FREE-PARTY : POURQUOI RETAILLEAU VEUT LES PUNIR DE 6 ANS DE PRISON
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« Bruno Retaillot envisage des peines de 6 ans de prison pour les organisateurs de Free party. »
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Et pour changer, il a piqué l'idée à l'extrême droite. On fait point. [Musique] Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le récap.
Qui de mieux pour casser l'ambiance à une soirée que Bruno Retaillot ? Le ministre de l'intérieur, plus rigide qu'une matraque, obsédé par l'ordre et la discipline, prêt à réprimer tout ce qui bouge sans son autorisation, a trouvé une nouvelle marotte, les Free Party. des fêtes autogérées organisées par le mouvement techno, déjà largement stigmatisé dans l'opinion publique et réprimé par le pouvoir, ces rassemblements de fétard en pleine nature sont dans le visard du ministre vendéen qui compte bien s'inspirer de l'extrême droite italienne pour durcir encore le ton à l'encontre des toughers.
Ce weekend, une free partie a été organisée dans l'Aude réunissant plus de 2000 personnes dans une plaine agricole du massif des corbières. Un choix de lieu particulièrement mal choisi et dangereux, on en conviendra, puisqu'il était en proie un incendie spectaculaire il y a à peine quelques semaines, qui a ravagé 16000 hectares, détruit 36 habitations et fait une victime. Les pompiers ont été mobilisés pendant 3 semaines avant de venir à bout du brasier qui a été officiellement déclaré éteint seulement la veille de l'arrivée des tuffeurs.
La zone où se déroulait la free party était encore interdite à la circulation par la préfecture en raison du risque d'incendie. Tout ça c'est du pain béni pour Retaillot qui en a profité pour faire sa rentrée médiatique au passage. Rien de tel qu'un bon tour de vie liberticide pour commencer l'année du bon pied.
On écoute le ministre de l'intérieur sur TF1. On a depuis euh le printemps c'est des dizaines et des dizaines de rêves parties qu'on a bloqué qu'on a interdit. Mais parfois certaines passent entre les mailles du filet vont dans des lieux où on n' pas suffisamment de force notamment de gendarmerie et autres. les messageries cryptés et donc c'est trop tard.
En revanche, ce que je dis c'est que je demande systématiquement aux gendarmes de verrouiller d'encer clés pour mettre des contravents, 800 verbalisations déjà et pour confisquer le m de le mur du son. Mais je vais aller plus loin. Je vais aller plus loin parce que sur cette rêve partie, vous ne l'avez pas dit, peut-être vous n'aviez pas l'info.
Il y a beaucoup de d'Italiens. Pourquoi il y a des Italiens dans l'Aude qui viennent faire la fête en France ? Parce que l'Italie il y a 3 ans a adopté une législation très dure où ils ont criminalisé l'organisation de ces manifestations qui sont interdites.
Et bien, il va falloir faire la même chose en France. Bruno Retaillot n'a donc rien trouvé de mieux que de s'inspirer de Georgia Méloni, la chef néofasciste du gouvernement italien pour légiférer en France. En 2022, une semaine à peine après son arrivée au pouvoir, le gouvernement d'extrême droite de Mélonie a instauré un délit de rav.
Depuis, organiser ou participer à une fête illégale est un crime. Les organisateurs en cours jusqu'à 6 ans de prison, 1 à 4 ans pour les participants, ainsi que des amendes pouvant atteindre 10000 € et la confiscation du matériel sur place. Un modèle ultra répressif qui fait saliver le ministre Retaillot, prêt à le dupliquer dans l'hexagone.
Il faut un faire que ce soit un délit et non pas seulement une contravention avec un risque de prison. En Italie, ça va jusqu'à 6 ans de prison et plusieurs dizaines de milliers d'euros d'amende. Donc, on verbalise d'abord les organisateurs et puis ensuite aussi la participation à hauteur par exemple de 750 €.
En mars dernier, une proposition de loi avait déjà été mise sur la table par les députés macronistes et horizon. Elle prévoyait des peines allant jusqu'à 6 mois d'emprisonnement et une amende de 5000 € remplaçant l'amende actuelle de 1500 €. En réponse, le mouvement techno a organisé une grande mobilisation. les manifestations des centes systèmes partout en France le 12 avril dernier pour défendre sa vision de la fête.
L'association Technopole a réagi dénonçant une proposition dénuée de toute expertise et de données chiffrées et vérifiées qui stigmatise une fois de plus les acteurs et actrices des fêtes libres. À ce jour, cette loi est toujours dans les tuyaux législatifs. Elle devrait prochainement être examinée en commission des lois.
Alors taper sur le mouvement techno ne coûte vraiment pas cher politiquement constamment. Caricaturé par les médias, vilipendé par l'opinion publique. Les tffers sont de parfait bouqu émissaires.
Tout le monde est à peu près d'accord pour leur taper dessus et ceux qui ne le font pas ne se précipitent pas non plus pour les défendre. Il n'y a qu'à écouter les récents débats sur RMC pour s'en convaincre. La répression des free party et des fettards n'est jamais suffisante.
On en veut toujours plus. Quit à outrepassé la loi française et a trouvé Rotaillot trop mou. Mais à force de fréquenter Berérou, il est devenu tout mou.
Monsieur Rota. Exactement. Moi je je je trouve que Rotaillo nous déçoit beaucoup.
On attendait plus. Là ça ça devrait être un exemple. Je je serais je serai ministre de l'intérieur.
J'aurais pris l'hélico toute sirène hurlante. J'arrive là et je dis "Allez les gars, on y va, on les sort." Et tu fais un exemple.
Le ministre de l'intérieur doit enfin incarner l'autorité. Il y a plus personne pour incarner l'autorité. Et on nous répond il y a pas les bases réglementaires et le juge, il serait pas d'accord.
Bah il était les Teffers incarnent une culture vivante et une forme de combat politique bien qu'il ne soit pas toujours explicitement revendiqué. Chaque fête est un espace de liberté, de création où l'autogestion et la solidarité deviennent des armes contre la répression et où les participants inventres règles en dehors des normes imposées par l'État et la société. Et on le sait, le pouvoir n'aime pas les espaces de liberté.
Il veut tout contrôler, tout ordonner. qu'il s'agisse des rues où l'on manifeste, des places où l'on se rassemble ou même des fêtes ou des événements spontanés derrière les célébration footballistique comme après la victoire du PSG en Ligue des Champions jusqu'au mouvements sociaux en passant par les Free parties. Donc tout ce que le pouvoir ne contrôle pas est vu comme une menace.
Le maintien de l'ordre à la française ne sait plus gérer les foules. Elle les matte systématiquement. Alors, je ne peux pas aborder cette thématique sans reparler de Steve Maya Caniso.
Je vous propose de regarder un extrait de notre reportage de l'époque. C'était en 2019. [Musique] Nant, le 21 juin, soir de la fête de la musique.
La police intervient après que l'événement se soit prolongé plus tard que prévu. Résultat, 14 personnes tombent dans la Loire et une personne est portée disparue. Son nom ?
Steve Canissa. Le jeune homme de 22 ans sera finalement retrouvé mort, noyé dans la Loire, toute proche de l'endroit où la mairie avait décidé de laisser les centres systèmes s'installer. Désormais banni du centre-ville de Nant sur un quai non sécurisé, mort parce qu'il dansait un peu trop tard au goût de la police.
Un jour pourtant dédié à la célébration de la musique sous toutes ses formes. Steve a voulu danser ce soir-là et il l'a payé de sa vie. La mort de Steve n'a pas mis de coup d'arrêt à la répression du mouvement techno.
Au contraire, les taux s'est encore resserré autour des organisateurs et des participants, même dans un cadre légal comme celui de la fête de la musique. Alors, quel autre choix reste-t-il au tfer que de retourner à la fête subversive et illégale ? Autorisé ou non, les free parties semblent toujours condamnés à la répression policière.
À peine 2 ans après la mort tragique de Steve, non loin de Nant à Redon, en Bretagne, une autre fête libre en hommage à Steve d'ailleurs à tourner au drame après l'intervention ultraviolente des forces de l'ordre. Un homme avait eu la main arrachée par une grenade tirée par les gendarmes et la préfecture avait empêché les pompiers d'accéder au site. Je vous propose de regarder cet extrait de l'enquête réalisée par Media Part. tu perds ta main parce que tu vas faire la fête quoi.
Bon là, on est en train d'employer une grenade lacriryogène qui potentiellement peut tuer parce que tu sais pas jusqu'à où ça peut aller en fait. Quand tu vois un mec qui passe avec une main arrachée, tu dis "Mais c'est quoi la prochaine étape ?" Là, ça part en couille en fait.
Il faut aller au niveau des gendarmes. Nous, on en Ouais. Non, mais on peut c'est pas c'est pas possible.
C'est pas possible. Moi je vous dis, c'est pas possible. C'est les là là, il y a un nuage de lacrimau qui doit faire 300 m de long sur 50 de haut.
Mais là faut dire aux gendarmes d'arrêter leurs conneries pour sauver les gens qui ont des mains en moins, quoi. Alors ces drames humains ne sont pas les seuls dommages infligés au fettard. Régulièrement, ces derniers font état des nombreuses destructions matérielles visant les infrastructures ou la sonorisation du matériel privé qui devrait être saisi par les autorités comme le prévoit la loi.
On ne répond pas à une infraction par une autre infraction, avait alors commenté maître Marianne Rostan, avocate spécialisé dans la défense des organisateurs de RAV. En France comme en Italie, les free party et de la même manière que les banlieux sont devenus des laboratoires de la répression policière. Les autorités y déploi une violence extrême présentant ses fêtes comme des repères de drogués et de déviants avant d'étendre cette répression au-delà du milieu teuf jusqu'au luttes sociales notamment.
D'ailleurs, la loi italienne dont rêve Raillot dont on a parlé tout à l'heure joue volontairement sur l'ambiguité. Elle vise tout rassemblement public de plus de 50 personnes et l'invasion de terrain et de bâtiments pouvant représenter un danger pour la sécurité, l'ordre ou la santé publique. Traduction, les grèves, les occupations de fac, les squat ou tout événement autogéré et déplaisant aux autorités peuvent désormais tomber sous le cou de cette loi sécuritaire.
Mais alors, que retenir de tout ça ? que la danse, la musique et la fête sont devenues des menaces pour l'ordre public, que le modèle italien néofasciste sert d'inspiration au gouvernement français. Les teurs en dansant et en organisant des free parties défient les règles imposées par un pouvoir obsédé par le contrôle et ils ne sont bien sûr pas les seuls à subir cette pression.
Elle vise toutes celles et ceux qui ne rentrent pas dans le moule toujours plus étroit de la société en proie aux obsessions sécuritaires portées par l'extrême droite. Mais une vérité demeure. La fête ne se plie pas aux lois absurdes.
Elle se vit, se partage, se défend. Tant que les gens continueront à danser, à créer et à s'organiser ensemble, Rota et ses copies italiennes ne feront que courir derrière une liberté qui ne se laisse elle pas enfermé. On continue avec l'actualité des nouvelles du terrain judiciaire concernant Gérard Deardieux.
L'acteur est renvoyé en procès devant la cour criminelle départementale de Paris pour viol et agression sexuelle sur la comédienne Charlotte Arnou. C'est ce qu'on fait savoir mardi 2 septembre des sources proches du dossier à l'AFP. C'est donc un nouveau procès qui attend celui que ses défenseurs les plus acharnés aiment appeler le monstre sacré du cinéma.
La comédienne Charlotte Arnou a réagi via son compte Instagram. Je cite "Je crois que j'ai du mal à réaliser tant c'est énorme, je suis soulagé". Son avocate, maître Karine Durieux Diebolt, a également réagi selon cette dernière, "C'est une forme de vérité judiciaire en attendant le procès criminel.
Rappelons qu'il avait déjà été condamné en mai dernier à 18 mois de prison avec surcis pour l'agression sexuelle de deux femmes sur le tournage du film Les Volets verts." Il a fait appel de cette condamnation. Puisque l'été toucha à sa fin, passons désormais à l'actualité écologique et au climat.
Un été, c'est devenu une norme excessivement chaud. En effet, le bilan climatique publié par Météo France classe les mois de juin, juillet et août, juste derrière les étés 2003 et 2022. C'est donc le 3è été le plus chaud jamais enregistré. deux canicules exceptionnelles, un incendie d'ampleur dans l'aude, celui qu'on a évoqué tout à l'heure, des sols asséchés.
Les 40° ont été enregistrés sur plus de 20 % du territoire. Les 35° ont quant à eux été enregistrés sur plus de 80 % du territoire. De manière générale, les températures se sont trouvées au-dessus des normales de saison 2 jours sur tr et les nuits tropicales se sont multipliées durant ces 3 mois estivaux.
Nant déplaise aux climatoceptiques. Le réchauffement climatique continue de montrer ses preuves. Toujours selon Météofrance, la France s'est déjà réchauffé de 1°9 par rapport à l'air pré-industriel.
On passe à l'international désormais à Gaza. Le génocide continue et ce matin, le ministère de la santé du Hamas annoncer le décès de 185 personnes pour des causes de malnutrition durant le mois d'août. Un chiffre évidemment alarmant et qui vient confirmer le caractère génocidaire de la guerre qu'Israël mène dans la bande de Gaza.
Dans le même temps, un communiqué publié ce mardi par l'armée israélienne annonce des préparations, je cite, sur le plan logistique et opérationnel en vue de mener des opérations de combat dans l'enclave avec, je cite toujours, la mobilisation massive de réservistes. Fin août, Israël 4 avait autorisé la mobilisation d'environ 60000 réservistes. Et pendant ce temps, les frappes aériennes continuent de s'abattre sur les gazaouis depuis mardi matin.
Ces derniers ont déjà fait à l'heure où nous enregistrons cet épisode du récaports depuis mardi matin. Neuf personnes dont sept enfants ont aussi été trouvé morts dans l'après-midi suite à des frappes de drone à Ragnones. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.
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Très bonne soirée sur le média. [Musique] Ah.
Bruno Retailleau