"Il faut absolument un budget pour la France, c'est la priorité" clame Stéphane Buchou, député Renaissance de Vendée
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
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- 0:12OuverteRéponse directe
Au lendemain d'une journée de grève et d'action dans la fonction publique, des cortèges à Nantes, Saint-Nazaire, La Roche-sur-Yon, Châteaubriand, entre autres, des agents de l'État et des collectivités qui vous disent on n'a plus les moyens de travailler correctement. Et en plus, on perd du pouvoir d'achat puisque le gouvernement entend geler encore le point d'indice. Vous l'entendez cette colère
- 1:10OuverteRéponse directe
Le point d'indice, il a été depuis 2017 revalorisé que deux fois, à peu près 5%, quand l'inflation depuis 2017, je prends l'année d'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, aura atteint plus de 24%. C'est un sacré recul du pouvoir d'achat quand même pour la fonction publique
- 2:04OuverteRéponse directe
Mais vous comprenez que quand on travaille et qu'on gagne moins d'argent que quand on travaillait il y a 10 ans, ou en tout cas on a reculé en pouvoir d'achat, ce n'est pas très satisfaisant
- 2:41OuverteRéponse directe
54 milliards d'euros, annonce Sébastien Lecornu. Le projet sera détaillé demain au Conseil des ministres. Il n'y a pas de majorité à l'Assemblée pour le voter, ce budget. L'année dernière, vous avez dû discuter avec les socialistes pour avoir un compromis. Vous y croyez cette fois-là ?
- 4:06OuverteRéponse directe
On entendait, on évoquait les fonctionnaires à l'instant, mais en fait, la question du pouvoir d'achat, elle est partout, avec la crise des prix du carburant, par exemple, avec les aides ciblées. Est-ce qu'Emmanuel Macron, selon vous, a répondu à l'attente avec les aides qui ont été proposées, le gros rouleur, aide aux pêcheurs, par exemple, aide ciblée, mais pas de baisse de taxes généralisée
- 5:16OuverteRéponse directe
Vous redoutez, Stéphane Buchaud, une fin de règne crépusculaire pour Emmanuel Macron, quelques secondes, malgré l'espoir, il y a dix ans, si on fait la différence, ce chaud-froid
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:10PrésentateurChiffre
« Le point d'indice, il a été depuis 2017 revalorisé que deux fois, à peu près 5%, quand l'inflation depuis 2017, je prends l'année d'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, aura atteint plus de 24%. »
- 2:41PrésentateurChiffre
« 54 milliards d'euros, annonce Sébastien Lecornu. Le projet sera détaillé demain au Conseil des ministres. »
- 3:00Invité politiqueFait
« Je ne sais pas si les socialistes nous feront ce cadeau pour reprendre votre expression. »
- 3:29Invité politiquePromesse
« Il faut absolument un budget, c'est ça la priorité. »
- 3:41Invité politiqueFait
« J'ai une confiance très très limitée, pour ne pas dire de confiance, vis-à-vis des oppositions qui, eux, jouent un autre jeu et qui font passer les intérêts de leur parti avant ceux du pays. »
- 4:50Invité politiqueFait
« Et effectivement, nous avons fait le choix des aides ciblées à celles et ceux qui sont le plus impactés. »
- 5:01Invité politiqueFait
« il faut avoir une action diplomatique très forte pour rouvrir le détroit de Danmouze. »
Temps de parole
- Stéphane Buchou66 %
- Présentateur31 %
- ?3 %
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À 8h moins le quart, l'invité d'ici matin, le député Renaissance du littoral vendéen, Stéphane Buchou. Avec vous, Nicolas Crozel. Bonjour Stéphane Buchou. Bonjour Nicolas Crozel. Et merci d'être en direct sur ICI Loire Océan ce matin. Au lendemain d'une journée de grève et d'action dans la fonction publique, des cortèges à Nantes, Saint-Nazaire, La Roche-sur-Yon, Châteaubriand, entre autres, des agents de l'État et des collectivités qui vous disent on n'a plus les moyens de travailler correctement. Et en plus, on perd du pouvoir d'achat puisque le gouvernement entend geler encore le point d'indice. Vous l'entendez cette colère
? Bien
évidemment que je l'entends cette colère et que nous l'entendons cette colère. Et vous avez rappelé que les rassemblements ont eu lieu partout dans la région des Pays de la Loire et particulièrement dans le département de la Vendée. Alors même si les rassemblements ont été un peu moins forts, je pense en particulier à La Roche-sur-Yon ou au Sable d'Olonne, évidemment nos concitoyennes et nos concitoyens, pour beaucoup d'entre eux, sont descendus dans la rue. Pour nous exprimer ce qui n'allait pas et ce qui ne va pas pour eux, leurs difficultés au quotidien et bien évidemment qu'en tant qu'élus de la République, je l'entends ce message.
Le point d'indice, il a été depuis 2017 revalorisé que deux fois, à peu près 5%, quand l'inflation depuis 2017, je prends l'année d'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, aura atteint plus de 24%. C'est un sacré recul du pouvoir d'achat quand même pour la fonction publique
? Oui,
indéniablement, les chiffres que vous rappelez sont les bons. Alors c'est vrai qu'il y a beaucoup de discussions et beaucoup de manifestations et où il y a un focus sur ce point d'indice. Moi, je veux juste te rappeler, alors même si j'entends la colère des différents corps de fonctionnaires, que ce n'est pas le seul indicateur pour le pouvoir d'achat et pour l'augmentation des salaires. Le salaire des fonctionnaires n'est pas basé seulement sur le point d'indice et il y a d'autres éléments qui peuvent bouger
et qui peuvent permettre d'augmenter le pouvoir d'achat. J'allais nous
dire, Stéphane Bouchaud, qu'il n
'y
a plus de sous dans les caisses de l'État, ça, on s'en doute. Mais vous comprenez que quand on travaille et qu'on gagne moins d'argent que quand on travaillait il
y
a 10 ans, ou en tout cas on a reculé en pouvoir d'achat, on ne gagne pas moins d'argent, mais on a reculé en pouvoir d'achat, ce n
'est
pas très satisfaisant.
Je ne conteste absolument pas ça. Et évidemment, vous l'avez dit à ma place, aujourd'hui, vous connaissez les contraintes budgétaires, vous connaissez la situation financière du pays. Et nous devons être responsables et nous devons trouver à la fois des pistes d'économie. C'est un difficile équilibre, une équation difficile à faire, mais nous allons nous y atteler dans ce budget 2027.
Alors,
54 milliards d'euros, annonce Sébastien Lecornu. Le projet sera détaillé demain au Conseil des ministres. Il n
'y a
pas de majorité à l'Assemblée pour le voter, ce budget. L'année dernière, vous avez dû discuter avec les socialistes pour avoir un compromis. Vous y croyez cette fois-là ? À 7 mois de la présidentielle, vous pensez que les socialistes vont vous faire ce cadeau
?
Je ne sais pas si les socialistes nous feront ce cadeau pour reprendre votre expression. Moi, ce que j'attends, c'est de la responsabilité de chacune et chacun des
députés
de l'Assemblée nationale. Nous, en tous les cas, au sein de mon groupe Renaissance, nous sommes un point de stabilité et même si nous ne serons pas d'accord avec un certain nombre de mesures qui seront présentées par le gouvernement, nous ne serons pas ceux qui entraveront la bonne marche du gouvernement. En gros, il faut un budget, il ne
faut
pas de censure, c'est ça que vous dites ? Il faut absolument un budget, c'est ça la priorité. Alors, évidemment que c'est un budget qui ne satisfera personne. Vous l'avez rappelé, à 7 mois des présidentielles, c'est une évidence. J'ai une confiance très très limitée, pour ne pas dire de confiance, vis-à-vis des oppositions qui, eux, jouent un autre jeu et qui font passer les intérêts de leur parti avant ceux du pays. Mais en tous les cas, en ce qui nous concerne, chez Renaissance, nous cenderons le gouvernement, même si, je le répète encore une fois, nous pousserons un certain nombre de mesures et de propositions, mais en tous les cas, nous ne censurerons évidemment pas le gouvernement.
On
entendait, on évoquait les fonctionnaires à l'instant, mais en fait, la question du pouvoir d'achat, elle est partout, avec la crise des prix du carburant, par exemple, avec les aides ciblées. Est-ce qu'Emmanuel Macron, selon vous, a répondu à l'attente avec les aides qui ont été proposées, le gros rouleur, aide aux pêcheurs, par exemple, aide ciblée, mais pas de baisse de taxes généralisée
? Le
président de la République a pris la parole, il a expliqué les choses. Nous sommes victimes d'un contexte international que nous n'avons pas choisi. Et donc, aujourd'hui, cela impacte un certain nombre de nos concitoyens. Vous avez rappelé en particulier lesquels ? Les gros rouleurs, les personnes qui vont à domicile, les infirmières, les aides-soignantes et d'autres. Et effectivement, nous avons fait le choix des aides ciblées à celles et ceux qui sont le plus impactés. Moi, je crois qu'il faut continuer à les aider. Et dans le même temps, il faut avoir une action diplomatique très forte pour rouvrir le détroit de Danmouze.
Et puis surtout, il faut mettre des moyens dans la transition écologique pour ne plus être dépendant des énergies fossiles. Et ça, c'est une mesure de temps long. Mais c'est à cette condition que nous ne serons plus dépendants de ces crises mondiales à répétition.
Vous redoutez, Stéphane Buchaud, une fin de règne crépusculaire pour Emmanuel Macron, quelques secondes, malgré l'espoir, il y a dix ans, si on fait la différence, ce chaud-froid
?
Écoutez, la France est un pays qui est compliqué à gouverner. Je peux en témoigner. Moi, le sujet, ce n
'est
pas de savoir si c
'est
une fin de règne crépusculaire ou pas. Moi, je reste concentré sur ma fonction.
Et
il faut aller en avant et voter un budget pour la France. C'est ça, la priorité. Et c'est ce à quoi je m'attelerai dans les jours à venir.
Le député Renaissance du littoral vendéen Stéphane Buchaud, invité d'ici matin. Merci beaucoup. Bonne journée à vous.
Merci à vous. Au revoir.
Stéphane Buchou