Nicolas Dupont-Aignan invité de FDM Tv
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:50OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez nous expliquer qu'est-ce qu'est Debout la France ?
- 1:38OuverteRéponse directe
À quoi ça sert de faire de la politique si c'est pour rien changer ?
- 2:16OuverteRéponse directe
Votre recette ?
- 2:59OuverteRéponse directe
Si vous êtes président en décembre, qu'est-ce qui va être changé ?
- 5:27OuverteRéponse directe
Comment vous êtes venu à la politique ?
- 6:51OuverteRéponse directe
Le personnage de l'histoire de France que vous préférez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55Invité politiqueFait
« Debout la France, c'est un parti indépendant que j'ai créé. »
- 1:10Invité politiqueFait
« J'avais voté non au référendum de 2005. »
- 2:13Invité politiqueChiffre
« 80% des voix dans une ville de banlieue de 30 000 habitants. »
- 2:24Invité politiquePromesse
« Chaque chose que j'ai toujours promis, je l'ai tenue. »
- 2:33Invité politiqueChiffre
« Une ville de banlieue de 30 000 habitants qui votait à 65% Mitterrand, vote aujourd'hui à 80% trois fois de suite. 2002, 2008, 2014. 80% des voix. »
- 3:58Invité politiqueFait
« Au lieu de faire un super métro qui va coûter 30 milliards d'euros, je mets une partie de cet argent tout de suite sur la réparation de ce qui existe. »
- 8:02Invité politiqueFait
« On n'enseigne pas assez l'histoire. »
- 8:41Invité politiqueFait
« Le principal atout, c'est son image mondiale. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan71 %
- Présentateur18 %
- ?9 %
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parce
qu'elle pose question à toute conscience humaine,
ne
devrait être décidée
que
par la voie du référendum.
J
'avais le prix.
La
France attache deux prix de la France, une prise épargne à l'unité.
Avant,
je n'aimais pas la politique.
C
'est l'émission qui cherche à vous réconcilier avec la politique. On a peu de temps parce que le 6 décembre prochain, vous êtes appelé à voter. Pour les élections régionales, il
y a
beaucoup de candidats, 12 candidats en Ile-de-France.
Et
aujourd'hui, nous recevons tête de liste. Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes tête de liste de Debout la France. Est-ce que d'abord,
vous pouvez
nous expliquer qu'est-ce qu'est Debout la France ? Debout
la France, c'est un
parti indépendant
que
j'ai créé. J'étais à l'UMP auparavant. J'étais gaulliste, RPR, UMP. Et puis,
j
'ai rompu avec l'UMP sous Nicolas Sarkozy pour créer un parti indépendant qui défend des valeurs gaullistes. J'avais voté non au référendum de 2005.
Je
crois à
l
'indépendance de mon pays, à certaines justices sociales. Et je ne veux pas que des commissaires, entre guillemets, européens décident pour nous. Voilà,
c'est au peuple français
de trancher les principaux choix qui le concernent.
Ça veut dire que c'est plutôt la question européenne. Vous dites indépendance du pays, qui fait la différence avec le reste de la droite républicaine. Là, on est en train de parler de la région. Qu'est
-ce
que ça va changer
?
À quoi ça
sert de faire de la politique si c'est pour rien changer, si c'est pour gérer des places, si c'est pour avoir un fauteuil ?
On
peut avoir un fauteuil dans beaucoup d'autres endroits en travaillant beaucoup
moins durement. Alors ça, ça veut dire que ça
repose.
C'est une autre éthique ? Oui, c'est
un autre comportement
politique. Parce que je suis maire. D'ailleurs, je suis le seul tête de liste en Ile-de-France qui est maire d'une ville de banlieue, hier, dans l'Essonne. Je suis élu depuis 20 ans. Et je sais qu'on peut changer les choses avec la politique. Moi, j'ai changé ma ville.
J
'ai bouleversé. On l'a redressé. Je suis élu. Ce n
'est
pas pour me vanter, mais je suis un de ceux qui est le mieux élu en France. 80% des voix dans une ville de banlieue de 30 000 habitants. Votre recette ? Parce que je pense qu'il
y a
beaucoup de maires. Ma recette, je vous savais, promettre moins
et
tenir plus. Chaque chose que j'ai toujours promis, je l'ai tenue.
Et
les gens le savent. Et j'ai des gens qui votent pour moi. Vous savez, une ville de banlieue de 30 000 habitants qui votait à 65% Mitterrand, vote aujourd'hui à 80% trois fois de suite. 2002, 2008, 2014. 80% des voix. Il y a des gens du Parti communiste, du Front National qui votent pour moi. Pas pour moi seul, d'ailleurs.
C
'est une équipe. Et on s'est attaché à une seule chose. Faire. Faire, c'est-à-dire agir. Et là, on peut aimer la politique peut-être autrement. Après, on ne peut pas partager mes choix.
Mais
au moins, quand on a dit quelque chose, on l'a fait. Alors, pour
la région,
si vous êtes président en décembre, si vous êtes élu, sans promettre tout, puisque vous dites que
vous
promettez peu, mais vous allez agir. Qu'est-ce qui va être changé
? Je vais vous dire,
c'est parce que ça fait justement un certain temps que je suis maire d'une ville. J'ai un RER, le RER D, de pire en pire. On a eu la direction de la région à gauche, on l'a eu à droite, on a eu des gouvernements de droite, on a eu des gouvernements de gauche. Ça ne les intéresse pas, les problèmes quotidiens. Ah, les grands projets, la mégalomanie, les dizaines de milliards, le super métro du Grand Paris. Ils ne
sont
pas foutus d'entretenir le RER. Moi, je veux, je me présente parce que je veux faire entendre la voix de tous ceux qui souffrent au quotidien de l'abandon des pouvoirs publics. Je pense qu'on peut dépenser moins, avoir de moins grands projets. Par exemple, je ne
veux
pas le projet du super métro parisien.
Je
veux que...
Vous allez dire,
si vous êtes
président
en
région, c'est plus Grand Paris. Madame Décresse et M. Bartholonne, c
'est un Grand Paris, mais différent, moins coûteux, plus juste. C'est-à-dire qu'au lieu de faire un super métro qui va coûter 30 milliards d'euros, je mets une partie de cet argent tout de suite sur la réparation de ce qui existe.
Parce
que dans la vie, avant de construire un château,
on
entretient sa maison. Et je ne supporte plus
la
démagogie électorale. J'ai écouté les promesses de Bartholonne, les promesses de Pécresse, c'est des catalogues. Il y a 180 mesures là, 170 mesures là, il n
'y a
plus une personne qui croit à ces promesses. Parce qu'ils ne les tiennent jamais. Donc moi, j'en promets moins. Et ce que je veux, c'est qu'on gouverne la région comme on gouverne une ville. Le trottoir, moi je dis toujours l'école ou le trottoir, il n
'est
pas de gauche ou de droite. Et pourtant, j
'ai
un engagement fort que tout le monde connaît. Mais il n
'est
pas de gauche ou de droite. Le RER, il n
'est
pas de gauche ou de droite. L'agent de sécurité dans le bus, il n
'est
pas de gauche ou de droite. Je pense que la région ne doit pas être confisquée
par
Hollande à travers Bartholonne ou par Sarkozy à travers Pécresse. Parce qu'on sait que si on vote Bartholonne, ça sera Hollande. Si on vote Pécresse, ça sera Sarkozy, le président de région. Il faut que les habitants choisissent. Mais vous avez
aussi des ambitions
nationales. Bien sûr que j
'ai
des ambitions nationales. Mais je vais vous dire, si les habitants de l'île de France me faisaient confiance
pour
cette région, je serais tellement heureux de prouver
qu
'on peut changer les choses. Votre émission, elle m'a plu, le titre, parce que souvent je me pose la question, je me dis, si je n'étais pas élu,
est
-ce que je m'intéresserais à la politique aujourd'hui ? Est-ce que je ne serais pas écoeuré comme la plupart de mes concitoyens ? Mais
précisément, comment vous êtes
venu à
la politique
? Parce que vous avez expliqué
pourquoi
vous avez voulue. Mais comment vous êtes venu à la politique ? Vous avez toujours aimé la
politique ? Oui,
je vais vous dire, à 12 ans, j'adorais ça, 13 ans, j'étais passionné peut-être parce que j'avais un grand-père qui était un héros de l'aviation, pourtant pas du tout d'une famille politique, pas d'une famille qui pouvait m'ouvrir les portes, j'ai tout fait moi-même, tout seul. Mais l'histoire, pourquoi j'étais gaulliste ? Parce que c'était le résistant. Il y a un homme qui a dit, c'est pas possible, on ne
va
pas cesser, tué par les nazis, on ne
va
pas accepter les comptes de concentration,
on
ne
va
pas... J'ai trouvé que c'était tellement beau, vous voyez, c'était presque un romantisme de jeune homme, les romans de Malraux, l'idée
que
la conscience humaine
peut
bouleverser l'histoire.
C
'est David et Goliath, c'est le petit contre les grands. Vous savez ce que disait de Gaulle, j'adore cette phrase, il dit « Je n
'ai
qu'un seul rival international, c'est Tintin, le petit qui lutte contre les grands. » Ou Astérix, je ne
sais
plus, mais je crois que c'était Tintin. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que dans la vie, il ne faut jamais abandonner. Sinon, il n'y
aurait
jamais eu Mandela,
il
n
'y
aurait jamais eu Gandhi,
il
n'y
aurait
jamais eu Churchill.
Alors, précisément,
je vais vous
faire plaisir. Je suis en ce moment de moi là-dessus, parce que
souvent, je parle de... Mais je parle de ceux qui ont réussi.
Oui, mais vous me faites la transition avec mon questionnaire, parce
que
j'ai un petit questionnaire à vous poser. Pas de bac, il n'y a pas de note à la fin, mais pour mieux vous connaître. Le personnage, pour le coup, de l'histoire de France, que vous préférez ? De Gaulle, sans aucun doute.
Ou
Jeanne d'Arc.
Ou Clémenceau.
Ça
fait trois. Le
Clémenceau de 1915. C'est les mêmes. Ce
sont des gens, quand tout était perdu,
qui
n'ont pas écouté les lâches, les fuyards, les traîtres, ceux qui préféraient leur petit confort et qui ont défendu un idéal collectif. Alors après, on peut aimer ou pas aimer, mais quand on se sent français pour ses valeurs, la République, la liberté, l'égalité, la fraternité, pour moi, c'est fondamental. Il y
a
un moment, qu'importe ce que pensent la Terre entière, on doit défendre ce qu
'on
croit devoir défendre. Enterré debout pour Clémenceau. Oui. La date de l'histoire de France.
La
date de l'histoire de France. Alors, à ce moment-là, je prends Jeanne d'Arc et Clémenceau et je prends le 18 juin. Parce que le 18 juin, c'est l'appel quand même d'un homme. Tout est perdu. On va le condamner à mort quand même. La France vichyste va condamner à mort
cet
homme. C'était un général. Vous imaginez un général, il doit toujours obéir. Parce qu'un général ne l'obéit pas. Eh bien, il désobéit. Et il se fait condamner à mort. Mais vous savez, souvent les jeunes ont perdu les rapports historiques.
18 juin, 40 juin.
Parce
qu
'on n'enseigne pas assez l'histoire. L'histoire, c'est une formidable leçon.
On
fait le tri. Qu'est
-ce
qui n
'a
pas été bien ? Il y a eu des périodes sombres dans notre histoire. Il faut les assumer. Il ne
s
'agit pas de les oublier.
Mais
c'est des leçons.
Moi,
je ne veux pas qu'on transforme le citoyen en consommateur. Voilà. Et vous savez, aujourd'hui,
quand
on ne vote pas, eh bien, on est condamné à être un consommateur. Et on consomme d'ailleurs de moins en moins de choses parce qu'on est au chômage.
Donc, le citoyen n'est pas le consommateur.
Quand on est un citoyen, ce n
'est
pas parfait, mais on peut se prendre un peu en main. Ce n
'est
pas parfait,
bien
sûr. Tout est dur. Une petite dernière question qui nous ramène à la région. L'atout de la région Île-de-France est le handicap. Principal atout, principal handicap.
Le
principal atout, c'est son image mondiale. C'est la capitale, une des capitales du monde. Et sa population de talent, de diversité, pour le coup, du talent incroyable. Et en même temps, son principal handicap, c'est la congestion.
C
'est-à-dire, c'est la boulimie.
C
'est vouloir toujours en prendre plus.
Et
on est paralysé tellement on est obèse. Il faut savoir partager avec la province.
Il
faut savoir travailler avec les autres. Il faut savoir mieux répartir les richesses à l'intérieur.
Il
ne
faut
pas mettre tous les emplois au même endroit, tous les habitants au même, parce que sinon, ça devient invivable. Moi, je veux bien répartir les richesses entre les différents pôles. Tout ne doit pas être à la défense. Ce
n'est
pas possible.
Et
tous les habitants très loin. Moi, je suis dans la banlieue Est. Les gens, deux heures de transport allé, deux heures retour. Ce n
'est
pas une vie.
Ce
n
'est
pas une vie. Il faut mettre un peu d'ordre. Il faut réguler tout ça. Et enfin, le lieu que vous préférez. En Ile-de-France. Il y
en
a beaucoup.
C
'est ma ville. Ma petite fille, quand elle était petite, elle disait, il
y a
deux villes préférées. C'est Paris et hier, ma ville. Donc, c'est ma ville. Se balader dans ma forêt. Enfin, ce n
'est
pas la mienne, d'ailleurs. C'est celle de tout le monde. Et puis, le pont des Arts, c'est beau aussi.
Nicolas Dupont-Aignan, merci beaucoup d'avoir été notre invité. pour ce qui nous concerne sur FDM TV. On se retrouve très bientôt. Vous n'êtes pas le seul candidat. Il va y avoir un petit panneau avec l'ensemble des 12 candidats à cette élection. Pour les régionalistes de France, le premier tour, ne le manquez pas. C'est le 6 décembre. Passez une bonne soirée.
Sous
-titrage
Société Radio-Canada
Nicolas Dupont-Aignan