Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire
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13h-15h, Europe 1 Info. Vous écoutez les grands entretiens politiques d'Europe 1 Info, c'est avec vous Mickaël Dorion. Il est 14h33, nous accueillons votre deuxième invité, la ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire, Annie Gennevard. Bonjour Madame la ministre. Bonjour. Merci d'être avec nous sur Europe 1. Pour commencer, je voudrais qu'on parle de ce rendez-vous à suivre de très près. Demain, Sébastien Lecornu reçoit à Matignon plusieurs de ses ministres aux côtés des représentants des organisations agricoles. Au menu, la réponse de l'État face à la canicule qui frappe durement le monde agricole depuis plusieurs semaines.
Deux possibles annonces sont attendues de ce rendez-vous. Écoutons les précisions d'Alexis De La Fontaine.
Oui, le Premier ministre et la ministre de l'agriculture, Annie Gennevard, devraient annoncer une série de mesures, la plus concrète des prêts de trésorerie débloqués dans les prochains jours pour permettre aux éleveurs de rénover ou équiper leurs bâtiments. Objectif, installer des systèmes de brumisation et de ventilation pour protéger les animaux lors des prochains pics de chaleur. Ces prêts seront garantis par BPI France. Autre annonce, dans chaque région, les services de l'État vont devoir identifier des sites capables d'accueillir en urgence l'enfouissement d'animaux morts.
Le gouvernement prévoit également de faire contribuer les assureurs et demande des indemnisations pour les récoltes touchées par la chaleur. Cette réunion à Matignon devrait donc concrétiser ces différentes pistes. Et Annie Gennevard l'assure, si une nouvelle canicule survient, des mesures complémentaires seront annoncées. Un signal fort attendu par la profession agricole.
Ça veut dire, Madame la ministre, qu'on attend une prochaine canicule pour annoncer de nouvelles mesures ?
Disons qu'on s'y prépare, c'est indispensable. Dès le premier jour des canicules, on a mis en place une cellule de crise. On est en mode crise absolument permanent. On a des remontées de terrain, heure par heure, sur la situation des cultures, la situation des bâtiments d'élevage, l'accompagnement humain des agriculteurs, parce qu'ils vivent une nouvelle crise absolument terrible, avec des pertes de récoltes, de moindre quantité de lait, la menace du feu, l'intensité du travail qu'il leur faut faire, puisqu'ils sont en pleine moisson, et qu'ils sont extrêmement vigilants à le faire dans des conditions qui évitent tout risque de feu.
Ils savent de toute façon que la saison ne sera pas bonne, alors que leurs charges de fonctionnement ont beaucoup augmenté, avec le conflit au Moyen-Orient, avec l'augmentation des engrais, l'augmentation du gasoil. Nous vivons une période qui est vraiment très éprouvante, et c'est le moment de montrer notre solidarité à l'égard de ceux qui nous nourrissent et qui travaillent dur, particulièrement dur en ce moment où ils sont dans leur champ.
Mais la question que beaucoup de Français se posent, c'est tout ça n'aurait-il pas pu être anticipé ?
Mais en réalité, depuis les grandes sécheresses d'il y a quelques années, le monde agricole s'est tout de même organisé pour ce faire. D'abord, il sait, il connaît les procédures, les bonnes façons de faire pour éviter les problèmes, mais il faut aller plus loin, puisque ce qui caractérise notre époque, c'est non seulement le réchauffement climatique, mais le dérèglement climatique. C'est-à-dire que les épisodes météorologiques sont plus fréquents et plus violents. Ça pose par exemple la question de l'eau.
Le stockage de l'eau, auquel nous voulons évidemment apporter des améliorations à travers le texte de loi que nous venons d'adopter au Sénat, est aussi une réponse, ce n'est pas la seule réponse. Il faut aussi un travail agronomique pour que le sol retienne l'eau. Il faut des choix de culture qui soient moins gourmands dans l'eau. Il faut que la technologie et la recherche nous aident, elles le font avec notamment les nouvelles techniques génomiques qui produisent des plants qui sont mieux résistants. Il y a toute une batterie de mesures que les agriculteurs n'ont pas attendu qu'on leur dise quoi faire pour les mettre en place, mais il faut qu'on accélère. Je vous donne un exemple.
Cet été, au plus fort, le climat de l'Occitanie, c'est celui de la Jordanie. Il est clair que ça va avoir des conséquences sur le choix des cultures. Est-ce qu'on va demain cultiver la même chose ? Il y a des filières où on est très dépendant, de gros consommateurs, d'huile d'olive, d'amande, de pistache. On est des gros consommateurs, on ne produit pas. Or, ce sont des cultures qui demandent moins d'eau. Il faut aussi qu'on explore et qu'on s'inspire aussi de ces pays où il fait très chaud, où depuis très longtemps, ils ont adapté leur système agricole à la chaleur. Je pense par exemple au Maroc. Ils ont des modes d'irrigation qui sont très économes en eau.
Voilà, donc il faut déployer à 360 degrés toutes les possibilités. Et puis, dans vos annonces, vous avez évoqué l'adaptation des bâtiments d'élevage parce qu'il y a certaines espèces animales qui supportent très très mal la chaleur, notamment la volaille. Et là, il faut pouvoir brumiser les bâtiments d'élevage, les ventiler. D'ailleurs, vous savez, quand ils le peuvent, ils n'ont pas attendu pour le faire. Moi, je vois chez moi, dans les étables de bovins, certains ont déjà mis en place des brumisateurs. Mais là, on va intensifier le dispositif.
J'entends ce que vous dites. Effectivement, depuis quelques années, certains agriculteurs ont pris les devants. Mais toutes ces installations, toutes ces modifications, toutes ces adaptations ont évidemment un coût. Aujourd'hui, on le sait, certains agriculteurs sont dans des situations parfois et malheureusement souvent très délicates. Et ils attendent beaucoup de l'État.
Bien sûr, bien sûr. L'État et la nation, on leur doit une solidarité. Puisqu'on compte sur eux pour quelque chose d'absolument fondamental qui est la nourriture qu'ils produisent. C'est d'abord les protéger de la concurrence des loyales. Vous voyez, dans le texte de loi, il y a des dispositifs pour les cantines. Les cantines, c'est une façon d'écouler leur production. Mais au-delà, il faut se préparer. Parce que ce ministère, il a ce site particulier qu'on passe toujours d'une crise à une autre. Mais il faut aussi, de temps en temps, relever la tête pour pouvoir prévoir, travailler à l'avenir. Et là, nous anticipons.
Le fonds hydraulique que le Premier ministre a triplé, c'est pour aider les agriculteurs à stocker l'eau. Le plan méditerranée, c'est pour initier de nouvelles productions végétales. Voilà, il faut effectivement se mettre dans une posture de comment l'agriculture française va-t-elle s'adapter à cette nouvelle donne climatique. Et tous les pays de l'Union européenne font cela. Il faut aussi qu'on développe des systèmes assurantiels, des outils de résilience pour les aider. Vous voyez, moi, j'ai visité des serres très technologiques qui sont autonomes en eau, qui se passent de traitement, qui ont des bons niveaux de production. Il va falloir vraiment un bouleversement assez complet.
Mais ça, vous savez, les agriculteurs, c'est à la fois une activité très traditionnelle et en même temps ouverte à la modernité la plus pointue. Et surtout, ils ont quelque chose de très précieux, c'est qu'ils approchent les choses très collectivement ou saines filières organisées. Et ça, c'est précieux.
Madame la ministre, dans la première partie de nos grands entretiens politiques, tout à l'heure, nous étions avec Aminata Nyakate, qui est porte-parole d'Europe Écologie Les Verts. Son parti va déposer une motion de censure. Tout à l'heure, je parlais d'anticipation concernant ces fortes chaleurs, concernant la canicule qui a frappé la France. Son parti va déposer une motion de censure contre le gouvernement. Il dénonce la mauvaise gestion de la canicule par le gouvernement de Sébastien Lecornu. Que leur répondez-vous aujourd'hui ?
Moi, je pense que c'est une réponse qui n'est pas à la hauteur de la difficulté que vit notre pays. Lorsque toutes les forces vives du pays sont mobilisées pour passer cet épisode très difficile, qu'il s'agisse des pompiers, des policiers, des services de l'État, des professionnels de toute nature, professionnels de santé, c'est presque indécent de déposer une motion de censure parce que c'est la canicule. Je trouve que ça n'est pas à la mesure...
Qu'est-ce qui est indécent ? La réponse du gouvernement ? Ou justement la motion de censure déposée par...
Je trouve que vouloir censurer le gouvernement au motif que c'est la canicule n'est pas à la hauteur de la situation. Quand est-ce que dans notre pays, nous allons retrouver un peu de solidarité nationale et pouvoir, dans des moments exceptionnels de souffrance, parce que le pays est en souffrance aujourd'hui, retrouver un peu de sens collectif, de penser à l'autre et de ne pas être dans une réponse étroitement politicienne ? Je trouve véritablement que ça n'est pas à la hauteur.
Alors écoutons justement Marine Tondelier, la patronne des écologistes.
J'imagine bien qu'ils la voteront. Des contacts que j'ai pu avoir, j'ai compris qu'il a voté et je n'imagine pas qu'il en soit autrement. Il est pour les communistes d'ailleurs.
Donc cette motion de censure
pourrait faire l'unanimité à gauche ? J'espère bien. C'est beau l'écologie, non ?
Voilà, Marine Tondelier qui parlait donc du Parti Socialiste puisqu'on sait d'ores et déjà que la France Insoumise va se joindre aux écologistes pour cette motion de censure et donc effectivement ils espèrent qu'elle fera l'unanimité au sein de la gauche. Vous comprenez Annie Gennevar qu'aujourd'hui beaucoup de Français s'interrogent d'une manière ou d'une autre sur justement le fait d'avoir pu anticiper et sur la gestion justement de cette crise.
Écoutez, moi je pense que Marine Tondelier espère coaliser autour de cette motion de censure et susciter une unité qu'elle n'a pas dans sa propre famille politique. C'est une façon finalement de détourner le regard de la situation dans laquelle elle se trouve politiquement qui est une... Une façon d'exister. Une façon d'exister mais rapportée à la situation que nous vivons je trouve que ça n'est pas à la hauteur de la situation. Gérer une crise ça veut dire apporter les bonnes réponses au bon moment. C'est ça gérer une crise. Et puis c'est aussi en tirer les enseignements. L'hôpital les EHPAD par exemple ont tiré les enseignements de la dernière épisode du dernier pic de chaleur.
On a organisé les EHPAD pour qu'il y ait des salles rafraîchies où on puisse mettre... Moi j'ai été maire on a mis en place des dispositifs d'aller vers les personnes isolées pour vérifier qu'elles s'hydratent pour vérifier qu'elles sont entourées qu'elles ne sont pas isolées dans la situation. Il y a des dispositions le pays mais vous savez la politique gérée... Il y a tout de même
certains sujets sur lesquels on reste encore très timide. Alors je suis d'accord avec vous. Effectivement les écologistes ne sont peut-être pas les mieux placés sur ces sujets-là mais en ce qui concerne par exemple la climatisation. Vous parliez des hôpitaux. Quand certains hôpitaux sont actuellement en construction et qu'on continue de construire des hôpitaux sans que les chambres soient climatisées, on s'interroge.
Alors deux choses. D'abord il est possible que les choses évoluent à la faveur de la situation que nous vivons. Mais la situation que nous vivons on ne la découvre pas aujourd'hui. Ensuite on sait construire aujourd'hui des bâtiments mieux isolés, des bâtiments passifs, ce qu'on appelle la construction passive qui évite d'avoir des frais démesurés de chauffage l'hiver.
Madame Lamini, je vous interromps parce que pour le coup je connais le sujet, j'ai habité il y a très peu de temps dans un immeuble qui venait de sortir de terre. Effectivement aujourd'hui on sait construire des habitations qui sont extrêmement bien isolées dans lesquelles on n'a pas besoin de se chauffer l'hiver. Et c'était extraordinaire, c'était effectivement très intéressant parce que l'hiver on n'avait pas besoin de chauffer. Pour quelle raison ? Parce que ces bâtiments, ces nouveaux bâtiments gardent la chaleur l'hiver. Sauf que ces bâtiments gardent aussi la chaleur l'été.
Alors écoutez, le principe de la maison passive c'est normalement une isolation exceptionnelle qui permet d'éviter justement les écarts dans le froid et dans le chaud. Mais en tout état de cause, je pense que, je ne sais pas de quels hôpitaux en construction vous me parlez précisément, mais je suis bien convaincue que cette canicule va amener probablement à adapter la construction à l'évidence ou des règlements climatiques que nous connaissons dans notre pays. En tout cas, il faut le faire assurément.
De même, pour les bâtiments d'élevage, il est clair qu'il faudra, ou même dans la façon de soigner les animaux, de les mettre dans des systèmes mixtes, forêts, pâturages, pour qu'ils puissent bénéficier de l'ombre des arbres. Enfin, il y a des réponses à apporter. Il faut désormais, et là vous avez raison, s'interroger systématiquement dans les aménagements que nous faisons pour qu'évidemment on puisse se préparer à ces épisodes qui selon toute vraisemblance peuvent ressurgir chaque année. C'est clair.
Mais gérer une crise, c'est, vous voyez, vouloir une crise politique en plus de la crise canicule que nous vivons, ce n'est pas responsable, ce n'est pas à la hauteur de ce qu'on attend des responsables politiques du pays. Donc moi je dis aux uns et aux autres qui donnent des leçons et qui disent on aurait dû anticiper, tout n'est pas anticipable. Et l'anticipation, on a tiré quand même les enseignements des sécheresses et des canicules passées, il faut continuer à y travailler.
La prochaine élection présidentielle, on va en parler dans un instant, puisqu'elle fait déjà polémique, elle fait déjà polémique cette semaine, on en a parlé en ce qui concerne les dates de cette prochaine élection présidentielle, le 18 avril pour le premier tour, le 2 mai pour le second tour. Certains à droite estiment que ces dates vont favoriser la gauche. Elles ne font pas l'unanimité, on entendra notamment Yael Brown-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale qui s'exprimait sur ce sujet. Restez bien avec nous pour la suite de cet entretien. Madame la ministre, restez avec nous.
Vous écoutez les grands entretiens politiques d'Europe 1 Info avec vous, Mickaël Dorian et votre invitée, Annie Gennevard, ministre de l'Agriculture, de l'Agro-Alimentaire et de la Souveraineté Alimentaire. Il est 14h47 sur Europe 1. 13h15, Europe 1 Info. 13h15, Europe 1 Info. Et dans Europe 1 Info sur Europe 1 avec Mickaël Dorian, vous écoutez les grands entretiens politiques avec votre invitée, Annie Gennevard, ministre de l'Agriculture, de l'Agro-Alimentaire et de la Souveraineté Alimentaire. Depuis mercredi, on connaît ça, y est les dates de la prochaine élection présidentielle, 18 avril pour le premier tour de mai, donc pour le second tour.
Des dates qui ne font pas l'unanimité à droite, notamment Bruno Retailleau, le patron des Républicains, candidat à cette prochaine élection, estime que ces dates favorisent, vont favoriser la gauche. Écoutez également Yael Brown-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, qui disait que cette décision n'était pas satisfaisante.
Ce sont des mauvaises dates, oui. Le problème, c'est qu'on a des délais qui sont inscrits dans la Constitution, c'est l'article 7, entre 35 et 20 jours avant la fin de mandat du président. Il y avait juste une autre possibilité qui était de décaler d'une semaine en amont. Je crois que l'Elysée a choisi la moins mauvaise des solutions. S'il y a une unanimité de tous les partis politiques pour considérer que ça n'est pas une bonne date et que les dates en plein milieu de toutes les vacances scolaires de tout le pays sont meilleures, dans ce cas-là, il faut écouter les partis politiques.
Yael Brown-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, interrogée sur RTL. Comment est-ce que elles sont choisies ces dates, Annie Genevar ?
Écoutez, elles sont choisies, comme l'a dit la présidente de l'Assemblée nationale. D'abord, on a les contraintes de calendrier qui sont fixées par la Constitution. Donc, les options ne sont pas non plus énormes. Bon, après, le choix, c'est d'avoir le 1er mai en dernier jour de campagne ou au premier jour après l'élection. Moi, je ne sais pas vous dire si cet élément à lui seul constitue un facteur déterminant. Ça ne me paraît pas d'une folle évidence. Ce qui est sûr,
c'est que le 1er mai est un marqueur politique chaque année. Oui,
mais est-ce qu'il est préférable qu'il ait lieu avant le premier tour ou dès le lendemain de l'élection du président de la République ? Je ne sais pas. Ou dès le lendemain du premier tour ? Je ne sais pas.
En tous les cas, dès le lendemain, il ne pourrait pas influencer le vote. Écoutez,
vous savez, ceux qui déterminent le vote, j'ai peine à penser que l'opinion publique soit si volatile et si déterminée par le choix d'un 1er mai par rapport à tel ou tel moment de l'élection présidentielle. Je crois que les grands déterminants de cette élection ne sont pas là.
Autre polémique, puisque il y a effectivement premier débat sur les dates, autre débat maintenant sur évidemment les alliances, sur les candidatures pour cette prochaine élection avec notamment Laurent Wauquiez qui, contre toute attente, tend désormais la main à Édouard Philippe. Selon lui, il est apte à incarner l'ordre et le sérieux qui vont permettre de redresser la France. Il ajoute qu'il faut savoir se retirer si c'est nécessaire de la course à l'Elysée sans mentionner directement le patron des Républicains, Bruno Rotaillot, à qui finalement, d'une certaine façon, il plante un couteau dans le dos quand même.
Moi, je pense qu'il est urgent pour la droite, la famille à laquelle j'appartiens et je continue d'appartenir et à laquelle je suis fidèle, de pouvoir aborder cette élection en bon ordre. Et donc, à la fois pour le patron des Républicains de pouvoir faire l'unité des siens parce que c'est la condition, me semble-t-il, indispensable pour pouvoir peser sur l'élection. Et puis, bien prendre la mesure aussi du moment que nous allons vivre avec cette élection. La France est en très grande difficulté. Il va falloir des gens qui soient à la fois solides, déterminés et qui aient une vision pour le pays qui prennent les rênes. Moi, ma position est la suivante.
Je considère, j'appartiens aux Républicains. J'ai toujours été fidèle à ma famille politique et Dieu sait que j'en ai montré quelques exemples au moment où Éric Ciotti nous a lâchés. je continue de penser que LR doit peser de tout son poids la droite doit peser de tout son poids dans cette élection soit parce qu'elle a un candidat qui émergera soit parce qu'elle pourra peser sur le projet qui sera mis en oeuvre par le futur président de la République.
Mais en tout état de cause sur quoi je veux insister et je ne suis pas la seule en la matière Gérard Larcher l'a dit Valérie Pécresse l'a dit Laurent Wauquiez l'a dit il faudra que nous ayons un candidat dans l'espace politique qui est enserré par le Rassemblement National et la France Insoumise.
Mais le fait que Laurent Wauquiez c'est ce qui fait finalement s'assoie sur le vote des militants en faisant une telle déclaration.
Écoutez moi je n'ai pas été dans la confidence de sa déclaration je n'ai pas parlé avec lui je ne veux pas parler à sa place. Ce que je vous dis c'est que c'est le rendez-vous de la responsabilité à laquelle les républicains sont convoqués aujourd'hui.
Unité de la famille solidité du projet esprit de responsabilité pour que demain au deuxième tour nous soyons la droite qui a des choses spécifiques à apporter à notre pays à la résolution de nos difficultés soit pleinement engagée dans le processus présidentiel c'est tout ce qui compte comme l'a dit Valérie Pécresse le pays a besoin des solutions que notre famille politique que la droite avec son allié naturel du centre voilà il se fait que on peut regarder toutes les précédentes élections l'UMP ou LR on a gagné avec le centre il faut être en capacité de conclure des alliances mais avant cette phase-là il faut être capable de rassembler les siens et de pouvoir travailler ensemble à un projet qui le moment venu aura toute son importance dans le projet présidentiel bien sûr
Bruno Rotaillot a réagi dans la Provence je ne sais pas si vous avez vu les mots du patron des républicains je ne souhaite pas assez de mal à Edouard Philippe pour vouloir qu'il soutienne pour vouloir qu'il le soutienne pardon je ne souhaite pas assez de mal à Edouard Philippe pour vouloir qu'il le soutienne vous conviendrez que toutes ces ces polémiques toutes ces histoires politiciennes finalement ne font pas vraiment bien aux républicains
alors il faut veiller à ne pas désespérer ceux qui nous font confiance et vous savez pour avoir mené aux côtés des candidats de plusieurs campagnes présidentielles il y a une période qui est sensible c'est celle où on peut être tenté pour exister de durcir le ton il est très difficile après de se retrouver donc il ne faut pas obérer les chances de réussite et handicaper l'avenir par des mouvements d'humeur dont je peux comprendre humainement la la la la teneur mais voilà c'est un moment particulier que nous vivons on voit bien que l'épreuve de la canicule vraiment appelle à notre sens des responsabilités et c'est maintenant mais ce qu'on peut dire c'est que la campagne a commencé
oui là c'est le moins qu'on puisse dire on a le temps d'écouter Edouard Philippe on va écouter Edouard Philippe qui a réagi justement à Laurent Wauquiez
j'ai noté qu'il qu'il m'encouragait je ne suis pas sûr que ce soit un soutien mais j'ai noté qu'il m'encouragait quand vous êtes en campagne et quand votre objectif c'est de rassembler le plus largement cet espace qui va de la droite jusqu'au centre vous vous réjouissez des soutiens quand ils sont formulés donc je m'en réjouis politique on gagne quand on fait des additions pas quand on fait des divisions et donc être capable de rassembler c'est à dire de parler à tout le monde d'essayer de construire des choses avec tout le monde c'est absolument indispensable à l'exercice politique et je suis déterminé à continuer dans cette voie
sur ce point il a raison Edouard Philippe il n'y aura pas de place pour Bruno Retailleau Edouard Philippe et Gabriel Attal
non mais cette inflation du nombre de candidats est ahurissant chaque jour dans chaque famille politique un nouveau candidat ou une présomption de candidature tout ça n'est pas n'est pas sérieux et évidemment le moment venu il faudra se rassembler mais pour l'instant chacun est dans son couloir de nage essaye d'aller le plus vite possible le plus loin possible il y a un moment où quand même le réalisme politique imposera quand même un peu de sagesse en tout cas c'est ce à quoi j'appelle les futurs candidats
merci madame la ministre merci à vous merci Mickaël Dorian c'était Mickaël Dorian sur Europe 1 pour les grands entretiens politiques d'Europe 1 vous retrouvez Marie-Estelle Dupont et Romain Desarbes pour si on en parlait de 15h à 16h je vous souhaite une excellente après-midi merci Géraldine Hamon et bonnes vacances merci beaucoup merci très belle l'été à l'écoute d'Europe 1 et demain matin retrouver Frédéric Tadehi pour cette arrivée cette semaine et dimanche c'est arrivé demain deux émissions pour éclairer l'actualité des derniers jours et réfléchir aux événements à venir en compagnie de nombreux invités c'est tous les week-ends de 9h à 10h sur Europe 1
Annie Genevard