Meeting à Bruxelles 2/2
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 11 %Défensif 4 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:28Invité politiqueFait
« Il est pour nous intolérable que des règles européennes puissent provoquer une mise en concurrence des travailleurs européens et la destruction d'emplois dans nos pays. »
- 4:28Invité politiquePromesse
« Il faut également instaurer un salaire minimum européen équivalent à 60 % du salaire médian. »
- 5:06Invité politiqueChiffre
« La zone euro, ce sont millions de citoyens qui utilisent l'euro comme monnaie nationale. »
- 5:06Invité politiqueFait
« Sans une politique économique et fiscale commune, notre monnaie commune est en danger. »
- 18:35Invité politiqueChiffre
« Il y a également une proposition de mutualisation des dettes qui dépasse 60 % du PIB. »
- 22:55Invité politiqueChiffre
« Au début des années 50, la France, l'Allemagne se retrouve avec des dettes publiques de 200 % du PIB supérieur à ce qu'on a en Grèce aujourd'hui. »
- 23:34Invité politiqueChiffre
« Ces pays dès la fin des années 50 étaient redescendus à 20 % du PIB en dette. »
- 26:04Invité politiqueChiffre
« Vous allez repayer 3,5 % du PIB d'excédent primaire pendant les 40 prochaines années. »
- 49:17Invité politiqueFait
« Ces trafics en France font hélas beaucoup de morts en raison justement de l'échec des politiques de prohibition. »
- 1:05:09Invité politiqueFait
« Il nous revient donc de dire si nous voulons être béliqueux ou fraternel. Et moi, je veux assumer complètement que le rôle de la France, le rôle de la France, ce sera d'être fraternel, hospitalière, à l'égard des migrants. »
- 1:05:50Invité politiquePromesse
« Je souhaite que nous mettions en place et que nous généralisions l'usage du visa humanitaire. »
- 1:06:33Invité politiqueFait
« Nous devons nous inspirer de ce que font les pays scandinaves et l'Allemagne. L'Allemagne, elle sert d'exemple aux Français quand il s'agit de vanter un certain nombre de contrats de travail, les mini jobs dont on trouve qu'ils sont très intéressants parce qu'on peut payer très peu cher des salariés interchangeables. »
- 1:07:16Invité politiqueFait
« L'Allemagne, elle décide de permettre aux demandeurs d'asile de pouvoir travailler pour faciliter leur intégration. »
- 1:08:38Invité politiqueFait
« Un peuple ouvert, un peuple fraternel, hospitalier, qui regarde ces migrations pour ce qu'elles sont : des migrations liées à des conflits dans lesquels nous avons parfois, je le rappelle, une part de responsabilité. »
- 1:10:03Invité politiqueFait
« En France, il y a des responsables politiques qui n'aiment les musulmans que quand ils ne sont pas musulmans et ils ne les tolèrent que quand en fait ils ne sont pas musulmans. »
- 1:19:01Invité politiqueFait
« Je juge aujourd'hui que la part du nucléaire dans le mixe énergétique doit baisser parce que le nucléaire reste dangereux, parce qu'il reste dangereux pour des décennies voire des siècles. »
- 1:19:43Invité politiqueChiffre
« Là où vous avez un emploi dans le nucléaire, vous en créez 3 à 6 dans les énergies renouvelables. C'est un gisement d'emploi considérable. »
- 1:22:28Invité politiqueFait
« Ce qui menace aujourd'hui la santé des Français ? Globalement leur mode de vie principalement et leur cadre de vie. C'est en raison de notre environnement, de l'air que nous respirons, des substances que nous absorbons quand nous mangeons, que nous buvons. »
- 1:27:19Invité politiquePromesse
« J'interdirai les perturbateurs endocriniens là où la transformation de notre agriculture de façon à ce qu'elle se débarrasse progressivement des pesticides grâce aux alternatives que nous construirons pour ces pesticides. »
- 1:28:42Invité politiquePromesse
« Je proposerai la constitutionnalisation des communs que sont l'air et l'eau. »
- 1:31:30Invité politiquePromesse
« J'ai proposé qu'il y ait en France 25 élèves maximum par classe en CP, CE1, CE2, 20 élèves maximum dans les zones d'éducation prioritaires. »
- 1:41:16Invité politiquePromesse
« Je propose donc que la loi autorise désormais le transfert de ces trimestres supplémentaires à la conjointe ou au conjoint quand la situation est inverse de façon à ce qu'il puisse avoir une retraite plus complète. »
- 1:43:57Invité politiqueChiffre
« L'impact de cette révolution numérique peut conduire à la suppression de millions d'emplois. »
- 1:45:19Invité politiquePromesse
« J'y rajoute donc le revenu universel d'existence comme un nouveau pilier de notre sécurité sociale. »
- 1:55:34Invité politiqueFait
« L'Allemagne avec Martin Schulz aspire à construire une majorité de gauche. »
- 1:56:58Invité politiqueFait
« Entre-temps, il y a eu le Brexit. Entre-temps, il y a eu la crise de solidarité avec les migrants. Entre-temps, il y a eu davantage de nationalisme, davantage de menace de l'extrême droite. »
- 1:57:55Invité politiqueChiffre
« L'Europe consacre 1000 milliards d'euros à des investissements indispensables dans la conversion écologique de l'économie européenne. »
- 1:59:43Invité politiqueFait
« Si nous réouvrons le dossier des frontières en Europe pour prendre acte de quoi ? Des facto de l'annexion de la Crimée par la Russie, des factau de sa volonté aujourd'hui de déstabiliser quoi qu'on en pense du gouvernement ukrainien. »
- 2:00:24Invité politiqueFait
« l'intangibilité des frontières. S'il n'y a pas intangibilité des frontières, il y a là l'ouverture d'un cycle de discussion qui est source de conflit de guerre. »
- 2:04:23Invité politiqueFait
« Je ne vois pas comment le fait d'adopter ces programmes en France nous empêcherait d'avoir un jour Marine Le Pen au pouvoir. »
- 2:05:47Invité politiquePromesse
« Vous voulez demain rompre avec le dogme austéritaire en Europe, voter pour le candidat de l'écologie et du progrès. »
Temps de parole
- Benoît Hamon100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
l'augmentation des inégalités. Je salue d'ailleurs Thomas Picoti qui en a beaucoup parlé, beaucoup écrit. Le drame des réfugiés, le Brexit, l'élection d'un Donald Trump et une période de grande incertitude s'est ouverte à l'échelle du monde et bien entendu l'Europe n'y échappe pas. Partout la poussée populiste se fait sentir tantôt à l'extrême gauche, tantôt à l'extrême droite avec leur discours simpliste alors que la société est très complexe, les populistes gagnent du terrain partout aux Pays-Bas, en France, en Belgique, en Allemagne, sans oublier bien entendu la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie. À ces populistes, il est essentiel d'opposer une alternative sérieuse de gauche.
Les socialistes constructifs doivent donc convaincre de la pertinence de la pertinence de leur proposition. En France, l'adversaire c'est d'abord l'extrême droite. Nous devons faire barrage à sa rhtorique xénophobe, on l'a encore vu hier soir, qui pollue les débares électoraux et qui finit par polluer les esprits des citoyens. Mes chers amis, un peu partout en Europe, les citoyens ne se sentent plus écoutés, plus respectés, plus protégés. Je peux le dire ici à Bruxelles, ils subissent des politiques ultralibérales qui sont de véritables machines à produire de la précarité et de la pauvreté.
Nous devons lutter ensemble contre toutes les forces de désintégration qui minent les pays de l'Union européenne. Réorienter l'Europe en mettant fin à la domination néolibérale, c'est notre objectif commun que nous partageons avec Benoît. Et je remarque chez Benoît que nos visions de l'avenir de l'Europe sont proches et tu es vraisemblablement Benoî le candidat qui a le projet le plus cohérent pour l'Union européenne. Il faut d'urgence redresser desserrer les contraintes. Rien de grand, rien de juste, rien de mobilisateur ne sera possible en Europe si nous ne sortons pas de l'austérité. Nous préconisons comme Benoît une convergence fiscale européenne entre les 27 pays.
Il est en effet insupportable que l'Union européenne laisse développer en son sein une concurrence fiscale extrême entre nos pays. Et comme Benoît, nous recommandons aussi une stratégie industrielle européenne et un vaste plan d'investissement pour soutenir notamment la transition écologique du continent. L'écosocialisme l'écosocialisme doit être au cœur de notre projet de gauche pour l'Europe.
Quant au sét, quant au cas dont nous en avons beaucoup parlé chez nous, le traité qui nous lirait au Canada, si toutes les conditions négociées en Wallonie ne sont pas respectés, je demanderai aux parlementaires socialistes dans les différents parlements de ne pas ratifier le traité même là même là où nous sommes dans la majorité. Nous nous appelons d'ailleurs la Commission européenne à revoir complètement les règles de la politique commerciale européenne pour qu'elle garantissent la préservation de nos normes sociales, environnementales et sanitaires ainsi que l'exception culturelle.
Nous nous demandons en outre que la directive travailleur détachée qui est à la base d'un dumping social honteux soit totalement révisé. Il est pour nous intolérable que des règles européennes puissent provoquer une mise en concurrence des travailleurs européens et la destruction d'emplois dans nos pays. Les politiques européennes doivent être socialement bénéfiques à l'ensemble des États-membres et des citoyens. Et il faut également instaurer un salaire minimum européen équivalent à 60 % du salaire médian. Je rejoins je rejoins aussi Benoît lorsqu'il place la zone euro au cœur du projet européen. La zone euro, ce sont millions de citoyens qui utilisent l'euro comme monnaie nationale.
Sans une politique économique et fiscale commune, notre monnaie commune est en danger. Il est donc urgent de modifier en profondeur la gouvernance de la zone euro. La zone euro doit être consolidée. Les pays de la zone euro doivent faire de grands efforts de convergence, de politique industrielle, de politique économique et d'harmonisation fiscale. Et les décisions doivent notamment être prises par les chefs d'État et de gouvernement des pays de la zone euro et pour ma part pas par les chefs d'état et de gouvernement des pays qui n'ont pas l'euro comme monnaie nationale. Et et il nous faut le contrôle démocratique des décisions de la zone euro.
Il devrait s'exercer notamment par des députés européens et des députés nationaux. Et je voudrais vous féliciter Benoît Thomas si me permet de le tutoyer car j'ai vu que vous avez rédigé un projet de traité pour la démocratisation de l'Europe. Franchement chapeau parce que dans une campagne présidentielle faire cet effort c'est remarquable et oui on a besoin davantage de démocratie. Mes chers mes chers amis, en ce qui concerne les questions de société, les convergences entre les propositions de Benoît et les nôtres sont évidentes. Ensemble, socialistes français et belges, nous devons poursuivre nos efforts pour faire évoluer la société vers plus d'harmonie, plus d'apaisement.
Les propositions que Benoît formule et que nous proposons ne suppriment aucun droit à quiconque. Il n'y a pas un seul citoyen qui a des droits en moins. Avec Benoît, nous voulons simplement élargir le champ du possible, accorder des droits supplémentaires aux personnes, s'ennuyir aux gens. Je pense au droit de l'interruption volontaire de la grossesse chez nous. Nous voulons que ce soit un droit médical et pas dans le droit pénal. Et et pour les amis belges, je lis il y a quelques heures qu'un professeur de l'université catholique de Louvin disait merci disait l'avortement est plus immoral que le viol.
La vague la vague rétrograde et conservatrice opère partout et nous devons être vigilants au côté de Benoît. Je pense aussi au droit de mourir dignement l'euthanasie. Je pense je pense que la procréation médicalement assistée doit pouvoir s'étendre partout aux femmes seules et aux homosexuels. Mes chers amis, j'en ai bientôt fini. Je voudrais profiter de cette tribune exceptionnelle pour insister sur l'importance que revet la jeunesse. Son avenir dépend en grande partie de nous, de notre capacité d'assurer aux jeunes un travail épanouissant, une vie heureuse avec des revenus suffisants.
l'école et j'ai lu les propositions de Benoît ainsi que ses réformes y contribuent d'une manière pertinente et percutante. Il y a aussi un sujet tabou qu'un grand nombre de femmes et d'hommes politiques refusent de considérer. Je pense aux drogues. répandu chez nos jeunes, en particulier le cannabis. Je trouve scandaleux de laisser un nombre considérable de nos jeunes dans les bras des milieux criminels pour s'approvisionner de quelques grammes de cannabis. Comme Benoît, je propose que ce soit les pouvoirs publics qui régulent et réglementent la production et la vente de cannabis. De nombreux pays ont emprunté ce chemin de la sagesse.
Je plaide pour que l'on avance avec lucidité tant en France qu'en Belgique. Alors, j'en termine. Mon cher Benoît, tu portes aujourd'hui l'espoir du changement. Tu portes l'espoir d'une politique régénérée, plus à gauche, plus généreuse, plus combative. Face à toutes les injustices, nous mesurons la difficulté de ta tâche et nous te soutenons. Nous te soutenons de tout notre cœur et nous t'encourageons de toutes nos forces. Ta victoire sera la victoire du cœur, la victoire des idées neuves, la victoire du magnifique idéal socialiste.
D'une même voix, nous te disons vas-y [Applaudissements] Benoît, des applaudissements encore plus nourris pour l'ancien Premier ministre, président du Parti socialiste belgeoiroupau. Avant de céder la parole dans quelques instants à Thomas Piquetti, je voulais saluer la la présence de la présidente des jeunes socialistes européens Lauras Limani. J'ai salué l'ensemble des députés européens socialistes Europe écologie les vert tout à l'heure mais je voulais m'excuser auprès de vous monsieur le Bourgmestre parce que j'ai par erreur tout à l'heure eu utiliser le terme de maire donc je ne fais aucunement illusion sur mon origine. Monsieur le Bourgmes, je vous prie de d'accepter mes excuses.
Monsieur Yvan Mailleur, Bourgmestes de Bruxelles. Je vous propose maintenant d'accueillir très chaleureusement l'un des intellectuels engagés auprès de de Benoît Amond dans cette campagne. Il est l'auteur d'un livre qui fait office un peu un peu épais pour un livre de Cheeva mais tout de même office de livre de chevé pour beaucoup d'entre nous. Le Capital au 21e siècle, c'est un économiste de renommée internationale qui est au côté de Benoît Amont dans cette campagne. Je vous demande de lui faire un tonneur d'applaudissement. Thomas Piquetti. Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir Bruxelles.
Je je suis je suis vraiment très très ému d'être d'être ici à Bruxelles pour pour apporter mon soutien à Benoît Amont. C'est c'est quelque chose. Moi je je veux vraiment dire que si je suis là auprès de Benoît Amon, c'est parce que dans cette campagne présidentielle française, c'est vraiment le candidat européen. C'est le candidat de l'Europe. Il y a des candidats qui essayent Il y a des candidats, il y a des candidats qui essayent de faire croire qu'ils sont pour l'Europe, mais en vérité, ils sont pour l'Europe d'hier. Ils sont pour le statut quo. Ils proposent rien de nouveau. Le seul candidat qui est vraiment profondément européen dans cette élection présidentielle, c'est Benoît Amont.
Je pense que c'est c'est même sans doute le candidat à une élection présidentielle en France le plus européen depuis François Mitteran qui assume un nouveau projet, une nouvelle étape pour la construction européenne, une étape de démocratisation et et ça c'est quelque chose de de vraiment neuf et sans sans Benoît, on aurait pas ça dans cette campagne. Donc c'est quelque chose de vraiment important et je voudrais je voudrais parler ici en particulier d'un des éléments essentiels de son programme européen qui est ce traité de démocratisation. Don je vais pas vous faire la lecture.
Mais ce traité de démocratisation euh dans le titre complet traité de démocratisation de la gouvernance de la zone euro, il a été présenté euh par Benoît dans une conférence de presse à Paris le 10 mars, donc tout récemment. Euh il est disponible en ligne, ça fait 12 pages, tout le monde peut le regarder. Je je demande aussi à tous les journalistes qui sont ici présents d'en faire état pour que chacun se fasse une idée par lui-même parce que ce projet évidemment il est pas il est pas il est pas parfait. il est fait pour être amélioré. De façon générale, Benoît dit souvent, il se considère pas comme un homme providentiel.
ce n'est pas un traité providentiel mais au moins c'est une base de discussion et ça a le mérite d'exister et mine de rien, c'est pas si courant que ça. Donc je vais vous donner quelques éléments du du traité mais je voudrais insister d'abord et avant tout sur le fait que mettre ça sur la table, prendre le risque d'écrire quelque chose d'aussi précis et de le mettre sur la table, c'est un acte politique majeur qu'on voit pas souvent dans des dans des campagnes électorales. Et je parle pas simplement de la campagne actuelle en France où les autres candidats leur programme sur l'Europe, c'est deux lignes, c'est une ligne et demi, hein.
Là, il y a un projet de traité juridiquement solide construit, c'est quand même autre chose que les les deux lignes des autres candidats. Et au-delà au-delà au-delà de cette élection, ce que je voudrais dire surtout, c'est que c'est un acte politique majeur parce que on avait jamais vu, en tout cas depuis des décennies, un responsable politique français à ce niveau, candidat à la présidentielle d'un des principaux partis français, si ce n'est le principal parti qui a porté la construction européenne en France, qui a qualifié la France pour la monnaie unique, qui a joué un rôle central dans l'attachement de la France à la construction européenne.
On on avait jamais vu, en tout cas pas depuis très très longtemps, un responsable politique en France ce niveau faire une vraie proposition d'un parlementaire et politique à nos partenaires de la zone euro. Et ça c'est quelque chose de très nouveau parce que la France jusqu'ici dans ces discussions, bon la France se plaint beaucoup comme vous savez la France aime se plaindre de l'Europe, aime se plainre de Bruxelles, de l'Allemagne, du monde entier parfois sauf que en terme de proposition concrète pour rendre l'Europe plus démocratique, plus sociale, la France, on l'a pas toujours beaucoup entendu.
Donc c'est très facile de se plaindre des autres en permanence, mais mettre une proposition sur la table qui permet vraiment de de rendre l'Europe plus démocratique, plus sociale, c'est quand même autre chose. c'est quand même plus constructif. Donc là, on a quand même un acte politique majeur et je pense qu'il faut il faut quand même se rendre compte de l'ampleur de ce que ça représente par rapport à l'attitude habituelle de la France qui pouvait facilement être caricaturé à Bruxelles, à Berlin ou dans les autres capitales sur le thème voilà les Français se plaignent mais où est leur proposition de gouvernance alternative pour l'Europe ?
Donc là, il y a une proposition dont dont je vais pas vous faire la la lecture complète, vous la trouverez dans dans de nombreux articles de de journeaux, en particulier une interview donnée par Benoît dans dans le monde la semaine dernière qui s'intitule "Démocratiser l'euro pour mettre l'austérité en minorité". Un des éléments centraux de cette proposition, c'est la création de cette assemblée démocratique de la zone euro qui donc s'appuyerait à titre principal sur des députés issus des parlements nationaux. pour 80 % de ses membres et pour 20 % de ses membres par des députés issus du Parlement européen.
Les députés issus des Parlements nationaux seraient euh réparti en proportion euh de la population euh de chaque pays et des groupes politiques euh présents dans les dans les différents euh dans les différents parlements nationaux. Et euh ce cette assemblée démocratique de la zone euro après délibération publique, décision à la majorité aurait euh la haute main sur un budget de la zone euro et en particulier euh article 12 du traité euh lui serait transféré le vote d'une assiette commune et d'un taux minimum commun d'imposition sur les bénéfices des sociétés. Ce qui n'empêche pas ensuite chaque pays de mettre un taux additionnel pour son propre budget.
Mais l'acte politique central, c'est ce transfert euh très significatif de souveraineté fiscale sur un impôt, l'impôt sur les sociétés qui est massivement contourné et sur lequel la souveraineté nationale est devenue une illusion, sur lequelle la souveraineté nationale consiste simplement à tous se faire avoir par les multinationales. Et donc là, il faut assumer clairement, ça fait ça fait des années, ça fait des années qu'on en parle, qu'on tourne autour du pot. Il y a des discussions intéressantes évidemment au niveau de l'Union. européenne dans son ensemble sur une assiette commune de l'impôt sur la société.
Mais si tentez que cette discussion aboutisse un jour, ce qui n'est pas encore euh le cas, on n' pas commencé à discuter la la question d'un taux euh euh d'un taux minimum d'imposition et on n'y arrivera pas avec la règle de l'unanimité. Donc là, il est proposé que les traités, les pays de la zone euro qui le souhaitent signent ce traité dans lequel il s'engage à il transfèrent le vote de l'assiette et d'un taux minimum de l'impô de société à cette assemblée qui ensuite vote cela ce qui alimente substantiellement un budget de la zone euro.
Il y a également une proposition de mutualisation des dettes qui dépasse 60 % du PIB qui reprend une proposition qui avait été faite sur le le fond de mutualisation des dettes par le Conseil des économistes conseillant la chancellerie allemande fin 2011 qui est tout sauf un repère de gauchiste et auquel on ajoute simplement un volet démocratique à travers cette assemblée démocratique de la zone euro qui décidera du rythme d'appurement de ce de ce fond. Sans rentrer dans dans tous les détails, je veux insister sur le fait que ceci est une base de discussion. C'est absolument pas censé être parfait. Chacun des articles peut être amélioré. Je je prends un ou deux points comme ça.
Euh je sais qu'il y a des opinions différentes sur la question de "Est-ce qu'il faut euh 80 % de membres issus de Parlements nationaux ou 20 % de membres issus du Parlement européen ?" Et certains pourront proposer d'inverser les proportions pourra proposer toutes sortes de choses et la discussion je pense doit se faire sur une base précise. Mais je pense et nous pensons avec Benoît qu'il serait une immense erreur de complètement ignorer les députés nationaux et de ne pas impliquer les députés nationaux et autrement que de façon simplement consultative.
À partir du moment où on a une vraie ambition pour l'Europe avec un transfert de souveraineté fiscale, donc certains impôts qui sont transféré, le vote de l'impôt, le vote du budget, c'est historiquement évidemment le Parlement national. À partir du moment où on veut transférer un des morceaux de souveraineté fiscale à une souveraineté européenne, le faire sans s'appuyer sur les parlementaires nationaux serait une erreur tragique.
Et moi, je lisais dans le Talis qui m'amenait, je relisais ce discours de Josh Cafficher, fameux discours du 12 mai 2000 dans lequel il faisait une proposition d'un politique et parlementaire à la France à laquelle la France n'ait même pas dénier répondre à l'époque et c'est quand même une nouveauté là de voir la France prendre l'initiative. Et dans cette proposition, Joshka Ficher expliquait très bien pourquoi il fallait absolument se donner une chambre européenne issue des Parlements nationaux. Euh parce que si on veut construire l'Europe en en ayant sans cesse un écart grandissant entre les députés des Parlements nationaux, les députés européens, on ne peut pas y arriver.
Il faut il faut obliger les députés des Parlements nationaux à devenir européens, à être codépositaire d'une partie du du pouvoir législatif au niveau au niveau européen. Autrement autrement, on y arrivera pas si on a une vision ambitieuse de de transfert graduel de souveraineté important en particulier pour plus de justice fiscale face aux grandes multinationales qui aujourd'hui pai des taux effectifs plus faibles que nos petites et moyennes entreprises, ce qui ne ce qui n'a strictement aucun sens. Si on veut enfin en finir avec ça, il faut assumer euh de mettre au cœur du système les députés nationaux avec les députés européens. Et donc n'ayons pas peur, n'ayons pas peur.
Je sais je sais que certains membres du du Parlement européen euh sont hésitant face à ce type de proposition, mais je pense que fondamentalement ce type de proposition va dans le sens de la parlementarisation de l'Europe et que c'est une bonne chose pour le Parlement européen évidemment. Alors, j'ai entendu d'autres marques disant "Oui, en fait, vous voulez faire ça, c'est uniquement pour mettre l'austérité en minorité, pour coincer la droite allemande et cetera." Bon, quand on crée une instance démocratique avec une assemblée démocratique, on accepte d'être dans la majorité ou d'être dans la minorité.
Et c'est ça l'acte fort, c'est de proposer une union parlementaire sur une base un homme une voix où effectivement on gagnera pas à tous les coups. Mais c'est ça, il faut faire confiance à la démocratie et c'est ça l'acte fort. Alors effectivement, si on fait des calculs sur cette assemblée de la zone euro avec la composition actuelle des des parlements nationaux de la zone euro, on se rend compte que ça serait plutôt à gauche et par ailleurs, la droite espagnole, la droite italienne, la droite française sont pas exactement la droite allemande sur la question de l'austérité budgétaire.
Donc je pense qu'effectivement concrètement une telle assemblée permettrait sinon de mettre l'austérité en minorité en tout cas en tout cas de modifier très substantiellement les rapports de force par rapport à une situation où le conseil des ministres des finances est tenu en échec par des droits de véto par certains ministres des finances d'une façon qui ne peut pas durer. Et je conclurai par un rappel historique. On on commémore ces jours-ci le 60e anniversaire du traité de Rome 1957. Mais parfois l'Europe fait preuve d'une amnésie historique qui est qui est extrêmement inquiétante. Et moi, je veux rappeler un point d'histoire.
Alors, l'histoire de la dette publique, c'est c'est pas aussi fascinant que beaucoup d'autres histoires, mais c'est quand même important dans les circonstances où on se trouve. L'Europe s'est construite dans les années 50 et c'est comme ça qu'on a pu construire l'Europe sur l'annulation des dettes du passé pour investir dans la croissance pour investir. Je veux je veux juste rappeler je veux rappeler un point d'histoire un point d'histoire économique puisque après tout c'est mon c'est mon métier comme chercheur en sciences sociales.
Au début des années 50, la France, l'Allemagne se retrouve avec des dettes publiques de 200 % du PIB supérieur à ce qu'on a en Grèce aujourd'hui et avec des économies d'une autre taille que la Grèce. Parce que la Grèce, bon, c'est 2 % de la du pip de la zone euro, mais c'est c'est quand même beaucoup moins significatif. Là, on avait plus de 200 % du PIB. Ces pays dès la fin des années 50 étaient redescendus à 20 % du PIB en dette. Par quel miracle ? Évidemment, c'est pas en la remboursant parce que c'est impossible de rembourser si vite.
Donc il y a eu tout le cocktail des méthodes rapides, inflation, ce qui peut être violent parfois pour des dépôts, impôt exceptionnel sur le capital privé, très important en Allemagne à ce moment-là et puis des annulations de dette, donc en particulier toute la dette extérieure allemande en 1953 a été annulée lors de la conférence de Londres ou plus précisément, elle a été repoussée à l'unification allemande. On en a reparlé en 1991.
On s'est dit "Ah mince, c'est ballot, on avait oublié d'indexer sur l'inflation et le PIB, ça vaut plus rien, on annule." Bon, je dis pas que ça se finira exactement de la même façon dans les dettes qui nous préoccupent aujourd'hui, mais je pense qu'il faut avoir en tête cette histoire parce que il n'est pas normal que des pays euh l'Allemagne et la France qui euh de fait ont pu investir dans la croissance des années 50 60 70 en se débarrassant de cette dette publique qui était un fardeau pour la reconstruction et pour la pour les pour l'investissement dans la croissance aujourd'hui explique au sud de l'Europe que il faudra tout rembourser Ruby sur longue sans annulation, sans réchelonnement, sans inflation.
Donc [Applaudissements] là, il y a il y a un niveau il y a un niveau d'amnésie historique d'amnésie historique qui est insupportable. Donc je sais que certains n'aiment pas ce type de comparaison historique mais en même temps on est obligé parce que la crise financière qui s'est abattue sur le monde en 2008, c'est la plus grave crise mondiale depuis 1929. Donc on est obligé de faire des comparaisons historiques. On a des événements exceptionnels. Donc à la fois rien n'est comparable parce que oui, les conséquences de la guerre mondiale sont incomparables à quoi que ce soit. Et en même temps, on est quand même dans des périodes exceptionnelles.
On est obligé de faire ces comparaison et surtout pour finir, on est obligé de faire ces comparaisons parce que aujourd'hui le vrai enjeu comme d'ailleurs dans les années 50, c'est la jeunesse, c'est l'investissement dans les nouvelles générations. Et pour des jeunes Grecs ou des jeunes portugais qui ont aujourd'hui 16 ans ou 17 ans, et bien ils ne sont pas plus responsables que des jeunes bavarois ou des jeunes bretons ou des jeunes franciliens. des erreurs qui ont pu être commis par les gouvernements qui les ont précédés. Et donc un moment, il faut juste décider est-ce qu'on veut être européen ? Est-ce qu'on veut investir dans cette jeunesse ? Où est-ce qu'on veut ?
Oou est-ce qu'on on s'accroche à cette position économiquement absurde et politiquement suicidaire consistant à dire vous allez repayer 3,5 % du PIB d'excédent primaire pendant les 40 prochaines années. Donc vous les jeunes Grecs là qui avaient 16 ans qui avaient rien fait, vous commencez votre vie à devoir payer beaucoup plus d'impôts que tout ce que vous allez recevoir en dépense. Sachant que ces chiffres là sont abstraits, mais le budget total de l'enseignement supérieur dans un pays comme la Grèce ou l'Italie ou la France, c'est moins de 1 % du PIB.
Donc quand vous devez repayer 3,5 % du PIB comme excédent primaire pour rembourser les dettes des générations précédentes, enfin est-ce que c'est la meilleure façon d'investir dans l'avenir, de préparer l'avenir ? Évidemment non. Donc là, il faut dire à certains de nos amis en Allemagne en particulier, écoutez, si vous aimez l'Europe, voilà, regardez les choses de façon plus enfin, prenez plus de perspective historique. Évidemment, toutes les situations sont différentes. La situation de la Grèce aujourd'hui n'est pas celle de l'Allemagne de 1953, mais ayez un peu de hauteur et surtout voyez le risque que vous nous faites courir après le Brexit.
Plus personne ne peut faire semblant de de savoir ce qui peut arriver. Donc pour toutes ces raisons, moi je dis merci à Benoît parce que Benoît nous offre dans cette campagne présidentielle euh un chemin démocratique pour sortir de l'impasse dans lequel l'Europe s'est placée. Et ça, je pense que ça restera. Je pense que ça nous conduira euh à convaincre de plus en plus de Français et je pense que ça nous conduira à la victoire. Donc merci Benoît. [Musique] [Applaudissements] Allez, on peut l'applaudir encore Thomas Piquetti. Chers amis, l'ambiance est très chaleureuse, relativement confortable pour la plupart d'entre vous, un petit peu moins confortable pour ceux qui sont debout.
Mais je voulais qu'on adresse à nouveau un un salut très amical à nos amis qui sont 50 m à côté dans une salle me dit-on complètement bondé, complètement surchauffé. Je vous demande de les applaudir, on leur passe le bonjour et je leur confirme, je leur avais dit tout à l'heure mais je vous le confirme, à l'issue du meeting, Benoît Amont viendra vous saluer. Merci à à vous et bon courage pour la la suite du meeting. Je sais qu'ils sont vraiment très nombreux et que c'est pour le coup pas très confortable.
Je vous propose maintenant d'accueillir un un nouvel intervenant et au-delà au-delà de lui, avant même de de lui donner la parole, je vous propose de d'applaudir très très chaleureusement la décision d'Europe écologie les Vert de soutenir Benoît Amondagne. C'est la première fois depuis 1974 que la famille écologiste n'aura pas de candidats estampillé écologiste à l'élection présidentielle, mais elle en a un. Elle a fait le choix d'en soutenir un parce que il est socialiste et écologiste notre candidat Benoî Amont.
Je demande donc d'accueillir très chaleureusement celui qui avait été désigné à l'automne dernier candidat à la présidentielle pour Europe écologie les Verts et qui a fait le choix de s'engager pleinement dans cette campagne aux côté de Benoît Amont sous vos applaudissements Yannick Jad.
[Applaudissements]
Bonsoir à toutes et à tous. C'est vrai que tu le disais, c'était une décision importante, une décision historique pour les écologiste, mais une décision d'ambition, une décision de responsabilité, une décision de maturité des électeurs qui avaient participé à la primaire écologiste. Parce que ce qui se joue pour les écologistes, c'est pas de continuer à construire des majorités culturelles en France, en Europe. qui se joue dans cette élection, c'est de gagner sur l'écologie, c'est de gagner sur le social, c'est de gagner sur l'Europe et c'est de gagner sur la 6e République.
Je sais que les écologistes ici comme dans le Bénéluxe font campagne, que Périne Ledent fait campagne, que les députés qui sont ici écologistes ont toujours soutenu ce rassemblement avec une responsabilité pour toi Benoît. une responsabilité, c'est de gagner l'élection présidentielle. On est là pour gagner Benoît. On est là pour redonner de l'espérance à notre pays. On est là pour le sortir de la sinistrose, de la dépression, du déclinisme, de la peur du déclassement, de la certitude du déclin collectif. Il y a pas de déclin collectif dans notre pays. Il y a de l'espérance, il y a des forces vives. Elles seront avec toi, Benoît, pour gagner.
[Applaudissements] Alors, c'est Thomas en parler, c'est peu de dire que dans quelques jours avec le l'anniversaire du traité de Rome, les sourires seront figés à Rome, y compris parce que quelques jours après, nous ouvrirons formellement les négociations du Brexit, mais nous ne devons pas nous voiler la face. C'est vrai que la confiance s'est rompue entre les 500 millions de citoyens européens et les promoteurs d'une Europe sans citoyen.
Et pour cause, le néolibéralisme comme modèle, l'austérité comme solution, l'intergouvernementalité comme méthode de gouvernance et le le le l'égoïsme national comme ligne politique largement partagée par l'ensemble de nos dirigeants européens, ça n'est une réponse qui n'est ni efficace à la crise économique, ni efficace à la crise sociale, ni efficace à la crise démocratique et certainement pas efficace pour la crise écologique. Ça n'est pas un projet enviable, désirable qui est acceptable pour les citoyens européens. Et pourtant, Et pourtant, face à Trump, face à Poutine, face à Erdogan, face à Sijin, l'Europe est clairement aujourd'hui seule. Mais seul l'Europe peut nous sauver.
seul face à son destin car le parapluie américain s'est refermé sur pour longtemps seul pour se refonder autour d'un projet démocratique de solidarité seul pour empêcher un nouvel ordre mondial fondé sur les égoïsmes nationaux et les replis identitair seul pour porter un projet global de coopération un projet de de multilatéralisme et de multiculturalisme et un projet de gestion des biens communs. On a parlé d'un anniversaire extrêmement triste aujourd'hui. C'est aussi la journée internationale des forêts. Et aujourd'hui encore 50000 hectares de forêts ont été détruits. Mais pour cela, l'Europe doit retrouver l'énergie d'un grand projet de civilisation.
L'Europe n'est pas la prison que dénonce un certain nombre de candidats. C'est d'abord une maison vide. Ça n'est pas notre maison commune telle qu'on la voudrait. une sorte d'auberge espagnole bruyante et foisonnante avec ses rires, ses engueulades et ses histoires d'amour. Aujourd'hui, l'Europe elle est tout juste une résidence de passage pour dirigeants européens centrés sur leur espace national. Si le vote britannique nous a fait si mal, c'est parce que nous savons qu'un même vote pourrait dégager exactement le même résultat dans chacun de nos pays. Le statut co actuel est la promesse nausée abonde, d'autres Brexit.
Et disons-le encore plus clairement, ce statut quo n'est pas celui des proeuropéens. C'est celui des euros paresseux incapables de construire les souverainetés partagées pour palier des nations défaillantes en matière sociale, en matière de migration, en matière d'énergie, d'industrie, de défense et de fiscalité. C'est le statut code des héritiers autopréclamés des couples mythiques européens. Mon et Schuman, de Gaul à Denuer, Giscar et Schmidth, Mitteran et Col. Mais ces héritiers en ont dilapidé l'héritage et dévoyer l'ambition.
Ils sont les promoteurs d'une Europe des nations lâches qui encouragent la finance casino, accepte la remise en cause de l'état de droit en Hongrie et en Pologne, délègue au président Erdogan notre humanité et nos obligations en matière d'accueil des réfugiés. des dirigeants européens qui acceptent l'humiliation des Grecs et de tant d'autres. Ces artisans du statut co aujourd'hui, ils sont devenus les faux soyeurs de l'Europe et ils déroulent par leur renoncement le tapis rouge électoral aux extrêmes droites. Car ce n'est pas, il faut le dire aussi, à coup de commémoration qu'on construit un futur désirable. C'est par la détermination.
Ce n'est pas à coup d'austérité qu'on investit dans l'économie durable et qu'on crée des millions d'emplois. C'est par l'investissement. Ce n'est pas à coup d'égoïsmes nationaux combat-til l'ouverture et la paix. C'est par des souverainetés partagées. Et ce n'est pas à coup de technocratie qu'on forme des citoyens européens. C'est par la démocratie. Et ce n'est certainement pas à coup d'accord de libre échange, TAFTA, CTA et tant d'autres. Qu'on protège la démocratie, les libertés publiques, les droits sociaux. la santé, l'environnement, le climat et l'agriculture.
C'est par des échanges justes et la responsabilité de l'Europe, c'est d'être le vecteur d'une régulation publique de la mondialisation. Parce que cette robe de ce libre échange là que promuve aussi bien François Fillon qu'Emmanuel Macron, cette Europe d'une circulation sans entrave, des biens, des services et des investissements, elle dégénère aujourd'hui en une Europe qui dresse des murs, des barbelés et des camps pour les femmes, les hommes et les [Applaudissements] enfants. Et parler du CTA. Souvenons-nous qui a négocié le CAR.
C'est même pas Junker, c'est pas Malstrum, c'est pas Trudeau la nouvelle star canadienne, c'est pas eux qui ont négocié le CTA, c'est Baroso qui a négocié le CTA aujourd'hui. Conseiller de Godman Sax, c'est de Gurt que vous connaissez bien ici. Conseiller de combien de multinational ? Harper, le premier ministre canadien aujourd'hui conseiller des multinationales. Et ce système là, cette dénier, le gouvernement américain, ce sont pas simplement des ministres qui deviennent des lobbyes. Ce sont les lobby qui sont ministres. Ce sont les multinationales qui sont dans le gouvernement. Voilà pourquoi il faut les combattre. Et d'ailleurs, regardons l'État de l'Europe. On le voit avec le Brexit.
Ce que demandent les amis de Marine Le Pen, l'extrême droite britannique, UKIP et le gouvernement britannique, ce n'est pas moins de libre échange. C'est plus de libre échange avec l'Union européenne, avec les États-Unis. Ce qu'il demande aujourd'hui, c'est pas plus de protection, c'est plus de dumping fiscal. En fait, ce repli national, cette perte de souveraineté, c'est la soumission aux puissances économiques. Le repli national, ça finit toujours par la soumission encore plus forte aux puissances économique et la complaisance et la complaisance vis-à-vis des régimes autocratiques et dictatoriaux.
Vous le savez, en France, on a l'amicale du Kremelin qui a plusieurs représentants dans cette élection. C'est l'association la plus représentée à l'élection présidentielle et on a quand même un parti politique qui est le seul parti de l'étranger en France puisqu'il est totalement financé par monsieur Poutine, j'ai bien parlé, du Front National. Ouais. Et on attend que dans le canard enchaîné depuis le temps qu'on l'annonce et bien monsieur Fillon à travers sa société de conseil aurait eu peut-être aussi quelques relations avec la Russie. Décidément, cette amicale du Kremelin, c'est quand même un véritable sujet de souveraineté et d'indépendance de notre pays. C'est un vrai danger.
Et chers amis, à l'inverse à l'inverse, ceux qui prennent toujours plus de mondialisation libérale quit à exploser les limites de la planète, ne peuvent prétendre protéger les citoyens. Ils les exposent encore plus. Ils ne peuvent prétendre protéger le climat. Il le dérègle encore plus. Il renforce au fond ce sentiment très présent dans les opinions publiques européennes parce qu'elle est c'est une réalité qu'une caste aujourd'hui concentre les pouvoirs et les richesses issues de cette dérégulation en exploitant les classes populaires dans les pays du sud et en abandonnant les classes populaires dans notre pays.
Alors, comment peuvent-ils dans ces conditions puisqu'ils le disent en permanence, notamment Emmanuel Macron défendent une société ouverte, le libre échange et la société ouverte quand ils organisent la concurrence entre les territoires, quand ils organisent la concurrence entre les salariés, quand ils organisent la concurrence entre les choix collectifs, quand ils organisent au fond la suprématie, la primauté des droits du commerce, des droits des investisseurs sur les droits humains, sur les droits sociaux, sur les droits environ environnementaux, c'est pas la société ouverte au concret, c'est le marche-pied Front National, c'est le marche-pied de toutes les extrêmes droites et des sociétés de rejet, de haine et de fermeture.
Tous ces partisans de ce libre échange là, Tous ces partisans de ce libre échange là sont les idiots utiles de l'extrême droite dans toute l'Europe aujourd'hui. Alors l'Europe c'est un espace démocratique que nous devons conquérir. Ça n'est pas une idéologie l'Europe, c'est un espace démocratique. Elle s'est construite sur la paix, la fin des dictatures et la destruction du rideau de fer. Elle demeure partout une référence pour celles et ceux qui combattent pour la démocratie. Elle doit redevenir un projet de civilisation, d'espoir et de citoyenneté pour ses habitants. Pour cela, l'Europe a besoin de la France. Autant que la France a besoin d'Europe.
Je vois mes collègues parlementaires, ils le savent. Jamais la France n'a eu aussi peu d'influence dans les institutions européennes. Jamais elle s'en est aussi peu souciée. Beaucoup s'inquiètent que l'Europe perde la France comme moteur. C'est plus gravement la France qui est en train de perdre l'Europe comme horizon et avec cet horizon la perspective de rester un grand pays dans une Europe forte. Enfin Benoît pour faire battre le cœur de l'Europe. J'ai commencé à apprendre ton slogan. Tu vois, je le dis je le dis sans hésiter.
Pour faire battre le cœur de l'Europe, il nous faut un président qui fera battre le cœur d'une France innovante, d'une France sociale, d'une France écologiste, d'une France fraternelle, diverse, ouverte sur le monde et se projetant avec détermination sur l'Europe. Pour avoir cette Europe-là, il nous faut un président. Vous le connaissez, ce président, c'est Benoît Amont. Benoît Amont. Benoît Amont. On va gagner. On doit gagner pour l'espoir, pour l'espérance, pour la France, pour l'Europe. Merci. Allez, ne gâchez pas votre plaisir. Vous pouvez applaudir encore plus fort. Yannique Jad. Dans quelques minutes, Benoît sera à cette tribune.
Mais avant d'accueillir Benoît Amont, je voulais vous vous proposer de regarder un un trisème et et dernier film ce soir. Ce film qui a déjà été projeté dimanche dernier devant 25000 personnes à à Paris Bercy. Dans ce film, vous avez un condensé de la campagne que mène Benoît Amont depuis plusieurs mois. Il a été partout en France à la rencontre des Français et il a entendu leur colère, leur déception parfois, leur souffrance aussi, mais il y a aussi pris le pou de leur énergie et de leur espérance. Ce que nous montre ce film, c'est que cette espérance là, c'est la force qui doit nous guider, qui doit le guider jusqu'à l'élection présidentielle et jusqu'à la victoire.
Parce que dans cette élection présidentielle, au fond, il y a clairement une candidate du repli nationaliste, une candidate de la haine, deux candidats du renoncement, deux candidats de la soumission au dogmes austéritaires et et libéraux. Et il y a un candidat, un candidat qui incarne l'espoir et l'espérance. Et ce candidat, c'est Benoît Amont.
[Applaudissements] Quand je vois comment galère mes enfants et encore plus mes petits-enfants et puis maintenant quel sera l'avenir de mon arrière petite fille, là je me pose des questions et c'est là qu'il y a un manque parce que il m'arrive souvent la nuit de me réveiller en me disant "Mais qu'est-ce qui va lui arriver ?" Je pense que je fais partie d'une génération où vraiment on sent qu'il y a une urgence environnementale en fait et voilà.
et ce qu'on fait c'est largement suffisant et je pense qu'en fait il faut arrêter de faire semblant c'est tout en fait et en plus de ça euh les politiques environnemental ça peut être lié aux politiques de l'emploi aux politiques de la transition énergétique. En fait c'est ultra positif il y a plein d'emplois qui peuvent être créés. Je cautionne pas trop cette bouffe là. Non, il faut avoir plus de preuves parce que ils sont beaucoup d'élèves. Je veux dire, on est beaucoup d'élèves mais il faut avoir plus de profs, je veux dire plus d'activités, plus d'ateliers et des fois il y a des jeunes qu's ont du mal à exprimer.
Donc après, ils sont ils se sont seuls abandonnés, après ils ont des problèmes de famille donc c'est pas facile pour eux. Moi je suis quelqu'un du terrain, tu vois, donc je suis pas content. Je suis pas content mais c'est pas pour ça que je quitte la gauche. La principale qualité de la France pour moi, c'est la solidarité. Je crois en l'avenir de la France et j'ai encore beaucoup d'espoir. Le peuple français est un peuple qui ne supporte pas l'injustice. Il est prêt à se soulever. Je pense franchement que les prochaines élections, il faut qu'il y ait un changement total de la politique qui est appliquée.
Nous allons tout faire pour qu'une gauche claire, une gauche limpide, une gauche qui s'assume, une gauche franche, une gauche qui rassemble, une gauche se propose au vote des Français, qu'elle propose un futur désirable. En même temps, la France, elle est forte, très fort. Ce qui me rend heureux, bah c'est de d'aller étudier tous les jours pour pour être acteur de ma vie et pour pouvoir pour pouvoir plus tard trouver un métier qui me correspond. Je reste fier d'être français. Je suis fier de le dire. J'ai oublié même de leur dire que je suis marocain. Que je sois au Canada ou en Allemagne, il me dit "Vous vous êtes ?" Je dis "Je suis français." parce que je suis quand même fier de ce pays.
Ce pays n'est pas un pays quelconque. Socialiste social, ça faut pas qu'on l'oublie. Je pense que dans un parti, il faut avoir une prise au sol, pas avoir que des dirigeants. Faut aussi avoir le regard du citoyen, du lambda qui est militant ou pas, qui est sympathisant ou pas. Ce regard bienveillant sur ces militants, sur ces personnes de base, ça faut pas l'oublier. Il faut tous avancer ensemble et surtout faut donner envie d'avancer ensemble. C'est le collectif qui gagne. On est ensemble un projet humain avant tout. Vous êtes des milliers, allez convaincre d'autres milliers, des dizaines de milliers. Et au bout à Porte, il y a la victoire pas pour moi pour vous, pour le peuple français.
Vive la République vive la France. Allez chers amis, vous allez l'accueillir maintenant. notre candidat, le candidat de la gauche, le candidat pour un futur désirable, le candidat pour faire battre le cœur de la France, le candidat pour faire battre le cœur de l'Europe. Il est avec nous aujourd'hui à Bruxelles. Nous sommes 3000 dans cette salle, dans la salle attenante. Il est avec nous, pour nous, pour vous, Benoî [Musique] Amon. Never said a word you did and let me know that don't think I could for [Musique] you. Merci merci merci beaucoup.
Merci euh à tous, merci à ceux qui sont dans cette salle, à ceux qui sont debout, à ceux qui sont dans l'autre salle à qui je fais coucou à travers la caméra. Merci d'être venu si nombreux ce soir à Bruxelles. Je voudrais commencer par remercier le bourgmestre Ivan Mailler de nous accueillir ici dans sa ville. le remercier chaleureusement ainsi que Eliodou, le président du Parti socialiste belge pour nous avoir aussi à la fois accueilli comme la plus grande autorité pour nous accueillir dans dans cette ville sur le plan politique. En tout cas, c'était pour moi très précieux d'enregistrer le soutien chaleureux, sincère, franc, politique qui a été le sien tout à l'heure.
dire l'importance pour moi de voir que nos projets convergent au-delà de la seule légalisation du cannabis sur Mais je me réjouis moi je rappelle je rappelle que c'est d'abord une mesure de santé publique qui vise à lutter contre les addictions et une autre et une mesure qui est destinée notamment à s'attaquer au trafic. Je le dis d'autant plus sérieusement que ces trafics en France font hélas beaucoup de morts en raison justement de l'échec des politiques de prohibition que ne veulent pas regarder la plupart des dirigeants politiques français et que nous nous voulons regarder en face.
Donc je voulais dire que c'était important pour moi car je mesure combien aujourd'hui sur la question européenne, j'en dirai un mot tout à l'heure, euh belges et français euh convergent convergent pour davantage de démocratie dans la zone euro, davantage de légitimité aux décisions qui sont prises et qui concernent nos concitoyens, qu'ils soient belges ou français, tous les les citoyens européens sur ces questions-là, c'est extrêmement fort d'entendre les modéli Opa et et de mesurer à quel point aujourd'hui cette arque d'alliance qu'il nous faut construire en Europe, cette arc d'alliance des forces de gauche et de plus en plus proche à à porter de main et la journée que j'ai passé aujourd'hui au Parlement européen me l'a confirmé dans la qualité des échanges que j'ai pu avoir avec différents représentants de la gauche, qu'il soi socio-démocrate, écologiste ou appartenant à la gauche dite radicale.
Je n'aime pas ce mot parce que ça tendrait à vouloir la cornéiser. Je pense à cette gauche aujourd'hui qui est une gauche qui proteste, propose aussi, qui ne se reconnaît pas forcément dans le courant socialiste ou dans le courant écologiste, qui est héritière du notamment de la grande famille communiste européenne. Il y a là aussi des hommes et des femmes qui convergent avec nous. Et là encore, j'en diraiis quelques mots tout à l'heure. Je voudrais euh commencer cependant par aujourd'hui parce que c'est un un jour difficile pour beaucoup de de socialistes.
Rendre hommage à un homme qui s'est éteint cette nuit euh qui a beaucoup compté pour moi, mais avant de compter pour moi, a beaucoup compté pour les siens. D'abord, sa famille, ses enfants que je salue euh a beaucoup compté pour la gauche. Le Parti socialiste dont il a été le premier secrétaire, président de l'Assemblée nationale, secrétaire d'État de François Mitteran. Il a été une figure immense de la gauche. Ça m'a coupé le souffle ce matin quand j'ai appris qu'il s'était éteint. C'est Henri Emmanuelli. C'est une personnalité qui, si je dois vous dire, la principale qualité qui était la sienne, c'était de savoir faire ce que tant d'hommes politiques ne savent pas faire, passer le témoin.
Et Henri à quelques-uns d'entre nous, je lis bien à quelques-uns d'entre nous, ils sont là. Il Isabelle Thomas, Guillaume Balace, Emmanuel Morel, Philippe Cordery qui l'ont connu parce que nous appartenons à la même génération. Vincent a milité aussi à ses côtés longuement.
Il savait passer le témoin et c'est une incroyable qualité aujourd'hui de savoir passer le témoin dans une société où on a le sentiment qu'une génération parfois veut le garder ce pouvoir veut surtout ne pas passer le témoin à la génération qui suit même pas à la génération d'après celle de ses petits enfants tant il faudrait le conserver le pouvoir Henry c'était le contraire de cela là où il est j'imagine gromelé en se disant tui maintenant tu en as déjà assez dit mais mais je veux lui dire combien il me manque et il nous manquera.
Alors aujourd'hui, chers amis, je suis venu vous parler euh de la France euh de l'Europe et mais avant de de vous parler de de ces questions importantes et revenir sur le projet politique que je défends lors de cette élection présidentielle, je je vous je suis venu évoquer aussi devant vous un anniversaire qui est un anniversaire douloureux pour les Belges, celui des attentats qui ont frappé votre capital Yvan, vous tous qui avez peut-être été meurtri à la fois dans vos chaires et dans vos familles qui nous a rappelé les attentats qui ont frappé aussi la ville de Paris, Nice, Saint-Étienne du Rouvret.
Le 19 mars, c'était aussi pour nous les assassinats de Mohamed Mera pour, je le disais lors de notre meeting de Bery, pour la première fois depuis la guerre, on tuéit des enfants parce qu'ils étaient juifs. Symbole tellement abominable que nous n'imaginions plus voir chez nous, on tuait des militaires d'origine maghrébine, français pour le symbole qu'il représentait. Et ces moments-là sont des moments que dont nous avons voulu nous rappeler et je veux aujourd'hui m'associer à la mémoire des victimes des attentats de Bruxelles.
La commémoration aura lieu demain mais mais je vous propose que nous fassions une minute de silence en hommage à à ces femmes et ces hommes qui sont tombés sous les couses barbares. Je vous remercie. [Applaudissements] Alors mes chers amis, chers compatriotes, chers concitoyens, chers amis belges, hier soir, il y avait le grand débat ou le premier grand débat de cette élection présidentielle qui mettait en scène nos projets respectifs.
Et au démarrage de cet exercice qui est toujours un peu solennel, un tout petit peu académique et scolaire, nous devions répondre à cette question : "Quel président voulez-vous être ?" Et au moment où devant la commande, je me penchais un peu scolairement sur l'exercice, je me suis moi-même interrogé sur quel président je voulais être. Je me suis dit que finalement cette question à un premier défaut, celle de mal comprendre ce qu'était l'enjeu de cette élection présidentielle. Au fond, la première question qui est posée aux Français n'est pas de savoir quel président je serai ou quel président ils veulent avoir, c'est d'abord de savoir quel peuple ils veulent être.
Quel peuple français du nous ? Et je pose cette question aussi simplement parce que au regard aujourd'hui des projets politiques mis sur la table par les uns et les autres, il nous revient de dire, comme j'ai essayé de l'exprimer devant nos compatriotes hier, quel peuple voulons-nous être ? Béliqueux ou fraternel ? Soucieux du monde que nous allons laisser à nos enfants ou obsédés par la religion du court terme ? Quelle République voulons-nous ? Bienveillante à l'égard de nos aînés, solidaire à l'égard des plus modestes ou autoritaire ? Quel message voulons-nous porter au monde ? La coopération et la paix ou la concurrence et le nationalisme ?
Et je le disais hier et je vais essayer d'y répondre aujourd'hui que selon les réponses que le peuple français apportera à ces questions, à cette question quel peuple voulons-nous être, il dessinera naturellement le portrait de celui ou celle qui sera présidente de la République le 7 mai. Et c'est d'abord cette question que les Français doivent se poser. Alors, quel peuple voulons-nous être ? Béliqueux ou fraternel ? Je suis assez frappé de voir aujourd'hui combien le débat sur l'identité nationale structure et continue à organiser l'essentiel du message politique des candidats de droite et d'extrême droit.
Mère pour eux d'ailleurs de faire oublier leur propre turpitude dans une campagne où nous aurons constaté que le candidat de l'extrême droite, la candidate de l'extrême droite pardon et je sais pas si c'est un lapsus révélateur de quoi que ce soit d'ailleurs mais mais non ça doit être qu'il y a du Jean-Marie Le Pen derrière Marine Le Pen. Voilà et le candidat de la droite. Mais notez bien que sur le fond des fois vous feriez ce qu'on appelle un blind test. On en viendra à ne plus s'y retrouver. Je vais prendre un exemple justement du la nature des choix qui nous sont proposés.
Quand vous voyez aujourd'hui que François Fillon trouve légitime que les régions, que les collectivités et pourquoi pas demain que l'État puisse mettre en œuvre ce qu'il appelle la clause molière. Clause qui réserverait dans le cadre des marchés publics, des marchés à des entreprises qui ne feraient travailler que des salariés qui parlent français. Mais qu'est-ce ça dire ? que nous mettions mettrions de côté toutes celles et ceux qui travaillent, qui vendent leur force de travail, parle une autre langue que la nôtre et serait donc naturellement écarté de ces chantiers au nom de quoi ?
De la préférence nationale, de l'importation d'un principe défendu jusqu'ici par le seul Front National, désormais dans la doctrine de la droite au moment de parler au français. Voilà ce que cela veut dire. Et d'ailleurs, pitié laisser Molières à côté de cela, je le disais mais close Tartuf, vous êtes des Tartufes, certainement pas Molière. Pitié et si vous allez vous inspirer de notre patrimoine culturel, allez chercher des références ailleurs. Le pauvre, imaginez qu'il est désormais associé à une démarche qui ni plus ni moins ne propose qu'organiser la préférence nationale et la discrimination.
Aurions-nous imaginé, je regarde mes collègues ici d'Europe écologie les vert du Parti socialiste, aurions-nous imaginé la droite républicaine dérivée à ce point ? Et bien aujourd'hui, elle assume, elle assume Laurent Voquier assume tranquillement de mettre en place une clause tartuf dans sa région. Valérie PC accepte et décide de mettre en œuvre une clause tartufe et ils sont soutenus par François Fillon qui assume également cela. Quel est donc ce peuple que nous voulons être ?
Est-ce que nous voulons nous retrouver dans des choix politiques qui, s'ils avaient été mis en œuvre il y a de cela quelques décennies, aurait empêché tout simplement que la France soit reconstruite par des Polonais, des Italiens, des Espagnols, des Portugais, des Marocains, des Algériens, des Sénégalais, des Camerounais que sais-je encore. Alors, certains parlent français, d'autres pas. Mais ils bâtisaient la France et ils sont souvent devenus les meilleurs des Français ensuite. Bien meilleurs que ceux qui revendiquent une généalogie longue comme cela, longue comme cela, mais ne sont pas exemplaires au regard de ce qu'on attend d'un candidat à la présidence de la République.
N'est-ce pas monsieur Fillon ? N'est-ce pas madame Le Pen ? Êtes-vous exemplaire ? Non. Et ceux qui ont bâti la France à force de main, maçon architecte, simple ouvrier, eux l'été, respecte la loi, travaillez ce que vous n'avez pas fait. Voilà ce qu'il faut dire. Voilà ce qu'il faut dire au moment de l'élection présidentielle. Quel peuple voulons-nous être ? Voulons-nous partager cette vision là du monde ou voulons-nous embrasser une vision du monde beaucoup plus fraternelle ?
Et là encore, je m'adresse à ces hommes et ces femmes de droite en France qui lorsque les migrants sont venus chez nous chercher refuge dans la patatrie des droits de l'homme, cherchez refuge, on fuit le désordre, la mort, la violence, on fuit l'arbitraire, on choisit la France. Et vous avez organisé quoi ? Vous monsieur Voquier l'encourageant sa propre région ? Vous élu républicain d'ailleurs pas plus Molière que la République ne doit être associée à cela. Vous avez organisé des barrages encouragés à ce que les populations empêchent les migrants quelques dizaines quelques poignées de s'installer là où nous avions prévu de les recevoir quelques temps pour qu'ils se posent épuisés.
fatigué, meurtri par l'exode, meurtri par un exil qu'ils n'ont pas choisi. Vous avez organisé quoi ? Des manifestations qui était le pire visage de la France. Imaginez ces Syriens, ces Éréens, ces sousdanés, ces Afghans, ces libiens qui au moment de découvrir le territoire français, voyez quoi ? Des hommes et des femmes, les chars bleus, blanc rouge si mal porté autour d'eux s'opposer au fait qu'il puisse être hébergé. Si c'est pas la vision la plus béliqueuse, la plus agressive qui est celle de la France qu'estse et c'est d'autant plus frappant que cela souvent se revendique dans l'espace public ce qu'on ne leur demande pas de leur religion.
J'avais été frappé lors de la campagne présidentielle de voir François Fillon pourquoi pas je lui laisse cette liberté se revendiquer de la foi qui est la sienne catholique. Mais j'observe que monsieur Voquier comme monsieur Fillon, ils sont quand même catholiques quand ça les arrange. Quand ça les arrange. quand il s'agit de lever de lever les quarts de sens commun les manifestants contre le mariage pour tous ceux qui insultaient pour certains d'entre eux pas tous mais certains d'entre eux les homosexuels dans la rue. Quand il s'agit de les appeler à manifester au Trocadéro pour sauver monsieur Fillon, là on se rappelle qu'on est catholique.
Par contre, quand il s'agit d'entendre l'encyclique du pape François qui dit à tous les Européens : "Levez-vous, tendez la main simplement, accueillez les réfugiés parce qu'ils ne cherchent qu'un refuge, un refuge et vous leur devez l'hospitalité au nom de ce que vous êtes européen. Le continent qui a connu tant d'émigrants lui-même et qui doit bien pouvoir accueillir quelques immigrés notamment quand ce sont des réfugiés qui fuient la violence. Et bien là, Et bien là, j'observe qu'on est un peu moins catholique, qu'on est un peu moins euh finalement, on revendique un peu moins sa fidélité à l'Église catholique et romaine.
Moi, je ne revendique aucune fidélité à l'église catholique et romaine. J'observe là qu'en tout cas l'honneur de l'Europe, c'était les paroles du pape François et certainement pas le comportement de ceux qui parfois se revendiquent de la même religion dans le paysage politique français. Alors, il nous revient donc de dire si nous voulons être béliqueux ou fraternel. Et moi, je veux assumer complètement que le rôle de la France, le rôle de la France, ce sera d'être fraternel, hospitalière, à l'égard des migrants. Comment ?
D'abord en remettant en cause ces règles absurdes de Dublin qui veulent aujourd'hui que la géographie décide de la politique, que se concentre l'essentiel des efforts sur deux pays, la Grèce et l'Italie et vis-à-vis desquels nous devons dire aujourd'hui que nous devons prendre en charge non pas notre part du fardeau mais de la responsabilité qui doit être la nôtre tout simplement d'accueillir aujourd'hui celles et ceux qui demandent asile au pays européens cher cherche refuge chez nous parce qu'il fuit la guerre, le désordre et la violence. Et dans ce cadre là, il faudra aller plus loin. Je souhaite que nous mettions en place et que nous généralisions l'usage du visa humanitaire.
Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que demain, nous n'avons plus à obliger ces femmes et ces hommes à se jeter dans la Méditerranée, à se mettre entre les mains de passeur pour pouvoir rejoindre nos pays. Ils doivent pouvoir faire ce voyage en sécurité puis être ensuite identifié. pour pouvoir vérifier la situation qui est la leure, mettre en place les conditions de leur accueil ou pas. Mais en tout cas, nous devons garantir par ces visas humanitaires qu'ils n'auront pas à risquer leur vie dans ce qui est devenu un cimetière la Méditerranée aujourd'hui, faute justement d'humanité et d'hospitalité des Européens.
3è changement que je propose pour la France, nous devons nous inspirer de ce que font les pays scandinaves et l'Allemagne. L'Allemagne, elle sert d'exemple aux Français quand il s'agit de vanter un certain nombre de contrats de travail, les mini jobs dont on trouve qu'ils sont très intéressants parce qu'on peut payer très peu cher des salariés interchangeables, ce que je ne souhaite pas. Mais par contre, elle sert un peu moins de modèle au même responsable politique quand l'Allemagne, elle décide de permettre aux demandeurs d'asile de pouvoir travailler pour faciliter leur intégration.
Nous savons aujourd'hui que l'apprentissage de la langue comme la possibilité de travailler ne serait-ce que quelques heures, est un facteur d'intégration, un facteur décisif d'intégration au point même, j'en discutais avec Pierre Moscov ici cet après-midi, au point même qu'on évalue aujourd'hui ce qu'on appelle, le mot est assez impropre, les dividendes des réfugiés, c'est-à-dire la richesse créée par ces réfugiés qui profitent à leur pays d'accueil sous forme de décile de PIB en plus. Nous savons donc aujourd'hui que cette intégration-là enrichit les pays dans lesquels ces migrants viennent.
Moi, je souhaite que demain, la France là encore permette aux demandeurs d'asile de pouvoir travailler à partir d'un certain délai comme je souhaite que nous harmonisions les procédures de demande d'asile dans l'Europe de façon à ce qu'il n'y ait pas de différence d'un pays à l'autre. Et c'est là que nous déciderons sur un sujet difficile, dont j'ai conscience qu'il est difficile, mais d'assumer le peuple que nous voulons être. Un peuple ouvert, un peuple fraternel, hospitalier, qui regarde ces migrations pour ce qu'elles sont.
des migrations liées à des conflits dans lesquels nous avons parfois, je le rappelle, une part de responsabilité et qui justifie que nous endossions que nous nous endossions la responsabilité d'acquérir femmes, enfants et hommes qui quittent les violences et les guerres notamment au proche- orient et en Afrique. Fraternel donc ou béliqueux, vous savez, moi j'ai une conception de la laïcité qui finalement ne s'accommode d'aucun épithète. à laïcité. En France, nous avons là un grand principe qui est un principe qui permet de faire vivre nos valeurs, la liberté, l'égalité et la fraternité.
Et nous avons ce que je juge être probablement la plus belle et la plus grande loi de la République, c'est la loi de 1905. Que poste-elle comme principe ? La séparation de l'église et de l'État, la liberté de conscience, la liberté d'opinion religieuse. La liberté donc de croire mais aussi de ne pas croire. Et cette loi est si bien faite que dans son article 31, je le répète tout le temps, elle permet de punir quiconque vous empêcherait de croire ou quiconque vous obligerait à croire. C'est ça la loi 1905. C'est ce principe autour desquels nous devons construire aujourd'hui la République. Mais pourquoi est-ce que j'éprouve le besoin de vous en parler ici ?
Parce que dans notre pays, il est incroyable de voir que ce sont les adversaires historiques de la loi de 1905 qui utilise aujourd'hui laïcité comme un glève à l'endroit d'une seule et même d'un seul et même groupe, d'une seule et même religion, c'est-à-dire les musulmans.
Et au fond, j'ai le sentiment, j'ai le sentiment, je le dis, qu'en France, il y a des responsables politiques qui n'aiment les musulmans que quand ils ne sont pas musulmans et ils ne les tolèrent que quand en fait ils ne sont pas musulmans, qu'ils ne finalement n'appliquent aucun des rites qui sont ceux de leur religion et qu'ils ont parfaitement le droit de respecter tant qu'ils ne troublent pas l'ordre public et tant que ça ne contrevient pas justement à nos lois. Voilà la réalité et la réalité de la loi 1905, c'est qu'elle doit protéger aujourd'hui à raison du fait qu'il existe des groupes religieux, intégristes, salafistes qui testent la République.
Elle doit protéger la jeune femme qui dans n'importe quel quartier a le droit de s'habiller comme elle veut et ne doit pas se faire imposer une tenue ou un foulard par qui que ce soit. Par qui que ce soit. La loi de 1905 protège cette jeune fille. Mais pourquoi je parle de cette jeune fille ? Parce qu'elle protège aussi sa sœur qui si elle décide librement de porter le foulard a aussi le droit de le porter. C'est ça la loi 1905. Elle protège ces deux sœurs qui librement n'ont pas avoir leur conscience, leur opinion aujourd'hui percuté par les choix d'autres groupes qui voudraient leur imposer d'autres lois que celles de la République.
Voilà ce que nous devons dire et ces principes permettent de vivre ensemble. Je l'ai encore cité hier mais François Holland a une très belle définition de la laïcité en disant ce n'est pas un dogme de plus. Il a raison. Ce n'est pas la religion de ceux qui n'ont pas de religion. Il a raison. C'est la condition du vivre ensemble. Et c'est pour ça que nous nous la défendons la laïcité et que nous n'en faisons pas ce que certains veulent en faire. L'instrument, le glève à partir duquel ils veulent frapper une seule religion, l'islam. parce qu'il considère aujourd'hui que cette religion est incompatible avec la République, là où ils s'autorisent eux tous les accommodements.
les accommodements parce que quand il s'agit d'aller là encore manifester contre le mariage pour tous avec des femmes et des hommes qui combattent l'IVG qui décident aujourd'hui de se mobiliser non pas contre un droit qu'on leur enlèverait parce que le mariage pour tous je le rappelle n'enlevait aucun droit à personne parce qu'on crée un nouveau droit un nouveau droit pour des femmes et des hommes pour leur permettre d'adopter de constituer une famille juste parce que ce nouveau droit était été créé et bien il a justifié des mobilisations que je respecte en démocratie, il faut les respecter, mais aussi des propos, des stratégies, des comportements qui étaient inacceptables parce qu'ils étaient fondamentalement homophobes.
Homophobes et de cela, on s'accommode et là on sent moins on sent moins la fermeté laïque. On sent moins la nuque raide de celui qui défend la loi de 1905 du côté de monsieur Fillon notamment. Monsieur Vaquier, j'en parle pas, je pense que c'est perdu et pour longtemps et c'est pas plus mal.
Non mais parce que j'en dis encore un mot, monsieur Voket qui nous donne des leçons est quand même celui qui a supprimé des subventions à un lieu de mémoire, celui de la maison des des enfants d'ieux, lieu de mémoire de la déportation de la Choa et qui vient nous faire la leçon aujourd'hui en matière de laïcité, en matière d'éducation quand il reproche justement à soi-disant l'école de la République de ne pas être assez dure à l'égard de ceux qui dans les classes ça existe parfois. conteste l'autorité des savoirs et des enseignants et pourrait contester qu'on puisse enseigner la Choa.
Et bien pour commencer que chacun assume ses responsabilité, il y a là des lieux précieux de mémoire qui sont des lieux visités par des centaines d'écoliers et vis-à-vis desquels une grande collectivité comme la région Auvern Renab n'aurait jamais dû baisser les subventions. Alors voilà quel peuple voulons-nous être béniqueux ou fraternel, hospitalier ou fermé ? Mais je veux là encore poser une autre question. Soucieux du monde que nous allons laisser à nos enfants ou obsédés par le court terme ? Vous savez, j'ai souvent parlé de cette expérience.
J'en reparlais encore ce matin, mais euh c'est finalement une situation vécue qui compte aujourd'hui pour moi dans mon engagement politique au moment au moment de m'adresser à à nos concitoyens. Dans les écoles françaises aujourd'hui en maternel, en CP, en CE1, CE2, CM1, CM2, on apprend aux enfants dans des exercices à pousser les bureaux contre les portes, à se mettre en dessous les pupitres au cas où un terroriste rentrerait dans ses écoles. Ce sont des exercices qui sont faits aujourd'hui dans l'éducation nationale. D'ailleurs, je m'en réjouis puisque aujourd'hui, ils peuvent permettre d'éviter des morts s'il y avait une attaque comme celle-là.
Et le devoir de la République, c'est de se préparer vis-à-vis de ces barbares là à toutes les situations. Mais on apprend donc que la mort peut faire irruption dans les écoles au point que les enfants se préparent à travers de tels exercices. On leur apprend aussi dans certain nombre de villes françaises que certains jours en en raison d'épisodes atmosphériqu de pollution atmosphérique, il ne faut pas courir dans les cours d'école. Allez demander à un enfant en grande section, à un CP en CE1 de ne pas courir au moment de la récréation. Pourquoi ?
Parce que s'il court et c'est vrai, il se remplira les poumons de ces particules fines qui vont avoir des conséquences qui sont des conséquences extrêmement graves pour ces poumons et peuvent déclencher ashme, maladie respiratoire et cetera et cetera. Mais souvenez-vous de l'école dans laquelle nous avons grandi. Souvenez-vous de l'école dans laquelle nous avons grandi. N'avons pas grandi dans des école où on nous apprenait que nous pourrions être tués. N'avons pas grandi dans des écoles où dans les cours de récréation, on freinait notre envie de courir, de jouer parce que nous pourrions tomber malade en raison simplement de l'air que nous respirons.
Interrogons-nous sur le monde que nous sommes en train de laisser à nos enfants et quelle responsabilité cela nous donne ? J'ai souvent aussi cité, je ne prends pas tout dans ce que dit Pierre Rabi, mais cette phrase là je la trouve très juste. J'ai souvent cité Rabi quand il dit il ne faut pas se préoccuper seulement du monde que nous laissons à notre jeunesse. Il faut se préoccuper de la jeunesse que nous laissons au monde. Quelle jeunesse allons-nous laisser ? Quel peuple Quel peuple sera-t-el ?
Quel peuple sera-t-elle cette jeunesse qui aura grandi dans ce monde là où elle aura connu l'insécurité jusque des lieux normalement préservés de tout cela l'école, ce sanctuaire dans lequel on apprend, ce lieu dans lequel justement on doit être mise à l'abri des querelles des adultes, mis à l'abri des guerres, de la discorde. Et bien quelle jeunesse allons-nous laisser au monde ? Et c'est là encore la raison pour laquelle il me semble fondamental aujourd'hui d'assumer et de dire que s'il doit y avoir deux priorités pour un gouvernement de la République, deux priorités. Il y a la conversion écologique de notre économie et il y a l'éducation.
La conversion écologique de notre économie, c'est pour moi la nécessité de changer de modèle de développement. Changer de modèle de développement, c'est ne plus considérer aujourd'hui que les seuls indicateurs à partir desquels on juge du bien fondé d'une politique, c'est seulement la croissance du PIB. Pourquoi ? Parce que la seule croissance du PIB ne dit rien du niveau des inégalités, ne dit rien de la bonne ou de la mauvaise santé, ne dire rien de la pauvreté d'un pays. Oui, il faudra faire croître la richesse mais dans des domaines que nous choisissons.
Moi, je suis favorable à ce que nous fassions croître à l'activité dans le domaine des énergies renouvelables, dans le domaine de la santé, dans la prise en charge des personnes âgées, dans le domaine de l'éducation, dans le domaine dans tous les domaines qui relèvent aujourd'hui de la sobriété énergétique ou de l'efficacité énergétique. Oui, à la croissance et à cette croissance là dans l'économie marine, oui, à la croissance dans ce secteur. Mais j'assume de dire aujourd'hui qu'il faudra que certains secteurs décroissent lequel ? Le nucléaire par exemple. Oui, dans ce secteur nous ferons baisser l'activité. Pourquoi ?
Parce que je juge aujourd'hui que la part du nucléaire dans le mixe énergétique doit baisser parce que le nucléaire reste dangereux, parce qu'il reste dangereux pour des décennies voire des siècles et qu'à partir du moment où nous disposons de la technologie pour exploiter les ressources que sont le soleil, les courants, les vents et que nous, grâce à ces innovations technologiques, nous pouvons faire en sorte de produire une électricité à un coût qui se rapprochera de plus en plus vite du coût de l'électricité produite grâce à l'atome. Il faut investir dans ce secteur de surcroix parce qu'il est beaucoup plus créateur d'emploi que le nucléaire. Ce sont tous les rapports qui le démontrent.
Là où vous avez un emploi dans le nucléaire, vous en créez 3 à 6 dans les énergies renouvelables. C'est un gisement d'emploi considérable et de surcroix. Et de sur coin, il nous garantira l'indépendance et la souveraineté énergétique que ne garantit pas l'uranium parce qu'il nous laisse dépendant d'un minerai que nous importons d'autres pays parfois dans des conditions particulières. Voilà pourquoi moi aujourd'hui je souhaite mettre en œuvre la transition écologique parce que je veux que nous changions de modèle de développement qui ne voit pas que nos modes de production comme nos modes de consommation mettent en péril la planète. J'ai parcouru la France.
Je n'ai eu que les mêmes témoignages partout. Je vous raconte ces anecdotes, elles m'ont saisies. Je vais dans le Médoc. Je découvre que dans le Médoc, là où auparavant on faisait un Bordeaux, c'est quand même pas rien le vignob du Médoc en France. Pardon de le dire, il y en a quelques-uns. Éric Andrille connaît bien ces questions même s'il préfère le vin du Langdoc.
Mais dans le médoc, savez-vous que dans le médoc, on fait d'habitude un 20 à 12 et demi degrés si je ne me trompe pas qui mais sauf qu'aujourd'hui en raison de l'exposition au soleil, en raison du réchauffement climatique, il n'est plus rare que l'on fasse des 20 à 13 13 et demi 14°gr au point que certains viticulteurs disaient nous allons changer de sépage pour partie en raison justement du réchauffement climatique. Et nous constatons quoi ?
Que dans ce vignoble hautement symbolique de ce qu'est la qualité de vie française, la gastronomie et qui produit un des meilleurs vins au monde, le réchauffement climatique est en train d'amener à des bouleversements qui vont remettre en cause qui vont remettre en cause un certain nombre ben d'éléments de notre patrimoine national. Le même jour, ce qui était frappant, c'est que je vais je rentre à Paris pour une réunion avec des exploitants agricoles britannique. Et que me disent-ils ? Que me disent-ils ? Là où ils ont commencé à faire des vignes pour faire du vin blanc, ils vont commencer à tenter de faire du rouge. Les anglais qui font du vin rouge.
Bon, je ne suggère pas de le goûter tout de suite, monsieur Corderve. Mais mais bon, on en rigole mais mais mais ça on dit très très long. Comme quand vous discutez avec des pêcheurs qui pêchent aujourd'hui en Bretagne, il vous disent pêcher des poissons qui étaient des poissons réservés auparavant au mers des tropes. Quand aujourd'hui vous avez des rendements sur un certain nombre de produits maréchés qui correspondent au rendements qui étaient ceux de l'Espagne il y a quelques années.
Nous avons et nous constatons aujourd'hui une transformation pas seulement de nos paysages mais nos habitudes des comment dire des de notre agriculture et qui suppose donc et bien de prendre ces questionsl à bras le corps. Et c'est la raison pour laquelle là encore il faudra prendre des décisions claires. Qu'est-ce qui menace aujourd'hui la santé des Français ? Globalement leur mode de vie principalement et leur cadre de vie. C'est en raison de notre environnement, de l'air que nous respirons, des substances que nous absorbons quand nous mangeons, que nous buvons.
C'est dans raison de nos modes de vie trop sédentaire, pas assez mobile, de notre alimentation trop salée, trop sucrée, trop grasse que nous tombons malades. Ce que l'on appelle désormais les maladies chroniques. Or pour réduire les risques, il faut avoir une politique qui n'est plus une politique qui se concentre sur l'accès aux soins et le fait de guérir, mais qui se concentre sur la prévention. Bonne nouvelle parce que cela voudra dire que les politiques de santé seront des politiques pour préserver les gens en bonne santé avant de se préoccuper des conditions dans lesquelles ils tombent malad pour les guérir.
C'est quand même un peu mieux de se préoccuper de la manière dont on maintient les hommes et les femmes en bonne santé. C'est ça se préoccuper du monde que nous voulons laisser à nos enfants. Et c'est la raison pour laquelle, tant en matière d'éducation que de changement et d'organisation de notre système de santé, moi j'ai voulu prendre des engagements. Le premier engagement qui relèvera des politiques de main de santé est de faire en sorte que demain l'activité physique dont on sait qu'elle évite une grande partie de ces maladies chroniques puisse être remboursée par la sécurité sociale.
Vous allez me dire mais est-ce qu'un président candidat à la présidentielle doit parler de ces questions là ? Est-ce que c'est pas un peu tout petit petit de faire rembourser le sport par la sécurité sociale ? Est-ce que c'est du niveau de l'élection présidentielle ? Justement oui, parce qu'une mesure comme celle-là fera économiser des milliards, des milliards d'euros à la sécurité sociale empêchera des milliers sinon des dizaines de milliers de français de tomber malades.
Ce que nous savons aujourd'hui par le simple fait de favoriser l'activité physique pour les personnes âgées, pour les malades chroniques, pour les enfants, au collège, au lycée, pour les adultes dans les administrations, pour dans la fonction publique, dans les entreprises. Ces politiques là sont de nature à permettre aux Français de vivre en meilleure santé mais surtout de nous éviter de payer très très cher pour leur guérison ou pour leurs soins nécessaires quand ils tombent le malade. Mais je veux aller plus loin. La vérité c'est que nous aurons à affronter des lobby considérables et nous le voyons aujourd'hui sur une affaire révélée par les Monsanto Papers. Nous voyons quoi ?
Que l'entreprise Monsanto savait depuis 1999 que les produits qu'elle développaient étaient dangereux, qu'ils étaient dangereux et pouvaient provoquer des cancers. Et où en sommes-nous aujourd'hui ? On continue on continue à autoriser l'utilisation du pesticide RUP.
Ça veut donc dire Ça veut donc dire qu'il y a des autorités publiques qui ont continué à accepter qui a accepté ces pressions qui sont celles des lobby industriels qui fabriquent du doute qui vous explique que le diesel peut-être propre qui vous explique quand il y a une substance toxique que si on vous si on exige de la remettre en cause non seulement ça fera des milliers de chômeur mais on la remplacera peut-être par une substance plus toxique. J'en ai été le témoin, je l'ai raconté souvent pendant cette campagne.
Ministre de la consommation quand nous avons interdit le bisphénol A, je me souviens encore de ces représentants très respectables de l'industrie venant me dire "Mais attention monsieur Amont, si on fait ça, qu'est-ce qui vous dit qu'on ne mettra pas à la place quelque chose de plus toxique si on n pas eu le temps de le tester ?" Donc vous vous dites euh attention si je suis encore plus dangereux parce que par la décision que je prends que la situation qu'on a avant, ça fabrique du doute et ce doute est celui qui a été fabriqué par les lobby de l'industrie chimique quand ils sont venus exiger auprès de le que la définition des perturbateurs endocriniens soit mise en doute qu'on ne savait pas exactement ce que c'était là où nous disposons depuis 15 ans d'une définition précise de l'Organisation mondiale la santé là où les autorités françaises ont ell fait une liste de ces perturbateurs endocriniens et de ces substances toxiques.
Savez-vous combien d'enfants ont des pubertés précoces ? Combien il y a de femmes qui vivent une anomalie dans leur dans leur grossesse à cause de ces perturbateurs endocriniens ? Combien de milliers de cancers sont déclenchés à cause de cela ? Nous ne pouvons plus nous permettre de tolérer encore de tolérer encore qu'à raison de nos modes de production et de la manière dont nous consommons, nous nous rendions malades. C'est la raison pour laquelle je l'ai dit et je reprends cet engagement pour qu'il soit bien entendu parce qu'il s'appliquera très vite après le 7 mai.
J'interdirai les perturbateurs endocriniens là où la transformation de notre agriculture de façon à ce qu'elle se débarrasse progressivement des pesticides grâce aux alternatives que nous construirons pour ces pesticides. Et de la même manière, je veux dire aux paysans français, agriculteurs français qui s'inquiètent de la concurrence des loyales qui pourrait naître du fait qu'on interdit un produit chez nous et qu'il serait autorisé ailleurs. que les traités de l'Union européenne permettent aujourd'hui d'interdire l'importation sur le sol français de produits dont nous jugeons et nous estimons qu'ils sont cultivés avec des produits dangereux pour la santé des Français.
Donc l'Europe n'est un obstacle en œuvre de ces mesures, il faudra les prendre parce que ce sont les agriculteurs qui sont les premières victimes de ces pesticides. Parce que globalement, nous savons que les maladies chroniques sont aujourd'hui la première raison de mortalité dans le monde et en France et qu'il faut prendre le tournant qui est celui justement de ces nouveaux risques en ayant des mettant en place des politiques de santé fondé sur la prévention.
La prévention, c'est préserver notre cadre de vie, protéger notre environnement pour ce qui relève des responsabilités de l'État et encourager des comportements par la responsabilité individuelle des comportements qui sont plus bienveillants, plus doux à l'égard de la santé de chacun. J'insiste là-dessus. Il est pour moi tout à fait important d'ailleurs de dire que dans le cadre de la Constitution de la 6e République dont je souhaite qu'elle soit mise en œuvre, il y ait demain la constitutionnalisation des communs que sont l'air et l'eau.
Ce qui nous offrira une base constitutionnelle à partir de laquelle construire des législations, y compris une fiscalité spécifique sur les sociétés qui exploitent les communs. Cette idé là, je l'ai pas prise là pour le coup dans le programme Europe écologie les verts, même s'il existait sans doute. C'est Bern Sanders qui m'en parlait quand j'étais aux États-Unis.
J'y ai été après euh avant l'échec d'Hillary Clinton, mais après euh euh après les les primaires américaines, nous avions eu un long échange, où nous avions évoqué revenus universels d'existence, où nous avions évoqué droits civiques parce que il y a des tensions qui sont des tensions communautaires extrêmement fortes aux États-Unis qui rappellent aujourd'hui des tensions qui existent également en France.
Nous avions parlé justement des communs et j'étais frappé de voir la concordance, la convergence des programmes politiques qu'il pouvait défendre lui aux États-Unis et que nous pouvions défendre nous en France et en Europe, même si cela s'adaptait évidemment à la spécificité de chacun de nos États. Il y a pas un état providence aux États-Unis qui ressemble évidemment à l'État providence français puisqu'il y a pas d'état providence aux États-Unis du tout mais il était frappant de voir que il y avait convergence sur ces questions-là. Donc je proposerai la constitutionnalisation des communs que sont l'air et l'eau.
Nous pourrons y rajouter la biodiversité, nous pourrions y rajouter la question demain d'Internet. Cette question là de toute façon fera l'objet d'une initiative.
Je pense que la diplomatie française doit proposer qu'il y ait une grande conférence internationale sur la question des communs, que nous voyons de quelle manière demain nous pourrions justement nous attacher à préserver ceci de manière beaucoup plus efficace que cela n'est fait jusqu'ici, même s'il faut se réjouir que l'accord de Paris et lui engagé un processus de lutte contre le réchauffement climatique, même si il faut hélas s'inquiéter de ce qu'est aujourd'hui l'orientation des États-Unis d'Amérique avec son nouveau président Don je ne commenterai pas les ni les tweets d'ailleurs, c'est incroyable qu'on commande plus les tweets du président des États-Unis que qu'autre chose.
Ce qui ça ça en dit long quand même dans dans le monde dans lequel nous sommes. D'ailleurs, ce président qui fascine madame Le Pen, qui fascine une partie de la droite, monsieur Trump, mais qui aujourd'hui met en péril surtout l'application et la mise en œuvre des accords de Paris, ce sera un des sujets sur lequels l'Europe devra être ferme vis-à-vis des États-Unis et construire aussi un rapport de force pour les faire céder. et les obliger à ratifier et à honorer la signature qu'ils ont imposé au bas de ce traité. Alors, je disais préparer l'avenir et se préoccuper du monde que nous leur laisserons, c'est aussi l'éducation. J'en dis un mot et et je veux faire une petite précision.
Hier, dans le débat sur l'éducation et l'école, nous n'avons pas eu l'occasion de de creuser les programmes des uns et des autres. Moi, je propose parce que les classes surchargées sont une des principales préoccupations des parents et des élèves et des professeurs. Vincent Payon qui a été un très grand ministre de l'éducation nationale, je veux te le dire Vincent euh euh avant moi et je suis resté un peu moins longtemps que toi à l'éducation nationale mais nous avons essayé de de de changer ou en tout cas de rattraper ou de réparer pour commencer des fautes qui avaient été celles du précédent quinquena. la suppression de la formation initiale des professeurs.
Rendez-vous compte, le seul métier pour lequel on apprenait pas euh son métier, c'était le métier de professeur. On apprenait pas à apprendre. Or, quiconque a pu être diplômé en géographie peut se dire qu'un excellent géographe, il est pas certain que ça fasse un excellent professeur de géographie si on lui reprend pas au moins quelques rudiments de pédagogie. Il ne suffit pas de connaître jusqu'au bout des doigts sa discipline pour savoir la transmettre. Et bien voilà, on avait quand même décidé avec Nicolas Sarkozi que ce métier ne s'apprenait plus. Nous avons rétabli la formation initiale des enseignants. Nous avons créé 60000 postes.
Nous avons mis en place les dispositifs comme le plus de maîtres que de classe. Nous avons réformé les programmes de l'école primaire. Nous avons engagé la réforme du collège. Nous avons réformé les temps éducatifs. Non pas pour alourdir le temps passé par les enfants à l'école, mais juste pour leur offrir une matinée supplémentaire. là où nous jugions que tout simplement les niveaux de nos élèves avaient baissé en français, en mathématiques, que c'est le matin qu'ils sont le plus concentrés, que leur offrir une matinée supplémentaire, c'était garantir sans doute qu'un certain nombre de ceux qui auraient décroché dans la semaine de 4 jours ne décrocheraient plus avec une matinée de plus.
Nous l'avons fait tout cela, mais il faut continuer. Et continuer comment ? En faisant baisser le nombre d'élèves par classe parce qu'il y a un lien direct entre le nombre d'élèves par classe et l'échec des élèves les plus en difficulté. C'est donc la raison pour laquelle j'ai proposé qu'il y ait en France 25 élèves maximum par classe en CP, CE1, CE2, 20 élèves maximum dans les zones d'éducation prioritaires, les territoires les plus en difficulté, les zones rurales les plus défavorisées et les territoires d'outreemè. Mais là, on m'a dit mais il y a mieux que vous monsieur Amont. Il y a monsieur Macron. Je vais donc regarder et si c'est mieux, je serai très heureux.
Monsieur Macron lui propose pas plus de 12 élèves par classe dans les zones d'éducation prioritaires. Et c'est vrai que dédoubler les classes, 12 élèves par classe, c'est formidable. Ça donnerait le temps nécessaire aux enseignants de pouvoir se consacrer complètement à des élèves qui parfois ont besoin d'un accompagnement individuel plus important que d'autres. Je m'en réjoui. Sauf que pour cela, il propose de recruter 5000 enseignants là où il en faudrait pour honorer cette mesure au moins 12000. Donc je me dis que s'il n'en prend que 5000 supplémentaires, il va falloir aller en chercher 7000 ailleurs.
Et j'entends dire donc que c'est dans les ce sont dans les collèges et les lycées qu'on irait chercher ces enseignants qui manquent. Dans les collèges et les lycées, pourquoi pas ?
Je ne sais pas quel mécanisme, quelle tuyauterie vont va être mis en place, mais aujourd'hui le pic démographique qui va être celui du collège et du lycée nous amène à anticiper des classes qui sont des classes surchargées au lycée au point que d'ors et déjà on peut avoir jusqu'à 39 élèves par classe au lycée que nous allons avoir une augmentation de la démographie scolaire au collège qui ne peut pas supporter aujourd'hui sauf à accepter que nous dégradions délibérément les conditions d'enseignant pour les collégiens qui ne peut pas supporter qu'on enlève des milliers d'enseignants au collège et au lycée pour les mettre à l'école primaire. Ce n'est donc pas sérieux.
Ce n'est donc pas sérieux comme quand j'entends qu'on va supprimer le portable à l'école primaire. Très bien, c'est déjà le cas. Le personne en CP n'est avec son portable. Je je veux juste rassurer, ça n'existe pas. Je regarde Vincent quand j'ai vu cette proposition, je me suis dit mais c'est c'est c'est est-ce que je je rêve ou je ne rêve pas ? Alors je vois bien c'est ça renvoie à à cette idée selon laquelle finalement ce serait le grand n'importe quoi dans l'école. les élèves ne respecteraient plus le professeur ou la professeur, qu'il sera avec leur portable, qu'il fera à peu près ce qu'ils veulent, qu'il ne respecteraient pas ni les programmes ni les enseignements.
Mais ça ne se passe pas comme ça. Dans l'immense majorité des classes, il y a des professeurs investis qui sont respectés, qui font respecter l'autorité des savoirs comme il s'attache à mettre en œuvre des pédagogies qui soient bienveillantes à l'égard des élèves. Et on ne passe pas son temps au portable en CP, CE1, CE2. Faut venir un tout petit peu dans les écoles pour le savoir. Tout ceci m'amène à vous dire quoi ?
Oui, demain, moi je continuerai à donner la priorité à l'école, à l'école primaire parce que si je joue l'apprentissage des savoirs fondamentaux à une évaluation qui soit beaucoup plus bienveillante, qui ne s'attache pas simplement à sélectionner ses élites, mais à faire en sorte que quand on évalue un élève, il comprenne ce qu'il a bien appris, ce qui lui reste encore à apprendre, mais que l'évaluation ne classe pas, qu'elle ne trie pas, qu'elle ne hiérarchise plus, notamment trop tôt, mais qu'elle soit au service des apprentissages. Nous poursuivrons la réforme du collège.
Nous ferons en sorte qu'au lycée nous nous puissions faire une évaluation de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas pour revaloriser l'enseignement professionnel, pour donner tout sa place à l'enseignement technologique, faire en sorte que la poursuite d'études se fasse dans les meilleures conditions en BTS pour les uns, en IUT pour les autres.
Bref, nous poursuivrons ce travail qui vise tout simplement à ce que l'école française soit l'école de l'égalité, c'est-à-dire celle qui garantit à une famille modeste que par l'école de la République, son enfant pourra gravir quelques barreaux dans l'échelle sociale qui peuvent laisser espérer à un ouvrier que son fils, sa fille occupe une place dans la société française qui soit meilleure que celle que vous avez vous-même occupé. C'est cela que nous visons sans passer par des mesures démagogiques mais tout simplement en poursuivant l'effort que nous avons commencé dans l'éducation nationale pour une école véritablement de l'égalité.
Préparer la société que nous voulons laisser à nos enfants plutôt que d'être obsédés par le court terme. Quelle République voulons-nous ? bienveillante à l'égard de nos aînés, solidaire à l'égard des plus modestes ou qui continue aujourd'hui à accepter qu'il n'y ait plus d'égalité devant les droits les plus fondamentaux. Vous savez quand d'un côté François Fillon Emmanuel Macron propose pour l'un 500000 fonctionnaires de moins, pour l'autre 120000 fonctionnaires de moins, que les deux veulent faire 100 milliards d'économie sur la dépense publique pour l'un, 60 milliards pour l'autre pour la quasi totalité imputable aux collectivités locales.
Cela voudra donc dire que demain, il y aura moins de services publics, qu'il y aura moins de crèches municipales, moins de personnel dans les cantines central, moins de policiers municipaux, moins de services publics indispensables au lien social. Cela voudra donc dire que nous créerons de l'inégalité partout. Ce ne sont pas seulement des déserts médicaux qu'il y aura, ce seront des déserts en matière de service public.
Il y aura des territoires entiers de la République où non seulement on aura pas accès à un médecin généraliste normalement, mais on aura pas davantage accès dans de bonnes conditions à un hôpital, on aura pas davantage accès à un accueil de jour Alzheimer, pas davantage accès à une crèche. Bref, on sera privé des services publics les plus fondamentaux. Voilà le projet que prépare aujourd'hui ces deux candidatures et c'est la raison pour laquelle il faut là encore affirmer une ambition. J'ai été très frappé et je reste très frappé des conditions dans lesquelles nous acceptons en France que nos parents et nos grands-parents vieillissent.
Elles ne sont pas à la hauteur de ce qu'une société moderne doit à ses aînés. Aujourd'hui, un français sur deux qui est en maison de retraite, un français sur deux, une fois qu'il a consommer toutes les aides sociales auxquelles il a le droit, à une facture à payer qui supérieure aux revenus qui lui restent ou aux ressources qui lui restent. Ça veut donc dire aujourd'hui que les conditions dans lesquelles nous prenons en charge les personnes âgées et bien ne permettent pas aux personnes âgées les plus modestes de disposer d'un accompagnement, d'un encadrement qui soit digne, qui leur permette de vieillir dignement. Alors moi, je veux dans ce domaine là prendre des décisions fortes.
La première, c'est de revaloriser l'a pas qui aide les personnes âgées à domicile à pouvoir le rester quand elles sont confrontées à la perte d'autonomie. De la revaloriser de 30 %.
Je veux également revaloriser le minimum vieillesse de 10 % et je créerai une allocation bien vieillir en ÉPAD qui permettra de réduire le reste à charge pour les personnes âgées de façon à ce que ces personnes âgées confrontées à la dépendance quand elles sont prises en charge et accompagné dans une maison de retraite n'est pas à liquider le seul patrimoine qui leur reste souvent leur épargne ce qu'elles avaient mis de côté pour pouvoir un jour le transmettre parce que au fond au terme d'une vie, vous avez toujours envie de vous dire qu'il vous aurez quelque chose à transmettre à vos enfants ou à vos petits-enfants et qui et quand confronté à l'indépendance, vous voyez que il faut que vous alliez puiser ou dilapider ce trésor que vous aviez mis de côté pour vos enfants, vos enfants vos petits-enfants pour payer la maison de retraite, c'est tout une souffrance supplémentaire.
Et quand en plus il faut vous tourner vers vos enfants pour qu'ils vous aident à payer votre place en maison de retraite, c'est une souffrance supplémentaire. Bien, notre responsabilité ce sera de réduire ce reste à charge, que cette allocation soit proportionnelle au revenus évidemment des personnes. J'y consacrerai 1 milliard d'euros et c'est un engagement que je prends pour accompagner justement la perte d'autonomie, le vieillissement de la population française et de nos aînés. Je dis un mot des retraites pour vous dire que j'ai souhaité mettre en exergue une proposition nouvelle. Je réfléchissais aux conditions dans lesquelles on part à la retraite.
Souvent quand on part à la retraite et quand on est en couple, on souhaite partir à la retraite ensemble. Or, beaucoup de personnes, souvent des hommes dans un couple ont cotisé plus de trimestres qu'il n'en faut et ont parfois des trimestres supplémentaires par rapport au nombre de trimestres nécessaires pour partir avec une retraite à ta plein. Je propose donc que la loi autorise désormais le transfert de ces trimestres supplémentaires à la conjointe ou au conjoint quand la situation est inverse de façon à ce qu'il puisse avoir une retraite plus complète et qu'il puisse partir ensemble à la retraite.
l'un avec une retraite à ta plein, l'autre avec une retraite revalorisée par le transfert de cette trimestre. Ce sera là une manière de faciliter le départ à la retraite de couple qui est aujourd'hui retard de ce moment. Pourquoi ? parce que souvent la conjointe ne dispose pas du nombre de trimestres nécessaires.
Ce sont des mesures de justice sociale toutes simple mais que je veux valoriser parce que elles disent la République que je souhaite mettre en œuvre bienveillante attaché à ce que ces moments qui sont ceudiés par la retraite, ces moments qui sont liés au vieillissement et bien soient de la plus grande bienveillance de la part d'une société qui se doit d'accompagner les siens plutôt que de leur créer davantage de difficultés. bienveillante pour la République, c'est aussi se préoccuper des conditions de vie des plus modestes. J'ai mis en débat, je vais pas en parler très longtemps aujourd'hui, le revenu universel d'existence. Euh merci.
Et c'est autant un projet de société qu'une mesure qui s'appliquera à très court terme pour des millions de Français. Pourquoi est-ce un projet de société ? L'analyse que je fais aujourd'hui et que je partage, je crois, avec de très nombreux Français de l'évolution de notre société nous appelle à regarder la transition qui est celle de la révolution numérique et de son impact sur le travail. À la lecture aujourd'hui des nombreuses études mises en débat, je constate comme beaucoup d'autres que l'impact de cette révolution numérique peut conduire à la suppression de millions d'emplois.
veut pas dire qu'on en créera pas dans d'autres secteurs, mais il est à peu près certain que certains secteurs de notre économie, notamment là où il y a de l'emploi peu ou pas qualifié dans les services en particulier seront directement impactés par l'apparition de robots, de machines d'intelligence artificielle qui se substitueront au travail des hommes. Bonne nouvelle puisque cela veut dire que l'on produira tout ce que l'on faisait avec du travail humain, désormais avec moins de travail humain et que nous produirons tout ce dont nous avons besoin dans les mêmes conditions. Bonne nouvelle.
Sauf que il faut savoir ce que deviendront ces femmes et ces hommes qui auront vu leur emploi détruit à raison de l'éruption de ces machines. Pour penser cela et pour essayer d'imaginer l'évolution du travail, la manière dont il sera impacté par la révolution numérique, j'ai bien sûr mis en débat la question de la taxe sur les robots qui est en fait une cotifation sociale prélevée sur la richesse créée par les robots là où il se substituent au travail des hommes. C'est une proposition, je le redis, je l'ai abondamment instrumentalisé dans cette campagne, qu'il me pardonne si il trouve que c'est indécent de ma part.
Mais Bill Gates dit la même chose que moi pour une fois que je peux aller chercher un grand patron comme celui-là, il ne l'est plus d'ailleurs et et le mettre au service d'une aussi jolie cause. Mais c'est vrai que il le dit lui-même. Bon et en matière de robot, il s'y connaît un peu plus que la moyenne des des dirigeants politiques français. il en a fait quelques-uns, quelques-unes de machines, mais lui dit euh là où euh il y a incontestablement une automatisation de l'économie qui conduit à des destructions d'emploi, il faut que la richesse créée par ces automates vienne contribuer à alimenter un fond qui permet à ces salariés qui ont perdu un emploi de se former et de retrouver un emploi.
Je propose exactement la même mesure que c'est cette richesse créée par des robots aillent alimenté un fond qui ira aider à la formation et au retour à l'emploi des personnes qui auront vu leur emploi disparaître. Ça me paraît être une mesure de bon sens. J'y rajoute donc le revenu universel d'existence comme un nouveau pilier de notre sécurité sociale parce que je veux que demain nous commencions dès la première étape à donner les moyens aux travailleurs de pouvoir disposer d'un moyen de changer leur rapport au travail.
Et là où le travail est sans doute une joie parce qu'on en tire un salaire, mais aussi parfois une souffrance parce qu'il exige de nous de tels efforts qu'il est devenu aux yeux de certains comme une peine répétée chaque jour. Et je le dis parce que on ne peut pas parler du travail surtout comme les responsables politiques qui sont tous contents de se lever le matin. Nous, on est content de se lever le matin, on fait un métier formidable et on va donner des leçons à tout le monde sur la valeur de travail.
Mais oui, mais sauf que il y a beaucoup aujourd'hui de Belges et de Français, j'imagine, qui quand ils se lèvent sont heureux tirés un salaire de leur travail mais souffrent aussi au travail et ne souffrent pas seulement parce qu'ils sont sur des métiers qui sont des métiers durs où on porte des charges lourdes, on en est exposé à de fortes chaleurs ou à des froids intenses où on travaille la nuit où on fait les tr. Oui, cela il faut en tenir compte.
Mais il y a aussi des nouvelles formes de souffrance liées au ce qu'on appelle le management par le stress, le management, c'est-à-dire toutes ces nouvelles méthodes de management qui font perdre leur sens au travail, qui amènent des administrations à être transformées de telle manière que des fonctionnaires ou des agents publics ne comprennent plus quel est le sens de leur travail.
Combien de fois ai-je entendu dans les hôpitaux des infirmières, des aides soignants de me dire "Mais je ne comprends plus le sens qui est celui de mon travail quand on me demande de raccourcir la durée de séjour des patients et que je sais pourtant qu'il faudrait les maintenir quelques jours de plus." Voilà la réalité aussi de l'évolution d'un certain nombre de services publics qui justifie qu'on se préoccupe de cette souffrance là au travail. Je reprends l'exemple des épades et des maisons de retraite.
Les dames qui travaillent en maison de retraite me disaient que je rencontrais il y a quelques semaines de cela, ell me disaient "La remarque qu'on nous fait le plus souvent de la part des résidents, c'est "Vous êtes trop pressé, vous ne restez pas assez longtemps avec nous, vous passez trop vite." et et elle me disait, vous ne pouvez pas imaginer la souffrance que c'est pour nous de voir ces résidents, femmes et hommes, se considérer quasi maltraité par le fait qu'on ne peut pas leur consacrer suffisamment de temps.
Et bien ceuxl qui ont une haute idée de leur métier, il faut non seulement revaloriser leur travail grâce au complément de revenus que sera le revenu universel, mais surtout leur donner la possibilité et bien de choisir s'ils le souhaitent un temps de travail plus court, s'ils le souhaitent d'organiser leur vie différemment entre le temps personnel et le temps de travail.
Et quand je dis le temps personnel, le temps libéré par les personnes grâce aux revenus universels en réduisant elles-mêmes leur temps de travail, c'est une des raisons pour lesquelles aussi je veux que demain dans mon gouvernement il y ait à nouveau un ministère du temps libre, un ministère qui se préoccupe de l'éducation de l'éducation populaire, qui se préoccupe des politiques culturelles qui contribueront à donner à chacun les moyens de pouvoir s'épanouir en dehors du travail. Et comment avons-nous pu abandonner cela ? Comment avons-nous pu abandonner cela ? Je rappelais que on traitait déjà Léo Lagrange, ministre de Bloom, en charge des loisirs, de ministre de la paresse.
Mais quel beau ministère que celui qui essaie de penser justement les loisirs, l'émancipation, l'épanouissement par la culture, par le lien social, la solidarité, le bénévolat et pas simplement par le travail. C'est aussi la mission de la gauche que de penser cette articulation-là et l'opportunité qui doit être offerte à chacun de s'épanouir autrement que par l'utilité qu'il trouve dans la société à travailler. Oui, on est utile par le travail. Oui, on jouit d'une reconnaissance sociale par le travail mais il n'y a pas fort heureusement que le travail.
Et la responsabilité des des politiques n'est pas de se préoccuper seulement de ces 7h 7h30 8h 8h30 9h quand on fait des heures sup passer au travail. elle est de s'intéresser aussi au reste de leur vie et de leur offrir autant d'opportunités que c'est possible d'accéder à des services publics, de pouvoir se cultiver, de pouvoir accéder à des loisirs. C'est en tout cas une des tâches qui m'incombe euh qui m'incomberra demain. Voilà donc comment aujourd'hui nous pouvons faire en sorte que notre société soit plus solidaire à l'égard des plus modestes. Donc dès le 1er janvier 2018, la première étape du revenu universel sera mise en œuvre. Qui concernera-t-elle ?
L'ensemble des personnes pauvres aujourd'hui éligibles au RSA qui bénéficieront désormais automatiquement d'un revenu revalorisé de 10 % et qui sera porté à 600 €. Jusqu'ici, le RSA était distribué à la demande des bénéficiaires. Ce sera désormais automatique. Donc l'ensemble des personnes éligibles jouira du RSA. Ce revenu universel d'existence sera distribué à tout jeune de 18 ans et sera de 600 € s'il ne touche rien et diminuera s'il a un travail à quart, à mi-temps, à pleintemps et sera versé à toute personne active, salarié, travailleur non salarié jusqu'à 2200 € net par mois. Que que concrètement que cela signifie-t-il ?
Ça veut dire qu'une personne qui touche un demi SMIC parce qu'elle est mi-temps au SMIC, une assistante maternelle, un agriculteur qui ne touche que la l'équivalent de la moitié d'un SMIC, même s'il n'est pas salarié, celui-là percevra une allocation supplémentaire sur sa feuille de paye de 397 €. Ça n'est plus 600 €, c'est quasiment 400 € mais cela augmente considérablement le revenu net mensuel. Vous aurez demain à partir du 1er janvier 2018 des feuilles de paye qui intégreront l'impôt prélevé à la source. Il y aura aussi rajouté dessus la fraction de revenus universel que vous dont vous bénéficierez.
400 € quand vous êtes payé au SMIG à mi-temps, 200 € quand vous êtes sur un SMIG à pleintemps et cette fraction de revenus universel sera dégressive jusqu'à 2200 € net par mois. Cela veut donc dire que 19 millions de français seront éligibles à cette première étape du revenu universel. C'est l'engagement que j'avais pris. Nous avons travaillé avec Thomas Piquetti, avec Julia Cager, avec les économistes qui m'accompagnent pour modeler cette proposition, la modéliser, faire en sorte qu'elle puisse être financée. Elle le sera.
C'était un engagement que j'avais pris et je suis heureux de pouvoir dire que il y aura un impact net sur le pouvoir d'achat des Français, sur la feuille de paye, sur le salaire qu'il tirent de leur travail grâce au revenus universel d'existence que nous mettrons en œuvre dès la loi de finance et dès la discussion du budget 2018 et dès la première loi de finance qui sera examinée par la nouvelle majorité parlementaire. Voilà, solidaire avec les plus modestes, bienveillant avec les aînés ou une société qui soit une société ou une République qui se préoccupe peu de l'égalité d'accès au service public. Puis enfin, le dernier message, je ne peux pas ne pas ne pas parler d'Europe.
Quel message voulons-nous adresser au monde ? Et à commencer à nos partenaires européens. Quel est le projet européen que nous voulons porter ? Je suis venu ici avec des propositions. Je suis venu ici avec des propositions parce que même si cela apparaît révolutionnaire et subversif, moi je veux dire j'aime l'Europe. J'aime l'Europe et je veux aujourd'hui m'y consacrer totalement et je l'aime d'autant plus que je l'estime très menacé aujourd'hui, menacé de dislocation si nous perpétuons le statut qu des politiques austéritaires et cette fuite en avant des accords de libre échange avec le Canada, les États-Unis et qui sa et que sais-je encore.
Je considère aujourd'hui qu'il est temps de reprendre l'initiative et je propose une triple initiative aux Européens qui place non pas haute la barre des menaces mais haute la barre des ambitions et des solutions. Je ne viendrai pas à Bruxelles armé de je ne sais quelle menace qui consiste à dire si vous ne prenez pas tout çaen sera fini de la participation française au fonctionnement des institutions européennes. Je considère que ce n'est pas sérieux de faire comme cela, sauf à ce que le plan B, le plan de secours, soit en fait le véritable plan A de ceux qui proposent cela. Donc je proposerai je proposerai des solutions. Quelles seront-elles ?
La première c'est ce traité de démocratisation de la zone euro que vous a présenté tout à l'heure Thomas Piquetti qui vise à donner une légitimité démocratique aux décisions qui sont prises aujourd'hui à l'abri. non pas totalement à l'abri mais dans une forme de pénombre de pénombre technocratique qui finalement subtilise au contrôle démocratique des décisions fondamentales pour les peuples de la zone euro. Donc je souhaite demain dans cette assemblée démocratique de la zone euro, nous puissions avoir des majorités, nous puissions mettre en minorité l'austérité.
Ce ne sera pas si simple que ça parce que Thomas disait que si on faisait un rapide calcul sur la base de la règle que nous proposons qui donnera à chacun une représentation fonction du poids qui est celui de sa démographie dans l'Europe, il y aurait une majorité de gauche. Mais une majorité de gauche, ça fait pas forcément une majorité antise austérité aujourd'hui en Europe. Ça ne m'a pas échappé. et et et donc il faudra trouver des alliés ailleurs. Mais en tout cas, si des choix sont faits dans ce domaine-là, ils auront une légitimité démocratique.
Et je souhaite aussi que nous puissions engager l'harmonisation fiscale par le fait de voter une assiette commune et un taux d'impôts sur les bénéfices des sociétés minimum, il l'a dit tout à l'heure, dans le cadre des délibérations de cette assemblée démocratique. Là encore, ce sera un progrès considérable. En clair, que les politiques de conditionnalité, de convergence sociale et euh euh et fiscale fassent l'objet de délibération de délibération démocratique dans cette assemblée de la zone euro. On me dit les Allemands n'en veulent pas. Euh d'abord l'Allemagne, ça n'est pas un bloc homogène.
On nous présente aujourd'hui les positions de l'Allemagne comme s'il n'y avait pas de discussion de débat démocratique en Allemagne. J'observe une évolution qui est une évolution intéressante. Là où hier Sigmar Gabriel gouvernait avec madame Merkel, aujourd'hui monsieur Schulz veut construire et je m'en réjouis une majorité de gauche. Je n'étais gar surpris que monsieur Gabriel ait une petite préférence pour monsieur Macron vu. Mais mais moi ce que je vois aujourd'hui, c'est que l'Allemagne avec Martin Schulz aspire à construire une majorité de gauche. Et ça tombe bien car ce que je veux construire demain et je l'ai dit, c'est aussi une majorité de gauche.
Président de la République française, mon gouvernement fera une proposition à toutes les forces de gauche pour que nous gouvernions ensemble demain la France. Je veux un gouvernement de rassemblement de toute la gauche et je le dis aux communistes, à la France insoumise, aux écologistes, aux radicaux, aux citoyens, il ne faut pas se priver de la possibilité de gouverner ensemble la France. Et c'est la raison là encore pour laquelle je leur dis rassemblons-nous parce que nous serons rassemblés beaucoup plus fort et beaucoup plus certain de battre l'extrême droite de madame Le Pen et la droite de monsieur Fillon.
Mais donc nous avons une évolution et je crois beaucoup pour cette évolution et en tout cas dans la lucidité de l'Allemagne, grande République parlementaire et sa clairvoyance vis-à-vis des enjeux qui sont ceux de l'Europe. La situation qui était celle de 2012 au moment où François Hollande est arrivé aux responsabilités n'est pas la même qu'en 2017. Entre-temps, il y a eu quoi ? Entre-temps, il y a eu le Brexit. Entre-temps, il y a eu la crise de solidarité avec les migrants. Entre-temps, il y a eu davantage de nationalisme, davantage de menace de l'extrême droite.
Cela percute forcément la perception qui est celle des Allemands comme des Français, des Belges, des Autrichiens, des Hongrois vis-à-vis de la situation. C'est la raison pour laquelle moi je suis confiant dans la capacité que la grande République parlementaire qui est celle qui qui est l'Allemagne regarde ce progrès démocratique à terme comme une chance pour l'Europe plutôt que comme une manière finalement de remettre en cause ce qui serait la place centrale géographique et économique de l'Allemagne dans l'Europe. Mais je ne m'arrêterai pas à cela. Je veux poser le principe d'un traité de l'énergie comme l'avait imaginé Jacques Deor.
L'engagement aussi que l'Europe consacre 1000 milliards d'euros à des investissements indispensables dans la conversion écologique de l'économie européenne dans le fait d'engager résolument la transition énergétique dans chacun de nos états en se préoccupant des spécificités justement de notre appareil de nos appareils énergétiques. Nous devons tenir compte de des besoins qui sont les mêmes. C'est-à-dire demain d'être souverain sur le plan énergétique et de faire en sorte que quand on produit de l'énergie, les risques qui sont liés à ces productions énergétiques soient les plus réduit possible.
Là encore, nous avons des intérêts communs et ces intérêts communs doivent aller jusqu'à comprendre que enfin l'Europe n'a jamais été aussi menacé qu'aujourd'hui. Menacé pour sa sécurité, vous l'avez vécu à Bruxelles, nous l'avons vécu à Paris, à Nice et dans plusieurs autres villes françaises. menacé en Allemagne, menacé par tout en Europe, aujourd'hui par le terrorisme, menacé aussi par ce qui apparaît être la nouvelle stratégie ou les nouvelles prétentions de la Russie. Un mot sur la Russie.
Je suis heureux que lors du débat présidentiel hier soir en France, j'ai pu pointer ce qui n'apparaissait pas clairement jusqu'ici qu'ils sont trois candidats à trouver légitime aujourd'hui que nous nous mettions autour de la table à la demande des Russes dans le cadre de cette conférence qui irait de l'Atlantique à l'oral pour réouvrir le dossier des frontières en Europe. extrêmement dangereux, je vous le dis, si nous réouvrons le dossier des frontières en Europe pour prendre acte de quoi ?
Des facto de l'annexion de la Crimée par la Russie, des factau de sa volonté aujourd'hui de déstabiliser quoi qu'on en pense du gouvernement ukrainien, un état souverain en raison des choix politiques qu'il fait. Si nous prenons acte de cela, nous ne réouvrirons pas simplement le dossier ukrainien. Nous allons réouvrir toute une série de dossiers territoriaux. Parce que si nous savons une chose en Europe, c'est bien que justement ces disputes territoriales sont si nombreuses qu'il fallait la décision fondamentale essentielle de deux hommes Elmoutcol et François Amitan de dire après la chute de mur de Berlin qu'il devait y avoir une règle fondamentale entre les Européens.
l'intangibilité des frontières. S'il n'y a pas intangibilité des frontières, il y a là l'ouverture d'un cycle de discussion qui est source de conflit de guerre et qui ne voit pas que dès lors que nous avons commencé à remettre en cause le principe des frontières en Ukraine, il y a eu des milliers de morts à la clé. Moi, je dis avec la plus grande solennité que je veux que nous discutions avec les Russes.
D'ailleurs, nous n'avons jamais arrêté de le faire, mais que pour discuter avec monsieur Poutine, il me semble qu'il faut avoir quelques arguments et ne pas commencer par s'aligner sur la position qui est celle du Kremelin sur la question des frontières, sauf à accepter à un moment que la doctrine arrêtée au Kremelin est la doctrine qui devient celle de Paris, de Berlin ou d'ailleurs moi, ce ne sera pas la doctrine ou la diplomatie française.
Je considère que nous devons défendre des principes : la légalité internationale, l'intangibilité des frontières, le principe des accords de Min Ukrainiens de retrouver la pleine intégrité de leur territoire, la pleine souveraineté sur leur territoire et discuter d'une politique qui ne peut pas être celle du fait accompli en Crimé. C'est difficile, c'est compliqué, mais en tout cas moi, je m'engagerai résolument dans cette discussion et je n'accepte pas le risque que nous font courir celles et ceux qui aujourd'hui veulent réouvrir le dossier des frontières. Alors voilà, quel message voulons-nous porter au monde et en Europe ?
Moi, je proposerais donc il y ait à côté de ce traité de l'énergie, de ces investissements consacrés à la transition écologique, de ce traité de démocratisation de la zone euro, une initiative de défense européenne, elle me semble aujourd'hui euh indispensable. Il y a déjà des coopérations industrielles, militaires, technologiques qui s'opèrent. C'est bien, c'est positif. Il faut aller plus loin. Il faut imaginer des formes qui nous permettent demain et bien de prendre acte aussi d'une réalité. Le désengagement des Américain du financement de la sécurité européenne. Moins d'Amérique appelle plus d'Europe. Il faudra donc prendre les initiatives.
La France est le dernier membre permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Elle dispose d'un outil de défense complet d' dissuasion nucléaire force navales terrestres et aériennes conventionnelles. Cela lui offre la capacité de se projeter sur des théâtres opérationnels extérieurs. Cela lui donne la capacité donc de faire la guerre ailleurs. Ce sont des questions qui sont des questions lourdes. Mais il me semble que au regard de cette compétence et capacité dont dispose la France, il faudra discuter avec nos partenaires européens d'une nouvelle initiative de défense européenne. Je ne veux pas terminer sur ces mots parce que terminer sur la guerre serait la pire manière de faire.
Je terminerai en parlant d'Europe et en vous disant au fond que il y a toujours, j'ai toujours bien aimé cette phrase que l'on attribue à un des pères de de l'unité italienne qui s'appelait Massimo d'Azeglio et qui aurait dit-on au lendemain de l'unité italienne maintenant que nous avons fait l'Italie, il nous faut faire des Italiens. Et et aujourd'hui, je crois que fondamentalement en Europe, nous avons fait l'Europe. Mais nous voyons bien que l'étape qui nous reste encore à bâtir, c'est celle de faire des Européens.
Et faire des Européens, je le dis, ça n'est pas seulement les réunir dans la même émotion, même si c'est important quand il s'agit de rappeler que nous avons les mêmes valeurs face au terrorisme. C'est important, mais ça n'est pas suffisant. Ça n'est pas seulement de s'appuyer sur des dispositifs aussi emblématiques qu'Erasmus ou vanter nos grandes coopérations sur le plan industriel parce qu'elle commence à dater ces grandes coopérations sur le plan industriel. Il s'agira d'être beaucoup plus ambitieux que nous l'avons été jusqu'ici. Le statut qu austéritaire et libre échangiste nous conduira à la dislocation de l'Europe à court et moyen terme.
Et il faut le dire, il faut le dire, je ne vois pas comment les programmes qui partout en Europe ont favorisé l'émergence des nationalismes d'extrême droite. Ces programmes qui font reculer les services publics, reculer le code du travail, reculer les protections sociales, reculer le le rôle de l'État providence. Je ne vois pas comment le fait d'adopter ces programmes en France nous empêcherait d'avoir un jour Marine Le Pen au pouvoir. Et je le dis avec beaucoup de solennité. Nous avons effectivement à choisir quel peuple nous voulons être. Je le dis à tous les Françaises et les Français.
Euh cette question-là est une question aujourd'hui peut-être plus importante qu'elle ne l'a été dans le passé parce que nous avons véritablement rendez-vous avec l'histoire. Rendez-vous avec l'histoire car nous vivons des transformations, des changements comme nous ne l'avons pas connu depuis très longtemps. Qu'au moment de ces changements et bien ils font naître chez nos compatriotes une angoisse, une crainte de l'avenir qui peuvent les conduire qui peuvent les conduire à choisir le pire. Et c'est parce que nous sommes précisément dans ce moment-là, parce que nous avons rendez-vous avec l'histoire même tragique qu'il faut que nous proposions un imaginaire collectif puissant.
Moi, je ne propose pas au français et je ne vous propose pas, je l'ai dit encore hier soir, de voter contre. Je vous propose d'abord de voter pour. Parce que le meilleur rempart à tout ce que vous ne voulez pas, c'est de dire ce que vous voulez. Vous voulez la transition écologique, votez pour le candidat de l'écologie et du progrès. Vous voulez demain une République bienveillante voter pour le candidat du progrès et de l'écologie. Vous voulez demain rompre avec le dogme austéritaire en Europe, voter pour le candidat de l'écologie et du progrès.
Vous venez demain faire en sorte que nous prenions en compte la nouvelle valeur travail, changeons notre protection sociale en fonction du travail tel qu'il est et non pas tel qu'il fut. l'a encore voté pour le candidat du projet et de l'écologie. La meilleure manière la meilleure manière finalement de dissiper ces inquiétudes, ces craintes, ces angoisses que nous avons tous au moment de nous rendre aux urnes, c'est de voter pour. Je vous invite donc mes chers compatriotes qui vivaient en Belgique, mes chers amis belges qui ne voteraient pas mais pouvez nous aider.
Je vous assure à convaincre vos voisins français à les inviter à voter pour pour la transition écologique, pour la nouvelle valeur de travail, pour une nouvelle protection sociale, pour une 6e République, pour une Europe solidaire, pour une République veillante. Vive la Belgique, vive l'Europe, vive la République et vive la France. [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique]
[Applaudissements] [Musique] [Musique]
premium.com [Musique]
[Musique] [Musique] [Musique]
[Musique] Oh [Musique] yeah. Oh yeah. [Musique] Yeah.
Benoît Hamon