LAURENT JACOBELLI est face au socialiste PHILIPPE BRUN sur BFM avec APOLLINE DE MALHERBE !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteRéponse directe
Je vous ai invité aussi pour que l'on puisse débattre, vous entendre débattre de la question du carburant, de la question de la lutte contre les hausses de prix dans les carburants.
- 0:23OuverteRéponse directe
Mais évidemment, cette information de la nuit, j'aimerais votre réaction, Laurent Jacobelli.
- 1:19RelanceRéponse partielle
Vous ne savez pas ? À ce stade, vous, vous n'avez pas l'information ?
- 2:04ComplaisanteRéponse directe
Le maire actuel de Carcassonne est donc un maire RN. Je précise, et c'est important de le dire, que cet enregistrement date d'avant son élection.
- 2:23OuverteRéponse directe
Mais est-ce qu'aujourd'hui, dans la mesure où la municipalité embauche les policiers municipaux, est-ce qu'il faut aussi s'assurer qu'il n'est plus dans les rangs de la police municipale ?
- 3:06RelanceRéponse directe
Il y a quelque chose qui me frappe dans cette histoire. Au moins, on est tous d'accord, donc on ne va pas débattre des propos qui sont tenus. Tout le monde est d'accord. Il n'y a pas de débat, d'ailleurs, c'est un délit, point barre.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:56Invité politiqueFait
« D'abord, je suis outré. De tels propos n'ont pas à être prononcés. La ministre l'a dit. Les propos racistes ne sont pas une opinion, c'est un délit. »
- 8:50Invité politiquePromesse
« Moi, je propose qu'on agisse plutôt sur la taxe sur le carburant qui s'appelait avant la TIPP, maintenant la TICPE, de baisser 30 centimes. »
- 9:03Invité politiqueFait
« Il est où ? Non pas dans les super profits, mais dans les super profits faits par les compagnies d'hydrocarbures, sur le trading, car ce qu'on apprend aujourd'hui... »
- 9:15Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, les 4 majors européennes vont réaliser un bénéfice record de 20 milliards uniquement sur le trading. »
- 10:03Invité politiquePromesse
« Je vais faire un rapport à l'Assemblée. »
- 10:10Invité politiqueChiffre
« Le coût total de la mesure n'a coûté que 80 millions d'euros. »
- 10:47Invité politiquePromesse
« Il faut baisser la taxe sur les énergies en la faisant passer de 20% à 5,5% parce qu'on parle du coût de l'essence. »
- 10:59Invité politiqueChiffre
« Le gaz, depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron, a augmenté de 120%. »
- 13:58Invité politiquePromesse
« Je propose un véhicule électrique à 10 000 euros. »
- 14:25Invité politiqueFait
« L'État est actionnaire de Renault. Il est le premier actionnaire de Renault. Donc, il est décisionnaire. »
- 15:02Invité politiquePromesse
« On met une TVA à 0% sur les véhicules électriques Made in France. »
- 21:40Invité politiqueChiffre
« Députés en vérité en net on gagne 4700 euros. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli30 %
- Présentateur22 %
- Philippe Brun19 %
- Locuteur 17 %
- Locuteur 86 %
- ?5 %
- Locuteur 34 %
- Locuteur 44 %
- Locuteur 52 %
≈ 21,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Philippe Brun et Laurent Jacobelli, vous êtes tous les deux sur ce plateau. Philippe Brun, vous êtes candidat à l'élection présidentielle via la primaire socialiste. Vous êtes député de l'heure. Laurent Jacobelli, vous êtes député RN de Moselle, porte-parole de la campagne de Marine Le Pen. Je vous ai invité aussi pour que l'on puisse débattre, vous entendre débattre de la question du carburant, de la question de la lutte contre les hausses de prix dans les carburants. Mais évidemment, cette information de la nuit, j'aimerais votre réaction, Laurent Jacobelli. Je voudrais préciser les choses.
C'est le Midi Libre qui affirme que ce policier municipal, je lis l'article du Midi Libre que j'ai sous les yeux, ils disent « L'un des policiers municipaux mis en cause le plus véhément assure la sécurité des personnalités du RN dans l'Aude, comme ici à Carcassonne, photo à l'appui de nos confrères, lors du lancement de la campagne des municipales en février 2026. »
Voilà
ce qu'affirment donc nos confrères de Midi Libre. Comment vous réagissez ?
D'abord, je suis outré. De tels propos n'ont pas à être prononcés. La ministre l'a dit. Les propos racistes ne sont pas une opinion, c'est un délit. Donc le policier municipal en question, s'il est avéré que c
'est
lui, et je sais qu'il y
a
une enquête, doit évidemment être démis de la police municipale, et c'est ce qu'a dit d'ailleurs le maire de Carcassonne. Et si les propos du Midi Libre, les écrits du Midi Libre étaient avérés, c'est-à
-dire
que si cette personne...
Vous ne
savez pas ? À ce stade, vous, vous n'avez pas l'information ?
Je n
'ai
pas l'info, mais enfin, on va regarder. Et s'il était membre du Rassemblement national, je peux vous dire qu'il va être exclu dans la seconde, parce qu
'on
ne peut pas être membre d'un parti et prononcer des paroles qui sont contraires à la ligne et à l'esprit du parti politique auquel on appartient. Je tiens à le dire ici, les propos sont condamnables, et j'espère très sincèrement qu
'ils
seront condamnés. Vous savez, on est dans une société devenue violente, où l'insécurité est très forte, et pour que la police soit respectée, il faut que les paroles que les policiers municipaux ou nationaux prononcent ne soient pas contraires à la loi, c'est une évidence. Et donc j'espère que la sanction sera exemplaire, parce qu'on a besoin de nos forces de police, on a besoin qu'elles soient crédibles, et je sais que d'ailleurs, nos policiers se comportent en général très bien, et donc il n
'y
a aucune ambiguïté sur le sujet, il faut sévir.
Le maire actuel de Carcassonne est donc un maire RN. Je précise, et c'est important de le dire, que cet enregistrement date d'avant son élection.
Merci de le dire.
L'enregistrement a eu lieu en 2025,
je crois sur notre
contrôle, Maxime, donc avant les élections municipales, et à l'époque c'était un maire d'hiver droite, me semble-t-il, ce n
'était
pas un maire RN. Mais est-ce qu'aujourd'hui, dans la mesure où la municipalité embauche les policiers municipaux, est-ce qu'il faut aussi s'assurer qu'il n'est plus dans les
rangs
de
la police municipale
?
Évidemment,
et le maire, et vous l'avez dit, n'est pas responsable ni de son embauche, ni même d'une quelconque connivence, puisque c'était fait, ça a été prononcé avant. Je sais que le maire est déterminé à ne pas avoir ce genre d'individu dans sa police municipale, et qu'il prendra toutes les mesures nécessaires si la justice ne le fait pas.
Merci sur ce point. Si on a quoi que ce soit d'autre comme information, on a cherché d'ailleurs à joindre le maire de Carcassonne, qui s'exprimera peut-être un peu plus tard dans la journée, mais qui attend d'avoir davantage d'informations. Laurent ?
Il y
a
quelque chose qui me frappe dans cette histoire. Au moins, on est tous d'accord, donc on ne
va
pas débattre des propos qui sont tenus. Tout le monde est d'accord.
Il n'y a
pas de
débat, d'ailleurs,
c'est un délit, point barre.
Absolument. Par contre, moi, je me pose une question. Les images datent de novembre. Elles sont entre les mains des gendarmes depuis janvier. Les faits étant avérés, on n'a pas besoin de faire des actes d'enquête infinis.
Oui,
comment se fait-il que ce policier ne soit pas encore passé en comparution immédiate devant un tribunal ? Première question. On est au mois de septembre. Les faits datent de novembre 2025. Première question. Deuxième question. Oui, il avait été embauché par la précédente municipalité, mais le maire actuel est au courant de ces informations depuis son élection. Comment se fait-il qu'il n'ait toujours pas été viré de la police municipale de Carcassonne ? Et
troisième
chose, étant un maire et reine, j'imagine que le maire a informé son parti. Et donc, vous devriez, pardon de le dire, déjà savoir s'il fait partie de vos
rangs ou pas. Je précise tout de même que, je ne sais pas si vous, vous devriez être au courant, Laurent Jacobéli, l
'information, elle est tombée
à minuit,
cette nuit. Je voudrais simplement que les choses soient très carrément. Mais Maxime, l
'information est tombée à minuit, c'est vrai, mais à Carcassonne, on est au courant de cette histoire depuis beaucoup
plus longtemps. D'abord,
vous ne pouvez pas accuser le maire d'être plus... Vous ne pouvez pas lui demander d
'être
plus rapide que la justice. Excusez-moi, soyez un peu de bonne foi. Et personnellement, excusez-moi, je n'ai pas fait une enquête pendant la nuit pour savoir s'il appartenait. Mais
vous
savez en tout cas qu'au RN, on est très prompte, soit à faire passer, en équivalent de commission de discipline, soit à virer les gens qui tiennent des propos qui sont contraires à la loi et contraires à nos principes. Donc ne soyez pas inquiets, mais ne nous demandez pas d'être plus rapide que la machine. Soyez intellectuellement honnête.
Maxime, l'enquête, on ne sait pas où elle en est au moment où l
'on
se parle.
Non, on
ne sait pas où elle en est. Pour répondre sur les délais de la justice, oui, ça peut paraître long, mais on a l'habitude que malheureusement les délais soient longs pour la justice, qu'il faut quand même... Est-il
suspendu
? Une enquête sérieuse.
Au moment où l'on
se parle, est-il suspendu ?
Nous, on n'a pas ce niveau d'information. Je sais que Midi Libre évoque visiblement un arrêt maladie. On va essayer de tirer ça au clair, de comprendre un petit peu s'il a été suspendu par la mairie ou pas.
Suspendu ou
s'il s'est de lui-même mis
en arrêt maladie. Ou s'il s'est de
lui-même mis en retrait. Est-ce que la mairie attend la décision de justice ? C'est sûr que l'enquête préliminaire est en cours. Après, un dossier, ça se constitue. Il faut établir,
entendre tout le monde. Est
-ce que toutes ces bandes sont écoutées tout le temps ? Comment le dossier se constitue ? Comment
l'affaire est sortie ? Les caméras piétons... Quand il y
a
une affaire, quand les policiers ou les gendarmes qui sont équipés d'une caméra piéton disent qu'on a eu une intervention qui s'est mal passée, j'ai allumé ma caméra piéton,
j
'ai prévenu qu'il va y avoir une enquête, oui, effectivement, elles sont regardées tout de suite après. Là, j'ignore comment ces six heures d'enregistrement ont été écoutées et visiblement transmises aux gendarmes, à la procureure qui a saisi les gendarmes pour éviter que ce soit la police qui enquête. Ce qui est sûr, c'est que ça doit venir, a priori, du commissariat ou des
collègues.
Merci beaucoup, Maxime Bronsater, d'avoir fait le point sur cette enquête. Je dirais qu'on en vienne à ces prix du carburant. Ce sont de nouveaux records.
Et
quand on voit ce qui s'est passé cette nuit avec de nouvelles frappes américaines et du côté de l'Iran, des frappes en retour, eh bien, on voit que le baril de pétrole est monté au-dessus des 100 dollars cette nuit avant de redescendre légèrement à l'aube. Samy Sfaxi est en direct avec nous depuis le ministère de l'Économie. Bonjour, Samy. Les distributeurs de carburant sont convoqués tout à l'heure par le ministre. Mais pourquoi faire ? Je crois avoir compté qu'il y avait eu six réunions de ce genre-là depuis le début de la crise. Est-ce qu'à chaque fois, c'est quoi ? C'est pour dire qu'on fait ces réunions ou est
-ce
qu'il y
a
vraiment quelque chose qui en ressort
?
Alors d'abord, c'est vrai que vous l'avez dit, les événements de cette nuit au Moyen-Orient donnent un relief, une coloration particulière à cette nouvelle réunion où d'ailleurs la presse n'est pas conviée et où en fait les distributeurs vont se retrouver avec le ministre de l'Économie. Alors, Apolline, quand on parle de distributeurs, là on parle vraiment de distributeurs pétroliers. La grande distribution n'est pas présente. Leclerc, Intermarché, Système U, eux ne sont pas présents. Là, c'est vraiment les distributeurs pétroliers.
Alors, je me suis entretenu il y a quelques instants avec une des conseillères du ministre de l'Économie qui me disait que l'objectif d'abord, c'était de s'assurer que les marges étaient bien respectées et encadrées et s'assurer aussi d'amortir ce choc qui est considérable pour les consommateurs. Il faut bien comprendre pour ceux qui nous écoutent qu'aujourd'hui, par exemple, faire le plein pour une Clio Diesel, ça coûte au-delà des 100 euros. Ça devient insupportable pour une partie, en tout cas, des Français qui utilisent leur voiture au quotidien.
Alors, on nous disait que si dans les grandes villes, il y avait forcément des alternatives avec les transports en commun, eh bien, dans les zones les plus reculées, les zones rurales, ça devenait un budget pour les ménages qui était difficile à supporter. Il va donc y avoir très certainement des annonces qui seront faites à l'issue. Mais cette réunion, elle est hors presse. Ils vont donc discuter, bien sûr, de ces marges. Et il faut bien l'ajouter également. Oui, vous l'avez dit, ces réunions, elles s'enchaînent. L'aide aux rouleurs, l'aide aux grands rouleurs, notamment, elle va se poursuivre. Vous savez, il va aussi être question de ce plafonnement des prix dans les stations totales.
Est-ce qu'ils vont prolonger ? Réponse tout à l'heure, en tout cas, à l'issue de cette réunion qui doit durer une heure.
Merci beaucoup, Samy Sfaxi. Donc, en direct du ministère de l'Économie, Bercy. Philippe Brun, candidat à l'élection présidentielle, député socialiste de l'heure. Vous, vous voulez bloquer les prix, vous allez nous le dire. Laurent Jacobelli, député RN. Vous, du côté du RN, vous voulez baisser les taxes. Philippe Brun, bloquer les prix baissés de 30 centimes, à partir de quel niveau, quand, comment, comment vous faites ?
Bon, moi, je propose de baisser les taxes, en vérité, de faire comme ce qu'ont fait le gouvernement socialiste espagnol qui a baissé, lui, eux, ils ont fait la TVA. Moi, je propose qu'on agisse plutôt sur la taxe sur le carburant qui s'appelait avant la TIPP, maintenant la TICPE, de baisser 30 centimes.
Et
comme on finance tout de suite ces 30 centimes, on peut le faire immédiatement à la pompe. Et comment on le finance ? Eh bien, je dis qu'il faut aller prendre l'argent là où il est. Il est où ? Non pas dans les super profits, mais dans les super profits faits par les compagnies d'hydrocarbures, sur le trading, car ce qu'on apprend aujourd'hui... Le
trading, c'est quoi ? C'est la
spéculation,
en fait. La
spéculation, la négoce. Aujourd'hui, les 4 majors européennes vont réaliser un bénéfice record de 20 milliards uniquement sur le trading. Et aujourd'hui, le baril de Brent, il augmente, mais il n
'est
pas très élevé par rapport au prix qu'on a à la pompe. Et donc, la
différence... C'est pas
proportionnel.
C'est pas proportionnel du tout. Et d'ailleurs, la pénurie créée par Ormuz ne justifie pas cette explosion des prix. Quand vous regardez les volumes qui sont réduits, vous regardez l'effet volume-pris, les prix augmentent beaucoup plus fort que la baisse des volumes. Donc, ce qui est en train de se passer, en vérité, c'est que les compagnies pétrolières sont en train de s'enrichir sur le dos des
automobilistes. Ça ne marche pas si on le fait au
niveau européen,
d
'accord. Il y a 6 pays européens qui le proposent. Donc, il faut aujourd'hui, taxation européenne sur la négoce. Il va y avoir... Le négoce, c'est le trading. Le trading, aujourd'hui, de carburant qui est en train d'exploser et que les compagnies pétrolières sont en train de s'en mettre plein les poches. Et donc, il faut taxer cela et baisser de 30 centimes les taxes à la pompe. Je vais faire un rapport à l'Assemblée.
Vous
avez vu Jean-Tiès de m'inviter à l'époque pour le présenter où je montre que ça n'a coûté quasiment rien au gouvernement socialiste espagnol puisqu'ils ont baissé la TVA. Et comme les volumes, eux, n'ont pas baissé et se sont maintenus de manière élevée, le coût total de la mesure n'a coûté que 80 millions d'euros. Alors que nous, en France, on n
'a
pas baissé les taxes et les volumes ont tellement baissé, notamment...
Parce que les Français ont
réduit,
ont tenté
de grouper
leurs achats.
Voilà, ont renoncé à partir en vacances, etc. Alors, du coup, l'effet pour les finances publiques a été beaucoup plus élevé. Donc moi, je le dis maintenant, il faut faire comme
le
gouvernement socialiste espagnol. Il faut baisser les taxes sur le carburant comme l'avait fait d'ailleurs Lionel Jospin quand il était Premier ministre à
la fin des années 90. La fameuse
trimité flottante. Laurent Jacobelli, finalement, vous êtes d'accord ? Baisser les taxes, pareil ?
Il ne faut pas exactement sur le même
modèle
?
Sur ce point-là, oui, Marine Le Pen le demande depuis longtemps. Il faut baisser la taxe sur les énergies en la faisant passer de 20% à 5,5% parce qu'on parle du coût de l'essence. Et c'est normal parce que beaucoup de nos compatriotes souffrent de cet envolé des prix. Je rappelle quand même que le gaz, depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron, a augmenté de 120%. Ce
n
'est pas Emmanuel Macron qui a appuyé sur un bouton pour faire augmenter. mais la conjoncture internationale a fait que. Ce qui veut dire que sur le long terme,
il
faut nous rendre moins dépendants, notamment aux hydrocarbures, passer à
l
'électricité. Or, c'est une folie. Le gouvernement a effréné le nucléaire, notamment en fermement Fessenheim.
C
'est une folie que nous soyons soumis au prix de l'électricité allemande alors qu'on peut produire une énergie peu chère en France. Et puis là, pour aider les Français,
il
faut baisser la TVA immédiatement. Parce
que ça veut
dire quoi
?
Des Français qui consomment moins et donc moins de recettes fiscales pour l'État et des entreprises qui demain fermeront parce qu'il y aura moins de consommation. Oui, il
y a
une chose que
je
ne comprends pas depuis ce matin.
On
en a beaucoup parlé dans la matinale aussi. Dans la matinale de RMC. La matinale de RMC, pardon. C'est que l'État du monde n
'est
pas parti pour s'améliorer. Le retour de la guerre est durable. A priori, les crises géographiques qui provoqueront des crises de l'énergie vont durer elles aussi. Donc en fait, moi je trouve ça formidable de baisser les taxes. Si ça permet aux gens de faire des plans moins chers, c'est très bien, formidable de taxer évidemment ceux qui font du trading sur l'énergie. Mais la question c'est que vous, vous proposez par exemple de baisser la TVA. Très bien. Est-ce que c'est durable ça ? Parce que ce qu'il faut dire aux Français,
c
'est que ça va durer ça. Là, c'est une comédie qu'on est en train de nous faire depuis deux mois, ce qui
est
tout à
fait
normal. Il y
a
une crise. Mais l'année prochaine,
ça
va être pareil. L'année prochaine, Donald Trump ne va pas
devenir un ami de la paix. Au fond de votre question, Arthur, c
'est est-ce qu'on peut proposer
des mesures temporaires
pour une crise qui en réalité n'est pas
du tout temporaire ? Exactement.
Il faut
les deux. C'est un nouvel État du monde. Et j'ajoute à sa question, combien ça coûte par an On va juste baisser la
TVA ? On va répondre dans l'ordre. D'abord, il y a deux choses.
Il y a le court terme. Un nouvel État du
monde.
Vous avez tout à fait raison sur votre analyse. Il y a le court terme. C'est-à-dire qu'on est aujourd'hui dans une situation où des artisans refusent des chantiers parce que le coût énergétique pour s'y rendre leur fait perdre de la marge. Des gens se mettent en arrêt maladie ou ne vont pas travailler parce qu'au final, le net du net, c'est-à-dire après le coût de l'essence, ça leur paye pour aller travailler. Il faut en sortir. Parce que là, sinon, c'est toute l'économie qui va s'ébranler. Il n
'y aura
plus d'activité et on va aller dans le mur. Deuxièmement, il y a eu des folies énergétiques, notamment sous pression, excusez-moi, chers collègues, de la gauche, plutôt les écologistes d'ailleurs, pour fermer les centrales nucléaires, pour faire imaginer qu'une éolienne remplacerait une centrale nucléaire et qui fait qu'aujourd'hui, on a une énergie qui n'est plus aussi modulable qu'elle l'a été. Or, évidemment, la solution électrique ne vaut que si on peut produire une électricité peu chère,
notamment grâce au
nucléaire. Personne ne peut vous répondre parce qu'une fois encore,
il
y a le coût demain matin, si on baisse la TVA, de perte de recettes fiscales, mais le coût de perte de recettes fiscales, si on la maintient aussi élevée, est probablement plus cher, et on l'a vu sur le modèle espagnol, que si on se remettait à relancer l'économie. Philippe-moi.
Bon, aujourd'hui, on voit bien qu'il faut une transition massive vers l'électrique parce qu'un surchevalier a raison, ça va durer. Et les Français, d
'ailleurs,
l'ont bien compris, ils se ruent sur la nouvelle R5 électrique qui est produite en France, 100% made in France, à Douai, et on ne sait même pas comment on va faire. Le moteur est en partie fait chez moi à Cléon, en Normandie, et c'est un carton. Moi, aujourd'hui, je vous fais une proposition à votre antenne que je vais défendre dans la primaire du PS. Je propose un véhicule électrique à 10 000 euros. Nous avons travaillé avec des ingénieurs.
C'est faisable.
C'est faisable. Un véhicule électrique 100% made in France. Aujourd'hui, le véhicule électrique made in France le moins cher, il est à 15 000 euros. Et c'est un entrée de gamme. On a beaucoup de difficultés aujourd'hui pour les gens qui veulent s'équiper électrique. Soit on paye 40 000 euros, c'est très cher, un véhicule français, soit on achète un véhicule chinois, par exemple, B-Y-D. Moi, je propose un véhicule 100% made in France. Comment on va faire ? Un, on a Renault. L'État est actionnaire de Renault. Il est le premier actionnaire de Renault. Donc, il est décisionnaire.
Ce que je propose, c'est que l'État joue son rôle et propose à Renault un cahier des charges pour ce véhicule populaire. Un véhicule populaire à 10 000 euros. Ce cahier des charges permettra, donc donnera à Renault les moyens de déployer ce véhicule. On garantira à Renault des volumes et l'État, avec la commande publique, garantira ces volumes pour que...
Ça veut dire que la
commande publique prendra en priorité ce véhicule
-là ? En tout cas,
ce véhicule-là
pour... On peut ça ? Pardon, mais on m
'a toujours
dit que les
lois faisaient...
Ce sera un appel
d'offres.
Ce
sera un appel d'offres.
Et
donc, un, un, on prend les véhicules avec la commande publique, on garantit le volume pour faire baisser le prix. Et deux, on met une TVA à 0% sur les véhicules électriques Made in France. Ça peut nous permettre d'avoir un véhicule électrique à 10 000 euros.
TVA
à 0
% sur le véhicule électrique
Made in France.
Et
ça, ça nous permet de quoi ? Enfin, les gens vont pouvoir changer de véhicule. Car évidemment que ça va durer. Il ne
faut
pas mentir aux gens. Moi, je propose la baisse des taxes. Sauf qu'attendez, votre véhicule...
Je ne sais pas si vous avez vu, Il était redescendu au-dessous des 100 dollars.
Il vient de passer à 100.
En entendant vos propos, Philippe Brun, le baril... Non, ça c'est faux. Mais ce qui est vrai, c'est que le baril de Brent, il est en direct et il a, ça y est, à nouveau, atteint les 100 dollars. Pardon, Emmanuel.
Non, mais votre véhicule, il va correspondre à très peu d'usages.
En
fait, vous ne pouvez pas prétendre que vous allez remplacer notre parc immobilier par votre voiture populaire. Mais la question, c'est pour les gens modestes.
Ce n'est
pas pour vous, je ne
sais pas
quelle voiture
vous avez. Vous pouvez garder votre calcane et le remplir et le remplir. Non, ça c'est
le
rendement. Je
suis
sûr et que sur BFA, vous êtes correctement
rémunéré et que vous payez
le
gasoil à 2,20
euros.
Mais je dis simplement que pour les gens qui ne
peuvent
pas s'arrêter, moi je pense aux gens qui habitent dans les territoires que je représente, la France rurale et périurbaine, qui aujourd'hui n'ont pas moyen d'aller travailler, ce véhicule populaire à 10 000 euros, il peut permettre de faire
son trajet de domicile de travail pour y aller. Vous pourriez signer ça ? Le
véhicule électrique populaire à 10 000 euros ?
Mais oui, enfin qu'il repasse par l'achat de l'État qui, excusez-moi, tout ça m'a l'air un peu confus même si je trouve le mécanisme assez intellectuellement... Enfin
vous dépensez tous beaucoup d'argent quand même au final.
Attendez, parce
que
j'ai essayé de parler un peu. Je pense qu'aujourd'hui ce qu'on paye c'est l'impréparation de nos dirigeants.
C
'est-à-dire qu'on a dit il
faut... Non mais pardon,
sur
cette question-là, je ne crois pas
à l'étatisme et à l'achat par l'État pour redonner après.
Ça
s'appelle l'attraban mais on a vu ça en Allemagne de l'Est et on a vu ce que ça donnait. Non, simplement, aujourd'hui ce qu'on paye c'est l'impréparation de nos dirigeants.
C
'est-à
-dire
qu'on a dit aux Français il faut rouler électrique mais on a désarmé nos industries qui aujourd'hui se trouvent en proie à la concurrence mondialisée de la Chine qui produit des véhicules mieux équipés et moins chers.
Là où je peux rejoindre mon collègue c'est que c'est tout à fait inhumain de dire à des Français qui ont du mal à boucler les fins de mois vous n'avez qu'à acheter une voiture à 40 000 euros société où on a éloigné la santé des bourgs et des villages où on a éloigné l'école du milieu rural et où on dit aux gens eh bien on a fermé la petite ligne de train mais ne prenez pas la voiture on met des millions de Français dans des situations d'impossibilité aujourd'hui de faire autrement que de rouler
à
l
'essence il faut baisser la TVA
J
'ai une question très pratique baisser la TVA vous dites bloquer les prix de l'essence c'est ce que vous vous dites Philippe Brun en termes d'efficacité immédiate vous Philippe Brun ça passe par un décret donc ça peut effectivement être fait
du jour au lendemain
il me semble Laurent Jacobelli mais vous allez me reprendre si je me trompe qu'une baisse de la TVA et une baisse des
taxes
là pour le coup il faut une loi or vous n'avez pas la majorité ça mettrait beaucoup plus de temps à être effectif non ?
Ce serait effectivement bien si le gouvernement nous entendait moi je suis un peu quand même circonspect alors j'entends mon collègue qui
a
des solutions bon c'est pas les mêmes mais au moins il arrive avec quelque chose le gouvernement n'a aucune solution à nous proposer il fait des réunions avec les distributeurs on sait bien c'est pas les distributeurs qui font les marges et ne sont pas présents les supermarchés qui font l'essentiel des ventes de l'essence en France donc tout cela c'est de la com derrière il n'y a rien alors il
y
a des chèques remboursés etc moi j'ai parlé à des artisans de ma circonscription en Moselle qui m'ont expliqué que la paperasse était tellement compliquée pour un gain tellement faible qu'ils avaient laissé tomber donc ce gouvernement de la com par rapport à des crises profondes qui touchent je le répète la vie quotidienne de nos concitoyens non seulement le portefeuille mais le boulot de ceux qui ont le courage de se lever le matin pour aller bosser et bien cette espèce d'incapacité à agir n'est pas à la hauteur des événements
pardon moi vous savez je suis un peu obtus je viens d'entendre le mot que vous venez de prononcer
vous avez dit
impréparation impréparation et vous avez peut-être raison d'ailleurs mais alors est-ce que vous vous êtes prêt je vous repose ma question baissez la TVA de 20 à 5,5 vous ne pouvez pas me répondre je ne suis pas capable de vous dire combien ça coûte on a besoin d'une réponse et
une fois qu'on aura votre
réponse
je vais vous répondre vous avez
vous non mais je vais vous répondre il y a non mais vous m'avez répondu on ne peut pas savoir mais non mais je vous réponds la même chose c'est entre 7 et 10 milliards de coûts directs mais vous avez des
recettes
par an oui mais vous avez des recettes indirectes c'est à dire que les gens continueront à consommer là où ils arrêtent de consommer non seulement de l'essence bien évidemment pour aller travailler mais aussi d'autres produits de consommation notamment alimentaire ça permettra à des entreprises de continuer de fonctionner et d'accepter un certain nombre de chantiers donc ça relancera l'activité ou en tout cas ça permettra d'avoir une activité à peu près stable cette activité qui génère elle aussi de la TVA qui ne serait pas généré si on ne baissait pas le coût de l'essence et ça personnellement donc ça coûterait rien j'ai pas dit ça mais j'ai dit que ce que ça coûterait de ne rien faire c'est l'effondrement de notre économie
la baisse des taxes en Espagne en tout cas vous nous disiez Philippe Brin n'a rien coûté à
l'état même au contraire en tout cas
ça
a coûté
beaucoup moins que ce qui était prévu c
'est
-à
-dire
qu
'ils
avaient budgété plusieurs milliards en fait ça a coûté beaucoup moins parce que justement il y a eu des effets
très
positifs pour le reste et il faut quand même dire aujourd'hui que l'Espagne c'est pas ce que propose l'URN parce que l'Espagne c
'est
un mécanisme qui s'arrête quand les prix baissent
c'est
-à
-dire
que moi je ne suis pas favorable à ce qu'on baisse les taxes tout le temps il faut qu
'elles baissent quand le prix augmente est-ce que vous
accepteriez à l'inverse quand les prix du carburant baissent
qu
'on
augmente les taxes il
faut que ce soit automatique
parce qu'on
n'a pas été responsable complètement ici sur ce plateau pardon la France n
'a
pas un euro en caisse donc qu'on aide les gens parce que je suis dans une situation qui est catastrophique où moi je suis l'élu mais Laurent Jacobi c
'est
la même chose on est élu d'une France qui ne peut pas vivre avec une essence à plus de 2 euros le litre c'est simple
je trouve d'ailleurs et
il faut le souligner que votre dialogue est très courtois que c'est constructif moi je trouve d'ailleurs globalement depuis le début de cette campagne présidentielle que c'est de très bon augure c
'est grâce à vous non
j'espère y mettre ma part mais honnêtement je trouve qu'il y a un débat de fond intéressant où vous débattez les uns les autres vous
n'êtes
absolument pas du même bord politique mais je vous ai vu et d'ailleurs je peux le dire vous serrez la main en entrant dans ce
studio
de manière tout à fait respectueuse je trouve de ce point de vue là que c'est vraiment intéressant et qu'il y
a
des propositions très concrètes j'ai une dernière question avant de vous libérer tous les deux c'est sur vos rémunérations parce que vous l'avez peut-être vu et vous venez de le dire il n
'y a
plus 1 euro dans les caisses de l'Etat et pour aller en trouver le Premier ministre dit qu'il envisage de diminuer l'indemnité des politiques d'abord des membres du gouvernement donc il commencerait par montrer l'exemple mais également potentiellement des parlementaires est
-ce
que vous êtes prêts l'un comme l'autre à faire des efforts s'il le faut
?
oui moi je pense qu'il faut le faire parce qu'on ne
peut
pas dire aux retraités vous êtes riche à 3000 euros et on vous désindexe et de
l
'autre côté députés en vérité en net on gagne 4700 euros vous dire que vous ne faites pas d'effort donc moi je suis favorable à ce qu'on fasse un effort que tout le monde fasse un effort le pays n'a plus un euro en caisse il faut que chacun fasse des efforts et l'exemple doit venir d'en haut donc moi je suis tout à fait prêt à ce qu'on baisse la rémunération des députés
Laurent
Jacobini il
faut être honnête ça ne rétablira pas les comptes de l'Etat en revanche si ça peut permettre effectivement d'envoyer un signal de conscience du problème et d'être les premiers en ligne pour faire un effort pour la nation ça ne pose aucun problème pareil pour les ministres en revanche il faut bien faire attention à tout ce qu'il y a autour des ministres mais
c'est ça le problème les chauffeurs les cabinets et même les cabinets
parce que honnêtement le niveau des cabinets a déjà considérablement baissé avant c'était le truc que tous les grands diplômés recherchaient maintenant plus personne ne veut
y aller ça n'a pas l'air de
me faire pleurer
et le niveau a baissé
si on n
'a
pas des bons
membres
de
cabinets
c
'est
compliqué
c'est à dire qu'on ne
fait
pas des révolutions pour enrichir les gens on fait des révolutions parce qu'il
y a
un manque d'exemplarité à la tête de l'Etat la question qui a été posée ce matin a priori par le Premier ministre sur la baisse des rémunérations des ministres et députés c'est la même question qu'on a posée à Louis XVI en 1786 à laquelle il a dit non je ne baisserai pas le rythme de vie de la Cour et de mon administration voilà donc je pense que vu la crise démocratique qu
'on
vit c'est très simple il
y
a deux choix soit il
y a
une exemplarité soit il n'y
en
a pas et dans ce cas-là on le paiera très cher
en termes de régime politique mais
en
revanche ça ne réglera pas le problème le vrai problème c'est qu'il
y a
des gens qui bossent et qui ne gagnent pas leur vie en
travaillant ça aussi
ça peut donner une
révolution il faut
réduire l'écart entre le brut et le net arrêter avec cette pression fiscale devenue complètement vinsin toutes ces taxes qui pleuvent chaque jour et qui parfois
vous
reviendrez tous les deux
Laurent Jacobelli