"J’ai peut-être moins de 'talent' que J. Bardella sur les plateaux mais je maîtrise mes dossiers"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour Merci d'être instlez-vous je vous en prie merci beaucoup Valérie merci d'être notre invité ce matin vous êtes député européenne à la tête de la liste besoin d'Europe c'est la liste de la majorité présidentielle qui regroupe plusieurs parties Renaissance horizon le modem l'UDI et le Parti radical si j'oublie personne on est ensemble pendant un peu plus de 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Nathalie Moré du groupe Ebra les journaux régionaux de l'Est de la France Bonjour bonjour Orian bonjour madame bonjour Valérie on va évidemment longuement parler de votre campagne de votre programme et un mot sur l'actualité puisqueemmanuel Macron est en ce moment sur le chemin du retour de la Nouvelle Calédonie où il a passé la journée d'hier il a dit qu'il ne fallait pas passer en force sur la réforme constitutionnelle mais a prévenu la Nouvelle-Calédonie ne doit pas devenir le phare wouest il a fallu en arriver à une telle situation quasi insurrectionnelle si morts dont deux gendam pour qu'Emmanuel Macron accepte de dialoguer de temporiser c'éit important effectivement que le Président de la République se rendre sur l'île le dialogue je le rappelle il avait déjà eu lieu par le passé il y a eu trois référendums en tout cas le président de la République a rappelé à mon sens trois messages très importants le premier c'est la priorité le rétablissement de l'ordre et du calme préalable à tout nouvelle toute nouvelle discussion le deuxième c'est que la République elle est partout chez elle et on a vu non seulement des actions qui sont intolérables inacceptable et et je voudrais aussi rendre hommage au au aux forces de police qui ont été euh tués euh et adresser mes condoléances à l'ensemble des des familles des des victimes des personnes tuées sur l'île et puis on a vu des tent des actions d'ingérence de puissance étrangère sur notre propre sol c'est documenté l'Azerbaïdjan la Chine la Russie c'est inacceptable intolérable et euh et on doit trouver des réponses fortes face à ces menaces d'ingérence et notamment la réponse européenne elle est importante et puis troisème message trème message le troisème message c'est pas de tabou sur la suite pour lîle évidemment et le dialogue est nécessaire ça peut être quoi la réponse forte sur les ingérences on a à l'échelle national une une un une Task Force pardon qu'on qu'on appelle une agence qu'on appelle viginum qui est chargée d'étudier et d'analyser les risques cyber et numériques en terme d'ingérence il faut qu'on puisse la déployer à l'échelle européenne agir et mettre en place des dispositifs en investissement à l'échelle européenne et puis un dialogue diplomatique franc avec ces pays-là évidemment tout ce qui se passe en Nouvelle-Calédonie depuis 10 jours percute la campagne électorale pour les européennes est-ce que vous pensez que ça peut avoir une incidence sur le scrutin du 9 juin alors évidemment les les ce qu' se passe au niveau national a nécessairement une répercussion ou percute les débats dans le cadre de la campagne des élections européennes même si je vous l'ai dit on peut évidemment faire des liens et y a de très nombreuses problématiques qui se posent sur le territoire français on a des réponses européennes je je vous parle ici des ingérences clairement évidemment il faut répondre et euh de manière très ferme au niveau national mais on sera plus fort au niveau européen qu'on pour lutter contre les ingérences étrangères vous craignez des ingérences sur le scrutin du 9 juin bien sûr on les craint bien sûr je les crains on sait qu'il y en a eu sur les précédentes élections euh si on parle des ingérences russes notamment depuis plusieurs mois déjà on voit que il y a des tentative de manipulation de nos opinions publiques de déstabilisation c'est les étoiles de David qui avaient été sur les murs au lendemain des attaques du 7 octobre ce sont les mains rouges qui ont été placardé sur le mur le mur des justes sur le mémorial de la choix et on sait désormais que c'est fummenté par la Russie de Vladimir Poutine avec un seul objectif déstabiliser nos opinions publiques nous manipuler et donc je pense qu'il faut un qu'on mette en place des moyens au niveau national et européen et de informer les Français sur ce risque de déstabilisation qui est très preignant on va parler du débat d'hier soir Nathalie entre Gabriel j'imagine que vous l'avez regardé Val le but dans votre camp c'était aussi de mobiliser l'électorat d'Emmanuel Macron du premier tour qui pour l'instant n'est pas totalement derrière vous est-ce que vous pensez que ça a été le cas je pense que ce débat il était intéressant il était important cette confrontation entre le Premier ministre et Jordan Bardella qui est aujourd'hui le chef du principal parti d'opposition c'était un débat important qui a permis de mettre à jour les incohérences les insuffisances et l'incurie du du rassemblement national et du projet de Jordane Bardella il y a eu différents moments un peu forts dans ce débat mais si j'en retiens deux c'est un la question de la préférence nationale le Premier ministre a exposé l'incurie l'inconsistance et le risque majeur que fait peser cette mesure du rassemblement national sur notre économie puisque ça vudrait dire très concrètement que nos entreprises n'auraient plus accès au marchés publics dans les pays voisins dans les pays membres de l'Union européne parle de la proposition Bella de faire la préfér nationale pour les commandes publiques exactement oui pard dit Gabri qui aurait des conséquences sur nos entreprises françaises qui n'auraient plus accès au marché européen si les autres pays font de même exactement donc ça clairement on se on se tirerait une balle dans le pied et ça mettrait à mal notre économie et les débouchés pour nos entreprises y compris les PME dont 80 % ont aussi accès au marché européen et puis la la deuxième si je ne dois en citer que deux c'est la fameuse double frontière j'avais déjà demandé à Jordan Bardella de s'expliquer de nous expliquer ce que c'était que cette double frontière et comment très concrètement il s'assurait qu'il y avait zéro immigration illégale aux frontières terrestres entre la France et les pays voisins avec cette fameuse double frontière euh j'avais pas eu les réponses attendues le Premier ministre est revenu à la charge cette fois-ci pour la troisème fois et on a vu à quel point c'est C proposition c'est du vent ça ne tient pas et Jordan Bardella n'a pas su la défendre preuve en est s'il en était besoin que c'est une proposition qui est mise sur la table mais sans réelle réflexion sur dans quelle mesure c'est efficace et nous au Parlement européen on a adopté le pacte asile etmigration que le le rassemblement national et d'ailleurs tous mes adversaires ont refusé de soutenir alors même que c'était la seule manière de sortir du statut quo et d' question c'est est-ce que ce débat avec ce que vous êtes en train de souligner ou effectivement le candidat du Rassemblement national a été mis en défaut à plusieurs reprises est-ce que ça peut changer les lignes je pense que ça permet aux Français de s'impliquer et de prendre conscience encore davantage des enjeux de ces élections européennes votre bien sûr bien sûr euh depuis le début de la campagne le président de la République le Premier ministre les membres du gouvernement les parlementaires les élus locaux les militants on est tous dans cette campagne très actif effectivement on arrive sur la dernière ligne droite et je pense que ce débat arrivé à point nommé aussi pour faire prendre conscience aux Français des enjeux on sait que les Français commencent à se mettre dans cette dans ces élections européennes et que les votes vont se cristalliser sur les estce que ce débat il voulait aussi dire que vous avez besoin de Gabriel àal pour relancer votre campagne avec des sondages qui plafonnent un peu et moi j'ai besoin l'engagement de tout le monde dans la majorité présidentielle euh l'engagement européen il est connu c'est dans notre ADN le président de la République il l'a dit l'Europe elle est mortelle elle est mortelle parce que on a on fait face à des risques qui sont majeurs le risque sécuritaire avec des puissances extérieures qui nous menacent on parlait des ingérences étrangères tout à l'heure la la guerre d'agression de la Russie en Ukraine qui a des conséquences sur nous hein d'un point de vue sécuritaire d'un point de vue économique il y a un risque aussi de décrochage économique dans la guerre commerciale entre au niveau mondial entre la Chine et les États-Unis euh et il faut qu'on prenne les bonnes décisions et donc si l'Europe elle est mortelle au-delà du fait que pour nous dans la majorité présidentielle l'Europe c'est vraiment quelque chose constitutif de notre ADN et bien ça veut dire qu'on doit jeter toutes nos forces dans la bataille avec vous attaqué d'ailleurs une fois dans ce débat Jordan Bardella là il vous accuse depuis le début de la campagne d'avoir un peu de mal avec les sujets européens qu'est-ce que vous lui dites c'est un mépris et un irrespect absolu moi euh j'ai pas passé mon mandat à courir les plateaux télé alors je suis peut-être moins euh j'ai peut-être moins de talent entre guillemets que lui pour pour sur les plateaux télé mais la réalité c'est que j'ai bossé au Parlement européen j'ai bossé avec sincérité je maîtrise mes dossiers et chaque action que j'ai bah non il les maîtrise pas il les maîtrise pas il laène des contrevérités avec un certain talent avec un cul au monstre mais il a scène des contrevérités il n'a jamais bossé au Parlement européen il ne sait même pas ce que c'est qu'un amendement moi je me suis mobilisée depuis le premier jour au Parlement européen pour faire bouger les lignes pour renforcer l'Europe et la Transformer parce qu'évidemment l'Europe elle est pas parfaite évidemment et en 2019 je suis arrivée avec cette conviction profonde que on a besoin de renforcer l'Europe pour renforcer la France mais que il faut faire bouger les lignes on a commencé à le faire le rapport de force par exemple avec les géants du numérique pour retirer les contenus ne en ligne c'est une loi inédite au monde on a pu le faire grâce à l'Europe et en européen pour jouer le rapport de force ça n'aurait pas été possibleadictoire de de dire nous on fait campagne sur l'Europe on fait campagne sur notre bilan au Parlement européen parce que nous on a on a travaillé et et de faire d'envoyer Gabriel Atal pour le principal débat de cette campagne qui n'a jamais cigé au Parlement européen qui n'est pas candidat à cette élection moi j'ai déjà fait un débat avec Jordan Bardella il y a des débats avec toutes les têtes de liste qui ont eu lieu ce débat là il arrive en complément je pense qu'il était nécessaire je l'ai rappelé Jordane Bardella certes il est tête de liste de son de son parti pour ces élections là mais il est aussi le chef du principal parti d'opposition en France et c'était un intéressant d'avoir cette confrontation avec deux projets totalement différents et par ailleurs je pense aussi que parmi les choses qu'on doit dire et redire aux Français le rassemblement national aujourd'hui ne dit plus qu'ils veulent sortir de l'Europe ils le disent plus parce qu'en fait ils ont compris que c'était pas populaire auprès des Français quand on grat un peu quand on gratte un peu quand on gratte un peu le le programme ils veulent renationaliser la politique agricole commune au passage j'alerte les agriculteurs he parce que quand on regarde ce qui se passe au brexit au Royaume-Uni avec le brexit site demain une exploitation agricole sur quatre devra fermer ses portes parce qu'il y a plus d'aide européenne donc c'est ça la réalité une des réalités de brexit donc un ils veulent renationaliser la politique agricole commune ils veulent même si on n pas trop compris depuis plusieurs mois avec les différents rirement mais ils veulent sortir du marché européen de l'énergie ils veulent rétablir des frontières les frontières intérieures nationales ils veulent plus contribuer au budget commun si ça ça s'appelle pas un frxit bah franchement je sais pas ce que c'est euh tout ça le le Premier ministre l'a détaillé hier face à Jordane Bardella sauf que Jordane Bardella il a une ligne force dans sa campagne il veut faire de cette élection un référendum antiacron est-ce que ça c'est pas un problème pour vous est-ce que ça c'est pas un levier suffisamment fort euh pour pour le la base électorale du RN que finalement c'est ça qui vous met en difficulté là on parle du RN mais je crois que toutes les oppositions veulent faire de ces élections une élection différente de celle pour laquelle on demande aux Français se déplacer euh ils veulent tous soit refaire le match de 2022 et effectivement se préparer pour 2027 ça c'est pour l'extrême droite enfin le rassemblement national à gauche ils sont en train d'organiser leur primaire de l'anupes c'est assez évident euh et donc moi je dis aux Français ne soyez pas dupes cette élection les majeur on parle d'Europe alors moi je parle d'Europe tous les jours bien sûr mais dans le débat national dans les médias tous les 5 ans à la faveur de ces élections européennes on parle des enjeux européens donc euh considérons les véritables enjeux tu Buais pas pardon un peu à faire de cette élection un référendum pour anti Macron on a écouté votre meeting de lancement de campagne vous avez beaucoup tapé sur le rassemblement national Emmanuel Macron est sur votre affiche de campagne vous aussi vous y participez alors je pense que mon adversaire principal dans cette élection c'est le rassemblement nationale moi je suis une proeuropéenne convaincue je suis pas une euréate je pense que il y a plein de choses à transformer mais fondamentalement je suis pro-européenne et combattre le rassemblement national c'est valoriser et défendre le projet européen et viceversa si on défend si on est proopé un convaincu fondamentalement on combat le rassemblement national et leur projets mortifère pour la France et pour l'Europe ensuite l'engagement du président de la République il est fondamental et il faut ça avoir à l'esprit aussi que bien sûr c'est une élection au Parlement européen mais l'enjeu c'est l'influence de la France pour les CIN prochaines années et l'influence de la France elle est double elle s'appuie sur l'engagement du président de la République qui et moi mes collègues au Parlement européen qui siège pas dans mon groupe politique me le disent Emmanuel Macron est le seul leader en Europe à avoir une vision sur le projet européen et il en marque ses homologues chefs d'État et de gouvernement donc c'est un ce qui se passe ce qu'on appelle au conseil donc les discussions entre les chefs d'État et de gouvernement et deux ce qui se passe au Parlement européen et la capacité que nous avons nous majorité présidentielle à faire bouger les lignes je préside le groupe renew le groupe centriste et central au Parlement européen sans lequel aucune majorité n'est possible et c'est ces deux jambes qui nous permettent de véritablement transformer l'essaiis au Parlement européen et faire que les promesses qu'on fait les engagements qu'on fait qu'on prend pendant la campagne on les tient c'est ce qui s'est passé sur le mandat qui vient de se terminer natthalie vous ne cessez depuis euh ce début de campagne de dire que on est à un point de bascule cette expression le Premier ministre l'a répété hier soir est-ce que vous assumez de dramatiser l'enjeu de cette élection mais en fait c'est la réalité c'est la réalité de la situation dans laquelle on est aujourd'hui on a euh dans on d'un point de vue sécuritaire et si on regarde les enjeux de défense dans 6 mois peut-être Donald Trump redevient président des États-Unis ça veut dire on a plus d'aide euh américaine plus de soutien américain Vladimir Poutine nous menace à l'est avec la guerre en Ukraine qui a déjà des impacts sur nous d'un point de vue économique on a vu l' l'inflation en 2022 qui est encore là aujourd'hui qui sait où Vladimir Poutine s'arrêtera s'il est victorieux en Ukraine par ailleurs s'il est victorieux en Ukraine il détiendra 30 % des réserves de blé je vous laisse imaginer l'inflation et et et l'impact sur le prix de la baguette de pain donc on a cette menace sécuritaire on a le risque de décrochage économique et euh on a par aur un risque euh qu'une que l'extrême droite arrive en force au Parlement européen justement Valérie y vous dramatisez cet enjeu mais en même temps forcé de constater que ça ne fonctionne pas il y a 33 % selon un dernier sondage donc un électeur sur trois qui est susceptible d'aller voter pour le rassemblement national si on additionne les autres listes d'extrême droite il se pourrait qu'il y a 40 % des électeurs français qui mettent un bulletin de vote extrême droite dans dans dans dans l'urne le 9 juin est-ce que vous eurodéputés sortant vous vous sentez quelque part responsable d'abord je reviens sur le votre mot je ne dramatise pas j'insiste c'est l'état de la situation aujourd'hui et et des risques qui pèse sur nous collectivement moi je vois effectivement la montée de l'extrême droite en France mais partout en Europe je ne m'y résous pas ce que je veux dire au français c'est que alors l'extrême droite le rassemblement national le rassemblement national a pour eux pour eux de navoir jamais exercé et puis de dire tout et n'importe quoi et d'avoir l'opportunisme électoral à 2 ans d'écart de dire d'avoir une position puis puis une autre est-ce que vous sentez une part de responsabilité dans cette alors dire qu'on a tout bien fait ce serait évidemment faux je pense que chacun doit s'interroger néanmoins depuis le premier jour au Parlement européen j'essaie de faire bouger les lignes je le redis l'Europe elle est pas parfaite c'est des décisions qu'on prend à 27 avec 705 députés européens et fondamentalement moi je suis mobilisée au Parlement européen pourir faire que l'Europe elle soit plus plus protectrice pour les Français et pour les Européens par exemple le plan de relance au lendemain de la crise sanitaire et et je je comprends pendant cette campagne je je perçois pendant cette campagne que beaucoup des Français n'ont plus en tête ce qui a été fait par l'Europe au moment de la crise sanitaire ou n'ont plus conscience de la manière dont on a soutenu l'économie et le plan de relance c'est des centaines de milliers d'emplois en France qui ont été préservés c'est des restaurateurs des commerçants des artisans qui ont été aidé et qui n'ont pas mis la clé sous la porte grâce à l'engagement européen donc un je pense qu'il y a encore beaucoup à faire au Parlement européen pour transformer l'Europe pour qu'elle soit plus efficace pour qu'elle sorte de sa naïveté euh et c'est la raison pour laquelle on doit revenir en force au Parlement européen pour continuer à faire bouger les lignes et et de redire aux Français ne soyez pas dupes des discours simplistes du rassemblement national qui clairement non vont nous mener collectivement dans le mur on parle de l'extrême droite Raphaël Luxman qui vous talonne dans les sondages hier a présenté ce qu'il a l'appelle un pacte contre l'extrême droite il vous vise clairement vous votre groupe renew puisque il met l'accent sur les libéraux néerlandais qui siègent dans votre groupe bref il fait pression sur vous renw qu'est-ce que vous lui répondez euh moi j'ai une position extrêmement claire dès que j'ai pris une position dès que l'accord a été a été rendu publ cet accord entre cet accord au Pays-Bas dans un gouvernement national je le dé je le condamne absolument au Parlement européen j'ai défendu le cordon sanitaire le cordon sanitaire c'est quoi c'est le fait qu'on ne donne pas de responsabilité à l'extrême droite et moi je l'ai je l'avais déjà dit je le redirai en juin je reviendrai au Parlement européen en tant que présidente de groupe et je ne m'assierai pas à la table des négociations avec l'extrême droite donc le cordon sanitaire des Néerlandais qui sièent vot group moi suis présidente de groupe je peux avoir une position personnelle la réalité c'est que je ne décide pas seule et donc au lendemain de je réunirai mon groupe pour qu'on évoque le canirlandais mais vous vous souhaitez quoi moi je pense moi je pense qu'ils se sont mis en marge de fait de notre groupe et que chacun de devra prendre ses responsabilités bien entendu et je le redis pour moi ligne rouge pour moi c'est la ligne rouge absolue qui a été franchie là donc il n pas flu siéger avec vous je le redis c'est ma conviction personnelle mais je ne suis pas seule je suis présidente de groupe j'ai une responsabilité collective et la décision elle se prendra au lendemain de l'élection européennne on va dire un mot de de votre programme après on va revenir évidemment à la politique Nathalie dans dans votre programme il y a des plans d'investissement pour l'écologie pour la défense un emprunt européen est-ce que compte tenu de la trajectoire de nos finances publiques nous ici en France quelle crédibilité vous avez pour pousser nos partenaires européens à vous suivre sur ces sujets la crédibilité de du principe de réalité on voit bien que alors on a beaucoup réglementé on a beaucoup légiféré sur le mandat qui vient de se passer on a parfois sous-investi alors on a investi massivement avec le plan de relance et C 150 milliards d'euros à l'échelle européenne pour relancer notre économie et quand on a négocié j'ai négocié le plan de relance quand on l'a négocié on avait on s'est dit un il faut de l'argent pour soutenir notre économie et deux il faut en profiter entre guillemets pour engager les grandes transitions donc on a mis le paquet dans dans ce plan de relance sur la transition environnementale et la transition digitale pour la transition environnementale c'est 250 milliards d'euros qui ont été dégagés dans le cadre du plan de relance pour soutenir cet investissement sur sur ce secteur là qui est absolument stratégique ensuite la réalité du monde fait que euh si on n'investisse pas massivement dans euh les euh les le nucléaire pour avoir une énergie propre décarboné euh produit chez nous avec un prix maîtrisable pour les français si on ninvestisse pas massivement pour réindustrialiser ramener des entreprises des industries chez nous sur notre territoire pour ne plus être dépendant de la Chine pour les médicaments pour ne plus être dépendant euh de la Chine aussi pour les voitures électriques par exemple et bien on passera à côté euh de l'histoire donc l'enjeu il qui va avoir envie juste de suivre la France alors qu'on va être le le dernier pays de l'Union européenne à repasser sous les 3 % si on y repasse alors un sur ces questions là moi je fais confiance au gouvernement pour suivre une trajectoire saine de réduction des dépenses là où elles sont nécessaires mais réduire les dépenses ce n'est pas incompatible avec le fait d'investir massivement et d'ailleurs au Parlement européen on a sans aller dans les détails mais négocier le pacte de stabilité et de croissance et en fait on doit avoir les deux jambes c'est-à-dire réduire les dépenses là où elles peuvent l'être notamment les dépenses de fonctionnement mais investir massivement parce que l'investissement c'est la croissance s de demain et donc moi je le redis principe de réalité avec nos partenaires européens on sait qu'on doit investir accompagner la réindustrialisation de l'Europe c'est des des usines de de batteries dans le nord de la France qui sont en train d'être réinstallé c'est des usin de production de paracétamol à Toulouse et c'est absolument indispensable si on veut jouer au moins armes égales avec la Chine et avec les États-Unis les États-Unis ont mis ont pris un plan qu'ils ont appelé l'IRA 36 70 milliards d'euros d'argent sur la table subvention massive exactement pour leurs industries vertes et d'ailleurs ce plan ils ont essayé d'attirer des entreprises européenne pour pour qu'elles investissent aux États-Unis et puis on a la Chine qui sursubventionne ses industries et qui inonde parfois nos marchés avec des produits qui sont sursubventionnés donc c'est un investir massivement en européen et deux sortir de la naïveté c'est-à-dire qu'on peut pas se laisser inonder par des produits qui sont fabriqués à à Bacou à l'autre bout du monde et donc il faut assumer aussi une préférence européenne c'est-à-dire que l'argent donnear est-ce qu'on a le poids pour l'assumer Valérie ay est-ce que derrière on risque pas de s'exposer à des mesures de rétorsion chinoise est-ce que c'est pas ça la réalité la réalité c'est qu'il faut jouer le rapport de force on va pas être les dindons de la farce du jeu mondial aujourd'hui donc vraiment c'est une approche en plusieurs étapes qu'il faut c'est un mettre de l'argent sur la table pour attirer des industries et leur permettre de s'installer sur notre territoire pour ne plus être dépendant d'autres puissances et ces deux assumer d'avoir une préférence européenne c'est-à-dire que tout simplement quand on donne de l'argent à des industries pour qu'ell s'instalent et bien elle s'installent ell produisent des emplois et sur les marchés publics on peut évidemment assumer une préférence européenne après le rapport de force avec la Chine il faut le jouer sans quoi sans quoi on risque véritablement le décrochage économique et de se faire complètement envahir et inonder et affaiblir par par ces industries dans votre programme et dans votre campagne vous réaffirmez votre soutien indéfectible à l'Ukraine vous êtes pour un élargissement vous de l'Union européenne est-ce qu'il faut stop stopper le processus d'adhésion de la Géorgie après la loi si décriée sur l'ingérence étrangère bon d'abord je le redis l'élargissement c'est oui mais pas à n'importe quelle condition et même je dirais même l'inverse l'inverse la même chose mais l'élargissement aujourd'hui c'est non parce qu'on y'y est pas et le compte n'y est pas l'Ukraine elle a évidemment un destin européen parce qu'elle se bat pour nos valeurs mais la conditions les conditions prérequis c'est un que l'Ukraine ne soit plus en guerre de que l'Ukraine se réforme alors ce qui c'est impressionnant c'est que l'Ukraine est en guerre et pour autant ils mettent en œuvre des réformes de façon assez impressionnante c'est dire leur volonté d'aspirer et leur aspirations réell à à adhérer à l'Union européenne donc ils engagent en même temps que ils font face à la Russie des réformes d'un point de vue économique d'un point de vue social des réformes contre la corruption aussi ça c'est la deuxième condition les réformes dans dans les pays concernés et la troisème c'est que nous on se réforme nous-même on voit bien que le fonctionnement de l'Union européenne simplement je je me permets de redire les conditions préalables à toute à tout élargissement c'est important c'est-à-dire qu'on fera pas entrer un pays nouveau dans l'Union europenne demain matin sans conditions ça se fait au mérite les réformes dans les pays qui qui veulent adhérer et puis ça se fait nous le préalable c'est qu'on change no processus de décision parce qu'on voit que l'Europe fonctionne mal à 27 donc il faut d'abord qu'on se réforme nous-même s'agissant de la Géorgie c'est une situation extrêmement compliquée parce qu'on a un gouvernement qui est proorusse on a une présidente qui est pro-européenne des Géorgiens qui vont dans les rues c'est extrêmement touchant et poignant de voir que la population geéorgienne elle a une aspiration européenne c'est dire aussi quelle est la valeur du projet européen par parfois on oublie nous en étant nous-mêmes européens et mais là en suspend qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on fait de toute manière la discussion les discussions on procède par palier et on verra quelle est l'orientation du pardon quelle est l'orientationation processus en cour de toute manière ça sera pas demain matin je le redis la Géorgie sera pas adhérente demain matin à l'Union européenne natthalie juste un tout petit mot sur l'agriculture vous serez demain en sonéloir pour aller justement à la rencontre des agriculteurs et des viticulteurs cette campagne électorale elle a commencé avec la crise agricole est-ce que vous pensez qu'elle est derrière nous en un mot est-ce que ça a été suffisamment pris en compte par le gouvernement et est-ce que vous sentez que c'est plus serein dans le monde agricole bon d'abord je voudrais redire que le monde agricole et l'Europe sont intrinsèquement liés que l'Europe a besoin de l'agriculture et que les agriculteurs français ont besoin d'Europe moi je j'ai grandi dans une ferme je sais la valeur de la PAC euh je sais que euh je sais ce que représente la politique agricole commune et la conscience dans les cours de ferme que l'aide européenne elle est importante après euh il y a une colère qui s'est exprimée du monde agricole avec une demande de plus de simplification une meilleure elle elle s'est apaisée mais ça veut pas dire que les choses sont clôturées évidemment donc demande de plus de simplification demande euh de meilleures réponses pour les accompagner et leur permettre d'avoir de meilleures rémunération ils veulent simplement vivre de le de leur travail et bien vivre de leur travail et puis le le problème de la concurrence déloyal avec des produits qui arrivent notre marché européens euh qui viennent d'autres pays parfois en Europe mais globalement de l'extérieur des frontières européennes et qui ne respectent pas les normes qu'on impose à nos agriculteurs et donc ce qu'on a fait il y a eu le cœur de la crise agricole en début d'année le gouvernement y a apporté des réponses d'urgence au niveau européen nous avons demander à l'Europe de faire des ajustements notamment sur la politique agricole commune on les a voté euh au mois de mars ensuite dire que les réponses sont suffisantes à ce stade non en fait on va entrer dans une nouvelle étape et et moi je propose dans mon dans mon programme de mettre en place un égalimme Européen donc les fameux états généraux de l'alimentation qui son il a promis au moment de la crise déjà en février on en est où on en est où c'est qu'en fait il faut il faut une loi pour ça et il faut qu'on soit réélu au Parlement européen pour faire bouger les lignes et mettre en place C cette fameuse loi au niveau européen pourquoi c'est important c'est parce que donc cette loi française pour permettre re à nos agriculteurs d'être véritablement dans un rapport de force et de jouer à jeu égal avec les distributeurs et les industriels elle était importante elle a fonctionné sauf qu'il y a un certain nombre de distributeurs et d'industriels qui l'ont contourné en allant acheter au Luxembourg ou au Portugal c'est évidemment intolérable et donc la bonne échelle c'est l'échelle européenne donc au lendemain de l'élection nous allons porter moi je le porte dans mon programme et avec la majorité présidentielle auprès de du du président ou de la future présidente de la Commission européenne nous allons exig un égalisme européen nous allons aussi exiger de mettre en place un Frontex sanitaire pour s'assurer pour contrôler les produits qui arrivent sur notre marché et s'assurer qu'il y a pas de concurrence déloyale par rapport à nos agriculteurs donc voilà il y a eu le temps de la crise les réponses immédiates et puis les réponses plus structurelles qui vont arriver là ça va être l'une de nos priorités en arrivant au Parlement européen il reste quelques jours de campagne où allez-vous chercher les électeur est-ce que votre est-ce que c'est vers les abstentionnistes ou est-ce que vous allez vous adresser aux électeurs de place publique Parti socialiste qui eux on voit essayent de de de justement de garder leurs électeurs d'abord je vais mettre à profil les derniers jours qui viennent pour on pour redire aux Français que ils ont besoin d'Europe que l'Europe elle est indispensable pour leur santé pour leur sécurité pour leur pouvoir d'achat et que notre projet est le meilleur pour eux ensuite effectivement il faut aller chercher les abstentionnistes qui aujourd'hui n'ont pas encore saisi les enjeux de cette élection moi je suis confiante sur notre capacité à à convaincre les français d'ici au 9 juin en rappelant les enjeux ces élections on l'a on les a déjà évoqué et et en leur disant allez voter ne laissez pas les autres décider à votre place et on a un risque si l'extrême droite arrive en force au Parlement européen ça veut dire potentiellement minorité de blocage ça veut dire qu'on ne pourra plus agir ça veut dire qu'on ne pourra plus continuer à transformer l'Europe ça veut dire que par exemple pour les agric ur on pourra pas mettre en place l'égalisme européen on pourra pas mettre en place le Frontex sanitaire parce que l'extrême droite aujourd'hui dit qu'elle est au côté des agriculteurs mais elle ne propose rien et même Jordan Bardella n'a pas voté les 10 milliards d'euros d'aide au monde agricole français qu'on verse chaque année donc rappelez ces enjeux- là et mobiliser notre électorat cet électorat pro-européen et et aussi y a un élément qui est très important à rappeler je le redis notamment pour les électeurs qui s'interrogent encore sur quel votes qui sont sensibilisés mais qui s'interrogent encore ce qui compte au Parlement européen c'est l'influence l'influence qu'on a pour véritablement faire vous l'urez au groupe Ren je suis présidente d'un groupe non seulement je suis présidente du groupe ensuite c'est le groupe centriste je l'espère en tout cas je serai candidate ensuite c'est le groupe centriste et central sans lequel aucune majorité n'est possible au Parlement européen il y a pas un groupe qui a une majorité à lui tout seul et nous nous sommes le groupe qui faisons la bascule au Parlement européen et très souvent quand nous avons une position ça devient celle du Parlement européen et je le redis parce que on a j'ai des adversaires qui siègent au au sein du groupe PPE la droite européenne et et qui siègent au sein du groupe SND la gauche européenne ils n'ont aucune influence dans leur propre groupe très souvent ils se mettent en marge de leur propre groupe je vous donne deux exemples le plan de relance je l'ai négocié je l'ai voté je l'ai négocié voté avec le PPE et les SND le candidat socialiste n'a pas voté le plan de relance contre son groupe le candidat PPE LR n'a pas voté le plan de relance contre son groupe immigration même chose un un dernier mot Valérie est-ce que vous allez soutenir ursoua van der Leon à la présidence de la commission ursoua van Derlon n'est pas ma candidate elle a été la présidente de la commission pendant 5 ans on lui a donné une feuille de route on a voté pour elle il y a 5 ans moi je l'assume contrairement à à François Xavier bami qui n'assume pas d'avoir une président par 5 il était poussé par Emmanuel Macron mais en fait alors on verra les jeux seront verts on verra en fonction du résultat des élections européennes et moi je lui donne pas de blanin on a travaillé ensemble c'est la logique de compromis et de coalition au Parlement européen on lui avait donné une feuille de route important ce qui compte pour le lendemain de l'élection c'est quel projet politique on a et on va porter dans pour les 5 ans au Parlement européen etite on sans condition mais vous pourriez la soutenir mais on verra quelle est quelle est l'orientation des discussions ce qui compte c'est véritablement le projet politique qu'on va donner au candidats ou à la future au candidat ou à la candidate à la présidence de la commission merci Valérie merci beaucoup d'avoir été notre invité merci natthalie à très vite on l'espère on va continuer à parler de cette campagne des européennes tout de suite dans le club
Jordan Bardella