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Podcast / conversationFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 9 janvier 2024 24 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalTravail & emploiRetraites

Démission d'Élisabeth Borne : "Il fallait immédiatement annoncer le nom du nouveau Premier ministre"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:20OuverteÉludée

    Pourquoi tarder ? Y a-t-il des freins, des hésitations de dernière minute à trancher sur le bon candidat, le bon profil ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Guillaume Roquette, est-ce que vous avez compris pourquoi ça prend du temps ? Ou c'est juste les impatiences de Jean-Michel Apathy ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Et vous, Natacha Polony ?

  • 2:39RelanceRéponse directe

    Natacha Polony, ça a toujours été le cas.

  • 3:27OuverteÉludée

    On va parler de son bilan, près de deux ans à Matignon, on va parler aussi des atouts et des faiblesses de celui qui est le favori à cette heure, c'est-à-dire Gabriel Attal

  • 3:36RelanceRéponse directe

    Mais d'abord sur le flottement, Jérôme Jaffray

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:12InvitéFait
    « Elisabeth Borne est dénommée officiellement à 18h05. »
  • 1:43InvitéFait
    « Pendant plusieurs jours, Elisabeth Borne soit laissée dans l'incertitude. »
  • 1:57InvitéFait
    « Dès lors que lui-même, par un tweet, il annonce le départ d'Elisabeth Borne, qu'il ne nomme pas de successeur »
  • 2:05InvitéFait
    « Ce qui devait être un nouvel élan donné au second quinquennat, l'idée qu'il y ait une dynamique, une audace, y compris d'ailleurs avec un Premier ministre auquel on ne s'attendait pas forcément. »
  • 2:59InvitéFait
    « Emmanuel Macron a amplifié les défauts de la Ve République et le fait de considérer le poste de Premier ministre comme un poste technique, alors que dans la Constitution, c'est un poste politique. »
  • 3:06InvitéFait
    « Je répète l'article 20, le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. »
  • 4:00InvitéFait
    « Mitterrand, dans le genre, était le record man. Savoir si on garde Montrois ou si on nomme Delors, savoir si on choisit Bérégovoy ou si on choisit Rocard, est-ce qu'on fait venir Cresson ou pas, est-ce qu'on la garde, c'était des grands moments et ça durait en plus, parfois plusieurs jours. »
  • 4:26InvitéFait
    « Ce qui était recherché dans cette affaire, c'est quand même un effet de souffle politique. C'est-à-dire de créer un événement et de remonter... »
  • 4:40InvitéFait
    « Il fallait immédiatement, dans la foulée, annoncer le nom du nouveau Premier ministre. »
  • 6:23InvitéChiffre
    « La durée de vie moyenne d'un Premier ministre sous la Ve République, c'est deux ans et demi. 25 Premiers ministres, 65 ans de Ve République. »
  • 6:31InvitéFait
    « Les deux femmes, deux seules femmes que nous avons eues sur les 25, en tout et pour tout, n'ont jamais eu ce délai pour gouverner. »
  • 7:42InvitéFait
    « Elle a quand même réussi à faire passer deux lois difficiles. Une loi sur la réforme des retraites, une loi sur l'immigration. »
  • 7:51InvitéFait
    « Les budgets sont passés. »
  • 8:07InvitéFait
    « Emmanuel Macron, à mon avis, a regardé avant toute chose les sondages d'opinion sur les élections européennes. »
  • 8:15InvitéFait
    « Il ne pouvait pas rester sans réagir face à cette annonce avancée, annoncée plutôt parce que ça n'est qu'une photographie immédiate, de dix points du Rassemblement National sur la liste de la majorité. »
  • 8:49InvitéFait
    « Il y a deux qualités fondamentales, me semble-t-il, que Macron attend aujourd'hui du Premier ministre et qu'Elisabeth Borne ne remplissait pas. C'est-à-dire, d'une part, le savoir-faire politique et d'autre part, la capacité de parler au français directement de façon compréhensible. »
  • 9:05InvitéFait
    « Mme Borne a passé son temps dans toutes ses interviews à dire, nous sommes à la tâche. Point final. »
  • 9:29InvitéFait
    « Le texte comprend une tonne d'articles qui sont inconstitutionnels. »
  • 10:22InvitéFait
    « Si Emmanuel Macron a l'idée de se dire que la seule chose qu'il peut faire dans la suite de son deuxième quinquennat, c'est de tout centrer sur l'éducation, sur ce qu'il appelle le réarmement civique, alors il peut y avoir une logique à retirer quelqu'un qu'il a mis à l'Éducation nationale et qu'il retirerait donc cinq mois après ce qu'il laisserait penser qu'il y a quand même un certain mépris pour les enseignants. »
  • 10:39InvitéFait
    « La seule chose qui ne fonctionne pas là-dedans, c'est justement l'hésitation. »
  • 10:51InvitéFait
    « Il s'est dit pourquoi pas Julien de Normandie, pourquoi pas le cornu, ce qui prouve bien qu'il n'y a aucune vision. »
  • 11:42InvitéFait
    « Du jour où il y aura un nouveau Premier ministre, le pauvre garçon, puisque visiblement ce sera un garçon, sera accablé par les problèmes et c'est ça qui prendra le pas. »
  • 12:33InvitéFait
    « Son fameux rendez-vous avec la nation, si les mots ont un sens, il ne peut y avoir, après nous avoir inventé tout un tas de trucs, qu'une chose qui marche, c'est un référendum. »
  • 13:45InvitéFait
    « Il ne sera pas candidat, hein, Gabriel Attal ? Non, il ne sera pas candidat. »
  • 13:56InvitéFait
    « Le Premier ministre peut tout à fait mener la campagne des européennes. »
  • 14:39InvitéFait
    « Jusqu'à présent, il avait nommé des premiers ministres totalement inconnus, dont il attendait qu'ils soient de simples collaborateurs. »
  • 15:43InvitéFait
    « Gabriel Attal a certes conquis une popularité assez facile et immédiate, il n'a aucun bilan. »
  • 15:51InvitéFait
    « En particulier sur l'éducation nationale, en général, ces choses-là demandent du temps long, donc on ne sait absolument pas quelle est la capacité de Gabriel Attal à agir. »
  • 16:01InvitéFait
    « Il est un clone d'Emmanuel Macron et il est choisi pour cela. »
  • 17:07InvitéFait
    « Le déficit démocratique continue à être important parce qu'il n'y a toujours pas de discussion avec les oppositions. »
  • 17:20InvitéFait
    « Si vous choisissez quelqu'un pour diriger l'État et donc à Matignon, pour diriger l'État en tout cas l'administration, vous choisissez quelqu'un dont vous pensez qu'il a les capacités à résister à des journées qui ont parfois 20 heures, à affronter une Assemblée nationale hostile, à pouvoir arbitrer entre les ministres des dossiers complexes. »
  • 17:44InvitéFait
    « Laurent Fabius, quand il a été nommé, il avait 38 ans, on en a fait des caisses sur sa jeunesse et voilà. »
  • 18:03InvitéFait
    « Le fait qu'il soit, qu'il doive toute sa carrière au président de la République est quelque chose qui a dû peser dans le choix d'Emmanuel Macron. »
  • 18:10InvitéFait
    « Emmanuel Macron ne peut plus se représenter et que donc, toute personne nommée à un poste important se voit par construction comme le futur président de la République. »
  • 18:51InvitéFait
    « Est-ce que Gabriel Attal était à ce jour dans la liste des présidentiables ? Je ne le pense pas. »
  • 19:08InvitéFait
    « De toute façon, il fallait faire un choix. »
  • 19:13InvitéFait
    « C'est un coup de boule et en particulier à Édouard Philippe, ne nous cachons pas. »
  • 19:33InvitéFait
    « Je constate que personne n'est jamais passé directement de Matignon à l'Élysée. »
  • 20:06InvitéChiffre
    « 30% du budget des ménages, c'est le logement. »
  • 20:13InvitéFait
    « Ça fait d'ailleurs sept ans qu'il n'y a pas de politique de logement. »
  • 21:02InvitéFait
    « Les voeux de Bruno Le Maire hier, il faut appeler un chat un chat. On va quand même commencer dans ce pays à diminuer les dépenses publiques et pas à continuer à les augmenter. »
  • 21:14InvitéFait
    « Il y a des défaillances d'entreprises qui sont en train d'exploser. »
  • 22:11InvitéFait
    « Pourquoi est-ce que cette loi sur l'immigration a eu un tel écho alors même que sa portée pratique est relativement limitée parce que ça rencontrait une préoccupation des Français. »
  • 22:29InvitéFait
    « Le pouvoir d'achat la réindustrialisation là les perspectives sur l'agriculture qui vont être très importantes la souveraineté alimentaire de l'Europe qui devrait normalement être un des sujets des Européennes si on avait un débat politique digne de ce nom. »

Temps de parole

  • Invité25 %
  • Invité 223 %
  • Invité 318 %
  • Invité 417 %
  • Présentateur10 %
  • Présentateur 27 %

≈ 1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Inter, Léa Salamé, Nicolas Demorand, le 7-10. Et un grand entretien en forme de table ronde autour du remaniement, du remaniement de ce début d'année. À 7h, Elisabeth Borne n'est plus première ministre, mais on attend encore le nom de son successeur à Matignon qui devrait être annoncé dans la matinée. Pourquoi tarder ? Y a-t-il des freins, des hésitations de dernière minute à trancher sur le bon candidat, le bon profil ? On pose, Léa, ces questions à Jérôme Jaffray, politologue, chercheur associé au Cevipof, Jean-Michel Apathy, éditorialiste à l'émission Quotidien, Guillaume Roquette, directeur de la rédaction du Fégara au magazine, Natacha Polony, directrice de la rédaction de Ma...

On le fait bien ! On le fait bien, pas mal ! C'est des années de boulot ! Bonjour à tous ! Et merci d'être au micro d'Inter. Premier tour de table, donc, sur la situation à l'instant T. Emmanuel Macron prend son temps ou hésite-t-il encore sur le bon profil pour Matignon ? Que se passe-t-il ? Quelle est votre analyse ? On va prendre les gens par ordre alphabétique pour ne froisser personne. Jean-Michel Apathy ?

1:04
Invité

Il y a quelque chose qui ne va pas. Vous dénommez, vous nommez. On parle de la direction de l'État, du chef du gouvernement. Elisabeth Borne est dénommée officiellement à 18h05. Dans la soirée, il doit y avoir un nouveau Premier ministre. Il y a quelque chose qui ne va pas, quoi ? Je suis incapable de vous le dire, mais c'est dans la gouvernance chaotique d'Emmanuel Macron. Voilà, et visiblement, objet de plusieurs sollicitations. Dénommé, il en avait envie, et bien nommé, il attend encore.

1:31
Présentateur

Guillaume Roquette, est-ce que vous avez compris pourquoi ça prend du temps ? Ou c'est juste les impatiences de Jean-Michel Apathy ? Ça va arriver dans la matinée ?

1:39
Invité

Non, j'ai compris pourquoi ça prenait du temps jusqu'à 18h05, effectivement. C'est-à-dire que pendant plusieurs jours, Elisabeth Borne soit laissée dans l'incertitude. C'était une façon pour Emmanuel Macron, même si ce n'était pas forcément très élégant, de rappeler qui était le patron. Mais effectivement, dès lors que lui-même, par un tweet, il annonce le départ d'Elisabeth Borne, qu'il ne nomme pas de successeur, ce qui devait être un nouvel élan donné au second quinquennat, l'idée qu'il y ait une dynamique, une audace, y compris d'ailleurs avec un Premier ministre auquel on ne s'attendait pas forcément. Il y a ce flottement. Oui, je pense qu'il y a quelque chose qui ne va pas.

Je n'arrive pas à savoir quoi non plus.

2:15
Présentateur

Et vous, Natacha, Polony ?

2:17
Invité

Oui, je rejoins ce qui vient d'être dit, c'est Versailles. C'est-à-dire qu'il y a quelque chose de l'ordre du bon vouloir, de la Cour. Je trouve ça assez effarant de voir, en effet, ce feuilleton qui se répète à chaque fois, avec des ministres qui ne savent même pas s'ils seront gardés, pas gardés, on ne leur dit rien. Je pense que c'est une très mauvaise manière de gouverner.

2:39
Présentateur

Natacha Polony, ça a toujours été le cas. Toujours dans les périodes de flottement de nouveaux gouvernements, les ministres attendent à côté de leur téléphone.

2:46
Invité

Nous sommes tous là à constater qu'il y a quelque chose de plus important, et qui est sans doute lié au fait qu'Emmanuel Macron a amplifié les défauts de la Ve République et le fait de considérer le poste de Premier ministre comme un poste technique, alors que dans la Constitution, c'est un poste politique. Je répète l'article 20, le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Or là, on a quelqu'un qu'on va prendre, qu'on va jeter. De toute façon, on sait très bien, et ça a été dit amplement pour Elisabeth Borne, elle a bien fait le travail, mais c'est un travail tout simplement d'exécutante, et c'est ça qui donne cette impression de mépris.

3:27
Présentateur

On va parler de, je vous vois réagir sur Elisabeth Borne, on va parler de son bilan, près de deux ans à Matignon, on va parler aussi des atouts et des faiblesses de celui qui est le favori à cette heure, c'est-à-dire Gabriel Attal, mais d'abord sur le flottement, Jérôme Jaffray, je ne vous ai pas entendu.

3:39
Invité

Oui, l'ordre alphabétique ne m'a pas servi. Non, il y a eu un bug au départ.

3:44
Présentateur

Jérôme Jaffray.

3:46
Invité

Écoutez, on est dans une incertitude, effectivement, c'est le modèle de la Vème République, on est dans une incertitude entre perversité et mauvaise gestion. Mitterrand, dans le genre, était le record man. Savoir si on garde Montrois ou si on nomme Delors, savoir si on choisit Bérégovoy ou si on choisit Rocard, est-ce qu'on fait venir Cresson ou pas, est-ce qu'on la garde, c'était des grands moments et ça durait en plus, parfois plusieurs jours. Cette affaire-là, donc, n'est pas d'aujourd'hui. Alors, la perversité nous renvoie peut-être à la période des années 80, effectivement. Le risque, c'est la mauvaise gestion.

Parce que ce qui était recherché dans cette affaire, c'est quand même un effet de souffle politique. C'est-à-dire de créer un événement et de remonter... Et c'est raté ? C'est le risque de la faire. C'est que si vous avez le départ de Mme Borne, et là, je rejoins Jean-Michel Apathy, c'est qu'il fallait immédiatement, dans la foulée, annoncer le nom du nouveau Premier ministre. Sinon, vous donnez le sentiment de l'hésitation, d'être sensible à des pressions dans tous les sens, qui fait que du coup... Mais il a des pressions, à votre avis, là, Jérôme Jaffray,

4:54
Présentateur

depuis 18h05, depuis la démission d'Elisabeth Borne, depuis que le nom de Gabriel Attal est apparu en fin d'après-midi, vous pensez qu'il a des pressions de partout ?

5:03
Invité

Écoutez, je ne sais pas, vous avez les plus éminents journalistes de la place qui suivent ça de près. Moi, je suis un observateur lointain. Mais la vérité dans cette affaire, c'est que, par définition, le président de la Ve République ne doit pas accepter des pressions au moment où s'organise la décision. Sinon, nous ne sommes plus dans le même système.

La bonne gouvernance, c'est que vous annoncez que le Premier ministre, qui est un poste politique, Natacha Polony l'a dit, qui est aussi le chef de l'administration, qui est un personnage important dans la marge de l'État, vous annoncez que le Premier ministre en poste quitte son poste, vous devez être capable, dans la seconde, c'est votre job, c'est tout simple, de dire qui le remplace. Et Emmanuel Macron n'a pas été capable de le faire hier soir. Ça ne renvoie qu'à lui, qu'à son mode de gestion du pouvoir qui l'a n'est pas bon, c'est criant de vérité. Ça n'indicape pas celui qui va être nommé ou celle qui va être nommée, parce que, est-ce qu'on peut faire une petite parenthèse ?

Sur les femmes ? Quand Elisabeth Borne est nommée, il apparaît dans la culture du moment que puisque l'homme est à l'Élysée, une femme est à Matignon. Ça, ça a volé un éclat.

6:08
Présentateur

Alors ça, c'est ce que Jérôme Jaffray dit, vous parlez de la malédiction des femmes.

6:11
Invité

Plus personne n'en parle. C'est pas la malédiction des femmes. C'est Jérôme Jaffray qui dit. Oui, mais Jérôme Jaffray est un observateur lointain. C'est la culture masculine. Non, la malédiction des femmes, c'est que la durée de vie moyenne d'un Premier ministre sous la Ve République, c'est deux ans et demi. 25 Premiers ministres, 65 ans de Ve République. Or, les deux femmes, deux seules femmes que nous avons eues sur les 25, en tout et pour tout, n'ont jamais eu ce délai pour gouverner. Il y a donc une façon de traiter les femmes sous la Ve République qui m'apparaît quand même poser problème. Qu'il y ait un problème avec la place des femmes en politique, oui.

Pour autant, s'il vous plaît, ce n'est pas le premier critère de choix d'un Premier ministre. Le Premier ministre est le chef de la majorité dans la Ve République. Or, là, toute la question, c'est qu'il y a une majorité relative. Est-ce que réellement, le Premier ministre est chef de la majorité ? Elisabeth Borne ne l'était pas et celui qui va être nommé le sera sans doute moins encore. Ce qui risque de poser des difficultés dans la façon de mener la politique. Après, la question est de savoir pourquoi il va être nommé. Et là, on entre dans le cœur du sujet. Oui, mais justement,

7:20
Présentateur

pourquoi changer de Premier ministre ? Ça, c'est juste une question naïve que je vous pose, Guillaume Roquet. Est-ce qu'Elisabeth Borne a démérité ? Qu'a-t-elle raté pour qu'il y ait besoin, voire urgence, de la remplacer ?

7:31
Invité

Alors, il ne fallait pas me la poser à moi parce que je me pose aussi la question dans la mesure où je trouve qu'Elisabeth Borne n'était pas épuisée par ce poste. Dans la mesure où elle a quand même réussi à faire passer deux lois difficiles. Une loi sur la réforme des retraites, une loi sur l'immigration. Malgré l'absence de majorité, les budgets sont passés. Alors évidemment, il y avait l'aide du 49-3, mais dès lors qu'il n'y a pas de majorité, on est condamné à ce genre d'arbitrage. Ce que je pense, c'est qu'Emmanuel Macron, à mon avis, a regardé avant toute chose les sondages d'opinion sur les élections européennes.

Et je pense qu'il ne pouvait pas rester sans réagir face à cette annonce avancée, annoncée plutôt parce que ça n'est qu'une photographie immédiate, de dix points du Rassemblement National sur la liste de la majorité. Et donc, il essaye de faire tout ce qui est en son pouvoir pour essayer de changer la donne. Et je pense que ce changement de Premier ministre, c'est avant ça, avant tout cela. Et c'est peut-être aussi pour ça qu'il y a un petit flottement dans le casting, parce que finalement, c'était plus la volonté de changer que le choix mûri de longue date de nommer quelqu'un qui fait que ça prend un peu plus de temps.

8:40
Présentateur

Et en quoi Gabriel Attal, dans ce scénario décrit par Guillaume Roquette, changerait la donne, Jérôme Jaffray ?

8:46
Invité

Il y a deux qualités fondamentales, me semble-t-il, que Macron attend aujourd'hui du Premier ministre et qu'Elisabeth Borne ne remplissait pas. C'est-à-dire, d'une part, le savoir-faire politique et d'autre part, la capacité de parler au français directement de façon compréhensible. Mme Borne a passé son temps dans toutes ses interviews à dire, nous sommes à la tâche. Point final. C'était en général son leitmotiv. Ça n'est pas suffisant quand vous engagez une période de combat politique. Nous sommes, dans les cinq mois qui viennent, Guillaume Roquette vient de le dire justement, dans un combat politique majeur.

La Macronie sort d'une crise extrêmement grave qui est celle de la loi sur l'immigration. L'intervention que Mme Borne a faite à votre micro le 20 décembre, le lendemain du vote, disant, un, j'ai le sentiment du devoir accompli, au revoir Mme Borne, c'est ce qu'elle nous disait en gros. Et deuxièmement, le texte comprend une tonne d'articles qui sont inconstitutionnels. Ça, je dois dire que les bras vous en tombent.

9:40
Présentateur

Natacha Polony a écouté Jérôme Jaffray. Il veut ce qu'il reproche à Elisabeth Borne. Ce n'est pas tant d'avoir des mérités, comme dit Guillaume Roquette, mais de ne pas être assez politique à l'approche des européennes. D'être trop techno, ce qu'on a pu entendre...

9:54
Invité

Emmanuel Macron a encore trois ans et demi à faire. La question est, quelle politique veut-il mener ? Quelle vision a-t-il de l'État de la France ? Alors, il y a une possibilité dans le choix de Gabriel Attal. Michel Rocard, quand il a quitté Matignon, et c'est quelque chose que je rappelle assez souvent parce que c'est très important, avait dit, il faudrait que le Premier ministre soit également ministre de l'Éducation nationale. Parce que c'est le sujet fondamental.

Si Emmanuel Macron a l'idée de se dire que la seule chose qu'il peut faire dans la suite de son deuxième quinquennat, c'est de tout centrer sur l'éducation, sur ce qu'il appelle le réarmement civique, alors il peut y avoir une logique à retirer quelqu'un qu'il a mis à l'Éducation nationale et qu'il retirerait donc cinq mois après ce qu'il laisserait penser qu'il y a quand même un certain mépris pour les enseignants. Au contraire, peut-être que ce serait une façon de mettre ça en avant. La seule chose qui ne fonctionne pas là-dedans, c'est justement l'hésitation.

C'est justement le fait qu'il a tâtonné, qu'il s'est dit pourquoi pas Julien de Normandie, pourquoi pas le cornu, ce qui prouve bien qu'il n'y a aucune vision. Que peut-être il va nous sortir ça de son chapeau, nous dire c'est au nom de l'éducation, au nom de la jeunesse, mais comme il n'y avait pas pensé deux jours avant, ça perd un peu de sa force et c'est vraiment dommage parce que pour le coup, ça ce serait une véritable politique pour la France.

11:10
Présentateur

Gabriel Attal disait lui-même il y a quelques semaines dans une interview, je dois tout à Emmanuel Macron et effectivement son ascension rapide, il la doit à Emmanuel Macron. En nommant Attal, si ça devait se confirmer, Emmanuel Macron fait-il tout simplement le choix de la fidélité, le choix de quelqu'un avec qui il s'entend bien ?

11:29
Invité

Il est normal qu'un président de la République nomme quelqu'un en qui il a confiance, donc ça ne nous amène pas très loin tout ça. Du jour où il y aura un nouveau Premier ministre, ce sera aujourd'hui on l'imagine, du jour où il y aura un nouveau Premier ministre, le pauvre garçon, puisque visiblement ce sera un garçon, sera accablé par les problèmes et c'est ça qui prendra le pas. Et moi je ne fais pas le lien, je ne vois pas le lien entre la nomination du Premier ministre aujourd'hui, le nouveau Premier ministre, et les élections européennes.

Ce sont des élections qui s'annoncent mal pour le gouvernement, ce sont des élections de mi-mandat, l'opinion publique va porter ou paraître porter un jugement sur les gouvernants et ça risque plutôt d'ouvrir une crise politique après, et donc la question d'un remaniement après le 9 juin risque de nouveau d'être posée. C'est là qu'on voit que Emmanuel Macron n'est pas un stratège politique, il est même assez mauvais en stratégie, sauf s'il y a un lien, parce que je trouve qu'on va un peu vite là-dessus, sauf s'il y a un lien, s'il a un calcul secret dans sa tête, s'il est un peu malin, ce qui n'est pas prouvé, avec son fameux rendez-vous avec la nation.

Son fameux rendez-vous avec la nation, si les mots ont un sens, il ne peut y avoir, après nous avoir inventé tout un tas de trucs, qu'une chose qui marche, c'est un référendum. Ce serait... Alors, est-ce qu'il y a un lien ? Est-ce qu'Emmanuel Macron... Est-ce qu'Emmanuel Macron a un projet politique que pour l'instant, nous ne voyons pas, qui serait de... Avec la nomination de ce Premier ministre, parce que nommer un Premier ministre, ça vous donne zéro élan, de faire une consultation politique qui pourrait lui en donner ? Peut-être. Après tout, on peut laisser le bénéfice de l'intelligence et de la capacité stratégique à celui qui... Alors, Guillaume Roquet, puis Jérôme Jaffray.

Je pense qu'il peut y avoir un élan à Tal, la façon dont, en moins de six mois, Gabriel Attal s'est révélé auprès du grand public, et ça a été montré par les sondages. Je crois que depuis la nomination de Sarkozy au ministère de l'Intérieur, on n'avait jamais vu ça. Et donc, quand Jean-Michel se demande pourquoi, quel est le lien avec les élections européennes, je pense que quand un ministre s'est rendu aussi populaire et à juste titre, en interdisant la baïa à l'école, en voulant expérimenter l'uniforme dans le système scolaire, eh bien, il me semble que, auprès des lecteurs qui sont tentés par le Rassemblement National et par ce vote aux européennes, ce sont des éléments qui parlent.

Quant à la proximité... Il ne sera pas candidat, hein, Gabriel Attal ? Non, il ne sera pas candidat, mais comme vous le savez, le Premier ministre peut tout à fait mener la campagne des européennes. Et comme de toute évidence, il n'y a pas de candidat qui s'impose comme tête de liste, Attal peut aussi jouer ce rôle-là.

13:58
Présentateur

Jérôme Jaffray sur la... Gentil pour Stéphane Séjourné.

14:01
Invité

Non, mais à ma connaissance, il n'est pas encore tête de liste.

14:03
Présentateur

Oui. Jérôme Jaffray sur l'idée d'un référendum possible émise par... Oui, là, je crois que...

14:08
Invité

Le Président de la République, il a quelques armes à sa disposition, mais l'appel aux urnes dans la situation où est la Macronie, est évidemment extrêmement périlleuse. Alors, vous direz... On n'est jamais à l'abri d'une erreur supplémentaire, mais pourquoi foncer dedans ? Non, ce qui est intéressant, c'est que Macron, s'il nomme Attal, nous sommes dans cette hypothèse, s'il nomme Attal, il change quand même ce qu'il a fait jusqu'à présent. Jusqu'à présent, il avait nommé des premiers ministres totalement inconnus, dont il attendait qu'ils soient de simples collaborateurs. Avec Édouard Philippe, ça ne s'était finalement pas du tout passé comme ça.

Le collaborateur était devenu beaucoup plus important et il le supportait mal. Là, nous sommes dans une situation où il nombrait quelqu'un très populaire auprès des Français, alors que les autres étaient des inconnus, qui a un poids politique maintenant à lui-même, qui présente une complémentarité avec Emmanuel Macron pour les Français, c'est-à-dire que, ayant un poids politique, il détourne une partie des foudres qui s'abattent en permanence sur Macron dans les commentaires des commentateurs que nous écoutons tous les soirs, par exemple, et qui fait que maintenant on va taper aussi sur Attal et pas seulement sur Macron.

ce qui change, oui, mais ça change parce que les médias, vous, les médias, vous allez vous intéresser à Attal si Attal est nommé Premier ministre dans les prochains mois énormément. Et enfin, je partage l'avis de Guillaume, c'est un combat politique les Européennes et il est clair que face à Jordan Bardella, le choix d'un Premier ministre aussi jeune ne relève évidemment pas du hasard s'il est confirmé. là, on est en train de parler de quelque chose qui relève de l'apparence. Excusez-moi de ne pas être de votre avis, Jérôme. Vous avez le droit, Natacha. Premier point, Gabriel Attal a certes conquis une popularité assez facile et immédiate, il n'a aucun bilan.

Et en particulier sur l'éducation nationale, en général, ces choses-là demandent du temps long, donc on ne sait absolument pas quelle est la capacité de Gabriel Attal à agir. Deuxième point, il est un clone d'Emmanuel Macron et il est choisi pour cela. C'est tout le paradoxe. En effet, vous avez raison, il a une popularité, une notoriété que n'avaient pas les autres premiers ministres. En revanche, en quoi va-t-il être différent ? Il continuera à ne faire qu'appliquer la politique qui est celle voulue par Emmanuel Macron parce que, justement, il est du cercle refermé de la Macronie. C'est-à-dire qu'à aucun moment il n'y a un élargissement de la majorité et c'est bien le problème.

C'est que il n'en tirait aucune leçon de cette majorité relative que leur ont donnée les Français pour dire qu'ils ne voulaient pas d'un pouvoir concentré. Il n'y a aucune leçon.

16:40
Présentateur

Je vous livre l'analyse d'une de nos auditrices, Claudia, simple, Macron veut quelqu'un à sa botte,

16:48
Invité

point. Mais oui, mais elle a raison. Et j'ajoute que le rendez-vous avec les Français, Jean-Michel Apathy dit on ne sait absolument pas ce que c'est et en effet, avec la nation, le grand débat c'était de l'artifice, le CNR ça a fait pchit, les rencontres de Saint-Denis ça a fait pchit, c'est-à-dire que le déficit démocratique continue à être important parce qu'il n'y a toujours pas de discussion avec les oppositions. Vous dites Jean-Michel Apathy ? Non, moi je trouve que ce sont des formules qui ne veulent rien dire et qui sont trop faciles.

Si vous choisissez quelqu'un pour diriger l'État et donc à Matignon, pour diriger l'État en tout cas l'administration, vous choisissez quelqu'un dont vous pensez qu'il a les capacités à résister à des journées qui ont parfois 20 heures, à affronter une Assemblée nationale hostile, à pouvoir arbitrer entre les ministres des dossiers complexes. Son âge,

17:38
Présentateur

c'est un atout ou un handicap

17:40
Invité

ou rien ? Rien du tout. Après, il y a des gens qui sont doués pour la politique. Laurent Fabius, quand il a été nommé, il avait 38 ans, on en a fait des caisses sur sa jeunesse et voilà. Non, pour vous, il n'y a pas de guillaume roquette. Ce n'est pas un enjeu de débat très important. Le bilan, c'est qu'il a vieilli, Fabius. On fait comme tout le monde, Jérôme. Guillaume roquette. Je pense que c'est un atout et surtout, son atout, et en ça, c'est vrai que sans être à sa botte, le fait qu'il soit, qu'il doive toute sa carrière au président de la République est quelque chose qui a dû peser dans le choix d'Emmanuel Macron.

N'oublions pas que Emmanuel Macron ne peut plus se représenter et que donc, toute personne nommée à un poste important se voit par construction comme le futur président de la République.

18:18
Présentateur

Justement, évidemment, c'est la question qui se pose. Est-ce qu'en le nommant au Premier ministre, est-ce qu'il le met et il l'affiche comme son successeur pour 2027 ou est-ce qu'il le crame ?

18:29
Invité

C'est la question qui se pose, évidemment. Certaines fois, on est dans l'anticipation puisqu'il n'est pas encore nommé qu'on se demande déjà s'il va être à l'Élysée pour 2027. Mais vous avez raison, c'est évidemment...

18:37
Présentateur

Vous connaissez les médias comme moi, mieux que moi même et vous savez très bien que ça va être la couve peut-être du Figaro magazine Guillaume Roquet dans trois mois. Et si c'était lui ? Oui, bien sûr. On a déjà les titres.

18:49
Invité

En même temps, est-ce que Gabriel Attal était à ce jour dans la liste des présidentiables ? Je ne le pense pas. Et donc, en le nommant, peut-être qu'Emmanuel Macron bien sûr, fait de lui un présidentiable possible mais bloque aussi la route aux autres et il n'est pas exclu que ça fasse partie du calcul. C'est-à-dire que, de toute façon, il fallait faire un choix. Jean-Joffray ? Oui, c'est un coup de boule et en particulier à Édouard Philippe, ne nous cachons pas. Mais voyez-vous, Matignon, c'est à la fois une formidable promotion et qui ne se refuse pas la promotion de Matignon. Attal ne peut pas dire « Ah non, je préférerais préparer l'Élysée, la mairie de Paris, etc.

» Ah non, il faut y aller. Et c'est une machine à essorer le personnel politique Matignon. D'ailleurs, je constate que personne n'est jamais passé directement de Matignon à l'Élysée. Donc, ça ne construit pas un destin vers l'Élysée. Natacha Polony. La question qui, à mon avis, devrait intéresser les Français aujourd'hui, c'est de savoir ce que pense Gabriel Attal. Il est arrivé au ministère de l'Éducation nationale avec deux, trois idées pas antipathiques mais il ne pensait rien de la formation des enseignants parce qu'il ne connaissait pas. Or, c'est le cœur du problème. Il y avait beaucoup de sujets qu'il ne maîtrisaient pas.

Là, est-ce que vous savez ce qu'il pense du sujet qui, à mon avis, est le plus important aujourd'hui pour les Français, la question de la crise du logement ? Je veux dire, 30% du budget des ménages, c'est le logement. Les problèmes de pouvoir d'achat, c'est ça. À quel moment on sait exactement quelle politique va être menée ? Ça fait d'ailleurs sept ans qu'il n'y a pas de politique de logement. Donc, le problème est là. On nomme quelqu'un, il est en effet, son âge n'est pas un souci, n'est pas une question mais c'est quelqu'un qui est un pur politique, mais un pur politique, un pur communicant en fait. Excellent communicant, très bon.

Ce qu'il a fait avec les syndicats de l'éducation nationale, c'est très bien fait. Mais à quel moment on va parler du fond de la politique, de ce qu'ils vont vivre les Français ?

20:38
Présentateur

Et c'est sans doute la dernière question qu'on a envie de vous poser. Quel va être le cap de ces trois ans ? Vous, vous espérez un référendum, Jean-Michel Apathy ? Non, j'espère pas. Ma question, c'est de savoir quelle réforme, quelle réforme il reste à faire aujourd'hui ? Qu'est-ce que peut faire Emmanuel Macron ? Vous vous dites le logement, il y a la fin de vie qui est sur la table, on le sait.

20:57
Invité

L'école.

20:58
Présentateur

Peut-être une réforme institutionnelle, l'école. L'écologie. L'écologie.

21:02
Invité

Les voeux de Bruno Le Maire hier, il faut appeler un chat un chat. On va quand même commencer dans ce pays à diminuer les dépenses publiques et pas à continuer à les augmenter. Il y a des problèmes mais ils sont immenses. Il y a des défaillances d'entreprises qui sont en train d'exploser. Et donc celui que vous nommez à Matignon, il a 5, 6, 7 Everests devant lui. Donc vous nommez pas quelqu'un à votre botte, vous nommez quelqu'un qui est capable de franchir toutes ces montagnes-là. Ce n'est pas évident. On parle de l'atel comme si c'était fait.

Je le déplore autant que vous Jean-Michel Afati mais je ne pense pas que dans la perspective d'une échéance présidentielle qui se rapproche la baisse des dépenses publiques ou la diminution du nombre de fonctionnaires soit trop programe. Les marchés financiers risquent de nous y conduire. Alors effectivement, si on y est contraint par une augmentation des taux mais ils sont déjà assez hauts et pour l'instant rien ne bouge. Non moi je pense que en tout cas ce n'est pas le calendrier officiel qui sont les choses importantes. Il y a une loi sur la simplification administrative comme il en sort une tous les deux ans depuis à peu près 80 ans probablement.

Je pense que ce qu'attendent les Français c'est plutôt une réponse à leurs inquiétudes je ne sais pas comment dire ça culturelles, sécuritaires. Je pense que c'est sur le régalien qu'on l'attend avant tout. Pourquoi est-ce que cette loi sur l'immigration a eu un tel écho alors même que sa portée pratique est relativement limitée parce que ça rencontrait une préoccupation des Français et je pense que là il y a encore des choses à faire sur le registre de la sécurité. Natacha Polony puis j'en avais.

Je suis d'accord avec vous ça rencontre une préoccupation des Français mais ce n'est pas la seule et encore une fois le pouvoir d'achat la réindustrialisation là les perspectives sur l'agriculture qui vont être très importantes la souveraineté alimentaire de l'Europe qui devrait normalement être un des sujets des Européennes si on avait un débat politique digne de ce nom toutes ces choses-là c'est la vie concrète des Français et je pense que ça les intéresse aussi. Jérôme Jaffray pour finir.

Oui, au d'un mot c'est que ce que Macron attend d'Atal si Atal est nommé effectivement comme c'est malgré tout ce que nous attendons tous en la matière c'est que d'abord il exporte ce qu'il a réussi sur l'éducation nationale aux autres grands dossiers. Je pense en particulier la question de l'écologie à la française comme dit Macron qui n'arrive pas à percer du tout. Il faut arriver à mettre le point et là Atal a peut-être ce talent qui est de sortir un certain nombre de thèmes et de les porter en parole et en dialogue avec les Français ce qui est extrêmement important.

L'autre chose c'est que Macron considère que les grands dossiers les grands enjeux c'est lui c'est lui qui continuera de les faire de les expliquer de les traiter etc. et qu'Atal est surtout chargé du combat politique qui n'était plus mené car Mme Borne n'avait pas la capacité de mener un combat politique.

23:38
Présentateur

Merci à tous les quatre Jérôme Jaffray Jean-Michel Apathy Guillaume Roquet et Natacha Polony merci d'avoir été à notre micro ce matin.