Sébastien Chenu revient sur l'interdiction du port du voile dans l'espace public proposée par le RN
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Ce débat qui, aujourd'hui, a été lancé par le Rassemblement national et qui veut faire tomber le voile le RN, qui veut, s'il arrive au pouvoir, interdire les signes religieux dans la rue, mais surtout mettre à l'amende ceux qui porteraient le voile. Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national sur BFM TV. L'interdiction du voile dans l'espace public, du voile islamiste, est soutenue par 60 à 70 % de Françaises et de Français qui sentent bien que derrière ce symbole, ce n'est pas seulement une liberté vestimentaire, c 'est une idéologie qui est contraire à ce que la France a porté depuis des années.
Nous allons évidemment combattre l'idéologie islamiste et nous sanctionnerons le port du voile aussi en solidarité avec toutes les femmes à travers le monde qui sont forcées à le porter et qui meurent pour avoir cette liberté. Vous avez des gens qui ne mettent pas leur ceinture de sécurité, quand ils ne mettent pas leur ceinture de sécurité, ils ont une amende parce qu'il y a des des femmes qui portent le voile alors qu'il est interdit, elles auront une amende. On va en parler avec Sébastien Chenu, député vice-président de l'Assemblée nationale, vice-président du Rassemblement national.
Bonsoir, monsieur le député. Pourquoi remettre cette idée d'interdiction du voile dans le débat de cette rentrée ? Parce que vous avez l'impression d'être un peu oublié.
On parle beaucoup d'Edouard Philippe, de Gabriel Attal, des autres. Il fallait se remettre sur les fondamentaux, c'est ça ? Non, non, mais cette cette disposition qui dépasse d'ailleurs simplement le voile.
Elle existe depuis 2022 dans notre programme. Quelle est la logique de tout cela ? Nous, on veut lutter contre l'islamisme.
Et en cela, on fait d'ailleurs la différence. entre l'islam et l'islamisme et on considère que l'islamisme, l'islam radical, représente une menace dans le pays et cette menace elle est toujours d'actualité. Et à partir du moment où on veut lutter contre cette idéologie, eh bien il faut la définir, il faut en définir son mode d'expression, ses représentations ses financements ses relais pour l'interdire Le voile porté par une femme J'y Un symbole de l'islamisme.
Évidemment qu'aujourd'hui, le voile tel que nous le connaissons, porté ou revendiqué ou parfois imposé à des jeunes filles, est le symbole de cet islam radical. – Imposé. – Imposé, parfois ou parfois choisi.
Quand il est choisi, c'est une rupture évidente, une façon de dire « je ne me reconnais pas dans cet État républicain » – C'est une liberté aussi. – Puisque c'est une soumission, c'est une liberté. – Mais il y a une liberté religieuse. – Bien entendu, mais nous, nous considérons qu'elle est l'étendard de la soumission des femmes à la loi islamique.
Vous savez que dans la religion musulmane, rien n'oblige à se Donc, les gens qui en font la promotion sont des gens qui souhaitent envoyer un message de radicalisation, de rupture avec le pays. – Mais pour qu'on comprenait une femme qui porte le voile dans la rue, c'est une menace pour la République – C'est une volonté de ne pas être en accord avec les valeurs de la République, ça c'est une évidence. Et pour tout vous dire… – Cette femme est peut-être une citoyenne française, elle paye ses impôts, elle respecte la – La loi, elle décide personnellement de porter un voile et c'est une menace.
C'est-à-dire qu'on serait bien fragile de se sentir menacé quand même par cette femme qui porte le voile. – Cher monsieur Truchot, il y a beaucoup de gens qui payent leurs impôts et qui sont très menaçants pour le pays, on pourrait en faire des listes. Simplement, projetons-nous.
Il y a quelques années, moi vous savez, je suis né dans l'Oise, je connaissais très bien Ernest Chénière, le principal du collège Aves de Creil. Les deux petites filles voilées dans les années, fin des années 80, ont été le premier symbole, finalement, de l'antrisme des frères musulmans dans la sphère la plus visible de la société. Et depuis, ça n'a cessé d'augmenter.
À la femme, vous vous retrouvez avec quoi ? Avec une société qui est communautarisée à l'anglo-saxonne. Eh bien nous, nous ne défendons pas ce modèle.
Nous, nous considérons que c'est un mauvais modèle que d'avoir une société communautarisée dans laquelle la femme doit se couvrir. Car lorsque vous couvrez les corps, vous couvrez les esprits. Alors il y a aussi un avantage à l'interdiction du voile dans la société.
C'est que ça va libérer des jeunes filles. Il y a des jeunes filles qui se font imposer le voile par une pression qu'elle soit physiques, intellectuelles, que sais-je. Eh bien elles vont grâce à cette loi aussi trouver la possibilité d'enlever nos voiles. – Et vous n'interdisez qu'un seul signe religieux dans l'espace public ?
Vous n'interdisez pas les — Non mais vous l'avez pas compris. — Parce que Maud Bréjon, ce matin, disait... — Mais elle a rien compris. — Si on met en place à telle mesure, il va falloir interdire l'ensemble des signes religieux visés dans l'espace public. — Donc elle a rien compris.
C'est grave pour la porte-parole du gouvernement d'être dans ce niveau-là. Je viens de vous expliquer que c'était l'étendard de l'islamisme. Le reste ne sont pas les étendards d'idéologies mortifères.
L'islamisme est une idéologie qui fait des morts dans notre pays. Je ne crois pas que les autres idéologie qui serait, qui découlerait de religion en soit là. Donc nous luttons contre l'islamisme, pas contre l'islam, la religion de l'islam, chacun peut la pratiquer comme il veut, comme il se doit, nous sommes dans un état laïque, aucun problème.
Mais pourquoi vous ne limitez pas aux mineurs dans ce cas-là qui, elles, en effet, se le font imposer parce que c'est un adulte qui choisit. Mais on peut considérer que des femmes adultes choisissent en connaissance de cause Mais madame, d'abord, pourquoi les limiter ? L'argument peut être également inversé.
Pourquoi ne le limiter comme mineur lorsqu'on veut se débarrasser dans une société de l'étendard de l'islamisme ? Mais la chose la plus simple, je vais vous dire. C'est encore ce que disait Jordan Bardella, c'est que ça va ouvrir ce sujet de société.
On va le mettre sur la table. Ce sont les Français et dans notre projet de loi, il n'y a pas que le voile pour lutter contre l'islam radical, la fermeture d'un certain nombre de mosquées salafistes. Ça sera dans un référendum c'est ça ?
Mais oui, c'est un autre référendum qui n'a rien à voir avec le référendum sur l'immigration. C'est un autre référendum qui est lutter contre l'idéologie islamiste. C'est anti-constitutionnel selon de nombreux constitutionnalistes.
Nous avons regardé les choses aussi. Je sais bien que...
Il y a un débat quand même. Mais ça, vous savez, c'est toujours les arguments pour rien faire. On vous dit « Ah mais ce sera anti-constitutionnel ».
On a regardé, vous savez qu'il y a une loi en 2010, celle qui interdit le fait de se couvrir intégralement. Le NICAB, il est interdit dans notre pays. Déjà, le Conseil des constitutionnel s'est prononcé là-dessus.
Ce qui pouvait poser problème, c'était « Est-ce que ça crée un trouble à l'ordre public ? » Eh bien le Conseil constitutionnel, nous l'avons vérifié, a élargi cette notion. Les traités européens également ont donné de la marge à toutes ces notions.
Donc pour nous, ça passe et les Français auront le choix de pouvoir le voter ou pas. Je vous rappelle qu'il y a des pays qui sont sur le même chemin. La Belgique flamande, le côté flamand de la Belgique, a pris le même chemin avec une loi sur le niqab et regarde beaucoup ce que nous faisons en France.
Mais il n'y a aucun autre pays au monde qui le fait pour l'instant, qui n'a interdit le voile dans l'espace public pour l'instant. Et Donald Trump et d'autres n'y ont pas pensé. Sur le voile intégral, oui.
Sur le voile intégral, oui. Mais avec la multiplication de ces cas revendiqués de ces étendards de l'islamisme, peut-être qu'effectivement d'autres prendront le même chemin. En tous les cas, il y en a qui nous regardent avec beaucoup d'intérêt.
Justement, voyons avec Raphaël Grabli maintenant dans l'effet Grabli que le Rassemblement national et le voile. Bonsoir Raphaël. Bonsoir.
C'est une longue histoire politique quand même. Oui, une longue histoire. Une histoire d'ailleurs assez simple.
Sur le papier, en fait, dès 2012, Marine Le Pen se prononce pour l'interdiction dans la rue du voile et de la kippa, d'ailleurs à l'époque. Une position qu'elle maintient uniquement pour le voile en 2017 et en 2022. Et voici ce qu'elle disait il y a cinq ans, à quelques jours du premier tour, c'était le 4 avril 2022 face à Apolline de Malherbe.
Est-ce que vous interdirez le port du voile partout, sauf à la maison ? Oui, j'interdis le port du voile dans l'espace public. C'est-à-dire qu'en réalité, j'élargis la loi d'interdiction du voile de l'école pour qu'elle touche l'intégralité de l'espace public.
Alors ça, c'est pour la théorie. En pratique, ça peut se compliquer. Un quelques jours plus tard, on est le 15 avril 2022.
Marine Le Pen fait campagne à Pertuis, dans le Vaucluse. Une femme voilée l'interpelle devant les caméras. Je suis une fille d'un ancien combattant d'armée française qui a fait 15 ans de service militaire.
J'ai commencé à porter le roi une fois que je ne suis pas m'agir maintenant. Je n'ai pas 50 ans, je n'ai pas 60 ans. C'est d'être grand-père.
Dès le lendemain, Marine Le Pen est interrogée sur cet échange et elle revient avec une position qui est légèrement plus nuancée. Je sais très bien quels sont les problèmes liés au voile. Je sais très bien qu'il y a des femmes âgées qui le mettent parce que ça correspond pour elles à un moment de leur vie et qu'elles sont devenues grand-mères et que ça n'a pas la même signification que les jeunes femmes à qui on force en fait de le mettre.
Donc si au résume il y a le voile acceptable, celui des grands-mères et puis le voile qu'il faut combattre, celui des islamistes. Alors comment fait-on la différence entre les deux ? Alors c'est assez difficile en tout cas si on écoute certains policiers, ceux qui donc devraient mettre des amendes in fine aux femmes voilées dans la rue.
Alors figurez-vous que ce n'est pas moi qui le dis ça, c'est Jordan Bardella qui le disait face à vous deux d'ailleurs, Alain et Olivier. C'était dans les GG le 19 mars 2025. Écoutez Jordan Bardella.
Évidemment l'interdiction dans la rue ça se fait pas du jour au lendemain, il suffit d'aller discuter avec des policiers en Seine-Saint-Denis par exemple dans des territoires qui sont très communautarisés. L'application est compliquée. L'application est compliquée donc je pense qu'il faut y aller étape par étape.
Donc Jordan Bardella qui admet que c'est compliqué. J'ai une question pour vous Sébastien Chenu, je voulais vous montrer à l'écran, vous allez voir apparaître 4 femmes différentes qui ont un point commun quand même, qui ont la tête couverte. Alors j'ai une question à vous poser, si demain le voile il était interdit dans la rue, lesquelles seraient sanctionnées ?
Ça c'est le travail du législateur, voyez-vous, ou le travail effectivement des Français qui choisiront...
Là-dessus vous ne sauriez pas dire...
Je ne vais pas me prononcer, pour ne pas tomber dans le piège. D'abord je vois qu'il y a du personnel religieux là-dedans, sur les quatre photos que vous me présentez. Oui il y a une bonne soeur, oui.
Donc vous mettez déjà des gens qui n'ont rien à faire ensemble. Le personnel religieux n'est évidemment pas touchés, donc vous voyez ce genre de petit piège est vraiment lamentable. Si on enlève la bonne soeur...
Donc moi le législateur se prononcera mais vous voyez que déjà vous attaquez le sujet par l'argumentation de tous ces gens qui ne veulent rien faire. En fait c'est toujours pareil, non mais je vais terminer parce qu'on nous dit ah mais c'est compliqué, ah mais c'est impossible à le faire...
Non non non mais monsieur que ce soit compliqué dans notre pays d'appliquer la loi et de la faire respecter oui c'est une évidence. Vous voyez le nombre de refus d'obtempérer, quand il y a un refus d'obtempérer, le nombre de jeunes qui se mettent autour des forces de l'ordre qui sont en train d'essayer de dresser un procès verbal, oui la notion d'ordre public dans notre pays elle est effectivement difficile à maintenir et nous on est, pourquoi on s'engage ? Pour rétablir cette notion d'ordre public.
Donc oui c'est difficile. Vous savez je disais tout à l'heure j'expliquais que j'avais reçu une proposition d'une députée LR qui disait, cet été, même Corneloup, députée LR, elle s'ennouillait probablement pendant les vacances, elle nous proposait de signer sa proposition de loi pour l'interdiction de fumer dans sa voiture. Il faut vraiment être à côté des problèmes de la société pour proposer ça.
Mais Mme Corneloup, comment elle fait appliquer l'interdiction de fumer dans sa propre voiture ? On a mis, monsieur, des amendes à des gens qui ne portaient pas le masque. On a mis des amendes à des gens qui ne sortaient pas de chez eux sans avoir fait signer un papier.
Donc vous voyez, effectivement, une société qui se tient debout, c'est une société qui édicte des lois, qui sait les faire appliquer et nous considérons qu'effectivement, nous soutiendrons la police de France pour faire Justement, écoutez ce représentant policier à propos de cette perspective législative. C'est très compliqué également de verbaliser quelqu'un qui a le voile intégral parce que tout de suite quand vous arrivez à deux ou trois policiers, vous avez beaucoup de gens qui viennent autour, vous avez plein de personnes qui se mettent au milieu en disant mais vous n'avez pas autre chose à faire que verbaliser quelqu'un qui a un voile intégral. C'est déjà très compliqué dans l'application et il y en a assez peu d'amendes qui soit émise.
Alors il y en a encore quelques-unes parce que parfois, franchement, il faut qu'on le fasse. Mais je ne vous cache pas, déjà c'est compliqué. Alors imaginez si c'est simplement pour un voile où on voit le visage de la personne.
Franchement, je crois que quand on est flic, on a bien d'autres choses à faire que que ce genre de contraventions. Que répondez-vous à ce policier ? Deux choses, d'abord je fais confiance à la police de mon pays sur le discernement.
C'est-à-dire ce qu'on demande dans l'application de la loi. Faites preuve de discernement. Et les policiers de France font on prouve, dans tous les cas où ils sont confrontés dans la vie quotidienne, à cette notion de discernement. – On leur demande déjà beaucoup aux policiers, alors là c'est une tâche supplémentaire. – Mais on va beaucoup les aider aussi, mais nous on va être beaucoup en soutien des policiers. – Vous allez embaucher davantage les policiers pour en faire appliquer Et là, si on enlève la bonne sœur, comment ils vont faire le discernement entre les trois autres ?
Monsieur, moi je fais confiance à la police de mon pays et je peux vous dire que...
Mais oui, mais je vais vous dire, quand vous baladez dans la rue et vous voyez une jeune fille qui est voilée, vous dites elle est voilés. Et en réalité, il y a assez peu de probabilités pour que vous...
Mais c'est peut-être cette jeune fille qui va aller travailler sur le Parlement Raphaël. D'ailleurs, vous l'avez bien vu, j'ai tout de suite dit qu'il y avait entre les quatre une personne qui était du personnel Oui mais les trois autres, j'ai fait les trois autres Elles ont des voiles Donc elles sont verbalisables J'ai fait preuve de discernement Le voile religieux Elles sont verbalisables ? Oui elles sont verbalisables Et religieux évidemment Alors je précise juste qu'effectivement à gauche la jeune femme porte un voile islamique juste à sa droite c'est un voile qui est porté notamment par certaines jeunes femmes juives alors évidemment il y a la bonne ça Mais au milieu c'est une dame qui a un turban ça n'a rien à voir avec le voile déjà Non non, et tout à droite, c'est une femme qui porte un foulard pour chimiothérapie, qui est vendu j'ai trouvé ces modèles sur Amazôme il faut faire preuve de discernement et la dame vous répondra si vous l'interrogez monsieur je porte un foulard parce que j'ai une chimiothérapie il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles.
Il y a eu la même chose pour l'ABAIA, c'est pas moi qui l'ai défendu d'ailleurs, c'était Gabriel Attal où on disait ah mais vous allez mesurer la longueur non, les principaux de collège savent très bien et d'ailleurs ça se passe plutôt bien j'ai l'impression, pas besoin de loi il faut arrêter de se réfugier derrière des argumentations qui sont souvent stupides ou ridicules ou caricaturaux pour dire ne rien faire, moi je vous le redis il faut envoyer un signal fort immédiat si on ne veut pas se retrouver dans le cadre d'une société qui soit communautarisée à l'anglo-saxonne. J'ai une précision à vous demander, pour le sport sur le voile, est-ce que vous voulez aussi l'interdire dans toutes les compétitions sportives, y compris au niveau amateur et faire une loi en ce sens ou pas ? Non, mais si le voile est interdit dans la société française, il est interdit dans tout l'espace public, le sport aussi.
Dans toutes les compétitions sportives, parce que pour l'instant, c'est pas le cas. Oui, madame, bien sûr, c'est pas le cas du tout dans le pays si le voile est interdit, il est interdit quand on vous dit de mettre votre ceinture de sécurité vous mettez votre ceinture de sécurité à la ville et à la campagne donc vous voyez, s'il y a une loi elle s'applique sur l'ensemble du territoire fuck Marine Le Pen projeté dans un concert, un festival de rock en scène. C'est de la liberté d'expression ?
On le voit sur nos écrans. C'est surtout d'abord de la vulgarité la plus insigne. Ça a été posté par Mathieu Pigasse qui est le financeur qui finance les Rock-en-Seine.
Comme quoi, Mathieu Pigasse, le financeur de... pas uniquement de Rock-en-Seine, probablement de LFI aussi, en tous les cas, le sponsor au moins intellectuel, le milliardaire ami de la France Insoumise, ne fait pas partie des nuisibles que la France insoumise condamne.
Vous savez, pour eux, il y a des bons milliardaires. – Il n'est pas milliardaire, il est millionnaire. – Il est millionnaire, excusez-moi cette nuance. – C'est important. – Disons qu'il n'a pas trop de problèmes de ce côté-là.
Il fait partie en tous les cas des nuisibles et acceptables de la France insoumise. Et je pense que c'est le degré zéro du débat public, ça. C'est le degré zéro du débat public.
Ça veut dire que les artistes vont se mobiliser ? Mais chacun dit ce qu'il veut dans le pays. Et si ces individus pensent qu'ils vont faire bouger une seule voix, parce qu'ils écrivent « fuck Marine Le Pen », je les plains.
Parce que si c'est ça pour eux faire une campagne et penser convaincre quelqu'un avec « fuck Marine Le Pen », écoutez, sincèrement, s'ils en sont là, je me fais du souci pour eux. C'est un argument un peu de court. Ça, c'est l'avant, c'est en campagne.
Mais si Marine Le Pen arrive au pouvoir, vous avez entendu notamment Marine Tonnelier et d'autres personnes aussi à la France Insoumise dire « non, on entrera en résistance ». Ça ne se passera pas comme ça. On fera ce qu'il faut.
Il y aura même des appels à la désobéissance, désobéissance civile contre l'élection de Marine Le Pen. Qu'est-ce que vous leur dites ? Quand on est républicain et ces gens-là décernent des brevets de républicanisme à peu près à tout le monde, ce sont eux qui décident qui est républicain, qui ne l'est pas dans le pays.
Quand on est républicain, on accepte le résultat des élections. Moi je n'ai jamais remis en cause l'élection d'un député de la France Insoumise. La liberté de manifester ou d'être contre ?
Alors ça c'est autre chose, vous pouvez manifester, vous exprimer y compris effectivement le lendemain vous pouvez râler. Mais la désobéissance civile, c'est pas pareil. Ça c'est autre chose, c'était ce que disait M.
Bali Bagayoko, c'est ce que dit Marine Tondelier ou Mathilde Padeau. C'est-à-dire que ce sont des gens qui refusent le résultat d'une élection et qui donc sont eux-mêmes disqualifiés quelque part pour participer au débat public. Vous ne vous engagez pas dans le débat public en disant que si le résultat ne vous convient pas, vous allez le contester y compris dans la rue, y compris d'une façon violente.
Ces gens sont en train de se révéler ce qu'ils sont, c'est-à-dire ce ne sont pas des démocrates, ce ne sont pas des républicains. Ce ne sont pas des républicains, ils sont habités en tous les cas par une idéologie qui fait que lorsque les résultats, la volonté populaire à être exprimée ne leur convient pas, et bien ils veulent empêcher le peuple de pouvoir jouir du résultat de cette élection. – Vous qui êtes un élu du Nord, vous avez dû apprécier.
Edouard Philippe et Gérald Darmanin en train de faire des frites. Edouard Philippe a appris. – Je vois qu'on est sur les sujets de fond. – C'est l'une des images de la campagne de ce week-end. – Je vais vous dire. – Elles sont bonnes ces frites là au fait ? – D'abord, ça m'a fait penser, évidemment à l'image de Donald Trump qui faisait ça et j'avais entendu ce qu'on disait de Donald Trump « Oh mais quel populisme quel scandale, regardez-le il va dans un McDo faire des frites c'est indigne etc pour Edor Philippe c'est très drôle c'est très sympathique, bon c'est une mise en scène et moi je vais vous dire je l'ai écrit sur les réseaux sociaux voyez-vous dimanche j'étais dans ma circonscription du nord j'étais dans une friterie friterie dans la bonne ville demain et c'était une association caritative qui faisait des frites pour les vendre évidemment au bénéfice de ces actions et donc dans le nord quand les gens font des frites ils en font où quand ils en consomment c'est probablement souvent pour leur plaisir mais c'est aussi parfois comme je peux le citer avec la ville demain pour de bonnes actions pas pour faire de la com politique pour essayer de faire passer pour populaire quelqu'un qui considère simplement que les français doivent s incliner lorsqu'il passe sur son bilan catastrophique comment vous jugez son entrée en campagne justement nul une nullité j'ai rarement vu ça mais enfin qui a envie de voter édouard philippe la réalité c'est que visiblement c'est le mieux placé visiblement il est au coude à coude maintenant avec mélenchon et c'est pas avec ce genre d'avatar de communication en essayant de se faire passer vous savez dans la vie faut pas se faire passer pour ce qu'on n'est pas Voilà, Edouard Philippe est un techno qui a un air sérieux mais qui lorsqu'il a eu les leviers de commande c'était un fiasco total et aujourd'hui il essaie de surpasser pour un mec sympa populaire il n'est pas ça c'est pas grave il a probablement d'autres qualités et vous ce qui vous manque c'est pas le côté sérieux à l'inverse quand vous essayez justement de dire que vous ferez des économies que vous ferez la règle d'or budgétaire vous avez tout à fait raison nous sommes en train de démontrer notre sérieux bon c'est sûr que ce n'est pas ces gens là qui peuvent vous démontre est-ce que c'est pardon monsieur chenu est-ce que c'est sérieux de dire à la fois on va faire 125 milliards d'euros d'économie mais en même temps on va maintenir la retraite à 62 ans là vous êtes dans le en même temps oui c'est tout à fait sérieux je vous expliquais pourquoi d'ailleurs terminons sur ce sur monsieur philippe ou monsieur attal mais j'y viens aussi ce ne sont pas ces gens là qui peuvent aujourd'hui faire la leçon du sérieux ils ont ruiné notre pays 3500 milliards d'euros de dette non mais ils ne sont disqualifiés pour expliquer ce qu'on est sérieux en disant on va faire 125 milliards d'euros d'économie mais en même temps oui vous mettez deux choses vous mettez en parallèle deux choses différentes la première c'est la règle d'or et les 125 milliards d'euros d'économie 125 milliards d'euros d'économie 105 ans c'est 25 milliards d'euros d'économie par an donc nous les avons calculés ils seront présentés par Jean Philippe Tanguy au moment du débat budgétaire vous saurez exactement ce que nous voulons faire comme économie même si vous avez déjà un certain nombre d'indices de pistes puisque c'est pas nouveau à chaque débat budgétaire nous fléchons et nous expliquons là où nous voulons faire des économies à côté de ça à côté de à côté de cette règle qui sera la technique et bien il y a la pratique les économies que nous allons faire et ça ça donne de la fiabilité et à côté de ça nous avons un projet de société ce projet de société c'est effectivement la réforme des retraites si vous avez Vous avez commencé avant 20 ans, vous avez vos 40 annuités, vous partez à 60 ans et ensuite à 62 ans avec 42 annuités.
C'est un choix de société, 9 milliards d'euros, on sait le financer. Merci Sébastien Chenu, député vice-président du Rassemblement national.
Sébastien Chenu