LE TALK : Municipales Paris l’union de la gauche tiendra-t-elle ? L’ASE protège assez les enfants ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 29 %Attaque 46 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ce rapprochement historique de la gauche à Paris ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que la droite peut proposer de plus que le bilan d'Annie Delgo ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les excuses de Brigitte Macron sont-elles jugées maladroites ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Jordan Bardella a-t-il été maladroit dans l'émission de Laurent Ruquier ?
- 35:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que les PLFSS et PLF répondent aux préoccupations des Français ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les collectivités locales doivent-elles voter des budgets à l'équilibre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:00Fait
« En février la direction a été informée de ce qui s'était passé, on a eu juste un mail de recadrage. »
- 20:00Chiffre
« un enfant placé à l'aide sociale à l'enfance a en moyenne 20 ans d'espérance de vie en moins que n'importe qui d'autre dans ce pays. »
- Fait
« il y a une réélection de la moitié de de l'hémicycle du Sénat en 2026 »
- Chiffre
« on a plus de 3 millions d'enfants qui vivent aujourd'hui euh sous le seuil de pauvreté en France »
- Chiffre
« on a plus de 3500 enfants qui aujourd'hui dorment à la rue, survivent à la rue. Parmi eux, c'est plus de 500 enfants de moins de 3 ans »
- Chiffre
« on a actuellement 400000 mesures de protection de l'enfance ordonné pour la plupart pour plus de 80 % d'entre elles par l'autorité judiciaire »
- Fait
« le gouvernement a annoncé déposer un projet de loi relatif à la protection de l'enfance au premier trimestre 2026 »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous. Salut Tranche, salut Christalgre, salut Bandini, salut à toutes celles et ceux qui qui nous rejoignent. Bienvenue dans le talk de France info 2h de de 17h à 19h pour jeter un œil avisé à ceux qui se tram dans les recoins de l'actualité politique, économique, diplomatique, géostratégique du web, de la tech et des idées et aussi certainement bah oui des idées 2 heur sur Twitch et sur TikTok avec vous dans le chat pour aller marquer au faire rejoignant de la raison les inamicaux sous des passions.
Ces deux heures on les fait avec vous dans le chat chers amis. Vous posez vos questions, je les passe directement aux invités. Il y a deux règles, je le rappelle, c'est la courtoisie, la bienveillance.
On est sur le service public, s'il vous plaît. Service public que vous aimez, qui est gratuit et un point d'interrogation pour signaler aux yeux de votre serviteur que votre question et ben c'est une question. Programme de ces 2hes de 17h à 18h.
Un point politique avec dedans l'union historique de la gauche mais sans LFI à Paris pour contrer la candidature de Rachid Adati à la mairie de Paris. Puis des nouvelles d'un budget qu'on ne voit pas venir et certainement si le temps ne nous est pas assassin. Un retour sur les excuses jugées maladroite par certains de Brigitte Macron l'épouse du président de la République après son très mal son très maladroit Salcon.
Ça sera l'occasion d'entendre Brig Brigitte Layet Virginie Layet dire une 4è fois Salcon et ça va être très amusant. Ce sera jusqu'à 18h 18h à laquelle on fera un point sur l'AZE. de la Z, c'est l'aide sociale à l'enfance qui ne parvient pas à protéger les enfants.
On témoigne l'actualité récente avec notamment ce petit garçon de 8 ans humilié dans un foyer de la rasé à blanc par des éducateurs, une affaire médiatisée à l'heure où les députés ont adopté à l'unanimité, c'est rare, une proposition de loi visant à garantir à chaque enfant une prise en charge par un avocat dès l'ouverture d'une mesure d'assistance éducative. Un texte porté par la députée Aida Adizadé. Aidizadé qui devait être avec nous tout à l'heure mais qui est retenu à l'Assemblée nationale.
Ce sera donc quelqu'un d'autre et ce sera notamment avec Liè Loufock. Ce sera jusque 19h pour le et pour l'instant il n'est jamais que 17h10 passé de 52 secondes à Paris pour la première fois depuis 1977, date à laquelle le maire est élu au suffrage universel. Les trois forces politiques qui dirigent actuellement la capitale pourraient faire candidature commune dès le premier tour des élections municipales avec en ligne de mire la candidature de Rachid Alati.
Bonjour Quentin Calmé. Et bonjour Ludo. Salut Quentin.
Tu es journaliste parlementaire à public Sénat. À tes côtés Virginie Leguet. Salut Virginie.
Bonjour. Bonjour à tous. Tu es journaliste politique éditorialiste sur France Info TV.
Euh je avant qu'on commence, pardonnez-nous, on est un petit peu en retard, tout était prêt puis d'un seul coup tout s'est précipité et je suis donc un petit peu essoufflé. Puis euh on est très heureux en tout cas de tous vous retrouver et de clôturer l'année avec vous. Et oui, parce que c'est c'est le dernier to de la saison.
On reprendra le le 8 janvier mais je vous l'expliquerai un petit peu tout à l'heure. Salut. Salut.
Salade tomate tartif. On vous soit très joyeux Noël. Exactement.
Et on commence. Pourquoi ce rapprochement ? On a beaucoup lu dans la presse notamment sur France info aussi qu'il était historique.
Pourquoi c'est inédit ? Virginie ben c'est inédit parce que c'est la première fois que ça se fait que là ils le font d'entrée. C'est inédit parce que mais en fait je dirais que c'était un peu écrit étant donné ce qui se passe à l'Assemblée nationale.
C'est inédit parce que c'est trois forces de gauche mais pas quatre et que on voit bien que les filles est totalement euh oustracisée comme elle fie a bien l'intention d'ostratiser d'ostraciser pardon les autres forces du de la gauche municipal. En fait, ce qui va se passer euh euh et ça ne se passera peut-être pas toujours en aussi bon ordre qu'à Paris, c'est que euh elle fille va, je sais pas comment le dire, va faire la misère au Parti socialiste, partout où il le pourra, aux élections municipales. Euh et le Parti socialiste qui a quand même quelques bastions va se défendre tant bien que mal.
Mais là, en tout cas, euh je note que les écolos qui avaient un peu de mal à se détacher de LFI le font très clairement à Paris. euh et que il se passe que bien sûr c'est contre Rachiadati, mais c'est aussi pour peut-être faire pièce à la candidature de Sopia Chikirou qui se présente au nom de la France insoumise et qui on l'a bien, elle l'a bien dit elle-même tout de suite à s'est montré extrêmement incisive et et peut-être même agressive vis-à-vis de la mère sortante, de l'équipe sortante. On sent bien que ça va être sa sa cible favorite.
Donc eux, ils sentent le danger. Ils sentent qu'effectivement le bilan de de Anniealgo est loin d'être formidable et qui vont avoir du mal à le défendre. Donc au moins, il se serrent les coudes et ils décident de faire campagne commune.
Oui, c'est tout à fait inédit et je ne sais pas quel sera le résultat en revanche. Non, c'est vrai que le le résultat du scrutin est et et est incertain. qui a été adopté une loi qui va comme personnaliser beaucoup plus scrutin qu'au lieu d'avoir des élections au niveau des des arrondissements et ensuite les conseillers de Paris qui élisent le maire de Paris, on va avoir un scrutin où vous aurez le la le bulletin Rashidati pour tous les citoyens qui vont voter à Paris.
Ce qui inquiète du coup les opposants de gauche parce que même si euh elle est de droite, elle est elle est rattachée à la famille LR maintenant elle est macroniste euh elle pourrait plaire à des électeurs et en plus sa renommée pourrait être un argument qui fasse que elle ait vraiment de de bons scores. Et la gauche effectivement alors je sais pas si c'est vraiment lié au autant au bilan d'Anniel Go à la sortie de de de ses mandats ou si c'est vraiment la la personnalité d'Annie Dalgo qui a pu devenir comme ça un repoussoir. En tout cas, effectivement, la gauche qui part un peu affaiblie.
On voit que le bloc de gauche, même si on rajoute les écologistes, il est pas très fort. Euh donc il y a eu cette à mon avis crainte dès le départ des parties de gauche d'avoir assez peu de de marge de manœuvre dans l'élection face à une Rachidati très populaire. Emmanuel Grégoire qui aussi pâtit un peu d'un manque de renommée au niveau au niveau national et au niveau local.
Donc l'idée de partir les trois les trois euh les trois parties euh PCF, PS écologistes dès le premier tour alors qu'effectivement d'habitude les écologistes se rallent les deux tours. C'était c'est un peu une figure politique à Paris hein ce moment dans l'entre de tours où ça négocie et où effectivement d'ailleurs ça crée parfois une dynamique de campagne pour le reste de la enfin pour la gauche ce ralliment. Mais donc là, l'idée de partir avant le premier tour, donc de de céder même cet accord dès le mois de décembre parce qu'il y avait ces difficultés sur les chiqu et dans l'équation politique à Paris.
Si je peux rajouter une chose, Rachida Dati n'est pas soutenue par les macronistes. Elle est peut-être, elle l'espérait, elle le voulait finalement elle ne l'est pas. Les macronistes lui ont choisi Pierre Bournazel.
Ouais. Et ça traduit aussi quand même quelque chose de fragile de la candidature de Rachidati qui je le rappelle est quand même empétré dans une affaire judiciaire et là je vais la résumer rapidement c'est l'affaire Gone où elle est soupçonnée suspectée d'avoir encaissé 900000 € si mes souvenirs sont exactas en échange de prestation dont on a du mal à trouver des traces. En tout cas, c'est ce que la justice cherche depuis des années maintenant.
Euh donc, il va y avoir ce procès dont les dates sont fixés à la rentrée et ça risque peut-être euh de refroidir malgré tout une partie des électeurs de droite qui se diront "Ça commence à bien faire les affaires des élus." On a vu que récemment, pour ne pas prendre l'exemple trop lointain, Nicolas Sarkozy a été condamné de façon définitive dans au moins deux dossiers que avant lui Marine Le Pen a été condamné très sévèrement et que donc la justice en fait a on voit que la justice pour l'instant je ne sais pas si elle changera ou si le dossier de Rachid Adati est moins solide mais elle a l'intention de se montrer tout aussi sévère avec les hommes politiques qu'avec monsieur tout le monde ce qui n'était peut-être pas le cas tout à fait tout le temps jusqu'à Maintenant donc les électeurs se diront est-ce que vraiment c'est la bonne candidate ? Est-ce que vraiment on a envie de mettre notre bulletin de vote euh pour elle ?
Et je je trouve que sa candidature se fragilise et que donc du coup pardon, je suis un peu longue, je fais une grande parenthèse que du coup euh cette union de la gauche qui n'est pas complète mais enfin qui est déjà bien entamée pourrait euh représenter une alternative euh je ne sais pas euh acceptable pour une partie de l'électorat qui vote à Paris. Euh d'autant et j'en termine que une partie de l'électorat de droite ne vote pas à Paris et c'est bien ce qui a coûté très cher euh euh aux candidats de droite ces dernières années. C'est-à-dire que ceux qui votent à Paris, c'est plutôt euh euh les gens de gauche qui habitent les quartiers le 1, le 2, le 3, le 4 puis les quartiers populaires.
Euh ceux qui se réclament de la droite, souvent ils sont inscrits dans leur maison secondaire et donc ils ne jouent pas dans dans dans la dans la cour électorale de Paris, ce qui nuit toujours à leurs candidats. Oui. que aux dernières législatives, il y avait eu des bons signaux pour la gauche.
En tout cas, la gauche qui a gagné encore des des sièges aux législatives pour ce qui est des des circonscriptions intraparisiennes. Mais je moi je je pense qu'elle a des elle a de bonnes chances. Je suis d'accord avec toi, il y a des affaires mais elles seront jugées après l'élection.
Elles seront jugé en septembre 2026. Donc il y a ce côté un peu elle est elle est tellement connue, elle est elle est enfin elle est tellement connue par rapport à ses concurrent que elle peut vraiment gagner des voix y compris chez des électeurs qui effectivement veulent une autre personnalité changer de personnalité et peut-être moins s'attacher au fond et moins s'attacher à ces questions des affaires. Je trouve que enfin en tout cas pour la gauche, je vois que cette cette candidature de Racha, elle est perçue comme dangereuse plus que les autres candidatures. aussi une incarnation forte.
Crystal Gredy de la Noé avait adoubé Hidalgo et on était sur des personnalités fortes. Est-ce qu'on manque pas d'une figure forte justement de la gauche parisienne comme ce fut le cas pour les maires précédents ? Oui.
Emmanuel Grégoire est peu connu. Oui. Euh Emmanuel Grégoire n'était d'ailleurs pas le candidat de Annie Dalgo.
C'est quelqu'un d'encore moins connu. C'est Réy Ferro. Oui, que Anit à Doubé, j'imagine parce que Annie Dalgo avait envie de couler son camp parce que je vois pas Réy Ferro franchement être en mesure de gagner une campagne municipale.
Non, mais c'était très compliqué avec Emmanuel Grégoire en fait. Elle avait décidé de le tuer mais c'est son ex-premier adjoint qui était devenu député de Paris justement dernière législative. Euh, on ne fait pas une une une campagne municipale pour celui qui va vous succéder parce qu'on veut tuer quelqu'un mais visiblement, elle a été animée par sentiment là de de rage vis-à-vis de de d'Emmanuel Grégoire.
Un un dernier mot sur Rachid Dati, c'est vrai que elle est très connue. C'est vrai que quand elle se promène quelque part dans une rue, tout le monde la connaît. Les gens lui parlent, lui elle parce qu'elle a un contact assez facile avec les gens.
Euh c'est vrai que là, elle fait des des des vidéos euh sur les réseaux sociaux qui sont euh euh regardées et qui sont euh parfois un petit peu concertantes sidérante. Oui. Euh euh elle elle fait la tournée des ebboeurs, elle est quasiment déguisée elle-même en ebour, euh elle va voir les sans-abris.
Euh tout le monde le fait. Oui, mais mais ces vidéos sont assez malines, sont assez efficaces. Est-ce que c'est vraiment convaincant pour les électeurs ?
Je ne sais pas. Est-ce que il y a pas quelque chose qui va se retourner contre elle ? Je vois qu'il y a toute une polémique qui s'est créée à propos des logements sociaux parce que elle dit "Ah oui euh vous n'avez pas vous n'avez pas de logement.
Ah là là c'est affreux. Il faut absolument vous trouver. Et en fait euh les les petits malins ou les élus d'opposition ont relevé euh toutes les délibérations au conseil municipal de Paris où elle a voté contre la construction de logements sociaux euh quasiment systématiquement et quand elle votait pas contre elle et son groupe, il s'abstenait.
Donc il y a quand même un double discours qui va lui être en permanence euh opposé et qui pourrait mine de rien entamer un peu sa crédibilité. On peut pas à la fois dire euh je suis une candidate qui parle à tout le monde, y compris euh aux sansabris, y compris euh aux éboueurs, y compris aux gens qui n'ont pas de logement. Et en même temps, quand on est euh comme elle elle en capacité d'améliorer les choses à Paris depuis des années, parce que elle est élue à Paris quand même depuis un certain nombre d'années, n'avoir rien fait pour ça, il y a il y a là quelque chose qui va peut-être se se se se se se se rappeler à elle.
Et en tout cas les ce que tu disais au début de ton intervention Virginie sur les tensions entre Emmanuel Grégoire et Réy Ferro au moment de prendre la suite d'Annie Delg, ça montre aussi voilà comme ça une tension au sein de la gauche et c'est pas très bon ça en précampagne et même les tensions avec LFI, c'est pas aussi simple et net que ça. On a l'impression que les écologistes l'orgent sur la la gauche de leur gauche. C'est que ils ont fait un protocole d'accord avec le PS où il y a qui stipule que au second tour, il y aura jamais d'accord avec Pierrive Bournael que tu évoqué qui est le candidat horizon soutenu par Renaissance.
Mais alors du coup, les écologistes ont bien fait noter dans cet accord que il pourrait y avoir un rapprochement vers la France insoumise alors qu'on le sait les socialistes et LFI se déteste et euh il serait hors de question au Conseil de Paris que ces forces-là travaillent ensemble hein et il y a pas d'élu LFI au Conseil de Paris, ils en veulent surtout pas et ils se détestent cordialement mais politiquement. Enfin, il y a il y a quelque chose de cet ordre-là quand on écoute les les les élus parisiens. Donc toutes ces tensions au sein de la gauche, ça peut desservir une campagne, une précampagne, d'où aussi sans doute cette volonté d'afficher un front uni au moment de de lancer la campagne avec au moins trois des camps qui partent directement ensemble.
Oui, parce qu'il ne faut pas sous-estimer la la férocité dont on va faire preuve Sopia Chikirou. Chavi Chikiru, c'est c'est une une tueuse. Elle est là pour ça.
Elle est là pour désinguer, elle est là pour faire un score, elle est là pour marquer clairement son entrée dans l'arène. Euh elle a des atouts, hein. Elle est elle a peur de rien.
Elle est extrêmement volontaire, elle est extrêmement déterminée. et elle multipliera les attaques et les et les attaques parfois fondées sur ce qu'a fait la gauche, qu'a fait Anniealgo, ce qu'a fait cette majorité, ce qu'elle n'a pas fait, pourquoi elle ne l'a pas fait et ça va être un pilonnage incessant. Oui.
Sur quoi on devra ? Ah pardon, une question de tranche. Ça fait depuis 2020 et 5 ans que j'habite à Paris dans un arrondissement avec un maire de droite, même si je n'y vote pas.
Je dois bien avouer que le bilan Danid Dalgo me semble bon voir très bon sur certains aspects. Je pense au rue aux écoles entre autres. En quoi Rachid Adati ou la droite arriverait à proposer un projet apte à convaincre une majorité de l'électorat parisien au second tour ?
Je pense que la question de Trange c'est qu'est-ce que qu'est-ce que la droite peut proposer de plus que le bilan d'Alinelgou ? C'est vrai que pour l'instant ça se joue beaucoup sur les personnalités mais c'est vrai que sur la programmatique mais pour l'instant on n pas les programmes. D'ailleurs, si Rachidati avait déposé un programme, elle devrait quitter le gouvernement puisque la règle qui a été fixée, c'est les candidats aux élections municipales doivent quitter le gouvernement.
Sachant qu'elle elle il y a une ligne un peu tenue, voilà, entre précampagne et campagne parce que on le disait, il y a des vidéos qui sont tourné dans les dans les camions poubelles. C'est donc qu'on est on est en campagne. Qu'est-ce que la ministre de la culture fait dans un camion poubelle parisien ?
C'est qu'elle est bien en campagne. Donc une promenade quand voilà donc elle n'a pas encore de programme. Donc nous n'avons pas exactement voilà ce sur quoi sur le fond elle veut faire différemment.
Mais on voit que déjà sur la forme, elle elle entend casser enfin changer de méthode par rapport à Nidal à Nidalgo qui était jugé comme trop clivante et voilà et trop euh trop froide et et trop dure dans cette décision. Et après effectivement, je pense que la question des voitures va être un peu au cœur des au cœur du programme. On n'y échappera pas.
Faut-il ou pas faire la guerre autant à la voiture que ce que faisait que ce que faisait le l'équipe sortante ? C'est ça c'est la question. mon avis qui sera au cœur des enjeux peu importe ce que proposent les uns et les autres parce que on voit que des fois quand on se plonge sur le fond, on a du mal à comprendre exactement ce que veut la droite parisienne quand on voit par exemple sur la rue de Rivoli, il faut pas remettre en cause la piste cyclable mais en même temps il faut pouvoir que les commerçants aient davantage de de de trafic sauf qu'en fait c'est pas lié aux voitures.
Donc on va voir quand son on va voir sur le fond des propositions, ce sera difficile de de compre exactement ce que veut la droite parisienne mais on attend encore les programmes pour moi je pense que Rachida Adati ne remettra rien en cause de ce qui a été fait par Annie Dalgo. Elle se gardera bien de supprimer des voies cyclables. Elle se gardera bien de refaire circuler des voitures là où elles ne peuvent plus circuler.
Elle a quand même compris que ça mettait Paris dans un mouvement où vont des grandes villes dans le monde et que ça elle aura du mal à revenir en arrière. Elle s'attachera peut-être et encore, est-ce qu'elle en aura les moyens à faire en sorte que la ville soit plus propre, ce qui plaira beaucoup aux électeurs de droite qui trouvent que la ville est vraiment pas propre. et elle l'a répété quand elle est allée faire sa retourner avec les éboueurs.
Euh avec moi vous allez voir, avec moi vous allez voir. Bon euh moi je je je sais pas si avec elle on va voir. Euh je je crois qu'elle elle sous-estime aussi la complexité de faire travailler les gens comme elle pense qu'elle va réussir à les faire travailler. euh de la complexité de faire d'avoir affaire à une population qui se montre extrêmement incivique et qui jette facilement toutes ses tout tout tout par terre et qui quand elle déménage, elle fait des travaux ou elle refait une chambre, mais met tout son débarras dans la rue.
Ça ne se faisait pas il y a quelques années. Ça se fait maintenant de façon très courante. Alors, c'est vrai qu'Anil Galg n'a pas tellement réagi à tout ça.
Elle a laissé faire, elle a laissé les trottoirs euh être envahi de tas de choses dans n'importe quel quartier et que les gens ont pris l'habitude de penser que c'était pas grave s'ils le faisaient. Euh est-ce que Rashid Adatira mettre des amendes ? Est-ce que Rashid Adati euh se montrera très répressive ?
Je ne sais pas. Franchement, moi j'ai un grand doute sur euh euh la façon dont elle va se comporter. Là, elle fait un peu le fier à bras, elle fait un peu elle tape là où où c'est sensible pour l'électorat de droite, c'est-à-dire effectivement euh la sécurité, la propreté.
Euh et c'est pour ça qu'elle est allée voir ceux qui sont dans la rue. Elle a dit "Ah, c'est pas possible là là là là." Ça sous-entendait.
Oui, bien sûr, vous pouvez pas dormir dehors, mais ça se entendait aussi les les voisins de là où vous êtes ne sont pas en sécurité. Enfin, c'était quand même assez assez clair. Quant à à toutes ces casquettes, Annie d'Alg, je sais pas si vous vous avez vu, mais vous aurez peut-être toutes les vacances pour regarder, est très moqué pour son absence complète de travail à la culture.
Les gens se demandent si elle a jamais ouvert un dossier. Les gens se demandent ce qu'elle a fait pour le Louvre ou pas fait. Oui.
Euh oui. Qu'est-ce que j'ai dit ? Pardon, je suis je suis je suis vraiment distraite.
Je parlais de Rachid Adati. Les gens se demandent sur quel dossier elle est réellement investie. Euh et les gens se demandent même si elle a compris qu'elle avait été nommée à la culture.
Donc je je je ne sais pas combien de temps Emmanuel Macron va tolérer ça, mais Emmanuel Macron est lui-même dans un tel état de faiblesse que je ne sais pas s'il va réussir à à à j'allais dire à remettre un peu au part à Shidaidad ou à la ou à la faire partir du gouvernement. Là aussi, je demande à voir Sébastien Lecnu. Enfin, on voit bien quand même que Rachid Adati et j'en termine inspire une forme de crainte parce que Rachidati, elle est capable de dire des horreurs, de menacer, de de de sortir des des des dossiers pas très agréables qu'elle prétend avoir sur les uns ou les autres et que là, il y a quelque chose de l'ordre un peu de du régime de la de la crainte qu'elle inspire depuis des années à ceux qui sont ses ennemis déclarés.
Les amis, est-ce qu'on quitterait pas le la mairie de Paris pour parler un petit peu de budget ? Vous avez envie de parler de budget ? Je suis sûr que quand a très envie de parler de budget.
Dis qu'il avait très envie d'en parler. [rires] Ferme les yeux, je vois le PL. 17h28 32 secondes.
Je vous propose de nous éloigner un peu de la mairie. La mairie de Paris. On prend notre vélo, on file à l'Assemblée nationale, le palais Bourbon et plus particulièrement dans les négociations extrêmement délicates autour du projet de loi de finance.
Euh sep députés, sep sénateurs se retrouvent en commission mixte paritaire pour tenter de trouver un accord sur un texte essentiel au fonctionnement de l'État alors que les positions des deux chambres semblent plus éloigné que jamais. Pourquoi ça s'annonce extrêmement compliqué cette commission mix paritaire ? [rires] Mais on le dit depuis enfin moi à chaque fois que je viens dans cette émission, on le dit que il y a le mur et qu'on s'en rapproche et que on va se le prendre.
Alors sur sû sûr que vois-tu donc venir sur le sur le le PLFSS sur le sur le le budget de la sécurité sociale, je me suis trompé. Il faut dire bravo à Sébastien le cornu, il a réussi à manœuvrer sur le budget de la sécurité de la sécurité sociale de la santé. Le le texte est est définitivement voté depuis mardi et donc c'est une surprise.
On a réussi à trouver un accord. Il y a même donc 18 LR qui ont voté la copie la sécurité sociale et donc l'ensemble du groupe socialiste. Alors que normalement voter un budget, c'est être rattaché à la majorité gouvernementale qui propose le budget.
Ils sont passés outre cette règle et donc il y a eu cet accord et on a réussi à faire voter ensemble des socialistes, quelques LR mais donc quand même un/3 du groupe et dans l'ensemble du groupe central sur le budget de l'État, le plus gros hein des deux budgets, le le principal donc ce PLF, le projet de finance, on n'arrive pas du tout à faire coïncider les copies de la gauche et de la droite et ni de l'Assemblée nationale et du Sénat avec une Assemblée nationale qui n'a jamais réussi à aller plus loin que le premier volet, le volet reset. donc qui n'a pas de copie de main en CMP en commission mix paritaire. Ils arrivent les les sept députés arrivent les mains vides et en revanche les sept sénateurs qui eux ont une majorité très nette au Sénat arrive avec une copie la leure qu'ils ont terminé cette semaine lundi et dont ils ne démorent pas.
Et donc on est au milieu Sébastien Lecnu qui hier a essayé de dire il faut que la majorité sénatoriale tende des mains à d'autres groupes mais la droite sénatoriale qui dit compromis oui pas de compromission et là les positions qui se radicalisent et on est effectivement à moins de 24 heures maintenant de de cette tentative d'entente entre les deux assemblées assemblée nationale sénat et tous ces groupes politiques et on est à maintenant 15 jours de la date fatidique pour avoir un budget sans quoi on devra passer par une loi spéciale. Moi, je pense qu'on s'achemine sans le dire, euh tout en faisant croire qu'il y a peut-être encore une chance, on s'achemine tranquillement vers une loi spéciale et que il y aura un accord qui sera trouvé aller janvier, février, quand les municipales vraiment s'approcheront et qu'il y aura pas moyen de de ne pas trouver un accord. Euh c'est comme ça que ça s'était passé l'année dernière.
On en avait pas du tout entendu parler. En tout cas, Baou était pas vanté et c'est comme ça que ça risque de se passer cette année et ça arrangera tout le monde parce que il faut quand même bien rappeler que oui, le PLFS a été adopté, que oui, les consignes qui avaient été données par les uns ou les autres, à part le PS, mais en tout cas ceux qui avaient dit "Ah moi moi vous allez voir mon groupe, il va voter contre." En fait, personne n'a suivi les consignes et finalement le PLFSS a été adopté.
Il faut reconnaître que dans ce PLFSS, il y avait quelque chose au à quoi le Parti socialiste tenait énormément, qui était la suspension de la réforme des retraites et que ça c'était pour eux vraiment quelque chose qu'ils devaient protéger et que pour ça il fallait que le budget soit voté. Ils l'ont eu, ils l'ont eu, ils ont eu leur gains. Ils peuvent dire maintenant, "Regardez, on s'est battu comme des chiens.
On a fait plier Sébastien Lecornus, ce qui est vrai, il a mis genoux à terre et grâce à nous, vous avez ça, ça, ça, ça, ça." Et je pense qu'ils se sont empressés d'aller le dire dans leur circonscription. le budget de l'État euh euh franchement la la la divergence entre ce que propose le Sénat et effectivement ce que propose l'Assemblée nationale, c'est-à-dire la moitié du budget est telle que je ne vois pas comment la CMP sera comme on dit conclusive, elle sera non conclusive et on mais je pense que c'est déjà acté dans les têtes et on ira tranquillement parce que finalement c'est comme ça que ça s'est fait déjà, on ira tranquillement sans vraiment s'affoler vers une loi spéciale en sachant très bien qu'il y aura un accord qui va intervenir dans 2 mois et et Maintenant, ça devient banal.
Je ferai un dernier commentaire. Le le PLFS, le projet de loi de finance de la sécurité sociale a aussi été adopté. Alors moi, je je je ne dis ce qu'on viiens pas.
Sébastien lecornu a été habile. Il a su lâcher quand il fallait lâcher. Il a su être là quand il fallait être là.
Il a su vraiment, comment on dit, mouiller sa chemise et il l'a fait. contrairement à François Bairou qui a qui a pas fait grand-chose. Lui, il s'est vraiment donné cors et âme à sa tâche qui était de faire adopter ce PLFSS.
C'est fait. Mais il y avait quand même derrière quelque chose qu'il a beaucoup aidé qui était que personne ne voulait d'une dissolution, personne ne voulait revenir aux urnes, sauf le RN et la France insoumise mais tous les autres se sont dit si on retourne aux urnes, on va tous quasiment perdre des plumes. Et un sur deux, c'est dit moi je vais perdre mon siège.
Je je ferai un dernier commentaire. LR, je crois qu'ils sont 50 depuis l'élection de Michel Barnier. La quasi totalité des députés LR a été élu face à un candidat du Rassemblement national.
Maintenant que le Rassemblement national semble un peu encore plus décollé, ils se disent tous la dissolution ça veut dire pour nous tapis. Et ça, le tapis, personne n'en voulait. Donc ça a aidé Sébastien Lecnu aussi à faire en sorte que ben tout le monde se dise à la dernière minute, bon, on va peut-être pas jouer avec le feu, on va adopter ce budget.
Oui, que la loi spéciale hein, c'est cette loi spéciale, personne n'en veut. Pourtant visiblement, on y va en courant semble-t-il mais c'est un moyen de passer en 2026 sans pouvoir prélever les impôts, sans pouvoir fonctionner mécaniquement, mais c'est pas du tout voilà. Exactement.
C'est c'est un c'est un un un pensement sur la fin de l'année où on n pas de budget, mais normalement on doit on doit voter un budget avant la fin de l'année. Et donc ça veut dire qu' ça décale simplement les les les discussions l'année prochaine. On va devoir repartir sur un nouveau budget. qu'on on repart sur 2 mois minimum de débat budgétaire et bon bah ça épuise tout le monde mais c'est parce que on est toujours dans cette assemblée nationale aussi ingouvernable qui a réussi à trouver un accord sur la la santé mais qui n'arrive pas à trouver un accord sur le budget de l'État avec la question du niveau des impôts, la question du voilà du niveau de de prélèvement à la gauche qui n'en démarre pas, il demande encore 10 milliards supplémentaires par rapport à la copie du Sénat en terme de d'impôts sur les plus riches. que la droite refuse complètement.
La droite a même allégé de 6 à 8 milliards la copie de de son budget notamment sur l'impôt des des plus grosses entreprises. Ils veulent pas casser la dynamique économique, ils veulent que il y ait des emplois à la clé. Donc on a deux conceptions de l'économie qui sont différentes et chacun qui n'en démor pas.
D'où cette ce blocage mais qui n'est qu'un blocage reporté au début de l'année prochaine. On va devoir se reposer l'équation en janvier-février. Le Cornu va devoir à nouveau essayer de faire ben s'entendre ces ces ces positions politiques qui sont diamétralement opposées pour l'instant.
Oui. Alors, il y a fort à parier que comme le PLFSF qui n'est pas un très bon budget, qui n'est certainement pas le budget idéal étant donné l'équation économique dans laquelle se trouve le pays avec ce le le niveau de sa dette, avec la fragilité du système de la sécurité sociale, avec son déficit, ce budget ne va pas dans le bon sens. Mais enfin, il a été adopté pour plein de raisons différentes.
Le budget de l'État, si il est adopté en janvier ou février, un peu en Catyini, hein, parce que ça se fera comme ça. Paf, paf, on en parlera pas trop puis on dira que ça y est, c'est fait. Ça sera pas non plus un bon budget.
Ce que je veux dire, c'est que il n'y a rien dans tout ça de l'ordre, du sens, de la responsabilité. Il y a euh des calculs personnels, des calculs politiques en fonction du calendrier des uns ou des autres, en fonction de leurs intérêts, en fonction euh de de évidemment, mais il y a absolument pas l'idée de se dire euh on va aller sur une trajectoire vertueuse, on va faire des vraies économies, on va mais mais je parle pour tout le monde, c'est pas spécialement la gauche ou la droite. Et là, on est très très loin de l'intérêt général, de l'intérêt commun, de de l'intérêt du pays.
On en est à après nous le déluge, mais je crois que le déluge va être un vrai déluge quand il va falloir enfin se décider à prendre des mesures. Question dans le chat de tranche. Est-ce qu'il est-ce qu'il ne reste pas très problématique que les PLFSS et le projet de loi finances de loi de finance pardon soient toujours autant un rebour des besoins et préoccupations de la majorité des Français et des françaises ?
Pouvoir d'achat à la santé. Aucun parti ne craint-il des répercussions municipales en particulier pour les grandes villes et même s'il n'a pas forcément de de corrélation entre la politique nationale et locale ? Première question de Tranche.
Deuxème question de Zarquiel. Est-ce qu'il existe des audits qui permettraient aux citoyens d'avoir un regard sur les budgets votés et où vont les impôts exactement ? Oui.
Alors [rires] 2h non c'est c'est assez simple. Alors les les les audites c'est c'est c'est fascid 1h3 après c'est fastidieux à lire mais ça existe he les alors il y a les rapports de la Cour des comptes. Cour des comp c'est c'est un peu le grand auditeur de des comptes de l'État.
Voilà. Et sinon, il y a les rapports parlementaires qui normalement en plus maintenant, si vous allez voir sur les rapports euh qui sont liés au budget euh sont euh euh résumé dans des essentiels et ça n'importe qui peut aller les lire. Et franchement, c'est compréhensible parce que sinon les les textes budgétaires, c'est sûr, c'est très compliqué hein.
C'est euh on parle déjà de budget, euh on a des des missions, c'est rattaché, c'est même pas des budgets des ministères, c'est c'est des politiques par politique. Donc c'est assez fastidieux à lire et c'est très compliqué. parce que l'organisation de l'État est compliquée.
C'est pour mais pour le citoyen, je comprends que ce soit vraiment fastidieux à lire, mais sur le site des assemblées, en tout cas sur le site du Sénat, il y a des essentiels sur le projet de finance où on peut comprendre rapidement les enjeux de de ces budgets. Et ensuite sur les répondre au quotidien des Français, si tout ça c'est lié, alors c'est juste qu'on l'explique mal, mais dans le projet de finance, il y a les budgets des APL. Les Français savent ce que c'est que les APL.
Euh il y a le il y a le taux de remboursement euh bah des cotisations euh de de il y a de de remboursement des des consultations euh chez le médecin. Tout ça c'est des choses qui sont très concernantes. C'est juste que c'est noyé dans un tel nombre d'informations qu'on en perd le le on en perd le le voilà le rapport avec le réel.
Mais c'est bien le quotidien des politiques qui sont directement ensuite les les politiques des Français qui sont qui sont en jeu. Là le Sénat a par exemple supprimé les budgets de l'ADEM ou de l'agence de la biodiversité. Et ben faut pas vous étonner si ensuite il y a des questions sur la transition énergétique, comment est-ce qu'on améliore la rénovation de des bâtiments, la rénovation des maisons, bah on a dû bah comme ça couper dans ces budgets.
Ça c'est du très concret aussi pour les les travaux des particuliers quand ils font changer leur leur toiture et cetera. Donc à chaque fois, il y a il y a du concret à la clé. C'est juste que c'est noyé dans des milliards et des des centaines de milliards d'euros de budget.
Donc le concret est difficile à comprendre à la fin mais c'est bien le quotidien de la vie des français. Il y aura certainement une loi une loi spéciale même si on lit pas l'avenir dans une boule de cristal prior une boule de Cristalgre même peut-être. Salut Cristalgre.
Et comment j'ai perdu qu'est-ce que je veux dire ? On a l'impression que ces débats ont déjà eu lieu en réalité. Euh pourquoi s'accorderait-il mieux en dans 2 mois ?
Bah poussez parus poussé par les événements parce que va y avoir les municipales, parce qu'ils vont avoir envie d'en finir parce que euh Sébastien Lecornu va lâcher parce que eux-mêmes vont se montrer euh moins accr et que tout le monde va se rendre compte que on ne peut pas vivre sans budget. Enfin, c'est très simple en fait et que nécessité fera loi. Je voudrais dire une dernière chose sur les dépenses qui paraissent toujours très bizarres euh à nos amis au aux français que nous sommes.
En fait, c'est assez simple. On vit de plus en plus vieux et de plus en plus longtemps et ça coûte extrêmement cher parce que c'est cette tranche là où les gens vivent de de plus en plus vieux qui coûte le plus cher. Et là je parle de la sécurité sociale à la sécurité sociale, c'est ces années-là où nos parents où nous bientôt allons coûter très cher à la sécurité sociale.
Et puis autre chose qui se passe et qui fait que tout le système devient très lourd à porter, c'est qu'il y a de moins en moins d'actifs pour de plus en plus de gens qui sont retraités. Et c'est les actifs, je rappelle que moi quand je cotise ou Quentin quand il cotise, il cotise pas pour lui, il cotise pour ceux qui sont à la retraite actuellement. Donc nos enfants cotiseront pour nous et nos enfants seront de moins en moins nombreux pour cotiser pour des retraités qui sont de plus en plus nombreux.
Je sais pas si je m'exprime clairement. Donc il y a là quelque chose de très lourd à porter. Enfin, je ferai une toute petite dernière observation euh notre système de sécurité sociale euh dont nous pouvons euh légitimement euh être fier parce que c'est un système qui est très redistributif, qui est contrairement à ce que certains prétendent, qui est finalement très généreux parce que euh la santé en France est largement prise en compte.
Si euh on n'essaie pas de le protéger et là on ne le protège pas là on le rent de plus en plus fragile parce que le déficit auquel on voulait euh arriver et là je parle sous le contrôle de peut-être que je vais me tromper dans les chiffres mais je crois que le déficit de cette année était de 24 et qu'on voulait le ramener à 17. Euh là, on sera pas du tout à 17. Euh ne ne rêvez pas et on sera à un taux de déficit qui sera encore très élevé.
Et si on continue comme ça, le système qui est quand même un système magnifique ne pourra plus se financer parce que euh au lieu d'aller dans une bonne trajectoire où on se dira on protège notre système de sécurité sociale parce qu'on estime qu'il est qu'il est bien, qu'il est qu'il est solide, qu'il marche pour tout le monde et que finalement ça ne coûte pas si cher que ça à chaque citoyen, contrairement à ce que certains veulent faire croire. Si on ne n'essaie pas de le protéger et ben on va le faire exploser. Oui, c'est le trou de la SQ hein.
Il avait presque été euh comblé juste avant le Covid et là effectivement il est à nouveau euh béant. Effectivement 24 c'était la copie euh de des députés, les les sénateurs qui ont essayé de le ramener à 17 et il revient à quelque chose comme 21 22 avec la avec la fin de la la de la dernière lecture là parce qu'elle a la suspension de la réforme des retraites parce que d'où le fait d'ailleurs que l'État va transférer une partie de la dette de la sécurité sociale au budget de l'État ce qui vient donc encore plus peser sur l'autre texte et donc le le le budget où il y a où il y a effectivement la la dette au sens la dette du pays et là ça après c'est les conséquen sur le fait d'emprunter sur les marchés et cetera. Donc il y a cette question effectivement on peut fermer les yeux là-dessus en se disant c'est pas intéressant, c'est c'est pas une question mais j'ai quand même vu dans le sondage de l'ipsos l'un des tout derniers que la question des dettes sociales et des dettes de l'État devenait maintenant une des préoccupations des principales des Français en numéro 2 après l'éc après le pouvoir d'achat et avant l'insécurité.
Et donc c'est que les Français commencent à percevoir peut-être que François Bairrou au moins aura réussi à passer une partie de ce message là aux français mais c'est un enjeu effectivement dans la continuité et aussi de notre modèle social et de ce qu'on demande aux aînés par rapport aux plus jeunes. Les les jeunes qui galèrent, ça va parler au chat, qui galèrent pour rentrer sur le marché du travail, qui galèrent pour avoir un emploi qui soit décemment payé dans leurs premières années, bah ça va peser ensuite sur le calcul de leur retraite et de leur pension. Donc on on voit que les générations qui aujourd'hui rentrent sur le marché du travail auront des pensions qui seront ridicules si on continue avec le système tel qu'il est.
Alors que on a des retraités qui aujourd'hui ont un bon taux de euh de de de calcul de leurs pensions par rapport à quand ils travaillaient. Donc on voit que ça va se détériorer au f au fur et à mesure des années. Donc ça c'est quelque chose à prendre en compte en plus avec des retraités sans vouloir les les les accabler qui mettent beaucoup sur leur compte épargne.
Ils ont un taux d'épargne de 20 % de leur revenus. Donc 20 % de de ce qu'il gagnent, ils le mettent à la banque pour des projets. Est-ce que on devrait pas essayer de de changer un peu le système pour faire en sorte que les jeunes, les précaires, ceux qui sont aussi entrés sur le marché du travail aient de meilleures perspectives pour la suite ?
C'est ça qui se joue avec un projet de loi de finance. Crystalgre pour Noël, fais-moi un cadeau. Propose-moi un pseudo à ton pseudo parce que je sais pas le prononcer.
Ça fait 3 ans maintenant qu'à chaque fois je me plante. Crystal Grex à une question. Merci Crystal Greux.
Question déficit. Salut Chrisaggre. Euh pourquoi les collectivités territoriales ont l'obligation de voter des budgets à l'équilibre et que l'État non ?
Je ne sais pas. C'est la règle d'or. Effectivement, les budgets ne peuvent pas s'endetter sauf pour de l'investissement.
Quand on construit un lycée ou un collège, on s'endettete et cetera. Mais c'est effectivement une règle qui a été mise en place pour pas creuser encore plus la dette de l'État. Effectivement, les budgets de fonctionnement des collectivités sont sont à l'équilibre entre ce qu'elles touche comme dotation de la part de de l'État et ce qu'elle dépense ensuite en fonctionnement.
Non, c'est une règle parce que ensuite vous avez des milliers de ma et bah les départements, une centaine et les régions. Donc il faut mettre en place cette règle pour pas pour pas comme ça que le déficit parte trop non plus n'importe comment quoi. Donc c'est une règle qui a été mise en place pour les collectivités locales, sachant qu' ell elles peuvent s'endetter pour l'investissement.
Je voudrais dire une dernière chose à propos de notre situation financière. Certains disent aucun importance, on s'en fiche, la dette, elle on la finance très bien. On a la France a aucun mal à emprunter.
Patati patata. Moi, je remarque une chose, c'est que notre pays devient fragile, devient montrer du doigt. nos représentants politiques et et je ne parle pas de la situation particulière d'Emmanuel Macron qui est dans une fragilité politique extrême, mais l'image, notre image et notre poids à l'extérieur est de plus en plus faible et que ça c'est un vrai souci même pour la suite.
Je pourrais me dire après tout, je m'en fiche, les générations d'après, elles verront. Mais non, moi j'ai plutôt à cœur de laisser un pays qui euh se tient solidement sur ses deux jambes et là je je vois que ce pays euh commence à marcher à genoux avec des responsables politiques qui n'ont pas l'air de vouloir vraiment prendre le taureau par les cornes. Je me souviens d'Emmanuel Macron en 2016 disant "Oh là là, je vais faire une réforme de l'État, vous allez voir ce que vous allez voir.
Je vais nettoyer tout ça, ça va être formidable. Les doublons, bonbons." Il a pas fait le début du centiè du milliè de ce qu'il aurait dû faire.
Ça fait maintenant 8 ans et demi qu'il est là. Et c'est un vrai souci ça parce que oui, il y a des doublons, oui, il y a des choses qui peuvent être nettoyées. Oui, il y a peut-être des fonctionnaires qui euh ne travaillent plus ou moins ou qui sont dans des placards parce que là où ils sont, on a moins besoin d'eux.
Euh tout ça n'est peut-être pas très agréable à dire et à entendre, mais c'est la vérité. Et si l'état coûte si cher aussi, c'est que euh on a plutôt rajouté des couches et des couches et des couches et des couches et que maintenant il y a un quake énorme avec des couches et des sous-couches et que tout ça devient totalement illisible, y compris pour le citoyen lambda qui ne comprend plus lui-même euh par où passent les décisions et comment elles font pour arriver tout en haut quand elles y arrivent. Les amis, est-ce qu'on quitterait pas le budget pour parler ?
Alors, je j'ai deux propositions à vous faire. Il nous reste 13 minutes et puis c'est bientôt Noël tout ça les fêtes de fin d'année. Est-ce que vous préférez parler de Brigitte Macron ou de Jordan Bardella ou des deux ?
Si c'est des deux, faisons les deux. Est-ce que Est-ce que nous commençons par monsieur Bardella ou ou par madame Macron ? On commence par madame Macron.
Comme vous voulez. Très bien. C'est parti. 17h47 20 secondes début décembre, une vidéo.
On voit que le chat participe. Mais oui, mais le mais le chat parle. Ah ok.
Et le chat est gentil ou le chat est en colère ? Non, le chat est raisonnablement en colère et [rires] donc très donc très gentil et salut à toutes celles et ceux qui nous rejoindent bien sûr. Début décembre, une vidéo diffusée dans la presse montre Brigitte Macron, l'épouse du président de la République.
Président de la République, c'est Emmanuel Macron en coulisse d'un spectacle de l'humoriste habitant. Et Brigitte Macron, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle qualifie de Salcon, des militantes féministes du collectif Nout qui avait interrompu la représentation. des mots qui déclenchent une vive polémique en France notamment bah parce qu'ils visent des femmes mobilisées contre les violences sexuelles, les violences faites aux femmes qui sont je pense pour la deuxème année consécutive la grande cause nationale qui est censée défendre le couple présidentiel.
Brigitte Macron s'exprime ensuite publiquement lundi soir dans une interview de donnée au médiia brut. Elle dit être désolée si ses propos ont blessé les femmes victimes tout en affirmant qu'elle n'était pas destiné à être rendu public et en yant donc formellement exprimé donc des regrets sur l'expression elle-même. Vas-y Virginie, qu'est-ce que tu en penses ?
Bah, j'ai trouvé ces ces excuses c'est pas des excuses en fait. Elle s'est justifié tout tout du long tout en disant qu'elle était désolée, tout en rappelant qu'elle détestait qu'on interrompe des spectacles. Bon, OK.
Bon, tout en rappelant que c'était des propos privés, moi ce qui me gêne c'est pas tant que ce soit des propos privés. D'abord, c'était pas des propos privés, elle était pas dans sa salle de bain, elle était pas elle était à un théâtre en train de parler avec euh Harry Habitant qui allait lui-même faire son spectacle. elle était entourée de gens public.
Donc je je comprends pas du tout cette idée de ce n'était pas des propos publics. Il y avait une une caméra, l'a-t-elle vue ? L'a-t-elle pas vu ?
Enfin, elle tombe pas de la lune. Elle est première dame depuis des années. Euh et puis à la limite, oublions tout ça.
Ça n'a pas ça n'est pas important. Mais quand elle dit oui, il arrive dans le privé de dire des choses, ben moi dans le privé je ne dis pas que les féministes sont des salones. Ça me vient même pas à l'esprit de dire que c'est des salconnes et donc que elle lui vienne à l'esprit.
D'abord, je trouve que la formulation est extrêmement vulgaire et que elle a tort de parler comme ça, mais que ça lui vienne à l'esprit de dire parce que c'est pas des propos publics, oui, c'est des salones. Ben moi, j'en suis désolé, mais les sales euh peut-être qu'elles ont euh parfois des comportements excessifs, mais moi je les remercie de tout ce qu'elles ont euh obtenu depuis des années pour le droit des femmes qui ont conquis euh franchement à la dure, le droit de travailler, je l'ai déjà dit mais je le redis, sans l'autorisation du mari, le droit d'avoir des carnets de chèque, le droit de décider ou non de garder l'enfant qu'elle porte, enfin tout ça a été obtenu par les femmes et certainement pas par les hommes. Et donc moi je les remercie d'avoir fait tout tout ce travail là pour moi, pour mes enfants, pour les enfants de mes enfants et que Brigitte Macron qui elle-même a été très défendu par les féministes quand elle a été attaquée plusieurs fois sur son âge, sur son physique, sur le son sexe même, rappelez-vous, est-ce un homme ?
Est-ce une femme, elle a été très très défendue, qu'elle se permette de tenir ces proposl moi franchement ça m'a écœuré. Oui et je suis entièrement d'accord avec ce que tu viens de dire Virginie. rien que le fait de mettre une condition à des excuses euh et c'est pas que que Brigitte Macron, je pense que c'est un peu dans l'air du temps de mettre des conditions euh si les personnes ont été blessées, je m'en excuse.
En fait, soit les les propos les propos sont problématiques, on s'excuse, euh soit on fait semblant de s'excuser et on met des conditions à ses excuses. Et ça c'est c'est problématique selon moi. La deuxième chose que j'aimerais dire, c'est que on c'est une remarque qu'on s'est dite dans la rédaction, c'est que c'est terrible pour elle parce que en voulant comme ça protéger ou voilà être sympathique envers le comédien Harryha habitant, elle a mis la lumière sur cette affaire et on a lu des papiers.
Moi, j'ai lu un papier euh assez troublant dans dans le monde où on lit les les faits, voilà, sur le nonieu don dont il a bénéficié et donc en fait en voulant protéger ce comédien, elle a fait que les journalistes ont encore plus cherché d'où venait ce long lieu, pourquoi est-ce que des féministes allaient interrompre son spectacle, pourquoi est-ce qu'il y avait une polémique qui faisait que certaines femmes étaient voilà à fleur de peau de voir que ce comédien se présente et et et a des représentations ? Et là, on lit que le le dossier, il est il est enfin il est il est problématique, il est lourd. Et donc en voulant défendre un réhabitant, elle a aussi un peu mis la lumière sur un comportement de ce de ce comédien qui est euh décrit dans la presse comme étant euh problématique avec les femmes.
En tout cas, on pourra au moins dire ça, même si pas répréhensible par la justice parce que les magistrats n'ont pas réussi à voilà valider une mise en examen sur un sur un sujet en particulier. Il y a derrière des des une femme en particulier qui a été vraiment détruite, je crois par sa relation avec Harry Habitant. Et donc ça c'est la deuxième leçon que je retiens de cette affaire qui est qui est difficile.
Je je vais je vais juste dire deux petites choses mais je je veux pas du tout rallonger mais je sais qu'après on va parler d'autres choses mais dans le fond le couple présidentiel je pense que ce qui est de l'ordre mais tu peux tu peux dépoer c'était la question un peu de la question que j'allais te posé des violences fait aux femmes des violences sexuelles le coup présidentiel et les femmes. Je pense que globalement c'est pas sans souci. Rappelons-nous de la façon dont Emmanuel Macron a parlé de Gérard Partieu.
Mais c'est exactement la question de Cristal. Voilà. Voilà.
On est d'accord. Voilà. Oui.
Puis tout à l'heure tranche disait pour une fois je suis d'accord avec Virginie. C'est bien. Bah et et franchement quand il a parlé de Gérard Padot, tout ce qu'il a trouvé à dire Macron était dans la suite logique des problématiques d'Emmanuel Macron dans que alors je ne sais pas si c'est une question de milieu, de génération, de déconnexion ou d'indifférence totale à ce qui n'est pas eux-même.
Je ne sais pas. Mais en tout cas, je pense que ni l'un ni l'autre n'ont réellement cette cause qui est pourtant euh euh la cause du la cause du quinquena n'ont réellement cette cause à cœur. Sinon, franchement euh il elle n'aurait jamais tenu ses propos.
Lui, il aurait jamais tenu ses propos et euh ils seraient tous les deux un tout petit peu plus euh concernés, humble et très attentifs au mots qu'ils utilisent. que Brigitte Macron dise "Ah oui, c'était des c'était pas des propos publics. Mais peu importe que tu te permettes de dire que c'est des salones, ben moi, excuse-moi, je me sens une sale conne et je suis sûre que Quentin se sent une sale conne aussi et que il y a beaucoup de gens, moi j'ai vu passer beaucoup de de de choses sur les réseaux sociaux, hommes comme femme qui disent "Moi aussi je suis une sale conne, c'est ça.
Moi aussi, je suis une salon homme et femme". Et moi je remercie les hommes qui l'ont fait vraiment. quelque chose à ajouter sur en général et les salon en particulier.
Non non, il y a pas il y a pas de souci. Est 17h54. Je vous propose qu'on parle pour pour [rires] terminer pour terminer ensemble notre notre point politique du jeudi, le dernier de l'année 2025, il reprendra en 2026 bien sûr avec vous.
On a vu Jordan Bardella Rassemblement national probablement candidat à la présidence de la République euh passé dans l'émission donc de de la Salamé. C'est quelle époqueed soir ? Voilà et et on a vu un un Jordan Bardella un peu certains dit un peu fad euh en tout cas à tout le moins peu inspiré euh notamment quand il s'agissait de il fallait quoi ? fallait posiner on affichait le portrait de de quelqu'un.
Donc par exemple, il y a eu Donald Trump, il y a eu Nicolas Sarkozi, Vladimir Poutine et puis il fallait lui poser une question la réponse souvent de Jordan Bardella qui était vraiment pas très inspiré, c'était d'ù trouve-il tout énergie suscitant la moquerie de de Rosine Bachelot qui était qui était à son côté. Euh on a beaucoup lu que que ça l'avait desservi. À un moment, on voit aussi Jordan Mardella où on lui projette la photo de son papa et de sa maman.
Alors la silhouette de sa maman parce que visiblement ils ont pas trouvé la photo de sa maman. Moi, j'ai trouvé au contraire que ça le rendait extrêmement sympathique finalement cette cette maladresse et son peu d'inspiration au milieu de ce plateau qui finalement se moque un peu de lui. Est-ce que en tout cas il a il est revenu hier, il a fait une autre émission avec Darius Rogebin où il dit que c'est on s'en prend sur LCI, on s'en prend à lui parce que il n'a pas fait des grandes études et et il est il est issu d'un d'un niveau d'un d'un d'un milieu modeste.
Voilà. Donc il s'en il s'en serrt visiblement alors que sur je pense que sur le coup c'est un manque de réparti c'estd que normalement c'est une séquence où on va du tac au tac et on essaie de dire un bon mot et c'est pour ça qu'à mon avis Roseline Bachelot rigole parce qu'elle elle doit faire les grosses têtes et cetera ou on aime bien quand on est à la télé comme ça avoir une phrase bien ciselée et avoir un tr un trait d'esprit lui il en a pas alors pourquoi parce que lui il sait pas c'est pas comme ça qu'il travaille il est pas très éloquent c'est pas dans son personnage. C'est pas comme ça qu'il a construit sa carrière. il aime bien à mon avis avoir des fiches, être sur le point précis euh qu'on lui qu'on lui quand on lui pose une question et c'est pas dans son style de faire de l'esbrouff ni même des des traits d'esprit quoi.
Et donc il retourne un peu la situation face à ce manque à mon avis de voilà euh de trait d'esprit des et et et et d'humour et de en disant c'est on s'en prend à moi et donc c'est une façon de se victimiser. Je sais pas si c'est très habile, mais j'entends que ça puisse passer pour certains électeurs comme "Ah oui, le service public se moque de lui", les médias, les Salamé et Roseln Bachelot qui est là depuis 40 ans se moque de lui. Bon bah lui, il a bien raison d'être qui il est et au moins il est il est sincère et il est unique.
Je pense que la réalité est dans l'un ni l'autre. Moi, j'ai trouvé cette séquence pour dire la vérité, je rentrais à la maison. C'est c'est samedi soir et il a été interviewé vers minuit je crois par la salmé parce que l'émission démarre vers 23h35 et dure à peu près 1h30 2h et il a pas été interrogé tout de suite.
Donc je suis arrivée pile sur cette séquence et effectivement la première photo qui lui a été montrée c'était Nicolas Sarkozy et là il a dit où trouve-t-il cette énergie ? Bon passe passe. Deuxième photo là on arrivait à Trump et là il a dit mais où trouve-t-il cette énergie ?
Et là effectivement, Rosine Bachot qui est très féroce et qui était juste à côté de lui a commencé à greler entre ses dents en disant "C'est du foutage de gueule, quel cage de pompe. Gn gn." Alors lui s'est rétracté immédiatement et a dit "Ah mais vous êtes très inélégante madame Bachelot, elle a dit "Non, non, pas du tout." Et le pire le pire à mon avis c'est ce qui a suivi, c'était 3è photo Vladimir Poutine et avant même qu'il prenne la parole toute la tablée et là il y avait des gens assez différents parce que c'est une émission de divertissement.
Toute la tablée a dit "Mais où trouve-t-il cette énergie ?" Et là, c'était fini parce que euh lui-même avait même pas eu le temps de poser sa propre question à Vladimir Coutine. Euh et j'ai trouvé que le le visage qu'il a qu'il avait cette terre extrêmement renfreé, un peu vexé, il il a il a baissé les lèvres vers le bas.
Euh bon bah oui, ben il faut avoir un peu d'autor d'hérision, il faut rire, il faut se moquer de soi-même quand on n'est pas très brillant ou quand on on effectivement on n' pas grand chose à dire. Et là, il manque totalement d'autoérision. Ben non, mais enfin, pardon, moi je veux bien euh euh et je suis d'accord qu'il qu'il fait des progrès, que il a des fiches, queil soit très jeune, que euh il ne fonctionne que sur un petit cadre bien précis.
Mais enfin bon, il y a un moment quand on veut être président de la République, ce qu'il a l'air de vouloir être. Bon, moi franchement je trouve que la marche est beaucoup beaucoup trop haute. Mais là, c'était euh euh presque pathétique de voir quelqu'un se vexer pour une petite chose.
On aurait cru un enfant de 12 ans qui se sent un petit peu euh merdeux, qui sait pas quoi faire et qui prend un petit air furieux. Mais je pense que quand il fait des médias, il essaie d'éviter le faux pas. Les l'erreur l'erreur l'erreur magistrale où on dit une grosse bêtise et on on fait on va pas dans des émissions comme ça.
Alors voilà mais alors oui du coup ça fait qu'il a cette façon de communiquer qui est très pince sans rire. Oui, voilà et dans le contrôle en essayant de faire une bonne prestation et je suis je suis d'accord, ça dit quelque chose de son niveau pas de charisme mais voilà de marge de progrès pour pour avoir pour réussir une campagne où il va être constamment comme ça dans des meetings ou dans des débats et c'est vrai qu'il est très très jeune. il est hyper jeune et il est président parce que la personne qui devait le préparer à l'élection présidentielle ou qui devait le préparer à Matignon est inéligible et donc il se retrouve d'un seul coup être bah le fusible et le la personne qu'on met au premier plan mais je suis pas sûr qu'effectivement ni sur le fond ni dans sa manière d'être il est il a toutes les cartes en main pour aller sur une campagne même s'il est dans il est favori des sondages faut le retour ouais il est favori des sondages il est très populaire sur TikTok bon je suis pas sûr que ce soit un vrai atout mais enfin mon pardon hein moi j'ai pas une haute estime de des réseaux sociaux et de TikTok, mais je trouve que il est un peu comme une affiche sur un mur quoi.
Il est il est jeune, il est il a un visage avenant, il se présente bien, il a un discours très policé, il répète tout le temps les mêmes choses, mais dès dès qu'il doit dire autre chose que ce qu'il dit, il est complètement perdu. Enfin, il a une toute petite voix de couloir, toute petite petite petite et dès qu'il est poussé un peu à droite ou à gauche, il est totalement paniqué. Bah ça ça ça le fait pas.
Pardon. Puis il a jamais travaillé. Enfin quand il quand il disait sur LCI, "On me reproche d'être venu d'un d'un milieu modeste." Exactement.
Il y avait il y avait des gens en dessous qui disaient "Non, on vous reproche de jamais avoir travaillé dans une entreprise, d'avoir uniquement après la FA qui était militant du du FN et du RN et donc ensuite bah d'être devenu un apparat chic d'extrême droite." Donc les gens ils disaient "C'est ça qui fait que vous en êtes là aussi comme pas mal de responsables politiques en réalité". Oui, ben on qu' on peut leur reprocher aussi euh même si Oui, faut faut-il le leur en faire le prous.
Bah c'est c'est un débat en tout cas en tout cas en tout cas c'était parmi les les réactions qu'il y avait juste en dessous lorsqu'il a commencé à se victimiser sur le fait qu'on lui reprochait de de venir de ce milieu. personne lui reproche et c'était pas du tout le propos de de cette émission qu'à l'époque alors franchement les grandes écoles personne alors vraiment personne les amis il est 18h PC bon ben voilà ben on vous souhaite un joyeux Noël les amis le mot non [rires] le mot de la le dernier mot de la fin de la suite de l'année quand on calm euh bah bon courage aux collègues qui vont suivre la commission mixe paritaire demain et ça je [rires] pense qu'à ça non ouais que effectivement qu'on puisse avoir des débats sur les grands enjeux comme tu comme tu disais sur ben qu'on puisse sortir de de notre niveau de notre niveau du débat politique qui est pas forcément au au niveau qui devrait être, je pense. Et et et moi, je crois que le speclac auquel les Français et et vous tous assistez depuis des semaines et des mois et nous-mêmes aux premières loges est tellement désolant, tellement navrant, tellement accablant que moi je crains que les votes, parce qu'il va y avoir des votes là et chacun va devoir s'exprimer, répondre plutôt à une forme d'exaspération et de colère qu'à une forme de bon sens.
Et c'est jamais très bon parce que et aussi retrouver de la nuance, pardon, excuse-moi sur dans le débat médiatique parce que ce qui se passe aussi entre les médias bolorés et les médias publics, il faut qu'on sorte de ça, c'est pas possible. On peut pas aller c'est honteux pour les pour les deux camps. C'est honteux.
En tout cas, il faut qu'on retrouve de l'apaisement et que surtout on apprenne à qu'on réapprenne à se parler et et voilà. Exactement. parce que là c'est ça devient tendu et et ça devient totalement contre-productif pour ce qui est un média aujourd'hui. 18h2 passifier de 6.
Merci chers amis, merci Virgologué, merci Quentin Calmé, merci d'avoir répondu aux quelques questions de bah essentiellement de Cristal Bienn que les fêtes de fin d'année vous soit agréable petit très confortant en tout et on se retrouve je pense chers amis l'année prochaine avec plaisir si et la bise au chat le chat le veut le veut bien dans le chat justement vous ne bougez pas on est encore ensemble pour 1 heure 1 heure qui va évidemment passer très très vite 58 minutes même. On va parler euh on va parler de cet enfant humilié dans un foyer de l'Ex l'aide sociale à l'enfance. On va parler des dysfonctionnements de l'aide sociale à l'enfance.
On va parler manque de moyens, enfance brisé, lueur d'espoir aussi. Ce sera jusqu'à 19h. C'est dans 2 minutes le temps d'accueillir nos deux prochains invités.
Vous ne bougez pas. À tout de suite. Allez, 18h8, passé de 6 secondes.
Merci d'avoir patienté. On est ensemble jusqu'à 19h. Merci à toutes celles et ceux qui nous rejoignent, qui nous font confiance.
C'est le dernier stream de l'année. Salut. Salut.
Oui. Non. Oui tiens, je ne t'avais pas vu.
Salut Provence aussi que je t'ai pas je t'ai pas salué tout à l'heure. Euh on est ensemble jusqu'à 19h donc on va parler pendant 1 heure de ces enfants de personnes qui sont pourtant les enfants de tout le monde. On va parler de ces enfants qui ont le plus besoin qu'on les protège et que parfois le système broie parce qu'il est aveugle ou qu'il manque d'ambition ou que les moyens manquent pour ses ambitions.
C'est selon c'est souvent les deux. On va en parler parce que cette émission on l'a déjà faite trois fois avec les choses semble-t-il ne change pas ou alors elle ne change pas assez vite en témoigne cette affaire sordide à tout le moins cette vidéo publiée sur les réseaux sociaux l'on voit un enfant tondu par une éducatrice euh d'un foyer de l'aide sociale à l'enfance la pour le punir une affaire médiatisée qui sort alors que l'Assemblée nationale les députés ont adopté une proposition de loi visant à garantir à chaque enfant une prise en charge par un avocat dès l'ouverture d'une une mesure d'assistance éducative pardon un texte porté par la députée socialiste Aida disadé et là dans mon conducteur, il est marqué "Bonsoir madame la députée", mais madame la députée est retenue à l'Assemblée nationale et on elle est parfaitement excusée parce qu'elle elle y joue un rôle certain puisque je pense qu'elle est elle participe aux auditions de la de la commission sur le d'enquête sur l'audiovisuel public. Donc Aïa Adisadé ne sera pas là.
Elle est remplacée par Davy. Salut Davy. Salut.
Qui es-tu ? Bienvenue. Je m'appelle Davy.
Je suis un ancien enfant placé et je faisais partie du comité de vigilance des enfants placés. Aujourd'hui, je milite pour les droits des enfants. Bienvenue chez toi Davis à tes côtés Lies Loufox.
Salut Lies, on connaît bien Lies, tu es déjà venu trois fois je crois. C'est ta 4e fois dans je sais pas si je dois m'en réjouir, c'est un plaisir de t'avoir. Cependant, tu es un ancien enfant passé, tu es un militant des droits de l'enfant et tu es aussi essayé à tes heures perdu ou moins perdu.
Je vous propose donc d'ouvrir cette séquence par cette affaire sordie d'un ce petit garçon de 8 ans qui est rasé par des éducateurs pour bon pour l'humilier clairement dans un foyer de l'eux à Paris. Sa maman porte plainte. Les policiers du commissariat du 13e arrondissement sont saisis d'une enquête pour violence volontaire sur des mineurs de 15 ans par personne ayant ayant autorité.
Ça n'est pas rien. Euh avant qu'on entre dans les détails, quoi qu'on est même pas obligé forcément d'évoquer les détails. Qu'est-ce que cette affaire révèle des dysfonctionnements de la comment ? beaucoup de choses.
La première, c'est évidemment enfin l'aspect absolument dramatique de ce qui s'est passé, le fait que on est une personne qui est dépositaire a priori quand même d'une responsabilité envers cet enfant qui se permet à la fois de faire un geste scandaleux, de tondre l'enfant pour pour le punir, de ce qu'elle en de ce qu'elle s'en défend et puis ensuite de prendre une vidéo, la poster sur un groupe qui a normalement une vocation professionnelle, l'humilier, se moquer et cetera, appeler la mère si on en su toute l'enquête à des heures tardives pour euh raconter toutes sortes de choses. Euh donc ça ça montre un dysfonctionnement continu dans la chaîne de l'aide social à l'enfance puisque à la fois en février la direction a été informée de ce qui s'était passé, on a eu juste un mail de recadrage. Ensuite en mars, on a d'autres parties prenantes qui sont mis au courant.
En septembre, on a la juge des enfants qui est mis au courant, qui signale rien du tout alors qu'elle a une obligation légale de signaler au parquet ce qui s'est passé. Et puis là, on doit attendre une médiatisation pour avoir enfin quelque chose qui se passe du côté de la mairie de Paris qui par ailleurs était au courant depuis a priori bien plus longtemps que ce qu'elle ne ce qu'elle ne n'ose dire. Oui.
Bah Davi a très bien résumé la situation. Nous, on n'est absolument pas surpris par les faits qui ont été médiatisés par vos confrères euh pour plusieurs raisons. D'abord parce que malheureusement, ce n'est pas la première fois que ça se produit.
Moi, je me souviens d'une enquête publiée dans le Nouvels en 2020 par Marie Vaton qui faisait état de dysfonctionnement exactement similaire avec des enfants qui étaient tendus dans un but d'humiliation par leurs éducateurs tout en étant filmé, en ayant même diffusé des vidéos sur les boucles WhatsApp. ces mêmes éducateurs après diverses alertes et une fois que la presse s'en sont saisie s'en est saisie sont restés en poste pendant plusieurs mois sans que rien ne se passe. Ces violences-là, elles ont été reconnues comme étant de nature systémique par une commission d'enquête à l'Assemblée nationale qui s'est déroulée cette année l'année dernière et qui et qui a conclu que le système de protection de l'enfance aujourd'hui n'était plus en mesure de remplir sa fonction première qui était quand même celle de sauver des vies.
Donc c'est une situation qui est évidemment extrêmement alarmante. Moi, je rappelle quand même que depuis cet été, depuis le mois de juillet, euh 10 enfants placés à l'aide sociale et à l'enfance sont morts dans le cadre de leur prise en charge par les services de la ZEU. Euh, l'année dernière, on a déjà eu des cas d'enfants qui ont décédé euh qui sont décédés dans le cadre de leur de leur placement.
Euh et on se demande nous personnellement euh jusqu'à quand euh jusqu'à quand euh combien d'événements euh comme cela va-t-il falloir euh euh qu'on médiatise encore pour que les pouvoirs publics prennent pleinement euh la mesure euh du drame humain qui est en train de se jouer dans nos services de protection de l'enfance. Et on est d'autant plus en colère que c'est fait s'ils ne sont pas nouveaux. Les solutions, elles en revanche sont connues de très longues dates.
On a plein d'idées pour réformer notre système de protection de l'enfance, mais ces idées malheureusement ne sont absolument pas prises en considération. Elles ne sont pas mises en œuvre, elles ne sont pas appliquées. Et ça c'est extrêmement choquant parce que ce sont des vies d'enfants qu'on cabosse, qu'on maltraite avec des conséquences durables.
Je rappelle quand même à vos auditeurs que un enfant placé à l'aide sociale à l'enfance a en moyenne 20 ans d'espérance de vie en moins que n'importe qui d'autre dans ce pays. Voilà. Donc à partir de ce moment-là, on a une obligation de résultat, on a une obligation d'agir parce que les constats, on les fait, tu l'as dit, ça fait trois fois, quatre fois que je viens ici pour répéter finalement en quelque sorte la la même chose sur l'état de notre système de protection de l'enfance.
Mais à un moment donné, il va falloir qu'on arrête d'uniquement faire des constats. Il va vraiment falloir qu'on passe à l'action et c'est et c'est et c'est l'objectif pour nous qui nous mobilison. Bandit dans le chat, il y a dit il y a eu récemment un reportage sidérant dans l'émission voyé spéciale sur la prostitution de mineurs re dans les foyers de la je crois que c'est ce dont on parlait au printemps.
Avec Jo absolument euh Cristal redemande comment ça se traduit sur le terrain. Est-ce que c'est une délégation de servic où ce sont des institutionnels ? C'est c'est l'état où ce sont les préfets qui sont responsables de la Zo.
Alors, ce sont les départements depuis les années 80. Avant, c'était l'État. La Zo, c'est l'ancienne DAS les amis pour ceux qui sont plus âgés qui n'ont pas rencontré le terme, pardon.
Et avant même la DAS, vous aviez l'assistance publique que une génération de personnes encore vivantes ont ont connu. Ce qui est terrible, c'est que d'ailleurs les personnes qui étaient à l'assistance publique ou à la DAS disent exactement la même chose que les enfants qui sont aujourd'hui à l'aide sociale à l'enfance. Donc la politique de protection de l'enfance, elle est pilotée par les départements depuis les années 80.
On a fait le choix de retirer cette compétence à l'État, de la décentraliser. Moi personnellement, je pense que c'est une c'est une erreur que l'on a faite parce que les départements depuis 40 ans ont fait preuve d'une absence totale de volontarisme et d'ambition politique à l'égard de ces enfants pour diverses raisons. D'abord parce que ce ne sont pas des électeurs et que très naturellement, il y a un désintérêt qui s'installe à partir du moment où ça ne rapporte rien sur le plan électoral.
Euh et puis surtout euh c'est très compliqué pour un département de pouvoir piloter une politique publique comme celle-ci étant donné que un enfant placé comme n'importe quel autre enfant doit avoir accès aux mêmes espaces que les autres enfants, l'école, le système de santé, le système judiciaire et cetera. Donc tout ça c'est coordonné piloté par l'État et donc de fait les enfants placés aujourd'hui ont besoin d'avoir une vraie politique interministérielle coordonnée cohérente nationale qui permettent réellement de prendre en considération l'ensemble de leurs besoins et la décentralisation aujourd'hui malheureusement ne le permet pas. Donc la responsabilité, c'est bien les départements.
Moi j'avoue que je suis assez en colère sur ce cas parisien parce que David l'a rappelé mais les faits se sont quand même déroulés au mois de février euh de cette année. Euh il y a eu des alertes euh lancées dès le mois de Comment ça se fait que ça a pas été voilà dès le mois de février. Il faut savoir que les directeurs d'établissement ont l'obligation de prévenir leur autorité de tutelle.
En l'occurrence là la ville de Paris parce que la ville de Paris je rappelle que c'est aussi un département donc ils sont en charge de l'aide sociale à l'enfance. C'est un peu une spécificité parisienne. Euh, on peut retrouver ce cas de figure dans d'autres régions comme la métropole de Lyon ou la collectivité européenne d'Alsace qui eux elles aussi ont à gérer de de l'aide sociale à l'enfance.
Mais il est quand même scandaleux que le directeur d'établissement n'ait pas prévenu son autorité de tutel. Donc la mairie de Paris, il est absolument anormal que la mairie de Paris n'ait pas non plus prévenu le préfet. Je rappelle que c'est une obligation légale à partir du moment où il y a ce qu'on appelle un événement indésirable.
Voilà, on a dans le jargon euh on a beaucoup de ter en chirurgie. En chirurgie, c'est quand le patient meurt parce qu'il s'est passé quelque chose. Oui, on va dire ça.
Mais bon, c'est beaucoup de termes qui fait mis aussi des violences subies. Mais quand on parle d'événements indésirables mais don en tout cas le le le la mairie de Paris a l'obligation de de signaler au préfet tous les événements indésirables qui lui sont remontés. Et là, manifestement, il y a clairement eu un dysfonctionnement dans la chaîne.
Et c'est ce qui fait que cette éducatrice qui a commis cet acte a été mise à pied seulement il y a bah seulement la semaine dernière après 10 mois. euh après 10 mois après les faits. Donc c'est c'est à proprement voilà, c'est inacceptable en fait.
C'est inacceptable et on se demande vraiment nous ce qu'a fait la collectivité, ce qu'a fait la ville de Paris, ce qu'a fait madame Hidalgo. Ça fait 11 ans 10 ans qu'elle est en responsabilité ici à Paris. Je ne l'ai pas vu une seule fois se déplacer dans un établissement de la zopisienne.
Je suis même pas sûr qu'elle l' déjà rencontré au moins une fois un enfant placé à Paris alors qu'elle a cette responsabilité là et que c'est même, j'ai envie de dire, l'une des responsabilités les plus importantes pour un président ou une présidente de département. D'ailleurs, c'est une mission extrêmement noble en réalité. Donc naturellement, on devrait se dire que l'intérêt porté à ces sujets, voilà, doit être doit être assez naturel et et et malheureusement, c'est pas le cas, mais euh voilà, donc c'est les départements et malheureusement, c'est un échec total depuis plus de 40 ans.
Et juste pour rebondir, c'est que euh donc c'est une responsabilité effectivement des départements qui euh de temps en temps, voire même la la majorité du temps, délègue aussi beaucoup de choses aux associations euh qui euh euh bon là en l'occurrence euh c'est une association qui avait euh la responsabilité de de ces enfants-là et euh on voit euh pas mal la communication de la mairie de Paris se défausser sur les associations ou sur l'association en l'occurrence sur le fait que ce soit cette responsabilité là et peut-être à rappeler à tout le monde aussi que alors évidemment il y a une responsabilité partagée, c'est-à-dire que l'association est responsable d'avoir voir embaucher une personne sans diplôme puisque aujourd'hui on peut complètement travailler en protection de l'enfance sans avoir de diplôme pour pouvoir exercer ces fonction là. Mais le rôle de contrôle revient quand même au département à la mairie de Paris en l'occurrence et ce ça n'a pas été fait. Nous aujourd'hui, ce pourquoi on se bat aussi, je le disais tout à l'heure, c'est une autorité indépendante euh de contrôle de ces lieux de placement là puisque bah encore une fois aujourd'hui, on n' pas de contrôle qui est indépendant et si on en avait eu un par exemple dans cette affaire-là, euh peut-être que ça aurait aussi enrayé la machine de l'omerta.
C'est-à-dire que euh on on peut se dire que les personnes qui témoignent dans ce type d'établissement le font après avoir claqué la porte. Euh et c'est ce qui a pu se passer ici. Euh mais c'est ce qui se passe aussi euh la majeure partie du temps quand on reçoit des alertes.
C'est aussi beaucoup de personnes qui sont soit sont encore dans les établissements et disent que elles ne peuvent pas parler euh parce qu'elles sont encore dans les établissements et peuvent complètement subir des représailles. Euh soit des personnes qui viennent de partir ou qui sont partis depuis quelques semaines, mois et ont donc beaucoup moins de de risques à prendre et veulent briser le la chaîne du silence qui a lieu en interne. on avait cette instance là par exemple, ça permet complètement d'avoir quelque chose qui se fait bien en amont et dès le le drame commis, on peut tout de suite agir de manière beaucoup plus sereine.
Il y a pas de responsabilité là-dessus. Juste, c'est très juste en fait la maltraitance institutionnelle aujourd'hui, elle se prolonge dans peu de manière clandestine du fait de cette opacité. Et si on veut réellement lutter contre la maltraitance institutionnelle qui plutôt dans des établissements dédiés à des enfants qui par nature sont vulnérables et peuvent parfois avoir des difficultés à s'exprimer euh et ben voilà c'est donc cette autorité indépendante de contrôle, elle est essentielle pour ça.
C'est la première étape. Euh et ça on a une proposition de loi qui arrive à l'Assemblée nationale en début d'année euh dans le cadre de la semaine transpartisane où plusieurs textes ont être examinés de différents groupes politiques. Donc là, c'est une proposition de loi portée par la députée Perine Goulet du modè qui vise à renforcer les contrôles des établissements de l'aide sociale à l'enfance.
Nous, on va tout faire pour essayer justement de d'amender cette proposition de loi de sorte à créer cette autorité administrative de contrôle indépendante. Mais mais ça ne suffira pas. Ça ne suffira pas parce que c'était pas qu'une question de contrôle.
Alors, ce sera une première étape évidemment très importante, mais c'est aussi une question de formation des professionnels et David l'a rappelé aujourd'hui dans les établissements de l'aide sociale à l'enfance, les formations du travail social, les diplômes du travail social ne sont pas obligatoires pour exercer. Voilà, j'ai je vais même plus loin par exemple pour les familles d'accueil, il y a des partenariats dans certains départements qui sont passés avec la FNSEA pour recruter des agriculteurs parce qu'on manque tellement de place queon en est à bricoler des solutions comme celle-ci qui souvent malheureusement peuvent ne pas être adapté aux besoins fondamentaux de ces enfants. Pour resituer le contexte, un enfant placé, c'est un enfant en danger.
C'est le c'est le premier motif, enfin c'est le motif de placement. On place par un enfant s'il n'est pas en danger dans sa famille. Donc ça veut dire qu'il y a une évaluation préalable qui a été conduite et qui a diagnostiqué ce danger.
La justice le confirme ou l'infirme en l'occurrence si l'enfant est placé c'est que la justice l'a confirmé. Et c'est des enfants qui parfois ont subi des maltraitances extrêmement lourdes, très lourdes avec des polytraumatismes. Donc ce sont des enfants qui vont avoir des besoins très particuliers parce que leur développement a été attaqué donc avec d'immenses troubles du développement mais pas que des troubles de l'attachement des troubles du comportement.
Euh et donc ça nécessite euh un accompagnement, un étayage éducatif euh voilà extrêmement fort. Et ce qui est complètement paradoxal, c'est que ces enfants qui sont les plus vulnérables du pays, les plus vulnérables de la nation sont ceux qui ont des personnes autour d'eux parmi les moins formés. Quand et ce qui est au-delà de la formation, on a aussi un vrai sujet sur la question de l'encadrement, les normes, les taux d'encadrement, les ratios d'encadrement.
Je l'ai dit, c'est les enfants les plus vulnérables de la nation. Et pour autant, dans les établissements de l'aide sociale à l'enfance, il n'y a absolument aucun texte qui vient euh régir le fonctionnement et imposer un nombre de professionnels diplômés pour un certain nombre d'enfants dans les crèches, dans les centres de loisirs, les colonies de vacances, quand n'importe qui il met ses enfants, la loi va dire un faut un baf. Voilà, la loi va être elle est très claire.
Elle dit il faut un professionnel diplômé pour tant d'enfants en fonction de la tranche d'âge de ses enfants. C'est complètement aberrant que dans les établissements de la protection de l'enfance, il n'y ait aucune norme pour régir justement ce fonctionnement-là. Ce qui fait qu'on a des établissements aujourd'hui qui peuvent accueillir 40 50 enfants mais seulement avoir deux adultes, je n'ose même pas dire professionnels, mais deux adultes en présence effective sur le terrain pour pour s'en occuper.
On ne peut pas faire du bon travail dans des conditions pareilles. On ne peut qu'être maltraitant avec les enfants avec un fonctionnement aussi pourri que celui-ci. Mais c'est pas euh ça n'a pas qu'un impact sur les enfants.
Alors évidemment, c'est les premières victimes de ces failles-là, mais ça a aussi un impact sur les professionnels. Euh c'est très lourd, hein, de travailler en protection de l'enfant, c'est épuisant. On estime que entre 30 et 40 % des travailleurs sociaux à l'aide social à l'enfance souffrent d'un syndrome de stress post-traumatique parce que oui, c'est des situations de parfois de torture, de barbarie, de d'inceste, de maltraitance extrêmement lourde avec des conséquences sur la santé physique des enfants à prendre en charge qui voilà qui sont pas évidentes et y compris sur leur santé mentale.
Donc tout ça vient aussi abîmer les professionnels qui s'en occupent et d'autant plus s'ils n'ont pas été formés, s'ils n'ont pas eu le minimum pour être outillé et faire face à ces situations là. Donc là, l'épuisement des professionnels est un facteur aggravant qui va conduire à des passages à l'acte maltraitant beaucoup plus fréquent que si nous avions des process encadrement à voilà un peu plus sécure que celui que l'on peut avoir aujourd'hui. Il faut savoir qu'il y a deux grosses fédérations en protection de l'enfance. l'une qui représente les établissements publics, l'autre qui représente les établissements privés associatifs qui ont conduit à un travail, une étude pour déterminer justement ce que serait des normes d'encadrement acceptable.
Ça veut pas dire optimal mais au moins acceptable. Et le constat est sans appel. Si nous voulons des professionnels en nombre suffisant sur le terrain aujourd'hui auprès des enfants avec des ratios d'encadrement corrects, on pourrait aller plus loin mais correct, c'est 1 milliard et demi d'euros qu'il faudrait mettre sur la table dès dès aujourd'hui.
Évidemment, on les a pas. Je crois que personne malheureusement n'est en mesure de débloquer ce ce budget et donc on continue de fonctionner en mode dégradé avec avec des des des drames humains pour les enfants, pour les travailleurs sociaux, pour leur famille et ça ne peut absolument plus continuer. Question dans le chat qui revient souvent, qui revenait en tout cas de si m'en souviens bien qui revenait déjà dans les streams précédents.
Elle est posée par "Oui, non, oui, salut." Oui. Non, non.
Oui. Que se passe-t-il après 18 ans ? Est-ce qu'on est lâché dans la nature sans être des vies ?
Plusieurs choses. Bah d'une part euh Oui et attends je vais lister les autres questions parce qu'après je vais je vais les oublier parce que je c'est mon dernier stream de l'année là je pardon un stylo mais bien sûr tu peux prendre un stylo tiens [rires] même prendre une fiche si tu veux une fiche super pardon alors donc je donc cette question là la question qu'est-ce qui se passe après 18 ans est-ce qu'on est lâché dans dans la nature sans aide je pense que tu vas me répondre d'une certaine manière malheureusement un petit peu ou il y avait une une remarque intéressante que je m'étais gardé c'était qui pardon Euh pardon, pardon, excusez-moi dans le chat. Euh qu'est-ce qui me parlait d'infantisme ?
Hm hm. Bon, je je vais synthétiser la question de c'était voilà est-ce qu'en France on n pas en fait un un gros problème d'infantisme ? L'infantisme c'est la discrimination sur les enfants en fait.
Considérer que l'enfant n'est pas légal de de l'adulte. Si je grossis un petit peu. Ça c'est la domination, c'est le rapport de domination des adultes à l'encontre d'enfants.
La question était bien posée, ça m'embête de pas pouvoir la Oui, pardon. Tranche, désolé. Pardon.
Est-ce qu'il n'y a pas un problème plus général d'infantisme dans dans nos espaces publics et politiques ? témoigne la dernière convention citoyenne sur les temps de l'enfant qui n'a quasiment pas fait réagir qui que ce soit médiatiquement ou politiquement alors qu'on parle d'un travail qui s'est fait avec et grâce à des enfants qui ont été intégrés à la convention citoyenne. Donc cette question là, la question de qu'est-ce qui se passe après 18 ans, il y avait une autre question, c'est c'est est-ce que dans tout ça, est-ce qu'il y a un accompagnement psi ?
Je pense que peut-être que oui, mais pour les 18 ans, pour les plus chanceux et chanceuses, il y a ce qu'on appelle un accompagnement jeune majeur et qu'on appelle d'ailleurs à tort un contrat jeune majeur parce que bon, façons la sémantique, mais l'idée c'est de dire que à partir de 18 ans, on construit un projet avec le jeune et puis on l'accompagne jusqu'à ce que soit il arrive à terme de son projet ou qu'il touche un montant que l'aide sociale à l'enfance juge nécessaire pour vivre et qui par ailleurs est ridicule. Moi par exemple, j'ai bénéficié d'un contrat jeune d'un d'une d'un accompagnement jeune majeur, pardon. Comment ça se passe ?
Euh tout à fait, on a un rendez-vous avec l'aide sociale à l'enfance. Moi l'avantage que j'avais, c'est que j'étais plutôt autonome, donc j'étais pas beaucoup suivi, mais c'est un rendez-vous annuel pour mettre à jour le projet. L'idée c'était de dire ouais c'est ça.
Moi, j'avais un rendez-vous annuel, mais ça peut être tous les 3 mois, ça peut être tous les 6 mois, ça peut être éévalué tous les 3 mois. Toi, tu étais autonome donc c'était pas marche. Ex.
Oui, c'est ça. Mais par ailleurs, si j'avais abandonné mes études ou si j'avais pas eu le choix parce que je devais arrêter tel ou tel projet, le enfin le contrat puisque là en l'occurrence, il le contractualise dans les faits actuellement, ce serait arrêté. J'ai eu un accompagnement jusqu'à mes 23 ans où je suis rentré en alternance et comme je touchais 1200 € par mois, ils ont jugé que c'était nécessaire, c'était suffisant pour vivre à Paris.
Euh je tiens à préciser que personne ne vit avec 1200 € par mois à Paris, mais bon, soit passons. Et euh bon, ça c'est pour les plus chanceux et chanceuses d'entre nous de pouvoir bénéficier de ce type d'accompagnement-là. L'autre statistique un peu dramatique, c'est que aujourd'hui, si on prend pour la tranche d'âge de moins de 25 ans des 100 domicile fixes qui sont nés en France, on est à 25 % qui sont passés par 40 % pardon qui sont passés par les socials à l'enfance et 25 % hors catégorie d'âge.
Ce qui est absolument dramatique parce que et on le rappelle depuis depuis un moment maintenant et je pense que tu en parleras mieux que moi, mais on investit pendant 18 ans si on parle d'investissement et d'utilitarisme puisque a priori c'est comme ça que les pouvoirs publics actuels réfléchissent. Mais on investit pendant 18 ans dans l'éducation, potentiellement l'accompagnement et cetera d'un enfant. Et puis euh arrivé à ses 18 ans, le fait qu'il passe un certain cap d'âge fait qu'on le lâche dans la nature euh si tenté qu'il respecte pas tel ou tel critère ou que le département n'ait pas envie euh de l'accompagner plus que ça.
Donc il y a cet aspect absolument dramatique qui fait que vous avez des statistiques scandaleuses de par exemple la poursuite d'étude du taux de diplôme, c'est 1 % des jeunes de sociale enfance qui font des études supérieures ou qui sont diplômés en tout cas en étud supérieur et qui n'ont du coup pas l'accès à ces à ces à ces à ces études tout simplement. Je voudrais quand même préciser quelque chose d'important. Euh c'est que nous nous sommes fortement mobilisés ces dernières années pour garantir dans la loi que chaque enfant placé à l'aide social à l'enfance ait de droit cette possibilité de maintenir sa protection après 18 ans.
Nous avons remporté une clairement une bataille he en 2022 puisque dorénavant les départements ont cette obligation légale et cette interdiction donc de mettre à la rue des enfants placés à 18 ans. Donc la loi a beaucoup évolué ces dernières années sur le sujet et on en est très fier. Euh néanmoins, ce que l'on constate c'est des départements qui n'appliquent pas les lois.
Ce que vient de raconter Davy, c'était vrai à une époque, ça ne devrait plus l'être aujourd'hui. Si les textes étaient réellement appliqué, les départements n'ont pas le choix. C'est c'est une obligation.
Si un mineur qui devient majeur et que le jour de son 18e anniversaire le département décide de le mettre dehors, il peut très bien se se retourner vers le tribunal administratif et à coup sûr, le tribunal administratif exigera du département la mise en œuvre d'une protection immédiate. Donc ça c'est l'héritage, une part de l'héritage que notre génération a souhaité léguer aux suivantes et on en est encore une fois très fier mais ça ne suffit pas parce que ce que l'on réalise, ce que l'on voit de plus en plus encore une fois, ce sont des atteintes à l'état de droit. extrêmement scandaleuse avec des départements qui refusent de de d'appliquer les lois et même pire qui refusent d'exécuter les décisions judiciaires.
On a des départements aujourd'hui qui n'appliquent pas les décisions de justice. Donc on a des enfants par exemple qui devraient être placés à l'aide sociale à l'enfance parce qu'ils soient en danger dans leur famille. Le juge des enfants a ordonné ce placement et les départements ne le mettent pas en œuvre ou parfois le font patienter pendant 6 mois, 1 an.
Ça a des conséquences dramatiques, ça a des conséquences même mortelles. Un enfant est tué par ses parents tous les 5 jours dans ce pays à minima et parmi eux, la moitié de ses enfants vivaient dans des familles déjà suivies par des services sociaux. Donc quand on dit que les départements n'appliquent pas les lois et ne respectent pas, n'exécutent pas les décisions de justice, ça a des conséquences absolument horribles.
Voilà, horrible. Donc on ne peut plus aujourd'hui faire l'économie du débat sur la le pilotage de cette politique publique. Je le redis, moi je suis favorable.
Est-ce que les départements est-ce qu'on leur retire la est-ce qu'on retire au département la compétence sur l'aide sociale à l'enfance et qu'on renationalise, qu'on recentralise parce que aujourd'hui même en en ayant la le droit et la loi de notre côté euh il se il s'assoit dessus et il laisse des situations se détériorer de manière assez dramatique. Donc pourquoi l'État ferait mieux ? Comment pourquoi ?
Pourquoi l'État ferait mieux que Alors moi desord la le la plusvalue que j'y vois à recentraliser la politique de protection de l'enfance, c'est d'abord que le budget global qu'en fait qu'on réclame une recentralisation pour le coup. Alors je suis complètement d'accord. C'est vrai que c'est peu c'est peu voilà c'est c'est peu c'est quelque chose qu'on voit peu.
Ja ouais. Ah oui oui mais moi clairement je l'assume. Ah non mais je l'assume.
Non non mais plus sérieusement parce que dans les départements ce à quoi j'assiste dans les départements c'est des espèces de petites baronnie locale insupportable où même si tu avéments très rationnels, tu on t'envoie chier comme ça et on ne prend absolument pas en compte ce que ce que tu peux faire remonter. C'est assez insupportable hein franchement c'est assez insupportable. Mais la recentralisation de la protection de l'enfance elle permettrait plusieurs choses.
D'abord un contrôle du parlement. Ça veut dire que même sur le budget aujourd'hui, le budget de l'aide sociale à l'enfance, il dépend des assemblées départementales. En fonction de l'étiquette politique de du président de département ou de la présidente de département, on aura clairement pas le même investissement dans la politique de protection de l'enfance.
Voilà. Donc déjà ça crée une disparité territoriale qui a aussi qui entraîne qui entraîne une inégalité de droit pour les enfants placés. C'est quand même pas normal que notre avenir dépend du lieu de naissance ou de notre département de naissance.
Aujourd'hui, un enfant placé, on va se le dire, un enfant placé dans le département des landes va avoir beaucoup plus de chance de s'en sortir dans la vie qu'un enfant placé dans le département des bouches du rôe. Parce que les droits des enfants dans les landes ne sont pas les mêmes que ceux des enfants dans les bouches du rôe. Les présidents de département ne confèrent pas les mêmes droits aux enfants placés en fonction de leur étiquette politique.
Permetre de te couper parce que la question arrive pile au moment où tu où tu sembles. Je pense que tu vas l'expliquer. Draquos qui dit "Est-ce qu'il existe des départements exemplaires en France pour le Alors, j'ai arrêté moi ça j'ai arrêté de donner des noms de départements exemplaires.
Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'en fait, il suffit d'un changement d'exécutif pour que tout le travail réalisé pendant des années soit réduit à néant. On a l'exemple dans le Val de Marne.
Le Val de Marne, c'est c'était un département bon qui avait aussi de ses ses dysfonctionnements mais qui quand même avait une politique très volontariste sur la protection de l'enfance. On avait des élus en charge de la protection de l'enfance qui pouvaient parfois bon faire n'importe quoi, mais qui globalement qui à certains à certains égards sur les jeunes majeurs, on a dû les coller au tribunal administratif à un certain nombre de fois mais globalement les budgets étaient là, la formation des professionnels était assurée, il y avait une vision, on pouvait ne pas être d'accord. En tout cas, il y en avait une, c'était pas un impensé politique et il y a eu un changement d'exécutif et un changement du coup de couleur aussi politique dans ce département.
Euh aujourd'hui la situation est catastrophique. C'est des décennies d'acquis qui ont été réduits à néant euh voilà avec ce changement-là. Donc je peux plus vous dire moi quel département euh fait du bon ou du mauvais travail parce que c'est très c'est très variable.
Euh il faut savoir que les questions de financement, elles sont aussi très importantes. Aujourd'hui, on arrive à financer notre système de protection de l'enfance. Je vous le dis, ça va choquer.
Mais grâce au marché de l'immobilier, les seules recettes propres des départements, c'est les taxes sur les ventes immobilière, ce qu'on appelle les droits de mutation à titre onéreux, les frais de notaire si je puis dire. Donc c'est quand même dingue que la survie de notre système de protection de l'enfance dépend aujourd'hui du nombre de ventes de maisons qu'on va effectuer dans son territoire. Voilà, c'est absolument les deux sont corrélés, hein.
C'est pas c'est pas moi qui l'invente. C'est le fonctionnement du système et des et surtout des des du financement des collectivités territoriales, donc des départements en l'occurrence. Donc euh donc ça aussi c'est pas voilà ça à prendre en considération parce qu'on a des départements qui sont vraiment dans le rouge parce que il y a une baisse du marché immobilier chez eux qui fait que ils sont entravés aujourd'hui dans leur capacité à financer correctement leur système de protection de l'enfance.
Et puis à contrario, vous avez des départements bah tiens comme Paris avec beaucoup beaucoup d'argent qui euh n'investit absolument pas de manière proportionnelle aux besoins. Donc moi, pourquoi je veux qu'on recentralise ? parce que le Parlement devra répondre devant les Français du budget qu'il souhaitent accorder à cette politique publique.
On aura un vrai débat politique tous les ans sur ce que doit être notre système de protection de l'enfance avec une vision, avec des objectifs, avec voilà une une en tout cas une une un choix démocratique qui qui s'opéra qui sera beaucoup plus transparent que celui qui peut se faire aujourd'hui dans les départements. Et puis je rappelle que la mission du parlement c'est pas uniquement de voter le budget mais c'est aussi de contrôler l'action du gouvernement. Donc ça permettra aussi d'avoir un regard.
Je disais pour lutter contre la maltraitance institutionnelle, il faut un regard extérieur parce que c'est l'omerta qui génère cette maltraitance institutionnelle. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus facile d'aller observer ce que l'État fait que d'aller observer ce que 103 ou 104 départements réalisent chacun de leur côté. Voilà, on n pas du tout cette possibilité, on n pas les moyens humains pour assurer ce travail là.
Alors que là, on aura un parlement dont ce sera réellement la mission. Il y a un principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales qui fait que on a aussi aujourd'hui beaucoup de difficultés à réformer le système d'aide sociale enfance dans sa globalité parce que ça supposerait d'aller toquer à la porte de tous les départements et que tous les départements de France sans exception soient d'accord avec les réformes proposées. On n jamais réussi, c'est impossible.
Donc ça nous fait également perdre énormément de de temps. Mais l'autre plus-value, je le redis, c'est la politique interministérielle. On a aujourd'hui 25 à 30 % des enfants placés qui ont une reconnaissance administrative de handicap.
On sait que seul 13 % des enfants placés réussissent à s'inscrire, je dis pas obtenir, mais à s'inscrire à un bac qu'il soit général ou professionnel versus 81 % en population générale du même âge. Donc là, on voit bien qu'il y a un gros sujet sur les questions d'éducation et de scolarité des enfants placés. On sait qu'un enfant placé va perdre en moyenne 20 ans d'espérance de vie s'il est pas pris en charge précocément et que euh les soins qu'on doit lui prodiguer ne sont ne sont pas ne sont pas donnés.
Donc recentraliser, c'est aussi permettre de mettre à la même table autour de la même table l'éducation nationale, le ministère de la justice, euh le ministère euh pardon du handicap, le ministère de la santé, le ministère de l'enfance quand il sera recréé un jour, je l'espère, après avoir été supprimé de nombreuses fois. Euh et ça ça va permettre réellement d'avoir une politique nationale qui soit cohérente avec euh les besoins exprimés sur le terrain et la réalité de ses enfants. Et aujourd'hui, malheureusement, le un département n'a pas la tutelle sur l'éducation nationale, il a pas la tutelle sur euh sur notre système de santé, il a pas la tutelle sur les établissements pour personnes handicapées ou sur les dispositifs en tout cas d'autonomisation.
Il a pas voilà, il a pas ces possibilités là, c'est pas dans ses compétences. Donc il faut qu'on un qu'on qu'on qu'on donne des compétences en fonction de la pertinence. Et aujourd'hui l'échelon départemental en tout cas à nos yeux n'est pas pertinent pour s'occuper de protection de l'enfance.
C'est c'est du domaine régalien et c'est à ce niveau-là qu'il faut penser cette politique publique. C'est à ce niveau-là qu'il faut voilà qu'il faut l'élaborer. C'est pas un autre niveau.
Davis, je te vois casser largement. Ben non, mais il a raison dans tous les cas et je reviens sur le début du propos, c'est que on peut pas attribuer de bons points ou de mauvais points de manière générale puisque même quand on a des des politiques qui veulent bien faire dans leur département, on a encore une fois, je le disais tout à l'heure, mais un dysfonctionnement continu dans la chaîne de sociale enfance. C'estàd que à la fois les les départements dysfonctionnent mais en fait c'est tout le processus qui dysfonctionne hors recentralisé permet mais je vais pas paraphraser mais aussi je vais le faire mais juste de mettre à la table à la même table tous les responsables de ces différentes catégories de prise en charge pour les jeunes que ce soit l'éducation, la santé, l'enfance et cetera.
Je prends un exemple extrêmement parlant. Euh à l'Assemblée nationale le 11 décembre, on a fait adopter deux propositions de loi. La première sur l'avocat dont on parlait tout à l'heure, mais on a également permis l'adoption de la seconde sur les mineurs non accompagnés et donc la mise à l'abri des mineurs non accompagnés lorsque leur minorité a été refusée et qu'ils sont en période de recours pour faire reconnaître cette minorité ou non par une décision judiciaire.
La ministre qui était là ce jour-là, c'était pas du tout la ministre qui était là sur la première PPL, à savoir la ministre du travail, de la santé et cetera et qui a dans son portefeuille les familles, l'enfance et en fait absolument la moitié du gouvernement dans son portefeuille, si je puis me permettre, c'était la ministre du handicap. Alors oui, évidemment euh le sujet du handicap en protection de l'enfant, c'est extrêmement important euh parce que il y a euh toutes les violences institutionnelles en IME, par exemple euh et euh tout un problème sur les AESH, tout ça et éminemment important. Par contre, on avait ni Gérald Armanin qui est quand même ministre de la justice et on parlait quand même d'un sujet de justice par ailleurs, on l'avait pas non plus sur la première proposition de loi, ni la bah du coup Stéphanie Riste qui était là sur la première PPL, on en voit quelqu'un d'autre qui visiblement ne maîtrisait absolument pas le sujet.
C'était absolument catastrophique. Chacune de ces prises de parole était, pardonnez-moi du terme, mais médiocre. Nous, on était dans une salle à côté de l'assemblée, on suivait les débats et on essayait de faire peser les choses en notre faveur en réalité pour pouvoir améliorer la vie de ces enfants-là.
Euh et on mais à chaque prise de parole, c'était un supplice. En fait, on se rendait compte queil y avait vraiment aucun aucune volonté de ne serait-ce que de maîtriser le sujet ou de qualifier correctement les choses et cetera. Ouais.
Donc c'est un exemple parlant de euh on a un gouvernement qui est complètement déresponsabilisé et qui rejette toute la responsabilité sur les départements et donc ne prend pas euh euh sa part dans dans toute dans tout le processus. Ben non, je suis d'accord. [rires] Je suis d'accord.
Euh c'est de toute façon dans la même dans le symbole, je veux dire quand on parle de protection de l'enfant, c'est en l'occurrence de celle qui concerne les mineurs isolés sur le territoire qui sont ici sans la présence de leurs parents qu'on envoie la ministre en charge du handicap. Je trouve que c'est dans le symbole déjà assez assez terrible mais bon c'est voilà c'est les choix qui ont été fait on va pas revenir dessus. En revanche nous ce qui est important de rappeler quand même c'est cette victoire de la semaine dernière sur la proposition de loi relative à la à la désignation automatique.
Remets un petit peu de contexte. Vas-y explique qu'est-ce qui a été adopté. Ça a été adopté à l'unanimité.
C'est rare. C'est très rare. Et ouais en ce moment onadopte pas les choses à l'unanimité.
Ouais mais c'est parce qu'on a beaucoup travaillé pour ça. Énormément. [rires] Énormément.
Donc encore une fois on en est fier. Euh vas-yxlique un petit peu pour ce qui rejo c'est une proposition de loi qui vise à quelque chose de très simple. Garantir à chaque enfant placé ou suivi par l'aide sociale à l'enfance l'assistance automatique d'un par un avocat.
Aujourd'hui, les enfants placés pour plus de 80 % d'entre eux le sont sur décisions judiciaires. Ils sont confrontés à des procédures qui peuvent parfois durer 18 ans comme ça a été mon cas. Moi, je retournais au tribunal tous les ans ou tous les 2 ans en fonction des périodes pour renouveler mon placement.
Donc c'est c'est un procès hein, c'est vraiment ça. C'est on n'est peut-être pas dans une salle d'audience où on est plutôt dans un bureau de juge des enfants, mais ça reste un procès avec la présence du greffier, la présence des avocats des parents, la présence de l'aide sociale à l'enfance, l'enfant lui-même et cetera. Donc évidemment, un moment très intimidant mais surtout un moment décisif pour notre avenir puisque sur ces audiences là se prennent des décisions importantes, des décisions de placement, des décisions de renouvellement de placement, des décisions de mains levée de placement, des décisions de droits de visite et d'hébergement.
Enfin voilà, c'est c'est des choses lourdes. Un impact très concret. C'est ça exactement.
Et les enfants sont les seuls euh dans la procédure à ne pas avoir automatiquement le droit d'être assisté d'un avocat. Pourquoi ? Parce que le code civil, je vais pas rentrer dans des tr techniques, mais le code civil fixe une limite pour les enfants à la possibilité d'être assisté dans l'avocat.
C'est la c'est le discernement. Pour qu'un enfant aujourd'hui ait le droit à un avocat, il faut qu'il en fasse lui-même la demande. Ou alors il faut que le juge des enfants estime que c'est pertinent dans sa situation.
Donc déjà là ça pose quand même question et surtout cela est rendu possible uniquement pour ceux qui ont été préalablement reconnus comme étant discernant. Sauf que le discernement ne répond pas à un critère d'âge. Ça s'apprécie individuellement et ça s'apprécie différemment malheureusement d'une juridiction à un autre, d'un magistrat à un autre à situation égale, certains vont être connus discernants, d'autres ne vont pas l'être.
Je rappelle que la présence des avocats pour les enfants, elle est obligatoire sur le volet pénal. Donc là, il y a pas de débat de sur le discernement. Au civil, ça ne l'est pas.
Donc, on a voulu nous corriger cette grosse inégalité euh parce qu'on est convaincu que si chaque enfant placé à l'aide social et à l'enfance avait son avocat, et bien les violences institutionnelles seraient révélées beaucoup plus tôt euh voire pourrait même dans certains cas être évités parce que quand on sait que l'enfant a son avocat, on évite de le frapper, hein. Euh on sait que derrière il y a des risques, y compris judiciaires sur le plan pénal euh qui pourront voilà qui pourront ensuite être mobilisés. Euh c'est un interlocuteur de confiance pour l'enfant.
C'est celui qui va le préparer aussi aux audiences, celui qui va débriefer les audiences. C'est un peu la mémoire de l'enfant. Un enfant placé, il change d'interlocuteur tous les ans.
Il a jamais le même juge des enfants. Il a jamais le même éducateur référent à la zeux en raison du turnover, de la saturation du système et de l'épuisement des professionnels. Il est lui-même confronté à une instabilité résidentielle en changeant régulièrement de lieu de placement.
Donc tout ça évidemment ne garantit absolument pas une sécurité affective, mais tout ça ne garantit pas non plus une bonne compréhension de l'enfant de son propre parcours. Donc l'avocat a quand même ce rôle-là. Euh et puis surtout l'avocat, il est là aussi pour faire du contentieux quand il y a des atteintes au droit de ses enfants.
Quand tu vois le petit Elliote qui est tondu euh pour dans un but d'humiliation par ses éducateurs, bah typiquement si cet enfant avait eu un avocat, il aurait pu révéler beaucoup plus tôt les violences subies. L'avocat aurait eu la possibilité juridique de saisir le procureur et surtout d'obtenir réparation. Bah oui, mais si surtout d'obtenir réparation parce que il y a un moment donné réparation oui mais tout ce que tu décrivais avant tu peux me dire le contraire, c'est un peu pour te pour faire avancer le truc, c'était un peu quasiment le rôle d'un tuteur en réalité que ne prendront certainement pas les avocats, je crois en dehors de la partie contentieuse.
Non, c'est pas un rôle de tuteur. Un avocat, il est là pour porter la parole de l'enfant et défendre ses droits. À quel moment va aller sonner cet avocat ?
Comment à quel moment cet enfant va aller sonner son avocat ? Dès qu'il l'estime pertinent, dès qu'il en a le besoin, dès qu'il a une question, dès que il est confronté à un blocage, par exemple, on a des enfants qui ne veulent pas aller le weekend chez leur papa ou chez leur maman parce que ça les insécurise. Mais pour autant, ces gens-là ont des droits de visite et des droits d'hébergement.
Si l'enfant en a pas envie, mais il y a quand même une obligation parce que il y a dans une ordonnance du tribunal cette obligation là avec des droits conférés à ses parents. L'enfant, il va appeler son avocat. Il va dire "Moi ce weekend, j'ai pas du tout envie d'aller chez papa.
Ça se passe mal quand j'y vais. Donc juste j'ai pas envie." l'avocat, il aura la possibilité d'écrire au juge des enfants de faire valoir la position de son client et de demander à ce que la décision soit révisée dans l'intérêt supérieur du mineur.
Donc non, il y a plein de il y a vraiment énormément de de plus-value aujourd'hui à avoir cet avocat. Ce sont les parents l'ont l'avocat. C'est absolument dégueulasse de se dire qu'il y a une inéquité des armes, y compris dans le cadre de la procédure.
Les parents, ils ont leur avocat et le seul qui l'a pas, c'est l'enfant alors que leurs intérêts peuvent parfois converger mais souvent diverge diverger. Donc donc c'est quand même un enjeu essentiel. En tout cas pour nous, c'est un outil de lutte contre la maltraitance institutionnelle qui euh qui si il était euh mis en œuvre serait euh à mon avis très efficace.
Donc on a remporté cette première victoire. Je rappelle qu'on avait essayé de faire passer ça en 2022. On avait pas l'unanimité et d'ailleurs ça n'est pas passé parce que le vote à cette époque c'était 42 voix pour, 42 voix contre et le règlement de l'Assemblée nationale fait que en cas de vote égalitaire c'est le contre qui s'impose.
Donc on a loupé le vote à une voie après. Mais en tout cas c'était pas consensuel. On a voilà notamment dans le bloc central et à droite et aujourd'hui grâce au travail qu'on a mené on a on est parti les voir un par un vraiment.
Je on a bien voilà bien je vais pas dire harcelé mais en tout cas on on on a fait notre voilà on a fait notre travail de militant euh et aujourd'hui c'est ce qui explique aussi cette unanimité c'est qu'on a réussi à les faire changer d'avis qu'ils en sont de rénavant convaincus alors ce n'est qu'une étape parce que on sait que le plus dur arrive c'est le l'inscription de ce texte à l'ordre du jour du Sénat j'en profite si jamais des sénateurs ou des sénatrices nous regardent mettez ce texte à l'ordre du jour de votre de votre assemblée. Si vous ne le faites pas, ce serait une trahison parce que l'espoir suscité par cette mesure chez de nombreux enfants placés, chez leur famille, chez les professionnels, nous on reçoit des messages tous les jours d'U qui disent "J'ai hâte que le que que ça passe parce que quand l'enfant aura son avocat, voilà, moi-même je pourrais alerter l'avocat quand il y a des trucs qui se passent trop." Enfin franchement tout le monde l'attend cette mesure.
Juste il faut qu'il y a un groupe politique au Sénat, quel qu'il soit, je m'en fous, mais qui décide de l'inscrire à l'ordre du jour de sa de sa niche, notamment la journée parlementaire dédiée au groupes d'opposition, enfin au groupes politiques qui siègent. Et ça, voilà, on attend. Donc, on espère que ça se fera vite parce que parce que ça urge qu'on a plus le temps et l'affaire, les deux affaires médiatisées à Paris nous le démontrent.
C'est c'est fondamental de non plus considérer les enfants comme des objets de procédure, mais bien comme des sujets de droit et de leur donner les moyens de les faire valoir, de les défendre, d'obtenir réparation, d'alerter leur interlocuteur de confiance quand ils estiment que c'est nécessaire. C'est voilà, c'est une obligation. Dans d'autres pays, ça se fait, il y a qui dit que ça se fait pas et c'est assez scandaleux.
Dracous a une question très précise et moi je ne connais pas ce dossier aussi précisément, c'est il dit pourquoi la niche colonne l'a pas reprise au Sénat ? ça l'a pas repris au scénat mais pour plusieurs raisons. La première c'est que la niche elle est moins de 6 enfin plus de moins de 6 semaines en fait il y a un délai de 6 semaines pour pouvoir faire inscrire un texte dans une dans une niche parlementaire et puis au-delà de ça il y a aussi beaucoup de textes qui sont débattus et qui nécessitent l'attention des sénateurs sénatrices et donc nous on considère que celui-ci doit passer au-dessus parce que les enfants on sont un sujet à part entière et et vraiment nécessite et prioritaire de et prioritaire.
Exactement. Et pour moi le Sénat il y a bien une raison pour laquelle il existe, c'est aussi l'aspect territorial. En l'occurrence, on parle d'une compétence du département.
Si les sénateurs et sénatrices s'en saisissent pas à l'ône des municipales, on a quand même un sujet puisque bon, évidemment, je reviens sur Paris, mais Paris reste une ville et un département. Donc il y a tout un enjeu là-dessus et on a pas mal de sénateurs et de sénatrices à Paris qui sont pour cette mesure et on comprend pas non plus. Après, il y a quand même des éléments légaux et techniques.
Pour autant, il y a des niches qui arrivent et il faudra qu'on Alors, justement, on va être très concret. En janvier, il y a une niche socialiste. Donc, si vous êtes socialiste ou que vous connaissez des sénateurs ou des sénatrices socialistes, et ben écrivez-leur [rires] pour leur dire que la niche de janvier, on la veut.
Sinon, il y a la niche socialiste aussi du mois de février. Donc pareil, écrivez-leur parce que si ça passe pas en janvier, on aimerait que ça passe en février. Ensuite, pour les les personnes qui nous regardent qui seraient plutôt du bloc central macroniste, il y a la niche RDPI au mois de mars.
Pareil, si vous connaissez des sénateurs ou des sénatrices centristes et écrivez-leur parce que il faut pas qu'on loupe le coach du mois de mars. Mais ça vaut pour l'ensemble des parties évidemment. Il y a des niches toute l'année.
Donc le premier qui se saisira de ce texte aura notre connaissance éternelle. Je le dis publiquement ici vraiment tant ce sujet est fondamental. Il y a une réalité.
Il y a une réalité. On va arrêter de de smit 2 secondes. Il y a les municipales.
Donc forcément les sénateurs, ce qu'ils veulent faire avant les municipales, c'est porter des textes qui vont permettre de de pouvoir surfer d'un point de vue électoral sur voilà sur les municipales parce que les municipales c'est ce qui va conditionner aussi leur réélection. Et je vous rappelle qu'au Sénat, l'année prochaine, on renouvelle pour moitié cette assemblée. Donc voilà, ils vont être pris dans des élections et donc il y a des enjeux politiques partisans qui nous dépassent, qui nous font penser que les l'intérêt supérieur des enfants passera au second plan.
Donc c'est pour ça aussi que c'est très important que chacun et chacune se mobilise à son niveau. Ça peut être un mail. Envoyez juste un mail à votre à votre sénateur, à votre sénatrice dans votre département pour dire attention, nous on a vu qu'il y avait ça qui a été voté à l'Assemblée nationale.
C'est hyper important. Est-ce que vous allez soutenir ? Plus ils en reçoivent, plus ça va être présent dans leur tête et ils vont se dire "Ah, on va peut-être pas choisir des textes, voilà comme ça, comme on pourrait le faire pour pour le côté popol, ce qui nous arrange pour nos prochaines campagnes.
Mais peut-être que cette fois-ci, on va faire preuve de responsabilité, hein. C'est ce qu'on attend d'eux, c'est le béabat d'un responsable politique. Sinon, ils sont pas responsables, ils sont juste politiques et et parfois même ceux-là sont les plus mauvais." Mais euh il y a voilà, il y a cette il y a cet enjeu de mobilisation collective et citoyenne parce queon peut pas non plus se reposer uniquement sur eux, on le sait hein, pour que ça avance, il faut que nous-mêmes nous soyons derrière pour faire voilà pour les convaincre et faire en sorte que qu'ils aient qu'ils aient ce désir là.
Donc envoyez des mails et juste pour alimenter, n'envoyez pas des mails coénateur Liè le disait, il y a une réélection de la moitié de de l'hémicycle du Sénat en 2026 et donc les sénateurs et sénatrices, c'est un mode de scrutin particulier puisque c'est pas nous directement qui votons pour eux, c'est un scrutin indirect. Donc ce sont les maires, les conseillers départementaux et cetera. Donc n'hésitez pas à envoyer des mails à tous les élus que vous connaissez puisque eux devront élire ou réélire un sénateur, une sénatrice et ça peut très bien conditionner leur vote.
Si les départements veulent des moyens, il faut aussi qu'ils puissent les faire valoir auprès des personnes pour qui ils votent et qui les représentent dans ce type d'institution. Donc faut pas hésiter en fait à, on va le dire très clairement, à harceler tous les élus que vous connaissez. C'est ça.
Et la deuxième bonne nouvelle, c'est que si on n'arrive pas à convaincre les sénateurs ou les sénatrices d'inscrire ce texte à l'ordre du jour du Sénat, le gouvernement a annoncé déposer un projet de loi relatif à la protection de l'enfance au premier trimestre 2026. Si on souhaite que cette mesure fasse tout son parcours législatif dans de bonnes conditions, il faudrait que le gouvernement accepte de l'intégrer à son projet de loi, ce qui nous faciliterait grandement la vie. C'est pas à l'ordre du jour, on va pas se mentir, on n'a pas eu un accueil très favorable à cette proposition, mais encore une fois euh voilà, on continue d'essayer de convaincre et intégrer tel qu'elle.
Question pour élargir. Est-ce que quel équilibre il faudrait trouver entre la protection et la préservation du lien familial ? C'est la question de à quel point quand ils existent et quand c'est possible, à quel point on associe les les parents notamment.
Bah, la loi oblige hein l'association des parents à tous les stades de la procédure, y compris dans le cadre de l'évaluation des informations préoccupantes ou des premiers signalements qui ont permis voilà de de en tout cas de lancer l'alerte sur un potentiel danger rencontré par l'enfant. La loi oblige l'aide sociale à l'enfance à associer les parents à toute évaluation et le cas où c'est très net où pour préserver l'enfant bien sûr qu'on bien sûr qu'on on le place. Il s'en est trouvé aussi pour dire que parfois c'était un peu rapide.
Alors est-ce que c'est vrai ? Ben moi, ça correspond pas à une réalité euh systémique. Non, d'ailleurs euh on a ça existe très certainement.
Non, en fait pour moi, il y a une augmentation du nombre d'enfants placés euh dans le pays. Ça c'est indéniable, ces statistiques, hein, voilà. euh qui n'est pas nécessairement une mauvaise chose, c'est que le seuil d'intolérance des Françaises et des Français à l'égard des violences faites aux enfants augmente d'années en année.
On le voit dans le nombre de signalements reçus, dans le nombre d'appels passés au 119, dans les débats de société sur l'inceste, Betaram, les violences dans le périscolaire, dans les crèches et cetera. Donc tout ça va dans le bon sens. Il y a encore de grosses marges de progression, hein.
On n'est pas non plus, on n'est pas comme dans les pays anglo-saxons, hein. Il y a on va pas être 100000 à descendre dans les rues pour protéger nos enfants. Ça s'est jamais vu dans ce pays.
Ça s'est vu ailleurs, pas chez nous. Mais ça s'est vu où ? Ça s'est vu en Hongrie, figure-toi.
La semaine dernière, j'étais, on était nous très émus parce que il y a 50000 personnes dans la capitale hongroise et les rues de Hongrie en ce moment sont très surprenantes. Ouais. Et qui sont descendus dans la rue pour défendre les enfants placés hongrois qui dans le système de protection de l'enfance subissent les mêmes violences que nous ici en France.
Euh sauf que la différence c'est que là-bas ça ça provoque une vraie révolte populaire et euh et je pense que enfin là en tout cas ils appelaient à la chute de Victor Orban, notamment parce que son système de protection de l'enfance est absolument infecte euh et violent. Euh et voilà. Et moi, j'aimerais qu'un jour ça se produise ici parce que ces enfants, encore une fois, c'est pas les enfants de personne, c'est bien les enfants de tout le monde.
Ils sont sous notre responsabilité collective. À partir du moment où ils sont confiés sur décision de justice à l'autorité publique, c'est de nous tous dont il s'agit, hein. C'est notre responsabilité à nous tous.
Donc euh voilà, mais ça pareil, on va continuer de travailler pour que ça puisse se faire, augmenter encore le seuil d'intolérance des Françaises et des Français à l'égard de ces violences. Ça va prendre un peu de temps mais on va y arriver. Euh et le deuxème facteur qui explique l'augmentation du nombre d'enfants placés selon moi, mais on n'a pas d'études sur le sujet et c'est un vrai problème hein, cette absence d'étude aussi pour déterminer le le causes profondes déplacement, l'origine géographique et cetera.
D'ailleurs, j'ai toujours tendance à dire que quand on ne compte pas, c'est que ça ne compte pas. Ça aussi c'est très révélateur de la manière dont on pilote notre système de protection de l'enfance. Mais et le 2è facteur, c'est l'augmentation aussi de la pauvreté.
Euh on le sait, on a plus de 3 millions d'enfants qui vivent aujourd'hui euh sous le seuil de pauvreté en France avec des conséquences extrêmement préjudiciables pour leur développement, leur santé, leur sécurité. On a plus de 3500 enfants qui aujourd'hui dorment à la rue, survivent à la rue. Parmi eux, c'est plus de 500 enfants de moins de 3 ans, donc des nourrissons.
Euh et évidemment, la pauvreté, elle a un impact euh auprès enfin pour les parents dans leur capacité à satisfaire aux besoins fondamentaux de leurs enfants. Quand un quand on quand on reçoit un signalement pour un enfant présumé étant en danger, la première chose que l'on a l'obligation légale d'aller évaluer, c'est si la les besoins fondamentaux sont correctement satisfaits. Et parmi ces besoins fondamentaux, il y a un métabo, c'est celui de la sécurité affective.
Si on estime que ces besoins-là, ils sont tous interdépendants en réalité, mais si on estime que ces ces besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits, alors dans ces cas-là, le danger est caractérisé parce que je l'ai dit, c'est des troubles une atteinte au développement. euh une atteinte au droit aussi de ces enfants avec des conséquences parfois extrêmement préjudiciables. Donc quand on évalue, on évalue surtout cela et on y associe les parents.
D'ailleurs, je voudrais quand même le rappeler hein, on a actuellement 400000 mesures de protection de l'enfance ordonné pour la plupart pour plus de 80 % d'entre elles par l'autorité judiciaire, par un juge des enfants. et et et parmi ces 400000 enfants, plus de la moitié sont certes placés en foyer ou en famille d'accueil dans des campings, dans des gites, dans des hôtels où devraient l'être si les départements exécut les décisions de justice correctement et appliquaient les lois. Mais on a quand même une bonne partie, l'autre moitié, l'autre grosse moitié euh qui n'est pas la majorité mais quand même qui reste à domicile avec la présence d'éducateurs ou d'éducatrices qui vont apporter un étayage éducatif parce qu'on estime justement que bien qu'il y ait danger, les parents ou le parent, c'est souvent le parent en réalité hein, c'est beaucoup de famille monoparentale a quand même des compétences et des capacités qui lui permettent de s'améliorer, de progresser, de corriger parfois une posture qui pourrait être inadaptée. et on va en tant que professionnel et travailleurs sociaux les accompagner là-dedans sans leur retirer leurs enfants.
Donc le quand on parle de l'aide social à l'enfance, c'est pas que des enfants en foyer ou en famille d'accueil, c'est aussi des enfants qui restent avec leurs parents mais qui sont accompagnés par des professionnels à domicile. Donc ça c'est très important. Moi, je l'ai toujours dit, un système de protection de l'enfance digne de ce nom, c'est un système qui doit reposer sur toi trois piliers essentiels.
Le premier, c'est la prévention évidemment parce que l'objectif, c'est quand même de faire en sorte qu'il y ait de moins en moins d'enfants dans ce pays qui aient besoin d'avoir recours à notre service public de protection de l'enfance. Et ça passe par des actions de communication, mais pas que. Ça passe aussi par une vraie formation des professionnels, ça passe par des rendez-vous obligatoires à la PMI, la protection maternelle et infantile.
Ça passe par enfin franchement, il y a énormément de choses à mettre en œuvre. Le 2e axe, c'est que c'est un système euh de le système de protection de l'enfance ne doit pas être dénaturé. C'est aussi et surtout un système de secours aux populations et en l'occurrence les enfants.
Euh la survie d'enfants dépend de l'intervention que l'on va mettre en place. Si nous n'intervenons pas, les enfants meurent. Voilà la réalité, c'est exactement la même chose que pour les urgences hospitalières ou ou le SAMU.
C'est pareil. La ze c'est le SAMU, mais c'est le SAMU des enfants. Voilà.
Donc donc si si on n'est pas là, les le taux de mortalité des enfants dans ce pays va de facto considérablement augmenter. Évidemment, on ne le veut pas. Et le troisième axe, c'est que c'est pas une politique sociale comme le présentent les départements.
Pas du tout. En réalité, c'est bien plus que ça. C'est une politique de suppléance parentale.
C'est l'une des politiques publiques les plus intrusives dans la vie d'un être humain parce que c'est une politique publique qui va se substituer aux parents et qui donc en fonction de ce qu'elle va mettre en œuvre va avoir une incidence pour toute la vie de cet être humain, son enfance mais également sa vie d'adulte. Voilà, donc ça ça nécessite qu'on pense les choses dans ce cadre là. Euh et si nous n'avons pas ces trois piliers ou en tout cas si ces trois piliers sont fragiles, on peut considérer que nous n'avons pas de système de protection de l'enfance.
Et en France, malheureusement, les trois pieds d'ienes sont absolument pas satisfaits. On a un système de protection de l'enfance qui, contrairement à ce qu'on dit depuis des années, euh n'est pas seulement à bout de souffle. On emploie toujours des termes, tu sais, pour dire "Ah oui, le la protection de l'enfance à bout de souffle, elle est en ruine et cetera." Non, en fait aujourd'hui, on n'est plus capable de protéger qui que ce soit.
Les amis, à 18h59 passé de 7 secondes, c'est quasiment le moment de de nous quitter. Avant de nous quitter Deville, le mot de la fin ou celui de la suite ? Surtout celui de la suite puisque là le combat ne s'arrête pas ici.
Comme on le disait tout à l'heure, on a obtenu ces deux propositions de loi à l'Assemblée nationale. Évidemment, le parcours législatif est que il faut continuer et donc les faire les faire voter au Sénat. On a beaucoup parlé de la première sur l'avocat, mais je tiens à rappeler que la deuxième est tout aussi importante et fondamentale puisque elle permet la mise à l'abri des mineurs non accompagnés pendant leur période de recours quand ils se sont vu refuser leur leur minorité et donc qu'ils attendent une décision de justice pour pouvoir soit se la faire reconnaître soit non.
Cette proposition de loi, elle est d'autant plus importante que lorsque on leur refuse cette minorité. Aujourd'hui, ces enfants-là sont mis à la rue euh et donc sont euh laissés à la mercie des trafics d'êtres humains, de drogue, de de d'exploitation sexuelle. On en parlait tout à l'heure un petit peu avec une personne qui avait mis ça dans le chat, mais cette proposition de loi, elle va dans le bon sens pour réduire aussi euh ces violences qui sont faites dans le cadre de d'exploitation sexuelle.
Et je pense que on vous a on a invité tout le monde à envoyer des mails aux élus pour la première PPL. Je vous invite également évidemment à le faire pour la seconde qui est tout aussi importante et ce sera mon mot de la fin. PPL c'est proposition de loi.
Oui, tout à fait. Yes. En 5 secondes, le mot de la suite, il a tout dit.
J'ai pas besoin. Tu vois, tu me disais tout à l'heure, on allait peut-être pas faire jusqu'à 19h, mais tu as oublié qu'on était bavard. Exactement. 19h, passé le 38 secondes.
Merci Davy. Merci. Merci.
Merci infiniment. C'est toujours un plaisir de de t'avoir lies, de te rencontrer LV. Je pense que malheureusement vous reviendrez pour continuer à parler de l'aide sociale à l'enfance.
C'est les enfants, des enfants qu'on n'oublie pas en tout cas pas ici. Il est 19h1 minute, c'est la fin de ce stream chers amis. Merci de l'avoir suivi, merci pour votre confiance, merci pour vos questions, merci pour vos réactions, merci pour votre patience, merci pour vos débats dans le chat.
Merci aussi à Stéphanie Berlu pour les visuels. Merci à Franck Ballanger et Chad Roman aux Solivier Chau pour leur coup de main logistique. Merci d'être d'amener de temps en temps les invités.
Merci aussi à celles et ceux qui dans l'ombre de la vitre devant moi nous permett en devant moi à ma gauche nous permettent de voir d'entendre et de faire une émission jolie en son en image en pixel. Merci à Pascal Bodo à la réal merci Pascal merci pour tout. Merci Hélène Ginestou, merci Thomas Coudreuse, merci Sacharop, merci Adrien Barrière.
Euh chers amis, à vous dans le chat partout ailleurs qui nous écoutez peut-être en podcast, on fait une petite pause pendant les fêtes de fin d'année. Profitez bien de ces moment avec vos proches ou sans vos proches. D'ailleurs, revenez-nous en forme.
Le T, ça reprend le 8 janvier avec toujours de l'ctu, toujours des questions, toujours des réponses aux questions, toujours des analyses, des échanges, des cris, des humeurs, des et moi. D'ici là, je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année. Prenez bien soin de vous et je vous souhaite une excellente soirée et à très vite dans le talk de France info.
Salut !