Présidentielle 2027: le discours en intégralité de François Hollande à la fête de la Rose
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« une croissance qui s'est arrêtée, un chômage qui a repris, une inflation qui est forte, un pouvoir d'achat qui s'est contracté et des déficits publics considérables qui font que nous avons une dette qui est aujourd'hui record dans notre histoire. »
- 24:42Invité politiqueFait
« La Grèce emprunte à des taux d'intérêt plus faibles que la France. »
- 26:10Invité politiqueFait
« Voulons-nous rester ou quitter la zone euro et l'Union européenne ? »
Temps de parole
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Bah chers amis, d'abord je remercie Oui, bonjour. Je remercie Cécile pour son invitation. Il y a longtemps que j'étais pas venu à Frang donc elle a pensé que ça me manquait. Ça me manquait. J'aurais pu venir comme candidat à l'élection présidentielle. J'étais venu comme premier secrétaire. J'aurais pu venir comme président de la République, même une année où il y avait une cuvée particulière. J'aurais pu venir après mais je viens aujourd'hui parce que le temps est beau, je le savais et que je voulais ici à Frang retrouver des élus Jérôme comme président de la région, des parlementaires, des amis qui m'ont accompagné et qui m'accompagneront toujours.
C'est vrai que cette fête, elle s'est inscrite dans la mémoire socialiste parce qu'elle est née au moment où précisément le Parti socialiste s'est refondé au début des années 70. C'était Pierre Joc, il venait d'être élu député et il avait lancé cette belle initiative.
Puis ensuite régulièrement les dirigeants socialistes sont venus pour saluer les œuvres de la gauche qui arrivé au pouvoir en 1981 et qui ont considérablement changé notre pays pour ensuite venir et j'étais premier secrétaire pour saluer ce que faisait Lionel Jospin au moment de la gauche pluriel puis ensuite aussi pour regarder ce que nous faisions nous comme président président de la République à partir de 2012, notamment pour réduire le chômage, pour faire en sorte que l'éducation puisse être prioritaire et puis aussi pour faire que les valeurs de la République puissent être défendu. Depuis 2017, justement, la gauche a laissé la place.
La gauche s'est même progressivement divisée et effacé. Et aujourd'hui, nos électeurs après 10 ans et deux élections présidentielles au cours desquelles ils ont été amenés à voter contre et ne pas voter pour à être écarté donc du second tour de l'élection, ces électeurs se posent la même question. Est-ce que nous serons capables l'année prochaine ? à travers la candidature que nous choisirons mais surtout le rassemblement que nous opérerons. Est-ce que nous serons capables d'être l'espoir pour le pays et de mener nos compatriotes à nous choisir pour les 5 ans qui viennent et pas simplement d'écarter l'extrême droite ?
C'est vrai que Jérôme l'évoquet quand on regarde ce qui se passe aujourd'hui sur le plan électoral sur le plan des mouvements de la société, nous pouvons nous inquiéter. Nous inquiétons d'ailleurs comme beaucoup d'Européens qui voient l'extrême droite progresser jusqu'au point de pouvoir. Oui. Quand on voit aussi un certain nombre de comportements d'action d'élus de dérive dans les propos publics. Oui, nous pouvons nous poser cette question. Est-ce qu'il y a encore une force capable d'enrayer ce processus qui conduirait la France ? Et sûrement l'Europe a basculé, a versé. Bien ce que j'étais venu vous dire aujourd'hui, c'est que rien n'est fatal. Tout dépend de nous.
Tout a toujours dépendu de nous d'une certaine façon. Je ne parle pas simplement de ce qui s'est produit lorsque le pays était dans le chaos le plus complet pendant les années noires. Non, je pense surtout à ce qui a été le long chemin de la 5e République, cette course que François Mitéran avait engagé pour qu'enfin l'alternance vienne. Oui, tout a dépendu de nous parce qu'il y avait un grand parti, le Parti socialiste, qui faisait que il dominait tout en respectant ses partenaires la gauche. Tout a dépendu de nous parce que les grandes réformes, les grands actes de progrès ont été d'une certaine façon combattu avec nous et ensuite fait en sorte qu'il puisse être adopté grâce à nous.
Donc rien n'est fatal. Beaucoup dépendent de nous à condition que nous soyons capables de trouver l'issue et que nous puissions élever l'enjeu de l'élection présidentielle. Si nous nous laissons prendre simplement par le commentaire du jour, par les difficultés du quotidien, elles sont réelles. L'évoquer le prix de l'essence, ce qui s'est passé aussi cet été, les craintes que nous pouvons avoir pour la rentrée. Si nous nous laissons simplement balloter par le quotidien, si nous laissons ce sentiment d'impuissance prospérer, si nous ne sommes pas conscients que il faut que les Français soient fiers de du vote qu'ils vont faire l'année prochaine, alors nous ne pourrons pas les convaincre.
Pour gagner, il faut qu'il soi conscient compatriotes que le suffrage qu'ils vont utiliser va être non seulement utile pour eux-même, mais capable de donner à la France un autre élan, un autre souffle et de permettre à l'Europe de retrouver une cohésion et au monde même d'espérer dans la paix. Jamais un vote depuis 50 ans, jamais un vote n'a été aussi décisif pour l'avenir non seulement de notre pays, mais de notre continent et même de la démocratie. C'est en élevant l'enjeu que nous pouvons élever aussi l'espoir et faire lever les têtes. C'est regardant le monde tel qu'il est que nous devons mesurer notre responsabilité.
J'ai dirigé la France pendant une période qui était déjà très difficile, mais d'une certaine manière, le monde que j'ai pu appréhender, qui m'a fait face a peu à voir avec le monde d'aujourd'hui. Le monde d'aujourd'hui, c'est deux guerres qui sont à nos frontières pour l'une et pas si loin de nous pour l'autre. Ce sont deux guerres meurtrières qui chaque jour font hélas des victimes. C'est aussi deux trois qui sont bloqués par l'intervention américaine et le comportement iranien avec toutes les conséquences que ça a pour notre vie quotidienne. C'est la liberté des mères qui est mise en cause. C'est le libre échange qui est entravé par le retour du protectionnisme.
C'est la Chine qui impose ses dominations par une subvention permanente à ses produits. C'est l'intelligence artificielle qui vient changer nos modes de vie et nos modes de production. C'est le climat dont la dégradation qui était déjà présente sous nos yeux il y a 20 ans et qui avait donné à la conférence de Paris tout son rôle historique mais qui aujourd'hui s'est amplifié, c'est accéléré. Voilà le monde tel qu'il est. Et ce monde là, il crée des peurs, mais il doit aussi créer des responsabilités. C'est la nôtre.
Quant à l'Europe, l'Europe que les socialistes, pas seulement les socialistes, ont considéré comme essentiel et ont contribué à bâtir l'Europe qui était un espace regardé comme paisible et qui était un exemple pour les démocraties. L'Europe Europe aujourd'hui elle s'inquiète, elle a raison pour sa propre sécurité. Elle n'est plus sûre que son partenaire, son allié américain viendra la sauver si elle était attaquée. L'Europe, elle n'est pas capable aujourd'hui d'avoir la force nécessaire pour intervenir là où elle est attendue, notamment pour préserver la paix. l'Europe qui est elle-même incapable de faire fond face à la prédominance américaine sur le plan commercial.
l'Europe qui ne protège pas suffisamment également ses industries face à la concurrence déloyale de la Chine. L'Europe, l'Europe qui est aussi gagnée par les mouvements d'extrême droite. C'est cette Europe là que nous avons aussi d'une certaine façon en charge [raclement de gorge] par le vote que nous allons émettre l'année prochaine. Et la France et la France la France où elle en est aujourd'hui. On nous avait promis depuis 10 ans un dépassement. Nous avons un déclassement déclassement d'abord économique. Chacun connaît les chiffres hlas.
Une croissance qui s'est arrêtée, un chômage qui a repris, une inflation qui est forte, un pouvoir d'achat qui s'est contracté et des déficits publics considérables qui font que nous avons une dette qui est aujourd'hui record dans notre histoire. des classements social aussi avec un pouvoir d'achat qui est entamé et puis un accès aux soins, un accès à l'éducation même qui se rendent finalement plus difficile que par le passé. Enfin des classements politiques qui s'ajoutent aux autres avec des partis traditionnelles classiques le nôtre qui se sont affaiblis au cours du temps.
Une instabilité rare sous la 5e République, un gouvernement dont le premier ministre se vente d'être le plus faible de l'histoire de la 5e République, un budget dont on ne sait pas s'il sera voté. Voilà le déclassement politique aussi. Alors dans ce contexte, il y a deux attitudes à avoir face à ce désordre mondial, à cette crise européenne et à ce sentiment de déclassement ici en France qui correspond pour une part à la réalité. Il y a deux attitudes possibles. L'attitude de repli que j'appellerai la division.
penser que finalement il n'y aurait rien d'autre à faire que de se rétracter, que de s'enfermer dans nos frontières ou dans nos certitudes et de faire que la France puisse espérer s'en sortir seule. attitude aussi qui consisterait à nous séparer les uns les autres, à nous confronter les uns avec les autres de ce point de vue et la gauche radicale et l'extrême droite joue à ce phénomène de confrontation. Et enfin, il y aurait cette idée que l'adversaire serait en notre sein, y compris dans notre pays, que l'autre serait finalement la menace qui pèse sur nous. Ça c'est la première attitude. Elle est possible. Elle est possible quand il n'y a plus d'espoir.
Elle est possible quand il y a cette inquiétude qui l'emporte sur toute raison. Elle est possible quand il y a une incapacité pour la démocratie à montrer à la fois son efficacité et sa vertu. Mais l'autre voix et c'est celle-là qu'il faut ouvrir et c'est celle-là qui sera décisible. C'est l'union. L'union non pas pour l'union, l'union pas pour sauver un système ou pour préserver des institutions seulement. Non, l'union pour un projet, c'est le projet qui finalement est candidat à l'élection présidentielle. Des candidats, il y en a chaque jour, on amène un de plus ou une de plus. C'est le projet qui va compter.
Est-ce que nous sommes capables de porter un projet, un projet qui unit, qui fédère, qui rassemble ? Pour ça, il faut avoir une volonté, pas simplement une volonté de nous mettre les uns avec les autres au-delà même des partis politiques. Non, une volonté de porter la même ambition, la même fierté, la même capacité à donner un avenir et d'abord à la jeunesse. Moi, je considère que la grande priorité, c'est la jeunesse aujourd'hui dans une société qui vieillit, elle vieillit. dans une Europe qui connaît et va connaître longtemps un hiver démographique.
Quel autre espoir peut-on donner à toutes les générations que deofrir à la plus récente, à celle qui va finalement non seulement avoir à conduire le pays le moment venu, mais à nous donner le sentiment que nous progressons, que nous avançons, c'est-à-dire la jeunesse. La première priorité, c'est l'école de la République.
La première priorité, c'est aussi pas simplement l'école, de faire qu'avec finalement peut-être moins d'élèves, nous arrivions à mieux encadrer, que nous donnions aux enseignants plus de capacité pour agir, aux chefs d'établissement plus d'autonodomie aussi dans certaines circonstances pour porter les projets, plus de mentorat pour les enseignants, plus de souplesse, mais nous avons aussi le besoin d'une orientation différente, de faire que le lycée professionnel, 30 % des jeunes sont professionnel puisse être source de déboucher, de compétences, de qualification.
Les pays qui s'en sortiront le mieux parce que tous connaissent un hiers démographique seront ceux qui ont fait l'investissement sur la jeunesse. L'investissement sur la jeunesse, c'est l'école, c'est l'éducation, c'est l'enseignement supérieur, c'est l'orientation, c'est la qualification. arrive l'intelligence artificielle à la fois celle qui va nous donner des informations que nous mettrons quelques secondes à pouvoir disposer mais aussi celle qui risque de nous enfermer aussi dans des algorithmes que nous ne maîtrisons plus. L'intelligence artificielle doit être un outil pour l'éducation nationale et pour nous pour nous tous une responsabilité pour en maîtriser les conséquences.
La seconde priorité, c'est toujours le travail. Le grand débat de l'élection présent déjà, c'est d'un côté la droite qui dira qu'il faut travailler plus. Nous connaissons la chanson, elle a déjà été prononcée par des chanteurs célèbres. Donc travailler plus, Oui, mais c'est plus nombreux à travailler. C'est nécessaire. Il y a 1500000 jeunes de 15 à 30 ans qui sont sans emploi ni formation. Il y a des seigneurs que l'on écarte à partir de 55 ans de l'activité. Il y a des personnes qui sont sans qualification et qu'on ne parvient pas à réinsérer sur le marché du travail. Oui, il faut travailler. Il faut travailler davantage. Il faut qu'ils soyons plus nombreux à travailler.
Il faut que le travail aussi puisse avoir un sens, que la qualité au travail puisse aussi être une dimension de ce que nous avons à proposer notamment aux jeunes générations. Il faut que justement face aux mutations qui vont arriver, nous puissions offrir des qualifications à tous les moments de la vie. La troisième priorité, c'est l'écologie, non pas telle que nous l'avions conçu peut-être il y a des années, simplement dans la préservation de la nature et une forme de d'empêchement d'un certain nombre de dégradations.
Ça va plus loin aujourd'hui la transition écologique compte tenu de la question climatique, c'est de savoir comment nous allons changer à la fois nos modes de transport, nos modes de production, comment nous allons électrifier l'ensemble de notre économie. Ce qui était quelquefois un doute. Est-ce que finalement il fallait choisir entre l'écologie et l'emploi ou la croissance ? Ce débat est derrière nous.
Nous allons avoir plus d'emploi, plus d'économie, plus d'industrie par l'écologie à la condition bien sûr que nous fassions des choix industriels qui correspondent à la fois l'intérêt de la planète, à la question aussi du territoire et de ces de la localisation de ces activités et de l'enjeu productif. Ça c'est la troisème priorité, la jeunesse, travail, l'écologie et qui induit une industrie et puis enfin d'assurer notre souveraineté. La souveraineté, on en parle beaucoup, je laisse ça aussi au souverainistes, c'est pas de produire tout ce que nous consommons, c'est impossible. C'est pas de nous enfermer d'ailleurs nos frontières.
Ce n'est pas ce que l'intérêt de la France et du monde exige. L'échange est nécessaire. Ce n'est pas de refuser l'ouverture des marchés. Non, nous avons besoin aussi qu'il y ait et des produits qui rentrent et des produits qui sortent. Ce que nous fabriquons. Non, la souveraineté ça veut dire d'être capable d'être indépendant sur les choses essentielles. Et la première, c'est l'énergie. Je suis ici dans une région qui sait ce qu'il en est. Et nous avons eu nous même des débats sur cette question énergétique entre ce qui était pour le renouvelable, ce qui était pour le nucléaire.
Et bien, il se trouve que nous sommes à la fois pour le nucléaire et pour le renouvelable, que nous sommes les meilleurs sur le nucléaire, que nous avons réussi à préserver et j'y éveillé quand j'étais président de la République à ce que nous ayons avec Christophe des choix qui n'étaient pas faciles, y compris quand il s'agissait d'autoriser des centrales nucléaires en dehors de France notamment au Royaume-Uni pour préserver les capacités, pour préserver préserver les savoir-fa. Donc nous avons réussi à avoir une industrie nucléaire qui nous permet de plus émettre de CO2 lorsque nous consommez de l'électricité et qui nous permet aussi d'avoir tous les développements qui sont liés.
Dois-je parler de du Creuseau et de ce que le Creuseau apporte pour les fabrications de l'eau central et nous avons besoin aussi de renouvelable parce que le renouvelable s'ajoute avec des formes différentes à ce que le nucléaire offre. Et ça aussi c'est une grande capacité qu'à la France que nous devons garder pour notre indépendance de plus avoir à dépendre comme nous le faisons aujourd'hui des ressources qui nous viennent hier du gaz russe aujourd'hui du pétrole du Moyen-Orient de tout ce qui est l'énergie fossile de d'être nous-même capable de nous débarrasser à la fois du CO2 et de ces importations là et pour notre commerce extérieur et pour nous-mêmes, ça prendra du temps.
D'où la nécessité de l'électrification, d'où l'enjeu du véhicule électrique. Et je parle notamment ici dans un département rural où la mobilité est tout à fait essentielle et où le véhicule électrique doit être prioritaire. Là où on doit aider l'achat au au auprès de véhicules électriques, c'est ici dans les départements ruraux et notamment en soutenant l'industrie automobile française pour qu'elle accélère encore la mutation vers l'électrique. La souveraineté, c'est aussi la souveraineté agricole. Non pas que nous voudrions comme certains refuser que nous puissions produire pour les autres. Nous on besoin de nourrir le monde aussi.
Mais tout ce que nous pouvons faire pour préserver la qualité de nos produits, la capacité de de production ici notamment, on en parlait pour l'élevage, pour le poulet, pour le maréchage, nous avons besoin de garder une agriculture et de faire en sorte que cette agriculture reste dans un cadre non pas familial comme on le disait autrefois seulement, mais dans un cadre qui nous permet de faire le le pari de l'agroécologie et d'éviter que nous soyons à chaque fois dans des subventionnements qui sont pour l'agrandissement sans qu'il y ait la qualité qui corresponde. Même si nous savons bien qu'il y aura là aussi des transmissions d'exploitation qu'il faudra assurer.
Et puis l'autre élément de la souveraineté c'est sur la recherche. Aujourd'hui, nous allons consacrer et la les menaces qui pèsent sur nous l'exigent beaucoup plus que nous n'avions prévu pour notre défense nationale. 609 milliards par an pour les 5 prochaines années. Là aussi d'expérience, produire des chars, des avions, des missile, des drones tout ça est nécessaire et c'est pas ça qui fait seulement la défense du pays. Ce qui fait la défense d'un pays, c'est d'abord l'esprit de défense. Est-ce que nous voulons, nous la France, les Français assurer notre rôle, prendre des responsabilités y compris quand il s'agit de décider d'opération militaire extérieure, ce que j'ai fait.
Est-ce que nous sommes capables de convaincre notre peuple que dans ce monde dur, il faut avoir un rapport de force ? Mais la défense, c'est au-delà de l'esprit qui doit l'animer, c'est aussi d'avoir une industrie, une recherche, une capacité d'innovation qui nous rendre également plus fort et plus indépendant. C'est ça la souveraineté. Et je considère qu'une partie [grognement] ce que nous consacrons à l'industrie de de la défense au crédit militaire doivent être aussi mise au service de l'industrie civile et de la recherche. Nous avons perdu des places dans le haut niveau de la recherche dans l'innovation, dans l'enseignement supérieur, dans les mathématiques.
Vous avez entendu ces débats sur les mathématiques. Le fait que la France, grand pays scientifique, ait finalement découragé cette orientation notamment pour les filles. Nous avons le devoir aujourd'hui d'être une grande nation scientifique et je ne me plains pas des développements que nous pouvons y compris faire dans l'espace sur les satellites. Tout ce qui contribue à nous donner une nouvelle étape de découverte scientifique, y compris sur l'intelligence artificielle. Enfin, être souverain, c'est euh nous désendetter. Aujourd'hui, je voulais un moment préciser, nous avons le la dette publique par rapport à la richesse nationale la plus haute de notre histoire.
Nous avons des charges d'intérêt, des emprunts que nous avons donc enfin que ils ont dernières années des charges d'intérêt qui représentent plus de 70 milliards d'euros pour donner un ordre de comparaison. Le budget d'éducation nationale, c'est 70 milliards d'euros. Ça veut dire que chaque année, nous dépensons autant pour payer non pas le remboursement de nos emprunts, pour payer les intérêts de nos emprunts que pour éduquer nos enfants. Et si nous ne faisons rien dans 2 ou 3 ans et si les taux d'intérêt continuent d'augmenter et au regarde ce qui se passe dans les D3 d' Mousse et de Babel Modelle et de la politique de Trump, il est possible que ce soit le cas.
Nous aurons 100 milliards dans 3 ou 4 ans à dépenser pour les seules charges d'intérêt, c'est-à-dire autant que pour le budget de l'éducation et pour la moitié du budget de la défense. Alors, nous pourrions dire que nous pouvons nous mettre la dette au feu, mais je vais quand même préciser que la dette n'est pas inflammable. C'est c'est un seul élément sur lequel je suis sûr qu'elle ne peut pas être jetée. Mais au-delà de la technique qui n'a pas d'importance ici de mon expérience et elle a été de ce point de vue assez cruel lorsque je suis arrivé aux responsabilités c'était la crise de la zone d'euro. Déjà il y avait des pays qui ne pouvaient plus payer leur dette à cette époque.
L'Espagne, l'Italie avait des difficultés. Le Portugal était au bord de l'abîme et la Grèce était dans l'abîe. Ces pays-là euh recherchaient auprès de l'Europe comment sortir de cette difficulté. Le pays le plus en en crise était la Grèce. Et le premier ministre de l'époque était un ami d'ailleurs, monsieur de Cypras, il avait pensé qu'il pouvait faire un référendum pour annuler la dette. Lui aussi il a fait son référendum, il l'a gagné. soit de sa victoire, je dis tu as tu as gagné donc tu as perdu parce que demain ça sera plus difficile encore pour obtenir des Européens qu'ils viennent en soutien de la Grèce. J'ai fait en sorte que la Grèce puisse être sauvée.
Aujourd'hui, la Grèce emprunte à des taux d'intérêt plus faibles que la France. C'est vous dire si elle a progressé, c'est vous dire si nous avons agressé. Mais pour revenir au sujet, chacun peut dire qu'il ne paye plus la dette. Comme d'ailleurs du côté du Rassemblement national, il est tout à fait possible de ne pas payer sa contribution au budget de l'Union européenne et de ne pas respecter les traités européens. Mais il y a une conséquence dans les deux cas, c'est que il faut à ce momentl sortir de l'Union européenne et sortir de la zone d'euros.
Et donc le débat politique, c'est pas une débat technique, c'est un débat éminemment de principe et qui doit être posé aussi nettement devant les Français. Voulons-nous rester ou quitter la zone euro et l'Union européenne ? Je sais les débats qu'il y a pu avoir sur la question européenne en France. J'ai en mémoire le référendum de 2005, le doute qu'il y avait sur l'Europe et son orientation. Mais aujourd'hui même ceux qui ont voté non, ils étaient majoritaires. Même ceux qui sont aujourd'hui les plus hostiles à l'Europe, demandez-leur, vous voulez retrouver le franc, vous voulez quitter l'Euro ? Vous ne voulez plus avoir la solidarité de l'Union européenne ?
Vous voulez plus avoir l'ouverture des marchés ? Voulez plus être dans une forme de cohésion que vous apporte l'Europe, de protection que vous apporte l'Europe ? car si nous n'ayons pas aujourd'hui la zone euro dans la turbulence financière que nous connaissons, les taux d'intérêt serait pas et c'est déjà beaucoup à 4 et demi mais il serait beaucoup plus haut ou plus exactement nous aurions été amenés déjà à dévaluer plusieurs fois la monnaie. Donc le le vrai débat n'est pas technique, c'est un débat politique. Si nous ne voulons pas respecter les traités européens, on a parfaitement le droit. Si nous ne voulons pas payer notre dette, ça c'est plus compliqué sur les marchés mondiaux.
Mais c'est possible de dire que on veut retrouver la Banque de France et s'en débrouiller avec elle. Mais on quitte l'Europe, on quitte les la zone euro. Et donc ils se cachent les uns les autres pour dire que finalement tout ça c'est de la technique que c'est toujours possible. Non, il y a un moment la vérité doit éclater avant qu'il ne soit trop tard.
On va pas mettre en cause 50 ans de construction européenne avec François Midan qui a joué un rôle essentiel pour la création de l'euro, puis Lionel Jospin pour la mise en place de l'euro, puis moi-même pour préserver la zone euro pour faire que nous soyons à peu près une union économique et moderaire qui tienne sa place et qui est une meilleure place que celle aujourd'hui de la zone dollar et notamment de ce que fait aujourd'hui la banque fédérale américaine. Nous n'avons pas fait tout ça pour la remettre en cause aujourd'hui cette grande aventure, cette grande avancée au moment de l'élection présidentielle.
élever l'enjeu, je vous disais, c'est aussi regarder ce que disent les uns et les autres sur le soutien à l'Ukraine, sur la capacité que nous aurions à affronter la diplomatie de Trump, de savoir ce que nous aurions à faire pour la défense de l'Europe, la capacité que nous aurions avec l'Allemagne à relancer l'Union européenne. Voilà ce qu'il faut mettre devant les Français. C'est pas simplement un vote de colère qu'il faut témettre. C'est un vote d'espoir qu'il faut porter et un vote de volonté qu'il faut prononcer. Et bien l'enjeu de l'élection présentielle, il doit être au plus haut. Il s'agit de nous en tant que France. Quelle France nous voulons être ?
Quelle démocratie nous entendons préserver et dans laquelle nous voulons vivre ? C'est l'Europe telle que nous l'avons espéré comme projet politique et c'est le monde de paix que nous devons promouvoir si nous sommes au-delà de ces enjeux ou plus exactement en dessin de ces enjeux. Si nous ne savons pas exactement ce qui est important et ce qui est dérisoire, si nous accumulons toutes les propositions, don nous savons très bien qu'elles ne sont plus finanç aujourd'hui. Quand je vous ai dit l'état de la dette, chacun sait qu'il faudra faire un effort à condition qu'il soit juste.
Cet effort, ça sera à la fois de réorganiser l'État parce que ça ne peut plus durer et en même temps de décentraliser largement avec les moyens correspondants des responsabilités que l'État n'arrive plus à à tenir. Et puis aussi d'appeler un effort fiscal. Ceux qui vous disent qu'il n'y aura pas d'impôt demain pour rétablir les comptes publics se trompent. Vous ment bien sûr qu'il y aura des impôts. Il y aura déjà budget qui arrive. Toute la question c'est de savoir qui va les payer. Est-ce que ce sont les plus fortunés qui seront appelés d'abord la contribution sans que ça éloigne d'ailleurs d'autres de la solidarité ?
Nous aurons à faire preuve de courage mais on n'appelle pas simplement du courage pour du courage parce que la dette est là. Si nous voulons demander aux Français de se mettre dans un mouvement, dans un progrès collectif, c'est parce que nous voulons qu'il puisse être fier du vote qu'ils vont émettre. Que ce soit une avancée, que ce soit un progrès, que ce soit une étape nouvelle de la construction de notre pays. Bien voilà l'enjeu tel que je le conçois. Voilà pourquoi moi je suis de nouveau engagé. Quand on est dans l'ancien président, le plus souvent on le reste. Il n'y a pas d'exemple à ma connaissance où un ancien président a pu redevenir président.
Député député si une fois pas deux fois avec moi. Mais pourquoi j'allais dire à mon âge et après tout ce parcours puisque j'étais là déjà il y a 20 ans comme premier secrétaire. Pourquoi finalement y revenir enfin revenir à frang ? J'entends hein. Pourquoi avoir cette idée toujours la même de militer, d'expliquer, de convaincre, de porter, de partager parce que finalement si je suis un ancien président, c'est parce que j'ai peut-être plus de responsabilité que d'autres pour dire à mes compatriotes ce qu'il faut faire ou ce qu'il ne faut pas faire ou ce qu'il est possible de faire dans le monde tel qu'il est et que je connais mieux que d'autres.
Mais je le suis, je suis surtout là parce que je suis socialiste et parce que je considère que c'est nous, nous les socialistes, la gauche de gouvernement au-delà même du Parti socialiste qui avons la capacité pour rassembler le plus large parce qu'il faudra rassembler large facile la gauche à rassembler déjà historiquement mais là il y en a qui veulent même plus être avec nous si encore ils ne voulaient plus seulement être avec nous il nous laisserait tranquille mais ils veulent même être contre nous faire sans nous ils n'iront pas bien loin mais il s'agit plus simplement de réunir la gauche il s'agit de de réunir les Français autour de cet enjeu-là autour de de leur idée parce qu'elle est toujours là les Français sont conscients qu'ils sont un grand peuple qui qu'ils sont capables de de faire bouger l'Europe qu'ils sont attendus dans le monde.
Ça c'est une leçon que j'ai apprise en étant président de la République. Les habitants du monde nous aime beaucoup plus que nous que nous nous aimons nous-mêmes. Nous nous aimons nous critiquer, nous diviser, nous séparer. Nous avons la discorde, nous doutons de nous. Les autres non. Il trouve que la France c'est un grand pays. C'est c'est le pays des droits, c'est le pays des libertés, c'est le pays de la culture, c'est le pays qui a fait bouger l'ordre du monde. Et bien, il faut être au rendez-vous du monde, au rendez-vous de l'Europe parce que tout l'Europe sera tournée vers nous, vers Fran sûrement. Quel va être le vote ? Qu'alz-vous faire ? Qu'alz-vous décider ?
retournez, vous oubliez, vous vous séparez, vous divisez ou au contraire vous unir ici pour nous unir encore davantage en Europe et pour nous permettre de peser dans le monde. Il n'y a que des autocrates aujourd'hui qui ont le le mot pour peser sur le monde contre Poutine qui nous fait peur. Il y a de quoi. Le président chinois qui ne dit rien, c'est là qu'il est le plus dangereux et le président américain qui parle sans arrêt mais à un moment il faut que ça s'arrête. Chaque fois qu'il se déplace, c'est un problème quand même. Là, je sais qu'il est en Irlande. Que va-t-il dire ? Mais à un moment, il faut aussi être capable d'ouvrir des confrontations avec ceux qui nous menaent.
Parce que les conséquences des décisions de de Donald Trump, je dis pas de l'Amérique, je ne confonds pas Donald Trump et le peuple américain pèse sur nous. Et c'est quand même un comble que son attitude qui a conduit à intervenir en Iran de manière inconséquente aboutit néanmoins à ce que par le prix des carburants, ce soit ceux qui sont les plus populistes qui pourraient en tirer avantage alors que les populistes sont liés à Trump et à Boudtine. Donc c'est là que notre responsabilité est grande. Et donc c'est à vous parce que vous êtes socialiste. Ah c'est pas facile d'être socialiste. Ça n'a jamais été simple. dansune période. Mais là, c'est vrai que c'est un peu plus difficile.
Bah, c'est c'est là qu'il faut être encore davantage offensif de croire en nous-même. Il y a pas de réussite possible si on n'est pas fier de nous-même. Et pour terminer sur une note un peu liée à frangi, ce que j'ai reproché au frondeurs, c'est pas de fronder. Finalement, dans un parti, c'est bien la liberté, c'est bien le débat, c'est bien la contradiction qui fait avancer les choses. C'est ne pas être fier de ce que nous faisons. Parce que si nous disons pas tout ce que nous avons fait de de bien, d'utile, de nécessaire pour le pays, comment voulez-vous que les citoyens continuent à nous faire confiance ?
Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas regarder ce que nous n'avons pas fait suffisamment ou improprement ou sans le dialogue nécessaire, mais soyez fier de l'histoire du Parti socialiste si vous voulez être capable de donner aux français une vision d'avier. Et deuxièmement, concevez le rassemblement non plus entre les partis et notamment pour une élection présidentielle. Ça doit aller bien au-delà. Ce qu'il faut faire, c'est nous unir y compris à des citoyens qui aujourd'hui ne savent plus où ils en sont. Ceux qu'ils ont voté hier n'a plus d'importance.
Ce qui va compter, c'est ce qu'ils vont faire demain et ce qu'ils vont faire avec nous au-delà de la primaire, du choix moment, un moment où il faudra se rassembler tous ensemble pour dire qui peut être président de la République demain. C'est la seule question qui va être. qui peut être président de la République dans le monde tel qu'il est, avec l'Europe telle qu'elle est, avec une France divisée ? Qui peut être président de la République ? Qui peut assumer cette tâche ? Et sur quel projet ? Et bien le projet, c'est celui d'unir les Français pour la jeunesse, pour l'écologie, pour notre industrie, pour notre indépendance, pour notre souveraineté et pour notre liberté. Merci à vous.
[applaudissements]
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François Hollande