Les 20 ans du «non» à la Constitution européenne et Édouard Philippe qui part en campagne
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La revue de presse d'Europa Olivier de la Garde. On commence avec un anniversaire. Et oui, parce qu'il y a 20 ans, jour pour jour, les Français un peu à la surprise générale votaiit non au référendum sur le traité de constitution européenne, vote de rupture qui pour de nombreux politologues marque le début du grand malaise démocratique français puisque malgré ce vote, la Constitution transformée en traité de Lisbonne sera bien imposée aux Français 2 ans plus tard, 20 ans après.
Qu'est devenue la France du nom ? C'est la très bonne question que se pose le Figaro ce matin et la réponse n'est pas simple explique Paul Suji. Autant on sait ce que sont devenus les partisans du Oui.
Le journal rappelle que pour vantter les mérites du traité, Nicolas SarkoZier et François Hollande avaient posé ensemble à la une de Paris match. Autant les partisans du Nom ne sont jamais parvenus à s'allier pour conquérir le pouvoir. Ce qui est intéressant, c'est que pour la première fois en 2005, la France ne se retrouvait pas face à une opposition gauche droite classique, mais face à une opposition de ce que l'on n'appelait pas encore un bloc central, face à une sorte de coalition du nom où l'on retrouvait des gens comme Besna, Mélenchon, Fabius Dupontignan, Philippe de Villier ou encore Jean-Marie Le Pen.
Et en fait 20 ans après, ce clivage semble on ne peut plus d'actualité. Et puis reste une petite question qui peut sembler un peu anecdotique mais qui ne manque pas de celle soulligne le journal. Qu'a voté Emmanuel Macron en 2005 ?
Et bien, il n'a jamais voulu le dire. On pourrait penser que cet ardent défenseur de l'Europe a voté oui, mais ce serait oublié que 2 ans auparavant, il soutenait Jean-Pierre Cheevenement. Bref, le mystère reste entier.
Autre personnalité à la une ce matin et lui est clairement dans le camp du Oui, hein. Oui. Édouard Philippe qui sort du bois, il publie un livre surprise qui sera en librairie jeudi prochain.
Ouvrage qui marque clairement son entrée en campagne présidentielle. Le plan comme semble avoir été soigneusement préparé. C'est le point qui ouvre le bal avec la une et pas moins de 12 pages.
Publication des bonnes feuilles, interview et séances photos de l'impétrant comme de bien entendu en boxeur car la boxe est à la mode. Et puis c'est un livre coup de point promet l'ebdomadaire. Je suis en colère", déclare son auteur.
Notre pays s'enfonce dans l'abîme, décroche par rapport à ses voisins. Philippe appelle donc au sursaut et à sortir du déni collectif "Nous nous mentons à nous-mêmes, nous nous racontons des histoires" et d'expliquer que lui dira la vérité, qu'il proposera au français un projet de transformation massive en ce qui concerne l'école, le modèle social, la réforme de l'État. Mais question perfide du point, pourquoi ne pas avoir titré ce livre ?
Et si Macron avait été courageux, c'est pas mon état d'esprit. Ce que j'ai accompli avec lui entre 2017 et 2020 n'avait rien de simple. Vous l'avez peut-être oublié, mais il y a eu des manifestations des violences à demander de l'engagement.
Jordan Bardella lui est dans valeurs actuelles. Oui. Et lui s'engage auprès des milieux économiques et réfute les accusations en socialisme.
La doublure de Marine Le Pen propose en cas de victoire de supprimer les impôts de production, s'attaquer aux normes, réduire considérablement les dépenses publiques. Je n'appelle pas cela du socialisme, déclare Bardella un rien agacé. Alors eux assument en revanche leur appartement leur appartenance au parti de Jorès et d'Annie Dalgot dans la course au poste de premier secrétaire fort et Rossignol sont au coude à coude mais en fait le perdant est déjà connu.
C'est le PS lui-même explique Guillaume Tabar dans le Figaro. Parce que le contraste est saisissant avec la compétition qui a eu lieu chez les Républicains. Rappelle-t-il.
Le match entre Vokier et Rota avait conduit à multiplier par 3 le nombre des adhérents LR qui dépassent désormais les 120000. Là, malgré une incertitude réelle sur le vainqueur du scrutin, la courbe des adhésions au PS reste plate. Quelques 40000 adhérents, paraît-il, dont seulement la moitié à voter.
Bref, au lendemain de ce qui aurait dû être un vote de clarification, la question reste plus que jamais posée. À quoi sert le PS ? Conclut-il poser la question Dimitri diton, c'est déjà y répondre.
Et un italien est à la une également ce matin, Antonio Philoza. Ouais, on parlait tout à l'heure du décrochage de la France. Faut-il y voir un signe de plus ?
En tout cas, c'est donc un Italien qui est à la tête de Stellanti, c'est-à-dire entre autres de Peugeot Citroën et les réactions de part et d'autres Alpes sont comment dire contrastées. Vous lirez ça sur le site des échos qui ne paraissent pas en version papier aujourd'hui en raison de l'ascension. Mais le ministre italien de l'industrie n'a pas caché sa joie, saluant un excellent choix, explique Guillaume Guichard.
Son homologue français, lui n'a pas voulu répondre aux échos. Et puis la presse italienne, elle savoure une petite revanche. Toute l'industrie automobile de nos chers cousins français est désormais dirigé par des Italien, soulligne perfinement l'éditorialiste El Coriré de la Sera qui n'a pas oublié que Renault aussi est dirigé par le milanais Lucas de Meo.
Bon mais tout cela va se régler samedi soir et oui car l'attention monte dans vos journaux à l'approche de la finale Ligue des Champions entre le PSG et l'Inter de Milan. L'équipe en oublierait presque Roland Garot c'est consacre cette finale ses 10 premières pages aujourd'hui. Le journal a notamment recueilli des témoignages des anciennes gloire du PSG mais stupeur.
Toutes ne sont pas à fond derrière leur ancien club. Quand on lui demande de quel côté penchera son cœur samedi, Yori Jorkav par exemple s'en excuse et répond que c'est pour lui impossible à dire. C'est comme si on me demandait de choisir entre mes deux fils.
Bref, on appelle cela un choix cornélien. Alors, espérons avec un brin de chauvinisme que les joueurs du PSG ne s'écrireront pas samedi. Ou désespoir, oh vieillesse ennemis, n'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie et ne suis-je blanchi dans les matchs de foot que pour voir en un jour cette finale capoute.
J'allais leur porter malheur à nos Parisiens. Merci beaucoup Olivier de la garde.
Édouard Philippe