
'État régalien.
L
'État qui assure l'ordre public et qui permet de vivre ensemble, qui défend le faible, qui défend le primé, qui défend celui qui ne peut pas se défendre seul face aux voyous, face aux délinquants, qu'il soit en col blanc ou qu'il soit dans la rue.
L
'État régalien a été
détruit,
détricoté depuis 30 ans.
Il
faut le reconstruire.
C
'est le prix
de
notre sécurité et de notre liberté.
C
'est un chantier magnifique
que
nous pouvons tout à fait effectuer et rapidement parce que nous avons la chance de pouvoir compter sur des fonctionnaires de police, des gendarmes, des pompiers, des préfets honnêtes, profondément honnêtes, les plus honnêtes du monde. Nous avons une des administrations les plus honnêtes du monde. Et il suffit simplement de leur redonner les moyens d'agir, de faire leur métier.
Il
faudra aussi, bien sûr, s'appuyer sur les magistrats.
Il
faudra interdire les syndicats dans la magistrature
pour
que les magistrats
se
prononcent
au
nom du peuple français. Et cela implique aussi
que
les candidats à la présidence de la République respectent la magistrature, respectent les institutions car on ne peut pas être candidat à la présidence de la République sans respecter les institutions françaises.
Alors,
vous connaissez le programme. Impunité zéro. Tolérance zéro. Le maire de New York qui est arrivé il
y
a 20 ans partant d'une situation bien pire.
A
chaque délit, une peine proportionnée, bien évidemment. A chaque délit, la capacité pour la justice
de
pouvoir sanctionner puis réinsérer. C'est pourquoi je propose la construction de 40 000 places de prison pour atteindre le niveau de la Grande-Bretagne, pour avoir des prisons adaptées, pour ne pas mélanger les délinquants, pour bien évidemment donner une chance de rédemption à chacun,
mais
pour aussi marquer le coup et faire en sorte
que
plus un voyou ne puisse croiser sa victime le lendemain de son arrestation.
L
'impunité zéro,
c
'est aussi
le
respect
de
la moitié de l'humanité.
Nous
avions hier cette curieuse journée de la femme qui devrait être d'ailleurs quotidienne, si je puis dire, parce que vous n'avez pas besoin, mesdames, d'une journée par an. Mais
au
-delà de ça, nous parlions avec toutes les femmes de Debout la France, des femmes remarquables, courageuses.
Et
ce
n
'est pas étonnant si en 2012, nous avions plus de femmes que d'hommes aux élections législatives. Nous avons été punis financièrement, ce qui est quand même dommage. Mais au-delà de ça, est-il acceptable
que
dans la République française, au XXIe siècle, il y ait dans de nombreuses villes de France des cafés interdits aux femmes
? Voilà
la réalité. Voilà la réalité du communautarisme rampant
que
les socialistes ont accepté sous prétexte de tolérance.
Car
finalement, une minorité aurait le droit d'écraser la moitié de l'humanité en France
? C
'est inacceptable.
Et
je le dis très clairement.
Et
je le dis très clairement.
La
laïcité,
la
laïcité, c'est le respect de religion.
Mais
il n'y a pas de place en France pour les religions qui ne respectent pas la République,
qui
ne respectent pas l'égalité homme-femme. Personne, personne n'est obligé, personne n'est obligé
de
venir vivre en France pour y imposer ses coutumes et ses archaïsmes. Personne.
Et
c'est clair,
avec
moi,
avec
moi, ce sera la République ou le Charter. Que ce soit clair, nous n'allons pas quand même accepter
nous
n'allons pas quand même accepter
nous
n'allons pas quand même accepter une régression de plusieurs siècles
sous
prétexte de la tolérance.
C
'est absurde. C'est l'inverse.
Alors, il
est clair que nous changerons le droit du sol qui ne sera plus automatique dans notre pays et qui sera conditionné, conditionné, conditionné à l'acquisition, conditionné, pardon, à un casier judiciaire vierge et à l'accomplissement du service national.
J
'ajoute
que
ceux qui ont été égorgés
en
Syrie,
nos
troupes, nos soldats quand ils y étaient
ou
même quiconque, que ceux qui ont combattu auprès de l'État islamique
ne
pourront plus rentrer dans notre pays. Ils seront déchus de la nationalité française.
Et
pour ceux
qui
n'ont pas d'autre nationalité,
ils
iront aux îles Kerguelen où il y aura un centre de rétention.
Il
n'y aura pas de place.
Il
n'y a pas de place pour les ennemis de la République.
Il
n'y a pas de place pour les ennemis de la République. Il n'y a pas de place pour ceux qui ont égorgé sur les trottoirs de Paris.
Il
est temps que la France se réveille. Il est temps que la France se défende. Et je peux vous dire que là, ça va changer.
Une
fois reconstruit l'État,
une
fois reconstruit l'État
régalien,
il est temps aussi, bien évidemment,
d
'équilibrer nos comptes publics et de changer de politique économique.
Je
n'ai jamais abordé devant vous la question fondamentale des finances publiques.
Parce
que, je pensais que cela allait de soi.
Mais
il y a beaucoup d'interrogations. Et on m'interroge en me disant « Mais je ne comprends pas,
vous
allez baisser les impôts.
Ah,
M. Macron veut les augmenter.
M.
Fillon veut les augmenter.
Ça
fait des années que la même politique est menée.
Et
il faut continuer. Il faut souffrir pour être heureux.
Mais
je m'interroge.
Je
m'interroge.
Je
constate
que
depuis dix ans,
tous
les gouvernements ont augmenté les impôts et les prélèvements fiscaux pour réduire les déficits.
Et
je constate que les déficits ne se réduisent pas tout au contraire.
Je
m'interroge. Je regarde ailleurs. Je vois qu'en Angleterre de M. Cameron, il y a eu une baisse d'impôts très vive.
Que
les déficits
se
sont d'abord légèrement accrus. C'est vrai. On est arrivé à 5% du PIB. Mais qu'ensuite, les déficits se sont réduits parce que la mécanique est repartie. Bien évidemment, il n
'y a
pas eu que ça. Il y a des réformes à faire. Ce que je voudrais vous dire, c'est qu'il est tout à fait possible d'avoir une autre politique économique.
Et
ce que je propose, c'est un double choc de compétitivité. Un choc fiscal pour rendre aux Français les 60 milliards d'euros que M. Hollande a volés à la nation. Il faut les rendre aux Français.
Ces
60 milliards d'euros,
nous
allons les rendre.
Oui,
je baisserai l'impôt sur les revenus de 10% pour tous les Français. C'était une proposition courageuse de Nicolas Sarkozy. Et je la reprends.
Je
baisserai, je supprimerai, je supprimerai les droits de succession jusqu'à 500 000 euros par enfant pour que le travail d'une vie,
pour
que le travail,
le
travail,
le
travail d'une vie
puisse
être rendu aux enfants et notamment par des donations entre grands-parents, enfants et petits-enfants pour que l'argent circule et que les grands-parents puissent mettre le pied à l'étrier de leurs petits-enfants. C'est fondamental. Après tous les impôts payés, on peut bien rendre les efforts de sa vie. Je défiscaliserai les heures supplémentaires,
mais
je ne remettrai pas en cause la durée du travail, car il suffit de mettre de la souplesse. Et ceux
qui
vous font croire
qu
'ils sont courageux
en
disant qu'ils vont supprimer toute durée du travail
jusqu
'à 48 heures, M. Fillon veut supprimer la durée du travail jusqu'à 48 heures. Je regardais en allant sur la tombe de Clémenceau remettre une gerbe tant j'aime Clémenceau,
je
découvrais
que
les 48 heures datent
du
début du siècle
de
M. Clémenceau. Cela veut dire que M. Fillon
veut
faire prendre un siècle de retard à la société française et que si on place la durée du travail à 48 heures,
qui
est bien évidemment la durée du travail maximum en Europe,
c
'est leur modèle. Cela veut dire qu'on supprime toutes les heures supplémentaires des Français. Bravo pour des gens qui disent récompenser le travail. Moi, je veux récompenser le travail. Récompenser le travail, ça veut dire bien sûr garder les heures supplémentaires.
Mais
en revanche,
mais
en revanche, les défiscaliser
pour
inciter les Français à travailler plus et à gagner plus, c'était une bonne mesure qui a marché. Pourquoi l'avoir supprimé
? C
'est fondamental. Donc oui, je veux défiscaliser les heures supplémentaires.
Je
propose aussi
pour
les plus modestes
de
vraies mesures de relance du pouvoir d'achat. 100 euros de plus par mois pour les 6 millions de retraités qui ont les plus petites retraites.
C
'est fondamental.
Je
propose aussi la revalorisation du salaire net en baissant les charges salariales progressivement à mesure de la lutte contre la grande fraude fiscale et sociale car je ne reste pas gratis.
Mais
vous me direz mais comment ? Comment vous allez faire
? Vous
ne pouvez pas baisser les impôts et augmenter le pouvoir d'achat. Comment vous allez faire ? Ce choc fiscal important d'une trentaine de milliards d'euros au départ pouvant s'échelonner jusqu'à 60 milliards d'euros, c'est-à-dire tout simplement ce qu'a pris le gouvernement socialiste au français.
Je
vais vous le rendre.
Je
vais vous le rendre en allant chercher l'argent où il est en redistribuant.
Alors
d'abord, il y a 8 milliards de disponibles. Tout de suite.
8
milliards qui sont déjà prélevés dans vos porte-monnaie,
qui
sont versés chaque année à l'Union européenne.
Et
ces 8 milliards cherchent permettre de financer les concurrents des français. C'est ce qui permet à la Pologne d'attirer l'usine Whirlpool qui part en Pologne.
C
'est l'argent des français qui permet de nourrir nos concurrents et qui nourrit le chômage de masse dans notre pays. Il était normal, il était normal, une minute, il était normal d'aider les pays de l'Est après la chute du mur de Berlin.
Il
était normal, ces pays qui sortaient du communisme, de faire des transferts financiers importants.
Et
je ne les critiquerai jamais. Il fallait leur tendre la main.
Mais
il y
a
un moment
où
il ne faut quand même pas exagérer. 83 milliards d'euros reçus par la Pologne au cours des 10 dernières années, 61 milliards d'euros perdus pour la France
et ces
pays dévaluent leur monnaie, le zlot, puisqu'ils ont la chance de ne
pas
être dans l'euro, baissent les charges sociales, concurrencent
nos
usines, envoient leurs travailleurs détachés
et
achètent des hélicoptères et des avions américains.
Est
-ce qu'on va continuer longtemps comme ça ?
C
'est insupportable.
Alors
oui, je vous le dis,
je
vous le dis, il est temps de défendre les intérêts de notre pays. Il ne s'agit pas d'être contre les autres.
Il
s'agit simplement de se faire respecter.
Et
quand la France sera de retour,
elle
sera respectée. Je prendrai aussi de l'argent
aux
banques privées
qui
arrêteront de se gaver de la crédulité pour ne pas dire de la corruption de nos dirigeants. Car depuis la loi de 73,
depuis
la loi de 73, l'État français
n
'emprunte plus à 0% auprès de la Banque Centrale comme le faisait le général de Gaulle,
comme
le fait d'ailleurs le Japon, l'Angleterre, les États-Unis à leur façon en monétisant. Non,
on
passe par des banques privées. Et je veux quand même expliquer cette escroquerie folle.
La
Banque Centrale Européenne prête à 0% aux banques privées.
Donc
quand on me dit mais attention, vous allez faire de l'inflation mais attendez, la Banque Centrale monétise tous les jours.
Non, c
'est quelque chose. Je ne
veux
pas le montrer. Chaque année, chaque année, la Banque de France le fait pour le compte de la Banque Centrale.
Et
les banques privées achètent notre dette et nous leur payons des intérêts. Michel Rocard, qui n'est pas un souverainiste,
paie
à son âme et qui a eu le mérite de le crier à la fin de sa vie,
a
dit que la dette de la France
ne
serait pas à 100% du PIB comme aujourd'hui mais serait aux alentours de 20% s'il n'y avait pas eu des intérêts d'emprunt.
Cela
veut dire
qu
'on se sert de la sueur des Français, des impôts des Français pour nourrir des banques privées alors que depuis Napoléon, on empruntait directement auprès de la Banque de France.
Voilà
pourquoi
il
est fondamental d'emprunter directement à la Banque de France. Cela ne veut pas dire qu'on rasera gratis.
On
remboursera.
Mais
on ne paiera pas d'intérêts.
C
'est une énorme différence. Et vous savez combien on va économiser à la fin du quinquennat
?
Première année, on économise 4 milliards. Deuxième année, 8 milliards. Et à la fin du quinquennat, ça fait 16 milliards d'euros d'économie. 16 milliards d'euros d'économie. 16 milliards d'euros d'économie, ça permet de baisser les impôts.
Ça
permet de baisser les impôts. Ça permet de relancer l'activité. Ça permet de créer de la richesse dans le pays.
8
milliards sur l'Europe, 16 milliards sur les banques privées et 40 milliards sur la grande faute sociale et fiscale.
Et
avec cet argent, nous allons baisser les impôts, réinstituer la valeur travail, permettre aux Français qui bossent d'être récompensés, favoriser l'investissement dans notre pays. Car nous allons aussi, bien sûr, baisser l'impôt sur les sociétés, mais uniquement pour les bénéfices réinvestis.
C
'est ce que j'appelle un choc de relance productif.
Un
choc
de
relance productif
du
fabriqué en France. Personne ne propose ce choc.
Soit
on a ceux qui veulent raser gratis
les
deux fronts, soit on a ceux qui veulent souffrir sous le joug de cette mauvaise Union européenne, de ces banques, de ces intérêts.
Je
suis le seul, nous sommes les seuls à avoir un programme économique, de relance économique, mais de raison, de baisse fiscale, de production en France, qui va permettre de gagner 2 millions d'emplois.
C
'est possible, d'autres pays l'ont fait.
Il
n'y a aucune fatalité à laisser une minorité s'enrichir éternellement au détriment de la majorité.
Je
peux vous l'assurer.
Le
troisième chantier est un très beau chantier, très difficile.
C
'est un idéal que je veux vous faire partager.
Certains
ont parlé
du
revenu universel.
L
'idée est louable. Certains hommes politiques, d'ailleurs, l'ont expérimenté. Recevoir sans travailler.
Mais ce
n'est pas généralisable au-delà d
'une
certaine minorité.
Et
c'est insupportable.
Le
revenu universel
est
une démagogie suprême, rarement égalée, utilisée par M. Hamon,
qui,
j'avoue, a fait preuve d'une audace peu commune
et
a été récompensée auprès d'électeurs socialistes complètement dingo.
Parce
que je ne veux pas être méchant,
mais
croire qu'on va résoudre les problèmes de la société avec le revenu universel d'un côté et le cannabis de l'autre, c'est gênant.
Je
vous l'assure. Je plaisante, mais c'est grave.
Très
sérieusement.
Très
sérieusement.
Mais
derrière tout ça,
derrière
tout ça,
il
y a une société
extrêmement
égoïste.
Parce
que cela considère qu'en vérité,
il y
a une minorité qui aura un travail,
une
forte minorité,
et
qui se donnera bonne conscience
en
donnant un revenu de subsistance et à permettre aux gens de s'évader par le cannabis. Je pense que ce n
'est
pas la société de la République, de l'égalité, et que les vrais socialistes, ceux qui rêvaient peut-être d'une société meilleure, se retourneraient dans leur tombe en voyant cela. C'est une société en fait d'égoïstes,
d
'égoïstes,
qui
veulent cacher la misère sous le tapis. D'égoïsme.
Je
propose un autre concept, une autre révolution, le travail universel.
Le
travail universel. Attendez.
Vous
ne savez pas ce que c'est encore.
N
'applaudissez pas avant de savoir.
En
fait, vous savez déjà, parce que je vous en ai déjà parlé.
Le
travail universel, c'est quoi
? C
'est l'objectif de la société
de
dire, et j'en prends l'engagement ici,
qu
'on fera tout. Je ne sais pas si on y arrivera.
Il
faut avoir l'honnêteté de le dire. Mais on fera tout
pour
que chaque Français retrouve une dignité par le travail.
Un
travail marchand, bien évidemment, je le souhaite. C'est l'objet des mesures de baisse fiscale pour relocaliser un million d'emplois et pour créer un autre million d'emplois. Deux millions d'emplois. Marchand. Alors vous me dites, comment vous allez faire ? Mais je vous rappelle
que
sous Nicolas Sarkozy, on a perdu un million d'emplois.
Et
sous François Hollande, un autre million.
Je
ne demande que de revenir
au
nombre d'emplois qu'on avait en 2007.
et
les mesures économiques dont je vous ai parlé tout à l'heure permettront de relancer la machine économique. Donc, je pense qu'on peut y arriver. Et pour autant, même si on réussissait cet exploit, que je crois possible, il resterait encore 4 millions de Français
sans
occupation, sans travail.
Est
-ce que c'est possible d'avoir une société
où
on met de côté
ceux
qui ne peuvent plus s'en sortir
?
On ne peut pas rebâtir la France en laissant de côté des millions de Français. Malheureux. Ce n'est pas possible.
Alors, en
tant que gaulliste social,
en
tant que gaulliste social, je propose le travail universel, c'est-à-dire l'obligation collective
d
'offrir un travail d'intérêt général
à
chaque Français qui n'a pas de travail. Chaque Français qui n'a pas de travail aura l'occasion, grâce aux collectivités locales, grâce à l'État, grâce aux associations,
de
pouvoir effectuer
un
mi-temps, un mi-temps, si possible. Au début, on commencera une journée par semaine, deux jours par semaine, au service de la société. Il y a tellement de tâches
qui
ne sont pas faites dans notre société, qui ne pourront jamais être faites par le secteur marchand.
Quand
j'ai créé la Bourse aux bénévolats, dans ma commune et les élus de ma ville qui sont ici le savent, on m
'a
rionné. Cette Bourse aux bénévolats a permis à 200, 300 personnes d'avoir une activité. Alors là, c'est du bénévolat.
Mais
on pourrait très bien imaginer des tâches d'intérêt général.
En
échange du RSA, en échange d'un RSA plus, chaque titulaire du RSA devra donner une journée par semaine à la collectivité.
Une
journée en échange de l'allocation.
Et
celui
qui
aura le souhait sous la base du volontariat aura une allocation légèrement supplémentaire s'il fait deux jours,
puis
trois jours. On s'arrêtera là. Et sur des contrats de cinq ans
pour
éviter
l
'incertitude, l'angoisse de ces personnes et les coûts sociaux considérables
qui
sont avec.
Je
propose aussi le contrat de formation. Chaque jeune qui sort du système scolaire sans formation devra avoir une formation, un crédit formation pour apprendre un métier, pour servir la collectivité.
Nous
le ferons grâce aux 30 milliards d'euros de crédits de formation professionnelle qui sont gaspillés aujourd'hui dans notre pays. Car ce n'est pas à l'État de payer les cours d'anglais pour les cadres des multinationales
qui
doivent tout à fait régler les frais de formation professionnelle. L'État et les crédits de la formation professionnelle de vos impôts sont là pour aider nos jeunes à retrouver une formation qualifiante. Enfin, enfin, vous le voyez, réstablir l'État régalien, relancer notre économie et faire un choc de baisse d'impôts
pour
équilibrer nos comptes,
créer
cette notion du travail universel pour ne laisser personne sur le bas-côté.
Mais, à
quoi serviraient toutes ces réformes
si
nos territoires
sont
abîmés, sont abandonnés ? Si, en vérité,
on
vit mal en ville
et
on ne peut plus vivre à la campagne
? Si
on s'entasse dans des grandes métropoles et si, en même temps, on est isolé dans les petites villes moyennes
? En
vérité, à chaque fois que j'ai pu me déplacer, j'ai constaté à quel point la situation est devenue folle. Les loyers sont trop chers là où on peut trouver un emploi
et
il n'y a pas d'emploi là où on peut se loger.
C
'est absurde, là aussi. Ce que je vous demande,
c
'est qu'on rebâtisse, oui, une politique d'aménagement du territoire. J'ai été reçu hier par l'Assemblée des départements de France.
Ils
ont été un peu secoués
puisque
je leur ai dit qu'avant de demander plus de pouvoir pour des barons, des rois de lait, pour certains, pas tous, rassurez-vous, il y
a
des gens très bien, eh bien, moi, je voulais d'abord restaurer une politique d'aménagement national du territoire.
Oui, c
'est ça l'ampleur. La France,
la
France ne peut pas laisser mourir
ces
villes moyennes, ces territoires ruraux, ces terroirs, qui sont d'ailleurs admirés du monde entier parce qu'ils participaient
de
l'identité française.
Il
y avait un très bel article dans le New York Times de cette semaine sur la ville d'Albi qui se meurt,
sur
la tristesse de ces Américains qui se disent mais comment
les
Français peuvent-ils laisser abîmer un tel trésor
? Mais
c'est normal,
il
n
'y a
plus de politique d'aménagement du territoire depuis Charles Pasqua.
Tout
a été abandonné.
Alors,
on a laissé des collectivités avec leur pan gouverné des territoires dont ils s'estiment propriétaires. Eh bien non,
les
propriétaires ce sont les Français. Alors oui, je veux restaurer une politique d'aménagement du territoire. Cela veut dire quoi
?
Cela veut dire que les infrastructures publiques sont décidées nationalement
et
que nous supprimerons les conseils régionaux
qui
ne servent à rien.
Ça
fera des économies.
Et
que
ces
conseils régionaux
verront
leurs compétences
pour
une part transférées à l'État sur les grandes infrastructures de transport pour que ce soit équilibré et qu'on arrête de tout concentrer dans 13 métropoles et de laisser des déserts autour.
Et
puis, une partie des compétences redescendront vers les départements. Les départements, c'est la proximité.
C
'est la péréquation.
C
'est l'équilibre. Il y a des conseillers départementaux. Les départements sont là pour faire vivre nos territoires. Et puis, nous aurons une belle politique d'infrastructure. Je pense au haut débit numérique
qui
est l'occasion inespérée pour être en contact avec le monde entier depuis le plus petit village, depuis la petite ville. Vivre et travailler au pays. Permettre aux Français de goûter un terroir exceptionnel, une identité fabuleuse et en même temps d'être relié au monde. Mais le numérique le permet. Alors, voilà la révolution numérique au service de tous les Français.
Et
puis, j'aimerais
que
l'on ait une vraie politique d'écologie.
Alors,
je vais surprendre. Oui, je suis un peu écologiste.
Mais
pas du tout l'écologie des verts. Pas du tout l'écologie gadget.
Non.
La vraie écologie. C'est-à-dire réconcilier l'homme avec son environnement. Permettre aux Français de ne plus être malade par les produits qu'ils consomment.
Tout
simplement, permettre aux agriculteurs
de
vivre de leur travail. Parce que ce sont eux qui connaissent leur terre, qui ont envie de la protéger.
Parce
que, contrairement à ce que peuvent dire certains fanatiques, ils aiment leurs animaux et ils ne les maltraitent pas. Ce sont en revanche des grandes chaînes de distribution qui ont mis en place un système industriel qui a détruit l'âme du pays. Alors, oui, nous devons faire de la France. Nous devons faire de la France le laboratoire
du
XXIe siècle, c'est-à-dire le pays de la qualité, qualité alimentaire, qualité des paysages, qualité de l'eau, qualité de notre agriculture, qualité du respect animal. La France peut être le haut de gamme du monde. Parce que nous sommes enviés du monde entier pour ce que nous sommes.
et
nous n'avons pas vocation à abandonner ce que nous sommes. Alors, oui, cela veut dire un grand plan de transition énergétique
pour
passer notamment au nucléaire de l'avenir, c'est-à-dire celui qui n'a pas de déchets, je pense à filière Autorium, pour les énergies renouvelables, mais les vraies énergies renouvelables,
pas
ces espèces d'éoliennes dégueulasses qu'on nous met partout, les vraies énergies renouvelables, la biomasse,
pour
un grand plan
pour
un grand plan de remplacement des véhicules polluants, les 10 millions de véhicules les plus polluants, grâce à un bonus écologique en un mot, une politique
de
l'environnement qui soit au service des Français
et
non l'inverse.
C
'est absolument un grand défi pour nous tous.
Alors,
vous le voyez,
j
'aurais pu parler aussi d'autres sujets,
mais
je les garde pour les prochains meetings.
j
'aurais pu parler d'un autre défi qui m'est tant à cœur, je ne
peux
pas m'empêcher de vous en parler pour conclure, c'est l'école,
l
'école de la République.
Parce
que,
parce
que, Condorcet a écrit les plus belles pages, Jules Ferry, toute l'histoire de la République, toute l'histoire de la France, c'est l'histoire d'une école partagée,
c
'est l'histoire d'une école qui élève, qui ouvre l'esprit, qui accède à l'universel par la langue française. Alors oui, l'école de la République, et je sais que les enseignants attendent un beau projet.
L
'école de la République,
M.
Macron et M. Fillon veulent continuer à la casser. Oui, ils veulent autonomiser.
Leur
rêve, c
'est
le modèle américain. Une école pour les riches où iront leurs enfants et puis les autres
qui
se débrouilleront.
Je
ne veux pas de cette école-là. Moi, je crois à l'école unitaire de la République. Et moi, j'ai un rêve.
C
'est qu'à nouveau, à la même heure, le même jour, il y
ait
la même dictée dans toutes les écoles de France.
Et
là, vous verrez,
et
là, vous verrez,
vous
verrez que tout changera. Il n
'y a
même pas besoin de mettre un uniforme. J'ai vu que M. Fillon, tout excité, à Outre-Cadéro, pensait qu'en mettant un uniforme, ça allait changer les choses. Non. Ce qui compte, c'est l'intérieur. Ce qui compte, vous pouvez avoir un uniforme dans une école avec des mauvais professeurs et un uniforme avec des bons professeurs. Moi, je veux qu'il
y ait
des bons professeurs partout, c'est-à-dire qu'il
y ait
une exigence républicaine méritocratique, des bourses pour aider les plus défavorisés, de belles écoles normales pour avoir les meilleurs instituteurs. Nous allons rélever le niveau, nous allons projeter la France vers l'avenir grâce à l'école de la République.
Et
puis,
et
puis, j'aimerais aussi, j'aimerais aussi vous dire,
mais
ce sera le thème du grand discours de clôture au cirque d'hiver. Il faut bien que je garde quelques biscuits pour la fin. Mais j'aimerais quand même vous dire que j'ai un grand plan scientifique.
Oui,
parce que la mondialisation est une guerre.
La
guerre économique, on peut la gagner. La France a plein de talents, plein d'intelligence, d'ailleurs qui s'expatrie, malheureusement, parce qu
'on
ne leur fait pas confiance.
La
France peut gagner la guerre économique de la mondialisation à condition de se protéger suffisamment et de soutenir nos attaquants comme au foot, une bonne défense, une bonne attaque. Je n
'y
connaissais rien avant, mais depuis que j'ai une fille qui fait du foot,
je
suis imbattable. Mais très sérieusement,
très
sérieusement, une bonne défense, une bonne attaque.
Tous
les pays qui réussissent dans la mondialisation ont pu le faire. Nous pouvons le faire. Mais il y a un point fondamental.
C
'est que nous ne réussirons pas cette guerre. Nous ne la gagnerons pas
si
nous ne développons pas une capacité scientifique.
Nous
sommes une grande puissance scientifique mondiale. Nous formons nos ingénieurs. Nous formons nos meilleurs savants. Et nous les vendons à l'étranger parce que nous ne sommes même pas capables de les garder chez nous.
C
'est un
gâchis
incroyable. Alors, oui,
je
vous dis que la France peut être très grande.
Que
la France a tout pour s'en sortir. Que notre pays va revenir premier en Europe. Que notre pays va à nouveau être un phare pour le monde. Que nous pouvons le faire. Mais la seule question la seule question à poser et je conclurai
ce
discours de la maison de la chimie important pour moi grâce à vous tous
la
seule question c'est est
-ce
que les Français le veulent
?
Est-ce que les Français en ont envie ?
Ou
est-ce que
oui
est-ce que les Français
veulent
se battre
? Moi,
je vous suis comme vous convaincu. mais pour cela il faut pouvoir leur parler.
Alors, nous
allons leur parler pendant cette campagne grâce
aux
journalistes indépendants libres qui sont ici. Grâce
nous
allons leur parler
nous
allons leur parler
grâce aux
réseaux sociaux
grâce
aux réseaux sociaux
nous
allons leur parler
grâce à
la poignée de main
au
regard
à
la confiance
car
en fait vous êtes les meilleurs ambassadeurs de notre victoire future c'est vous qui allez faire la campagne et je envie simplement de vous dire une chose
dites
-leur à nos concitoyens comme je leur dis aussi mais je ne peux pas tous les voir ils sont quand même nombreux dites-leur
vous
êtes libres de voter pour qui vous voulez
n
'écoutez pas les sondages ils se sont toujours trompés
n
'écoutez pas ceux qui veulent vous dicter votre vote
n
'écoutez plus ceux qui vous ont manipulé depuis 20 ans pour vous faire souffrir et vous raqueter
n
'écoutez plus tous ces gens-là votez en fonction de votre coeur de votre âme de votre cerveau
vous
avez un bulletin de vote
ce
bulletin de vote
j
'aurais dû en avoir un pour vous le montrer
je
le plie
ce
bulletin de vote Lincoln Lincoln disait
c
'est une balle qui tue davantage que celle d'un fusil
ce
bulletin de vote c'est votre arme
ce
bulletin de vote
ce
bulletin de vote
ce
bulletin de vote
que
vous soyez riche ou pauvre
que
vous habitiez à Paris ou dans les Hautes Alpes
que
vous soyez agricultrice
ou
ouvrier
que
vous soyez financier ou journaliste que vous soyez directrice de la formation de TF1 ou que vous soyez un simple citoyen
un
petit candidat
ce
bulletin de vote c'est le même
vous
êtes égaux
vous
êtes égaux grâce à ce bulletin de vote
ce
bulletin de vote il est temps français que vous le repreniez en main
il
est temps que vous alliez voter il est temps que vous le mettiez dans l'urne et je vous invite à le mettre pour renouer avec une vraie France une belle France une France libre voilà vive la France vive la démocratie
vive la France vive la France vive la France vive la France
Nicolas Dupont-Aignan