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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 17 mars 2022 27 minAutoproduitActualité / polémiqueOutre-merImmigration & asileSantéEurope & international

Nicolas Dupont-Aignan sur la Première dans l'émission Outre-mer

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Si vous êtes élu chef de l'État, vous promettez aux Outre-mer une vraie continuité territoriale avec des billets d'avion à moitié prix.

  • 1:11RelanceRéponse partielle

    En 2017, 23 propositions pour les Outre-mer. En 2022, 23 propositions pour les Outre-mer du recyclage.

  • 3:49OuverteRéponse directe

    Que proposez-vous pour changer la donne pour les Outre-mer ?

  • 3:51OuverteRéponse directe

    Quelle stratégie pour rattraper les inégalités structurelles de développement des Outre-mer ?

  • 5:07FerméeRéponse partielle

    Combien d'investissements pour les équipements dans les Outre-mer ?

  • 6:50OuverteRéponse directe

    Concernant l'égalité face aux soins, vous promettez un nouvel établissement de santé par département.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23PrésentateurPromesse
    « Si vous êtes élu chef de l'État, vous promettez aux Outre-mer une vraie continuité territoriale avec des billets d'avion à moitié prix. »
  • 0:29PrésentateurPromesse
    « Vous promettez aussi de valoriser l'ensemble de nos territoires et de relancer la dynamique de rattrapage. »
  • 2:11InvitéFait
    « Qu'est-ce qui a changé ? Qu'est-ce qui a changé, c'est que la situation s'est dégradée. »
  • 2:14InvitéPromesse
    « J'ai une nouvelle proposition, qui n'était pas la dernière fois, sur la refonte du réseau d'eau potable, de l'assainissement. »
  • 3:34InvitéFait
    « Toutes mes dépenses sont chiffrées par des recettes supplémentaires prises sur des gaspillages. »
  • 5:10InvitéChiffre
    « On l'a fait déjà avec 1 milliard, 2 milliards selon les territoires. »
  • 5:16InvitéChiffre
    « J'ai écrit un livre où va le pognon, je vous renvoie, où j'ai 100 milliards d'économies. »
  • 7:28PrésentateurChiffre
    « Combien coûte un hôpital ? »
  • 7:28InvitéChiffre
    « Un hôpital, au moins entre 60 et 100 millions d'euros, ça dépend de l'hôpital. »
  • 8:50InvitéPromesse
    « Je supprime le droit du sol. »
  • 11:27InvitéFait
    « Si l'Outre-mer connaît une reprise épidémique, c'est par la faute de ce gouvernement qu'il n'a ouvert aucun lit de réanimation pérenne. »
  • 16:40AuditeurFait
    « Quels seraient vos projets pour l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie ? »
  • 19:55PrésentateurFait
    « Nous nous opposons aux forces centrifuges si dangereuses pour notre nation et aux projets d'indépendance menés par des minorités agressives en Nouvelle-Calédonie. »

Temps de parole

  • Invité47 %
  • Présentateur23 %
  • ?10 %
  • Invité 27 %
  • Auditeur6 %
  • Invité 34 %
  • Invité 44 %

≈ 51,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Locuteur

Et

0:12
Présentateur

un, et deux, et trois. Pour la troisième fois consécutive, le candidat que nous recevons à présent va tenter d'arriver jusqu'à l'Élysée. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan.

0:22
Invité

Bonsoir Madame.

0:23
Présentateur

Si vous êtes élu chef de l'État, vous promettez aux Outre-mer une vraie continuité territoriale avec des billets d'avion à moitié prix. Vous promettez aussi de valoriser l'ensemble de nos territoires et de relancer la dynamique de rattrapage. Alors parole, parole, ou vrai projet chiffré, c'est ce que nous allons vérifier avec vous Thierry Bellemont à mes côtés pour interviewer notre invité.

0:44
Invité

Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir.

0:46
Présentateur

Face à vous surtout en duplex de la Guadeloupe, de la Nouvelle-Calédonie et de la Réunion, Nadej, Tiffen et Gwendoline. Bonsoir Mesdemoiselles.

0:57
Locuteur

Vous

0:58
Présentateur

êtes aux avant-postes ce soir pour interpeller le candidat de Debout la France et le mettre face

1:03
Locuteur

à

1:04
Présentateur

vos réalités. Vous nous direz en fin d'émission s'il vous a convaincu ou pas. Une première question Nicolas Dupont-Aignan. En 2017, 23 propositions pour les Outre-mer. En 2022, 23 propositions pour les Outre-mer du recyclage.

1:19
Invité

Non parce que ce n

1:20
Locuteur

'est

1:20
Invité

pas toujours les mêmes.

1:21
Locuteur

Pas toujours les mêmes et souvent.

1:22
Invité

Souvent mais heureusement.

1:24
Locuteur

Le ministère de la Mer, c'était l

1:26
Présentateur

'an 2017, c

1:26
Locuteur

'est

1:26
Présentateur

l'an 2022.

1:27
Locuteur

Les billets à

1:28
Présentateur

moitié prix, 2017, 2022.

1:29
Locuteur

Oui,

1:30
Invité

mais parce que, vous savez,

1:31
Locuteur

je

1:32
Invité

suis un des rares hommes politiques français et candidats qui connaît bien l'Outre-mer, qui a été,

1:37
Locuteur

qui

1:38
Invité

aime l'Outre-mer et qui la considère exactement comme une région de métropole.

1:43
Locuteur

Alors on a l'impression quand même… Je veux

1:45
Invité

dire, non mais si je suis aussi insistant sur mes propositions,

1:49
Locuteur

c

1:49
Invité

'est parce que depuis Jacques Chirac, il faut être clair, l'Outre-mer est totalement négligé par les présidents successifs.

1:56
Locuteur

Alors ce que vous disiez

1:57
Invité

déjà

1:58
Locuteur

il y a cinq ans… Mais

1:58
Invité

oui,

1:59
Locuteur

mais c'est triste. Et quand on regarde vos propositions, on a l'impression que vous avez

2:02
Présentateur

repris des propositions,

2:03
Locuteur

vous avez repris

2:04
Présentateur

du linge mis dans la machine et appuyé sur le

2:05
Locuteur

même programme. Non, ce n'est pas honnête. Alors qu'est-ce qui a changé ?

2:07
Invité

Ce n

2:08
Locuteur

'est

2:08
Invité

pas correct ce que vous dites. Qu'est-ce qui a changé ? Qu'est

2:10
Locuteur

-ce

2:10
Invité

qui a changé, c'est que la situation s'est dégradée. Par exemple, j'ai une nouvelle proposition, qui n'était pas la dernière fois, sur la refonte du réseau d'eau potable, de l'assainissement, parce que j'ai fait aussi un rapport sur les océans et la pollution des océans, et on a vu toute la situation dramatique de nos océans et on a découvert quand même que les territoires ultramarins n'étaient pas exemplaires et que l'État n'avait pas fait les efforts, ni les collectivités, il faut être honnête. Donc il y

2:35
Locuteur

a

2:35
Invité

un immense problème d'eau potable qui est indigne au XXIe siècle d'un département français. Et ça, ce n'était pas en 2017, et je l'ai découvert petit à petit.

2:44
Locuteur

Et qui règle ça ? Ce

2:45
Présentateur

ministère de la Mer que vous proposez et que vous proposiez déjà en

2:48
Locuteur

2017 ? Mais bien sûr, parce que j'ai de la suite

2:49
Invité

dans les idées. Vous savez,

2:50
Locuteur

il

2:50
Invité

y

2:50
Locuteur

a

2:50
Invité

tellement d'hommes politiques qui changent d'avis comme de chemise. Moi, je suis content, au contraire, d'avoir de la continuité et de l'opiniâtreté. Et je sais qu'on peut faire beaucoup mieux dans les départements-territoires d'outre-mer, comme on les appelle, ça change tout le plan de nom, et on n'y comprend plus rien, mais qu'importe. Ce qui compte, c'est que les ultramarins, qui sont français, puissent bénéficier d'un service public qui marche sur l'affaire de l'eau potable. On sait que les élus locaux n'ont pas fait leur travail. Mais

3:17
Locuteur

ce

3:17
Invité

n

3:17
Locuteur

'est

3:17
Invité

pas pour autant qu'il faut leur

3:19
Locuteur

refiler la

3:19
Invité

patate et attendre. Donc moi, je demande que l'État prenne en main ce dossier et qu

3:24
Locuteur

'on

3:24
Invité

le règle. On a mis des centaines de milliards d'euros sur le Covid. On n'est pas foutu de mettre 500 millions d

3:29
Locuteur

'euros ou un milliard. L'État, c'est vous demain,

3:30
Invité

si vous êtes élu Nicolas

3:31
Locuteur

Dupont-Aignan. Oui, mais c'est une question de priorité. Et toutes

3:34
Invité

mes dépenses sont chiffrées par des recettes supplémentaires prises sur des gaspillages.

3:41
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, les ultramarins ont le sentiment d'être isolés, voire oubliés de l'Hexagone. Vous l'avez écrit en préambule de votre programme. Donc, que proposez-vous pour changer la donne ? La première à vous poser la question ce soir, c'est Nadege Saar, auteur en Guadeloupe. Bonsoir, Nadege. Votre question à

4:00
Locuteur

Nicolas

4:00
Présentateur

Dupont-Aignan.

4:02
Invité

Merci beaucoup. Alors, on dit souvent, bonsoir à tous, on dit souvent que les départements et régions d'Outre-mer accusent des retards structurels de développement.

4:09
Locuteur

Et

4:10
Invité

en ce sens, on a vu se développer différentes stratégies, dont la dernière en date, la trajectoire Outre-mer 5.0. Quelle stratégie pour rattraper ces inégalités et faire en sorte qu'on arrête de parler de ces départements comme étant justement des départements qui sont en retard par rapport à la France hexagonale

4:24
Locuteur

? Alors,

4:26
Invité

première stratégie, un rattrapage d'équipement.

4:30
Locuteur

Un

4:30
Invité

rattrapage d'équipement. Et la situation des équipements hospitaliers, la situation de l'eau potable, c'est mécanique, c'est simple, on peut le faire. Et on s'est trop réfugié derrière les statues pour se laver les mains tel ponce pilable de l'Outre-mer. Qu'est-ce qui s'est passé en fait depuis des années ? On a eu des débats sur des statues, on a confié toujours plus de responsabilités à des élus locaux qui ont leur qualité et leurs défauts, on a chargé la barque. Et le gouvernement s'est dit, comme ça, bon débarras, on n'a pas à régler les problèmes. Donc moi je demande un rattrapage d'investissement. On met le paquet pour

5:05
Locuteur

remettre à niveau les

5:06
Invité

investissements.

5:06
Locuteur

Et les

5:06
Invité

moyens

5:06
Locuteur

?

5:07
Invité

C'est les investissements, c'est les moyens financiers. Combien ? On l'a fait déjà avec 1 milliard, 2 milliards selon les territoires. Vous les trouvez où c'est 1 milliard, 2 milliards ? J'ai écrit un livre où va le pognon, je vous renvoie, où j'ai 100 milliards d'économies.

5:21
Présentateur

Nadège, on va

5:23
Locuteur

redonner la parole. Parce qu'il n'y a pas

5:25
Invité

les équipements,

5:26
Locuteur

il

5:26
Invité

y a aussi les moyens, la formation.

5:29
Présentateur

Nadège Sarr, en Guadeloupe, est-ce que, déjà cette première partie de réponse de Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que ça semble répondre à vos préoccupations

5:37
Locuteur

?

5:39
Invité

Alors c'est vrai qu'il est difficile d'avoir une réponse exhaustive, étant donné le temps qu

5:43
Locuteur

'il

5:43
Invité

nous a imparti, mais j'entends bien la réponse. C'est, voilà, on attendra par la suite, justement, si les questions seront en suivi des faits.

5:54
Locuteur

On verra.

5:55
Invité

Mais

5:55
Locuteur

je voudrais

5:55
Invité

faire une remarque, parce qu'elle pose la vraie question. C'est la question de la crédibilité. Parce qu'à chaque élection, tout le monde promet tout aux ultramarins, et

6:03
Locuteur

puis après, il n'y a plus

6:03
Invité

personne.

6:04
Locuteur

La réalité,

6:04
Invité

c'est ça quand même. Les déplacements, je suis un des rares à faire des déplacements en dehors des périodes électorales.

6:10
Locuteur

Pendant cette campagne

6:11
Présentateur

électorale,

6:12
Locuteur

vous

6:12
Présentateur

n'êtes pas

6:12
Locuteur

allé en outre-mer. Je n'ai

6:13
Invité

pas pu y aller à cause, parce que je ne suis pas vacciné, et j'assume. Et il y avait une quarantaine. Maintenant, je vais pouvoir y aller. Ce que je veux dire, c'est qu'il

6:20
Locuteur

y a

6:20
Invité

un moment, si les élus ne font pas le boulot,

6:23
Locuteur

il

6:24
Invité

faut arrêter de les laisser comme ça, il faut le faire à leur place. Alors quand on

6:27
Locuteur

fait des promesses… Et je le dis pour l'eau

6:28
Invité

potable en Guadeloupe, mademoiselle, pardon, le sait bien, et ma représentante nationale est en Guadeloupe, Christiane Delaney, et je peux vous dire que ce n

6:35
Locuteur

'est

6:35
Invité

pas possible. On parle Covid, il n'y avait pas d'eau potable pour sauver les mains. Nicolas

6:39
Locuteur

Dupont-Aignan,

6:40
Présentateur

vous parlez de ces promesses, qu'on fait parfois comme ça, sans véritablement avoir un projet chiffré derrière. Concernant l'égalité face aux soins, vous parliez d'équipement tout à l'heure. Pour lutter contre les déserts médicaux, vous promettez d'avoir un nouvel établissement de santé par département, c'est bien dans votre programme. Vous le faites aussi dans les territoires d

6:59
Locuteur

'outre-mer, on construit des hôpitaux ? Il faut

7:01
Invité

adapter, parce que je ne

7:02
Locuteur

suis

7:02
Invité

pas…

7:03
Locuteur

On

7:03
Présentateur

construit un hôpital ?

7:04
Invité

Il faut déjà un établissement de santé. Après, ça dépend où ils ont été fermés, s'il y

7:08
Locuteur

en

7:08
Invité

a eu de fermés. J'ai dit ça parce que, en tout cas en métropole, pour être précis, parce que je ne parle pas de ce que je ne connais pas précisément, en métropole, on a tout fermé et on n'a laissé qu'un équipement par département, souvent, dans les départements ruraux, et je veux en rouvrir un autre dans les zones désertifiées. Pour l'outre-mer,

7:26
Locuteur

il faudra déjà… Vous savez combien coûte

7:27
Présentateur

un hôpital ? Combien

7:28
Locuteur

coûte un hôpital ?

7:28
Invité

Je le sais, un hôpital, au moins entre 60 et 100 millions d'euros, ça dépend

7:33
Locuteur

de l'hôpital.

7:33
Présentateur

580 millions d

7:34
Locuteur

'euros pour

7:35
Présentateur

le CHU de Guadeloupe ?

7:36
Invité

Le CHU de Guadeloupe,

7:37
Locuteur

c'est le principal. Si on en fait un dans chaque

7:38
Présentateur

territoire,

7:40
Invité

il

7:41
Locuteur

y aura un certain coût qu'il faudra financer.

7:43
Invité

Madame, il faudra bien financer ça.

7:44
Locuteur

Vous vous

7:45
Présentateur

engagez à le faire

7:45
Locuteur

?

7:45
Invité

Mais il faudra bien. Et quand je vous dis, pour l'outre-mer, ce n

7:49
Locuteur

'est

7:49
Invité

pas obligatoirement d'en rajouter un, c'est déjà de mettre en état ceux qui y sont. Et vous savez très bien, pour bien connaître celui de Pointe-à-Pitre, le retard monstrueux qu'il y avait. Ce n'est pas seulement le problème des équipements,

8:02
Locuteur

c

8:02
Invité

'est le problème après de la formation

8:04
Locuteur

et

8:05
Invité

des personnels qu'on met dedans. Alors, en matière

8:07
Locuteur

de

8:09
Présentateur

formation, justement, on n'est pas spécifiquement dans le domaine de la santé. Mais regardez, là encore, la réalité, à travers un chiffre. Nous parlons des personnes de plus de 15 ans qui sont diplômées. Dans l'Hexagone, ces personnes représentent 72% de la population de plus de 15 ans. À Mayotte, c'est 27%.

8:29
Locuteur

On

8:30
Présentateur

est dans un rapport du simple au triple. Allez-vous construire plus d'écoles en Outre-mer

8:35
Locuteur

?

8:35
Invité

À une condition, c'est de maîtriser l'immigration à Mayotte.

8:39
Locuteur

Parce

8:39
Invité

que je connais bien Mayotte, j'y suis allé.

8:41
Locuteur

On

8:42
Invité

ne peut pas continuer à laisser le désordre à Mayotte tel qu'il est. C'est tout. Et

8:46
Locuteur

vous pensez que c'est possible

8:47
Invité

demain de maîtriser

8:49
Locuteur

cette immigration ? Oui, parce que moi, je

8:50
Invité

supprime le droit du sol.

8:51
Présentateur

Vous supprimez le droit du sol, c'est dans votre

8:52
Locuteur

programme. Et

8:53
Invité

ça suffira ? Pour toute la France, d'ailleurs. Ça suffira ? Pas que pour Mayotte. Ça sera un élément clé, parce que les personnes ne viendront pas accoucher à Mayotte pour avoir la nationalité française. Et il y a un moment, on a un devoir vis-à-vis des Mahorais de défendre leur appartenance à la République. On ne peut pas dire. On a fait de Mayotte un département et se laver les mains pareilles des conséquences et de la situation dramatique en matière de sécurité à

9:18
Locuteur

Mayotte. Ce qui

9:18
Présentateur

veut dire que dans l'ordre des événements, vous réglez d'abord le problème de l'immigration

9:24
Locuteur

à Mayotte et dans d'autres territoires. La Guyane aussi est aussi vraiment touchée.

9:28
Présentateur

Après, vous proposez

9:29
Locuteur

de développer ? Non, ça

9:30
Invité

va ensemble. Bien évidemment, on ne

9:32
Locuteur

va

9:32
Invité

pas faire l

9:32
Locuteur

'un

9:32
Invité

après l'autre, parce que sinon, on n'y arrivera jamais. Mais il faut être plus ferme sur l'immigration à Mayotte pour permettre aux Mahorais de vivre. Et puis, il faut renforcer les équipements, la formation. Il y

9:43
Locuteur

a

9:43
Invité

un immense travail, mais qui passe... Vous savez, le cœur de tout pour l'outre-mer, c'est qu'il faudrait peut-être qu'à Paris, on considère que ce sont des départements comme les autres. Et pas que ce sont des départements à toujours plus décentraliser, c'est-à-dire à toujours plus, en fait, éloigner.

9:58
Locuteur

Quelle

9:59
Présentateur

est votre vision de nos territoires d'une manière générale ? C'est ce que nous allons découvrir tout de suite avec vous, Thierry Bellemont. C'est la rubrique Vos Outre-mer.

10:15
Locuteur

Êtes

10:15
Invité

-vous un homme seul, Nicolas Dupont-Aignan ? Pas du tout. Le Monde a, en tout cas, rappelé dans son édition de décembre dernier que des collaborateurs vous quittaient à cause notamment de vos prises de positions anti-pass sanitaires.

10:28
Locuteur

Le

10:29
Invité

taux de vaccination dans les Outre-mer reste inférieur à celui de l'Hexagone. Cela ne vous a pas échappé. Alors, vous avez peut-être trouvé des alliés dans nos Outre-mer

10:37
Locuteur

? Vous

10:37
Invité

l'homme seul, comme le titreait le Monde ? D

10:39
Locuteur

'abord,

10:40
Invité

je vais vous dire, les citations du Monde, je m'en fiche complètement. Et je ne me sens pas seul quand je vois les 600 000 abonnés que j'ai sur Facebook et qui me suivent, en faisant un des meilleurs de France. Je ne me sens pas seul. La dernière fois, en 2017, il y a quand même eu 1

10:53
Locuteur

,7 million de Français. Donc, sur l'Outre-mer,

10:56
Invité

oui, je vais vous dire, j'ai trouvé l'attitude du gouvernement français et d'Olivier Véran insultante pour les ultramarins.

11:03
Locuteur

On va y revenir, on va y revenir. Et les ultramarins avaient

11:06
Invité

plus de bon

11:08
Locuteur

sens que beaucoup de

11:09
Invité

métropolitains sur cette affaire. Alors, comme les anti-vax, en tout cas, vous donnez du crédit aux alternatives thérapeutiques, vous n'allez pas me dire non.

11:16
Locuteur

Vous

11:17
Invité

avez eu le Covid également, mais votre rejet de la politique vaccinale du gouvernement est toujours aussi marqué. Le 9 septembre dernier, vous tweetiez ceci.

11:27
Locuteur

Si

11:27
Invité

l'Outre-mer connaît une reprise épidémique, c'est par la faute de ce gouvernement qu'il n'a ouvert aucun lit de réanimation pérenne, n'agit pas pour la santé publique. Député, vous aviez d'ailleurs voté contre l'état d'urgence Outre-mer. Très actif sur Facebook, vous l'avez dit, et sur YouTube. Il vous reste des progrès à faire quand même sur les réseaux

11:46
Locuteur

sociaux dédiés davantage à la jeunesse. On est toujours, on n'est jamais assez présents. C'est-à-dire

11:50
Invité

Instagram,

11:50
Locuteur

TikTok. Vous avez raison,

11:51
Invité

mais je n

11:52
Locuteur

'ai

11:52
Invité

pas assez de moyens pour pouvoir tout faire. Ah,

11:54
Locuteur

et c'est sur YouTube

11:55
Invité

en tout cas que vous accusez le gouvernement, en Guadeloupe et en Martinique, d'avoir bloqué les soins précoces qui auraient pu sauver des vies. Vous n'y allez pas de main morte, c'est une réalité. Dans une autre vidéo, vous dites que le ministre des Outre-mer joue avec nos territoires comme un enfant gâté. Ça, c'était sur l'affaire quand il a dit, s'ils ne sont pas d'accord, qu'ils prennent l'autonomie.

12:18
Locuteur

Vous vous souvenez ?

12:19
Invité

Donc, il faut reprendre, ce n'était pas sur l'affaire sanitaire, c'était sur l'autonomie. En tout cas, il y

12:23
Locuteur

a

12:23
Invité

une question qu'on aimerait vous poser. Nicolas Dupont-Aignan, vos propos sont sévères. Ça, c'est une réalité. Est-ce que c'est une manière pour vous de vous faire remarquer ? Pas du tout. Donc, d'exister ? Non, moi, je suis sincère dans ce que je fais, c'est ce qui change de beaucoup d'hommes politiques. Et vous savez, j'ai beaucoup parlé avec des députés ultramarins à l'Assemblée nationale dans ces séances de nuit. La manière dont ils ont été moqués par la majorité, critiqués.

12:46
Locuteur

Vous

12:46
Invité

savez, je ne

12:47
Locuteur

suis

12:47
Invité

pas anti-vax, contrairement à ce que vous avez fait croire. Je suis simplement… Non, mais vous avez dit anti-vax. Mes enfants étaient vaccinés.

12:54
Locuteur

En tout cas, vous voulez supprimer le pass

12:55
Invité

sanitaire.

12:56
Locuteur

Bien sûr. Je suis contre. Est-ce que c'est une priorité, selon

12:58
Invité

vous, pour nos Outre-mer ? Total. Il faut supprimer cette

13:01
Locuteur

aberration. Il n'y a pas d'autre priorité plus importante demain ?

13:03
Invité

Si, parce qu'injecter un produit thérapeutique qui n'a pas de recul à des populations, je trouve ça une honte. Et deuxièmement, bloquer les soins à l'Ivermectine, comme ça a été fait Outre-mer, parce que j'ai des médecins et je les connais, des parlementaires qui m'en ont parlé. Et ce qui s'est passé Outre-mer et la manière dont Olivier Véran et le gouvernement s'est servi du drame des morts Outre-mer

13:24
Locuteur

pour

13:25
Invité

dire, vous voyez, ils meurent parce qu'ils ne sont pas vaccinés, alors qu'il n

13:28
Locuteur

'y

13:28
Invité

avait pas les soins, pas les lits, pas ce qu'il fallait, est abominable. Et je vais vous dire, j'ai eu honte de mon pays quand il y

13:36
Locuteur

a

13:36
Invité

eu ce drame Outre-mer. Voilà,

13:39
Locuteur

donc je suis très sincère dans ce que je fais. Vous n'agrez pas de ne pas

13:40
Invité

avoir pris le vaccin, même si vous

13:42
Locuteur

avez le Covid.

13:42
Invité

Et je

13:43
Locuteur

n'ai jamais été contre le vaccin par

13:44
Invité

principe. J'ai simplement dit qu'il fallait vacciner les gens fragiles et âgés, mais que ça ne servait à rien de vacciner les jeunes. Et j'ai simplement dit qu'il fallait des soins précoces et que les ultramarins méritaient la considération et le respect par le gouvernement.

13:58
Locuteur

Nicolas

13:59
Présentateur

Dupont-Aignan, la crise sanitaire en tout cas continue dans nos territoires. Je voudrais vous poser une question sur une actualité qui bouscule la campagne présidentielle. Cette question porte sur l'Ukraine.

14:13
Locuteur

L

14:13
Présentateur

'Ukraine qui demande à entrer en urgence au sein de l'Europe, de l'Union européenne. Votre avis

14:19
Locuteur

? Mon

14:19
Invité

avis, c'est que je comprends cette réaction. Les Ukrainiens vivent un drame.

14:25
Locuteur

Ils

14:25
Invité

sont agressés, donc je les comprends. Pour autant, je ne crois pas à la politique de l'émotion.

14:30
Locuteur

Et

14:31
Invité

je pense que l'Ukraine n'est absolument pas prête à rentrer dans l'Union européenne, que ce soit une folie géopolitique et que l'enjeu, c'est le retrait des troupes russes par un cessez-le-feu qui ne sera obtenu que par une chose, la neutralité de l'Ukraine. Je crois que l'OTAN a eu tort pendant des années de vouloir avancer et qu'il faut un compromis pour que les troupes russes s'en aillent, que les Ukrainiens vivent en paix. Et je ne vois pas l'intérêt de jeter de l'huile sur le feu.

14:56
Présentateur

L'urgence absolue, c'est que les troupes russes s'en aillent. C

15:00
Invité

'est le cessez-le-feu

15:01
Locuteur

avec

15:02
Invité

une perspective de neutralité de l'Ukraine pour que l'Europe vive en paix.

15:06
Présentateur

Il y a des conséquences économiques, on les ressent déjà. Alors, face au pétrole plus cher, au blé plus cher, au coût des matières premières plus cher, à cause de ce conflit, comment protéger nos territoires d'outre-mer où tout est déjà plus cher

15:20
Locuteur

? C

15:21
Invité

'est le vrai problème. Il y a plusieurs choses. D'abord, les territoires d'outre-mer ne peuvent pas s'exonérer du contexte mondial. Premier point.

15:29
Locuteur

Deuxièmement, il y a des compensations. La coopération

15:30
Présentateur

régionale,

15:31
Locuteur

ce que vous proposez dans d

15:32
Présentateur

'autres domaines, comme la culture. On

15:34
Invité

en parle toujours. C'est très bien la coopération régionale. Tout le monde est pour. Mais après, comment on l'a fait concrètement ? Ce n

15:41
Locuteur

'est

15:41
Invité

pas toujours facile.

15:42
Locuteur

Vous trouvez des solutions sur ce

15:43
Invité

plan-là, si vous

15:44
Locuteur

êtes prédé. Oui, il

15:44
Invité

faut des coopérations. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il ne faut pas faire croire aux ultramarins que la coopération régionale dont on rebat les oreilles tout le monde depuis des années est la carte miracle. Parce que vous savez très bien que les salaires dans les pays voisins sont tellement bas par rapport aux salaires qu'il y a dans nos territoires ultramarins que le problème de compétitivité

16:05
Locuteur

est énorme. C'est aussi

16:05
Présentateur

le cas dans certains pays d'Europe. Tout

16:07
Locuteur

à

16:07
Invité

fait, mais c'est justement un des problèmes pour

16:10
Locuteur

qu'elles

16:10
Invité

font face aux ultramarins.

16:12
Locuteur

Elle

16:12
Présentateur

vous regarde ce soir. Elle compte peut-être sur vous. C'est la jeunesse des Outre-mer. Nous allons prendre la direction du Pacifique, la Nouvelle-Calédonie, où nous retrouvons Tiffaine Ova. Bonsoir Tiffaine, toute jeune étudiante à

16:26
Locuteur

Nouméa.

16:26
Présentateur

Nous vous écoutons, Tiffaine.

16:31
Auditeur

Bonsoir. Alors j'aurais une question, ça concerne du coup la Nouvelle-Calédonie. Quels seraient vos projets pour l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie

16:40
Locuteur

?

16:40
Invité

Les Calédoniens ont voté trois fois,

16:43
Locuteur

que

16:44
Invité

je sache. Ils ont manifesté leur attachement à la République française. Et je pense qu'il faut arrêter maintenant, avec toute cette histoire de statut, de référendum, il faut considérer la Nouvelle-Calédonie comme un territoire d'outre-mer, avec son autonomie, qui est réelle, que les élus d'ailleurs la gèrent correctement, avant d'en demander plus, entre nous, dans leur province et tous ensemble, et qu'ils s'entendent, ça ne ferait pas de mal. Donc c'est suffisant, pas la peine d'aller plus loin pour la

17:12
Locuteur

Nouvelle-Calédonie ?

17:12
Invité

Surtout pas. Surtout pas.

17:14
Locuteur

Ils ont

17:15
Invité

voté. Et il faut arrêter avec ces statuts. Il y a trois votes. Qu'est-ce qu

17:19
Locuteur

'ils

17:19
Invité

veulent

17:19
Locuteur

de plus ?

17:19
Invité

Un quatrième. On va faire voter jusqu'à ce que les Calédoniens disent on s'en va ? Ce

17:24
Locuteur

n'est plus Nadège qui est

17:24
Présentateur

avec nous, c'est Tiffen qui est en

17:26
Locuteur

Nouvelle-Calédonie. Tiffen,

17:28
Présentateur

sur la présumée mauvaise gestion en Nouvelle-Calédonie

17:31
Locuteur

par les élus.

17:32
Invité

Il y avait une mauvaise gestion. J'ai dit qu'ils s'occupent déjà de gérer la Nouvelle

17:35
Locuteur

-Calédonie. Vous l'avez sous

17:35
Présentateur

-entendu, Nicolas Dupont

17:36
Locuteur

-Édouard. Vous dites que vous

17:37
Présentateur

détestez la langue de bois.

17:39
Locuteur

Non, je n'ai pas sous-entendu. Vous avez

17:40
Invité

interprété. Ce que je veux dire, c'est qu'avant de prendre des compétences supplémentaires,

17:45
Locuteur

et

17:45
Invité

ça vaut pareil en métropole, vous savez,

17:46
Locuteur

avant

17:47
Invité

de prendre des compétences supplémentaires, que les élus locaux qui ont tant de compétences gèrent correctement les leurs. Et je dis la même chose pour la Corrèze, l'île

17:56
Locuteur

de France, ma

17:56
Invité

ville et tout.

17:57
Présentateur

La réaction de Tiffen.

18:02
Locuteur

C

18:02
Auditeur

'est assez complexe. C'est-à-dire qu'en Nouvelle-Calédonie, on a deux populations, enfin une considération de deux populations. Une population qui s'estime du coup très attachée au pays, qui est peuple premier, donc peuple canaque,

18:17
Locuteur

et

18:18
Auditeur

qui veulent absolument l'indépendance.

18:21
Locuteur

Au

18:22
Auditeur

troisième référendum,

18:23
Locuteur

ils

18:23
Auditeur

ne

18:23
Locuteur

se

18:23
Auditeur

sont pas présentés pour revendiquer ce troisième référendum. De dire que vous voulez absolument un territoire d'outre-mer, vous n'avez pas de projet réel à proposer à une population qui est assez divisée

18:43
Locuteur

? Mais

18:44
Invité

attendez, j'ai pas... Attendez, là il y a une démocratie.

18:48
Locuteur

Il

18:48
Invité

y a eu trois référendums de suite. Sur deux premiers référendums, il y a eu une majorité claire d'appartenance à la France.

18:55
Locuteur

Et sur

18:55
Présentateur

le troisième,

18:56
Locuteur

Nicolas Dupont-Aignan. Et sur le troisième, les canaques,

18:57
Invité

sachant qu'ils perdaient, ont fait une manœuvre pour dire « je ne participe pas ». Il

19:02
Présentateur

faut arrêter.

19:02
Locuteur

Là

19:02
Présentateur

c'est vous qui interprétez.

19:03
Invité

Il faut maintenant arrêter.

19:06
Présentateur

Une phrase, Nicolas Dupont

19:07
Locuteur

-Aignan.

19:08
Invité

La Calédonie est française, elle a une très large autonomie. La France doit faire les efforts pour porter un projet de territoire. C'est un territoire merveilleux. Et on oublie des VDIT, des indépendantistes qui l'auront toujours finalement.

19:22
Locuteur

Mais il y a une phrase qui est dans votre programme, Nicolas Dupont-Aignan. Deux

19:26
Invité

populations, excusez-moi, je connais bien la Nouvelle-Calédonie. Il y a des canaques, dont une partie vole l'indépendance, mais pas tous. Et puis il y a beaucoup de gens différents. Il n'y

19:36
Locuteur

a

19:36
Invité

pas une, deux populations face à face. Il y a un ensemble, ce n

19:39
Locuteur

'est

19:39
Invité

pas facile. Mais la France doit faire les efforts pour le développement de ce territoire en liaison avec les élus locaux. Mais il faut arrêter maintenant

19:49
Locuteur

cette fausse démocratie

19:50
Invité

qui consisterait à voter, voter, voter autant

19:53
Locuteur

de fois pour abandonner la Nouvelle-Calédonie. Je vais vous citer Nicolas Dupont-Aignan.

19:55
Présentateur

Nous nous opposons aux forces centrifuges si dangereuses pour notre nation et aux projets d'indépendance menés par des minorités agressives en Nouvelle-Calédonie. Qui sont ces minorités agressives, Nicolas Dupont-Aignan

20:05
Locuteur

?

20:05
Invité

Ceux qui ont passé et qui ont fait de la violence et qui, à un moment, disent « Il y

20:09
Locuteur

a

20:09
Invité

eu des votes. Combien de votes il faut ?

20:11
Locuteur

»

20:11
Invité

C'est curieux, la démocratie ne marcherait que dans un sens. Donc pour vous, ces minorités agressives...

20:16
Locuteur

Et en plus, le

20:16
Invité

corps électoral a été truqué. Ce sont les

20:18
Locuteur

indépendantistes, pour vous, c'est ce

20:19
Invité

que vous voulez. Ce sont les indépendantistes,

20:21
Locuteur

ces minorités

20:21
Invité

agressives. Maintenant, il faut arrêter. Le corps électoral a été gelé. Malgré ce corps électoral gelé, la Calédonie a manifesté son attachement à la France. Il y

20:30
Locuteur

a

20:30
Invité

un moment, il faut s'occuper du développement de la Nouvelle-Calédonie. Et ça me paraît très important. Et ce que disait la jeune fille était juste. Tiffaine. Elle avait raison. C'est quel projet de développement ?

20:39
Locuteur

Et ça, ça doit

20:39
Invité

se faire, pardonnez-moi, pas la France de Paris. Le projet de développement, il doit être co-construit entre la métropole et la Calédonie. Nous

20:49
Locuteur

retrouvons Tiffaine en fin d'émission. Elle vous a écouté

20:51
Présentateur

attentivement. Elle nous dira dans quelques minutes si vous l'avez convaincue. Là, tout de suite, c'est à La Réunion que nous partons, Nicolas Dupont-Aignan. À La Réunion, nous retrouvons Gwendoline Absalon, jeune artiste. Gwendoline voudrait nous parler d'avenir, nous parler aussi de culture et de richesse linguistique. Gwendoline.

21:12
Locuteur

Bonsoir

21:13
Invité

à tous.

21:13
Locuteur

Bonsoir.

21:14
Invité

Alors, j'ai eu la chance de devenir chanteuse professionnelle, de trouver des personnes, un label qui m'ont aidée à pouvoir vivre pleinement de mon métier de chanteuse, auteure, compositrice.

21:25
Locuteur

Et

21:25
Invité

je chante principalement en créole.

21:28
Locuteur

Une

21:28
Invité

langue

21:29
Locuteur

qui, je

21:31
Invité

le ressens ainsi, est peu diffusée sur les ondes nationales et encore moins internationales.

21:37
Locuteur

Et

21:38
Invité

nous savons tous, il existe un certain nombre de dispositifs d'aide culturelle sur les territoires d'Outre-mer.

21:45
Locuteur

Mais

21:45
Invité

là, n'est pas ma question. Ma question est, comment comptez-vous aider les jeunes artistes professionnels des DOM à exporter leur art, leur musique en la diffusant telle qu'elle a été créée

21:59
Locuteur

et

22:00
Invité

leur permettre aussi d'avoir un champ plus large d'action dans leur carrière ? En d'autres termes, le créole

22:05
Locuteur

a

22:06
Invité

-t-il ses chances dans la culture, selon vous

22:09
Locuteur

? Alors,

22:10
Invité

moi je vais vous dire très clairement, je ne crois pas qu'on puisse être,

22:14
Locuteur

comment

22:15
Invité

dire, dans une belle communauté nationale si chacun ne peut pas faire valoir ses racines. Et je pense que, contrairement à ce qu'on croit, les langues régionales, aujourd'hui,

22:27
Locuteur

ne

22:27
Invité

mettent pas en danger le français. Je ne pensais pas ça il y a quelques années. Et je vais vous dire pourquoi j'ai changé.

22:31
Locuteur

C

22:32
Invité

'est parce que je crois que le vrai danger aujourd'hui, c'est la mondialisation totale avec l'anglais. Où finalement, on est tous des objets, des consommateurs. Il n

22:39
Locuteur

'y a

22:39
Invité

plus de citoyens, il n'y

22:40
Locuteur

a

22:40
Invité

plus de richesses. Et donc, il est très important en métropole, pour les langues qui sont de plus en plus minoritaires, comme pour le créole, de trouver des mécanismes. –

22:49
Présentateur

Vous savez combien il existe de langues régionales au total en France ?

22:53
Locuteur

–

22:53
Présentateur

Oh,

22:53
Locuteur

je ne peux pas vous donner le bon

22:54
Invité

chiffre.

22:55
Locuteur

–

22:55
Présentateur

75,

22:56
Locuteur

75

22:57
Présentateur

langues régionales. Et là-dedans, l'apport des Outre-mer, c'est 54 langues. Sur les 75, il existe

23:03
Locuteur

encore 54 langues. – Eh bien, vous voyez, donc c'est une richesse. – Qu'il faut valoriser, comment ? – C'est ce qu'apporte l'Outre-mer, mais bien évidemment… – C'était la question de Gwendoline. – Mais alors après, comment

23:09
Invité

? – Souvent, l'action culturelle est du domaine des régions. Là aussi, on a transféré plein de choses. Moi, je crois qu'il faut que l'État, pour la France, garde des mécanismes.

23:18
Locuteur

Il

23:18
Invité

faudrait voir avec le ministère de la Culture, vous voyez, ça me donne une idée, je vais réfléchir là-dessus. Je n'ai pas la

23:23
Locuteur

réponse immédiate. – Vous changez, vous avez de nouvelles

23:25
Invité

idées. –

23:26
Locuteur

Mais on est là pour évoluer en fonction de

23:28
Invité

ce qu'on écoute.

23:28
Locuteur

–

23:28
Invité

Une co-officialité des langues régionales à côté

23:30
Locuteur

du français ?

23:31
Invité

– Est-ce

23:31
Locuteur

qu'il faut une co-officialité

23:32
Invité

? S'il y en a 54, ça va être compliqué. Mais en revanche, je pense que… – Les principales en tout cas. – En tout cas, je pense que déjà, le français est la langue. Il faudrait éviter qu'elle disparaisse au profit de l'anglais. Et puis que des jeunes qui

23:43
Locuteur

ont

23:43
Invité

du talent et qui ressemblent quelque chose au plus profond d'elles-mêmes puissent l'exporter, le développer. –

23:50
Présentateur

Vous avez là

23:50
Locuteur

un

23:51
Invité

bel exemple qui s'affiche de toutes

23:53
Locuteur

nos langues,

23:54
Présentateur

la richesse de toutes nos langues. Vous parlez

23:56
Locuteur

une langue régionale, Nicolas

23:57
Présentateur

Dupont-Réunion

23:57
Locuteur

?

23:57
Présentateur

Vous parlez créole peut-être un

23:59
Locuteur

petit peu ? – Non, je ne parle pas

23:59
Invité

créole, je ne

24:00
Locuteur

vais

24:00
Invité

pas faire semblant. Parce que ce serait de la démagogie. J'aimerais, mais je ne parle pas créole. – Vous avez raison,

24:04
Locuteur

il ne faut pas faire semblant

24:05
Invité

dans la vie.

24:06
Présentateur

–

24:06
Locuteur

Non,

24:07
Présentateur

trouvez, ça, ça veut dire qu

24:08
Locuteur

'on

24:08
Présentateur

se retrouvera

24:08
Locuteur

très prochainement en créole

24:10
Présentateur

réunionnais. Allons retrouver

24:11
Locuteur

tout

24:11
Présentateur

de suite, retrouvons tout de suite nos trois jeunes, car Nicolas Dupont-Aignan, c'est déjà

24:16
Locuteur

à la fin de

24:16
Présentateur

cette émission. Et c'est maintenant qu'ils vont vous juger, dans un premier temps, avant de voter pour le premier tour. Tiffaine, Nadej et Gwendoline, très rapidement, dites-nous si vous avez été convaincus par les réponses apportées par Nicolas Dupont-Aignan à vos préoccupations, vos sujets qui concernent vos réalités. On commence par vous, Nadej ?

24:40
Locuteur

– Alors, c'est vrai que l

24:41
Invité

'exercice, il n

24:42
Locuteur

'est

24:42
Invité

pas simple de répondre en très peu de temps à tout un tas de questions qui sont quand même assez spécifiques.

24:47
Locuteur

–

24:47
Invité

Mais il

24:47
Locuteur

est

24:47
Invité

à l'habitude. – Et je salue l'exercice de Nicolas Dupont-Aignan, justement, à ce sujet.

24:52
Locuteur

Alors,

24:52
Invité

convaincu, je ne dirais pas que c'est le bon mot, mais en tout cas, ça permet vraiment de se faire une idée sur son programme et ce qu'il a envie de mettre en place pour les Outre-mer.

25:00
Locuteur

–

25:01
Présentateur

Merci Tiffaine,

25:02
Locuteur

la

25:02
Présentateur

parole, merci Nadej, la parole à Tiffaine en Nouvelle-Calédonie.

25:08
Auditeur

– Convaincue aussi est un grand mot, malheureusement

25:13
Locuteur

pas

25:13
Auditeur

trop.

25:14
Locuteur

C

25:15
Auditeur

'est vrai que ma question portait sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, mais comme vous l'avez dit, c'est quelque chose qui doit être fait entre l'État français et le gouvernement ici, et c'est justement ça. Qu'est-ce que va faire l'État si vous êtes président ? Et il y a peut-être un peuple que vous estimez minoritaire, mais ça reste quand même le peuple de Calédonie, et cette population est tout de même divisée.

25:43
Locuteur

Et

25:43
Auditeur

il faut trouver des solutions pour justement cet avenir qui soit construit ensemble, pour un avenir commun.

25:49
Locuteur

–

25:49
Présentateur

Merci Tiffaine, la parole à Gwendoline. –

25:51
Locuteur

Merci

25:51
Présentateur

beaucoup Tiffaine, la parole à Gwendoline, à La Réunion.

25:55
Locuteur

–

25:55
Invité

Alors, convaincue, pas vraiment, en toute honnêteté, mais en tout cas, il a évoqué de belles lignes concernant son programme qu'il souhaite mettre en place. Alors,

26:05
Locuteur

nous

26:05
Invité

attendons le changement, puisque le changement est à portée de tous.

26:09
Locuteur

–

26:09
Présentateur

Merci, merci beaucoup Gwendoline, Tiffaine et Nadej, cette nouvelle génération à qui nous avons donné la parole ce soir et qui était avec nous en duplex des territoires d'outre-mer. –

26:21
Locuteur

Merci

26:21
Présentateur

beaucoup Thierry.

26:21
Locuteur

–

26:21
Invité

Merci Valérie.

26:22
Présentateur

– Nicolas Dupont-Aignan,

26:23
Locuteur

merci. On

26:24
Présentateur

vous a entendu dire tout à l'heure que vous n'aviez pas suffisamment de moyens pour tout faire en ce qui concerne TikTok et les réseaux sociaux pour un programme pour les Outre-mer. Et pour la France,

26:32
Locuteur

c

26:32
Présentateur

'est aussi la même chose, on n'a pas toujours les moyens. Merci

26:35
Locuteur

Nicolas Dupont-Aignan. – Non, mais il faut avoir la volonté quand

26:36
Invité

même.

26:37
Locuteur

–

26:37
Présentateur

A bientôt, votre soirée continue sur La Première.

26:40
Locuteur

– Au revoir.