Nicolas Dupont-Aignan sur la Première dans l'émission Outre-mer
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteRéponse directe
Si vous êtes élu chef de l'État, vous promettez aux Outre-mer une vraie continuité territoriale avec des billets d'avion à moitié prix.
- 1:11RelanceRéponse partielle
En 2017, 23 propositions pour les Outre-mer. En 2022, 23 propositions pour les Outre-mer du recyclage.
- 3:49OuverteRéponse directe
Que proposez-vous pour changer la donne pour les Outre-mer ?
- 3:51OuverteRéponse directe
Quelle stratégie pour rattraper les inégalités structurelles de développement des Outre-mer ?
- 5:07FerméeRéponse partielle
Combien d'investissements pour les équipements dans les Outre-mer ?
- 6:50OuverteRéponse directe
Concernant l'égalité face aux soins, vous promettez un nouvel établissement de santé par département.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23PrésentateurPromesse
« Si vous êtes élu chef de l'État, vous promettez aux Outre-mer une vraie continuité territoriale avec des billets d'avion à moitié prix. »
- 0:29PrésentateurPromesse
« Vous promettez aussi de valoriser l'ensemble de nos territoires et de relancer la dynamique de rattrapage. »
- 2:11InvitéFait
« Qu'est-ce qui a changé ? Qu'est-ce qui a changé, c'est que la situation s'est dégradée. »
- 2:14InvitéPromesse
« J'ai une nouvelle proposition, qui n'était pas la dernière fois, sur la refonte du réseau d'eau potable, de l'assainissement. »
- 3:34InvitéFait
« Toutes mes dépenses sont chiffrées par des recettes supplémentaires prises sur des gaspillages. »
- 5:10InvitéChiffre
« On l'a fait déjà avec 1 milliard, 2 milliards selon les territoires. »
- 5:16InvitéChiffre
« J'ai écrit un livre où va le pognon, je vous renvoie, où j'ai 100 milliards d'économies. »
- 7:28PrésentateurChiffre
« Combien coûte un hôpital ? »
- 7:28InvitéChiffre
« Un hôpital, au moins entre 60 et 100 millions d'euros, ça dépend de l'hôpital. »
- 8:50InvitéPromesse
« Je supprime le droit du sol. »
- 11:27InvitéFait
« Si l'Outre-mer connaît une reprise épidémique, c'est par la faute de ce gouvernement qu'il n'a ouvert aucun lit de réanimation pérenne. »
- 16:40AuditeurFait
« Quels seraient vos projets pour l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie ? »
- 19:55PrésentateurFait
« Nous nous opposons aux forces centrifuges si dangereuses pour notre nation et aux projets d'indépendance menés par des minorités agressives en Nouvelle-Calédonie. »
Temps de parole
- Invité47 %
- Présentateur23 %
- ?10 %
- Invité 27 %
- Auditeur6 %
- Invité 34 %
- Invité 44 %
≈ 51,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et
un, et deux, et trois. Pour la troisième fois consécutive, le candidat que nous recevons à présent va tenter d'arriver jusqu'à l'Élysée. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan.
Bonsoir Madame.
Si vous êtes élu chef de l'État, vous promettez aux Outre-mer une vraie continuité territoriale avec des billets d'avion à moitié prix. Vous promettez aussi de valoriser l'ensemble de nos territoires et de relancer la dynamique de rattrapage. Alors parole, parole, ou vrai projet chiffré, c'est ce que nous allons vérifier avec vous Thierry Bellemont à mes côtés pour interviewer notre invité.
Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir.
Face à vous surtout en duplex de la Guadeloupe, de la Nouvelle-Calédonie et de la Réunion, Nadej, Tiffen et Gwendoline. Bonsoir Mesdemoiselles.
Vous
êtes aux avant-postes ce soir pour interpeller le candidat de Debout la France et le mettre face
à
vos réalités. Vous nous direz en fin d'émission s'il vous a convaincu ou pas. Une première question Nicolas Dupont-Aignan. En 2017, 23 propositions pour les Outre-mer. En 2022, 23 propositions pour les Outre-mer du recyclage.
Non parce que ce n
'est
pas toujours les mêmes.
Pas toujours les mêmes et souvent.
Souvent mais heureusement.
Le ministère de la Mer, c'était l
'an 2017, c
'est
l'an 2022.
Les billets à
moitié prix, 2017, 2022.
Oui,
mais parce que, vous savez,
je
suis un des rares hommes politiques français et candidats qui connaît bien l'Outre-mer, qui a été,
qui
aime l'Outre-mer et qui la considère exactement comme une région de métropole.
Alors on a l'impression quand même… Je veux
dire, non mais si je suis aussi insistant sur mes propositions,
c
'est parce que depuis Jacques Chirac, il faut être clair, l'Outre-mer est totalement négligé par les présidents successifs.
Alors ce que vous disiez
déjà
il y a cinq ans… Mais
oui,
mais c'est triste. Et quand on regarde vos propositions, on a l'impression que vous avez
repris des propositions,
vous avez repris
du linge mis dans la machine et appuyé sur le
même programme. Non, ce n'est pas honnête. Alors qu'est-ce qui a changé ?
Ce n
'est
pas correct ce que vous dites. Qu'est-ce qui a changé ? Qu'est
-ce
qui a changé, c'est que la situation s'est dégradée. Par exemple, j'ai une nouvelle proposition, qui n'était pas la dernière fois, sur la refonte du réseau d'eau potable, de l'assainissement, parce que j'ai fait aussi un rapport sur les océans et la pollution des océans, et on a vu toute la situation dramatique de nos océans et on a découvert quand même que les territoires ultramarins n'étaient pas exemplaires et que l'État n'avait pas fait les efforts, ni les collectivités, il faut être honnête. Donc il y
a
un immense problème d'eau potable qui est indigne au XXIe siècle d'un département français. Et ça, ce n'était pas en 2017, et je l'ai découvert petit à petit.
Et qui règle ça ? Ce
ministère de la Mer que vous proposez et que vous proposiez déjà en
2017 ? Mais bien sûr, parce que j'ai de la suite
dans les idées. Vous savez,
il
y
a
tellement d'hommes politiques qui changent d'avis comme de chemise. Moi, je suis content, au contraire, d'avoir de la continuité et de l'opiniâtreté. Et je sais qu'on peut faire beaucoup mieux dans les départements-territoires d'outre-mer, comme on les appelle, ça change tout le plan de nom, et on n'y comprend plus rien, mais qu'importe. Ce qui compte, c'est que les ultramarins, qui sont français, puissent bénéficier d'un service public qui marche sur l'affaire de l'eau potable. On sait que les élus locaux n'ont pas fait leur travail. Mais
ce
n
'est
pas pour autant qu'il faut leur
refiler la
patate et attendre. Donc moi, je demande que l'État prenne en main ce dossier et qu
'on
le règle. On a mis des centaines de milliards d'euros sur le Covid. On n'est pas foutu de mettre 500 millions d
'euros ou un milliard. L'État, c'est vous demain,
si vous êtes élu Nicolas
Dupont-Aignan. Oui, mais c'est une question de priorité. Et toutes
mes dépenses sont chiffrées par des recettes supplémentaires prises sur des gaspillages.
Nicolas Dupont-Aignan, les ultramarins ont le sentiment d'être isolés, voire oubliés de l'Hexagone. Vous l'avez écrit en préambule de votre programme. Donc, que proposez-vous pour changer la donne ? La première à vous poser la question ce soir, c'est Nadege Saar, auteur en Guadeloupe. Bonsoir, Nadege. Votre question à
Nicolas
Dupont-Aignan.
Merci beaucoup. Alors, on dit souvent, bonsoir à tous, on dit souvent que les départements et régions d'Outre-mer accusent des retards structurels de développement.
Et
en ce sens, on a vu se développer différentes stratégies, dont la dernière en date, la trajectoire Outre-mer 5.0. Quelle stratégie pour rattraper ces inégalités et faire en sorte qu'on arrête de parler de ces départements comme étant justement des départements qui sont en retard par rapport à la France hexagonale
? Alors,
première stratégie, un rattrapage d'équipement.
Un
rattrapage d'équipement. Et la situation des équipements hospitaliers, la situation de l'eau potable, c'est mécanique, c'est simple, on peut le faire. Et on s'est trop réfugié derrière les statues pour se laver les mains tel ponce pilable de l'Outre-mer. Qu'est-ce qui s'est passé en fait depuis des années ? On a eu des débats sur des statues, on a confié toujours plus de responsabilités à des élus locaux qui ont leur qualité et leurs défauts, on a chargé la barque. Et le gouvernement s'est dit, comme ça, bon débarras, on n'a pas à régler les problèmes. Donc moi je demande un rattrapage d'investissement. On met le paquet pour
remettre à niveau les
investissements.
Et les
moyens
?
C'est les investissements, c'est les moyens financiers. Combien ? On l'a fait déjà avec 1 milliard, 2 milliards selon les territoires. Vous les trouvez où c'est 1 milliard, 2 milliards ? J'ai écrit un livre où va le pognon, je vous renvoie, où j'ai 100 milliards d'économies.
Nadège, on va
redonner la parole. Parce qu'il n'y a pas
les équipements,
il
y a aussi les moyens, la formation.
Nadège Sarr, en Guadeloupe, est-ce que, déjà cette première partie de réponse de Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que ça semble répondre à vos préoccupations
?
Alors c'est vrai qu'il est difficile d'avoir une réponse exhaustive, étant donné le temps qu
'il
nous a imparti, mais j'entends bien la réponse. C'est, voilà, on attendra par la suite, justement, si les questions seront en suivi des faits.
On verra.
Mais
je voudrais
faire une remarque, parce qu'elle pose la vraie question. C'est la question de la crédibilité. Parce qu'à chaque élection, tout le monde promet tout aux ultramarins, et
puis après, il n'y a plus
personne.
La réalité,
c'est ça quand même. Les déplacements, je suis un des rares à faire des déplacements en dehors des périodes électorales.
Pendant cette campagne
électorale,
vous
n'êtes pas
allé en outre-mer. Je n'ai
pas pu y aller à cause, parce que je ne suis pas vacciné, et j'assume. Et il y avait une quarantaine. Maintenant, je vais pouvoir y aller. Ce que je veux dire, c'est qu'il
y a
un moment, si les élus ne font pas le boulot,
il
faut arrêter de les laisser comme ça, il faut le faire à leur place. Alors quand on
fait des promesses… Et je le dis pour l'eau
potable en Guadeloupe, mademoiselle, pardon, le sait bien, et ma représentante nationale est en Guadeloupe, Christiane Delaney, et je peux vous dire que ce n
'est
pas possible. On parle Covid, il n'y avait pas d'eau potable pour sauver les mains. Nicolas
Dupont-Aignan,
vous parlez de ces promesses, qu'on fait parfois comme ça, sans véritablement avoir un projet chiffré derrière. Concernant l'égalité face aux soins, vous parliez d'équipement tout à l'heure. Pour lutter contre les déserts médicaux, vous promettez d'avoir un nouvel établissement de santé par département, c'est bien dans votre programme. Vous le faites aussi dans les territoires d
'outre-mer, on construit des hôpitaux ? Il faut
adapter, parce que je ne
suis
pas…
On
construit un hôpital ?
Il faut déjà un établissement de santé. Après, ça dépend où ils ont été fermés, s'il y
en
a eu de fermés. J'ai dit ça parce que, en tout cas en métropole, pour être précis, parce que je ne parle pas de ce que je ne connais pas précisément, en métropole, on a tout fermé et on n'a laissé qu'un équipement par département, souvent, dans les départements ruraux, et je veux en rouvrir un autre dans les zones désertifiées. Pour l'outre-mer,
il faudra déjà… Vous savez combien coûte
un hôpital ? Combien
coûte un hôpital ?
Je le sais, un hôpital, au moins entre 60 et 100 millions d'euros, ça dépend
de l'hôpital.
580 millions d
'euros pour
le CHU de Guadeloupe ?
Le CHU de Guadeloupe,
c'est le principal. Si on en fait un dans chaque
territoire,
il
y aura un certain coût qu'il faudra financer.
Madame, il faudra bien financer ça.
Vous vous
engagez à le faire
?
Mais il faudra bien. Et quand je vous dis, pour l'outre-mer, ce n
'est
pas obligatoirement d'en rajouter un, c'est déjà de mettre en état ceux qui y sont. Et vous savez très bien, pour bien connaître celui de Pointe-à-Pitre, le retard monstrueux qu'il y avait. Ce n'est pas seulement le problème des équipements,
c
'est le problème après de la formation
et
des personnels qu'on met dedans. Alors, en matière
de
formation, justement, on n'est pas spécifiquement dans le domaine de la santé. Mais regardez, là encore, la réalité, à travers un chiffre. Nous parlons des personnes de plus de 15 ans qui sont diplômées. Dans l'Hexagone, ces personnes représentent 72% de la population de plus de 15 ans. À Mayotte, c'est 27%.
On
est dans un rapport du simple au triple. Allez-vous construire plus d'écoles en Outre-mer
?
À une condition, c'est de maîtriser l'immigration à Mayotte.
Parce
que je connais bien Mayotte, j'y suis allé.
On
ne peut pas continuer à laisser le désordre à Mayotte tel qu'il est. C'est tout. Et
vous pensez que c'est possible
demain de maîtriser
cette immigration ? Oui, parce que moi, je
supprime le droit du sol.
Vous supprimez le droit du sol, c'est dans votre
programme. Et
ça suffira ? Pour toute la France, d'ailleurs. Ça suffira ? Pas que pour Mayotte. Ça sera un élément clé, parce que les personnes ne viendront pas accoucher à Mayotte pour avoir la nationalité française. Et il y a un moment, on a un devoir vis-à-vis des Mahorais de défendre leur appartenance à la République. On ne peut pas dire. On a fait de Mayotte un département et se laver les mains pareilles des conséquences et de la situation dramatique en matière de sécurité à
Mayotte. Ce qui
veut dire que dans l'ordre des événements, vous réglez d'abord le problème de l'immigration
à Mayotte et dans d'autres territoires. La Guyane aussi est aussi vraiment touchée.
Après, vous proposez
de développer ? Non, ça
va ensemble. Bien évidemment, on ne
va
pas faire l
'un
après l'autre, parce que sinon, on n'y arrivera jamais. Mais il faut être plus ferme sur l'immigration à Mayotte pour permettre aux Mahorais de vivre. Et puis, il faut renforcer les équipements, la formation. Il y
a
un immense travail, mais qui passe... Vous savez, le cœur de tout pour l'outre-mer, c'est qu'il faudrait peut-être qu'à Paris, on considère que ce sont des départements comme les autres. Et pas que ce sont des départements à toujours plus décentraliser, c'est-à-dire à toujours plus, en fait, éloigner.
Quelle
est votre vision de nos territoires d'une manière générale ? C'est ce que nous allons découvrir tout de suite avec vous, Thierry Bellemont. C'est la rubrique Vos Outre-mer.
Êtes
-vous un homme seul, Nicolas Dupont-Aignan ? Pas du tout. Le Monde a, en tout cas, rappelé dans son édition de décembre dernier que des collaborateurs vous quittaient à cause notamment de vos prises de positions anti-pass sanitaires.
Le
taux de vaccination dans les Outre-mer reste inférieur à celui de l'Hexagone. Cela ne vous a pas échappé. Alors, vous avez peut-être trouvé des alliés dans nos Outre-mer
? Vous
l'homme seul, comme le titreait le Monde ? D
'abord,
je vais vous dire, les citations du Monde, je m'en fiche complètement. Et je ne me sens pas seul quand je vois les 600 000 abonnés que j'ai sur Facebook et qui me suivent, en faisant un des meilleurs de France. Je ne me sens pas seul. La dernière fois, en 2017, il y a quand même eu 1
,7 million de Français. Donc, sur l'Outre-mer,
oui, je vais vous dire, j'ai trouvé l'attitude du gouvernement français et d'Olivier Véran insultante pour les ultramarins.
On va y revenir, on va y revenir. Et les ultramarins avaient
plus de bon
sens que beaucoup de
métropolitains sur cette affaire. Alors, comme les anti-vax, en tout cas, vous donnez du crédit aux alternatives thérapeutiques, vous n'allez pas me dire non.
Vous
avez eu le Covid également, mais votre rejet de la politique vaccinale du gouvernement est toujours aussi marqué. Le 9 septembre dernier, vous tweetiez ceci.
Si
l'Outre-mer connaît une reprise épidémique, c'est par la faute de ce gouvernement qu'il n'a ouvert aucun lit de réanimation pérenne, n'agit pas pour la santé publique. Député, vous aviez d'ailleurs voté contre l'état d'urgence Outre-mer. Très actif sur Facebook, vous l'avez dit, et sur YouTube. Il vous reste des progrès à faire quand même sur les réseaux
sociaux dédiés davantage à la jeunesse. On est toujours, on n'est jamais assez présents. C'est-à-dire
Instagram,
TikTok. Vous avez raison,
mais je n
'ai
pas assez de moyens pour pouvoir tout faire. Ah,
et c'est sur YouTube
en tout cas que vous accusez le gouvernement, en Guadeloupe et en Martinique, d'avoir bloqué les soins précoces qui auraient pu sauver des vies. Vous n'y allez pas de main morte, c'est une réalité. Dans une autre vidéo, vous dites que le ministre des Outre-mer joue avec nos territoires comme un enfant gâté. Ça, c'était sur l'affaire quand il a dit, s'ils ne sont pas d'accord, qu'ils prennent l'autonomie.
Vous vous souvenez ?
Donc, il faut reprendre, ce n'était pas sur l'affaire sanitaire, c'était sur l'autonomie. En tout cas, il y
a
une question qu'on aimerait vous poser. Nicolas Dupont-Aignan, vos propos sont sévères. Ça, c'est une réalité. Est-ce que c'est une manière pour vous de vous faire remarquer ? Pas du tout. Donc, d'exister ? Non, moi, je suis sincère dans ce que je fais, c'est ce qui change de beaucoup d'hommes politiques. Et vous savez, j'ai beaucoup parlé avec des députés ultramarins à l'Assemblée nationale dans ces séances de nuit. La manière dont ils ont été moqués par la majorité, critiqués.
Vous
savez, je ne
suis
pas anti-vax, contrairement à ce que vous avez fait croire. Je suis simplement… Non, mais vous avez dit anti-vax. Mes enfants étaient vaccinés.
En tout cas, vous voulez supprimer le pass
sanitaire.
Bien sûr. Je suis contre. Est-ce que c'est une priorité, selon
vous, pour nos Outre-mer ? Total. Il faut supprimer cette
aberration. Il n'y a pas d'autre priorité plus importante demain ?
Si, parce qu'injecter un produit thérapeutique qui n'a pas de recul à des populations, je trouve ça une honte. Et deuxièmement, bloquer les soins à l'Ivermectine, comme ça a été fait Outre-mer, parce que j'ai des médecins et je les connais, des parlementaires qui m'en ont parlé. Et ce qui s'est passé Outre-mer et la manière dont Olivier Véran et le gouvernement s'est servi du drame des morts Outre-mer
pour
dire, vous voyez, ils meurent parce qu'ils ne sont pas vaccinés, alors qu'il n
'y
avait pas les soins, pas les lits, pas ce qu'il fallait, est abominable. Et je vais vous dire, j'ai eu honte de mon pays quand il y
a
eu ce drame Outre-mer. Voilà,
donc je suis très sincère dans ce que je fais. Vous n'agrez pas de ne pas
avoir pris le vaccin, même si vous
avez le Covid.
Et je
n'ai jamais été contre le vaccin par
principe. J'ai simplement dit qu'il fallait vacciner les gens fragiles et âgés, mais que ça ne servait à rien de vacciner les jeunes. Et j'ai simplement dit qu'il fallait des soins précoces et que les ultramarins méritaient la considération et le respect par le gouvernement.
Nicolas
Dupont-Aignan, la crise sanitaire en tout cas continue dans nos territoires. Je voudrais vous poser une question sur une actualité qui bouscule la campagne présidentielle. Cette question porte sur l'Ukraine.
L
'Ukraine qui demande à entrer en urgence au sein de l'Europe, de l'Union européenne. Votre avis
? Mon
avis, c'est que je comprends cette réaction. Les Ukrainiens vivent un drame.
Ils
sont agressés, donc je les comprends. Pour autant, je ne crois pas à la politique de l'émotion.
Et
je pense que l'Ukraine n'est absolument pas prête à rentrer dans l'Union européenne, que ce soit une folie géopolitique et que l'enjeu, c'est le retrait des troupes russes par un cessez-le-feu qui ne sera obtenu que par une chose, la neutralité de l'Ukraine. Je crois que l'OTAN a eu tort pendant des années de vouloir avancer et qu'il faut un compromis pour que les troupes russes s'en aillent, que les Ukrainiens vivent en paix. Et je ne vois pas l'intérêt de jeter de l'huile sur le feu.
L'urgence absolue, c'est que les troupes russes s'en aillent. C
'est le cessez-le-feu
avec
une perspective de neutralité de l'Ukraine pour que l'Europe vive en paix.
Il y a des conséquences économiques, on les ressent déjà. Alors, face au pétrole plus cher, au blé plus cher, au coût des matières premières plus cher, à cause de ce conflit, comment protéger nos territoires d'outre-mer où tout est déjà plus cher
? C
'est le vrai problème. Il y a plusieurs choses. D'abord, les territoires d'outre-mer ne peuvent pas s'exonérer du contexte mondial. Premier point.
Deuxièmement, il y a des compensations. La coopération
régionale,
ce que vous proposez dans d
'autres domaines, comme la culture. On
en parle toujours. C'est très bien la coopération régionale. Tout le monde est pour. Mais après, comment on l'a fait concrètement ? Ce n
'est
pas toujours facile.
Vous trouvez des solutions sur ce
plan-là, si vous
êtes prédé. Oui, il
faut des coopérations. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il ne faut pas faire croire aux ultramarins que la coopération régionale dont on rebat les oreilles tout le monde depuis des années est la carte miracle. Parce que vous savez très bien que les salaires dans les pays voisins sont tellement bas par rapport aux salaires qu'il y a dans nos territoires ultramarins que le problème de compétitivité
est énorme. C'est aussi
le cas dans certains pays d'Europe. Tout
à
fait, mais c'est justement un des problèmes pour
qu'elles
font face aux ultramarins.
Elle
vous regarde ce soir. Elle compte peut-être sur vous. C'est la jeunesse des Outre-mer. Nous allons prendre la direction du Pacifique, la Nouvelle-Calédonie, où nous retrouvons Tiffaine Ova. Bonsoir Tiffaine, toute jeune étudiante à
Nouméa.
Nous vous écoutons, Tiffaine.
Bonsoir. Alors j'aurais une question, ça concerne du coup la Nouvelle-Calédonie. Quels seraient vos projets pour l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie
?
Les Calédoniens ont voté trois fois,
que
je sache. Ils ont manifesté leur attachement à la République française. Et je pense qu'il faut arrêter maintenant, avec toute cette histoire de statut, de référendum, il faut considérer la Nouvelle-Calédonie comme un territoire d'outre-mer, avec son autonomie, qui est réelle, que les élus d'ailleurs la gèrent correctement, avant d'en demander plus, entre nous, dans leur province et tous ensemble, et qu'ils s'entendent, ça ne ferait pas de mal. Donc c'est suffisant, pas la peine d'aller plus loin pour la
Nouvelle-Calédonie ?
Surtout pas. Surtout pas.
Ils ont
voté. Et il faut arrêter avec ces statuts. Il y a trois votes. Qu'est-ce qu
'ils
veulent
de plus ?
Un quatrième. On va faire voter jusqu'à ce que les Calédoniens disent on s'en va ? Ce
n'est plus Nadège qui est
avec nous, c'est Tiffen qui est en
Nouvelle-Calédonie. Tiffen,
sur la présumée mauvaise gestion en Nouvelle-Calédonie
par les élus.
Il y avait une mauvaise gestion. J'ai dit qu'ils s'occupent déjà de gérer la Nouvelle
-Calédonie. Vous l'avez sous
-entendu, Nicolas Dupont
-Édouard. Vous dites que vous
détestez la langue de bois.
Non, je n'ai pas sous-entendu. Vous avez
interprété. Ce que je veux dire, c'est qu'avant de prendre des compétences supplémentaires,
et
ça vaut pareil en métropole, vous savez,
avant
de prendre des compétences supplémentaires, que les élus locaux qui ont tant de compétences gèrent correctement les leurs. Et je dis la même chose pour la Corrèze, l'île
de France, ma
ville et tout.
La réaction de Tiffen.
C
'est assez complexe. C'est-à-dire qu'en Nouvelle-Calédonie, on a deux populations, enfin une considération de deux populations. Une population qui s'estime du coup très attachée au pays, qui est peuple premier, donc peuple canaque,
et
qui veulent absolument l'indépendance.
Au
troisième référendum,
ils
ne
se
sont pas présentés pour revendiquer ce troisième référendum. De dire que vous voulez absolument un territoire d'outre-mer, vous n'avez pas de projet réel à proposer à une population qui est assez divisée
? Mais
attendez, j'ai pas... Attendez, là il y a une démocratie.
Il
y a eu trois référendums de suite. Sur deux premiers référendums, il y a eu une majorité claire d'appartenance à la France.
Et sur
le troisième,
Nicolas Dupont-Aignan. Et sur le troisième, les canaques,
sachant qu'ils perdaient, ont fait une manœuvre pour dire « je ne participe pas ». Il
faut arrêter.
Là
c'est vous qui interprétez.
Il faut maintenant arrêter.
Une phrase, Nicolas Dupont
-Aignan.
La Calédonie est française, elle a une très large autonomie. La France doit faire les efforts pour porter un projet de territoire. C'est un territoire merveilleux. Et on oublie des VDIT, des indépendantistes qui l'auront toujours finalement.
Mais il y a une phrase qui est dans votre programme, Nicolas Dupont-Aignan. Deux
populations, excusez-moi, je connais bien la Nouvelle-Calédonie. Il y a des canaques, dont une partie vole l'indépendance, mais pas tous. Et puis il y a beaucoup de gens différents. Il n'y
a
pas une, deux populations face à face. Il y a un ensemble, ce n
'est
pas facile. Mais la France doit faire les efforts pour le développement de ce territoire en liaison avec les élus locaux. Mais il faut arrêter maintenant
cette fausse démocratie
qui consisterait à voter, voter, voter autant
de fois pour abandonner la Nouvelle-Calédonie. Je vais vous citer Nicolas Dupont-Aignan.
Nous nous opposons aux forces centrifuges si dangereuses pour notre nation et aux projets d'indépendance menés par des minorités agressives en Nouvelle-Calédonie. Qui sont ces minorités agressives, Nicolas Dupont-Aignan
?
Ceux qui ont passé et qui ont fait de la violence et qui, à un moment, disent « Il y
a
eu des votes. Combien de votes il faut ?
»
C'est curieux, la démocratie ne marcherait que dans un sens. Donc pour vous, ces minorités agressives...
Et en plus, le
corps électoral a été truqué. Ce sont les
indépendantistes, pour vous, c'est ce
que vous voulez. Ce sont les indépendantistes,
ces minorités
agressives. Maintenant, il faut arrêter. Le corps électoral a été gelé. Malgré ce corps électoral gelé, la Calédonie a manifesté son attachement à la France. Il y
a
un moment, il faut s'occuper du développement de la Nouvelle-Calédonie. Et ça me paraît très important. Et ce que disait la jeune fille était juste. Tiffaine. Elle avait raison. C'est quel projet de développement ?
Et ça, ça doit
se faire, pardonnez-moi, pas la France de Paris. Le projet de développement, il doit être co-construit entre la métropole et la Calédonie. Nous
retrouvons Tiffaine en fin d'émission. Elle vous a écouté
attentivement. Elle nous dira dans quelques minutes si vous l'avez convaincue. Là, tout de suite, c'est à La Réunion que nous partons, Nicolas Dupont-Aignan. À La Réunion, nous retrouvons Gwendoline Absalon, jeune artiste. Gwendoline voudrait nous parler d'avenir, nous parler aussi de culture et de richesse linguistique. Gwendoline.
Bonsoir
à tous.
Bonsoir.
Alors, j'ai eu la chance de devenir chanteuse professionnelle, de trouver des personnes, un label qui m'ont aidée à pouvoir vivre pleinement de mon métier de chanteuse, auteure, compositrice.
Et
je chante principalement en créole.
Une
langue
qui, je
le ressens ainsi, est peu diffusée sur les ondes nationales et encore moins internationales.
Et
nous savons tous, il existe un certain nombre de dispositifs d'aide culturelle sur les territoires d'Outre-mer.
Mais
là, n'est pas ma question. Ma question est, comment comptez-vous aider les jeunes artistes professionnels des DOM à exporter leur art, leur musique en la diffusant telle qu'elle a été créée
et
leur permettre aussi d'avoir un champ plus large d'action dans leur carrière ? En d'autres termes, le créole
a
-t-il ses chances dans la culture, selon vous
? Alors,
moi je vais vous dire très clairement, je ne crois pas qu'on puisse être,
comment
dire, dans une belle communauté nationale si chacun ne peut pas faire valoir ses racines. Et je pense que, contrairement à ce qu'on croit, les langues régionales, aujourd'hui,
ne
mettent pas en danger le français. Je ne pensais pas ça il y a quelques années. Et je vais vous dire pourquoi j'ai changé.
C
'est parce que je crois que le vrai danger aujourd'hui, c'est la mondialisation totale avec l'anglais. Où finalement, on est tous des objets, des consommateurs. Il n
'y a
plus de citoyens, il n'y
a
plus de richesses. Et donc, il est très important en métropole, pour les langues qui sont de plus en plus minoritaires, comme pour le créole, de trouver des mécanismes. –
Vous savez combien il existe de langues régionales au total en France ?
–
Oh,
je ne peux pas vous donner le bon
chiffre.
–
75,
75
langues régionales. Et là-dedans, l'apport des Outre-mer, c'est 54 langues. Sur les 75, il existe
encore 54 langues. – Eh bien, vous voyez, donc c'est une richesse. – Qu'il faut valoriser, comment ? – C'est ce qu'apporte l'Outre-mer, mais bien évidemment… – C'était la question de Gwendoline. – Mais alors après, comment
? – Souvent, l'action culturelle est du domaine des régions. Là aussi, on a transféré plein de choses. Moi, je crois qu'il faut que l'État, pour la France, garde des mécanismes.
Il
faudrait voir avec le ministère de la Culture, vous voyez, ça me donne une idée, je vais réfléchir là-dessus. Je n'ai pas la
réponse immédiate. – Vous changez, vous avez de nouvelles
idées. –
Mais on est là pour évoluer en fonction de
ce qu'on écoute.
–
Une co-officialité des langues régionales à côté
du français ?
– Est-ce
qu'il faut une co-officialité
? S'il y en a 54, ça va être compliqué. Mais en revanche, je pense que… – Les principales en tout cas. – En tout cas, je pense que déjà, le français est la langue. Il faudrait éviter qu'elle disparaisse au profit de l'anglais. Et puis que des jeunes qui
ont
du talent et qui ressemblent quelque chose au plus profond d'elles-mêmes puissent l'exporter, le développer. –
Vous avez là
un
bel exemple qui s'affiche de toutes
nos langues,
la richesse de toutes nos langues. Vous parlez
une langue régionale, Nicolas
Dupont-Réunion
?
Vous parlez créole peut-être un
petit peu ? – Non, je ne parle pas
créole, je ne
vais
pas faire semblant. Parce que ce serait de la démagogie. J'aimerais, mais je ne parle pas créole. – Vous avez raison,
il ne faut pas faire semblant
dans la vie.
–
Non,
trouvez, ça, ça veut dire qu
'on
se retrouvera
très prochainement en créole
réunionnais. Allons retrouver
tout
de suite, retrouvons tout de suite nos trois jeunes, car Nicolas Dupont-Aignan, c'est déjà
à la fin de
cette émission. Et c'est maintenant qu'ils vont vous juger, dans un premier temps, avant de voter pour le premier tour. Tiffaine, Nadej et Gwendoline, très rapidement, dites-nous si vous avez été convaincus par les réponses apportées par Nicolas Dupont-Aignan à vos préoccupations, vos sujets qui concernent vos réalités. On commence par vous, Nadej ?
– Alors, c'est vrai que l
'exercice, il n
'est
pas simple de répondre en très peu de temps à tout un tas de questions qui sont quand même assez spécifiques.
–
Mais il
est
à l'habitude. – Et je salue l'exercice de Nicolas Dupont-Aignan, justement, à ce sujet.
Alors,
convaincu, je ne dirais pas que c'est le bon mot, mais en tout cas, ça permet vraiment de se faire une idée sur son programme et ce qu'il a envie de mettre en place pour les Outre-mer.
–
Merci Tiffaine,
la
parole, merci Nadej, la parole à Tiffaine en Nouvelle-Calédonie.
– Convaincue aussi est un grand mot, malheureusement
pas
trop.
C
'est vrai que ma question portait sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, mais comme vous l'avez dit, c'est quelque chose qui doit être fait entre l'État français et le gouvernement ici, et c'est justement ça. Qu'est-ce que va faire l'État si vous êtes président ? Et il y a peut-être un peuple que vous estimez minoritaire, mais ça reste quand même le peuple de Calédonie, et cette population est tout de même divisée.
Et
il faut trouver des solutions pour justement cet avenir qui soit construit ensemble, pour un avenir commun.
–
Merci Tiffaine, la parole à Gwendoline. –
Merci
beaucoup Tiffaine, la parole à Gwendoline, à La Réunion.
–
Alors, convaincue, pas vraiment, en toute honnêteté, mais en tout cas, il a évoqué de belles lignes concernant son programme qu'il souhaite mettre en place. Alors,
nous
attendons le changement, puisque le changement est à portée de tous.
–
Merci, merci beaucoup Gwendoline, Tiffaine et Nadej, cette nouvelle génération à qui nous avons donné la parole ce soir et qui était avec nous en duplex des territoires d'outre-mer. –
Merci
beaucoup Thierry.
–
Merci Valérie.
– Nicolas Dupont-Aignan,
merci. On
vous a entendu dire tout à l'heure que vous n'aviez pas suffisamment de moyens pour tout faire en ce qui concerne TikTok et les réseaux sociaux pour un programme pour les Outre-mer. Et pour la France,
c
'est aussi la même chose, on n'a pas toujours les moyens. Merci
Nicolas Dupont-Aignan. – Non, mais il faut avoir la volonté quand
même.
–
A bientôt, votre soirée continue sur La Première.
– Au revoir.