Face au narcotrafic, adaptons notre appareil judiciaire ! - Aleksandar Nikolic (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 47 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Comment expliquez cette scène de tension entre la France et Israël ?
- 5:40OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça raconte une relation compliquée entre la France et Israël ?
- 9:09OuverteRéponse directe
Incarner quel type de puissance ?
- 10:48OuverteRéponse directe
Vous partagez l'analyse de la voix de la France affaiblie ?
- 14:16OuverteRéponse directe
Quelles leçons tirer du comeback de Donald Trump ?
- 15:21OuverteRéponse directe
Comment avez-vous réagi à la victoire de Donald Trump ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44InvitéFait
« Il n'est absolument pas acceptable que l'on traite de la sorte des gendarmes français sur un site qui, rappelons-le, est français. »
- 2:13InvitéFait
« C'est évidemment inacceptable. C'est un territoire français depuis 1868. »
- 3:35InvitéFait
« La France, globalement, sous Emmanuel Macron, ne se fait pas respecter. »
- 4:10InvitéFait
« Si ce n'est pas qu'une initiative personnelle, ce serait très très grave. »
- 6:07InvitéFait
« La France considère qu'elle a une voie à porter, qu'elle va aider les populations civiles. »
- 6:49InvitéFait
« Il est absolument inacceptable, effectivement, cette entrée dans une emprise française et où ils n'avaient absolument pas le droit d'y être. »
- 7:11InvitéFait
« Je disais, un acte de guerre. »
- 7:41InvitéFait
« Il y a un vrai recul diplomatique. »
- 10:19InvitéFait
« La voix de la France est totalement affaiblie à l'international. »
- 20:35InvitéFait
« Donald Trump ne m'inspire pas sur beaucoup de sujets. »
- 20:46InvitéChiffre
« Il y aura 10% par exemple de protectionnisme économique supplémentaire, de taxes supplémentaires sur les produits qu'on exporte vers eux. »
- 34:45PrésentateurFait
« Jusqu'à maintenant, c'était à la police de prouver d'où venait l'argent du trafic. »
- 34:52PrésentateurFait
« Ce seront aux trafiquants de prouver d'où vient leur argent. »
- 36:49Locuteur 4Chiffre
« On l'évalue entre 5 et 6 milliards d'euros pour la France. »
- 39:20Locuteur 4Fait
« En France on est les plus gros consommateurs de stupéfiants, tous stupéfiants confondus. »
- 40:40InvitéChiffre
« Premier semestre 2024 : 42 morts sur le narcotrafic. »
- 42:30InvitéFait
« Nous sommes le pays qui consomme le plus. »
- 44:15InvitéChiffre
« 80% du cannabis vient du Maroc. »
Temps de parole
- Présentateur27 %
- Invité19 %
- Invité 218 %
- Invité 314 %
- ?11 %
- Locuteur 47 %
- Locuteur 12 %
≈ 27,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Je me tourne vers vous. Comment vous expliquez cette scène, ce niveau de tension qu'on voit là à l'image entre la France et Israël
?
Moi je suis très choquée par ces images d'abord et je rejoins les propos du ministre, c'est tout à fait inacceptable. Déjà parce qu'il s'agit, comme cela a été rappelé, d'un territoire français et donc il y a quand même un certain nombre de règles diplomatiques. On ne rentre pas, comme on le souhaite, dans une ambassade, dans un consulat, dans un territoire qui appartient à un autre État. Ensuite, quelle qu'était la raison de la présence de ces policiers ? Vous venez de voir ces images et moi je les trouve particulièrement choquantes.
L
'interpellation
est musclée. L'interpellation est musclée.
On aura évidemment davantage d'éléments mais le ministre a tout à fait raison de s'indigner. Il n'est absolument pas acceptable que l'on traite de la sorte des gendarmes français sur un site qui, rappelons-le, est français. Sabrina Sebailly, peut-être une réaction ? Oui, écoutez, des images extrêmement choquantes. Nous, on a réagi immédiatement. Je pense que c'était important que les gendarmes déjà soient libérés immédiatement, ce qui a été le cas visiblement dans la
situation
présente, assez rapidement. Il est absolument inacceptable, effectivement, cette entrée dans une emprise française et où ils n'avaient absolument pas le droit d'y être. Mais qu'attendre, j'ai envie de dire, d'un gouvernement qui colonise impunément en Cisjordanie ? Vous savez, moi, je le vis et je pense que beaucoup l'ont vécu comme une humiliation, finalement, le fait qu'ils puissent prendre possession de ce lieu français sans aucune autorisation. Et finalement, c'est un peu la conséquence du fait qu'il n'y ait eu aucune sanction prise contre le gouvernement israélien par rapport à ce qui se passe aujourd'hui à Gaza, notamment. Vous, vous faites un lien direct entre
la
politique de Benjamin Netanyahou et cet incident qui, à l'heure, est un incident
diplomatique. Ce
qui est certain, c'est qu'à chaque fois que le président de la République a eu des mots qui allaient dans le sens de la paix et de la reconnaissance du massacre et du zénocide qui se passent à Gaza, il a tout de suite été rappelé à l'ordre, à chaque fois, par M. Netanyahou, qui a expliqué que ce n'était pas acceptable les propos du président Macron. Donc oui, moi, je pense qu'à un moment, à chaque fois que la France intervient, ou intervient par des mots, par des communiqués de presse, parce qu
'on
n
'a
pas encore vu d'action concrète, eh bien, de l'autre côté, c'est une forme de représailles. Comme vous, vous y voyez,
une forme
de coup de pression de
la
barre des autorités
israéliques.
Et
une impunité.
Je
voudrais vous entendre,
Alexandre Licoly
-Chousseau.
Oui, c'est évidemment inacceptable. C'est un territoire français depuis 1868. Soit il y a une initiative de ces forces de l'ordre israéliennes, et donc qui ont dépassé leur mission.
Oui, un acte individuel, isolé. Et
c'est grave. Soit
c
'est effectivement une consigne. Ça serait encore beaucoup plus grave. On va voir ce que va dire l'ambassadeur d'Israël qui a été
convoqué.
C'est peut-être une réponse aux propos d'Emmanuel Macron. Moi, j'étais contre les propos d'Emmanuel Macron, notamment parce qu'il refusait ce soutien militaire à Israël. Mais rien n'excuse ce qui vient de se passer. Et moi, je suis désolé, mais je pense que c'est à l'image du manque de respect que peut susciter la France. Il va falloir qu'on retrouve une image internationale qui impose le respect parce que je ne
pense pas
qu'un
ministre
américain aurait été traité de la sorte et qu'un territoire américain aurait été occupé comme ça et que des forces de l'ordre américaines auraient été arrêtées comme ça a été le cas. Et moi, je suis désolé de faire un parallèle, mais je ne sais pas comment on va réagir là. Je sais qu'en revanche, quand une frégate française avait été illuminée par la Turquie, on n'avait pas réagi plus que ça à part des mots, malgré même y compris des insultes de
la
part de M. Erdogan, ou plus récemment avec l'Azerbaïdjan qui nous menace sur une partie de notre territoire, notamment par des initiatives où ils organisent des déstabilisations, que ce
soit
en Nouvelle-Calédonie ou en Martinique. Je trouve que la France, globalement, sous Emmanuel Macron, ne se fait pas respecter. Il va falloir que ça change. Et juste des petites réactions de mots, ça ne suffit pas. Et ça, je pense que c'est symbolique, justement, du manque de respect qu'on peut susciter et qu'à chaque fois que quelqu'un n
'est
pas d'accord avec ce qu'on va dire, c'est-à-dire que M. Erdogan n
'était
pas d'accord sur la laïcité, donc il se permet les choses qu'il ne se permettrait pas avec d'autres pays. Là, peut-être, si c'est le cas, encore une fois, je suis au conditionnel parce que c
'est peut-être une initiative personnelle. Mais
si ce n'est pas qu'une initiative personnelle, ce serait très très grave, oui.
Mais Alexandre Nicolich, c'est intéressant ce que vous dites. Vous, vous y voyez une image de l'affaiblissement de la voie de la France sur la scène internationale. Quand on voit ces images, on ne peut pas s'empêcher de repenser à d'autres images de chefs d'État.
Et
là, je pensais directement dans un rapport de force avec les autorités israéliennes. On a retrouvé ces images. Donc on va les regarder ensemble et puis on les commencera ensuite. Donc c'était, on va voir, il y avait Jacques Chirac en 1996, plus récemment également Emmanuel Macron en 2020. Et vous allez le voir, ces deux altercations, elles ont lieu à Jérusalem, là encore, sur un territoire qui était censé être un domaine réservé de la France, l'église Saint-Anne. Et les altercations sont quand même assez musclées, on regarde.
Il
y
a cet accent aussi en anglais des présidents français qui fait toujours un peu sourire. Mais dans le fond, ça raconte quoi ? Est-ce que, je me tourne vers vous, Eleonore Carrois, est-ce que ça raconte une relation compliquée, tumultueuse, entre la France et Israël ? Et ce, depuis longtemps. On le voit avec ces images.
Non, on aurait des images similaires avec d'autres pays. Et vous parliez d'Emmanuel Macron comme si, finalement, c'était la voie de la France. Vous voyez, Jacques Chirac, c'était la même chose.
On
a eu beaucoup
d'occasion. C'était la même chose.
Non, regardez. À un moment donné, on est dans un territoire qui est sous une extrême tension. Pourquoi est-ce que le ministre des Affaires étrangères, il est aujourd'hui en Israël ? Parce que, justement, la France considère qu'elle a une voie à porter, qu'elle va aider les populations civiles. La France a été là dès le début, dès le lendemain du 7 octobre, pour apporter justement son soutien, pour aider concrètement les populations. Il y a eu la conférence sur le Liban qui a eu lieu à Paris, qui a permis de collecter des fonds pour les populations civiles. Et là, elle vient pour apaiser. Mais
qu'est-ce que vous répondez à cette
voie de la France qui serait aujourd'hui affaiblie
?
Surtout sans prendre aux forces françaises. Ce sont des gendarmes,
c'est l
'armée française. S'en prendre aux forces françaises. Est-ce que ça ne
veut
pas dire qu'on essaye de mettre la France au pas,
justement ?
Écoutez, ou s'en prendre à un
président français, comme c'était
le cas dans ce qu
'on
vient de voir, que ce soit Jacques Chirac ou Emmanuel Macron, moi je trouve que c'est aussi d'une gravité extrême. Donc à un moment donné,
il
y a à remettre à niveau, enfin à expliquer que ce n'est pas acceptable, ce qui a été fait.
Il y a la
réaction qui est immédiate de la part du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. Il y
a
le communiqué qui est immédiat. Évidemment que ce n
'est
pas acceptable et on demande des
explications. Mais vous croyez qu'on se fait respecter par des
communiqués, Mme Carrois ? Écoutez, en tout cas, je pense que le fait de convoquer
l'ambassadeur... Mais vous vous suggérez quoi ? Comme on a fait un communiqué après, je
disais, un acte de guerre. Je
répète avec...
Je
me disais de
convoquer le...
Non, mais attendez, convoquer l
'ambassadeur, réagir immédiatement, vous vous suggérez quoi ? Non,
mais c'est l'image de l'impuissance, notamment... Non, je ne dis pas
ça,
mais
vous savez, je
pense
réellement que c'est une impuissance qui est véhiculée depuis des années. Et aujourd'hui, Emmanuel Macron,
ça
fait depuis 2017 qu'il est
au pouvoir. Et je
pense sincèrement que l'image que l'on a, mais qui s'incarne sur des exemples que je peux citer, mais il y en aurait beaucoup d'autres où aujourd'hui on n'est pas à respecter, ça fait suite justement à un abandon de notre puissance militaire, de notre puissance diplomatique qui a
reculé partout. Un abandon
de notre puissance
militaire, pardon, excusez-moi, on a doué les moyens de l'armée. Non, vous avez un petit peu augmenté, c'est vrai, mais ça fait des années... Non, mais attendez,
c'est tellement un discours populiste. Ce n'est pas un
discours populiste. C'est
incroyable, vous
ne vous
entendez même pas.
Ce que je suis en train de vous dire, c'est qu'aujourd'hui, on réagit à quelque chose... Qu'est-ce que vous suggérez ? Ce qui s'est passé avec Jacques Chirac dans les années
90, c'est incomparable. Jacques Chirac, il est orienté, et ça ne lui plaît pas, sur le parcours, donc par l'État israélien qui veut lui montrer des choses que...
Et il s'agace, il s'agace, il s'adresse la journée, et à la France, il termine comme
ça.
On ne peut
pas comparer ça, et d'ailleurs on voit à quel point même ça, il s'y oppose d'ailleurs, juste ça on pourrait dire, alors que ce qui s'est passé...
Et regardez Emmanuel Macron, exactement les
mêmes images après.
Mais ce qui vient de se passer, il est beaucoup
plus grave,
je suis désolé. Qu'est-ce que vous
suggérez là, par exemple, comme cours d'action diplomatique
?
Moi je pense sincèrement qu'avec Marine Le Pen au pouvoir, si elle l'avait été depuis 2017, oui, l'image de la France
serait tout autre... Elle aurait attaqué
Israël
?
Non, mais bien
sûr qu'elle n'aurait été plus respectée. On n'en serait pas là. Pourquoi elle aurait été plus respectée ? On n'aurait pas
été, je pense sincèrement, qu'on aurait incarné une puissance, que je le disais aujourd'hui, je pense vraiment, que même y compris, enfin je parlais des États-Unis, mais je pense que des États qui veulent encore avoir cette image de puissance, mais nous on l'a abandonnée, moi je suis au Parlement européen, je
le vois bien.
Mais concrètement,
vous tenez aucun exemple ? Mais alors
incarner quel type de puissance ? Alors encore
une réponse, je voudrais qu'on écoute Sabrina, c'est
de la réaction. Mais en fait, avant ça, quand je parle de puissance, c'est avant tout le message qu'on souhaite véhiculer,
quand on est dans un président... Vous avez un fait, là vous avez une situation. Mais parce que ce fait ne s'est pas réagi. Mais madame, c'est comme si vous me...
C'est comme si vous me disiez, mais qu'est-ce que... Enfin, comment on réagit maintenant qu'on a abandonné le nucléaire ? On n'aurait pas abandonné le nucléaire. Je veux dire, on n'aurait pas abandonné. Mais si on n'aurait pas fait ça, on n'aurait pas mené la même politique. C
'est la conséquence de la réaction en termes d'image. On
vous écoute, Sabrina. Là, en fait, on parle de situations complètement différentes. Jacques Chirac, effectivement, il est agacé, parce que d'abord, on l'empêche, les Palestiniens y compris, de le rencontrer, on le dirige, donc il s'agace et il dit que ça serait contre les forces israéliennes. Là, on est dans un cadre totalement différent. On a des policiers israéliens armés qui rentrent dans un territoire qui est français, sans aucune autorisation. Et
qui interpellent deux gendarmes français qui sont censés
être là-bas pour assurer la sécurité lors du déplacement du ministre. Donc on est dans quelque chose qui n'a aucune mesure, qui n'est absolument pas comparable avec ce qu'a vécu Jacques Chirac. Moi, je suis totalement d'accord. La voix de la France est totalement affaiblie à l'international. On avait une voix qui était très particulière, y compris d'ailleurs au Proche-Orient, au Moyen-Orient. On était écoutés par les pays arabes. Nous ne le sommes plus. Ce n
'est
pas d'ailleurs pour rien que vous avez des ambassadeurs, plusieurs ambassadeurs de cette zone, qui ont écrit un courrier à Emmanuel Macron pour lui dire que la voix de la France n'était plus audible. Donc je pense qu'il y a un vrai recul diplomatique. Et pour plein de raisons, y compris pour la réforme du corps diplomatique, il y a plein de raisons qui font qu'aujourd'hui on n'est
plus audible. Vous
partagez, vous, cette analyse de la voix de la France qui serait affaiblie sur
la France ?
La voix de la France est affaiblie,
c'est une évidence. C'est une image
d'Israël sur cette affaire. Mais est-ce que justement, dans l'opinion, ça ne peut pas faire clic et se dire « Attendez, ça va trop loin ». Parce qu'il y a eu Gaza, vous l'avez dénoncé. Il y a eu le Liban,
avec une frappe
sur
les
forces de l'ONU, les casques bleus.
Et aujourd'hui, un territoire
français, avec des gendarmes français, qui se font arrêter et molester
par les forces... Mais il s'est passé
plusieurs choses ces
derniers jours. Est-ce que ce
n
'est pas vraiment une erreur de la part des Israéliens, pour le coup, là, d'avoir été un peu loin et que, dans l'opinion, ça risque de commencer à gêner ? C'est une erreur de tous bords. D'abord, quand on veut que le droit international soit respecté, y compris sur son territoire, il faut le faire appliquer partout de la même manière. Je suis désolée, on ne peut pas avoir le droit international et la géométrie variable. Quand on parle aujourd'hui du non-respect du droit international parce que des policiers israéliens sont rentrés dans un territoire français, eh bien,
on
doit avoir la même rigueur sur le territoire palestinien, sur le territoire libanais, ce qui n'a pas été fait. Donc, il y a... Là, ils n'allaient pas chercher des terroristes. Ils n'allaient pas chercher des terroristes. Ni
du Hamas ni
du Hezbollah. Je suis désolée. En Cisjordanie, on colonise. Ce n
'est
pas pour aller chercher des terroristes. On reprend des terres à des Palestiniens. Donc là, on est quand même dans autre chose. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est que, dans le même temps, vous avez eu Netanyahou qui vient de limoger son ministre de la Défense. Vous avez eu des manifestations monstres, y compris en Israël. Aujourd'hui,
il
y a des personnes qui ne veulent plus voir Netanyahou au pouvoir. Donc,
il
y a tout ça qui est mis bout à bout. Est-ce que c'est une fébrilité de la part du gouvernement de Netanyahou qui fait qu'on va jusqu'à l'incident diplomatique avec la France ? Qu'on se permet, selon vous,
de franchir
cet État. Je suis désolée, mais c'est aussi une question de changement de ligne permanent. Parce que moi, je trouve qu
'il y a
un manque de clarté sur la ligne de la France, y compris au Moyen-Orient. Un jour, on soutient totalement Israël, quoi qu'il arrive, avec des déclarations très claires dans ce sens et aucune remise en cause. Après, on ne veut plus donner d'armes. On dit « Attention, M. Netanyahou, Israël a été créé par l'ONU. »
On n'est pas des armes à un État qui est comme un génocide en fait.
Non,
mais on est en désaccord, madame. Oui, on est en désaccord, absolument. Non, mais au moins, on est en désaccord. Vous êtes pour le massacre
d
'un peuple. Non, on n'est pas pour le
massacre
d'un peuple. On n'est pas pour le massacre d'un peuple. On n
'est pas pour le massacre d'un
peuple. Mais vous
savez, vous parlez de la voix de la France affaiblie sur la scène internationale. Moi, je veux bien
faire de la
politique politicienne toute
la journée. Moi, je n'ai qu'on a que ça à
l'Assemblée nationale.
Le Hezbollah qui tire encore, Israël n'aurait pas. Je ne veux pas dire
que vous feigniez de vous offusquer que la voix de la France soit affaiblie, mais qu'en même temps, vous ne fassiez que ça, que taper sur notre pays. Mais
je ne tape pas sur notre pays, je tape sur un gouvernement qui remet en cause justement l'existence même de la
France qui est prête. Je
ne suis
pas dans la politique fiction,
madame,
mais pas du tout. Vous êtes prêts à abandonner toute forme de souveraineté.
Je
vois au Parlement européen quotidiennement sur tous les points. C'est nous qui défendons encore une incarnation de la France
et une France puissante.
Ce débat est passionnant, mais comme je vous le disais en introduction de cette émission, on a une actualité très riche aujourd'hui et on va avancer. On va passer à un autre sujet, ce débat. On y reviendra, vous y reviendrez forcément autour de cette table. Il est loin d'être terminé. Je voulais avec vous aborder l'élection de Donald Trump et quelles leçons aussi attirées ici en France. On va s'y intéresser pour vous en tant que politique. Qu'est-ce que vous avez pu retenir de cet incroyable comeback de Donald Trump ? On va également s'intéresser aux répercussions ici en France sur la scène diplomatique en Europe, sur le plan de la sécurité et de l'économie.
Mais tout d'abord, je voudrais qu'on écoute ensemble Joe Biden. L'actuel président américain a félicité Donald Trump pour sa victoire et il s'est exprimé depuis la Maison Blanche.
Je prendrai mes responsabilités de président. Je tiendrai le serment que
j'ai prêté à la Constitution.
De telle sorte que le 20 janvier 2025, il y a une passation de pouvoir
pacifique en
Amérique.
Voilà,
une passation de pouvoir pacifique. Joe Biden, qui dans ce discours a aussi appelé les Américains à faire baisser la température du pays. Et je voudrais vous entendre chacun, tout d'abord et assez simplement, comment vous avez réagi à cette victoire de Donald Trump. Eleonore Carro, on va commencer avec vous. Je crois que ça n
'a
pas été une très bonne nouvelle de votre
côté. Non, c'est évident. C'est-à-dire qu'on s'y attendait. Ce n
'est
pas comme en 2016 où ça a été un choc par le côté surprenant. Vous n'avez pas
été surprise
?
J
'ai quand même été surprise, je dois vous dire. Ma circonscription,
c
'est l'Amérique latine et les Caraïbes. J'ai de la famille aux États-Unis. J'ai fait mes études aux États-Unis. Je suis avocate au Baroc de
New York.
Donc vous connaissez bien.
Je connaissais, j'y
étais. Il y avait un vrai espoir. Après le changement de candidat démocrate, après cet élan qui a été donné à la campagne de Kamala Harris, après les propos de Donald Trump, notamment sur le Puerto Rico, etc. On s'attendait quand même à ce que là, ça pouvait marcher. Il y a eu Hope Again. Je
veux dire, la
virulence de ses propos,
sa manière de s
'exprimer. Oui, et même, je veux dire, c'est le fond de ses propos aussi, la violence de ses propos et le fait de parler d'un océan d'ordures. C'était un comique, ce n
'était
pas exactement
lui. Mais ça a été pire en fait. La
manière aussi dont il pouvait parler de Kamala Harris en disant que contrairement à Trump,
elle
n'était pas devenue, contrairement à Biden,
elle
n'était pas devenue débile, mais elle était née débile, ce qui
est
une violence en politique.
En fait, on pourrait passer le plateau à
sortir toutes ces sorties.
Et
d'ailleurs, vous étiez dit que
ça, potentiellement, ça empêcherait sa victoire. Mais en réalité, je pense qu'on a tous, ou en tout cas beaucoup d'entre nous, vont sous-estimer la puissance finalement de ce vote populiste, les leviers de ce vote... Populiste ou populaire.
Populiste ou populaire, on pourra en les battre.
Mais moi, évidemment, c'est un choc, parce que lorsque l'on s'attache aux droits des femmes, aux droits des minorités, à la protection de l'environnement, je veux dire, il avait quand même dénoncé les accords de Paris, enfin sorti les États-Unis des accords de Paris, on ne peut que s'inquiéter. Après, évidemment, ça reste un pays allié, un pays très proche culturellement, et donc il va falloir composer, mais ça va être évidemment beaucoup plus compliqué.
Sabrina Sebailly, vous l'avez vécu comment ? On entendait Eléonard Carroix qui parle aussi de sa position par rapport aux femmes en tant qu'élue femme. Est-ce que vous dites, en fait, Kamala Harris, elle n
'a
pas réussi à être élue présidente, parce qu'elle était femme. Il y
a
une forme de misogynie très forte. Comment vous l'avez ressenti
? Je pense vraiment de manière très… Je pense que c'est dramatique, en fait, cette élection, réellement. Moi, je m'y attendais, pour plusieurs raisons. D'abord, parce que je pense que Kamala Harris, elle reprend finalement la course pour cette élection, après que Biden jette l'éponge, et en réalité, il y avait déjà une forme de défaite un peu anticipée. Après, sur la question des femmes, bien évidemment, ça fait deux fois que deux femmes se présentent aux États-Unis, deux fois qu'elles chutent juste avant l'élection présidentielle.
Et puis, on le
voit sur le vote, c'est 44% des hommes qui ont voté pour Kamala Harris et 54% des femmes qui ont voté pour Kamala Harris. Et c'est l'exact inverse pour Trump. 44% des femmes qui ont voté Trump et 54% des hommes qui
ont
voté Trump. Donc, on est vraiment dans ce qu'on appelle le gender gap, ce fossé entre le
vote des femmes et les hommes. Absolument.
Et on ajoute à cela aussi la question des classes populaires, parce qu'il y a aussi eu un vote populaire. Alors, je ne
sais
pas si c'est populiste. En tout cas, la campagne qui a été menée, c'est une campagne populiste de fake news, de mensonges, d'insultes, d'invectives. Ce qui est certain, par contre, c'est que les classes populaires, elles, ont mis en priorité la question du pouvoir d'achat.
Oui, c'est ce
que je voulais vous
dire. Il y a la forme de sa campagne,
il y a effectivement
ces fake news. Et puis, il y a aussi la prise en compte de cette inflation, de la difficulté du pouvoir d'achat. Et
peut-être que vous, en
tant qu'élu de gauche, quelque part, ça vous fait un écho aussi sur une élection. Comment aller chercher les classes populaires ? Alors,
clairement,
Donald Trump, il a fait une campagne sur les sujets habituels du populisme, qui sont l'immigration et le pouvoir d'achat. Donc,
c
'est bien sûr qu'il a trouvé un rendez-vous avec un électorat pour qui la préoccupation du pouvoir d'achat et de
l
'inflation était prioritaire.
Elle
passait avant tout le reste.
Et
peut-être là où ont péché les démocrates, c'est qu'ils n'ont d'abord pas valorisé leur bilan à ce niveau-là et qu'ils n'ont pas su, finalement, ils ont raté ce rendez-vous avec les classes populaires qui font qu'elles sont dirigées vers Donald Trump. Évidemment que nous, en France, ça remet en question et ça permet à tout le monde aussi de se dire
qu
'il y a des priorités. Mais nous, ça fait longtemps qu
'on
le dit. Et la priorité du pouvoir d'achat, elle est évidente. Quand il y
a
eu la dissolution, c'était il y a quelques mois à peine, je vous assure que la préoccupation principale des personnes qu'on a rencontrées, c'était les questions de pouvoir d'achat, les questions de santé, les questions de vivre,
en
fait, de bien vivre tout simplement, elles sont aujourd'hui en priorité numéro un. – Alexandre Nicolich, assez rapidement
sur cette élection de Donald Trump. – D'ailleurs, il y a un sondage d'Obsa
qui est sorti aujourd'hui et qui nous place en tête sur les questions de pouvoir d'achat et les fonctions
qui sont confiantes. – Justement, j'allais vous dire, est-ce que ce qui
se
passe aux
États
-Unis, préfigure ce qui peut se passer en France ? – Excusez-moi de parler
surtout de la France et du pouvoir d'achat des Français, parce que
moi je ne considère pas que la France est une colonie américaine et donc
c'est une élection qui peut m'intéresser, mais sur ce qu'elle peut avoir comme impact pour la France, pour les Français et pour l'Europe plus globalement. Et j'espère que ça va être un réveil.
– On va y venir juste après
? – Donald
Trump vous inspire
? –
Non, Donald Trump ne m'inspire pas sur beaucoup de sujets.
– Sur la forme ? –
Ce qui m'intéresse, c'est ce que ça peut entraîner pour nous. Il y aura 10% par exemple de protectionnisme économique supplémentaire, de taxes supplémentaires sur les produits qu'on exporte vers eux. Il
y
a un peu plus de 50 milliards de produits qu'on exporte vers eux.
On a un déficit
commercial aujourd'hui par rapport aux Américains, c'est peut-être le moment de réagir
justement et de protéger certaines filières. – On va y arriver juste après, mais tout d'abord… –
Excusez-moi, excusez-moi,
parce que ça
intéresse beaucoup de Français de savoir comment on pourrait relancer certaines filières suite à la désindustrialisation
qui
touche
notre pays par exemple. – Et
sur Donald Trump, je reviens sur l'élection américaine, écoutez, que ce
soit Kamala Harris… – Madame, est-ce que vous avez
été content de cette victoire de Donald Trump
? –
Non,
j
'ai l
'impression
que le Rassemblement national est très discret cette fois-ci, avec une forme de retenue, ce qui n'avait pas été le cas en 2016. – Mais
je n
'ai
ni été content ni mécontent, j'ai regardé attentivement parce que c'est notre rôle de se projeter pour savoir quelles vont être les conséquences pour nous. En l'occurrence, ça confirme qu'il va falloir que la France et l'Europe se réveillent, qu'elles se réveillent en matière, je parlais de réindustrialisation, mais y compris de la défense. Ce n'est plus possible
d'avoir un réflexion de la peau de l'âge, d'avoir un système qui prend dans le gilet, – Vous allez tous pouvoir vous exprimer. – Non, mais
si on a besoin de votre question, parce qu
'il
ne
veut
pas répondre,
le
groupe Rassemblement national a félicité et s'est réjoui de
l'élection de Donald Trump en commission des affaires étrangères, ou en l'élection, en commission des affaires étrangères, – Non, non, mais elle a dit que c'était
vraiment
une bonne chose, de manière… – Emmanuel
Macron,
c'est une
félicitation
républicaine.
– Oui, mais là,
pour le coup, il y avait une véritable volonté d'insister sur l'erreur. – Comment on aurait
félicité Kamala Harris ? Mais moi, je n
'ai
pas de problème à le dire.
– Vous n'êtes
pas plus Donald Trump que Kamala Harris,
pour
Rassemblement national ? Non, mais c'est une question simple, avec une réponse simple, parce
qu
'on va
avancer justement dans ce débat. – Moi, personnellement,
franchement, la seule chose qui m'intéresse et qui nous intéresse, c'est comment on doit adapter la France et notre continent aux changements politiques que
vont
engendrer
la
politique
de M.
Trump. – Justement, on
ne va pas l'obliger à faire la victoire de Donald Trump. – Non, mais ça devrait être le rôle politique
de tous les responsables politiques ici.
–
On va justement…
– Et ne
pas personnaliser, ne pas se sentir plus concernés que ça, comme s'ils étaient des Américains. Ça en dit long sur la colonisation mentale qu'on peut
avoir. – On va avancer dans ce
débat sur les répercussions en Europe de l'élection de Donald Trump. Les leaders de l'Union européenne sont réunis depuis aujourd'hui et jusqu'à demain en Hongrie. Emmanuel Macron s'est exprimé sur ce nouveau rapport de force avec les États-Unis. Il appelle les Européens à être plus indépendants, plus unis face à Donald Trump. Et vous allez l'entendre avec une formule très imagée.
– Le
monde est fait d'herbivores et de carnivores.
Si
on décide de rester des herbivores, les carnivores gagneront.
Et
nous serons un marché pour eux.
Je
pense qu'au moins, ce serait pas mal de choisir d'être des omnivores.
Je
ne
veux
pas être agressif, je veux juste qu'on sache se défendre sur chacun de ces sujets. Mais je n'ai pas envie de laisser l'Europe
comme
un formidable théâtre habité par des herbivores que des carnivores, selon leur agenda, viendront dévorer. Assumons cela, voilà.
–
Je vous avais dit, c'est très imagé comme formule et comme expression. Patricia, je me tourne vers vous. Cette prise de parole, elle est importante et elle permet à Emmanuel Macron de reprendre quelques couleurs au niveau européen, de sortir des affaires franco-françaises et de se mettre au niveau des hommes d'État. – Et oui, parce que dans ce genre de situation, chacun se met en scène. Et là, face à la large victoire de Donald Trump, il y a des postures à prendre. Emmanuel Macron se sert de l'élection comme électrochoc et de redire quelques priorités pour les États européens. D'abord, l'Europe ne peut plus s'offrir le luxe de se montrer divisée face à Donald Trump.
Les États doivent parler d'une même voix pour peser face au nouveau président américain qui a passé quand même sa campagne à dire qu'il allait augmenter de 10% les droits de douane et mener une guerre commerciale à l'Europe, qu'il allait cesser d'envoyer de l'argent à l'Ukraine. Lors de ces meetings, il répétait, je le cite, « On donne des milliards à quelqu'un qui ne veut pas d'accord. » Lui, eh bien, il en promet un, rapide, avec un risque qu'a pointé aujourd'hui Emmanuel Macron lors de ce sommet européen. « La Russie ne doit pas gagner cette guerre, car si elle gagne, nous aurons à nos frontières une puissance impériale à laquelle on dit « Vous pouvez être expansionniste.
» Parce que le défi pour Emmanuel Macron aujourd'hui, c'est quelle voie peut porter
la
France au sein de l'Europe pour faire face aux empires qui se dressent devant nous, comme la Russie, ou encore aujourd'hui, maintenant, du coup, les États-Unis. Mot d'ordre donc d'Emmanuel Macron, restons groupés. Mais tout ça, ça intervient alors que les deux pays piliers de cette Europe connaissent des difficultés économiques et politiques. Je vous parle de l'Allemagne et de la France.
–
Et l'honneur Carroi, est-ce que la parole du président de la République peut véritablement porter, et notamment sur le dossier qui inquiète tout le monde ?
C
'est le dossier ukrainien. Si jamais les États-Unis décident d'arrêter de ralentir l'aide financière à Zelensky, ça va être très compliqué.
–
Cette parole, elle est évidemment très cohérente avec celle qu'a été celle de la France depuis des années. C'est-à-dire que la France a poussé,
a
été moteur pour la construction d'une Europe beaucoup plus puissante, beaucoup plus intégrée, beaucoup plus coordonnée dans son soutien à l'Ukraine. Et sur ce point-là, on a vu que l'Union européenne s'était mobilisée. On voit une Europe de la défense qui se profile. Depuis le discours de la Sorbonne jusqu'à maintenant, il n
'y a
pas de changement dans cette ligne. Évidemment que le fait que Donald Trump soit élu aux États-Unis, ça doit servir d'accélérateur. Parce qu'on se rend compte que, vous parlez de 10%, c'est même 20% de tarifs douaniers qu'ils souhaitent imposer sur les produits européens. Donc il
y a
une question de, un peu, guère 10.
–
C'est 10, c'est 10, madame Carroi. –
10.
– Oui, j'ai dit, c'est
10, madame Carroi. – Et pour les Chinois, ça sera
jusqu'à 60. – C'est
ça, jusqu'à
60, mais ils parlaient de 20 globalement. En tout cas, quoi qu'il en soit, que ce soit 10, que ce soit 20, 60…
–
En tous
les cas, ça sera un coup de massue pour l'économie française et européenne. – C'est
sûr. – Effectivement un coup de massue. –
Et
il faut aussi se rappeler du fait qu'il y a ce soutien à l'Ukraine qui va forcément… En tout cas, la position de Donald Trump sur l'Ukraine est ambiguë. Il veut régler le conflit en 24 heures.
– Oui, c'est ce qu'il a dit pendant sa campagne.
– Et en même temps, il dit, je veux un accord, mais on ne sait pas quel est le deal duquel il parle. Il a une certaine proximité quand même avec Vladimir Poutine, même si aujourd'hui, on sent qu'il est distancié, Vladimir Poutine ne l'ayant même pas félicité. – Alors
là, il l'a félicité en fin de journée. – On est finalement en disant que le dialogue… – C'est pas grave,
on complète,
c
'est très bien.
–
Mais c'est très bien. Mais en tout cas, oui, on est en plein examen budgétaire et on passe des tunnels.
–
Et vous avez beaucoup d'amendements. On va aller rapidement… Sabrina Sévahy, vous êtes inquiète, et on va tous vous entendre autour de la table, vous inquiétez pas. Vous êtes inquiète, vous, pour la situation ukrainienne. Vladimir Zelensky a pris la parole aujourd'hui et il a dit que toute concession sur l'Ukraine à Vladimir Poutine serait inacceptable pour Kiev, suicidaire. Pour l'Europe, vous le rejoignez dans ces craintes
-là ? – Oui,
je
pense que d'ailleurs, le président ukrainien a tout de suite fait part de son inquiétude suite à l'élection de Donald Trump, et ce qui est assez légitime. Quand on sait les annonces qui ont été faites, ça a été dit, régler le conflit en 24 heures. Quand on sait la fascination qu'a Donald Trump aussi pour Poutine, donc il estime que c'est un homme fort, donc il
y a
une forme de fascination aussi. Bien sûr qu
'il
y
a
beaucoup d'inquiétudes, parce que ce qu'on peut retenir quand même du personnage de Donald Trump, c'est l'imprévisibilité. C'est-à
-dire
qu'on ne sait pas de quoi il est capable, on ne sait pas ce qu'il peut faire, et on ne sait pas ce qu
'il
peut décider. Il y a plein d'annonces qui sont faites. On parle des douanes aujourd'hui, mais on pourrait parler aussi de qu'est-ce qu
'il
va faire avec la Chine demain, est-ce qu'il va aller s'engager ou faire des frappes préventives en Iran. Enfin voilà, aujourd'hui tout est sur la table, tous les schémas sont possibles, et on ne sait pas réellement ce qui peut se passer. Alors c'est dangereux, effectivement, comme ça pour l'Europe, mais en même temps, moi je pense que ça représente aussi une chance pour l'Europe, parce que ça donne un deuxième souffle à cette Union européenne qui est obligée aujourd'hui de se souder, de travailler, de parler d'une même voix, aussi en bloc, pour faire face à ce bloc des États-Unis.
Vous savez, on est dépendant, on a parlé de la question économique, on est dépendant aujourd'hui par exemple de la vente du gaz, on achète 50% du gaz qui vient en Europe, vient des États-Unis. Il y a aussi la question de la transition écologique qu'il faut absolument accélérer. Il y a des enjeux pour cette Union européenne, il
y a
la question de l'OTAN, on ne
l
'a pas abordé, mais il y
a des vrais sujets sur lesquels on est enjeux sur cette
question, parce qu'il est eurodéputé, donc l'Europe face à un Trump au pouvoir fort, vous pensez que cette coordination est possible, cette alliance est possible ? Vous la souhaitez d'ailleurs
?
Non mais ça dépend vers quoi ? Si c'est pour plus de puissance, d'indépendance, oui, mais toujours en respectant évidemment les souverainetés des États, et moi je suis pour qu'il y
ait
toujours évidemment des armées nationales, mais le rôle de l'Union
européenne... Mais la défense européenne,
vous n'êtes pas d'accord ?
Mais une défense européenne de lier les armées nationales, parce que ce qui fait une nation, c'est aussi une armée, notre armée ne va pas être dirigée par des technocrates bruxellois, sans c
'est
la disparition de la nation. Mais j'écoutais Mme Carrois, et donc tout à
l
'heure je parlais des communiqués, mais vous continuez en fait, vous allez faire peut
-être
un communiqué parce que vous n'êtes pas d'accord sur les 10% d'augmentation de protectionnistes, je vous le dis par exemple sur
ça. Voilà, il y a le président de la République qui a pris la parole aujourd
'hui. Moi
j'aimerais bien justement,
qu'est-ce que ça veut dire être des omnivores ?
J
'aurais bien aimé savoir concrètement, est-ce qu'on va se
protéger ? Au-delà de la formule, alors vraiment, est-ce qu'on va augmenter les taxes ? Désolée, je vais juste parler de la Russie. Je vais juste parler de la Russie. On en reprend rapidement et sereinement, parce que c'est pas très agréable. Mais
à part dire, c'est pas bien, ils ont attaqué. Mais quand je parlais justement de puissance, ça fait des années qu'on a abandonné notre industrie de la défense. La Corée du Nord est capable de fournir largement plus d'obus que toute l'Europe réunie. On en est là en Europe aujourd'hui. Et on est dépendant des Etats-Unis justement et on en est à supplier parce qu'on a abandonné des communiqués. Ça ne
suffit pas. Alexandre Nicolas, on a bien compris. Très rapidement. Et en plus, on donne de l
'argent et on finance
la armée. C
'est autour
d'Eleonore Carrois. Répondre,
s'il vous plaît.
On
s'est orienté, je finis juste là-dessus, on s'est orienté vers des filières en matière énergétique qui nous ont conduit à une dépendance au gaz, au gaz russe, au gaz azéri, même s'il y
a
des réactions, et maintenant au gaz de schiste américain parce que ce qu'on a préconisé sur l'éolien et le photovoltaïque qui ne produit
pas assez d'électricité nous rend dépendants. Alors,
rapidement. Juste, je réponds parce que je suis interpellée et c'est quand même un comble. Vous vous êtes élu au Parlement européen pour justement porter un message ultra-nationaliste dans lequel vous n'êtes pas d'accord avec la construction européenne. Il
y
a quelques années, vous étiez pour le Frexit dans
votre parti. Non, mais là, moi je suis très clair. Aujourd'hui,
pardon, mais il n'y
a
aucune clarté. Lorsque vous parlez
des rapports avec la Démir Poutine,
non, ce n
'était
pas il y
a
15 ans. Non, ce n
'était
pas il y a 15 ans et aujourd'hui, vous avez honte en fait de votre ADN
mais vous n'êtes pas un parti identitaire à
un
parti qui
est contre la construction
européenne.
Mais on est
pour une Union européenne qui serve nos intérêts, pas qui nous impose des normes
qui nous pénalise,
qui pénalise notre industrie,
qui pénalise la puissance européenne
et nationale. Attendez, mais vous ne me
laissez pas parler.
Mais
sur les voies que vous avez... On doit passer à un autre sujet. Mais moi je trouve juste vraiment...
Allez-y, en deux mots, En deux mots, s'il vous plaît. Ce que je trouve
vraiment incomble, c'est qu'on est aujourd'hui le Rassemblement national qui se veuille plus européen qu'européen, plus royaliste que les rois et qui vous dit finalement nous on est les grands défenseurs de l'Ukraine. Lorsque l'on voit leur vote au Parlement européen et au Parlement nationaux, les Français ne seront pas dupes et vous,
vous n'avez... Mais c'est faux. On ne parle pas d'autre, on parle
de vision. Votre vision, elle entraîne qu'on est en incapacité de défendre un pays au cœur de l'Europe et d'incarner une puissance internationale.
Merci, Alexandre Niković. Merci, merci, merci Alain Arcarroa. Je suis désolée. Il faut qu'on avance. On est resté longtemps sur ce sujet et vous
ne vous mettrez jamais d'accord. Évidemment, on l'a bien compris et bien entendu. On va continuer à débattre d'un tout autre sujet, la lutte contre le trafic de drogue. Une des priorités affichées du nouveau ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot. Il se rend demain à Marseille avec le ministre de la Justice, Didier Migaud. On retrouve Gilles Papin à Marseille qui va nous expliquer le programme de ce déplacement.
Deux ministres en lutte contre le crime organisé. Bruno Rotaillot et Didier Migaud sont attendus demain dans la cité fosséenne. Au programme, visite aux maires de Marseille, aux forces de police et aux magistrats, mais aussi rencontre avec des victimes du narcotrafic. Objectif affiché, frapper un grand coup sur le trafic de stupéfiants avec notamment la présentation d'un plan gouvernemental de lutte contre la criminalité. Un plan qui prévoit plusieurs axes répressifs, un volet judiciaire et policier, mais aussi fiscal pour frapper le grand banditisme au portefeuille. Le ministre de l'Intérieur souhaite même aller plus loin avec la création d'un parquet national anti-stupéfiant.
Une visite encouragée par le Premier ministre, Michel Barnier, qui a reçu les deux hommes cet après-midi à Matignon. Le choix de Marseille n'est pas anodin. Les victimes du trafic de drogue sont en recrudescence depuis plusieurs semaines.
Et
Marseille, un choix qui n'est pas anodin. Une ville symbole. Patricia, et ça, je me tourne vers vous. Cette politique du gouvernement de lutte contre le narcotrafic, elle va donc être affichée demain avec ce qui est censé être une image d'unité, sans faille, du couple intérieur et justice dans la ville de Marseille. Ce n'est pourtant pas une évidence entre Bruno Retailleau et Didier Migaud.
C
'est le moins qu
'on
puisse dire. Oui,
c
'est le moins qu'on puisse dire depuis leur arrivée tous les deux en septembre au gouvernement. C'est la réconciliation, finalement, mise en scène des frères ennemis. Souvenez-vous à l'arrivée dans le gouvernement, Bruno Retailleau et Didier Migaud, l'un à l'intérieur, l'autre à la justice, n'était pas franchement amie. Bruno Retailleau réclamait une application plus stricte des exécutions de peine quand Didier Migaud lui répondait du tac au tac que le laxisme de la justice n'existe pas.
Et aujourd'hui, après avoir été briefé tout de même cet après-midi par le Premier ministre, l'idée de mettre en scène ce duo, c'est de montrer la mobilisation générale pour établir l'ordre et le faire savoir avec un objectif de lutter contre le narcotrafic et obtenir des résultats visibles tangibles, rapides. En tapant quoi ? Eh bien, le portefeuille des narcotrafiquants en inversant la charge de la preuve. Jusqu'à maintenant, c'était à la police de prouver d'où venait l'argent du trafic. Eh bien, aujourd'hui,
à
partir de... dans quelques temps, eh bien, ce seront aux trafiquants de prouver d'où vient leur argent. S'attaquer au narcotrafique.
C
'est aussi plus simple à mettre en place puisque on n'a pas besoin de passer par une loi. Le pari du duo justice intérieure, c'est d'obtenir des résultats rapides vis-à-vis de qui ? Eh bien, de l'opinion. Et puis, ils se rendent à Marseille, vous l'avez dit, c'est pas anodin, simplement,
c
'est aussi un message à Emmanuel Macron, c'est sa ville, il s'est démené pour Marseille pour faire en sorte de lutter contre l'insécurité, le trafic de drogue, pour des résultats quand même qui ont été contestés et pas franchement à la hauteur des ententes. Donc, leur arrivée demain à Marseille, eh bien, c'est aussi un petit proche-patte à Emmanuel Macron, histoire de lui dire « Nous allons faire mieux que toi ». Nous, on va y arriver.
On va vous entendre tous autour de cette table, mais d'abord, je voudrais qu'on accueille une élue qui connaît bien Marseille, Valérie Boyer, elle est sénatrice LR des Bouches-du-Rhône, vice-présidente de la commission d'enquête sur l'impact du narcotrafic en France et les mesures à prendre pour y remédier. Bonsoir, Valérie Boyer, merci d'être avec nous.
Bonsoir.
Qu
'est-ce que vous attendez très simplement de ce déplacement demain de ce couple ministre de l'Intérieur, ministre de la Justice à Marseille
?
Écoutez, déjà, j'attends, je suis d'abord très heureuse que ce soit les deux ministres qui viennent demain parce que le couple police-justice-Intérieur-Justice est absolument essentiel au bon fonctionnement de la sécurité en France et surtout pour ce sujet sur le narcotrafic. Je rappelle que, effectivement, comme vous l'avez dit tout à l'heure, j'étais vice-présidente de cette mission et seule élue marseillaise dans cette mission.
Donc, nous avons fait un certain nombre de préconisations et c'est sur cette base que les deux ministres, effectivement, souhaitent lutter contre le narcotrafic, le narcotrafic qui tue en France tous les jours d'une façon ou d'une autre et qui est un marché absolument colossal puisqu'on l'évalue entre 5 et 6 milliards d'euros pour la France. Donc, demain, les deux ministres seront là pour des préconisations, pour faire en sorte que l'action des pouvoirs publics soit efficace pour sortir notre pays de cette mexicanisation, pour employer, enfin, de ce pays qui va vers la mexicanisation, pour employer les termes de Bruno Retailleau. Avant
de parler de ce terme de mexicanisation qui est un terme assez particulier en effet qui a été utilisé par le ministre de l'Intérieur, je me demandais,
on
en a déjà vu des déplacements, vous-même, vous êtes une élue à Marseille, ce n
'est
pas la première fois que vous voyez des ministres, voire même des présidents descendre dans votre ville, dire que
c
'est notre priorité, le narcotrafic, et c'est vrai, c'est très grave, ça a des conséquences criminelles très importantes, mais
on
a quand même un air un peu de déjà vu, pourquoi cette
fois-ci, pourquoi les choses
seraient différentes
?
Je me permets de vous arrêter tout de suite, on n'est pas dans un plan Marseille en grand ou dans la communication, là on est dans l'action concrète avec un travail de fond qui a déjà été réalisé par beaucoup de personnes mais par le Sénat sur cette question et ce travail d'ailleurs concerne Marseille bien évidemment mais concerne toute la France. Donc effectivement ce que propose Bruno Retailleau et ce que proposera probablement le ministre de la Justice Didier Migaud c'est de changer de paradigme sur la criminalité organisée.
On
n'est pas dans une communication
sur Marseille en
grand ou quoi que ce soit. Déjà faire en sorte que la criminalité organisée ce soit une grande cause nationale qui réunisse absolument tous les ministères, toutes les forces vives de la France pour faire en sorte que ça puisse cesser que les gros bonnets puissent tomber que ces caïds de la mort soient mis hors d'état de nuire.
Je
pense que ça c'est un premier point qui me semble absolument essentiel et pour cela il faut une coordination qui n'existe pas aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle parmi les préconisations qui avaient été les nôtres au Sénat c'est de considérer que la criminalité organisée autour de la drogue, autour du narcotrafic soit considérée comme une priorité nationale. C'est le souhait de Bruno Retailleau notamment pour faire en sorte qu'on traite ça comme on l'a traité pour le terrorisme parce que ça demande des efforts considérables compte tenu de l'ampleur que prend ce trafic. Je rappelle quand même qu'en France on est les plus gros consommateurs de stupéfiants, tous stupéfiants confondus.
Donc on a un travail de coordination absolument essentiel et demain Bruno Retailleau et Didier Migaud vont parler de la coordination du couple police-justice. Mais si c'est une grande cause nationale ce que nous souhaitons j'espère qu'on aura une coordination beaucoup plus large avec notamment le ministère de
l
'éducation nationale le ministère de la santé etc. C'est un sujet c'est ça une grande cause nationale c'est faire en sorte qu'on considère que ce sujet est fondamental et doit réunir toutes nos forces.
On entend bien votre
ambition Valérie Boyer de voir les choses prises différemment politiquement pour avoir des résultats efficaces. Je voudrais me tourner vers nos invités Sabrina Cébéi vous êtes députée écologique je vous voyais réagir aux propos de Valérie Boyer vous n'aviez pas l'air totalement d'accord avec ce qu'elle affirmait qu'est-ce qui ne vous convenait pas dans ce que Valérie Boyer disait ?
Alors plusieurs choses je dois dire d'abord je vais commencer par les opérations de communication c'est insupportable premier semestre 2024
parce que la politique c'est pas des symboles
aussi c'est pas faire un
déplacement
sur le terrain
c
'est une priorité
pourquoi pas mais là on parle de vie humaine premier semestre 2024 42 morts sur le narcotrafic vous avez des personnes qui vivent dans des quartiers où ils subissent le trafic de stupes en permanence
et
je vous assure il faut aller partout sur le territoire moi je suis députée à Nanterre et à Surenne dans les quartiers populaires les gens demandent de la sécurité ils veulent vivre en tranquillité ils
ont besoin d'un cadre de vie ils n'en veulent
plus ça c'est clair donc vous êtes d'accord avec l'objectif vous aussi mais bien sûr et vous ne
croyez pas dans les politiques ils sont mis en place
ils aspirent à avoir ils
aspirent à avoir
une qualité de vie et à avoir une tranquillité mais
c'est un
sujet qui est extrêmement important c'est vrai que le condensé c'est quand même très compliqué ensuite vraiment sur le mot mexicanisation vraiment c'est honteux vraiment comme terme c'est vraiment honteux c'est pas possible
c'est le
procureur de Marseille qui en premier a utilisé ce terme pour dénoncer la puissance de ce
trafic
vous vous êtes une
élue d'Amérique du Sud je reviens du
Mexique et je peux vous dire qu'ils sont profondément heurtés bien sûr sur le plan diplomatique
ils
se sentent stigmatisés c'est un pays déjà il y a deux choses d'une part c'est pas comparable au Mexique vous avez 90% des homicides qui ne sont pas élucidés on n'est pas du
tout sur les mêmes chiffres on veut
dire corruption pas du tout sur les mêmes proportions donc déjà c'est pas comparable et ensuite c'est vraiment stigmatisant il y
a
des efforts qui sont déployés dans ce pays et donc eux ils l'entendent et je pense qu'il faudrait arrêter d'employer ce
terme de mexicanisation sur la question des propos qui sont en tant que
je dis opération de communication pourquoi ? parce qu'il y
a
eu des opérations de communication sur la police de sécurité du quotidien ensuite on a fait les places XXL ça fait 30 ans qu'il y
a
une politique de
lutte contre le trafic de drogue Madame Boyer
son parti était aux manettes en 2007 ceux qui ont détruit qui ont supprimé des postes de policiers c'est bien les LF
mais
la
droite et la gauche ont été aux manettes est-ce qu'on peut venir à bout de ce trafic ? écoutez ça fait plus
de 30 ans 40 ans qu'on a les politiques les plus répressives en matière de répression de drogue et nous sommes le pays qui consomme le plus est
-ce qu'on n'a pas
besoin de réfléchir y compris à la question vous voyez là il y
a
deux ministres qui partent
pourquoi
est-ce qu'il n
'y a
pas le ministre de la Santé ? les addictions ça se soigne ça se traite tous ces volets-là tous ces aspects-là il faut en tenir compte on ne peut pas juste arriver en disant on fait encore plus répressif que ce qui existe aujourd'hui aujourd
'hui l'Arsenal n'est pas utilisé je
voudrais écouter Alexandra Nikodich là-dessus vous y croyez vous Bruno Retailleau qui prend ce sujet à bras-le-corps de manière prioritaire
?
On verra ce qui va être fait parce que des annonces avec des coups sémantiques j'ai envie de dire on avait eu le droit au Karcher à l'époque on avait eu le droit à M. Darmanin récemment qui avait dit que c'était son principal combat au final ça a augmenté on a vu des règlements de comptes en forte augmentation et il
y
en a tous les jours donc
ça ne marche pas ?
aujourd'hui on s'aperçoit que ça ne fonctionne pas ce que vous avez évoqué avec peut-être une légalisation par exemple on voit dans les pays comme la Belgique ou les Pays-Bas qui ont légalisé qu'au final il y a une mafia qui est encore plus organisée et qui est encore plus dangereuse donc on voit aussi une une...
alors il y
a
des pays au Canada
la légalisation il y a différents exemples sincèrement
le problème vite fait
à un moment il va falloir des mesures
et je vais les énumérer très rapidement parce que derrière ces mafias il y a aussi de plus en plus la prostitution avec des mafias d'exploitation d'êtres humains qui sont encore plus terribles oui il faut il faut virer des logements sociaux je le dis tous les délinquants parce qu'un logement social c'est un privilège qui coûte évidemment mais
il faut que ceux qui
sont dans des logements sociaux le méritent et que ceux qui y vivent puissent retrouver une tranquillité
donc les délinquants n'ont
rien à y faire comme il faut des peines planchers il faut des peines courtes il faut un appareil judiciaire adapté
à
une délinquance mais qui est hors de contrôle et il faut que Frontex et là on revient sur le Parlement européen à un moment intervienne aussi pour bloquer on sait que 80% du cannabis vient du Maroc comment on ne peut on peut ne pas voir ces tonnes et ces tonnes de cannabis qui arrivent sur le territoire aujourd'hui on ferme les yeux clairement
vous
trouvez que de toute manière ce n'est pas efficace et que ce que Bruno Retailleau avance il
y a une piste qui va être intéressante
c'est sur ensuite l'argent mais il faut monsieur Darmanin avait dit la même chose et donc il faut
qu'il y ait une soirée et tout
nous préoccuper aujourd'hui c'est la jeunesse
des
victimes et des auteurs c'est vrai
exactement
moi
je pense à Sokaina c'est vraiment ça merci beaucoup à tous pour ce débat
ce soir