Discours du député Alexis Corbière pour ses voeux à la population 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à toutes et à tous. Je m'excuse, je sortais du boulot, j'ai pris un peu de retard. Monsieur le député, cher Alexis, monsieur le maire de Bagnolet, cher Tony, Monsieur le maire de Montreuil, chère Patrice, cher Bagnolet, chers Bagnolis, chers Montreois, chers Montreoises, avant toute toute chose, je veux vous adresser à toutes et à tous mes vœux les plus sincères. des vœux de joie, de bonheur, de santé, mais aussi et surtout des vœux de lutte victorieuses ici en France et partout dans le monde.
Des luttes victorieuses parce que nous en avons plus que jamais besoin. Partout dans le monde, des peuples se lèvent. Je pense au peuple iranien, à la jeunesse iranienne qui se bat avec un courage immense pour sa liberté, parfois au prix de sa vie. [applaudissements] Depuis le début de cette mobilisation, des milliers de personnes ont été assassinées par un régime qui tente d'étouffer toute contestation. des luttes victorieuses aussi parce qu'en France la pauvreté atteint un niveau historique la plus élevé depuis 30 ans parce [grognement] que l'écart entre les plus riches et les plus pauvres continue de se creuser.
La proposition de loi sur la taxe Zukman, même si elle n'a pas été adoptée, a permis de remettre au cœur du débat une question essentielle, celle du partage des richesses et une large majorité de Français y était favorable. Il y a là une source d'espoir, de lutte victorieuse. Enfin, parce que lorsque la gauche mène des combats et qu'elle les gagne, elle change concrètement la vie des gens.
À Montreuil comme à Bagnolet, nous en faisons la démonstration chaque jour. [pleurs] Ici, la gauche agit concrètement pour le logement avec un parc social important. Nous avons un parc social qui est extrêmement important dans un contexte où 70 % de la population en Île-de-France est éligible à un logement social ou des villes un peu partout en France et notamment en Île-de-Fance. refuse de faire l'effort de construire pour accueillir des personnes qui sont dans le besoin, des personnes grâce à auxquelles les villes et notamment je pense à à la région parisienne sans ell, sans ces sans ces populations là, ces villes-là n'avanceraient pas.
Donc c'est extrêmement important qu'on qu'on a sur ce sujet-là et qu'on demande la construction de logements sociaux même en dehors des villes comme Montreil et Bagnolet qui font énormément d'efforts sur le sujet. À Montreuil et à Bagnolet, on agit également pour l'éducation avec de nouvelles écoles et des investissements massifs pour la santé avec des centres de santé municipaux, des mutuels communales et un meilleur accès aux soins. Et pour les transports avec des batailles pour l'extension du métro et du tramouet dans les quartiers populaires.
À Montreuil, nous avons obtenu le prolongement de la ligne 11 du métro et nous continuons la bataille pour le prolongement de la ligne 1 du métro au grand péché. Et nous allons également avoir le prolongement du tramouet à Bagnolen. Nous nous battons aussi pour le prolongement de la ligne 3 du métro. [applaudissements] [applaudissements] Oui, lorsque la gauche s'unit pour réussir, elle améliore concrètement la vie.
Mais il reste tant de combats à mener pour nos libertés, pour la justice sociale, pour la justice écologique. Car notre planète est en danger et notre existence l'est aussi. L'année 2025 a été la 3è année la plus chaude jamais enregistrée pour la paix également car la guerre constitue une véritable épée de Damoclè.
L'arrivée au pouvoir de Donald Trump n'a fait qu'aggraver les tensions et les risques à l'échelle internationale. Face à ce constat, nous avons besoin d'une gauche responsable. Le danger de l'extrême droite est toujours là.
Il n'a pas disparu. Je le dis avec gravité, nous ne pouvons plus nous permettre des guerres fratricides. Les élections municipales seront déterminantes pour la suite, pour l'avenir du pays et je pense notamment à l'élection présidentielle de 2027.
J'en appelle ici à la responsabilité de toutes et tous, notamment notamment à Montreuil et à Bagnolet, car la gauche ne sera jamais une alternative crédible à l'échelle nationale si elle mène des campagnes de diffamation contre des municipalités de gauche qui agissent concrètement pour améliorer la vie des habitantes et des habitants. Face aux crises et au dangers qui s'accumulent, notre responsabilité est claire. Unir la gauche pour gouverner et transformer concrètement la vie des habitantes et des habitants.
Je vous remercie. Et bien chers amis d' Je remercie Aby efficace qui a tout dit et sachez aussi que j'ai sous les pieds un tapis qui glisse un peu et que si vous me voyez disparaître pendant mon discours, ça n'est pas un tour de magie préparé mais quelque chose que je subis. Bon, chers amis, chers toutes et tous, merci merci de votre présence nombreuse.
Alors, je vais pas a égrainer comme on dit les titres et grades de chacun, mais il y a dans cette salle des responsables d'associations, présidents d'associations sportives, culturell que je salue. Je ne l'ai, je vous verrai tout à l'heure, vous savez, vous connaissez l'exercice, vous allez subir mon propos et puis après autour d'un verre, nous prendrons le temps de la convalité de la discussion. Mais merci à vous toutes et tous de Montreuil et Bagnolet qui font vivre ce tissu associatif si vivant.
Il y a des responsables je crois culttuel dans la salle. Je les remercie aussi de leur présence. Il y a également des responsables syndicaux.
Ils sont là, j'en ai vu, je les remercie également. Il y a des responsables culturels. Je vois Régis est bête.
Alors, je pense à toi Régis qui est là. Mais tu n'es sans doute pas le seul. temp la culture à Bagnolet et Montreuil sont des réalités vivantes qui fait que vous êtes évidemment nombreux à fournir le maillage dynamique de nos belles villes.
Il y a des responsables politiques cette soirée évidemment est politique de parti. Alors je vais les citer surtout allez tel que ça me vient n'y voyez aucune préférence des responsables du parti communiste français de Montreuil et de Bagnolet. Merci, merci les amis de votre fidélité, merci de votre présence des responsables du Parti socialiste.
Merci également d'être là de Montreuil et de Bagnolet. Vous êtes des amis, des camarades et votre présence mes chers, des responsables écologistes qui sont si importants aussi dans nos villes. Je sais que ce soir il y a on m'a dit il y a une assemblée générale des camarades écologistes de Montreuil mais sans doute qu'il y en a parmi vous.
Je pense à eux des responsables du mouvement Génération. [grognement] J'ai vu, je crois Angéline, mais il y en a d'autres. Elle est en face de moi, j'ai pas mes lunettes, je t'embrasse.
Et puis tous ceux qui sont là aussi, des copains de Montreuil de Génération, Luc Digalot, les responsables du NPA aussi, ils sont là. François, je te salue. Et puis devant moi évidemment, alors il y a les élus hein, merci d'être tous là, les élus municipaux de Montrevillé Bagnolet.
Merci chers amis, chers camarades de venir nombreux. Abdel Crim, tu es là et puis il y en a d'autres. Et puis il y a la présence qui me touche au premier rang du maire de Montreuil et du maire de Bagnolet Patrice Bessac, Tony Di Martinot.
Votre présence m'honore, nous honore. Merci de prendre le temps de cette soirée et sachez que votre présence mes chères, qu'elle est importante et je prends comme il se doit le fait que vous êtes là toute la signification politique. Je voudrais commencer cette soirée.
Je vais essayer de pas être trop long. Ça va être un moment qui va ossiller entre gravité et espoir. Et puis un mot puisque j'ai évoqué la culture, permettez-moi parce qu'il venait régulièrement à mes vœux. de quelqu'un qui m'était cher, quelqu'un qui a été cher à la vie culturelle de Montreuil, notamment pour ceux qui connaissent ce lieu qui est la parole errante, qui connaissaient le travail d'Armand Gatti.
J'évoque là la mémoire de Jean-Jacques Ocard qui s'est éteint il y a 2 jours à peine à l'âge de 85 ans, qui venait donc à mes vœux, qui a tant de fois participé à la vie de Montreuil et je voudrais lui rendre hommage. Voilà. Salut Jean-Jacques, où tu es, où tu es.
Sache que personnellement je te remercie et je crois que la vie culturelle montre évidemment remercie je sais pas si Alexis Lorcala ou les responsable de la culture mais il était une des grandes figures de notre vie de notre ville et voilà je ne voulais je voulais pas que son nom soit oublié. Voilà les amis il s'agit de vœux. Oh l'exercice est un peu convenu parfois des vœux.
Des vœux de quoi ? des vœux évidemment de de changement, mais c'est l'occasion de profiter euh de ce moment pour vous donner un peu mon analyse politique du moment pour voir si vous la partagez ou pas et vous dire dans quel état d'esprit j'agis ou j'essaie d'agir. J'ai dit que c'est un moment heureux, ça le sera.
Mais je veux être honnête avec vous. faire une telle réunion en janvier 2026. Je dois vous exprimer aussi un grand moment d'inquiétude, d'abord d'inquiétude sur le monde.
Abbi a dit des choses tout à fait justes. Nous sommes dans un moment où la menace de guerre mondiale n'est pas seulement un effet de tribune, mais potentiellement une réalité. Ça semble fou de le dire.
Nous sommes dans un moment où le droit international forgé si difficilement au lendemain de la Seconde Guerre mondiale semble être régulièrement piétiné et que nous sommes dans le retour des puissances agressives qui comprennent que pour défendre leurs propres intérêts, cela ne se passera plus dans une instance de l'ONU mais par la force et potentiellement par la guerre. C'est de cette manière dont elles entendent régler leurs propres difficultés, notamment leur capacité à s'assurer la main sur des richesses naturel qui sont indispensables à leur modèle économique. C'est une logique de prédation sur des richesses naturelles indispensables.
Et dans ce cadre-là, je le dis, les puissances ont bien compris que d'aucune manière, c'est par je ne sais trop quelle résolution dans une instance internationale qu'elles entendont défendre leurs droits ou leurs intérêts fondamentaux, mais ce sera par la confrontation directe. À l'occasion des vœux du maire de Montreuil, Patrice Bessac a rappelé combien concernant par exemple Patrice, tu me corrigeras si j'ai une sautise, mais le budget militaire des États-Unis d'Amérique représente 40 % du budget mondial d'armement à lui tout seul. et avec ses alliés, il représente évidemment plus de la moitié des dépenses mondiales en matière d'armes militaires.
Et vous le savez aussi, car vous êtes des femmes et des hommes éclairés que les armes dont nous parlons sont d'une autre qualité, si vous me permettez le mot, que celles qui ont pu amener et utiliser à l'occasion la première et seconde guerre mondiale. Nous parlons désormais d'armes parce qu'il s'agit d'armes nucléaires qui sont en capacité d'éteindre finalement l'espèce humaine sur la planète. C'est ça les enjeux de la période et tout doit être compris non pas dans un parfois une psychologisation du problème.
Il est fou, il est démesuré, il est mégalomane. Les hommes dont je parle et que j'évoque le sont sans doute mais ce sont d'abord des puissances qui en raison du modèle économique dont elles ont fait le choix défendent leurs intérêts. Donc il s'agit de questions vitale pas seulement de questions personnelles, de questions vitale pour les modèles économiques qu'elles défendent.
Les États-Unis d'Amérique sont endettés aujourd'hui à hauteur de 38000 milliards de dollars. 38000 milliards de dollars et elles sont particulement dépendantes de la puissance économique qui la défi véritablement la Chine. Il y a donc une confrontation nécessaire pour que les États-Unis d'Amérique gardent sa suprématie mondiale et la valeur de sa monnaie, le dollar, à ce qu'elle se confronte à un moment donné avec l'ineexorable montée de la Chine.
Cette affaire est très sérieuse et ne se réglera pas uniquement de manière légère comme on l'entend parfois. Dans ce moment particulier où j'évoque cette menace qui pèse sur le monde, il va de soi et je crois le dire en votre nom à tous que nous avons une pensée particulière envers le peuple palestinien si durement frappé durant cette année. Je vous donne des chiffres que vous connaissez, ils sont terribles. 70000 personnes civiles ont perdu la vie à Gaza. 70000 dont 18000 enfants. 171000 personnes ont été également blessées par ces bombardement terrible mené par ce gouvernement d'extrême droite de Benjamin Netu. 80 % des bâtiments ont été détruits à Gaza.
Et depuis le CC le feu que nous avons tous applaudi, si je puis dire, il y a encore au moins 100 enfants palestiniens qui ont été tués depuis ce CC le feu. Il va de soi que je soutiens toutes les demandes de mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale. Je soutiens lorsque la France réclame à l'ONU qu'il y ait une solution à deux États et la reconnaissance du peuple palestinien.
Je m'oppose évidemment à ce que le processus de colonisation de la Sordanie continue fort modestement comme vous. J'ai participé à beaucoup de manifestations de rassemblement et j'ai souhaité cette année participer à une délégation avec une association qui organise le jumelage depuis des années avec des communes notamment dans les territoires occupés. C'était une délégation de parlementaires français.
Mon ami François Ruffin devait y participer avec des maires de beaucoup de communes. Je sais pas si Yann Leroi est dans la salle. Il était dans des acteurs de cette association.
Nous avions tout prévu. Nous avions demandé le visa pour pouvoir nous rendre. Le visa nous avait été dans un premier temps accordé.
Les valises étaient prêtes et la veille du jour où nous devions partir, nous devions atterrir d'abord en Israël puis après aller à Ramala, le gouvernement israélien a refusé que nous puissions nous y rendre et les élus que nous étions des élus, des maires, des députés se sont vu interdire le l'entrée sur le territoire israélien par le gouvernement israélien qui a pondu en communiqué. Peut-être aviez-vous suivi cet épisode qui a expliqué que s'il refusait l'entrée au députés que je suis, à votre député et les autres élus, c'est parce que disait-il le communiqué de l'ambassade d'Israël en France que nous étions dans un déplacement organisé par une organisation terroriste. Voilà le niveau d'argumentation qui nous a été apporté et j'ai trouvé qu'à cette occasion le gouvernement français est resté bien silencieux quand on refuse tout simplement que certains de ces parlementaires, pardon, vous a-je dit qu'il était prévu que bien sûr quand nous arrivions, nous allions voir l'ambassadeur de France en Israël et que il était prévu que nous le rencontri.
Voilà le niveau d'argumentation terrible, vous en jugerez mais je connais votre opinion, qui nous a été opposé. Donc je n'ai pas pu faire ce déplacement et amener notamment plusieurs d'entre vous m'en avaient donné les instruments de musique que nous avions prévu d'apporter notamment à un conservatoire de musique Armala qui depuis des années est lié à l'association qui organisait ce déplacement. Un mot bien sûr sur la guerre en Ukraine dont nous souhaitons qu'elle puisse au plus vite s'arrêter.
Nous dénonçons évidemment l'invasion de l'Ukraine par Poutine. Là encore, bien sûr, il s'agit de soldats. Permettez, pardon, ça peut vous sembler léger, mais n'oubliez pas quand même les dimensions de cette guerre.
Dors et déjà, il y a eu au moins 1400 soldats ukrainiens qui ont perdu la vie et sans doute 160000 soldats russes, 300000 soldats. 300000 et sans doute au moins 3000 voire plus civils ukrainiens qui ont perdu la vie. C'est une guerre aussi qui fait beaucoup de morts.
J'évoque aussi la guerre au Yémen qui est là depuis 10 ans. 400000 morts depuis le début de cette guerre au Yémen qui parfois se fait et je le dénonce et je l'ai déjà dénoncé à l'Assemblée nationale avec du matériel militaire français vendu notamment aux Émirats arabes unis. Un mot sur la guerre au Soudan. plus de 150000 morts, 12 millions de personnes déplacées dans le monde et cetera et cetera et cetera.
Quand je dis qu'il y a un danger de guerre mondiale, n'oublions pas que d'ors et déjà la guerre est là terrible et fait énormément de victimes. Et je sais que vous êtes de ceux qui manifestent que pouvons-nous faire d'autres ? Et c'est important partout quand l'occasion vous en est donné qui pétitionnit qui font en sorte que notre gouvernement la France soit une voix de paix car j'en dirai deux mots tout à l'heure il y a des échanges importantes devant nous sommes des républicains.
Nous pensons évidemment que la souveraineté nationale s'exprime à travers nos élus, mais il y a un enjeu bien sûr à ce que celui ou celle qui sera élu la prochaine fois soit un facteur de paix dans ce monde extrêmement dangereux. Et j'ignore vos choix à l'occasion de cette prochaine élection. J'ai ma petite idée sur au moins la grande famille à laquelle il se rattache, mais votez bien pour des femmes et des hommes qui s'engagent à ce que dans ces moments tout particulier de l'histoire de l'humanité, la France soit une puissance de paix qui fasse tout pour éviter qu'un conflit de dimension mondiale s'enclenche.
Et quand je dis ça, [applaudissements] je ne le dis pas comme un effet de tribune. Oui, la question vous l'avez compris, c'est celle des ressources naturelles. Je vais essayer d'accélérer mon propos. où il y a une rationalité même dans les actes le plus fous quand Donald Trump va avec la manière d'un cowboy tel que vous l'avez vu kidnapper le président du Venezuela quel que soit ce qu'on en pense que les choses soient claires.
J'ai lu comme vous les communiqués de la centrale des travailleurs du Venezuela qui n'est pas d'accord avec la manière dont le gouvernement Maduro traiter les travailleurs vénézuéliens. Mais toutefois, je n'accepte pas que Nicolas Madurau soit interpellé, si je puis dire, de la sorte sous la base en plus de prétexte totalement fou. Et quel est l'enjeu ?
Évidemment, c'est le contrôle pour les États-Unis d'un des seconds gisements les plus importants de pétrole. Tout le monde leur a compris évidemment. De la même façon quand on il parle de Groenland, il y a sans doute un enjeu tout particulier de la possibilité, on l'a compris, on l'a découvert tous ces derniers jours de la de passage d'un sous-marin nucléaire par le Groenland.
Mais vous l'avez suivi dans déjà il y a 17 bases militaires américaines au Groenland. Mais quand Donald Trump veut mettre la main sur ce territoire, c'est aussi parce qu'il est extrêmement riche en euh richesse naturelle indispensable. aujourd'hui en particulier à la nouvelle évolution de l'industrie.
Donc ce sont des enjeux fondamentaux, je le répète, qui ne sont pas dus à l'irrationalité de tel ou tel personnage mais qui répondent à des logiques, à des logiques marchandes. Donc il y a un lien quand on veut faire la paix avec le modèle économique que l'on défend. Et c'est la transition avec ce que je voulais vous dire.
Il y a un lien avec ce que je dire. C'est un monde profondément inégalitaire à une dimension jamais vue. Un rapport très récent de l'ONG dont je salue les travaux, Oxfamm, allez sur le site pour le lire, il est sorti il y a 3 jours, nous dit que la fortune des milliardaires dans le monde a augmenté trois fois plus vite l'année dernière que ces cinq dernières années.
Peut-être que ce que je vous dis là mérite d'être précisé et je vais vous le dire pour la France pour que vous compreniez parce que ce phénomène d'accumulation de richesse entre les mains de quelques-uns et de pauvreté pour d'autres concerne l'ensemble de la planète mais tout particulièrement notre pays la France. En France, Oxfan considère qu'il a aujourd'hui 53 milliardaires. 53, on est plus de 200, donc c'est un quart de la salle qui possède à eux tout seul l'équivalent de la fortune de 32 millions de français.
La moitié de la population possède autant que 53 personnes. Ça c'est la France, le pays dans lequel nous sommes aujourd'hui. En 1996, la fortune des 500 personnes les plus riches du pays représentait 6 % du PIB, du produit intérieur brut en 1996.
En 2017 et c'était déjà énorme, ces 500 personnes possédaient 20 % du PIB. Aujourd'hui, après on en a combien ? 9 ans d'Emmanuel Macron, 44 % du PIB de la France.
Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron et sa promesse, vous vous souvenez de révolution, c'était le titre de son livre, la fortune des milliardaires a doublé. Est-ce que vous comprenez bien ce que je suis en train de vous dire ? Il y a évidemment ce personnage très particulier qui a vu sa fortune multipliée par 6 en 10 ans Bernard Arnaud.
Alors un mot sur Bernard Arnaud pour que vous compreniez bien et peut-être dans des discussions et des repas familiaux de quoi on parle quand on parle de la fortune de Bernard Arnaud. Je suis prof d'histoire, je vais faire pardon un peu le péd pendant quelques instants. [raclement de gorge] Vous êtes nous sommes des cousins d'homo sapiens.
Vous êtes des sapiens et même en réalité allez des sapiens sapiens le sapiens apparaît il y a 300000 ans. 300000 ans. l'homme qui pense, qui commence à avoir une représentation abstraite du monde.
Mais avant lui, il y a Homois. Évidemment, Homois n'a pas encore l'intelligence de Sapiens. Homois, pour la première fois, une humanidée, si je puis dire, qui va utiliser des outils, en vérité, des cailloux légèrement aiguisés avec lequel il va frapper.
Homo habilis. Au mois habilidis, il apparaît il y a 2,8 millions d'années. Vous dites sur quoi il nous embarque là.
Et bien c'est au mois Bilis qui commence à taper et qui travaille. Allez, imaginons qu'on va le payer pour faire ça, pour frapper. On va lui donner tous les mois le SMIG. il y a 2,8 millions d'années quand il apparaît au moilisme et pendant 2,8 millions d'années, tous les mois, il va percevoir son salaire et il va pas y toucher, il va le mettre à la banque.
Est-ce que vous suivez ce que je suis en train de vous raconter ? Donc imaginons quelqu'un pour ça, faut remonter avant même ce qui est véritablement he ce que nous sommes il y a 2,8 million d'années. Quelqu'un qui se met à travailler tous les mois, qui perçoit le SMIG et qui ne touche pas.
Et bien toute cette fortune que au moins Abilis serait accumulé sur son compte en banque, monsieur Abilis Laabile et qui vaudrait au final après 2,8 millions d'années à seulement 30 % de la fortune de Bernard Arnaud. [rires] [applaudissements] Voilà ce dont nous parlons quand nous parlons d'inégalité, de quelque chose qui je sais pas si j'ai réussi mon effet est totalement vertigineux. Incroyable.
Un homme possède autant que trois fois plus en fait, il faut remonter à 9,3 millions d'années. Faudrait trouver une espèce en capacité de travailler il y a 9,3 millions d'années et qui depuis 9,3 millions d'années taperait sur je sais trop quoi d'ant payé tous les mois et lui il arriverait à avoir la même fortune que Bernard Arnaon a accumulé en je ne sais trop combien de décennies. Tout ça n'est pas acceptable d'un point de vue économique, d'un point de vue moral.
Faut-il rappeler que ce qui constitue notre pays, c'est d'abord des principes, je disais que nous sommes un grand pays républicain et notamment l'article 1 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. Les distinctions sociales ne sont dues qu'à l'utilité.
L'utilité quoi ? commune commune dû à l'utilité commune. Les distinctions sociales ne sont dues qu'à l'utilité commune.
Expliquez-moi d'où vient une utilité ou quelque chose qui vaudrait qu'un homme accumule autant de richesse. Il y a quelque chose qui va même dans cette inégalité à contrario de ce que nous sommes comme pays et qui ne va pas. Oui, nous sommes dans un moment de forte inégalité et au même moment qu'il se déroule cela de ces fortunes accumulées, il a aujourd'hui plus de 10 millions de personnes en France hein qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Il va de soi que de telles inégalités ont des conséquences écologiques. Un tel système de prédation ne peut être mis en place que par, je l'ai dit tout à l'heure, les captations de richesse naturell, l'accumulation le tout développement économique qui ne recherche pas l'intérêt général mais l'accumulation de richesse. Ceux qui sont les plus riches ont des modèles qui participent particulièrement à l'épuisement de la planète.
On nous dit que les 1 % les plus riches à eux tout seul dérèglent plus le climat que 50 % les plus pauvres. Le 10 janvier, les 1 % les plus riches de la planète avaient déjà épuisé leur budget carbone qui est nécessaire pour éviter le réchauffement climatique. Et Bernard Arnaud, lui avait déjà commencé dès le 1er janvier, dès le premier jour de l'année, lui il a épuisé la capacité théorique que nous avons à dégager du carbone pour ne pas réchauffer le climat.
Allez, ce que je suis en train de vous dire, c'est cette prédation sur notre planète qui amène des choses plus sensibles pour ceux qui aiment le vivant dans toutes ces dimensions. C'est que depuis 1970, 70 % des animaux vertébrés ont disparu à cause du réchauffement climatique dû à ce modèle économique facteur d'inégalité. Donc être écologiste et je sais que c'est le cas des amis qui sont là et nécessairement refuser ce modèle économique inégalitaire, dangereux et potentiellement destructeur de la planète elle-même.
Voilà où nous en sommes les amis. Un moment où faire de la politique dans le sens noble du mot, c'est chercher à éviter tout cela. chercher à éviter que l'affaire tourne mal, si vous me permettez l'expression, et que nous nous retrouvions pas dans les années très proches dans un pays qui n'est plus le pays dans lequel nous sommes nés.
C'est à l'honne de toutes ces inégalités que j'aimerais que vous compreniez le débat budgétaire qui vient d'avoir lieu. Il y a quelques heures, je vais aller à l'essentiel pour ce qui est de mon vote, c'est public. J'ai voté la censure du gouvernement le corn. [applaudissements] J'ai voté la censure d'abord parce que je suis un parlementariste et que quiconque utilise le 493 qui est un élément de la Constitution, ce qui revient à piétiner le parlement, pour moi le parlement c'est la représentation nationale, c'est l'expression de la souveraineté populaire et quiconque n'arrive pas à trouver de solution dans ce cadrlà et l'écrase mérite selon moi d'être censuré.
Mais c'est aussi parce que le budget, je vais en dire deux mots, je ne dis pas qu'il est le budget identique de ce qu'il avait précédemment, mais continue à essayer de faire payer les difficultés et notamment le fait que la dette était est creusée au plus modeste et je ne peux pas soutenir cela. Et enfin, ce à quoi sur quoi je voudrais un peu développer le débat sur le budget qui vient d'avoir lieu. Si par moment vous vous perdiez un peu mais de quoi sont-ils en train de discuter ? c'est que précisément sur la base des chiffres que je vous ai donné, la seule chose qu'il s'agit de mettre en place, c'est non pas de voir comment nous réduisons les Ça va le téléphone, pardon.
Comment nous réduisons les dépenses publiques, ce qui est un terme un peu verbeux pour dire qu'en gros on affaiblit les services publics. Dépense publique, c'est pas du gaspillage, c'est de l'investissement. C'est est-ce qu'il faut des professeurs pour les écoles ?
Je sais pas si ça vi pesier ou les notamment des enseignants qui sont dans la salle régulièrement mobilisés sont là. C'est pas mettre moins de moyen pour l'hôpital, c'est voir comment dans ce moment où on a à la fois à éviter que la dette se creuse voir même remper les caisses de l'État, comment nous dégageons de nouvelles recettes. C'est ça l'enjeu.
C'est l'enjeu sur les recettes. Qu'a fait Emmanuel Macron ? Comment ces gens ont notamment accumulé de telles richesses ?
C'est aussi parce que l'aide publique qui est consacrée au plus riche n'a cessé d'augmenter. Je vous ai pas donné le chiffre, elle a explosé. Si vous voulez, je peux vous le retrouver parce qu'il est assez éloquent, mais vous en connaissez, vous l'avez déjà entendu.
Les aides publiques, notamment pour les plus fortunés, n cessé de d'augmenter de manière vertigineuse et notamment on a baissé significativement les impôts pour les plus riches parce que soit-disant ça allait créer de la dynamique économique. Nous les gens de gauche qui nous étions regroupés dans la coalition de nouveaux fronts populairire, nous avons tous défendu la même idée à l'occasion du débat budgétaire. Il faut de nouvelles recettes.
C'est le débat dont vous avez entendu parler de sur la taxe Zucman. C'est Gabriel Zucman l'économiste. Qu'est-ce qu'il dit Zucman ?
C'est un économiste, c'est pas le seul, mais qui dit "Il y a un effet bizarre dans ce pays, c'est que l'impôt normalement il est progressif. Plus vous êtes riche, vous payez." Mais au top du top, tout en haut là, les ultra riches, ils ont toute une série de combines où ils échappent à l'impôt sur le revenu.
Il y a 1800 personnes qui possèdent un patrimoine personnel supérieur à 100 millions d'euros. Et bien eux, ils s'avèrent qu'en fait il ne pai pas d'impôt sur le revenu. Incroyable.
À ce moment-là de la soirée, vous vous dites "Corbière, tu exagère, ça peut m'arriver." Mais vous avez vu ce qui s'est passé la semaine dernière. Éric Lombard, vous vous en souvenez d'Éric Lombard, c'est le ministre des finances de François Berou, il a déclaré dans Libération que c'était vrai, que finalement c'était vrai, qu'il l'avait constaté et que les ultra riches de ce pays échappent à l'impô sur le revenu que c'était pas normal.
Quand nous avons défendu la taxe Zukman, c'est l'idée était simple. de Gabriel Gm. Si on leur fait payer 2 % 2 % de leur patrimoine, alors on peut faire rentrer dans les caisses de l'État l'équivalent de 20 milliards d'euros.
Normalement, ça aurait pu intéresser toute une série de gens qui ne cessent de dire qu'il faut de la bonne gestion financière, qu'il faut arrêter de gaspiller, qu'il faut éviter que la France soit endettée. Ils n'ont pas voulu en entendre parler. Si quiconque dans ce pays ne veut pas avancer pour plus de justice fiscale, d'éviter que ce soit vous les gens modestes qui payez plus ou qui vous retrouviez dans une situation de dégradation de l'outil concret qui existe de justice sociale en République à savoir le service public ?
Parce que c'est des mots tout ça, liberté, égalité, fraternité, des mots magnifiques honnant. Et s'il y a pas l'école publique qui permet d'accueillir tous les enfants de la République, quel que soit la l'origine de leur famille, s'il y a pas l'hôpital public qui fait que quand tu arrive en mauvaise santé, on te demande pas d'abord de donner ta carte bleue hôpital public où on te prend en charge, où on te laisse pas sur des lits dans des couloirs et cetera et cetera. Je n'accepterai jamais et je vous invite toujours à refuser qu'on dégrade les conditions de vie de l'ensemble de la population.
Il faut donc aller vers de nouvelles recettes et le cornu a refusé de rentrer dans cette discussion ou alors très peu au bout. Il a maintenu, vous l'avez vu, il y aura 8 milliards de plus demandé aux grandes entreprises qui se sont mis à hurler qui a été reconduit. Les mêmes entreprises qui se mettent à hurler, je le rappelle l'année dernière ont versé pour dividendes pour dividendes à leurs actionnaires 107 milliards.
D'accord ? 107 milliards et quand on leur dit on va vous redemander 8 milliards. Vous avez vu dans la presse, ils ont appelé eux à la spoliation.
Donc c'est ce débat qui était important. Qu'est-ce que c'est qui a empêché qu'on puisse avancer sur la question des nouvelles recettes ? Bien sûr le cornu, vous l'avez compris, était pas spécialement allant, mais lui à la limite, il avait une vertu ou un défaut, il veut rester en place.
Donc peut-être que des pressions pouvaient avoir une certaine efficacité sur lui. Mais il y a une force politique à l'Assemblée nationale qui est intervenue pour qu'on ne touche pas au plus riche, pour qu'on ne mette pas en place la taxe du Zukmane, que l'on n'aille pas vers une taxation plus importante sur les grandes fortunes. Cette force c'est le rassemblement national, c'est l'extrême droite.
Alors je sais qu' Montreuil est bagnolé, on n pas trop ce problème si je puis me permettre l'expression, mais faites passer le message. C'est pas rassemble, c'est pas priorité nationale leur programme, c'est priorité patronale. Je les ai vu, si vous suivez le débat à l'Assemblée nationale.
Ils ne veulent pas entendre parler du fait que les plus fortunés participent à la hauteur de ce qu'il devrait à la justice fiscale. Le Rassemblement national, de ce point de vue-là, joue son rôle comme l'extrême droite l'a toujours joué dans les moments historiques. La grande ruse, le grand détournement de conversation, celui qui permet de dire que dans ce pays, il n'y a pas des inégalités insolentes qui remettent qu'en cause même le caractère républicain de notre pays.
Mais c'est lui qui dit "Touchez pas au plus riches par contre les étrangers, vous nous posez problème. Touchez pas la fortune de Bernard Arnaud. Par contre, Malika est en foulard sur la tête, c'est inacceptable." C'est ce qui permet de dire évidemment on va pas toucher à ces 1800 personnes qui voient leur fortune augmenter mais qui va considérer qu'il y a dans l'étranger dans sa manière de parler dans ses habitudes culturelles, culturelles ou je ne sais trop quoi, un problème qui remettrait en cause notre identité.
Vous savez tous ces identitaires. Mais l'identité, je le répète commune, c'est la justice entre nous. C'est l'égalité entre les citoyens.
C'est ça notre identité. C'est pas je ne sais trop quelle histoire fumeuse de ce qu'on mange, de ce qu'on croit, de qui on aime ou la manière dont on s'habille. C'est ne rien comprendre à ce qui est notre pays que de vouloir embarquer la discussion là-dessus.
Ou au contraire, c'est trop comprendre que ce que j'ai décrit tout à l'heure fait monter une colère dans le pays. Mais la but de l'extrême droite, c'est détourner la colère. Et nous, les femmes et les hommes de gauche, on doit redonner sens à la colère.
Face à ce moment très particulier, il va soit et j'en dirai quelques mots les camarades avec qui nous nous sommes présentés et c'était pour moi une fierté que cette coalition qui était le nouveau Front populaire n'ont pas voté exactement la même chose au final sur la censure ou pas. Je vous ai dit ce que j'ai fait, mais je peux comprendre une chose et je le dis pour que le message passe clairement que face à une telle menace que représente l'extrême droite et c'est un point j'enchaîne un nouveau chapitre de ma démonstration dans ce moment très particulier ayant les yeux ouverts. Quand je dis que je suis inquiet sur l'état du monde, que je vous décris les inégalités, je sais aussi ce qu'il est sorti des urnes, notamment lors du dernier grand rendez-vous national de juin 2024.
Nous sommes arrivés en tête parce que nous étions unis dans le cas d'une coalition inédite, le Nouveau Front Populaire, mais j'ai vu aussi le score qu'a réalisé le Rassemblement national et il a fallu qu'au second tour, il y ait parfois des choses surprenantes que j'applaudis qui se passe, c'est que parfois des gens qui se reconnaissent plus dans la politique d'Emmanuel Macron ont voté pour un candidat à nouveau Front populaire et que parfois l'électorat nouveau Front populaire peut-être vous c'est dit "Allez, je vote quand même pour Macron parce que je veux pas de l'extrême droite et ça a permis qu'il se passe ce qu'il s'est passé. Mais ayant les yeux grand ouverts, ça fait deux fois à l'occasion des élections européennes que la liste Rassemblement national arrive en tête à près de 30 %. Et vous l'avez vu que les mystères de notre vie politique a même généré quelque chose encore plus à droite si je puis dire que le rassemblement national encore que encore plus à droite du moins dans la même même créneau reconquête d'Éric Zemour qui fait qu'aujourd'hui l'extrême droite réalise près de 40 % l'occasion des élections européennes. 40 %. et qu'on voit bien en plus non seulement ce climat de l'extrême droite, de quelle manière la droite ces derniers mois en particulier est en train de basculer complètement dans quelque chose qui est inédit, c'est qu'on avait une particularité dans notre pays.
Moi je suis un homme de gauche. Enfin la droite, elle avait une silhouette un peu d à l'histoire un peu particulière. On appelait ça le golisme.
Une droite sociale. Une droite qui dans les grands moments de notre histoire nationale s'était retrouvé finalement du bon côté. Alors bien sûr, c'est un peu le grand récit national, mais oui, le général de Gaul a été un résistant.
Oui, le général de Gaul a refusé la collaboration. Oui, le général de Gaul s'est opposé à l'extrême droite et à l'horreur de la politique de Vichi. La même façon, oui, le général de Gaul, quand les ultras d'Algérie voulaient continuer la colonisation, oui, il a mis en place, il a accepté l'indépendance bien entendu qui avait été aussi le fruit après 130 ans de colonisation d'un combat courageux. par ceux qui la subissaient.
Mais le général de Gaul s'était notamment affronté ou avait été la victime de l'extrême droite armée des ultras de l'AS. Bref, c'était notre histoire et il y avait une droite qui n'acceptait pas la compromission avec l'extrême droite. Ce paysage politique a disparu les amis.
Aujourd'hui, celui qui est, est-ce que ce que je veux dire a du sens, l'héritier de la droite républicaine qui s'appelle Rotaillo est en vérité un reçucé de Philippe de Villier. en a d'ailleurs été un des cavaliers de son puit du fou et raconte quasiment la même chose que l'extrême droite. Et ils ont dit clairement à l'occasion d'élections qui ont eu lieu qu'au second tour tout sauf la gauche et s'il y avait un second tour gauche contre l'extrême droite ils voteront pour l'extrême droite.
Donc quand je dis qu'il faut avoir les yeux grands ouverts, c'est que c'est ça le paysage politique qui est devant nous. Et je dis donc que dans ce cadre là, si on est sérieux en politique, moi je n'ai peur de rien. Si a la censure, il y aura la censure.
S' a de prochaines élections, il y aura de prochaines élections. Mais si on veut pas que ça finisse mal, faut aussi créer les conditions si trocha élections que nous les remportions et que ce soit pas nos pires adversaires qui l'emportent. Donc la question de la stratégie n'est pas une question secondaire.
Faire de la politique, vouloir changer le monde, je vais me permettre une formule. révolutionnaire, c'est un peu penser aussi de quelle manière on aborde stratégiquement les choses. C'est pas répéter des trucs en disant "Allez, on y va dans n'importe quelle condition et le peuple tranchera." Ouais.
Ouais. D'accord. Mais la dernière fois, je le répète pour ceux qui l'ont pas compris, s'il y a eu 191 députés du NFP, c'est parce qu'ils avaient l'étiquette NFP.
Donc faites passer le message à ceux qui croient qu'ils sont élus uniquement parce qu'ils sont les plus radicaux, les plus forts, les plus Ça s'est pas passé comme ça la dernière fois. Et si on avait pas été uni, il y en aurait pas 191. Il y aurait peut-être au total seulement 80 députés.
Donc pardon de l'expression peu triviale, j'ouvre les guillemets. Faut pas déconner. Je suis un unitaire, je vous l'ai déjà dit parce que je pense qu'à cette nouvelle période que je viens de vous décrire correspond la nécessité d'une nouvelle stratégie.
Nouvelle stratégie qui finalement continue ce qu'on a fait depuis 2022, depuis le 24. Mais vous m'avez connu quand j'ai débarqué ici, j'étais pas tendre et j'avais l'idée hein qu'on était les plus forts. Le coup la famille politique que je représentais l'unité, rien à Ça c'était en 2017 je le dis je ne suis plus sur cette ligne politique parce que je veux être honnête avec vous.
Marine Le Pen, ça fait deux fois qu'elle est au second tour et elle a progressé entre 2017 et 2022 dans des telles conditions où si elle reprogressait mécaniquement de la même manière, elle va faire plus de 50 % des voix la prochaine fois. Elle ou son remplaçant Jordan. Quel est donc le problème de la période ?
Trois choses et je vais essayer de faire un jeu de sonorité. une droite décomposée idéologiquement, organiquement et dans le mot droite, je mets le macronisme et ce qui se réclame de la droite, une droite décomposée, une extrême droite dissimulée, car c'est aussi ça le problème, une extrême droite qui en fait très peu, qui s'adresse en quelque sorte à son électorat en disant je dis pas mais vous savez ce que je pense une espèce de TikTokisation de l'extrême droite. Ah Jordane, il a un col roulé magnifique, il est souriant.
C'est pas trop ce qu'il pense. Mais on voit bien que c'est notre problème de la période. Moi, j'ai 57 ans, j'ai connu l'extrême droite où c'était pratique.
C'était comme la boîte de poursalu, c'était écrit dessus quoi. On voyait bien. Ils arrivaient, ils avaient l'air grossier et violent.
Ils l'étaient d'ailleurs. Certains levaient le bras dès que ils en avaient l'occasion. Bon, tout ça, ils ont dit il faut plus.
Donc c'est l'extrême droite dissimulé. C'est notre problème parce que certains d'entre nous disent "Ah, vous exagérez, c'est pas l'extrême droite, c'est pas c'est plus ça, ça a changé, vous laissez pas avoir." Donc nous on doit continuer à garder le cap, à expliquer que ceux qui expliquent que quand notre pays n'a jamais été aussi inégalitaire, qui s'opposent à toute mesure de justice fiscale et qui veulent détourner la légitime colère notamment des milieux populaires qui n'en peuvent plus en la faisant se détourner notamment vers nos concitoyens d'origine immigrés parce qu'ils auraient pas la bonne couleur de peau, parce qu'ils auraient pas je ne sais trop quelle conviction spirituelle.
Le l'extrême droite a cette fonction, c'est de capter parfois l'aspiration révolutionnaire du peuple pour lui donner une dimension contre révolutionnaire. Donc c'est notre tâche de faire tomber cette dissimulation. Donc une droite décomposée, une extrême droite dissimulée et une gauche divisée.
On a un problème qu'il nous faut résoudre et je plaiderai tant que je pourrai pour ça. Le poète disait "Je twisterai les mots s'il fallait les twister et moi je plaiderai encore pour l'unité. Quitte même parfois apparaître pour un douveur.
Mais franchement ce qui s'oppose à moi parfois nous présente par contre un terrible cauchemar. Oui, l'unité. Ce soir, je suis devant vous dans un moment particulier où il va y avoir des éches municipales.
La loi fait que pour des raisons évidemment, vous connaissez ça, de dépenses publiques que nous sommes maintenant dans le moment où les candidats qui sont engagés, leurs initiatives électorales doivent en quelque sorte être compté dans leur compte de campagne comme on dit. Donc je ne vous dirai pas exactement pour quelle liste je soutiens à Montreuil et Bagnolet. C'est pas un scoop franchement.
Et je peux pas le dire, je me dis bon. D'abord, je vous invite à aller voter. Vous allez jusqu'au 4 février pour aller pour vous inscrire sur les listes électorales.
Mêlez-vous de vos affaires. Deuxièmement, vous avez compris dans quel état d'esprit j'ai abordé cette échéance électorale. Je suis un unitaire.
Je suis pour créer de la culture d'unité. Je suis pour que nous comprenions que ces élections municipales sont la dernière échéance avant l'élection présidentielle de 2027 et que pour moi, il y a pas de monde. L'ambiance, si je puis dire, dans lequel ces élections municipales vont se dérouler va colorer la manière dont 2027 va se dérouler.
Et [grognement] qu'en 2027, c'est pas pour faire peur comme certains le faisaient parfois en disant "Oh, je cours, il y a l'extrême droite" qui parfois ont tellement crié au loup que peut-être certains n'y croient plus. Là, j'affirme, j'espère me tromper les amis, mais les fachot peuvent gagner. Ils peuvent gagner, c'est pas fait.
Et moi, je ne vois pas d'autres issues que non seulement d'y aller le plus fort possible au premier tour pour être s'assurer d'être au second tour, mais en plus d'être sur une stratégie politique qui crée les conditions au second tour que nous puissions l'emporter face à l'extrême droite. Tout ça nécessite un minimum de discussion collective sur la manière dont on aborde les choses. La 5e République ne doit pas rendre fous les uns et les autres ou certains viendraient se dire en disant "J'ai le meilleur candidat actuellement. peut-être que trouve pas terrible, mais je t'assure hein, à l'occasion de la présidentielle, il va se révéler, il va tout déchirer.
Moi, je mettrai pas le pays comme ça dans un tel risque. On a besoin de discuter sérieusement de cette affaire. Alors, vous avez compris et là vous suivez sans doute ce que j'essaie de faire que je travaille c'est pas évident avec d'autres notamment autour de la personnalité vous souvenez de Lucy Casté dans une coalition où actuellement il y a nos amis écologistes socialistes génération debout de François Ruffin le mouvement l'après dont je fais partie pour essayer d'aller vers une candidature commune.
Nous nous réunissons encore à tour samedi et sans doute nous mettrons en place une primaire que je souhaite dynamique rassemblant des gens. Les amis, j'ai été vous je suis franc avec vous. J'ai été en 2016 opposé à la primaire.
C'était il y a 10 ans. J'avais même écrit un bouquin. Comme quoi, parfois faut se méfier de ce qu'on écrit, mais je renis rien de ce que j'ai écrit.
En 2016, je pensais pas que c'était une bonne idée. Mais j'invite chacun plutôt que de me répondre de manière pavlovienne que c'est même si vous trouvez ce que je vous propose un peu bancal, je leur réponds qu'est-ce que vous proposez vous ? Parce que si vous pensez qu'on va en sortir vainqueur en s'affrontant encore au premier tour, c'est faire beaucoup de risque et surtout aller expliquer aux électeurs pourquoi il était possible la dernière fois de se rassembler et aujourd'hui ça devient impossible.
Là aussi he je veux pas d'histoire. Vous savez, à l'Assemblée nationale, les groupes NFP, ils votent pareil à 90 %. Et qu'on arrête de me théoriser qu'il y a des choses qui rendent les gauches irréconciliables.
Cette affaire, moi je me rappelle 1992, le traité de Mastricht, il y en a qui ont voté non, c'était mon cas. Il y en a qui ont voté oui. Il a même un qui a voté oui aujourd'hui qui est dur hein en disant bon.
Donc faut pas raconter de conneries. On a des désaccords stratégiques importants, mais il faut trouver la ligne de crète qui fait que ces désaccords stratégiques n'amènent pas à ce qu'on soit irréconciliable. J'invite notamment les plus anciens, s'il vous plaît, ne développez pas dans la jeunesse une culture qui consiste à dire hashtag plus jamais machin mais je vais être plus précis.
Hashtag plus jamais PS. Ça c'est des conneries. Je le dis au plus jeune si vous m'écoutez quand l'extrême droite est à 40 % considérez plus jamais on votera pour un parti de gauche même si vous vous reconnaissez pas en lui est totalement irresponsable et si vous voulez après on prend une heure dans une autre salle on va discuter de comment ça s'est passé en Italie en Allemagne dans les années 30 quand le mouvement ouvrier s'est affronté rudement ça a mal tourné un seul exemple historique face à la montée de l'extrême droite quand la gauche s'est divisée c'est la gauche qui l' gagné personnellement je n'en connais aucun Donc faut qu'on s'entende et à la limite si c'est pas au premier ce que je regretta au moins au second.
Donc mon message, vous avez compris vers qui il est dirigé mais il est dirigé aussi peut-être vers d'autres qui considèrent aussi qu'il faut plus jamais s'entendre. Vous avez compris que je parlais de mes amis de la France insoumise, d'autres qui disent plus jamais d'alliance avec les filles. Ça aussi c'est n'importe quoi.
Enfin du moins, je ne suis pas d'accord avec cette pline parce qu'elle nous amène dans le mur. Donc faut travailler à l'unité même si c'est difficile. Les vieux copains communistes se souviennent d'un bouquin d'Étion, je crois, qui s'appelait l'Union est en combat.
Bah ça reste encore un combat, un combat positif, il faut convaincre. Bon alors je reviens à mes municipales. Je peux pas dire pour qui j'appelle à voter à mon travail bagnolé même si c'est pas un scoop mais j'essaie de décliner ça dans les municipales.
Faut se rassembler faut fabriquer de la culture d'unité. On me dit mais ici il y a pas de risque de victoire l'extrême droite. Bah justement faisons la démonstration que on peut y arriver parce que ça va aider les copains qui sont dans des villes où il y a des risques.
Vous avez bien compris que j'ai moyennement apprécié ce qu'on ce qu'on a fait aux dernières élections législatives. Mais enfin surtout ce que j'ai pas apprécié c'est qu'il y a 110 militants qui sont venus qui n'étaient pas de la Circo pour faire en sorte que je ne sois plus député mais qui sont pas allés aider notamment une femme que j'aimais bien courageuse qui s'appelait Rachel Kéké dans le Val de Marne et qui a perdu face à la droite et que ça aurait peut-être été plus utile d'aller aider une camarade face à la droite que de venir s'affronter ici pendant des semaines et des semaines qui a fabriqué qu'une culture de division et de haine et cetera qui ne sert à rien. On pourrait faire pareil à Montreuil et Bagnolet. pourrait se dire bon on est ville de gauche et une menace d'extrême droite on va faire ça proprement et puis s'il y a des énergies militantes on va aller aider des communs il en existe dans le département j'étais l'autre jour une soirée autour de notre amiouf à Holné ou chez Beschiza qui est un homme de droite dur on pourra aller aider nos camarades à l'emporter dans ce genre de ville je cite ça parce que je l'ai en tête donc c'est dans cet état d'esprit que j'aborde les choses avec responsabilité donc vous avez compris ce vers quoi je veux vous amener alors je termine.
J'ai été long et j'espère que vous avez suivi dans tout ça mon rôle de député. Bon, j'essaie d'être utile dans ce moment très particulier. J'essaie de jouer un rôle un peu national dans la discussion que je viens de vous poser.
J'ai la chance d'avoir accès au médias. Voilà la parole que je porte. Je pense que ça fait partie de mon boulot de député.
Un député, il est national. Le boulot municipal, c'est pas triste tonique non la responsabilité tas de choses et je ne confonds pas le rôle qui est le mien. Toutefois, je vais les saluer à ce moment-là.
L'équipe, j'aurais dû commencer par là. Mes collaborateurs travaillent d'arrache pour essayer d'être à l'écoute. Vous pouvez les applaudir quand je cite leur nom [applaudissements] comme député.
On essaie on essaie d'être utile à tout ça, nous solliciter sur des mobilisations et cetera. On essaie de faire le job. Si on le fait pas assez bien, bien faisons-le.
On intervient souvent en direction de la préfecture, c'est des problèmes administratifs de papier, en direction des problèmes de logement pour saisir la mairie. On on fait ce travail. C'est notre boulot, c'est notre honneur.
Mais vous savez bien que c'est comment dirais-je ? C'est pas pour ça qu'un député est élu. Un député, il est élu pour être à l'Assemblée nationale, pour participer à des questions à des à des débats nationaux. et sur la question de la loi dans quoi je me suis engagé dernièrement, même si vous le savez, j'ai euh notamment fait beaucoup d'interventions sur différents sujets, j'ai essayé d'en balayer quelques-uns.
Je suis euh notamment je serai très présent dans un débat qui va avoir lieu sur le texte de loi d'initiative gouvernementale assez scandaleux. Le débat va s'ouvrir prochainement sur la lutte contre la fraude fiscale et sociale. Le titre est une arnaque.
Il veut lutter contre la fraude fiscale et sociale. Il y a quasiment rien sur la fraude fiscale. C'est qu'un texte pour taper la fraude sociale qui paraît-il est un problème à savoir aller traquer chaque fois qu'il y aurait un pauvre bou qui peut-être aurait fait une erreur pour essayer de le frapper très rudement.
J'ai également et mon équipe travaillons un un projet de résolution sur la maltraitance institutionnelle. Nous avons fait quelques auditions avec des associations de la circonscription ou ailleurs. Qu'est-ce que j'appelle la maltraitance institutionnelle ?
C'est le fait que beaucoup de nos concitoyens parce que ils sont pas à l'aise face à des démarches administratives qui nécessitent parfois d'utiliser un ordinateur notamment ça pas bien faire, c'est compliqué, connaissent pas leur droit. quand il se quand il se tourne vers une administration en raison des différentes politiques RGPP qui ont été menées, il y a plus assez de personnel pour leur répondre. Bref, savez-vous que dans ce pays, il y a près de 30 % des gens qui devraient bénéficier du RSA mais qui n'en bénéficient pas parce qu'ils n'en font pas la demande tout simplement.
Tout simplement. et beaucoup d'autres problèmes de de ce type. Je me suis investi dernièrement dans un sujet qui peut vous sembler comment dirais-je original encore que ce qui s'est passé suite au cambriolage du Louvre.
Moi, j'ai trouvé ça intéressant cette histoire et comme une espèce de grande parabole de ce qu'est le macronisme. Emmanuel Macron, ça commence au Louvre, vous en souvenez en 2017. Et j'ai trouvé que finalement derrière ce cambriolage, au-delà de l'aspect crapuleux, c'est un peu aussi la fin du macronisme parce que c'est quoi le cambriolage du Louvre ?
Et je suis donc rapporteur d'une commission d'enquête et actuellement je consacre beaucoup de temps là-dessus. Au-delà du fait, je fais la parenthèse que le Louv, c'est aussi 2200 personnels qui travaillent au Louf qui sont mobilisés et je suis à leur côté parce qu'ils sont particulièrement mal payés, maltraités et qu'ils accueillent de plus en plus de monde. Mais je reverse ça c'est qu'on découvre aussi à cette occasion et encore aujourd'hui, c'est un des derniers éléments qui est tombé dans la presse, qu'il y avait même un rapport de la préfecture de police qui prévenait suite vous savez le rapport en cliff et Harple vous avez peut-être vu qui prévoyait il y a en 2018 que le cambriolage était possible en passant par le balcon. et qui exactement ce qui va avoir lieu et rien n'a été fait ou pas assez.
Et la préfecture de police aussi alerté des dangers. En même temps qu'il y a tout ça et que la direction en place ne prend pas de mesure par une sorte de fait du prince, une manifestation de l'hyperprésidentalisme de de la 5e République. Emmanuel Macron a annoncé, c'était il y a un an, tout juste, dans une conférence de presse, que le projet Louvre Renaissance allait arriver et que prochainement le Louvre qui accueille actuellement 9 millions de visiteurs allait en accueillir 12 millions voire même 15 millions et que ce projet Louvre Renaissance, vous savez quoi ?
Il coûtera 666 millions d'euros. Et je suis membre de la commission culture de l'Assemblée nationale et je connais quand j'évoqué les amis de la culture toutes les difficultés du secteur culturel et on découvre à l'occasion de quelque chose qui est discuté nulle part qui n'est pas abordé dans le cadre des débats parlementaires que le président de la République a décidé que pour son musée et le prestige qui peut avoir 666 millions d'euros allit être investis pour que le Louvre qui dors et déjà craque avec des personnels qui n'en peuvent plus avec 30 % des salles qui peuvent pas être visité va encore plus augmenter la jauge de ce musée. Et c'est dans ce cadre-là que se déroule ce cambriol.
Je referme ma parenthèse mais je trouve ça très intéressant quand on fouille les choses pour voir de quelle manière un outil pareil. C'est magnifique ce musée. En plus c'est la convention et la révolution française qui a décidé d'en faire un musée.
Mais derrière ça il y a aussi quelque chose de très révélateur dans la manière par la manière dont le le pouvoir public appris les choses. Les amis voilà le cadre dans lequel j'agis. difficile.
La tâche est immense. Nous sommes dans une année très importante. Je vous invite, je l'ai évoqué, à vous mêler de vos affaires, à faire en sorte que le paysage sombre que je viens d'avoir lieu soit totalement démenti et que quand vous me reverrez ou l'année prochaine, si on se revoit, vous puissiez dire "En fait, ça s'est pas du tout passé comme prévu et tout va bien." Il y a un seul acteur qui pourra faire en sorte que ce que j'ai annoncé ne se déroule pas tel qu'on peut le craindre, c'est le peuple.
Si les gens s'en mêlent 43 44 45 millions d'électeurs, si notamment ceux qui sont parfois les plus victimes des politiques publiques, les milieux populaires, les milieux populaires qui ont pour caractéristique et on peut le comprendre de moins se rendre aux urnes parce qu'ils sont lassés, dégoûtés, épuisés. C'est à eux d'être particulièrement vigilant sur ce qui est en train de se passer. Je vous ai dit, les élections municipales sont votre affaire.
Écoutez les programmes, écoutez les candidats, allez voter, vérifiez que vous êtes inscrit sur liste électorale. Soyez des citoyens, des citoyennes. Sans vous, rien n'est possible.
Avec tout est possible. Et en 2027, si ça a lieu en 2027, c'est l'avenir du pays qui aura lieu. J'ai voulu vous alerter par ces vœux, mais j'ai la conviction profonde que nous sommes un grand pays où il y a d'immenses disponibilités à la justice.
Nous avons tous été éduqués dans l'idée qu'une grande révolution avait mis fin à une monarchie multicentenaire. injuste ou une aristocratie capter les richesses. Nous avons vu avec fierté comment ces élus aux États généraux ont décidé de refuser les décisions arbitraires du roi et ont donné naissance à une révolution qui a été vue dans le monde entier.
Suis-je Cocardier en disant cela ? J'espère pas. Mais tout de même, je crois qu'il y a une identité politique de notre pays très particulière. qui fait que nous sommes un pays.
Regardez, rien n'est perdu. Quand j'évoque la menace de l'extrême droite, je répète qu'il y a 43 à 44 millions d'électeurs dans ce pays et que l'extrême droite a rassemblé au mieux 12 millions d'électeurs, ce qui est déjà trop. Mais il y a des réserves pour faire mieux.
Mais chacun d'entre nous doit ouvrir un chemin d'espoir par des choses qui donnent confiance, qui donnent envie de se regrouper. Je vous ai dit tout à l'heure quelle est ma ligne de conduite. Portons un programme qui change la vie vraiment fidèle notamment à la base du programme qui nous a rassemblé en 2022 et 2024.
Je l'ai décris devant vous. Oui, la tâche de la gauche et des écologies si nous arrivons en responsabilité sera de mettre en place des mesures de justice fiscal pour un partage des richesses pour de nouvelles recettes afin en de permettre que nous puissions vivre mieux. C'est possible.
Jamais notre pays n'a été aussi riche et jamais la répartition des richesses a été inégalitaire. Oui, il faudra prendre à bras le corps des mesures de rupture avec ce modèle économique de prédation pour des mesures écologiques vraiment parce que c'est indispensable, parce que c'est la vie elle-même qui est en jeu. Oui, il faudra libérer le peuple de ce carcan que constitue la 5e République parce qu'il n'est pas vrai que c'est en remplaçant le monarque qu'on règlera nos problèmes.
L'enjeu de la prochaine élection, ça n'est pas de savoir qui sera, ou du moins le peuple n'a pas à rechercher qui sera son prochain souverain, mais de s'assurer que le prochain souverain qui sera issu du vote de 2027, ce soit le peuple. Et ça n'est pas la même chose. [applaudissements] C'est la raison pour laquelle il faut en finir aussi avec les pensées toxiques du grand homme ou de la grande-femme qui va régler nos problèmes.
Voilà pourquoi je suis un unitaire. un collectif, un homme qui pense que c'est par la discussion, l'assemblage de force, qui parfois ne sont pas d'accord que nous arriverons à avancer. Rappelez-vous la chanson, ce vieux chant, il n'est pas de sauveur suprême et cetera et cetera.
Si nos camarades du 19e siècle chantaient, c'est que déjà cette affaire était posée. C'est dans cet état d'esprit si le peuple se rassemble en voyant que ce que nous portons, c'est des choses qui vont changer la vie, que ce que nous portons est atteignable, que celles et ceux qui marchent devant créent les conditions que nous nous regroupions tous et que nous ne cherchons pas seulement à délimiter un précaré de radicaux, mais que des femmes et des hommes qui m'aiment par le passé n'ont pas nécessairement voté pour notre camp mais se disent "Oui, OK, je me reconnais parce qu'ils ont raison. Et bien tout est possible vraiment.
Je vois une roue de l'histoire qui tourne dans le mauvais sens. Voilà, on peut s'en sortir. Les amis, si vous êtes venus si nombreux, si vous avez pris le temps de m'écouter, c'est que je crois que vous partagez cela.
C'est magnifique. Merci les amis. Vive Montreuil, [applaudissements] vive Bagnolet.
Vive la France et surtout [applaudissements] vive la République. Merci à tous. On va [applaudissements] à partir de là partager le verre de l'amitié et sachez vraiment que je vous remercie vraiment d'être venu si nombreux.
Merci à tous. [applaudissements]
Alexis Corbière