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Podcast / conversationAntoine Léaument· 22 novembre 2025 29 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseImmigration & asileSécuritéNumérique

Chef d'état-major des armée : nous n'acceptons pas de perdre nos enfants

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:21Invité politiqueFait
    « la France devait être prête à perdre ses enfants et que il fallait que la France se prépare à une économie de guerre assez avancée »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « les élus sont les élus du peuple. Il y aurait quelques remarques à faire sur le sujet sans doute mais bon disons on va dire que on reste dans la théorie les élus sont les représentants du peuple français le peuple français commande à ses armées »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « nous sortirions d'une logique d'armée de métier, la logique dans laquelle nous sommes à l'heure actuelle pour aller vers une armée, une mobilisation qui soit une mobilisation citoyenne beaucoup plus importante »
  • 4:01Invité politiqueFait
    « Ce sont les plus jeunes, les plus précaires, les plus populaires qui sont d'abord et avant tout mobilisés »
  • 6:06Invité politiqueFait
    « l'antisémitisme serait désormais à gauche et pas à l'extrême droite comme ça a toujours été le cas »
  • 7:25Invité politiqueFait
    « l'Institut Péricles qui est donc la société qui a été créée par le milliardaire d'extrême droite Sterrain fixait comme objectif de faire des sondages réguliers pour essayer d'influencer les thèmes du débat public »
  • 8:07Invité politiqueFait
    « l'hob désormais sert clairement l'agenda politique de l'extrême droite en lui donnant l'heure tous les jours »
  • 8:49Invité politiqueFait
    « le sondage déclare qu'il y aurait une augmentation de l'islamisme dans notre pays. Sauf que ce sont pas les mêmes questions qui ont été posées il y a 30 ans »
  • 11:26Invité politiqueFait
    « le ministre de l'intérieur porte plainte montrant que d'une certaine manière, il serait impossible de critiquer les violences policières »
  • 12:06Invité politiqueFait
    « ce que nous souhaitons nous, c'est que ces forces de police et de gendarmerie soient entièrement refondées pour servir les missions qui sont les siennes dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen à son article 12 »
  • 14:51Invité politiqueFait
    « le mot narcotrafic vise à faire peur, vise à mettre une ambiance dans notre pays qui est un peu similaire à celle qui a été mise en place avec la question de la lutte contre le terrorisme »
  • 16:56Invité politiqueFait
    « certaines personnes vont se faire tuer, sont en danger et que l'État n'agit pas à la mesure de ce qui devrait être fait »

Temps de parole

  • Antoine Léaument100 %

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Antoine Léaument

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour l'actu politique de la semaine. Les titres de la semaine. Je vous parlerai d'abord des propos inquiétants du chef d'étatmajor des armées qui a dit que la France devait être prête à perdre ses enfants. Deuxième thème sur lequel je reviendrai, c'est le sondage islamophobe qui a été commandé par un magazine d'extrême droite et abondamment commenté dans la presse. Troisème thème sur lequel j'ai envie de venir, c'est la question des violences policières. Il y a une grande actualité autour de ce sujet et je voudrais vous en parler en détail. 4e thème, je voudrais vous parler de l'actualité autour du narcotrafic.

Moi, je préfère utiliser l'expression trafic de stupéfiant parce que il y a une actualité dramatique après la mort de M qui est s'assis à Marseille. Et je reviendrai sur ce point. Et enfin, 5e et dernier thème, je vous parlerai de la niche parlementaire de la France insoumise. Le seul jour de l'année où la France insoumise peut décider de l'ordre du jour à l'Assemblée nationale. Vous allez le voir, ce sont des textes au service de l'intérêt général et je voudrais vous en dire quelques mots. Voilà pour les thèmes de la semaine. Je vous invite à vous abonner à ma chaîne et on commence tout de suite par ses propos du chef d'état-major des armées qui sont plus qu'inquiétants. Pourquoi ?

parce que il a déclaré que la France devait être prête à perdre ses enfants et que il fallait que la France se prépare à une économie de guerre assez avancée, c'est-à-dire que en gros les besoins des Français soient moins satisfaits au profit d'une économie entièrement tournée vers la guerre et il fixe des objectifs notamment en terme de risque de guerre avec la Russie. Pourquoi ces propos sont choquants ? déjà parce que comme chef d'étatmajor des armées, il n'a pas à tenir des propos qui sont de caractère politique. Et oui, c'est la règle dans notre pays. Normalement, c'est le politique qui commande au militaires et non pas l'inverse.

Donc dans le cas précis, le chef d'étatmajor des armées a outrepassé sa fonction, il a dépassé son rôle. Je rappelle que nous les députés à l'Assemblée nationale pour toutes les séances qui commencent à 15h et bien il y a une cérémonie qui existe où les militaires, la garde républicaine rend les hommages à la présidente de l'Assemblée nationale pour signifier le fait que le pouvoir militaire répond au pouvoir politique et non pas l'inverse. C'est logique puisque dans la théorie républicaine et bien les élus sont les élus du peuple.

Il y aurait quelques remarques à faire sur le sujet sans doute mais bon disons on va dire que on reste dans la théorie les élus sont les représentants du peuple français le peuple français commande à ses armées et donc comme le peuple commande à ses armées et bien les armées rendent respect aux représentants politiques. Ça c'est pour la théorie. Mais donc le chef d'état-major des armées est allé dans un rôle qui n'est pas le sien. Faire de l'analyse, oui. Donner des informations aux politiques, oui. Mais la portance politique, le fait de porter politiquement des idées, ça ça doit être dans le cadre politique et des gens qui ont la responsabilité politique et la légitimité démocratique.

Et que ça me plaise ou pas, en l'occurrence pour ce qui concerne le pouvoir militaire, c'est de l'ordre du président de la République lui-même, chef des armées au regard de la Constitution, mais aussi du ministre de la défense responsable devant l'Assemblée nationale. Et d'ailleurs, j'en profite pour dire que si à l'avenir, il devait y avoir des sujets sur l'engagement militaire de la France et notamment sur l'engagement militaire des citoyens français, et bien cela devrait par la force des choses être un débat d'abord politique mais surtout un débat citoyen qui engage l'ensemble de nos compatriotes.

Et c'est la deuxième raison pour laquelle les propos du chef d'étatmajor des armées sont extrêmement choquants parce que en disant cela, ce qu'il tente à dire c'est que nous sortirions d'une logique d'armée de métier, la logique dans laquelle nous sommes à l'heure actuelle pour aller vers une armée, une mobilisation qui soit une mobilisation citoyenne beaucoup plus importante. Je sais qu'il y a beaucoup de gens notamment au début de la guere d'Ukraine qui ont eu la peur justement qu'on vienne à une conscription militaire et queon mobilise très largement les citoyens notamment les plus jeunes. Et vous savez comment ça se passe quand il y a des guerres ?

Ce sont les plus jeunes, les plus précaires, les plus populaires qui sont d'abord et avant tout mobilisés les uns et les autres trouvant parfois un certain nombre d'excuses pour ne pas participer à l'effort militaire. Mais c'est bien la raison pour laquelle ces propos du chef d'étatmajor des armées sont extrêmement choquants, c'est qu'il mettent en place une ambiance extrêmement anxiogène sur la capacité de mobilisation militaire du peuple, non pas de l'armée mais du peuple tout entier. alors qu'il s'agit déjà d'une question très inquiétante, mais ensuite de quelque chose qui doit être tranché par les citoyens eux-mêmes.

Et j'en profite pour dire au passage que l'inquiétude vient notamment du fait que la Russie fait de plus en plus pression sur la Pologne et que cette inquiétude est liée à la situation dans laquelle nous sommes, à savoir membre d'une alliance militaire, l'OTAN qui nous lie à la Pologne puisque dans le traité militaire de l'OTAN et bien quand un pays est attaqué, il peut faire appel aux autres membres de l'alliance pour être défendu, charge aux autres pays de participer à cette défense du pays qui se serait fait attaquer.

Donc le fait de participer à une alliance militaire comme cela a été le cas dans les précédentes guerres mondiales et bien nous place dans une situation où potentiellement nous pourrions être entraînés dans un conflit à l'est de l'Europe alors même que nous n'avons rien à voir d'autre que cette alliance militaire dans le conflit qui opposerait éventuellement mais on en est pas là la Pologne et la Russie.

C'est bien la raison pour laquelle nous disons nous qu'il faut que la France redevienne une puissance indépendante au service de la paix, une puissance non alignée au service de la paix parce que nous ne souhaitons pas que la France puisse être entraînée comme cela dans des logiques de monté des tensions militaires en particulier avec un pays qui est une puissance nucléaire comme c'est le cas de la Russie. Voilà pour le premier thème dont je voulais vous parler. Je passe maintenant au deuxième qui est ce sondage que j'ai vu circuler qui est littéralement une incitation à l'islamophobie. Alors d'où ça vient ?

Ça vient de ce magazine qui s'appelle écran de veille qui est un magazine d'extrême droite avec des participants au comité de rédaction comme Nora Busini qui a fait un livre entier pour dire que l'antisémitisme serait désormais à gauche et pas à l'extrême droite comme ça a toujours été le cas. Cela alors même que les enquêtes sur le sujet montrent que l'antisémitisme est davantage répandu à l'extrême droite que dans le reste de la population.

Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas le combattre partout où il existe, mais c'est raconter des choses extrêmement fausses que de dire qu'il aurait changé de camp d'une certaine manière et que l'extrême droite serait exemple de son antisémitisme traditionnel et pour lequel elle continue d'ailleurs parfois à être condamnée quand la justice fait correctement son travail sur ce sujet-là. Mais l'idée de ce sondage, c'est de désigner à la vindicte nos compatriotes musulmans en disant que d'une certaine manière et d'ailleurs pas seulement nos compatriotes puisque c'est un sondage qui est aussi fait sur les étrangers musulmans qui vivent en France.

D'ailleurs, le sondage précise même qu'un certain nombre de personnes ne parlent pas correctement le français. Donc potentiellement, on peut se poser aussi des questions sur la réalisation de ce sondage et sur le fait que l'intégralité des questions et bien était comprise dans la langue française par les participants qui ont participé. D'autant que c'est un sondage qui a été fait par téléphone. Euh c'est assez rare désormais les sondages qui sont faits par téléphone. Donc c'est un gros déployant déploiement de moyens qui a été mise en place.

D'ailleurs, j'aimerais bien savoir comment ce sondage a été financé, quel a été son coût puisque en général faire des sondages de ce type-là, c'est assez coûteux. Et une fois encore, on retrouve à l'intérieur de cette opération de désignation à la vindic de nos compatriotes musulman l'hop qui désormais a décidé apparemment de s'associer à des sondages qui vont dans le sens de l'extrême droite de manière assez régulière.

Il faut dire que l'Institut Péricles qui est donc la société qui a été créée par le milliardaire d'extrême droite Sterrain fixait comme objectif de faire des sondages réguliers pour essayer d'influencer les thèmes du débat public et que dans un rapport de travail de Péricles il disait qu'ils essayaient de mettre en place des liens privilégiés avec l'FOP. Peut-être qu'on en est déjà là, je n'en sais rien. Mais en tout cas, on constate que l'hob désormais sert clairement l'agenda politique de l'extrême droite en lui donnant l'heure tous les jours et en faisant ce type de sondage. En quoi consiste-t-il ce sondage ?

Et bien, il vise à dire grosso modo que nos compatriotes musulmans et que plus largement les musulmans de notre pays serait tenté d'une manière ou d'une autre par des comportements intégristes, islamistes et cetera et cetera. Le sondage a une très faible valeur sur le plan méthodologique et je vais d'ailleurs saisir la commission des sondages à son sujet en listant l'ensemble des problèmes qui sont posés et notamment la représentativité de l'échantillon, le type de questions posées, les comparaisons qui sont faites. Je vous donne un exemple, le sondage déclare qu'il y aurait une augmentation de l'islamisme dans notre pays.

Sauf que ce sont pas les mêmes questions qui ont été posées il y a 30 ans puisqu'on parlait d'intégrisme à l'époque. Et aujourd'hui, puisque le mot qui est utilisé c'est l'islamisme, mais j'aurais bien aimé que ce soit exactement la même question qui soit posée pour voir s'il y a une évolution. Il me semble que c'est la moindre des choses. Mais on en est pas là, vous l'avez compris, ce sondage participe d'une campagne de diabolisation des musulmans. C'est une étape supplémentaire. Ce qui est navrant, c'est que une partie du monde médiatique traditionnel comme BFM TV par exemple les repris sans le critiquer.

Je dois dire que je salue le fait qu'au moins une journaliste et critiqué et interrogé la logique de ce sondage et la réalité matérielle des résultats qui est évoqué notamment justement c'est ce que je disais tout à l'heure mais en posant la question de la barrière de la langue sur la compréhension d'un certain nombre de questions. et vous avez là quelque chose qui est entièrement fait pour participer à cette campagne de diabolisation des musulmans.

Et je tenais à dire dans cette vidéo de la semaine que je considère que c'est extrêmement choquant qu'on continue comme ça à propager des idées d'extrême droite, à propager une forme de diabolisation des musulmans avec l'unique but d'essayer de faire monter le rassemblement national. Et je dis honte à ceux qui participent à ça, en particulier à l'iOP, mais aussi aux chaînes de télévision qui reprennent le discours de l'extrême droite et les dispositif de l'extrême droite sans les questionner la plupart du temps.

On passe maintenant à mon troisème sujet et c'est le moment pour moi de vous inviter de nouveau à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche pour recevoir des notification car cette chaîne est le moyen que nous avons pour faire de l'information sur des sujets qui ne sont pas ceux qui sont vu à la télé en vous apportant des angles de lecture différents. Donc vraiment je vous invite à soutenir ce travail. Il y a beaucoup de gens qui le regardent régulièrement mais qui ne sont pas pour autant abonnés à la chaîne. Alors allez-y, donnez-nous le coup de main. C'est le moment de le faire. 3è sujet donc c'est la question des violences policières.

Il y a une actualité très forte sur le sujet. D'abord parce qu'il y a eu des révélations sur ce qui s'est passé à Sainte où l'on voit notamment des ordres qui sont donnés par les gendarmes, les responsables de la gendarmerie qui disent queil faut faire des tirs tendus avec des LBD et ça c'est quelque chose qui est normalement interdit. Donc c'est une violence qui est une violence commandée et qui est pourtant normalement interdite dans l'usage de ces armes qui sont, je le rappelle, considérées comme des armes de guerre. Ça c'est l'un des premiers éléments. Le deuxième élément c'est qu'il y a eu des révélations sur des viols commis par des policiers au tribunal de Bobini.

Autre élément eth bien, c'est que quand il y a des critiques qui sont faites vis-à-vis de ces violences policières, comme l'a fait par exemple Pierre Emmanuel Barret qui est un humoriste euh qui participe à la vie démocratique de notre pays, et bien le ministre de l'intérieur porte plainte montrant que d'une certaine manière, il serait impossible de critiquer les violences policières alors même qu'il s'agit d'un sujet de débat démocratique et que normalement ça devrait être la règle de pouvoir critiquer l'usage qui est fait d'un pouvoir exécutif armé et que précisément, je le répète, je le redirai le nombre de fois qu'il faudra le dire, mais ce que nous souhaitons nous, c'est pas la disparition des forces de police ou de gendarmerie.

Ce que nous souhaitons nous, c'est que ces forces de police et de gendarmerie soient entièrement refondées pour servir les missions qui sont les siennes dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen à son article 12, à savoir garantir les droits de l'homme et du citoyen.

On en est très loin quand on a des policiers qui se comportent en étant des agresseurs sexuels, ce qui est arrivé au tribunal de de Bobini ou bien quand on a des policiers ou des gendarmes qui se comportent en faisant des violences puisque normalement ils sont censés être eux un rempart contre la violence mais là c'est l'inverse quand ce sont certains d'entre eux qui commettent ces violences et puis enfin quand il y a des propos racistes qui sont tenus par des policiers alors même que ces propos sont des propos réprimés par la loi normalement vous voyez bien qu'il y a là une difficulté dans le fait que Une personne portant l'uniforme étant chargée de l'application de la loi et portant à l'épaule drapeau tricolore se retrouve à être parfois et je ne jette pas l'au propre sur l'ensemble des policiers des policières et des gendarmes, mais se retrouve parfois être ceux qui enfraignent la loi.

Bah, c'est pas normal dans une démocratie et d'une certaine manière, j'allais dire ça rejoint une partie des interrogations des révolutionnaires. C'est quand on donne un tel pouvoir au pouvoir exécutif, et bien il faut qu'il y ait des mécanismes de contrôle de ce pouvoir exécutif. Or, précisément, et bien là, nous avons sous les yeux le fait que l'IGPN, organe de contrôle euh de la police nationale, ne fait pas correctement son travail puisque alors qu'il y a eu une augmentation du nombre de plaintes à l'IGPN, et bien il n'y a pas une augmentation du nombre de condamnations. Et on a eu encore des nouveaux éléments autour d'une affaire qui est l'affaire Angelina.

Je reviens pas dans les détails, je vous invite à aller faire des recherches sur le sujet. Mais encore une fois, on a eu des policiers qui se sont couverts les uns les autres pour cacher des violences qui avaient eu lieu et pour empêcher que ils aillent devant la justice, agissant ainsi d'abord par esprit de corps plutôt que par esprit républicain. Et ça, ça ne peut pas être toléré dans un système justement qui se veut républicain et où des pouvoirs qui sont confiés au pouvoir exécutif et bien ne sont contrôlés finalement correctement par personne.

Ça n'est pas un système démocratique celui dans lequel un pouvoir l'emporte sur tous les autres et encore moins quand il est incritiable puisque c'est ce vers quoi nous amènent les plaines de Nunaise contre ceux qui osent critiquer les violences policières. 4è sujet qui va être en lien avec la question de l'usage des forces de police narcotrafic. Et je vous dis tout de suite que je n'aime pas utiliser ce mot-là que je préfère l'usage de la lutte contre le trafic de stupéfiant.

Je vais vous dire pourquoi, c'est que le mot narcotrafic vise à faire peur, vise à mettre une ambiance dans notre pays qui est un peu similaire à celle qui a été mise en place avec la question de la lutte contre le terrorisme et que cet usage du mot narcotrafic, il vise à mettre en place des lois qui sont des lois toujours plus sécuritaires, des lois qui entrent toujours plus dans la vie privée des individus et le mot est utilisé pour faire passer ces lois en essayant de faire extrêmement peur. Cela dit, il ne s'agit pas ici de contredire le fait que le trafic de stupéfiant serait un danger majeur pour notre pays.

Nous en avons eu l'exemple récent avec le meurtre de M Kessasi à Marseille, le frère d'Amine Kessassi qui est un militant engagé sur la question de la lutte contre le trafic de stupéfiant qui a perdu son deuxième frère puisque son premier frère avait lui aussi été tué par des trafiquants de stupéfiants. Et bien ce sujet est revenu sur le devant de la scène après ce meurtre.

Je commence par dire que j'apporte mon soutien à Amine Kessassi, que j'apporte mon soutien à sa famille, que je dis que je le trouve extrêmement courageux puisqu'il a décidé de reprendre la parole sur ce sujet-là, d'organiser non pas son cloisonnement mais d'organiser à l'inverse une manifestation, une marche blanche en hommage à son frère assassiné sur le lieu du meurtre de son frère. Donc c'est quelque chose d'extrêmement courageux qui qui est en train d'être fait par Amine Kessassi. Et je tiens à dire ici d'abord mon soutien à ce qu'il est en train de faire parce que je trouve que c'est extrêmement fort.

Et du coup ce qui questionne c'est que faire face à la violence des narcotrafiquants parce que désormais cette violence elle est sous nos yeux. Ce sont un nombre de personnes croissantes qui se font tuer par les trafiquants de stupéfiants. C'est une violence qui est une violence de plus en plus exacerbée. On parle d'actes de torture, on parle de meurtre, on parle de meurtre prémédité, on parle d'engagement de mineurs pour commettre des assassinats ciblés. Donc on est vraiment dans une situation où il y a un danger majeur qui pèse sur une partie de la population et où il y a des gens qui se font tuer littéralement, parfois n'ayant rien à voir avec le trafic de stupéfiant.

Le frère de Amine Kessassi, Méd Kessassi voulait devenir policier par exemple. Donc on est dans une situation où on a l'impression que certaines personnes vont se faire tuer, sont en danger et que l'État n'agit pas à la mesure de ce qui devrait être fait. Je veux parler un peu en détail de ce sujet parce que comme vous le savez sans doute, j'ai écrit il y a quelques temps ce rapport sur la lutte contre le trafic de stupéfiant. Si vous voulez y accéder, il est disponible sur le site de l'Assemblée nationale librement. C'est le rapport d'information numéro 974. Vous tapez ça sur un moteur de recherche, rapport d'information numéro 974, vous tombez directement dessus.

Et ce rapport propose un changement total de paradigme sur la question de la lutte contre le trafic de stupéfiant. D'abord en considérant que le trafic de stupéfiant, c'est un marché capitaliste ultra dérégulier. Je dis ultra dérégulier parce que tout simplement quand vous avez un concurrent, vous pouvez le tuer. Ce qui est quand même une forme de capitalisme débridé euh immoral euh dont il faut vraiment avoir conscience. Mais quand je dis changer de paradigme, ça veut dire partir de la question de la consommation. Pourquoi ? Parce que c'est le grand absent de toutes les politiques qui sont mises en place sur la lutte contre le trafic de stupéfiant.

Mais je tiens à commencer par là parce que je pense que tant qu'on aura pas fait baisser la demande, c'est-à-dire dans un marché capitaliste, bah la consommation, on arrivera à rien. Et d'ailleurs, c'est ce que m'ont dit tous les participants aux 80 auditions que j'ai pu réaliser, aux divers déplacements que j'ai fait et pendant les 18 mois de travail que j'ai passé sur ce rapport. J'en ai déjà parlé ici, mais je vais y revenir rapidement pour que vous ayez les arguments et les éléments sur ce sujet-là. Mais faire baisser la consommation, ça veut dire d'abord de la prévention dans l'entrée dans la consommation, éviter que les gens consomment une première fois des stupéfiants.

Deuxièmement, ça veut dire euh de la prévention pour faire baisser la consommation. Et là, il faut avoir être logique, agir de manière rationnelle, ne pas stigmatiser les consommateurs, mais au contraire dire que ils ont une consommation et essayer de la faire baisser, de la faire diminuer. De la même manière queon essaie de faire baisser la consommation de tabac, la consommation d'alcool qui sont des drogues légales de leur côté. Et ben il faut avoir la même logique sur les drogues qui sont considérées comme illégales. Essayer de faire baisser la consommation de personnes qui consomment de manière assez régulière. C'est stupéfiant.

Et puis troisièmement, et bien il faut faire du soin de la dépendance, c'est-à-dire essayer de faire sortir les personnes qui sont dépendantes, qui sont dans des usages qui sont des usages qui dépassent l'entendement du coup et bien essayer de les faire sortir de la dépendance, de les sevrer, si c'est possible des substances dont ils sont dépendants pour faire baisser la consommation globale de stupéfiants dans notre pays. Je le dis au passage, mais il y a de l'espoir parce que les jeunes sont moins consommateurs de drogues aujourd'hui, notamment de cannabis que ne l'était les générations précédentes. C'est plutôt une bonne nouvelle.

Mais il faut bien comprendre qu'on parle de chiffres qui sont considérables. 50 % de la population a déjà consommé du cannabis dans notre pays. 10 % a déjà consommé de la cocaïne, 10 % a déjà consommé de l'extasie ou de la MDMA. Donc ce sont des chiffres qui sont des chiffres extrêmement importants et il faut qu'on vise une diminution de la consommation. Mais ça veut pas dire pour autant qu'on va rien faire sur la lutte contre le trafic de stupéfiant. Bien au contraire, mais il faut changer de méthode.

Aujourd'hui, on utilise beaucoup les forces de police pour faire ce qu'ils appellent du harcèlement des dealers ou des opérations placettes dans lesquelles ils vont attraper des gens qui tiennent un point de deal pour essayer bah de donner l'impression qu'ils sont en train de faire quelque chose. Sauf que ça c'est même contre-productif parfois parce que ça interrompt des enquêtes qui sont des enquêtes au long cours dans lesquelles il y a parfois de l'infiltration et par la force des chose quand vous faites de l'infiltration, vous ne pouvez pas prévenir l'ensemble des services puisque ça exige un certain secret quand vous faites de l'infiltration.

Mais c'est bien ce type de méthode qui permet de remonter vers les têtes de réseau et d'aller frapper là où ça devient intéressant d'essayer de démonteler les réseaux parce que quand vous attrapez les dealers en bas du point de deal, vous attrapez les vendeurs du supermarché de la drogue et ben le gérant du supermarché tant qu'il y a de la drogue qui arrive, il peut continuer à envoyer des vendeurs et donc faire tourner son commerce mes guillemets. Et du coup si vous n'avez pas attrapé le gérant du supermarché, autant dire que tout ça ne sert à rien. Donc il faut redéployer les moyens de police.

non pas sur du terrain pour attraper les gens comme c'est fait aujourd'hui, mais au contraire dans la police judiciaire, dans la police d'enquête, dans la gendarmerie qui fait ce travail aussi d'enquête pour remonter le plus haut possible dans les réseaux et attraper les têtes de réseau, ce qu'on appelle le haut du spectre dans le vocabulaire technique. C'est ça qu'il faut réussir à faire pour être efficace. Et puis être efficace, ça veut dire non seulement donc essayer d'attraper les têtes de réseau, lutter contre le blanchiment parce que l'objectif des trafiquants, c'est de faire de l'argent.

Donc si vous arrivez à les taper au portefeuille par ce moyen-là, et bien c'est un point en plus sur lequel vous arrivez. Il faut essayer d'empêcher la drogue de rentrer sur le territoire. Ça ça veut dire renforcer les moyens des douigners, notamment les équipés de scanner. Et puis si on remonte aux étapes précédentes, ça veut dire faire de la coopération internationale. Je vous donne un exemple très concret. Il y a une agence de l'ONU qui lutte contre le trafic de drogue qui s'appelle l'ONU DC. C'est un budget annuel de 40 millions d'euros. Et bien sachez que la France participe au budget de l'ONU dess à hauteur de 200000 € ce qui représente absolument rien du tout.

Le premier contributeur de l'ONUDC c'est la Colombie qui est évidemment très intéressée à la lutte contre le trafic de drogue et en particulier de Coca. Et bien la Colombie, elle participe à hauteur de 30 millions d'euros. Donc je pense que la France pourrait quand même augmenter un peu sa participation à cette agence.

Sachez que c'est par exemple une agence qui travaille à la conversion euh des agriculteurs qui cultivent donc la feuille de Coca qui sert ensuite à faire la cocaïne, à une conversion des agriculteurs dans d'autres secteurs d'activité et qu'il y a par exemple des entreprises françaises comme Malongo qui travaillent pour essayer de pousser des agriculteurs non pas vers la la production de quelque chose qui sert ensuite à faire de la drogue mais plutôt vers de la production de café ce qui est quand même plus utile pour l'ensemble de la société même si le café fait contient aussi une molécule psychotrope puisque la caféine est une molécule psychotrope et une drogue aussi même si c'est une drogue qui est peu évoquée mais qui existe.

Elle est légale, elle est moins dangereuse que beaucoup d'autres mais elle a des effets qui peuvent être potentiellement aussi dangereux notamment sur le cœur. Je passe sur les détails mais ce que je veux vous dire c'est que il y a des possibilités d'agir et puis enfin il y a un des sujets qui n'est jamais évoqué mais c'est pourquoi des personnes tombe dans le trafic et c'est aussi et c'est beaucoup ce que dit Amine Kessassi d'ailleurs dans ses diverses interventions, mais c'est aussi ce qui est fait par l'État dans les quartiers dans lesquels parfois il peut y avoir des gens qui vont être tentés d'aller vers le trafic de drogue. Non pas toujours parce que ça serait un métier de rêve.

Bien sûr que c'est jamais ça. C'est parce que on se fait entraîner petit à petit parfois par des mécanismes de corruption faible dans le trafic de stupéfiant. Et puis enfin pour essayer de couvrir l'ensemble des champs sur lesquels je voulais vous parler, il y a la question de la lutte contre la corruption qui est le grand absent des politiques de lutte contre le trafic de stupéfiant alors qu'elle est partout. Elle est potentiellement dans les douanes. Elle est potentiellement dans les ports où il y a de l'entrée de stupéfiants qui arrivent.

Elle est dans les aéroports, elle est dans les services de police, elle est dans les services de justice, elle est potentiellement dans certains dans certaines responsabilités politique parce que quand même au bout d'un moment, on se demande pourquoi il y a pas des moyens qui sont mis aux endroits les plus efficaces pour lutter contre le trafic de stupéfiant. Et puis j'en termine par un point, et bien une des politiques les plus efficaces pour essayer de briser les reins des trafiquants de stupéfiant, c'est de légaliser le cannabis, une politique qui est une politique rationnelle sur le sujet.

le légaliser pas n'importe comment, pas en faisant le marché libre et la concurrence libre et non faussée, mais en faisant un cannabis régulé par l'État avec une production d'état, des magasins d'État dans lesquels on fait de la prévention, dans lesquels on essaie de sortir du marché illégal les gens parce que par ailleurs sont des molécules qui sont de plus en plus dangereuses avec des taux de THC, c'est la molécule active de plus en plus concentrée. Et si on veut essayer de faire en sorte un de casser les réseaux de de faire en sorte de faire diminuer la consommation et de faire de la prévention, c'est une des méthodes les plus efficaces.

Enfin dernier point et j'en terminerai par là, le grand absent de tous les débats publics sur le sujet, c'est la lutte contre le trafic d'armes. Les gens ne se tuent pas avec autre chose que des kalesnikov ou des armes à feu dans la dans le le trafic de stupéfiant. Donc faire diminuer la quantité d'armes en circulation dans le pays, c'est aussi une manière efficace. de lutter contre euh ben des personnes qui littéralement s'entretuent ou parfois tuent des gens comme ça a été le cas récemment à Marseille. J'en termine avec mon dernier sujet, c'est la niche parlementaire de la France insoumise.

C'est cette semaine à l'Assemblée nationale, ce sera le jeudi 27 novembre et nous allons examiner un grand nombre de textes. D'abord, un texte sur la Palestine et ça c'est d'autant plus essentiel que après la reconnaissance de l'État palestinien, après normalement ce qui devait être un cesser le feu mais qui a été interrompu par Netaniau qui a recommencé euh les attaques contre le peuple palestinien après la poursuite de la colonisation en 6-jordanie. Bien, il faut que l'Assemblée nationale envoie un signal qui soit un signal positif à destination du peuple palestinien. Autre sujet que nous allons aborder, c'est le Mercosour. Vous savez, c'est ce marché avec l'Amérique, les Amériques.

Et bien, nous voulons empêcher cet accord Mercosour d'être négocié. Et là, on a la possibilité de faire passer un texte qui disent que l'Assemblée nationale n'est pas d'accord avec ce Mercosour. 3è sujet que nous allons aborder, c'est la nationalisation d'harceleur mital pour produire de l'acier en France. Là encore, nous avons la possibilité d'obtenir une majorité et j'espère bien que nous allons y parvenir. 4e sujet que nous allons aborder, c'est la loi du plan. Vous savez, il y avait une pétition qui avait été signée par 2 millions de personnes pour que on revienne sur cette loi pesticide.

Et bien nous allons porter le sujet devant l'Assemblée nationale parce que ce qu'essaie de faire la France insoumise c'est d'être en lien permanent avec les citoyennes et les citoyens et d'essayer d'amener dans l'Assemblée nationale les sujets qui sont ceux qui intéressent nos compatriotes. 5e sujet et j'en terminerai par là. J'en aurai un dernier mais c'est celui je pense qui sera étudié en dernier ce jeudi. C'est la question de la gratuité des parkings d'hôpitaux. C'est très important de pouvoir porter ce texte devant l'Assemblée nationale parce que nous pensons qu'il peut y avoir une majorité. Elle s'est dégagée en commission.

Nous pensons que nous pouvons avoir cette majorité à l'Assemblée nationale pour pousser à la gratuité des parkings d'hôpitaux. C'est pas normal que quand on va voir des proches qui sont malades, on doivent en plus payer le parking d'hôpital. Il y a certaines familles dans lesquelles vous avez des affections de longue durée. Ça veut dire qu'on est souvent à l'hôpital où ça représente un poste de dépense à part entière de devoir aller sur le parking de l'hôpital juste pour voir un proche et ça devrait être gratuit normalement de pouvoir se rendre voir un proche à l'hôpital quand il est malade.

Et puis enfin, j'en termine par là, il y a d'autres textes qui sont proposés et je pense queon aura pas forcément le temps de tous les étudier. Mais sachez que nous avons remis aussi la question de l'abrogation de la réforme des retraites dans notre niche parlementaire parce que nous pensons que ce sujet doit être ramené régulièrement devant l'Assemblée nationale pour permettre que on fasse respecter la volonté du peuple français à savoir et bien abroger cette réforme des retraites. Pas négocier des suspensions qui n'en sont pas, des décalages qui n'en sont pas des choses qui ensuite se font battre par le Sénat. Non, non, pas des magouilles. L'abrogation de la réforme des retraites.

Voilà ce pourquoi nous avons été élus et voilà ce que les insoumis essay de porter à l'Assemblée nationale. Ce sera jeudi 27 novembre. Je vous invite à regarder ça avec attention et je vous invite à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche car c'est la fin de cette actuaine. Je vous dis à la semaine prochaine pour la prochaine actu de la semaine.