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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 1 octobre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Jean-François Husson : « Il faut du courage politique pour redresser le pays »

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Jean-François Husson, vous êtes sénateur LR de Meurthe-et-Moselle, rapporteur général du budget. Comment redresser les comptes publics avec 54 milliards d'économies prévues ?

  • 0:40OuverteRéponse directe

    Que ressentez-vous en quittant votre poste de rapporteur général du budget ?

  • 1:19RelanceRéponse partielle

    La France a un endettement à 120% et un déficit à 5,4%. Vous dites avoir mal à la France. Est-ce que vous assumez une part de responsabilité ?

  • 2:01RelanceRéponse partielle

    Le Sénat a été critiqué pour ne pas avoir tenu les objectifs de 5% de déficit. Le gouvernement vous reproche de ne pas avoir fait assez d'économies. Que répondez-vous ?

  • 2:45FerméeRéponse directe

    Le gouvernement évoque 54 milliards d'économies pour 2027. Est-ce que cet objectif est réaliste selon vous ?

  • 4:09OuverteRéponse directe

    Le budget 2027 est-il le budget de l'impasse ou celui du sursaut ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:45Jean-François HussonChiffre
    « On va être sur des déficits de plus de 5-4 %. »
  • 2:45Jean-François HussonFait
    « Quand il y a trois ans, on a proposé ici pour la seule et unique fois sous la 5e République une assemblée à proposer 7 milliards d'économies, le maire et consorts à l'époque nous ont dit « circulez, il n'y a rien à voir » »
  • 7:42Jean-François HussonChiffre
    « Les dépenses de l'État, même retraités de l'inflation, elles augmentaient sous le mandat de Sarkozy de 4 milliards, sous le mandat de Hollande, de 25 milliards et sous Macron, de 48 milliards. 48 milliards ! »
  • 9:10StéphaneFait
    « le point d'indice des fonctionnaires sera gelé, ça veut dire que les salaires des fonctionnaires n'augmentera pas du tout l'année prochaine »
  • 12:19StéphaneChiffre
    « les retraités qui supporteront 5,5 milliards d'euros de l'effort total »
  • 12:55StéphaneFait
    « les pensions de retraite qui sont situées entre 1 260 et 2 034 euros au-dessus, elles seront complètement gelées »
  • 19:51Laurent BaudinFait
    « Stellantis a mis quatre usines à l'arrêt dont une à Mulhouse »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:06

Jean-François Hisson, vous êtes sénateur LR de Meurthe et Moselle, encore rapporteur général du budget pour quelques jours. On va en parler. C'est donc le jour J pour la présentation du budget. Le gouvernement qui va dévoiler comment il compte atteindre les 54 milliards d'euros d'économies alors que la situation des finances publiques est alarmante. Un endettement de 120%, une charge de la dette à près de 80 milliards, un déficit à plus de 5%. Comment redresser les comptes ? On va en parler dans cette demi-heure. D'abord, un petit mot sur vous, Jean-François Husson, parce que renouvellement sénatorial et renouvellement des instances obliges, vous allez laisser votre poste de rapporteur général du budget alors

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que s'ouvre la discussion parlementaire sur le texte vous le regrettez il ya toujours enfin d'abord j'ai le sentiment à la fois de d'avoir servi le je dirais la cause et porter le débat au nom du sénat le sentiment du devoir accompli et puis les règles elles sont établies donc si vous voulez c'est un peu comme en sport faut être fair play faut passer la main il faut passer à autre chose faut savoir s'en mettre en cause c'est le sens de la vie mais puisque vous évoquez le sujet moi je suis j'ai été nommé je dirais en plein coeur de la crise sanitaire en six ans

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quelle déception quel effondrement de notre pays au moment où je m'exprime je vous dis j'ai mal à la france la france mérite mieux les français méritent mieux donc nous devons impérativement nous ressaisir. Il faut retrouver cette fierté d'une France qui ose, d'une France qui gagne, d'une France qui entreprend, d'une France qui travaille. Il y en a assez des impôts, des leçons qui nous arrive de manière trop verticale, ça suffit. Et vous laissez votre poste avec une situation des finances publiques. J'ai rappelé les chiffres qui est alarmante, qui est très dégradée. Est-ce que quelque part, vous vous dites en tant

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que rapporteur général du budget, j'ai aussi un peu ma part de responsabilité ? J'ai peut-être pas réussi suffisamment à imposer certaines choses. – C'est évident. On va revenir juste sur l'épisode de l'année dernière. On se fait tenser par le ministre de l'Économie de ne pas avoir tenu les objectifs de 5 %. Le Sénat, évidemment, a été, je dirais, injustement et brutalement mis en cause. Et je demande au gouvernement aujourd'hui de regarder sa copie. Le miroir, il n'est pas déformant, il est alarmant. On va être sur des déficits de plus de 5-4 %. Le Premier ministre explique aujourd'hui qu'on est... Si on ne fait rien au bord d'une crise financière, ce n'est pas faute d'avoir alerté.

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Ce n'est pas faute d'avoir proposé. Quand il y a trois ans, on a proposé ici pour la seule et unique fois sous la 5e République une assemblée à proposer 7 milliards d'économies, le maire et consorts à l'époque nous ont dit « circulez, il n'y a rien à voir, votre copie ne vaut rien ». Je demande à tous ces gens-là de se regarder dans le miroir. Mais honnêtement, il n'y a aucune fierté à avoir de ce travail. Mais Bruno Le Maire, lui, il dit l'inverse. Il dit « moi, quand j'ai voulu redresser les comptes, c'est le Parlement qui n'a pas voulu faire les économies nécessaires ». Quand on rend des copies comme les gouvernements ont rendu, voilà, moi je constate sur 10 ans la responsabilité. Bien sûr qu'elle est collective, mais il y a quand même ceux qui exercent les responsabilités.

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Écoutez, quand vous avez une copie d'aussi mauvaise qualité avec des résultats aussi préoccupants en déficit, multiples et divers en fiscalité où on est les champions du monde. Nos entreprises, l'impôt sur les sociétés n n'a jamais été aussi élevé. Il est plus élevé qu'aux années Mitterrand. Écoutez, il faut regarder et puis à un moment, déjà, on se tait. Je pense que les Français... Moi, je les entends. La colère aujourd'hui, elle a l'endroit de tous les Français. Il y a de la fatigue démocratique. Il y a de la lassitude. Mais il ne faut pas renoncer, parce que ce n'est d'abord pas de notre tempérament. Une responsabilité, c'est de tout faire pour redresser le pays. Mais pour redresser le pays, encore faut-il se parler. Et puis que celles et ceux qui ont commis des erreurs,

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sachent à un moment faire preuve d'une grande humilité. Ce n'est pas ce que je constate en ce moment, d'où cette colère que je ressens également, parce que je pense que quand on est responsable, on assume ses responsabilités et quand on rend une copie aussi vilaine, je pèse mes mots, il faut savoir se mettre en retrait. Le silence en général est une bonne manière de laisser la place au débat parce qu'il a besoin aussi, ce débat, d'être à nouveau nourri par de belles perspectives. Il va être particulier, ce budget 2027. Est-ce que c'est un peu le budget de l'impasse ou le budget du kit ou double ?

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Il est surtout dans un contexte d'avant -présidentiel d'un pays qui est fracturé, qui est même fragmenté dans sa représentation nationale. Et regardez même ici au Sénat, on a un groupe qui n'était pourtant pas très important qui se déchire, un groupe je dirais du socle commun, on a l'arrivée du Rassemblement national, on a deux éléfices qui arrivent. Voilà, c'est l'image de notre pays qui se traduit, y compris au Sénat. Et là où on a besoin de recoudre, de rassembler, de réunifier, en fait, on s'aperçoit que c'est l'inverse. Comment voulez-vous que les Français ne soient pas,

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comment dirais-je, à la fois choquée, interpellée, même si cette revalentation est le fruit des votes des Français. Donc, si vous voulez, je pense que le fameux... – Et donc le fruit d'une réalité démocratique et d'une réalité Et en même temps, c'est tout et son contraire. Ça finit par être le grand bordel. Donc il y a une responsabilité d'Emmanuel Macron dans l'arrivée du Rennes et de LFI ? Écoutez, il suffit juste de reprendre ses déclarations en 2017. On allait voir ce qu'on allait voir. Le dépassement. Son objectif, un de ses objectifs majeurs, c'était de repousser le Rassemblement national. Non, il l'a fait grandir. Le gouvernement qui va donc dévoiler la copie de son budget pour 2027 aujourd'hui et cette copie. Stéphane, elle promet d'être amère.

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Oui, les objectifs d'économie n'ont pas disparu dans la bouche du ministre de l'Économie puisque la dette française continue de cesser. Vous avez rappelé les chiffres mais je vais quand même les rappeler parce que la dette ça représente 119 % du PIB ça fait 3600 milliards d 'euros très loin de ce que permet la commission européenne le déficit devrait atteindre cette année vous l'avez dit jean-françois y sont 5 ,4 % du PIB c'est au dessus de ce qu'ambitionnait le gouvernement bref Les voyants sont au rouge Donc le gouvernement fixe la barre haute 54 milliards d'euros D'économie en 2027 Pour tenter de ramener le déficit à 5 % A la fin de l'année 2027 Un objectif que le ministre de l'Economie qualifie d'ambitieux mais de réalisable. Est-ce que vous partagez son avis, Jean-François Husson ?

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C'est réalisable ? – Ça va être difficile parce que je dirais que vous avez parlé d'un budget amer. Non, il va être fortement vinaigré et poivré. C'est une salve d'impôts, de taxes. Alors plus ou moins, comment dirais-je ? Elles sont diverses. Quand vous augmentez les taxes, vous pouvez d'augmenter les taxes sur les autoroutes, sur les concessionnaires multipliés par 3. On sait comment ça finit. C'est soit c'est invalidé, je dirais, par les juges, soit c'est l'automobiliste qui qui paient. Quand vous voulez augmenter les taxes ou faire des prélèvements sur les complémentaires santé, c'est la même chose. C'est l'assuré social qui paie.

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Et pendant ce temps-là, comment on redresse nos comptes sociaux ? Comment on les redresse ? Quand Je ne comprends pas, mais le gouvernement hérite, je dirais, finalement, de cette incapacité qui est lue à corriger le tir et à fermer les vannes à partir de 2022. Je vais juste vous donner un chiffre. Les dépenses de l'État, même retraités de l'inflation, elles augmentaient sous le mandat de Sarkozy de 4 milliards, sous le mandat de Hollande, de 25 milliards et sous Macron, de 48 milliards. 48 milliards ! Moins de recettes, plus de dépenses.

8:27

Je comprends la difficulté du gouvernement d'aujourd'hui. Mais ce gouvernement d'aujourd'hui, il s'inscrit dans la lignée des gouvernements précédents. Et en fait, il aurait été utile, intéressant pour le pays, pour les Français, d'entendre les désaccords au Parlement. Enfin, on n'est pas un endroit... On n'est pas la poste, quoi. Pour réaliser ces 54 milliards l'année prochaine, le gouvernement a déjà dévoilé quelques pistes. Stéphane, qui va payer Alors, une petite partie des économies sera réalisée par l'Etat lui-même. Ils veulent montrer l'exemple. C'est ce qu'ils disent. En tout cas, Roland Lescure l'a dit le 18 septembre. On l'écoute. L'Etat, c'est un gel avec des priorités. Pour autant, on va On va évidemment continuer à investir dans la défense, on va investir dans l'avenir aussi,

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l'enseignement supérieur et la recherche. Et on va investir sur l'écologie avec une hausse du budget de l'écologie. Mais ça veut dire que les autres ministères feront des efforts importants, y compris ici à Bercy. Conséquence de cette décision, le point d'indice des fonctionnaires sera gelé, ça veut dire que les salaires des fonctionnaires n'augmentera pas du tout l'année prochaine. Pour les ministères qui feront des efforts, il y a le ministère du Travail qui va réduire la portée du compte personnel de formation, le CPF. Pour diminuer le budget de la Sécurité sociale, le ministre du Travail propose pour faire 2 milliards d'euros d'économie de s'attaquer aux arrêts maladie avec par exemple la possibilité d'allonger les délais de carences.

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Juste Jean-François Hisson, est-ce que quand vous entendez Roland Lescure, les pistes citées par Stéphane, ça va dans la bonne direction ? Il y en a certaines, oui. Nous on avait proposé il y a deux ans, comment dirais-je, globalement, un gel des revalorisations, qu'elles soient d'ailleurs des retraites, de la fonction publique. Parce que nous pensons qu'à un moment, il faut créer un élan. Il y a une situation internationale qui est extrêmement préoccupante, et je dirais grave, jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Ça s'entend. Je pense en même temps que ça se met en scène Finalement, les Français perçoivent difficilement ce chaos.

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On le voit avec le sujet du détroit d'Hormuz. Ça, j'ai envie de dire, ça pète partout. À un moment donné, je pense que le un public qui aurait été avisé de donner une situation, peut-être d'ailleurs de manière un peu plus régulière, sur la gravité de ce qui se passe. Et donc, quand il – Il n'y a pas suffisamment de transparence sur la part d'Emmanuel Macron ? – Non, ce n'est pas ça, mais il faut expliquer aux Français. Si vous voulez, dans le flot continu d'informations, d'intérêts divers ou en général, justement,

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à réagir à l'immédiateté, à mille et une choses assez horribles ou glauques. Il faut élever le niveau et redonner des perspectives. Les périodes de tensions internationales et d'enjeux géopolitiques qui s'opèrent actuellement sont préoccupants. Ces détentions des foyers de guerre un peu partout et puis ces enjeux commerciaux, on voit bien quand le Le président Trump reçoit le numéro 1 chinois. Je trouve que derrière, il faut expliquer ce qui est en train de se passer. Mais il n'a pas fait... Il a fait un venteur la semaine dernière, Emmanuel Macron, pour Il a fait... Il y a quelques jours, je dis, je pense, mais que globalement, le Premier République,

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le gouvernement, il y a besoin de mettre un bon niveau de débat parce que sinon, on reste un peu au niveau au ras des pâquerettes et quand on est au ras des pâquerettes, on a tous tendance à trouver qu'on n'a pas ceci, qu'on n'a pas cela. Or, on a besoin de faire un effort. Moi, j'ai souvent dit, écoutez, il faut qu'on remuscle un peu comme le sportif. Quand on muscle un peu notre

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Le gouvernement qui veut que pour ce budget, les efforts soient justes et partagés. C'est ce que dit le ministre de l'économie. Oui, que personne finalement n'échappe aux économies qui sont prévues, y compris les retraités qui supporteront 5 ,5 milliards d'euros de l'effort total. Concrètement, il faut qu'il y ait un effort total. Concrètement, si vous êtes retraité, le projet du gouvernement, c'est d'abaisser le plafond de l'abattement de 10 % dont vous bénéficiez. Il faudra percevoir moins de 3 000 euros de retraite par mois pour continuer à en profiter. Deuxième piste, augmenter moins vite que l que l'inflation, les pensions de retraite qui sont situées entre 1 260 et 2 034 euros au-dessus, elles seront complètement gelées. Toucher les retraités pour se faire des économies,

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c'est nécessaire dans la période actuelle, dans le contexte que vous venez de nous décrire Il faut que tous les Français participent à l'effort. On a voté des mesures qui s'inscrivent, où le gouvernement propose des éléments aujourd'hui qu'il ne soutenait pas avant, qui vont dans ce sens. Faire un effort quand le pays a des comptes dégradés, c'est logique. Et donc il faut faire en sorte que ce soit le plus collectif possible. Je perçois et je soutiens l'idée de faire Faire attention aux plus modestes pour ne pas que ce ne soit pas des trappes à précarité. Et donc, ce qui est proposé va dans le bon sens. Je veux juste dire que les retraités aujourd'hui, ils seraient quasiment les Là

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où le gouvernement propose des gels dans la fonction publique, il y a beaucoup d'agents qui ne vont pas être valorisés. Les retraités, jusqu'à maintenant, ils ont bénéficié de la révalidation annuelle de l'inflation. Alors évidemment, c'est un retour en arrière puisque le gouvernement, les années passées, expliquait que oui, continuait d'aider les retraités. Mais… – Pas que le gouvernement, Jean-François Léon. C'est-à-dire quand Michel Barnier a voulu désindexer les pensions de retraite, qui s'y est opposé, c'est Laurent Wauquiez. – Non mais nous ici… – Oui, il y a des divisions chez l'LR aussi. – Mais il y a malheureusement trop de désaccords partout dans la société parce que c'est plutôt le chacun pour soi que le chacun pour tous.

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J'entends que ce soit facile à prononcer pour certains, mais nous n'avons pas le choix. Est-ce que ce n'est pas le fruit aussi d'impact et finalement de la préservation, de la cohésion nationale ? Simplement, il faut que derrière, ces efforts, ils se traduisent par un redressement des comptes et par des lumières et des étoiles qu'on commence à apercevoir à nouveau. Sinon, les Français vont nous en vouloir terriblement en disant non seulement, on nous demande un effort, mais quelque part, la gabegie continue. Et aujourd'hui, malheureusement, si vous regardez, la dégradation des comptes publics, la dégradation de tous les indicateurs, elle est extrêmement préoccupante. Faut-il rappeler que nous sommes à un niveau de fiscalité exceptionnellement haut. Donc c'est vraiment beaucoup trop.

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Et c'est ça qui irrite aussi beaucoup nos concitoyens. – Et avec ce budget, le Premier ministre va également toucher aux aides sociales. – Oui, un gel des APL, des allocations Son logement aussi gèle de la prime d'activité. Ces aides ne monteront donc pas d'un centime l'an prochain malgré l'inflation. Coup de rabot aussi prévu sur l'allocation de rentrées scolaires et le gouvernement prévoit aussi de restreindre l'accès aux aides sociales pour les étrangers arrivaient légalement en France. Ils devraient attendre un an de résidence régulière pour espérer accéder à l'allocation de rentrée scolaire, aux APL ou encore à la prime de naissance. Est-ce que c'est bien raisonnable aussi de viser les aides sociales, Jean-François Hisson ? Il faut, je dirais, un effort collectif.

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Donc on va regarder dans le détail des mesures. Le gouvernement jusqu'à maintenant a plutôt raisonné ce qui est un peu nouveau en chambre. Il n'a pas associé D'ailleurs, tout le monde s'en étonne, mais c'est ainsi. C'est la responsabilité du gouvernement. Mais je pense, nous redisons que de toute façon, nous n'avons aujourd'hui pas le choix. Même dans cette situation où on entend – Ce sont des gens qui parlent de précarité, qui parlent de vichur, il y a des manifestations. Les aides sociales, ce n'est pas un minimum à conserver quand même ? – Je pense qu'il y a beaucoup de minimums. On va dire la vérité. La vérité aujourd'hui, c'est que la France, un des meilleurs systèmes de protection sociale qui corrigent des inégalités de départ je pense quand même qu'il faut le rappeler

16:22

et il faut entendre aussi celles et ceux qui considèrent aujourd'hui à juste titre que le travail ne paie pas assez. On ne travaille pas en nombre d'heures en France, on ne travaille pas assez. C'est comme ça qu'on va recréer de la richesse. Il ne faut pas se tromper. Il faut qu'on Il faut qu'on remette, je dirais, notre logiciel dans la bonne dynamique. S'il faut retrouver, il faut créer plus d'activités, il faut travailler plus parce que dans ce cas-là, on a plus de recettes et si on est à plus de recettes, évidemment vous comprenez bien qu'on va commencer à réduire les déficits. Et il faut donc faire le pari de l'économie. Là, il y a beaucoup à oser. Il y a aussi un dernier mot, Jean-François Seusson. Il y a beaucoup d'économistes dans ce budget.

17:04

Est-ce que quand vous voyez les premières pistes, vous êtes plutôt parti pour le voter ou plutôt parti pour le modifier ? – C'est trop tôt. On va regarder les détails. Mais je dis bien qu'il y a des intentions sur lesquelles nous nous étions déjà prononcés dans ce sens. Au Sénat, on ne va pas se renier. Il n'y a aucune raison. On veut quoi ? On veut redresser le pays ou on veut dire « j'ai raison tout seul ». Moi, quand je croise les Français, je préfère recommanderer l'ordre en me disant « vous me demandez des efforts ». Mais Je le redis, si ça contribue vraiment au redressement, c'est aussi le courage politique. On va voir l'actualité dans votre région. On va aller à Mulhouse. Bonjour Laurent Baudin, merci beaucoup d'être avec nous Laurent,

17:43

journaliste et éditorialiste à l'Alsace et aux dernières nouvelles d'Alsace, Laurent Stellantis a mis quatre usines à l'arrêt dont une à Mulhouse. Oui bonjour Auriane, alors en fait il faut bien comprendre, il y a quatre arrêts, quatre usines en France du groupe Stellantis qui vont être mises à l'arrêt. Il y a deux raisons distinctes là-dessus. Mulhouse, Poissy c'est principalement dû à des cycles de véhicules. Mulhouse va être transformée à partir de 2028 en usine totalement électrique et malheureusement ça va se traduire par une baisse de charge conséquence pour faire toutes les transformations. Son GRN c'est totalement différent. En fait, c'est un manque de batterie, des batteries françaises fabriquées à Douvrin dans le nord par ACC qui est une filiale, une contreprise entre Stellantis,

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Total et Mercedes. Et donc là, face à la demande de batteries électriques, ACC ne peut pas encore produire suffisamment et c'est lié à... C'est vraiment un problème d'approvisionnement. Derrière ça, je ne vous cache pas qu'on arrive à fin octobre, les résultats financiers seront clos au 31 décembre et évidemment il y a une raison financière là-dessus. Là-dessus, c'est que si un peu le chômage partiel peut... Je ne vais pas dire cacher la misère mais réduire ou en tout cas permettre à Stellantis d'afficher de meilleurs résultats, ce sera pas plus mal. Parce qu'en fait, Stellantis est quand même en très grande difficulté et on commence à percevoir quelques signes très inquiétants sur

19:10

une possible scission avec des activités européennes qui vont relativement mal, voire très mal et une activité aux Etats-Unis qui se porte plutôt bien à tel point qu'on s'intéresse sur une scission du groupe qui est vraiment pas... Alors que c'est pas l'heure du jour officiellement mais en tout cas ça pourrait se profiler prochainement, voire éventuellement une cotation uniquement aux Etats-Unis ce qui permettrait de faire de Stellantis un fer de lance et de mettre en avant ses activités parce qu'il faut quand même savoir que le prix de l'action, le niveau de l'action de Stellantis a quand même été divisé par 5 depuis son lancement. On était hier un peu en dessous de 4 euros l'action et c'est très très faible

19:51

et effectivement ça les investisseurs ne croient pas du tout en Stylantis alors moi j'ai une question que j'avais à poser au rapporteur général du budget monsieur le sénateur bonjour qu'est ce que vous pensez de la décision de certains constructeurs notamment Stylantis de produire des véhicules chinois dans leurs usines c'est le cas notamment à rennes ce qui permettra finalement de contourner les droits de douane européens sur les véhicules chinois qu'est-ce que vous en pensez de cette décision c'est pas faire rentrer le loup dans la bergerie ? Vous savez, le loup, il est dans la bergerie depuis un moment. Je pense que c'est parce que l'industrie automobile et globalement l'écosystème a manqué peut-être de vision d anticipation, qu'on s'est fait déborder.

20:35

Il se trouve que nous étions avec une délégation de la commission des finances au Sénat il y a quelques jours en Chine. Il y a un rouleau compresseur. Alors soit on considère qu'on joue le bras de fer avec la Chine. Je pense que c'est perdu d'avance, notamment sur les batteries, des métaux rares. Soit on se dit qu'à un moment donné, il faut être intelligent, il faut oser. C'est-à-dire qu'il faut effectivement coopérer avec la Chine. Il faut peut-être avoir des étapes comme celle-ci, c'est-à-dire pour rattraper le retard plutôt que d'avoir une économie du secteur automobile qui s effondre bien c'est de trouver des de travailler en partenariat

21:15

et de continuer à travailler sur l'innovation mais en le faisant peut-être un rythme un peu différent et c'est là peut-être on a perdu du temps le rythme pourquoi je dis le rythme différent c'est parce qu'on voit qu'il y a une transition et finalement aujourd'hui les choses arrivent vite la chine a un marché intérieur qui est en difficulté par contre elle gagne grâce à l l'exportation et on voit bien que si la chine est capable aujourd'hui par des soutiens du gouvernement de soutenir son secteur automobile même à l'exportation pour baisser les prix et avoir des véhicules qui sont en termes de d'achat à des prix très bas et des véhicules électriques nous je pense

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que on a manqué enfin d'anticipation il fallait peut-être il faut essayer de mieux répondre aux besoins de nos des clients en france et en europe qui ne peuvent pas aller aussi vite et en plus on se met de fait dans les mains de l'industrie automobile chinoise donc évidemment je pense que nous n'avons pas le choix il faut coopérer, il faut partager, il faut essayer de s'associer davantage que nous ne l'avons fait. Laurent rapidement une seconde question. Oui monsieur le sénateur en fait la question c'est comment rendre aussi plus accessible les véhicules électrique à tous les français on sait que le bonus baisse régulièrement est ce qu'il ya dessus vous souhaitez un geste budgétaire de la part du gouvernement je pense

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que c'est pas la bonne solution je pense qu'il faut alors pour le coup 1 je suis plutôt enfin je suis un tenant de l'économie libérale il faut faire confiance aux entreprises pour voir de quelle manière à l'échelle nationale et européenne elle s'organise et qui est finalement un travail très très très étroit et de collaboration puisque on voit bien que finalement aujourd'hui le véhicule électrique qu'il n'est pas accessible au grand public en tous les cas dans notre production nationale et européenne je le dit il se trouve qu'en Meurthe et Moselle on a Renault-Sauva-Babati qui aujourd'hui produit le véhicule, oui le master électrique qui

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arrive finalement aujourd'hui mais il y a eu 18 mois très difficiles. Merci beaucoup Laurent Baudin, merci d'avoir été avec nous. Regardez vos deux unes, la une de l'Alsace puis sur les violences sexuelles, la loi intégrale qui arrive aujourd'hui à l assemblée. Il a une des DNA démographie l'Alsace face au mur du vieillissement. Merci Laurent Baudin, merci Jean-François Husson. C'est moi qui vous remercie. Bon examen budgétaire et Stéphane on se retrouve dans 20