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ChroniqueFrançois-Xavier Bellamy· 21 mars 2023 2 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Emmanuel Macron a créé le déni que cette réforme paie aujourd’hui

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00François-Xavier BellamyFait
    « Le grand responsable de cette crise démocratique, c'est lui. »
  • 0:15François-Xavier BellamyFait
    « La politique du “en même temps”, de la confusion permanente ; La politique qui nous a conduits à perdre le sens des réalités. »
  • 0:30François-Xavier BellamyFait
    « Nous avons tellement vécu dans l'illusion de ce que le président lui-même appelait l'argent magique. »
  • 0:45François-Xavier BellamyFait
    « Nous avons tellement vécu dans la facilité du “quoi qu'il en coûte”. »
  • 1:00François-Xavier BellamyFait
    « Nous avons tellement vécu dans le déni de réalité. »
  • 1:30François-Xavier BellamyChiffre
    « On a dépensé des dizaines de milliards d'euros pour faire en sorte que les Français vivent dans ce déni de réalité. »
  • 1:45François-Xavier BellamyFait
    « Le gouvernement s'est privé de la majorité politique nécessaire pour mener cette réforme. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- Le président de la République prendra la parole à la télévision demain, demain à 13 h. Qu'est ce qu'il doit dire ? Qu'est-ce qu'il peut dire aux Français pour apaiser la situation ? - J'espère qu'il présentera ses excuses.

D'abord parce qu'encore une fois, je le redis, le grand responsable de cette crise démocratique, c'est lui. La politique du “en même temps”, de la confusion permanente ; La politique qui nous a conduits à perdre le sens des réalités. Pourquoi les Français ne mesurent-ils plus aujourd'hui la nécessité d'une réforme des retraites ?

Parce que nous avons tellement vécu dans l'illusion de ce que le président lui-même appelait l'argent magique. Nous avons tellement vécu dans la facilité du “quoi qu'il en coûte”. Nous avons tellement vécu dans le déni de réalité.

Vous m'avez entendu dire ça, avec nos collègues des Républicains - nous l'avons dit pendant des années. Nous avons tiré la sonnette d'alarme. Et aujourd'hui, nous constatons les dégâts. - Oui, mais c'est ce que vous dit le gouvernement.

Le gouvernement, notamment Bruno Le Maire, dit “une partie des Républicains ont perdu leur cohérence, ceux qui n’ont pas voté cette réforme ont perdu leur cohérence.” - Pardon, mais ceux qui ont créé l'incohérence continuelle dont nous vivons, aujourd'hui, les conséquences directes, c'est le gouvernement auquel appartient Bruno Le Maire, et Bruno Le Maire lui-même, qui a endetté la France plus qu'aucun de ses prédécesseurs, sans aucune espèce de sérieux, sans aucune espèce d'exigence de vérité. Et nous l'avons dit pendant des années, encore une fois.

Et aujourd'hui, comment voudrait-on que les Français ne comprennent pas qu'on leur demande de faire des efforts, quand on les a habitués à cette fiction dangereuse ? Quand c'était la période électorale où il s'agissait d'être réélu, quand il fallait seulement se maintenir au pouvoir, là, pour le coup, il n'y avait pas de problème avec la dépense publique. Et là, pour le coup, on a dépensé des dizaines de milliards d'euros pour faire en sorte que les Français vivent dans ce déni de réalité qui a permis à Emmanuel Macron d'être reconduit au pouvoir.

Et d'un seul coup, maintenant qu'il est réélu, on vous explique qu'en fait, il y avait en réalité une difficulté à gérer. Comment voulez-vous que les Français ne soient pas dans l'incompréhension ? Nous disons, avec les Républicains, nous avons expliqué très clairement depuis le début, c'est notre ligne ultra majoritaire, que nous devons faire avec le sérieux nécessaire pour que la France retrouve confiance en son avenir.

Mais ce que je constate aujourd'hui, c'est que faute d'avoir tenu ce discours cohérent et clair depuis le début, le gouvernement s'est privé de la majorité politique nécessaire pour mener cette réforme.