L'union de la droite et de l'extrême-droite pour les législatives - Éric Ciotti est l'invité du 13 juin 2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 66 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:32OuverteRéponse directe
Vous comptez vous rendre ce matin au siège des Républicains ?
- 0:35RelanceRéponse partielle
Pourtant, le bureau politique hier vous a exclu.
- 1:28FerméeRéponse directe
Sur cette décision de ce que vous ne considérez pas comme un bureau politique hier, mais d'une réunion d'amis politiques, est-ce que ça veut dire que vous allez engager des poursuites judiciaires, oui ou non ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Si on vous interdit l'accès au siège ce matin, vous ferez quoi ?
- 2:13OuverteRéponse partielle
Le bureau politique a aussi investi 59 candidats pour les élections législatives. Est-ce que vous reconnaissez ces investitures ou est-ce que vous allez en faire d'autres de votre côté ?
- 4:03FerméeRéponse directe
Question très concrète, juste Eric Suetti, sur ces investitures, si dans une circonscription, il y a un candidat LR, disons canal historique, investi par vos autres amis, et qu'en face, il y a un candidat RN ou reconquête, vous soutenez qui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:59Invité politiqueChiffre
« M. Macron, qui a fait 1 000 milliards d'euros de dettes, qui a dépensé sans compter »
- 3:07Invité politiqueChiffre
« le record des dépenses publiques en Europe, le record du monde des impôts et des taxes »
- 3:14Invité politiqueFait
« ce qui conduit tout à la fois à des salaires très faibles, à un pouvoir d'achat en berne et à des impôts qui écrasent les Français »
- 3:32Invité politiquePromesse
« On va remettre de l'ordre, de l'ordre dans la rue, de l'ordre dans les comptes. »
- 4:39Invité politiquePromesse
« que s'ils veulent demain participer au redressement national, ils ont 48 heures pour me rejoindre »
- 4:45Invité politiquePromesse
« Nous aurons ensuite 70, vraisemblablement 80 candidats investis et qui seront républicains soutenus par le Rassemblement national. »
- 5:33Invité politiqueFait
« Il n'y aura pas de retour à la retraite à 60 ans ou 62 ans. Ce n'est pas la priorité. »
- 5:43Invité politiquePromesse
« Arrêter l'immigration, ce qui pourrit la vie des Français. »
- 7:00Invité politiquePromesse
« Il n'y a aucune promesse, mais nous aurons naturellement vocation à participer au gouvernement de la France. »
- 7:20Invité politiqueFait
« Non, nous aurons un groupe, le groupe des Républicains à l'Assemblée nationale »
- 7:49Invité politiqueFait
« Il va y avoir au second tour, RN contre l'extrême-gauche. »
Temps de parole
- Éric Ciotti81 %
- Invité16 %
- Présentateur2 %
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Bonjour, je suis Thomas Soto et vous écoutez Les 4V, un podcast de France Télévisions. Bonne écoute.
Bonjour à tous. Bonjour Éric Ciotti. Bonjour. Vous avez ramené à votre poche. Est-ce que vous avez toujours les clés ? Absolument. Je serai dans mon bureau dans quelques instants. Ce n'est pas d'ailleurs le sujet, vous savez tout ça. Ce sont des argusies, des petits combats de gens médiocres, d'arrière-garde qui n'ont rien compris à ce qui se passait dans le pays.
Vous comptez vous rendre ce matin au siège des Républicains ?
Bien sûr, j'y serai tout à l'heure.
Pourtant, le bureau politique hier vous a exclu.
Ce n'est pas un bureau politique. Il n'y avait pas de bureau politique hier. Le bureau politique, il est convoqué par le président selon des règles précises. Je n'ai pas convoqué ce bureau politique, donc il n'a aucune valeur juridique. Tous les experts d'ailleurs s'accordent sur ce point. C'était une réunion de personnes. On a vu le retour de tous ceux qui ont fait perdre à la droite depuis des décennies. Et aujourd'hui, moi je dis, il faut changer de cadre. Il faut changer de personne aussi. Il faut se battre pour la France. Il faut essayer un nouveau chemin. Il y a une chance historique, historique, le 30 juin, de mettre un terme à des années d'immobilisme. On va y venir, Éric Chautier.
De faire un vrai programme de droite pour redresser la France.
Sur cette décision de ce que vous ne considérez pas comme un bureau politique hier, mais d'une réunion d'amis politiques, est-ce que ça veut dire que vous allez engager des poursuites judiciaires, oui ou non ?
En tout cas, s'il y a des obstacles à la présidence légitime que je dispose, il y aura des actions judiciaires, y compris des actions pénales pour ceux qui utiliseraient des moyens qu'ils n'ont pas le droit d'utiliser. Vous allez faire un référé ? Il y aura toutes les voies de droit qui seront ouvertes pour que j'exerce mes responsabilités, celles que je détienne des militants. Si on vous interdit l'accès au siège ce matin, vous ferez quoi ? Il y aura des actions judiciaires.
Alors, le bureau politique a aussi, enfin, cette réunion que vous ne reconnaissez pas a investi 59 candidats pour les élections législatives. Est-ce que vous reconnaissez ces investitures ou est-ce que vous allez en faire d'autres de votre côté ?
Il y a aujourd'hui, la commission d'investiture hier n'a aucune réalité non plus. Moi, ce que je souhaite, c'est qu'il y ait cette alliance, cette alliance d'un bloc national entre les Républicains, le Rassemblement national et tous ceux qui sont animés par la soif de mettre un terme à cette impuissance, à cet immobilisme dans lequel M. Hollande et M. Macron nous ont conduits depuis 2012. J'écoutais M. Detarlet tout à l'heure. J'avoue que c'est un peu culotté de mettre la responsabilité de ce qui se passe sur les résultats des Européennes. Si on en est là, ce n'est pas ce qu'il y a quand même, M.
Macron, qui a fait 1 000 milliards d'euros de dettes, qui a dépensé sans compter, qui a fait le record des dépenses publiques en Europe, le record du monde des impôts et des taxes, ce qui conduit tout à la fois à des salaires très faibles, à un pouvoir d'achat en berne et à des impôts qui écrasent les Français. C'est tout cela que demain, on va gagner ces élections. La droite va arriver au pouvoir. On va redresser le pays. Avec le Rassemblement national ? Oui, absolument. On va remettre de l'ordre, de l'ordre dans la rue, de l'ordre dans les comptes. Le reste, vous savez, les vieux politicards, ceux qui ont toujours tout perdu, qui nous ont tout fait quand je vois ce pauvre M.
Bertrand ou Mme Pécresse qui nous a amenés à 4,7%, qui a humilié la droite aujourd'hui.
Vous étiez à la tête de ce parti qui a fait un peu plus de 7% aux élections européennes. Grâce à François-Xavier Bellamy. Qui ne vous soutient pas dans cette démarche. Question très concrète, juste Eric Suetti, sur ces investitures, si dans une circonscription, il y a un candidat LR, disons canal historique, investi par vos autres amis, et qu'en face, il y a un candidat RN ou reconquête, vous soutenez qui ?
Moi, je soutiens les candidats de cette alliance de redressement aujourd'hui, je le dis très clairement.
Vous êtes à soutenir un candidat RN ou reconquête face à un candidat LR ou un député LR sortant ?
Il y a 61 députés sortants des Républicains. Je dis à mes amis députés, dont certains se sont laissés impressionnés par le poids des pressions qu'ils ont subies, que s'ils veulent demain participer au redressement national, ils ont 48 heures pour me rejoindre. Ma main leur est tendue. Nous aurons ensuite 70, vraisemblablement 80 candidats investis et qui seront républicains soutenus par le Rassemblement national.
Des élections, Eric Suetti, ça veut dire aussi un programme peut-être commun. Sur le fond, vous étiez quand même très éloigné du Rassemblement national, même dans vos campagnes internes. Vous disiez, je veux la retraite à 65 ans. Le RN veut la retraite à 60 ans pour certains, à 62 pour le reste des Français. Vous allez voter le retour de la retraite à 62 ans ?
Il n'y aura pas d'actualité. Jordan Bardella l'a dit, il y a une urgence. Il y a une urgence, c'est redresser les comptes qu'a ruiné M. Macron avec M. le maire. Donc Marine Le Pen et Jordan Bardella, vous ont dit, il n'y aura pas de retour à la retraite à 60 ans ou 62 ans. Ce n'est pas la priorité. Il y a le redressement national. D'abord, mettre de l'ordre. Arrêter l'immigration, ce qui pourrit la vie des Français. Vous savez, il y a une immense espérance qui se lève. Et face à cette espérance, le 30 juin, il y aura deux choix possibles. Le reste, c'est terminé. Il faut être simple. Soit il y a l'extrême gauche. Pas du tout.
Soit il y a l'extrême gauche, qui est un danger pour la République, avec les insoumis, qui flirtent avec l'antisémitisme, qui ont eu des propos scandaleux après l'attaque du Hamas le 7 octobre dernier. Les socialistes se sont unis à eux. J'aurais aimé que dans ma famille politique... Soit il y a l'alliance avec Alexandre. J'aurais aimé que dans ma famille politique, on dénonce cette alliance. C'est celle-là qui menace la République. Où il y a une grande alliance de ceux qui aiment la France, qui se désespèrent de son déclin, qui veulent la voir se redresser, nous en serons, grâce à ce que j'ai décidé, grâce à ce que nous avons voulu.
Eh bien, ceux qui veulent rester sur le bord du chemin en spectateurs immobiles et impuissants, empêtrés dans leur combinaison politicienne, ce sera leur choix. Ce n'est pas le lien. Moi, je veux qu'on participe au redressement de la France.
Question courte, réponse courte. Participer, justement, est-ce que ça veut dire que si demain, il y a une majorité obtenue notamment par cette alliance, est-ce que Marine Le Pen et Jordan Bardella vous ont promis le poste de ministre de l'Intérieur ?
Il n'y a aucune promesse, mais nous aurons naturellement vocation à participer au gouvernement de la France. Donc vous vous imaginez participer au gouvernement de Jordan Bardella ? Jordan Bardella sera le Premier ministre, et les Républicains auront des ministres dans ce gouvernement.
Si vous êtes réélu député, est-ce que vous siégerez au sein du groupe du Rassemblement national ?
Non, nous aurons un groupe, le groupe des Républicains à l'Assemblée nationale, et ce groupe aujourd'hui, et je regrette très sincèrement les pressions que mes amis députés ont subies. Ce groupe pourrait être encore plus important, et il y a encore quelques jours, quelques heures, si mes amis députés, dont la plupart, ne pourront plus siéger à l'Assemblée nationale, parce qu'ils vont être broyés par l'essentiel des duels, les politologues le disent, au scrutin majoritaire. Il va y avoir au second tour, RN contre l'extrême-gauche. RN, LR, notre alliance, notre union, l'union des droites, on y arrive.
Vous savez, moi depuis des années, les électeurs me disent, mais pourquoi l'extrême-gauche, qui est dangereuse, pourquoi, eux, ils s'allient avec des gens qui sont infréquentables, irrespirables, et que vous, à droite, vous restez sur des codes de passé ? Éric Ciotti, cette alliance pour l'avenir ?
Éric Ciotti, est-ce que ça veut dire que lors de la prochaine élection présidentielle, vous soutiendrez la candidature de Marine Le Pen ? Nous n'en sommes absolument pas là. Si vous devez choisir entre Laurent Wauquiez et Marine Le Pen, vous choisissez qui ?
Les Républicains auront leur identité. On n'est pas au moment de l'élection présidentielle. M. Wauquiez, ça fait des mois que je lui demande ce qu'il veut faire. Avant de dire si je le soutiendrai, il faudrait que lui-même nous dise s'il veut être candidat.
Mais entre Marine Le Pen et Laurent Wauquiez, vous soutenez qui ?
On n'est pas à l'élection présidentielle. Et vous vous sentez le plus proche de qui ? On n'est pas à l'élection présidentielle. Moi, je veux que le 30 juin, le 7 juillet prochain, il y ait une majorité de droite. Et qu'en 2027, il y ait un président de droite. Qu'on arrête avec le chaos, qu'on arrête avec l'impuissance, avec la communication.
Un président de droite ou Marine Le Pen ?
Madame Le Pen ou d'autres qui sont capables d'aimer la France. Pour vous, Marine Le Pen est de droite ? Et de la redresser. Je ne crois pas qu'elle soit de gauche. Mais pas d'extrême droite ? Non, aujourd'hui, ce terme, il est tellement ridicule. Il est tellement ridicule. Il est tellement usé. Voilà. On ne peut pas réfléchir avec les mêmes éléments de langage qui existent depuis des décennies. Donc moi, je suis dans ma famille politique. On n'est pas à l'élection présidentielle. Ne nous trompons pas de débat. Étape par étape, nous redressons la France. Après, les Français jugeront. Mais le drame de ma famille politique, c'est aussi tous ceux qui sont restés planqués.
Je suis allé souvent très seul au combat. Et puis, je recevais des coups un peu de toutes parts. Aujourd'hui, je suis à l'aise. Parce que je défends. Vous vous sentez bien dans vos baskets ? Je me sens parfaitement bien dans mes baskets. Parce qu'il y a une immense chance qui arrive. Et j'appelle les Français à la mobilisation générale, à ne pas écouter ces discours absurdes. On va redresser la France dans l'unité, dans l'intérêt général. Merci, Éric Ciotti. Et ceux qui regardent le passé, resteront dans le passé.
Merci, Éric Ciotti. C'est à vous, Émilie.
C'était Les 4 V, un podcast de France Télévisions. S'il vous a plu, n'hésitez surtout pas à vous abonner. Vous pouvez également retrouver tous les replays en vidéo sur france.tv
Éric Ciotti