📢 Emmanuel Macron est-il méprisant ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:50OuverteRéponse partielle
Pourquoi Emmanuel Macron est-il perçu comme méprisant par une partie des Français ?
- 7:58OuverteRéponse directe
Sabrina Ben Ali, vous êtes proche de la France insoumise, qu'avez-vous envie de dire à Emmanuel Macron ce matin ?
- 11:31OuverteRéponse directe
Jean Garrigue, vous parlez de perception et de légitimité, comment analysez-vous cette situation ?
- 13:45RelanceRéponse directe
Sabrina, vous réagissez aux propos de Jean Garrigue, qu'en pensez-vous ?
- 16:26OuverteRéponse partielle
Pourquoi Emmanuel Macron n'a-t-il pas apporté une autre réponse à la réforme des retraites ?
- 25:20OuverteRéponse directe
Éric, vous trouvez que dans son comportement, Emmanuel Macron est attaqué injustement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:02Sabrina Ben AliFait
« les gens ils font déjà tout malgré la maladie malgré la dureté du travail malgré l'inflation avec tout ce qu'il faut faire à la maison les papiers les services publics qui délit et qui demandent aux gens de plus en plus de données »
- 5:47Sabrina Ben AliFait
« Macron il est pas là pendant deux jours ou trois il se passe rien dans le pays si nous tous les matins on se lève pas le pays il marche plus »
- 7:14Sabrina Ben AliChiffre
« la moitié qui gouvernement est millionnaire les gens ils vivent avec 1100 balles par mois au 15 du mois la moitié dans des gens sont à découvert »
- 10:52Jean-Claude MahyFait
« il a un peu le syndrome du premier de la classe quoi voilà et qui se surestime et quand vous vous su-estimé vous sous-estimez les autres »
- 12:21Jacky IsabelloFait
« Emmanuel Macron il est resté ce président extrêmement ministre des start-up le premier le premier de la classe »
- 15:03Sabrina Ben AliFait
« nos urgences on peut même plus s'occuper d'eux donc c'est ça la violence tous les jours tous les jours à l'hôpital à l'école »
- 15:43Sabrina Ben AliFait
« Macron il dit je vais revenir sur mes décisions c'est pas vrai »
- 17:51Jean GarrigueFait
« il y a eu un déni de démocratie sociale de la part d'Emmanuel Macron »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
pour ne rien manquer abonnez-vous maintenant radio parlons vrai chez Bourdin 10h30 12h30 Jean-Jacques Bourdin merci d'être avec nous nous allons nous interroger sur la personnalité des manuels Macron mais plus encore que sa personnalité ses actes évidemment Emmanuel Macron qui concentre beaucoup de colère pourquoi son charme et son talent ont séduit et ça agace plutôt aujourd'hui pourquoi est-ce que c'est pris pour du mépris est-ce un réel mépris est-il méprisant peu soucieux des difficultés des Français nous en parler de tout cela je regardais le dernier sondage 26% des Français lui font confiance 50% ne lui font pas du tout confiance 26% c'est un peu son socle électoral encore qu'il conserve pour l'instant il est 11h04 allez nous allons débattre tout cela avec nos trois invités et qui sont avec nous des gens suis très très heureux parents dans alphabétique Jean garrigue qui est historien auteur de la tentation du peur aux éditions Payot bonjour Jacky à vélo qui est communicant cofondateur de l'agence coriolink bonjour et puis Jean-Claude Mahy secrétaire général ancien secrétaire général de Force ouverte j'allais dire secrétaire général de France au voyage non mais c'est fini tiens un mot un mot Sophie Binet vous la connaissez évidemment et lui à la tête de la CGT Sophie Binet cadre c'est étonnant la tête de la CGT non oui c'est c'est nouveau vous savez comme ça arrive parfois quand vous avez deux candidats aux candidates qui s'affrontent et qui sont à 55 ans la solution c'est d'aller chercher un ou une troisième c'est ce qui s'était passé avant le congrès avec Louis Vianney au départ de Louis Vianney mais là oui oui c'est quelqu'un c'est quelqu'un d'intelligent c'est ouais non non je pense que pour la CGT c'est un bon choix elle va voir laquelle recolle les morceaux oui parce que là oui Jean garrigue à court terme c'est c'est le symptôme d'une crise quelque chose qui va les affaiblir y compris dans le dialogue avec le pouvoir enfin éventuel parce que il va être difficile mais à long terme ça peut être effectivement comme le dit Jean-Claude ça peut être une chance parce que elle a un profil complètement nouveau c'est une nouvelle génération c'est la première femme secrétaire général de la CGT depuis 1895 donc c'est c'est vraiment quelque chose de très nouveau puis elle est elle porte un certain nombre de thématiques féministe égalitaire qui sont qui sont quand même dans l'air du temps pour remobiliser un peu une partie des travailleurs même si c'est plus tout à fait ça parce que le premier parti des travailleurs aujourd'hui c'est c'est le rassemblement national enfin voilà il y a quelques il y a un élément là pour pour je pense pour moderniser la stratégie de de la CGT ça peut être intéressant bien nous verrons bien 11h06 parlons d'Emmanuel Macron et je voudrais accueillir au téléphone Sabrina série Ben Ali bonjour vous êtes urgentiste à domicile je voudrais préciser que vous êtes proche de la France insoumise vous êtes militante vous êtes une révolté Sabrina disons clairement les choses et ça se lit à travers vos tweets je vous lis si vous saviez monsieur Macron les gens comme ils sont courageux je viens de chez une dame de 94 ans fin de vie à domicile la nuit elle crie elle gémit déjà 10 minutes de ses larmes mythiques pendant ma visite mon cœur se serrait c'était horrible à entendre ses pleurs de vieilles dames qui n'arrivent plus à parler juste à crier de souffrance agonisante sa fille se lève à 4h du mat chaque nuit lui donner des calmants en gouttes le lendemain les au boulot comme chaque matin et elle ne dit rien alors Monsieur Macron je vous le dis c'est vous qui nous lancez un appel à la violence personne ne goût à faire mal personne ne goût à la violence gratuite mais quelle porte de sortie nous offrez-vous aucune je m'arrête là dans la lecture de vos tweets Sabrina vous êtes une révolté qu'avez-vous envie de dire à Emmanuel Macron ce matin bah écoutez j'ai envie de lui dire ce que je lui ai dit dans ce tweet que vous citez c'est à dire que je crois que Monsieur Macron il tiendrait pas un mois dans la vie quotidienne du aide-soignante dans la vie quotidienne d'un éboueurs ou d'une aide à domicile ou d'une caissière la vie des gens c'est ça en fait de feignants ils nous maîtrise etc sauf que les gens ne sont absolument pas ce qu'il s croient et que de fait les conditions de vie sont de plus en plus difficiles pour tout le monde en plus de l'inflation galopante qui fait qu'aujourd'hui plus personne ne remplit son panier et que il est pas question comme il le dit lui-même pour tenir sa promesse au marché financier de toujours nous faire payer nous de toujours faire payer les travailleurs en fait les gens ils font déjà tout malgré la maladie malgré la dureté du travail malgré l'inflation avec tout ce qu'il faut faire à la maison les papiers les services publics qui délit et qui demandent aux gens de plus en plus de données de même pour compenser tes manques là les gens sont courageux ils se laissent toujours ils vont au boulot ils disent non après non sur la réforme des retraites en manifestation tranquillement il nous dit quoi il nous regarde il nous crache dessus littéralement mais on n'est pas du bétail on peut pas juste marcher un mardi après-midi par semaine tranquillement sans lui créer deux troubles en plus il me regarde et ils disent que vous soyez de ceux que vous soyez 3 millions j'en ai rien à [ __ ] de vous c'est moi qui décide ben non monsieur Macron en fait si Macron il est pas là pendant deux jours ou trois il se passe rien dans le pays si nous tous les matins on se lève pas le pays il marche plus donc ce pays s'il tourne grâce au travailleur donc il faut qu'il est un peu de respect pour les travailleurs vous pensez que il ne vous respecte pas vous pensez qu'il ne vous connaît pas vous pensez que je ne sais pas moi il ne prend pas conscience de ce que représente celles et ceux qui sont au quotidien au travail bien sûr les deux non seulement il ne nous respecte pas je veux dire 73 population et qu'on soit très fort et 90% des actifs donc c'est à dire quasi tous les actifs tous les gens que ça va concernés on lui dit poliment gentiment tout le monde eu des moyens pacifiques pour exprimer son mécontentement parce qu'il passe plus en force à l'Assemblée nationale on a tous élus des gens à l'Assemblée pour porter nos voix et lui dit même eux je m'en fiche et je vais faire passer pour vous imposer mon rapport de force coûte que coûte donc non ça c'est pas respectueux c'est absolument pas respectueux et bien sûr qu'il ne connaît pas la vie des gens monsieur Macron ça c'est quand la dernière fois qu'il a attendu un bus dans sa vie est-ce que ça lui est déjà seulement arrivé non il connaît pas la vie des gens la moitié qui gouvernement est millionnaire les gens ils vivent avec 1100 balles par mois au 15 du mois la moitié dans des gens sont à découvert c'est quoi les parents qui s'engueulent le soir parce que au lieu de passer du temps avec leurs enfants ils essayent de savoir comment ils vont sortir la fin du mois donc non Macron il la connaît pas elle avait des gens mais en vacances sur les yachts il part en hélicoptère et c'est des allers-retours aussi en 48 heures c'est pas ça la vie des gens la vie des gens c'est la galère et les gens n'en peuvent plus te galérer alors que les mêmes qui se gavent tout le temps bien coup de colère merci Sabrina le Benali parce que je voulais que nous écoutions Sabrina parce qu'elle est le le la porte-parole de nombreux Français qui ne comprennent plus l'attitude et la politique d'Emmanuel Macron et nous sommes là justement pour comprendre vous réagissez Jean Gary oui alors si on examine les choses de manière objective on voit que cette réforme cet âge pivot à 64 ans ça serait au fond par rapport à l'âge d'aujourd'hui qui est à peu près 63 ans on n'a pas une réforme qui remet en péril tout le l'édifice de notre État-providence on peut dire aussi qu'Emmanuel Macron n'a jamais véritablement insulter les Français ou fait preuve de mépris et de manière caractérisée de manière objective mais ce qui compte c'est la perception et là ce qui compte dans la perception de cette dame c'est effectivement elle ressent comme une politique qui est sourde revendication populaire une politique qui a été qui n'a pas effectivement écouté même la représentation nationale en utilisant 49-3 cet exemple du 49-3 il est révélateur parce que le 49-3 c'était la 100e fois qu'on l'utilisait sous la 5e République il est tout à fait légal institutionnel Michel Rocard à utiliser 28 fois mais il est ressenti aujourd'hui dans ce contexte de d'intransigeance et d'obstination du président de la République il est ressenti comme un affront il est ressenti comme quelque chose de voilà d'irrespectueux vis-à-vis de l'opinion publique vis-à-vis des syndicats vis-à-vis du peuple alors nous nous poserons la question est-ce que Emmanuel Macron peut continuer à dire non strictement nom à cette à cette volonté de de mettre à bas cette réforme cette volonté de de de ne pas entériner cette plateforme lui maintient et d'ailleurs il a encore fait hier à mon couvert il maintient les 64 ans cet âge légal qui cristallise un peu de toutes les rancoeurs mais son comportement aujourd'hui il est dépassé finalement finalement lorsque je disais tout à l'heure son charme et son talent séduit en 2017 et aujourd'hui ça se retourne contre lui ça agace vous le pensez Jean-Claude Mahy oui bah écoutez quand vous voyez y compris dans les manifestations aujourd'hui d'une certaine manière le dossier retraite c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase il y a d'autres problèmes il y a l'inflation il y a la sortie de la crise sanitaire etc donc et les gens c'est à Macron qui s'adresse oui mais oui parce que c'est lui qui a initié le projet c'est pas le premier ministre ou la première ministre c'est lui qui a initié donc c'est lui qui peut siffler la fin de la récré s'ils veulent faire un moment donné même si c'est pas il a rappelé hier c'est pas sa volonté apparemment donc il y a une rancœur une et vous savez quand suis pas content vous manifestez et puis vous ça ne bouge pas vous avez un mur devant vous en expression parfois avec des formules provocatrices inutiles quand il s'attaque à Laurent Berger enfin on comprend pas quoi on comprend pas pourquoi il fait ça quoi je veux dire quoi et donc à partir de là le mécontentement se transforme en colère et on en veut à celui qui ne bouge pas et on est dans cette situation et les gens considèrent beaucoup parlent de mépris quand on parle de mépris ça veut dire qu'on ne respecte pas les gens moi je considère qu'il a un peu le syndrome du premier de la classe quoi voilà et qui se surestime et quand vous vous su-estimé vous sous-estimez les autres voilà et en tous les cas il aurait intégré il donne la sensation qui ne prête plus attention oui qu'il ne prête plus attention à à à ce que ressentent les Français
[Musique]
je voudrais donner la parole à Jacky isabello la révolution à laquelle nous éviter le jeune candidat Emmanuel Macron en 2016 pour faire sa compagne nous ramène finalement à ce que les gens craignaient les spécialistes de la politique qui disaient attention vous voulez dégager la classe politique en place mais homme politique femme politique c'est un vrai métier il faut avoir arpenter la France il faut faire preuve d'empathie il faut connaître les problèmes et donc cette modernité qui a un moment nous a nous a séduit et bien elle se retourne contre lui et c'est vrai que s'il n'est pas agriculteur et bien Emmanuel Macron a quand même nourri cette colère en distillant au fur et à mesure de son parcours des mots très très durs des petites phrases une arrogance un mépris de celui qui est horticulteur et qui pourrait traverser la route pour trouver pour trouver un boulot et à force d'accumuler et bien les gens expriment cette colère là je pense qu'ils l'ont toujours eu un peu en place parce que si on reprend les qui ont été faits sur Emmanuel Macron depuis très longtemps ce reproche de l'arrogance il est arrivé quasiment tout de suite et c'est installé et il s'est encré finalement Chirac disait on est toujours le ministre de son premier marocain alors c'est vrai qu'il a pas été ministre de l'agriculture au premier on a on a oublié son premier secrétariat d'État sous son Pompidou mais il est resté le ministre des agriculteurs Emmanuel Macron il est resté ce président extrêmement ministre des start-up le premier le premier de la classe et la colère de votre invité et bien résume un peu tout ça elle résume tout ça bien nous allons poursuivre ce débat on a plein plein de choses à dire il est 11h17 merci d'être avec nous sur l'antenne de Sud Radio à tout de suite Jean-Jacques Bourdin il est 11h20 bien merci d'être avec nous allez tiens ben Sabrina Ali Ben Ali écouter votre conversation messieurs et avait envie de réagir allez-y Sabrina merci je voulais juste réagir aux propos de la première personne qui a intervenu je suis désolé monsieur oui évidemment c'est un mépris si ça n'était pas ça serait de l'aveuglement et ça serait encore plus grave or je crois pas monsieur Macron soit incompétent je pense juste qu'on a pas les mêmes intérêts et c'est pas du ressenti c'est factuel l'autre jour à deux heures du mat j'étais en garde je suis sortie j'ai prévu chez vous savez faire qui a promis qu'il y aurait plus de SDF dans le pays il y en a partout et en roulant la nuit les gens pourraient crever par terre comme des chiens il y a des enfants qui sont morts chacune des morts de la rue c'est un hommage un bébé de 18 mois l'année dernière est mort dans les rues de Paris alors c'est pas du ressenti c'est des faits les macronistes ils sont là en train de nous parler de la violence parce qu'ils ont trois autocollants sur leur permanence mais vous voulez qu'on vous la dise nous la violence tous les jours vous savez que c'est moi quand on va voir les personnes âgées chez eux et qui vous qu'on doit les envoyer d'urgence parce que leur pronostic vital est engagés qui vous disent non j'ai plus la force de subir ça parce que nos urgences on peut même plus s'occuper d'eux donc c'est ça la violence tous les jours tous les jours à l'hôpital à l'école la maîtresse de Magotte qui est un ulpte que son médecin a dit je vous arrête pour moi et elle le prend pas parce qu'il y a pas de remplaçant parce que c'est ça sentait qu'elle va faire passer avant parce que ces petits CP parce qu'elle veut pas qu'ils aient de problème à l'école et qui prennent de retard c'est ça et c'est tous les jours la violence c'est des gens qui ont plus de moyens de partir en vacances et d'emmener leur gosse si tout ça la violence moi j'ai travaillé aussi à l'hôpital d'Aquitaine j'ai des gens qui arrivent qui dorment dans leur voiture et qui bossent au McDo la journée donc voilà juste pour vous dire c'est pas du ressenti c'est factuel c'est un monsieur Macron il dit je vais revenir sur mes décisions c'est pas vrai donc là moi je vous le dis quelle force de sortie j'ouvre je vous pose juste la question dites-moi qu'est-ce qui nous permet pour signaler un désaccord même à ses députés il a dit si vous votez pas pour moi je vous vire de mon parti alors les produits dialogue et de la démocratie moi je vous attends sur cette question là dites-moi comment il permet un peuple souverain je le rappelle Macron il y a un autre service c'est pas notre repas on le paye pour être à notre service au service des Français donc qu'est-ce qu'il permet comment il permet à 90% des gens d'être qui travaillent de lui dire notre désaccord bon ben merci Sabrina vous pose une question quelle réponse doit apporter aujourd'hui Emmanuel Macron je pense que pour beaucoup d'observateurs et j'en fais Bart on ne comprend pas pourquoi il n'a pas apporté une autre réponse d'abord dans un premier temps pourquoi utiliser ce véhicule législatif pourquoi ne pas être allé au vote pour pas être allé au vote pourquoi surtout essentiellement ne pas avoir négocier véritablement avec les syndicats ça c'est toujours fait d'ailleurs dans toutes les réformes des retraites de manière plus ou moins officielle ou officieuse il y a toujours une négociation avec les syndicats même quand même quand Alain Juppé avait dû retirer son projet en 1995 il y avait des négociations entre Jacques Chirac marque Blondel et Nicole nota il y a toujours eu des négociations je reviens d'Italie où on me racontait comment a été voté la réforme des retraites en il y a plusieurs années où on est arrivé quand même à l'âge de 67 et bien le Premier ministre de le président du conseil de l'époque et son ministre du Travail se sont fermés pendant une semaine avec les trois principaux leaders syndicaux et cet ensemble qu'ils ont conçu cette réforme du travail l'inverse de ce qui s'est passé aujourd'hui donc effectivement je cette dame parle de c'est pas simplement du ressentir évidemment on est dans une société fracturée il y a une violence sociale extrême on est à fait d'accord là-dessus mais si vous voulez ne serait-ce que dans la dans la méthode effectivement il y a eu quelque chose il y a eu un déni de démocratie sociale de la part d'Emmanuel Macron oui d'ailleurs vous le dites Jean-Claude Mahy vous dites mais pourquoi ce qui va mieux Macron n'a pas encore reçu les syndicats oui bien sûr écoutez moi je sais que dans les pays européens autour l'Allemagne etc les leaders syndicaux de ces pays ne comprennent pas ce qui se passe en France ils ne comprennent pas c'est inimaginable pour eux que le Chancy les syndicats demandent à être aussi en Allemagne par le chancelier ils seront reçus en Italie ou en Espagne etc alors là c'est porte clause c'est incompréhensible et moi je suis frappé en ce moment même sans parler du fond de la réforme pour autre chose à dire mais sur la méthode je ne vois personne ce qui me disent que la méthode est bonne même ceux qui sont pour le report de l'âge disent il faut changer de méthode même le patronat dit qu'il faut changer de méthode c'est qu'il y a bien un problème alors ça ce problème il est lié à qui il est lié au président de la République et à personne d'autre puisque c'est lui qui a la main sur c'est pour ça que la colère est cristallisée bien sûr Emmanuel bien sûr mais il nous l'avait il nous l'avait dit finalement quand on revient à ce qu'il nous a nous a promis Emmanuel Macron nous a dit je n'aime pas les corps intermédiaires lorsqu'il a été membre de la commission n'ont pas Attali mais encore une autre avant qui s'appelait la commission d'arrois qui a statué sur des changements juridiques déjà il avait en tête de casser ce modèle qui est un modèle qui ne correspond pas à sa culture au sein de l'Inspection générale des finances et il a annoncé tout du long et cette promesse et là je moi je ne suis pas homme politique je ne fais pas de reproche aux Français mais je leur dis comme le Président vous dit dans ce dernier programme j'avais dit que je ferai la réforme des retraites en 2017 il avait dit moi j'aime pas les corps intermédiaires on va travailler ensemble là où il a trahi sa promesse c'est que cette relation charnelle que les gens pensaient tissés avec lui et bien et ses oripeaux ont disparu on s'est aperçu que cette proximité elle était tout à fait inexistante et aujourd'hui et bien ce village potenkins de d'Emmanuel Macron formu une colère qui peut être préoccupante pour la société c'est très étonnant parce que il a on le voit une conception extrêmement verticale du pouvoir oui oui or c'est quelqu'un qui est le disciple un philosophe s'appelait Paul Ricard exactement élaboré si vous voulez des idées inverse ça c'est-à-dire qu'au contraire il faut faire participer quelle est la démocratie doit être active s'appuyer sur les sur les corps intermédiaires lorsqu'il nous fait lorsqu'il fait campagne en 2016 il s'appuie sur les marcheurs ce qu'on appelle le bottom up c'est on part du citoyen pour élaborer la les politiques publiques et il fait exactement il nous fait une politique un peu à la générale de Gaulle sauf qu'il a pas la légitimité de général de Gaulle et que même le général de Gaulle à chaque fois le peuple donc on ne comprend pas on ne comprend pas on ne comprend pas Jean-Claude isabello moi j'ai été marqué par un journaliste qui est sur une autre radio mais qui est François-Xavier bourneau qui est accrédité par Le Figaro à l'Élysée donc je suis en permanence et il expliquait il y a pas longtemps il y a une semaine que il y a eu débat il y aurait eu des balles à l'Elysée savoir s'il fallait discuter pas discuter etc et que la entre ceux qui pensaient qu'il fallait discuter et ceux qui avec le président ne voulait pas discuter et la phrase qui serait sortie moi j'étais pas mais j'ai arrazé les partis politiques en 2017 et je vais à raser les syndicats si c'est vrai c'est bougrement dangereux y compris pour la démocratie ainsi c'est vrai je dis bien moi j'étais pas présent danser bon bah ça journaliste sérieux c'est pas un branquignol quoi bon donc à partir de là il faut vraiment être inquiet mais c'est vrai que moi quand j'étais responsabilité et que j'avais l'occasion de le voir on a eu ces discussions non pas sur un raser les syndicats mais lui il disait les syndicats leur place c'est dans l'entreprise ou dans la ministration pas au niveau national pour lui il considérait que c'était l'intérêt général c'est c'est quel ça mérite pour les journalistes je m'adresse à tous les journalistes qui vont l'avoir face face à eux Emmanuel Macron une interview vérité ça serait formidable où on pourrait lui poser les questions et rentrer vraiment rentrer vraiment dans la personnalité Emmanuel Macron et les transformations mais il est il est moi je l'ai rencontré des quantités de foi évidemment à l'interviewa uniquement je suis jamais allé à l'Élysée passer des soirées ou des repas d'autres le font mais bon c'est chacun son style mais il est voilà quelqu'un qui est très convaincant et je me demande si les convaincu parce qu'il dit quand on ressort d'une conversation avec lui on ne sait jamais si il dit vrai ou il faut vous souvenez il y avait confirmé on ne sait jamais c'est quand même extraordinaire dans le temps il y avait une journaliste dont j'ai oublié donc qui s'appelait Arlette qui présentait non on en parlait de Chabot une autre Harley Harley tardison elle dit ne vous méprenez pas tous les hauts fonctionnaires qui depuis 74 étaient identifié par la gauche parce que la gauche avec elle arrivait au pouvoir ils sont pas de gauche ou droite ils sont programmés pour monter au pouvoir et donc cette classe là Emmanuel Macron la représente complètement et donc Julien Dray l'explique extrêmement bien Julien Freddy là où on s'est planté avec Emmanuel Macron c'est que des jeunes technocrates qui voulaient devenir ministre qui voulait prendre le pouvoir on en a eu plein en partie socialiste il dit Attali vous explique que c'est pas vrai on l'a mis dans une université d'été aux parties socialiste il s'est fait dévorer par les par les militants et puis un jour on a fait pareil avec Emmanuel Macron la poser et là il a fait un discours et un truc et on s'est dit on a un vrai problème parce que les gens l'écoutent et donc il a été attiré par cette espèce de promesse en écoutant sa voix en voyant son reflet dans le miroir et ce talent oratoire rhétorique et tout ça il l'a mis au service d'un projet mais qui est pas un projet finalement de répondre aux angoisses aux obsessions aux contradictions des Français et donc dans des périodes où c'est très difficile il peut être très efficace dans certaines crises mais par rapport à cette empathie dont on a besoin en permanence pour gérer nos contradictions mais aussi pour nous faire avancer et bien la limite macroniste elle est là quoi c'est il est 11h31 c'est passionnant 11h31 de s'interroger sur son comportement sur son attitude sur ses choix sur ses choix là aussi on va on va essayer de développer ils 11h31 vous êtes sur Sud Radio à tout de suite Jean-Jacques Bourdin 0 826 300 300 tout le monde s'exprime ici c'est parlons vrai donc parlons vrai avec Éric Eric et Albi dans le Tarn bonjour Éric bonjour bonjour Monsieur Bourdin merci beaucoup vous inviter bonjour bonjour et vous êtes traiteurs Albi alors vous dites Emmanuel Macron n'est pas parfait mais il y a un acharnement contre lui ah oui ça c'est scandaleux mais on est des millions en France ça sophusqué contre ça enfin ce Président il est brisé ce qu'il est mais il a quand même fait pas mal de choses pour notre pays entre autres pour nous les restaurants les traiteurs tous les gens qui sont dans l'alimentaire si nous n'avez pas si j'avais pas eu quoi qu'il a on aurait dit et pour la réforme des moi je dis pourquoi tous les pays en réformé leur retraite et nous on est à 64 ans on s'obscine en 60 à 62 ans mais on sait très bien que dans 10 ans on va dire à nos enfants et petits-enfants il faut réformer et là ce sera encore plus dur là on passera 68 ans regardez l'Espagne est à 67 ans on va y revenir sur l'Espagne effectivement l'Espagne est à 67 ans et l'Italie aussi et oui mais moi ce président lui tape sur la tête tous les jours tous les jours tous les jours vous pouvez vous trouvez qu'il a changé Eric vous trouvez que dans son comportement dans son attitude mais je pense que en fait il est tellement attaqué que dès qu'il sort un peu de qui va en face du peuple c'est sûr mais dans sa situation je pense que ça serait pareil pour nous quoi mais quand on parle de Macron mais regardez Hollande Hollande il a fini à combien de popularité plus impopulaire Hollande que que Macron devait aujourd'hui
[Musique]
qu'est-ce que vous voulez que je vous dise bon Éric et remarqué Eric c'est vrai que c'est vrai que il agit pour pour certains notamment pendant la crise du covid le quoiqu'il en coûte était moi je pense que ça a été un succès non qu'est-ce que de sa politique non oui oui non même aussi vous le reconnaissez c'était très large oui effectivement le s'il est pas eu le quoi qu'il en coûte etc il aurait fermé la boutique quoi bon ouais quand je dis ça a été très large vous avez aussi beaucoup d'entreprises qui ont utilisé les aides sans en avoir besoin il a fait ça c'est c'est évident non non mais il y a moi je considère qu'il y a pas de ce qu'on appelle une colonne vertébrale idéologique en fait quoi bon savoir que demande les gens mais Macron ou un autre manque les gens c'est où on va où on veut nous emmener et ça personne ne voit claire aujourd'hui sur où on veut nous emmener et après il y a un problème de méthode parler du fond il y a un vrai problème de méthode la démocratie c'est le droit de vote certes c'est important etc mais c'est aussi la démocratie sociale c'est il y a deux jambes pour avancer l'économique le politique et le social donc là il y a un vrai là il y a un vrai problème il y a un manque de respect il y a un schisme il y a pas longtemps l'historien on va dire politique que je suis j'ai fait une tribune dans Le Monde où je disais mais oui il y a une légitimité institutionnelle les présidents de la République il faut pas contester cette légitimité le processus même ce qui s'est passé à 100b 49-3 bon c'est légitime mais au-dessus de cette légitimité là et là c'est quelque chose d'historique en France particulièrement en France il y a une autre légitimité qui est celle du peuple la légitimité de la souveraineté populaire au-dessus de nos institutions il y a il y a ça et on ne peut pas gouverner sans le peuple on ne peut pas gouverner sans écouter le peuple et là dans cette crise il nous a montré tous les signaux de son de d'une forme de de cécité de surdité c'est tout à fait incroyable et ça vient et ça vient corroborer cette image comme le disait Jacky c'est une image qu'il a depuis le début de cette président qui est autant qui est représente une pas fait dans cette affaire une erreur d'estimation une erreur de jugement et ne se retrouve-t-il pas aujourd'hui coincé justement dans son erreur de jugement sans pouvoir bouger finalement prisonnier prisonnier de séchoir je pense qu'il y a comme une il y a quand même une tactique macroniste si vous reprenez ce que dit président a ses ministres il leur dit faites des choses qui se voient il faut que les gens voient sa méthode elle n'est pas stratégique mais elle est extrêmement active je suis pas tout à fait d'accord avec avec Jean-Claude maillet qu'est-ce qu'a fait Emmanuel Macron il a géré la crise du covid et il s'est installé dans la tête des gens dans le poste des gens comme chef de guerre et donc il a dit puisque je fais ça je ne fais pas campagne vous allez me réélire vous voyez ce que je je suis capable de faire deuxième étape il a dit c'est bon on a suffisamment discuté sur les retraites donc maintenant je ne vais pas discuter avec les représentants du syndicat parce que j'ai fait le quoi qu'il en coûte j'ai sauvé tout le monde ça nous a coûté les centaines de milliards donc cette réforme des retraites elle va passer sans discuter donc cette tactique là elle est quand même extrêmement bien installé après je suis d'accord avec vous elle fout le feu à la France mais je pense que dans c'est pas en même temps et la manière dont il agit il est complètement là dedans et il le fait à travers vous l'avez vu le témoignage des risques vous l'avez vu il y a entre 25 et 30% des Français qui me soutiennent totalement et et fermement et pour la crise du covid la posture de chef de guerre ça il le sait ça il le sait et c'est ceux qui l'ont permis d'être élu président ça a été sa base évidemment reste c'est fait évidemment d'autant plus qu'il vit dans un une situation politique un paysage politique où il n'y a pas d'opposition enfin d'opposition majoritaire je veux dire toutes les oppositions mais il n'y a pas une opposition donc évidemment c'est évidemment plus facile pour lui l'opposition aujourd'hui c'est c'est une grande partie du peuple c'est une grande partie français c'est ça son opposition c'est plus politique si on demande mais ça fait du monde quand on regarde Isabelle mais c'est de la tactique ça c'est la tactique c'est pas une vision c'est pas un projet voilà mais ce dont les gens qui jouent sur la désagréation totale des contre-pouvoirs l'assemblée a donné un spectacle pitoyable depuis c'est sûr elle est tripartite donc elle est quasiment un gouvernable et quand je dis très partie de mes conneries parti parce qu'il y a quand même les républicains qui eux-mêmes sont divisés vous avez les partis politiques complètement affaiblies plus du tout leur rôle de d'intermédiaire avec le avec le pouvoir les syndicats qui se sont un tout petit peu réévalués grâce à grâce à la crise mais enfin qui sont comme si en perte de vitesse sur le et en tout cas qui n'ont pas la qu'ils ont dans d'autres pays donc lui il joue complètement sur cette absence de contre-pouvoir et il instaure une relation comme ça de verticaliste est-ce qu'il n'a est-ce qu'il a réussi parce que c'est la grande question à ouvrir un dialogue entre lui et le peuple c'est la grande question il n'a pas réussi c'est la grande question que vous avez raison passer un grand paradoxe du grand débat national qui suit les gilets jaunes on se dit ah bah il est capable d'aller voir les Français de leur parler etc mais ça prend pas ça prend pas ça n'a pas pris et le grand débat c'était enfin c'était des Français mais sur mais c'était avec des élus c'était des élus municipaux c'était pas là quand il dit hier dans son déplacement pas à la crise les problèmes ne m'empêche pas d'aller à rencontre des Français c'est pas vrai c'est pas vrai c'est pas vrai il ne peut pas aller à la rencontre devant les images il arrive en hélico il a quelques aiguilles derrière mais c'est pas exactement mais à l'époque des gilets jaunes c'est là où il y a une évolution c'est intéressant aussi de réfléchir à cette évolution c'est par rapport aux gilet jaune il pouvait encore je pense aller discuter dialoguer avec les Français se mettre au milieu d'une place publique l'Agora appelez-vous la préfecture à flambée quand il a fait ça oui mais c'était il avait encore aujourd'hui comment faire ne pourrait plus sur eux parce que quand il a été élu il y a eu la première discussion avec les syndicats ça a été sur les ce qu'on appelle les ordonnances Macron les orages du travail etc il y a eu à l'époque bon il a pas de culture du dialogue social c'est pas le seul hein bon donc mais il avait fait il avait accepté qu'on met tout sur la table qui avait pas de tabou comme là il y a un tabou sur l'âge et il y avait une vraie concertation pas avec lui on l'a vu quelquefois mais c'était surtout avec la ministre en charge du dossier donc on peut pas dire que là il y a pas ou tout au début qui a pas eu une vraie concertation ensuite il y a eu la crise des gilets jaunes et lui est persuadé que seul lui a pu sortir de la crise avec le grand débat heureusement qu'il était là quoi d'une certaine manière après il y a eu la réforme de la SNCF rappelez-vous il y a eu des grèves etc il passe la réforme du statut et là il se dit je peux tout faire et j'ai plus besoin même plus besoin de discuter avec les syndicats mais c'est là que c'est dangereux parce que quand vous avez politiquement la situation que l'on connaît les parties certains partis à la ramasse les extrêmes qui montent et terrain et que vous vous coupez aussi désorganisations syndicales imaginez demain vous pouvez pas discuter avec les gilets jaunes ils ont pas de représentants donc ça veut dire c'est une monarque républicain quoi tout seul qui veut s'adresser au peuple mais il peut plus s'adresser au peuple parce que une bonne partie de la population sur les retraites en tous les cas 70% sont d'accord avec les syndicats 80 14 % des salariés sont contre après on peut discuter du fond c'est autre chose mais la méthode enfin franchement elle est compréhensible c'est la personnalité aussi parce que je pense je pense qu'il peut avoir de l'empathie je suis pas tout à fait moi je pense qu'il peut avoir de l'empathie mais le problème c'est qu'il ne sait pas l'exprimer alors il est incapable de l'exprimer exactement pourquoi ça tient sa personnalité à son parcours on a parlé tout à l'heure de quelqu'un qui a tout réussi voilà et puis quelqu'un qui est aussi quand même le représentant du d'une caste qui il incarne peut-être à son corps défendant parce que on sait bien que c'est quelqu'un qui a aussi d'autres d'autres intérêts dans la vie intellectuelle philosophique littéraire etc mais d'une manière ou d'une autre il incarne c'est ses corps privilégiés si vous voulez c'est grand commis de l'État qui ont une vision extrêmement intellectuelle et refermé de la politique il est 11h45 une dernière pause et nous terminons ce débat passionnant à toute cette Jean-Jacques Bourdin il est 11h49 nous terminons je voudrais revenir sur l'Espagne juste juste 67 ans donc regardons la loi qui a été approuvée d'abord il y a eu une recherche du compromis avec les syndicats c'est un gouvernement de gauche en Espagne il faut le savoir ose des cotisations on pourra partir à la retraite en espagnol 65 ans si on a 38 ans et 6 mois de cotisation à la retraite pleine il faut savoir aussi que pour que cette réforme soit adoptée et acceptée par la gauche il y a une augmentation des cotisations sur les revenus les plus élevés et une hausse de la contribution des employeurs au fond de réserve des retraites tout cela c'est une réforme globale évidemment il faut savoir aussi qu'il y a une augmentation des pensions qui a été votée plus 8 et demi pour cent mais les pensions en Espagne sont en moyenne beaucoup plus basse qu'en France il faut prendre tous ses paramètres en compte j'en connais oui non mais les comparaisons sont toujours faut faire attention sur le comparaison on peut pas se contenter de dire en Espagne c'est 76 en Allemagne ça va être 67 etc en fait il y a trois âges qui compte il y a l'âge je prends le cas de la France il y a 62 aujourd'hui c'est 62 ans l'âge à partir duquel vous pouvez partir si vous avez toutes vos invités alors bientôt ce sera 43 après vous avez l'âge 67 ans on l'oublie tout on oublie toujours de le dire mais en France si vous voulez si vous n'avez pas toutes vos annuités à 67 ans vous pouvez partir à taux plein vous avez plus de décote mais 67 ans et après il y a l'âge moyen de départ des gens aujourd'hui l'âge moyen de départ il est à 63 et qu'elle voilà 63,463,7 donc c'est ces trois alors si vous regardez l'Espagne effectivement ce que vous dites juste mais vous l'avez dit c'est vous pouvez partir à taux plein après 38 années de cotisations à 43 on a joué moins sur l'âge plus sur la durée mais les deux conduisent un retardé l'âge de l'âge de départ donc il faut faire attention les comparaisons des pas toujours la parenthèse est refermée revenons à Emmanuel Macron Emmanuel Macron est-il en train de s'enfermer franchement est-il en train de de déjà terminer son second mandat parce que en tout cas ils seront gouverné il se met dans une position très difficile parce que il est contesté évidemment par les deux tiers de l'opinion il est contesté par les syndicats de quelle manière il est contesté par toute opposition tous les opposants politiques même la main tendue enfin les tentatives de compromis avec les républicains aujourd'hui ça marche moyen comme ça marche moyen et il est contesté aussi on sait moins mais on s'en est aperçu quand même pendant la crise par une partie des députés d'ensemble hein il est un petit peu lâché par Édouard Philippe qu'on a pas tellement vu dans dans cette crise donc le roi est nu quand même je veux dire qu'un isolement politique moi qui me fait penser un peu à ce qui s'est qu'est-ce qui est arrivé à Valéry Giscard d'Estaing la fin de son de son alors il avait duré que 7 ans Giscard mais c'était 7 ans ce président qui au départ était voulait regarder la France au fond des yeux qui est qui désespérément essayé de se rapprocher des des Français qui avait fait des réformes et qui a terminé une forme d'isolée mais 7 ans il était au bout de 7 ans Emmanuel Macron nous gouvernent depuis 5 ans moi je pense qu'il a encore un agenda faut pas oublier oui je pense qu'il y a encore un agenda je voyais récemment mes anciens petits copains de de cabinet on est tous tombés d'accord alors que ça n'arrive jamais en se disant quand même si on regarde les choses il continue de fracasser les républicains les grands perdants de la retraite c'est les républiques si demain on dissout qu'est-ce que fait cet électorat donc ça c'est le premier pas et le deuxième point on est tous persuadés d'une chose c'est que finalement il a pas rénové la politique il a compris il sait qu'il est une fin de cycle et que la fin de cycle elle risque de mettre au pouvoir quelqu'un dont les dictionnaires diront que c'est lui qui l'a mis en place et il est obsédé par ça il est totalement obsédé par ça et donc il se dit une seule chose je ne veux pas que Marine Le Pen me succède en tant que président de la République et donc dans ce qu'on lit comme ça ces espèces de signaux faibles c'est d'arriver petit à petit à une dissolution qui le contraindrait à mettre quelqu'un qui est aux extrêmes Marine Le Pen ou quelqu'un d'autre et on sait très bien que trois ans de cohabitation quand on n'a jamais gouverné ça vous est sort et dans ce cas là mécaniquement les yeux à François holl mais François je ne me présenterai jamais contre toi c'est une séquence kausienne kausakienne mais dans dans le bureau de l'Elysée il faut avoir un peu de cynisme sauf que il prend un gros risque il prend un énorme un énorme risque en faisant ça parce que il est coupé avec tout le monde il perd de Laura au niveau international également faut pas l'oublier au niveau européen au niveau international avec un voyage en Afrique qui a été raté etc donc lui qui était présenté aujourd'hui bon tant qu'il prend il prend selon moi de très gros risque après il y a lui lui pense que s'il bouge sur les retraites il pourra plus rien faire derrière mais moi je pense qu'il se trompe c'est le contraire c'est le contraire si il bouge sur les retraites il pourra continuer sur les retraites il sort grandit alors moi oui pour moi après vous allez dans un conflit l'idéal dans un conflit c'est que tout le monde personne soit humilié par exemple je vais prendre un exemple de ce qu'il pourrait faire mais je dis pas qu'il va le faire j'ai pas le sentiment il pourrait très bien dire bon tout le monde est d'accord pour dire que le travail c'est important même moi je l'ai dit puisque on va lancer ainsi que sur le travail etc alors ok on se réunit autour de la table tout est sur la table et travail les retraites et je suspends la réforme des retraites jusqu'à temps qu'on ait fini les discussions on pourrait faire ça il pourrait tout à fait il pourrait faire ça mais je suis pas sûr elle-même d'ailleurs ça s'appuyer je suis pas sûr du tout sur d'éventuelles invalidation de d'articles de la loi par le Conseil constitutionnel évidemment voilà même si c'est pas une invalidation globale de la loi mais voilà il y a ces articles là ne correspondent pas véritablement à l'esprit de la loi que je voulais faire rediscutons-en et incluença dans ce qu'il aurait dû faire d'ailleurs au départ préliminaire c'est-à-dire un grand débat sur le travail du Conseil constitutionnel juste après justement du rôle du Conseil constitutionnel et de ce temps mis par le Conseil constitutionnel pour décider oui peut-être faut-il le temps peut-être pense-t-il que le temps joue pour lui il en se disant le con il perdrait quand même de sonifier c'est ce qu'il faudrait faire mais sur son électorat et cet électorat droites dont il va attirer une large partie les républicains là cette retraite cette réforme qui n'a pas été votée par les républicains ça va être dévastateur dans leur électorat c'est un marqueur le travail la retraite si lui il décide de faire autrement sur son électorat ce serait également dévastateur oui mais sur le l'objectif fondamental que tu as eu raison de de mettre en valeur c'est à dire affaiblir le rassemblement ne pas permettre à Marine Le Pen d'être élu en 2027 là il fait exactement le contraire parce que s'il y a bien une force qui va sortir renforcée par cette crise en tout cas elle est dans la séquence parlementaire elle l'est déjà c'est le rassemblement national et c'est Marine Le Pen donc là il est complètement à contrario d'abord de ce qu'il avait dit en arrivant en 2017 disait bon ben avec moi vous allez voir il y aura plus aucune chance d'avoir l'extrême droite au pouvoir il est en train de conduire exactement à l'inverse tu sais que l'autorité c'est même toi-même qui a dû expliquer dans un bouquin que quand Churchill décide de faire les Dardanelles c'est absolument dévastateur des centaines de milliers de personnes mais c'est le rôle d'un chef et de l'endosser donc à un moment le chef il faut qu'il cherche et si l'abandonne cette autorité en reste campagne pour ce qu'on électorat et en tout cas si l'ambition c'est compliqué
[Musique]
quand vous êtes oui il reste 4 ans d'accord mais quand plus le temps va passer plus il va perdre de l'autorité mais ça c'est parce que il se représente pas on commence déjà à dire etc donc l'autorité va la perdre progressivement d'une manière ou d'une autre après moi je considère qu'il joue qui joue avec le feu s'il avait un dialogue social parce que c'est bien gentil mais demain j'ai posé il bouge pas ça passera comme ça du jour au lendemain avec les syndicats c'est l'autorité morale et ça veut dire que tout c'est pire tantôt messieurs messieurs merci merci d'être venu nous voir c'était passionnant évidemment 11h58 on va parler du Conseil constitutionnel dans un instant juste après les infos avec Jean-Philippe de Rozier qui est juriste spécialiste de droit Constitution