Baccalauréat : faut-il être plus dur avec les élèves sur la notation ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le grand matin Sud Radio, [musique] la vérité en face. Jean-François Aili. Le baccalauréat en question.
Faut-il être plus dur avec les élèves sur la notation avoir le baccalauréat doit attester d'un [musique] certain niveau de maîtrise de la langue ? Ce sont les mots d'Edouard Gefrey qui a dévoilé ses priorités concernant le bac. [musique] Le ministre de l'éducation nationale insiste sur la qualité de l'écrit dans les travaux rendus par les candidats.
Je vous rappelle que le bac arrive là. Toute copie qui n'a pas un niveau suffisant en terme d'orthographe, de syntaxe et de grammaire ne peut pas avoir la moyenne au baccalauréat a expliqué hier le ministre lors d'une conférence de presse à Arcueil, c'est près de Paris dans le Val de Marne. Durcissement des consignes sur l'orthographe, lutte renforcée contre la France, c'est autre chose mais aussi hache planché.
Tiens, il a il a décidé le ministre éducation et def de ses ses ambitions pour le baccalauréat de faire en sorte que on n'y vienne pas trop jeune. Ce sont quelques rares cas particuliers mais bon voilà. Est-ce que c'est de la com ?
Est-ce que sont des bonnes décisions ? Pour en parler ce matin, Maxime Reperte, le vice-président du SNALC, le syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur qui va nous rejoindre dans un instant et ici présent. Bonjour Jérôme Fournier, vous êtes en studio, parlez bien près du micro. euh professeur d'histoire géos secrétaire national du syndicat SE UNSA.
Euh euh Jérôme Fourrier, que dites-vous de cette annonce spectaculaire hein du ministre de l'éducation nationale ? Bah c'est une annonce qui arrive pas au bon moment. C'est pas 3 semaines du bac qu'on annonce aux élèves euh comment ils vont être évalués alors qu'on a des années pour les préparer avant.
Donc c'est le timing est pas bon et on a sûrement là un objet de communication avant tout. Ça ça leur met un petit peu la pression comme on dit hein. Ouais.
Oui, bah bien sûr parce que euh le bac, il est là pour évaluer ce que les élèves ont travaillé euh pendant 1 an, 2 ans, 3 ans. Enfin voilà, c'est le résultat de de leur travail au lycée. Donc euh c'est pas maintenant qu'il faut leur dire comment ils vont être évalués alors qu'on les a pas préparé exactement à ces consigneslà.
Ça veut dire que les 72300 candidats là qui vont plancher là dans combien dans combien de jours ? 3 semaines euh s'ils sont pas bons en orthographe, ce qui est quand même un problème entre nous, on va en parler, ils peuvent rater leur bac alors que au fond il répondrai correctement, je sais pas, en histoire géographie par exemple à l'examen. Je suis assez peu certain de ça en réalité.
Euh le barême d'une épreuve, c'est pas que l'orthographe. Ou alors ça veut dire que demain on se soucie plus des capacités et des compétences des élèves en math, en histoire géo, en [grognement] voilà en philosophie et on n'évalue que qu'une épreuve d'orthographe. Donc on va pas mettre en dessous de la moyenne à des élèves qui maîtriseraient pas correctement l'orthographe.
C'est pas que ça le barême d'une épreuve. Oui, c'est pas que ça. Je cherchais le mot dans mes notes.
Euh, le ministre de l'éducation nationale, Édouard Gefray a dit "C'était une consigne valable avec discernement euh dans toutes les disciplines. C'est toute la nuance. Le avec discernement, ça veut dire que c'est laisser l'appréciation des enseignants comme vous.
En grande partie, oui, mais de toute façon, les enseignants, ils ont jamais négligé l'orthographe dans l'évaluation d'une copie. Enfin, si une réponse est pas compréhensible parce qu'elle est elle est mal écrite, la syntaxe est mauvaise, euh on reconnaît pas les mots, faut quand même pas penser que on met le maximum de points à l'élève. Il y a le fond, mais il y a aussi la forme.
Enfin, notamment dans les matières littéraires. Comment vous est-ce que vous interprétez cette euh décision sortie très spectaculaire, disais-je, du du ministre de l'éducation nationale là maintenant ? Alors, il y a une petite musique depuis un certain temps qui veut que si on a des résultats euh plus faibles à l'examen, l'examen a plus de valeur.
On est dans cette logique là en fait. On on là, il donne des consignes qui amènent vers un peu plus de tri. On a un système scolaire qui trie et qui élimine au fur et à mesure et en considérant que bah voilà, en triant, on donne plus de valeur à ceux qui ont réussi.
C'est cette logique là qui qui s'opère là. Est-ce qu'il y a derrière euh cette décision et est-ce qui peut en découler une dimension sociale ? Oui.
Alors alors alors ça c'est une vraie question. Oui, c'est une vraie question parce que le l'orthographe française est difficile par rapport à d'autres langues. C'est voilà, c'est un fait ça et et donc sa maîtrise est plus difficile.
Donc on voit bien, c'est il y a des études qui ont été faites sociologiques là-dessus que la maîtrise de l'orthographe est meilleure dans les catégories socio-professionnelles plus élevées. C'est donc il y a un marqueur social à la maîtrise de l'orthographe. Pour autant ça veut pas dire qu'on peut pas y arriver.
La question c'est est-ce qu'on fait en sorte que la maîtrise d'orthographe comme du reste parce que là le ministre il parle de l'orthographe mais enfin le bac ça peut pas être que l'orthographe. Donc est-ce que l'école elle fait en sorte que tous les élèves réussissent au niveau qu'on veut euh au niveau auquel on veut les amener à la fin de leur scolarité ? Quand vous euh corrigez des copies vous-même, euh qu'est-ce que vous êtes enfin vous êtes attentif, j'imagine, à la syntaxe, euh euh au euh au aux accords, à la la conjugaison, l'orthographe évidemment.
Euh vous êtes sévère, vous sanctionnez. Qu'est-ce que Qu'est-ce qu'est-ce que vous prenez en compte ? Je sais pas si c'est sévère.
Oui, c'est pas pour chaque élève. C'est un point d'équilibre entre ce qu'on attend sur le fond et ce qu'on lit sur la forme et ce qu'on comprend de la forme. Parce que une mauvaise syntaxe, c'est très vite une mauvaise argumentation.
Moi qui suis professeur d'histoire géographie, l'argumentation, c'est quand même quelque chose de d'essentiel. Donc si si la maîtrise de la langue est faible, l'argumentation derrière est faible. Donc forcément la note va être faible.
Enfin, c'est c'est ça fait partie d'un tout. Alors, il y a eu des périodes où on nous disait euh dans certaines épreuves que il y avait tant de points réservés à l'orthographe et à la maîtrise de la langue. C'est plus le cas, mais ça veut pas dire pour autant que les les enseignants quand ils corrigent, ils ne prennent pas en compte cette dimensionlà, mais c'est pris en compte autrement dans chacune des questions au fur et à mesure qu'on c'est laissé à la libre appréciation de chaque enseignant, j'imagine, hein.
Oui. avec des consignes de correction comme on a toujours hein, il y a un jury, il y a il y a des inspecteurs qui nous donnent des consignes et est-ce que alors tiens, je rebondis sur ce que vous dites à l'instant. Quel est le taux de réussite du il est gigantesque du baccalauréat aujourd'hui ?
C'est de l'ordre de c'est plus de 90 % 90 c'est des poussières. Oui. Plus de 90 %.
Les correcteurs ont-ils aujourd'hui des consignes trop indulgentes pour éviter les mauvaises notes et maintenir ce [grognement] fa ce fort taux de réussite qui est souvent enfin critiqué comme une sorte de de faonet finalement pour éviter les problèmes quoi. On met la poussière sous le tapis en abaissant le le niveau général et en laissant passer tout le monde. La plupart du temps, les consignes, elles sont données pour corriger un exercice qui serait trop compliqué par rapport à ce qu'on a fait travailler aux élèves dans l'année ou alors avec la la forme du bac telle qu'elle est aujourd'hui, vous savez que pour les épreuves de spécialité, les écrits, tous les élèves passent pas exact l'épreuve le même jour puisque on pourrait pas le faire avec les les couplages d'épreuves.
On est obligé de faire deux épreuves de MAT par exemple, deux épreuves de SVT, deux enfin deux jours d'épreuv. Donc ils n'ont pas les mêmes sujets bien évidemment. Donc euh les consignes, elles servent aussi à faire en sorte que avec des sujets différents, euh bien qu'ils aient été pensés avec le même niveau d'exigence au départ, mais on a ajuste pour s'assurer que un groupe d'élèves n'ait pas été défavorisé par rapport à un autre.
Vous diriez que le contrôle continue à affaibli la crédibilité du baccalauréat et créer des espèces de d'inégalité entre les établissements ? Non, nous à l'Unsa, on est favorable euh au contrôle continu, alors pas intégral hein, avec une part de contrôle continu parce que c'est aussi la récompense du travail régulier d'un élève dans l'année. Est-ce que selon vous, derrière cette volonté du ministre euh de l'éducation nationale euh de durcir he le baccalauréat, il y a un objectif purement pédagogique ou alors est-ce qu'il y a peut-être une sorte de [grognement] signal qui serait politique envoyé à l'opinion publique ?
Et ben c'est plutôt la deuxième solution pour nous hein. C'est plutôt un signal politique. Euh le en fait on a un ministre aujourd'hui qui sait qu'il ne fera pas de réforme.
Donc finalement il a pas grand-chose à dire s'il fait pas de réforme. Donc c'est aussi une manière de parler à l'opinion publique à parler de l'école. Le bac c'est bon c'est un symbole important.
C'est quelque chose de d'important dans dans le système scolaire français. Donc voilà c'est c'est on on travaille pas sur le fond des apprentissages quand on fait ce type d'annonce là. Donc nous, on préférerait qu'on se donne les moyens, on fixe un niveau à atteindre à la fin du collège, à la fin du lycée, à la fin de l'école, même si on veut et et on se donne les moyens que tous les élèves y arrivent.
C'est c'est pas la logique de l'école française et c'est bien ce qu'on lui reproche en fait. Jérôme Fournier, vous savez ce qu'on dit hein, c'est que euh il y a peut-être aujourd'hui une sorte de d'enseignement à à deux vitesse, c'est-à-dire qu' vous avez Paris avec ses exigences, l'Île-de-Fance, parcours suproix pour pas mal de d'élèves qui sont dans des régions parfois reculées où le niveau et bien est moins élevé. C'està-dire que si vous transposiez ces élèves du jour au lendemain dans les certains lycées parisiens, ils ne suivraient pas.
Mais de fait euh même avec des bacalaurées en poche dans des régions éloignées où le niveau peut-être moins élevé, ils n'ont plus la la l'espérance, l'espoir de d'accéder à des bonnes universités qui sont souvent euh pas seulement mais souvent en région parisienne. Est-ce que est-ce qu'on n'est pas arrivé à un système aujourd'hui à deux vitesses ? c'est pas euh Paris contre la province parce que il y a des très bons établissements, très bons lycées dans les grandes villes de province par exemple ou même dans d'autres plus modestes.
Mais euh c'est très lié tout ça aussi à la sociologie des établissements. Donc euh je suis je sais pas s'il y a un système à deux vitesses, mais après vous parlez de parcours sup, on a un vrai sujet là. Moi, je préféris que le ministre il s'empare du sujet de l'orientation par exemple parce que Parcours supt à l'affectation, l'orientation des élèves postbac.
Mais comment on s'y prépare ? Comment on fait en sorte que ce soit pas un élément de stress ? Oui.
Et et les élèves sont laissés souvent et parents avec livré eux-mêmes devant une plateforme finalement qui a remplacé peu à peu supplanter les bons vieux conseils d'orientation de jadis où il y avait un dialogue, il y avait un éclairage qui était plus à la mesure des attentes des uns et des autres. Le le dialogue, il existe he les profs principaux le font ce dialogue avec les familles, mais euh mais cette plateforme elle fait peur et bon donc pour nous ce qu'il faudrait vraiment envisager c'est comment on travaille ce parcours d'orientation et ça implique aussi les choix qu'on fait d'enseignement de spécialité au lycée général et technologique. Ouais.
Euh et et cette questionl aucun ministre et pourtant vous savez comme moi qu'on en a vu passer beaucoup ces dernières années, aucun ministre ne s'empare vraiment de cette questionlà par exemple. Allez, on va réagir à ce que vous dites hein à l'instant. Nous allons nous attendons notre notre deuxième invité qui apparemment a des soucis pour nous rejoindre.
Euh et oui, c'est la circulation [musique] dans Paris. C'est des choses qui nous arrivent à tous. Euh vous réagissez, vous n'hésitez pas au 0826 300. [musique] le ministre de l'éducation nationale est-il trop sévère ?
Euh est-ce que les profs, les enseignants que vous êtes hein, Jérôme Fourni, je rappelle, est-ce que euh au fond doivent-ils être bienveillants avec les élèves ? J'écouté ce que vous disiez à l'instant. Est-ce que est-ce que est-ce qu'il faut jaoger les choses [musique] au cas par cas ?
Vous nous appelez 0826 300. Vous réagissez après ces déclarations du ministre de l'éducation nationale à tout de suite pour la suite de la vérité en face. Le grand matin Sud Radio, [musique] la vérité en face.
Jean-François ministre Édouard Gfrey qui veut de l'éducation nationale qui veut sanctionner les copies du bac mal rédigé. Invité dans ce studio Jérôme Fournier, professeur d'histoire géo, secrétaire national du syndicat SE UNSA et Maxime Reperte. Ah, bienvenue qui nous rejoint.
Installez-vous, mettez-vous là. vice-président du SNALC, le syndicat national des lycées, collège, écoles et stud supérieurs. Bonjour et bienvenue.
Installez-vous. Je vais vous faire écouter euh en attendant que vous vous posiez euh ce que euh dit euh Yanis Rodert, l'historien euh de cette déclaration du ministre de l'éducation nationale sur Sud Radio. C'est aussi un signal, je crois, envoyé euh à la fois aux élèves mais aussi aux professeurs de prendre en compte, de tenir compte du niveau d'expression écrite de de leurs élèves.
Ça veut dire aussi que les élèves doivent comprendre que et bien écrire ça demande des efforts, ça demande de la rigueur, ça demande du sérieux. Mais le signal, je pense que le signal est important. La langue ça se maîtrise, la langue ça se travaille, la synpaxe, l'orthographe et ce sont temps d'efforts qui permettent de structurer sa pensée.
Maxime R, bonjour, bienvenue. C'est c'est chaud hein pour parfois nous rejoindre. vice-président du SNAL.
Vous avez entendu évidemment les déclarations du ministre hier et notamment ce commentaire qui est fait à l'instant. Euh vous dites quoi vous ? C'est un un bon signal ?
C'est Non, c'est c'est c'est un faux signal. Écoutez, je pense que tous autour de cette table, nous sommes d'accord pour dire que il faut maîtriser la langue française, que l'orthographe, la syntaxe, la grammaire, la façon de s'exprimer, c'est quelque chose d'important. Nous sommes tous d'accord, je pense.
Bon, maintenant, pour en revenir aux déclarations du ministre, je vais faire une comparaison qui va tout de suite résumer la chose. C'est comme si vous étiez malade et je vous dis bah écoutez, vous êtes malade, on va vous maquiller, on va vous maquiller un peu et vous verrez, ça ira mieux. H et bien là c'est un petit peu la même chose.
Il faut il faut être lucide, il faut être réaliste. Ces annonces, elles partent d'une intention qui est tout à fait louable mais on reste dans une posture, une posture de communiquant, une posture d'aff d'affichage parce que le Mais comment vous l'expliquez ? Pourquoi ça arrive maintenant ? quelques jours bac et ça arrive maintenant pour montrer que voilà, on essaie de montrer vous savez l'éducation nationale c'est une belle vitrine et c'est une succession de politique d'affichage pour résumer les politiques éducatives.
On essaie de dire en gros regardez on va vous montrer que le bac ça a une importance. Alors d'ailleurs au passage pas tous les bacs hein parce que la voie professionnelle s'est repoussée à 2027. Bon, pour des questions techniques, mais le problème c'est pas ça.
Le problème c'est que les jeunes ne maîtrisent pas la langue française. H Et c'est pas en demandant d'être plus exigeant en terme de correction qu'on va changer la donne. Hm.
Regardez un petit peu le paradoxe. Pendant des années, on a diminué le volume d'heure d'enseignement en français. On demande parallèlement chaque année chaque année on demande au correcteur à des correcteurs de remonter les notes quand ils sont trop strict et là aujourd'hui on vous tient un discours inverse.
Je suis désolé si on veut agir sur la maîtrise de la langue française c'est pas ce type d'annonce qu'il faut faire. Jérôme Fournier partager le point de vue de de Maxime Rert. Quelle est l'idée en fait de ce que dit le ministre de l'éducation nationale.
Bon, c'est trop tard, ça vient comme un cheveux sur la soupe alors que les les élèves préparent leur bac là. Mais qu'est-ce que l'on fait avec cette abaissement général du niveau au fond de la maîtrise du français, donc de l'orthographe ? Qu'est-ce qu'on fait là ? il faut euh faire des enfin il faut changer un certain nombre de méthodes d'enseignement pour euh atteindre un meilleur niveau si euh c'est c'est ce qu'on se fixe.
Mais euh je répète ce que je disais tout à l'heure, faisons attention. Le bac ce n'est pas que l'orthographe. On ne peut pas baser la réussite ou l'échec des élèves au bac qu'à partir de l'orthographe.
Ils ont des disciplines qui évaluent autre chose que ça. Donc c'est un élément à prendre en compte. Oui, mais euh ça peut pas être l'alpha et l'oméga euh de la correction du bac de cette année.
Messieurs, euh est-ce que tout ça ce n'est pas la résultante de euh je commence par vous Maxime Rperte, de de du de l'impact désormais, hein, ça date depuis quelques années, de l'éruption des écrans euh dans nos vies, dans la vie des jeunes aujourd'hui comme les adultes également, mais qui viennent au fond, on va dire, fracasser l'enseignement du des langues et de l'orthographe. Vous avez raison en fait, on arrive à cette situation là parce que c'est un ensemble de phénomènes y compris celui que vous venez de décrire. Mais en même temps, regardez ce qu'on a fait au niveau de l'école.
Regardez l'exigence. Où est l'exigence vis-à-vis de nos élèves ? Cette exigence, elle n'existe plus.
On a diminué le nombre d'heures, on a euh rendu le métier de moins en moins attractif, à tel point qu'il est difficile aujourd'hui de trouver des professeurs de lettrre pour euh faire cours face aux élèves. Euh sans parler des méthodes pédagogiques qu'on a cassé et il y a des problématiques autres hein. Celle des écrans c'est une excellente problématique.
On se retrouve aujourd'hui dans une situation où il faut opérer d'urgence et où le ministre nous dit "Attendez, on va mettre un sparadra." Parce que la réalité c'est ça. Il faut qu'on arrête de mentir, qu'on arrête de mentir aux auditeurs, qu'on arrête de mentir aux élèves, qu'on arrête de mentir aux parents et à un moment donné reconnaître les choses, les problèmes tels qu'ils se présentent.
Messieur, il faut conclure. Dommage vous soyez arrivé si tard mais on entend bien les messages. Qui sont les vôtres ?
Jérôme Fournier, que dites-vous à vos collègues ? Oups. Indulgence là pour le bac.
Mais non, mais pas pas ni plus ni moins d'indulgence que qu'avant. Enfin, je crois que les enseignants sont des professionnels sérieux, ils savent ce qu'ils font et ils évaluent correctement. Et puis après, à partir de consignes qu'on leur donne, c'est on peut pas le nier mais mais on peut pas remettre en cause leur travail.
Maxime R même conclusion pour vous. Je pense qu'il faut redonner à l'enseignant sa place de professionnel. Il faut arrêter de les infantiliser, de les culpabiliser, de les isoler parce que nous sommes des professionnels de éducation nationale.
Donc rendez-nous notre professionnalisme et reconnaissez notre travail. Voilà le message que j'aimerais adresser à notre ministre. Et j'imagine pour ce qui est de l'éducation de nos enfants, rendez-vous en 2027.
Ça sera l'un des grands débats. Vous êtes d'accord avec ça, messieurs ? He ?
Oui, bien sû ça c'est certain que ça sera sûrement un des débats importants. Allez, merci à vous. Merci à tous les deux.
Journier et Maxime d'avoir répondu à nos questions ce matin et bonjour Jacques Cardose. Bonjour mon orthographe vous. Oui, j'essaye.
Je me suis amélioré parce que c'était pas c'était pas gagné quand j'étais quand j'étais jeune. Important. Oui.
Ah oui, c'est important. C'est important de bien soigner son écriture. Ben vous savez quoi ?
On parlera aussi éducation dans l'émission qui vient. On parlera Mettez-vous d'accord. On parlera du port de l'uniforme d'un bilan qui est assez contrasté.
On se posera également la question au sujet de Patrick Bruel de savoir si le public va boycotter Patrick Bruel. Pourquoi ? Et bien parce qu'il y a de plus en plus d'appels d'annulation.
C'est vous avez entendu les les nos auditeurs les les sont partés très partagés. Ouais. Ou ben je je comprends qu'il soit vraiment partagé parce que est-ce qu'il faut aussi faire la différence entre l'homme et ce qu'il a pu commettre et puis l'artiste ?
C'est toujours ce même débat. On parlera également de ce nouveau régime d'exception qui va permettre de s'affranchir des normes pendant 2 mois. De quoi s'agit-il ?
De l'état d'alerte de sécurité nationale ? C'est une disposition qui a été intégrée à la progression programmation militaire qui a été votée hier au Parlement. Est-ce un régime spécial ?
Est-ce une privation des libertés ? Vous nous appelez au 0826 300300. On sera avec les les débatteurs bien entendu tout à l'heure.
Et bonne émission à vous. Merci à vous. Ah.
Michel Fournier