Avec l'incarcération de N.Sarkozy "on achève la désacralisation de la fonction présidentielle"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Vous reconnaissez le caractère de Sarkozy comme le décrit maître Ingrain ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Vous croyez à un nouveau destin présidentiel de Sarkozy ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quel ressenti avez-vous constaté sur place ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Avez-vous le sentiment que le débat politique est à la hauteur ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Comment interprétez-vous les propos de Bruno Retailleau sur LR ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Alexandre MalafailleFait
« Il a prononcé quelques mots au moment où il est sorti de la voiture. Oui, oui, il a il s'est levé, il a juste dit "Bon, à plus tard." »
- 4:00Alexandre MalafailleFait
« N'oubliez pas que Loula avait été incarcéré, il est ressorti, il est redevenu président. »
- 6:00Gill BoutinFait
« C'est la première fois qu'un président de la République se retrouve dans cette situation. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Europin soir 19h 21h Pierre de Villnau avec pour m'accompagner Gill Bin bonsoir journaliste au Figaro bonsoir Alexandre Malafaille bonsoir fondateur du singtang Syopia bonsoir Guo bonsoir merci d'être avec nous vous avez été conseiller spécial de Nicolas Sarkozi entre 2007 et 2012 à l'Élysée écoutons avant de vous interroger maître Christophe Ingrain il est l'un des avocats de Nicolas Sarlusi et il était avec l'ancien chef de l'état dans sa voiture qui le conduisait à la prison de la santé. Il a raconté à Laurence Ferr tout à l'heure ce qui s'est dit même si c'était peu de choses. Il était strictement identique au Nicolas Sarkozy au côté duquel j'ai la chance de travailler depuis plusieurs années.
Pas un mot pour se plaindre mais pas un mot pour se plaindre, pas un mot pour regretter des choses. On aurait mieux ou on a on a mal fait de la peur, de l'appréhension. Aucune, aucune.
Aucune. Il a prononcé quelques mots au moment où il est sorti de la voiture. Oui, oui, il a il s'est levé, il a juste dit "Bon, à plus tard." Il a cqué la porte.
Il avait des livres sous le bras et il est parti les personnes de l'administration pénitentiaire l'attendaient pour effectuer les formalités administratives quand on arrive en détention. Voilà, il veut montrer à tous ceux qui étaient là qu'on ne l'atteint pas. Il fait face, on ne l'atteint pas avec ça.
Voilà. Donc vous reconnaissez j'imagine Nicolas Sarkozi son caractère comme le décrit maître Ingramin. Oui, c'est sa personnalité.
C'est toujours voilà, il reste il reste debout comme s'il était invulnérable. En fait, il l'est pas. C'est-à-dire que il y a le le la force que de chez lui, ça cette force de préserver des apparences.
Et il y a aussi une blessure blessure interne. Donc il fait de cette épreuve une une expérience qui va lui permettre de sortir de sortir plus fort. Donc moi, je crois assez qu'elle le grandira.
Voilà. Dans quel sens ? Elle le grandira. c'est que enfin la façon dont il dont il l'affronte, même si elle est douloureuse, la la dignité, son comportement, cette sa capacité à ne pas se laisser abattre et quand même le le fait que chez beaucoup de Français, il y a tout de même un doute sur tout ça, même si pas clairement exprimé.
Donc il va sortir de là plus fort mais les institutions, la République, la nation, l'autorité vont sortir profondément affaibli. Alors pas tout de suite hein parce que maître Ingrain disait que la cour d'appel a 2 mois donc pour statuer sur cette demande de remise en liberté qu'en général ils mettent entre 3 semaines et un mois. Donc ça veut dire qu'on a concrètement Nicolas Sarkozy derrière les barreaux pendant 3 semaines un mois.
Alors, je pense que ils vont aller un peu plus vite si j'ai bien compris la moyenne des des mois pour en général à Paris c'est environ un mois. C'est ça ce que je viens de dire. probablement il sera un nous irons peut-être un peu plus vite mais je restera de 3 semaines en prison m² une cellule individuelle euh plusieurs sorties par jour l'utilisation de la salle de sport il a une radio, il a emporté avec lui euh ça c'est totalement symbolique les deux tomes de du compte de Monte Cristo.
Euh on sait qu'il va écrire également euh euh un livre. Vous dites qu'il sortira grandit. Ça me fait penser à ce matin édition spéciale sur C News et sur entendait, je crois que c'est Vincent Hervouette qui disait "N'oubliez pas que Loula avait été incarcéré, il est ressorti, il est redevenu président.
Donald Trump avait été embêté par la justice, il s'est représenté est devenu président. Vous croyez à un nouveau destin présidentiel de Nicolas Sarko ? Ça, je n'en sais rien.
Je je suis pas certain qu'il est euh qu'il est envie de se représenter à une élection. Je ne sais pas, on verra. On verra là quand je dis grandi, c'est je parle de l'hommein.
Voilà, je parle de de manière dont son son caractère va me permettre de transcender cette terrible épreuve. Euh alors les exemples que vous citez certes, mais Trump la justice n'avait pas réussi encore n'avait pas eu le temps n'avait pas eu le temps de le mettre en prison. H quant à Loua, c'est très intéressant parce que on cite parfois cet exemple pour dire regardez à l'étranger, mais Loua, on s'est rendu compte après que sa condamnation était d à un complot des juges.
Voilà, vous souvenez, on avait trouvé on avait trouvé on a trouvé dans des des mails qui montraient que les juges, une partie des juges, en tout cas ceux qui l'avaient condamné, avaient comploté. D'ailleurs, le le procès a été annulé par la par la Cour suprême pour motif d'irrégularité et donc la situation est un peu différente même si là il y a rien dans le dossier. Enfin en tout cas ça été il y a rien dans le dossier mais il y a un jugement quoi.
C'est pas il y a pas il y a on n pas les je suis pas du tout en train de dire qu'il y a un complot des juges mais en tout cas il y a pas grand chose c'est pas un complot. Je pense que c'est pas un complot comme au Brésil, mais donc c'est une situation très très différente, mais euh c'est quand même le fruit d'une dérive totale de la de l'institution judiciaire qui n'est pas propre à la France mais auquel on assiste aujourd'hui. C'est un c'est un événement euh considérable ce qui s'est passé.
C'est-à-dire que dans cette évolution d'une justice qui veut se placer au-dessus de tout et en particulier au-dessus du pouvoir politique euh là on vient de franchir un cap. C'estàdire qu'on vient d'achralisation de la fonction présidentielle et et ça c'est terrible. Comment voulez-vous après rétablir l'autorité dans notre pays ?
Voilà, c'est c'est ça devient impossible. Gill Boutin du Figaro précisément. Je pense que ce moment où l'on voit Nicolas Sarkozi se diriger vers sa voiture pour partir vers la prison et vous étiez là en Rigon.
Vous étiez présent et justement, je voulais savoir le le ressenti que vous avez pu constater sur place, c'est-à-dire que ça va rester dans l'histoire parce que c'est la première fois qu'un président de la République se retrouve dans cette situation. Euh mais au-delà de ça, n'est-ce pas le malaise qui prédomine ? Puisque on a à faire à une décision qui repose sur une absence de preuve au sens strict du terme, il y a tout un faisceau d'indice, des motivations qui sont largement euh contestées et une absence d'explication, en tout cas de pédagogie satisfaisante de la part de de la magistrature.
Donc on peut s'imaginer que la colère était palpable là où vous étiez. Mais y a-t-il un malaise également ressenti par rapport à à la au pouvoir judiciaire ou en tout cas à la justice telle qu'elle s'exerce aujourd'hui et avec quelle conséquence dans l'opinion publique selon vous ? Alors ce matin, il y avait d'abord de l'émotion, ensuite forme de révolte, hein, c'était contre ce sort qu'on lui fait. aucun des aucun de ceux qui étaient là, il y avait des gens de toutes sortes et même des gens qui venaient de de province malgré la la difficulté de s'organiser en si peu de temps pour venir à Paris euh à la paye de Louis Sarkozi et de ses enfants.
Voilà. Euh mais il y a il y a oui, il y a un il y a un profond malaise pour tous ceux qui qui réfléchissent aux conséquences de cette de ce jugement et de cette cette incarcération sur nos institutions. Euh al vous l'avez très bien dit, c'est c'est quand même inoui.
C'est il y a dans il y a lu dans l'histoire des jugements sans preuve. Bon, pas la première fois. Euh alors, d'autant plus qu'on est dans le domaine du droit pénal et que dans le domaine du droit pénal, la preuve est libre et que c'est la l'intime conviction du juge qui qui emporte la décision.
Bon, donc le faisceau de présomption, c'est quelque chose de tout à fait naturel en droit pénal. Le problème survient quand le juge ne se met plus de limite, c'està-dire quand il n'y a plus que de la subjectivité. C'est-à-dire on construit une histoire et puis dit "Bah, elle est elle est belle mon histoire. vraisemblable histoire dont vous êtes coupable.
Et alors le procès c'est procès consiste à essayer pour le pour le l'accuser de démontrer qu'il n'est pas coupable. Voilà donc c'est quand même même extraordinaire. C'est un renversement de de toute la philosophie du du droit.
Et d'ailleurs, c'est intéressant parce que c'est le principe en France, c'està-dire que aux États-Unis, le principe est inversé. C'est-à-dire que vous êtes en France, on est on doit comme meilleur on doit démontrer enfin c'est l'accusation de démontrer la culpabilité. Vous êtes très humé innocent en France.
Vous voulez dire qu'on a un système Non, là on a renversé, on a renversé. Voilà, on a renversé les choses. C'est-à-dire c'est c'est comme le doute, le doute profite à l'accuser.
Ben non, là le doute il est le doute il est euh il est au détriment de enfin au détriment de l'accusé. Donc c'est c'est quelque chose d'extraordinaire. Mais derrière ça, il y a quelque chose de de beaucoup plus profond dans c'est la c'est le le c'est le terme d'une évolution euh qui qui aujourd'hui euh consacre l'avènement du juge justicier euh l'avènement du juge et du droit au-dessus de tout.
Vous savez, il y a une commission euh dans l'orbite de la Commission européenne euh qui s'occupe de réfléchir aux questions du droit qui s'appelle la Commission de Venise. Et elle a une devise la commission de Venise que moi j'utilise souvent parce que je la trouve absolument euh je la trouve extraordinairement parlante. La la la devise de la commission de Venise, c'est la démocratie par le droit.
Voilà. Or, jusqu'à présent, c'était le droit par la démocratie parce que le droit ne s'autolégitime pas. Voilà.
Et non, là, on a complètement renversé des choses et c'est et c'est exactement euh ce ce que ce à quoi veulent aboutir euh euh les euh membres de l'institution judiciaire, mais pas seulement en France. Henry Guot et l'invité d'Europe un soir, Alexandre Malafaille. Oui, je en tout cas ce qu'on concernant la l'attitude de Nicolas Sarkozi, je pense comme vous qu'il en ressortira renforcé, c'est c'est Nietzsche qui disait "Ce qui vous tue pas vous renforce." Ça le prépare sans doute pour l'appel.
C'est pas vrai pour tout le monde mais dans son cas avec la personnalité qu'il a démontré j'ai pas non mais ce cette situation elle est politiquement elle est vous avez raison elle est totalement contreproductive parce qu'elle affaiblit le système et le pays dans son ensemble sur un plan juridique la décision est vraiment crétine parce qu'elle est tellement contestable polémique que tout ça ne fait qu'alimenter une machine absolument délirante. sur un plan humainement, j'ajoute que c'est cruel parce que je pense qu'effectivement on est dans ce pays où on adore la passion, on a la passion de l'égalité mais c'est pas quand vous avez été chefs d'état, il y a plus de pied d'égalité et le fait de le mettre en prison ce soir et de le laisser dormir dans une prison avec tous les bruits qu'on peut imaginer, toutes les les colib qui font sur terre, c'est humainement extrêmement cruel. Moi, j'ai une question à vous poser sur le plan de de la de la façon de traiter ce type de problème parce qu'après qu'on mette en accusation quelqu'un, ça fait partie des règles du jeu, même si c'est ça part sur un mauvais pied avec une pièce qui est fausse.
Euh, est-ce que ce type de juridiction est la bonne ? Est-ce qu'il ne faudrait pas revenir à des juridictions spécialisées comme on en a connu par le passé euh Cours de justice ou Oui. Mais pourquoi est-ce que pourquoi est-ce qu'on l'a pas utilisé ?
Mais parce que parce que on a aucun moyen d'imposer euh ni au au au au au au juges d'instruction ni au tribunal. euh le de se de se de se déporter au profit de la Cour de justice. Voilà.
C'est-à-dire que c'est eux qui décident. C'est eux qui décident. Alors, il y a la chambre de l'instrzle forcez le pas.
Voilà. Donc à partir du moment où c'est pas la cour de justice qui a été saisie, ben le le la chambre des magistrats instructeurs, la chambre de l'instruction et la et et le tribunal décide. D'ailleurs, le tribunal la question a été posée par les a été soulevée par le cette nudité a été soulevée par les avocats.
Euh le tribunal a dit "Ben, on verra ça à la fin qu" c'est-à-dire à la fin du procès, au moment du jugement. Et au moment du jugement, ils ont dit "Bah, écoutez, en fait, le ministre de l'intérieur était en même temps candidat et donc c'est du candidat dont on parle. C'est le candidat qui a c'est bon, ce qui est quand même extraordinaire en l'occurrence, c'est ça qui moi m'a le plus choqué au-delà du traitement qu'on fait à cet homme sans sans du procès sans sans preuve.
Mais sans preuve, c'est le tribunal qui dit qu'il y a pas de preuve. C'est la première fois qu'un tribunal assume à ce point l'absence de preuve. lui dit voilà, il y a pas de preuve donc je suis obligé de relaxer sur les trois les trois les trois délits potentiel et je me raccroche à l'association de mais j'ai c'est mais il y a il y a il y a autre chose là qui est très choquant, c'est la violation de la séparation des pouvoirs.
Alors ça on va en parler sur il faut un grand développement là-dessus et si vous voulez bien on va marquer une pause et on va en parler après. Henry Genau qui est l'invité de d'Europein soir. Europein soir 19h 21h Pierre de Villau toujours avec Gill Boutin du Figaro avec Alexandre Malafaille et Henry Guena qui nous fait l'amabilité d'être là pour en ce jour particulier particulier est un 12 ophémisme où un président pour la première fois a été incarcéré sous la 5e République ça ne s'était jamais produit.
Henry Geno, vous aviez abordé la question de la séparation des pouvoirs qui est remise en doute avec cette affaire. Oui, je pense d'ailleurs que c'est c'est une des motivations peut-être inconsciente mais mais de de ce jugement. Euh tous les tous les débats du procès ont tourné autour de cette idée que euh voulait une on demandait au aux libiens de financer la campagne et en contre il fallait une contrepartie donc voilà et que la contrepartie était dans l'action extérieure du ministre de l'intérieur et la politique étrangère du président de la République.
C'est puisque il y a pas d'autres contreparties en fait dans dans cette histoire et donc on a mis en procès pendant des mois la politique extérie l'action extérieure et la politique étrangère de la France. Alors le le jugement contourne habilement le le sujet mais il n'empêche si vous enlevez la contrepartie dans la politique dans l'action extérieure du ministre de l'intérieur et la politique étrangère de la France, vous avez plus de contrepartie. Voilà. et et et ça va assez loin parce que quand on dit par exemple que de ministre délégué, le directeur de cabinet du ministre de l'intérieur sont allés voir un terroriste qui a été voilà aussi qui était le le beau le beaufrère ou le gendre je sais plus de Kadfib et et que ça prouve bien que ça prouve rien du tout quand vous allez avoir des contacts dans la dans étrangère avec un salot, c'est c'est le c'est c'est le quotidien, c'est l'ordinaire fait.
Mais a le contreespionnage et puis pas que le contreespionnage des responsables politiques on a l'impression de découvrir l'Amérique avec ça. C'est Non, mais parce qu'il y a quelque chose qui ça il faut faut quand même comprendre que la société elle délègue au pouvoir politique tout ce qui lui est nécessaire mais qui ne peut se produire que si on se salie les mains. Voilà. hein, c'est il faut redire les choses en face.
C'est-à-dire que bah oui, on rencontre euh on rencontre des dictateurs, des gens couverts de sang, des intermédiaires douteux, des euh voilà et je je répète sans arrêt, on a pourrait prendre 100 exemples mais euh quand monsieur Carter Jimmy Carter, icône de la des droits de l'homme euh reçoit quand David, Noir Al Sadat et Begin, il reçoit deux terroristes couverts de sang. Mais parce qu'à un moment il faut tenter d'arrêter la le massacre, d'arrêter les tueries et bien voilà, on va serrer la main à des gens qui sont absolument infréquentables. Il passé devant les juges du Oui, mais Churchil est bien all serré la main de Staline.
On a bien la France de a bien reconnu même fait la conférence de Yalta avec lui. Oui. Puis celle de après il y a eu celle de Potzam aussi euh qui a livré quand même une partie de l'Europe euh au au au communisme en en évinçant ou en épurant 12 millions d'Allemands. 12 à 15 millions d'Allemands, hein, c'est plus grande épuration technique de la plus grande épuration ethnique de l'histoire.
Bon donc mais tout ça tout le monde l'a assumé. Alors c'est caché ce sein que je ne saurais voir. Voilà c'est ça on veut pas le voir mais c'est très bien qu'on le voit pas.
Et monsieur Hollande avait dit avait avoué à des journalistes ce qui n'était pas avouable, c'est-à-dire queil avait délivré dans pendant son mandat des permis de tuer. Bon, tous les tous les chefs d'état tous les chefs d'état des grands pays démocratiques délivrent un jour aux autres des permis de tuer. Ça n'est écrit dans aucune loi.
Aucune loi ne leur donne ce pouvoir. Mais si vous n'exercez pas ce pouvoir, vous mettez votre pays en danger. Voilà.
Donc tout ça c'est ça s'appelle la raison d'État. Voilà. et les juges ne supportent pas la raison d'État.
Je je cite toujours cette citation attribuée au général de Gaul par Jean-Foyer euh Jean-Foy qui était son garde des saut et auquel il aurait dit un jour, un jour où Jean Foyer venait lui parler d'une réforme judiciaire, qui a participé à l'écriture de la Constitution aussi, qui a participé qui était un grand juriste, c'est prof d'un grand professeur de droit civil et le général lui a dit mais monsieur le ministre il y a le droit au-dessus du droit il y a l'État au-dessus de l'État il y a la France voilà et si vous voulez Ça c'est ce que le les juristes d'aujourd'hui, les magistrats de de tous les pays occidentaux ne peuvent pas supporter. Voilà. Et pour eux, il y a le droit, le juge et puis le reste derrière.
Voilà. Et ça c'est la fin d'une certaine idée de l'État, d'une certaine idée de la nation, d'une certaine idée de la République. Voilà.
Et c'est ça qui est en cause dans cette histoire. Allez Gill Boutin. Et par rapport à cette justice totémique inattaquable, avez-vous le sentiment que le débat politique est à la hauteur ? parce que j'ai relevé notamment que Patrick Caner par exemple sénateur PS a reproché au président du Sénat Gérard Larch d'avoir précisément critiqué l'exécution provisoire en tout cas de l'avoir remise en question et d'avoir émis l'idée qu'on puisse réfléchir et amender le droit là-dessus.
Il faut bien amer le droit quand on Exactement. Donc le législateur se propose de débattre quand on se rend compte quand on se rend compte que l'interprétation du droit ne correspond pas à la volonté du législateur ou à l'esprit de la loi. Mais à entendre un certain nombre de politiques c'est le droit effectivement et donc il ou alors ça ils ont cette position quand c'est pas leur camp qui est qui est en cause.
Bon déjà premièrement et puis deuxièmement mais tout toute la classe dans la classe politique il n'y a quasiment plus aujourd'hui que des politiciens. Vous pouvez pas demander aux politiciens de se comporter comme le général de Gaul. Voilà, c'est ça c'est pas possible hein.
C'est donc il trouvent tous les moyens de de d'échapper à ce débat et par le ils se font rattraper par le débat. C'estàd que hein, ils passent leur temps à faire des lois débiles sur la transparence, sur maximum, toujours plus en la toujours plus blanc et puis se font dévorer ensuite par les lois qu'ils ont voté qui sont d'ailleurs très mal écrites. Donc il faudra réécrire les lois mais je un homme politique responsable devant ce qui devant ce qui se passe aujourd'hui dans ce qui s'est passé là a quelque chose à dire sur ce qui s'est passé parce que ça une importance politique considérable mais personne ne veut ouvrir ce débat. en réalité c'est personne.
Et quand parler de ceux qui ont critiqué enfin qui ont dit il faudrait réfléchir à la à l'exécution provisoire qui est pas faite du tout pour le cas de qui est celui de Nicolas Sarkozy euh c'est c'est déjà c'est c'est c'est comme si on avait proféré un un sacrilège. Bon c'est c'est non mais sauf que la justice c'est pas c'est c'est pas une église. Les justes sont pas des dieux et que dans une démocratie tout le monde a le droit de débattre de tout de critiquer tout.
Ce qu'on a pas le droit de faire, c'est de menacer les magistrats, c'est d'appeler à la violence, mais en revanche, vous de les insulter. Bon, ça c'est puni par le code pénal, très bien, mais en revanche, la le la le minimum de contrepartie à indépendance de la justice, c'est quand même qu'on puisse critiquer, voir protester. Voilà.
Parce que il n'y a que dans les démocraties où l'on peut critiquer ce que font les institutions et où l'on peut protester. Voilà. Donc, oui, puisque Churchill disait que la démocratie était le pire des régimes à l'exception de ce qu'on avait pas essayé. bien et et donc du coup il dénonçait les dictatures.
Le mot de Voltaire avant avant que la démocratie ne ne gagne toute l'Europe, il disait honte au pays où l'on se tait. Ben oui, voilà. Bah oui, mais il savait de quoi il parlait.
Mais ici on fait ici on débat justement vous êtes mais c'est oui mais vous vous savez pas enfin les les les politiques sont tellement timorés sont tellement peu conscients de leur devoirs que ils préfèrent ne pas débattre et se réfugier derrière des mots creux des formules creuses et c'est voilà c'est c'est et ça c'est terrifiant c'est c'est ça qui est le plus terrifiant parce que ce qu'ils font dans le domaine de la justice ils le font dans tous les domaines. Je voudrais vous faire réagir à une interview que fait Bruno Rotaillot à nos confrères du Figaro sur la participation de six ministres LR au gouvernement le Cornue 2. Voilà ce qu'il dit.
Je considère que ceux dont vous parlez ne sont plus LR. Ils ne peuvent pas être la caution de notre famille politique au gouvernement. C'est pourquoi il doit y avoir et il y aura une sanction euh pas dans 2 mois ou dans 2 ans mais dès ce mercredi soir lors du bureau politique.
Comment est-ce que vous interprétez ces propos de Bruno Rotaillo Guedo ? Non, je crois qu'il avait besoin de faire un acte d'autorité hein. Bon après moi je veux pas rentrer dans ce dans un débat avec LR.
J'observe simplement comme citoyen que les mêmes qui ont demandé à voter la confiance au gouvernement Bérou, bon sur le un projet de budget qui était à peu près le même euh considère maintenant qu'on a sombré dans le socialisme et en son en son presque à demander la censure systématique du gouvernement. Euh si quelqu'un y comprend quelque chose, on a vu les rôles d'ailleurs, les positions s'inversées à l'intérieur même des familles politiques. Je pense à celle qui a été ma famille politique.
Personne n'y comprend plus rien. Voilà, c'est je et je je je pense que l'exclusion peut se justifier dans certains cas. Elle n'est pas un moyen de régler de régler et de remplir le de régler le dysonctionnement d'un d'un parti qui n'a h plus grand chose à dire et de remplir le vide.
Mais alors où est la droite aujourd'hui en Guino ? Elle est nulle part comme d'habitude ou elle est partout comme vous voudrez. C'està-dire que c'est quoi la droite non ?
C'est oui mais de temps en temps il faut essayer de de remonter peut-être jusqu'à la métaphysique en tout cas jusqu'à la pensée. Ce qui là aussi est très difficile pour les polic je fais pas de métaphysique, je fais un peu comme les chefs cuisiniers. C'estàd que j'ouvre le frigo, je vois ce qu'il y a.
Donc aujourd'hui qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce que les Français font ? Sur quoi sur quoi ils peuvent se rac ça c'est ça c'est les Français mais pour qu'ils puissent se raccrocher à quelque chose, il faut qu'il y ait des familles politiques qui a quelque chose à leur dire.
Voilà. Donc la droite, moi je je n'ai jamais su ce que c'était vraiment, c'està-dire c'est plusieurs plusieurs familles qui ne sont qui sont à peine compatibles entre elles, hein. C'est la droite orléaniste, la droite traditionnaliste, bon et cetera.
Vous ce qu'on peut classer à que la gauche classerait à droite, moi que je classerai ailleurs qui est le gaolisme et le bonapartisme. Voilà. Bon, mais le le le ce qui était le RPR a disparu.
La famille gauliste, elle a disparu. Euh ce qu'elle est aujourd'hui, c'est un un parti qui a laissé tout libre le le champ qu'occupait à la fois politiquement et sociologiquement euh le le gaolisme dans notre pays depuis le début de la 5e République et même depuis la 4e République. Voilà.
Donc ça depuis 200 ans ce que ce qu'on appelle aujourd'hui la droite, ce qu'on désigne par la droite aujourd'hui n'a pratiquement jamais gouverné. Ce qui n'étaient pas à la gauche qui a gouverné, ça a été la troisème force, le centre démocrate chrétien. Qu'est-ce que vous auriez dit de de justement de Nicolas Sarkozi, vous qui été le conseiller spécial Nicolas Sarkozi ?
C'était c'était pas une forme de droite ? Non, mais si si vous voulez considérer, est-ce que l'UMP était une forme de droite Alors d'abord, il y avait il y avait une forme de bonapartisme peut-être pas consciente mais chez Nicolas Sarkozi et puis je vous rappelle que vous avez adhéré. Ah oui oui j'ai adhéré oui mais il venait de ma famille politique.
Il avait commencé avec Chabon, enfin la campagne de Chabon et si vous voulez Nicolas Sarkozy il était en fait il n'incarnait pas du tout ce qu'incarne la droite d'aujourd'hui. Euh faut faut comprendre une chose c'est que le cette famille politique elle n'a gagné que depuis plus je PID elle n'a gagné que deux fois l'élection présidentielle. Une fois Jacques Serac avec la fracture sociale que monsieur Jupé s'est empressé de jeter à la poubelle, voilà euh et transformer ainsi un un Septénant en semestre.
Après, on pouvait plus gouverner. Après, on a dit sous et puis que la Sarkozy qui attaquait la gauche, non pas parce qu'elle était la gauche, mais parce qu'elle n'était plus la gauche, qui a du coup qui allait dans les usines parler aux ouvriers, hein, qui c'était Joress et Bloom et qui n'était pas un bolchevique, hein. C'était bon et qui a qui a qui a littéralement pompé une bonne partie des voies du du ce qui est devenu le Rememblement national.
H voilà. Euh c'est si s'il n'y a pas cette dimension à la fois populaire, sociale euh et en même temps d'autorité pas le RN aujourd'hui ça c'est le positionnement que le RN a choisi enf que madame Le Pen a choisi. Ça veut pas dire moi je vais pas me donner des je vais pas distribuer des brevets de d'olisme de bon appartise.
Il s'agit pas de ça mais les électeurs se retrouvent c'est le position c'est le c'est c'est ce qu'elle a très intelligemment fait c'està-dire c'est le positionnement qu'elle a choisi alors qu'une partie de la droite et de ses intellectuels je pense pas Patrick Buisson le regrettait Patrick Buisson pensait que ça c'était une erreur totale. C'était une erreur qu'elle allait perdre parce que le social l'économique tout ça c'était pas dans la politique. Voilà c'était c'est et en fait c'est ça qui a fait sa fortune.
C'estàdire qu'elle a réussi par son positionnement, pas je parle pas de son programme du du fond et de ce qu'ils sont capables de faire mais son positionnement c'est d'ailleurs elle dit je suis pas à droite he voilà elle dit moi je suis pas un parti de droite. Ça ça d'ailleurs ça n'excuse pas les gens de de LR qui disent non c'est un parti c'est un parti de gauche en fait parce qu'il a pas voté la réforme des retraites qui est quand même la plus grande imbécilité qu'on puisse imaginer. Bon, mais si vous voulez, elle a elle a réussi à elle a réussi à capter à capter l'électorat populaire et une bonne partie des classes moyennes, ce que LR aujourd'hui est incapable de faire, ce que le RPR faisait très bien.
Voilà, c'est c'est et c'est ça le problème de la droite, c'est avant de penser aux alliances, qu'est-ce qu'elle a à dire au français ? Qu'est-ce qu'elle a à dire au français à part euh "Je suis la droite, la France est à droite dont je devrais être au pouvoir.
Nicolas Sarkozy