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interviewLe Média (sur YouTube)· 25 juillet 2025 18 min

LE RETOUR DES GILETS JAUNES ? LA GRANDE PEUR DE MACRON POUR LA FIN DE SON SECOND MANDAT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247, et d'activer la cloche. Bonjour tout le monde et bienvenue pour un nouvel épisode de Les indiscrets sur le média, votre rendez-vous hebdomadaire politique avec Nils Vilqueu. Grâce à son carnet d'adresse sans égal et sa connaissance fine des acteurs et actrices politiques de Toubor, Nils nous permet d'arpenter chaque semaine les coulisses et ce qui se trame dans la politique française d'aller chasser les indiscrétions que certains n'aimeraient pas qu'on vous parle.

Et justement, l'extrême droite, aidée par des médias financés par les milliardaires, cherche à imposer sa vision en muselant la diversité des voix et en basfant le pluralisme. Pour yter, le média lance repost, une campagne citoyenne cruciale pour bâtir une chaîne d'information indépendante et populaire. Sur les réseaux sociaux et la TNT francilienne, nous voulons porter les voix qui dérangent, celles qu'on ne veut pas entendre ailleurs.

Cette bataille pour la démocratie nous concerne tous. Rejoignez-nous et soutenez la réposte sur campagne.v.fr. fr et c'est parti pour les indiscrets. [Musique] Au sommaire des indiscrits aujourd'hui et si Emmanuel Macron terminait son 2e mandat comme il l'avait débuté, le président de la République redoute un acte 2 des gilets jaunes.

Le gouvernement multiplie les attaques contre les acquis sociaux et c'est peut-être aller un petit peu trop loin. Face au budget austéritaires et aux attaques directes aux 35 heur arrêt maladie, retraite, chômage sans aucune proposition concernant l'imposition des riches qui s'enrichissent. Les appels se multiplient pour mener une fronte sociale à la rentrée.

C'est pourtant l'été, mais le chef de l'État n'est pas tranquille et surveille les mouvements sociaux comme le lait sur le feu. Nice a fait parler ses sources au plus haut niveau pour faire le point sur les inquiétudes du chef de l'État. Au menu également, Bruno Rotaillot joue entre casquette du ministère de l'intérieur et opposant à Emmanuel Macron pour 2027 avec l'affaire Rachidati, c'est le feuilleton de l'été.

Bonjour Nils. Salut Lisa. Salut à toutes et à tous.

Alors Nils, il paraît que Emmanuel Macron a un peu peur qu'on vienne finalement le chercher. Oui hein, c'est un peu le cas de le dire. Officiellement, notre président n'a peur de rien et de personne bien sûr, mais en cette période estival, tu l'as dit en introduction, les périls semblent s'accumuler sur la tête du locataire de l'Élysée.

Alors évidemment, en cause, il y a sa politique, hein, son budget d'austérité que dont on a largement parlé sur le média ces dernières semaines, qui est sans précédent, qui vise effectivement les les populations les plus fragiles de la société française euh avec 40 milliards d'économies annoncées par Bairou qui seront supportés par les Français les moins fortunés. Évidemment, tandis que les ultras riches restent à l'abri en étant les moins imposés. Et évidemment, le refus d'Emmanuel Macron de concéder la moindre hausse d'impôts alimente la colère populaire.

D'ailleurs, un sondage hein qui a été commandé par LCI pour pour l'institut IfOP euh présente que les 3/4 des Français estime que le plan Bairou ne répartit pas équitablement les efforts demandés aux Français et aux entreprises tandis que seulement 26 % pensent qu'il est juste. Voilà, selon ce sondage qui a été rendu public le 16 juillet. Alors soit les Français sont devenus tous des gauchistes patentés, soit effectivement il y a un léger problème de répartition. ou en tout cas tel tel qu'il estimé par la population.

Puis ensuite, il y a quand même la loi du plomb dont on a également parlé largement sur le média dont la pétition contre le texte va probablement atteindre les 2 millions de signatures dans les prochains jours. Alors un des proches du président me dit qu'il suit ce dossier de près. Voilà, je l'ai contacté pour préparer cette émission.

Et est-ce que le président serait prêt à intervenir pour bloquer la loi carrément ? Oui. Alors pour le moment, il faut pas rêver hein.

Ce mercredi, d'ailleurs à la sortie du conseil des ministres, euh il a Macron a fait savoir qu'il avait apporter son soutien à la ministre de l'agriculture Annie Jeunevard. Il n'a pas été question du tout d'une seconde délibération. C'est ce qu'a assuré la ministre à la sortie du conseil.

Si tel était le cas, ce serait la décision présidentielle, mais je n'ai pas entendu du tout qu'on allait dans cette direction à date, a-t-elle insisté. Et puis euh Macron en conseil des ministres aé qu'il regrettait la tournure des débats et la caricature parfois simpliste des choses. Et oui, les malades du cancer notamment euh simplifient à outrance, hein, c'est bien connu.

Voilà. Et donc une partie de la gauche et des associations, notamment la Ligue de Protection des Oiseaux, souhaiterait que le président de la République demande au Parlement une nouvelle délibération sur ce texte. Alors, c'est prévu par la Constitution, hein, c'est l'article 10 qui lui offre cette possibilité de consulter à nouveau les parlementaires pour un texte qui a déjà été voté.

Pour le moment, très franchement, on ne semble pas se diriger dans cette direction. Et puis Macron se retranche avec une certaine prudence ou une certaine lâchetée, diront certains, derrière le Conseil constitutionnel qui doit se prononcer sur le texte, hein, puisque la gauche a déposé des recours d'ici au 10 août. Euh, le président ne peut pas s'exprimer tant que les sages n'ont pas rendu leur décision.

C'est ce qu'a déclaré son entourage au journal Le Monde. Bref, comme souvent avec Emmanuel Macron, il est urgent d'attendre. Et puis il y a aussi, tu l'as dit en introduction, ce nouveau mouvement he bloc tout un appel lancé par un collectif de citoyens anonyme, un arrêt général et illimité du pays à partir du 10 septembre.

Alors, il se présente comme infirmier, enseignant, chômeur, maire de famille, jeune précaire et qui souhaitent dire stop à l'austérité Bairrou qui à leurs yeux sacrifie leur droit. Il propose de et puis il fustiche pardon de jours fériers supprimés des coupes massives dans la santé, le gel des retraites, la suppression des milliers de postes publics. Euh ils écrivent sur leur site que ce plan injuste frappe les plus fragiles et euh détruit nos services essentiels.

Ils appellent à mener une action pacifique pour dénoncer les injustices et reprendre le pouvoir collectivement. Sans nous, ils ne sont rien écrivent-il. Alors euh c'est vrai que l'initiative, elle est beaucoup relayée en ligne par des comptes d'utilisateurs clairement d'extrême droite et de la faschosphère.

Euh l'humanité a un petit peu creusé et notamment échangé avec le créateur de la plateforme en ligne. Il s'agirait d'un salarié de 37 ans qui travaille chez Enedis et qui indique que le mouvement accepte d'être soutenu par tout le monde, quel que soit le parti. Nous, on est en dehors de la politique.

Tout ce qu'on veut, c'est se battre contre le plan de François Baou et rassembler tout le monde en dehors des divergences politiques. C'est ce que déclare donc cette personne. Alors, c'est vrai que en général quand on entend quelqu'un dire qu'il est à politique, c'est souvent qu'il est de droite, voire d'extrême droite.

Mais bon, à côté de l'autre de l'autre côté pardon de l'échier politique, il y a aussi eu des réactions à gauche, notamment le compte X Front Populaire LFI qui est allé de sa publication en évoquant une mobilisation nationale pour faire grève et manifester contre la politique d'Emmanuel Macron le 10 septembre. Mais c'est vrai que c'est plutôt un compte tenu par des militants même s'il s'agit de militants et les filles, évidemment, pas du compte officiel alimenté par le parti. On a aussi une réaction de François Ruffin qui souhaite une censure populaire du gouvernement dans la rue à la rentrée avant la censure parlementaire.

Bref, sa fermente. Est-ce que ça pourrait inquiéter le gouvernement tout ça là ? Alors, tu le sais hein officiellement pour le moment, il n'inquiète pas.

Outre mesure Bairou. En tout cas, c'est ce qu'a expliqué son entourage Politico ce matin et j'ai demandé son avis à un ministre qui me dit "Bah oui, on continue de tenter de négocier sur le budget." Euh bon, mais en réalité euh il se dit que les services d'information de Matignon et notamment le SIG sont en train de scruter les réseaux sociaux pour prendre la température de la mobilisation.

Si ça monte, les téléphones vont chauffer. C'est ce que me m'expliquait un conseiller ministériel que j'ai appelé pour préparer cette émission. Et puis surtout euh ce conseiller ministériel, même s'il était pas en poste à ce moment-là, il se rappelle des mobilisations des gilets jaunes en 2019 et d'ailleurs le calendrier interpelle.

He, on rappelle que les gilets jaunes ont fait leur apparition 1 an et demi après le début du premier mandat d'Emmanuel Macron en 2019 et là on est quand même à déjà 1 an et demi de du 2e mandat de la fin du 2e mandat d'Emmanuel Macron qui se termine en 2027. Et oui, le temps passe et puis on se souvient que les premières déclarations des gilets jaunes à l'époque, il s'agissait de la taxessence et cetera, enfin tout ce qui touchait un peu ce domaine rural et c'est un domaine finalement qu'Emmanuel Macron ne connaît absolument pas. Et euh comme disait euh l'un de ses anciens conseillers qui a été aussi un conseiller de la Macronie, Jean-Baptiste Gayo Renucci, qu'on connaît bien au médias, au-delà de la zone 5 du pass navigo, ces voyages en terre inconnu pour le président hein.

Voilà donc Emmanuel Macron qui se targue d'avoir des antennes partout et à chaque révolte populaire ou début de révolte pris par surprise la pétition antidup. L'exécutif ne l'avait pas vu venir comme les gilets jaunes. Voilà.

Et donc un de ses anciens conseillers s'amusait et disait bah peut-être parce qu'il a plus son conseiller chasse Tierry Costend auprès de lui, il prend du plomb. Bah oui, voilà, tout le monde s'amuse, c'est drôle. Et puis il y a aussi pour finir sa défense appuyée de Rachida Dati dont Marion a parlé hier dans son éditorial.

Euh Macron la maintient donc au gouvernement malgré son renvoi en correctionnel pour corruption dans l'affaire Gone. Alors évidemment, on va pas refaire tout l'historique mais enfin quand même euh quand un de ses proches rappelle que pour le président un renvoi ne vaut pas condamnation euh c'est quand même une trahison de l'esprit Macron de 2017 hein euh qui appelé à une exemplarité du monde politique. On voit effectivement ce que cette promesse est devenue.

Et puis euh l'un de ses proches effectivement reconnaissait que cette nouvelle affaire peut alimenter. Je cite le procès en afférisme. Bah oui tiens, un ancien conseiller du président, lui m'a carrément confié, il n'en a rien à de ce procès.

Voilà, donc ça c'est pour la petite histoire et on a vu notamment toute la SarkoZie ou ce qu'il en reste voler au secours de la ministre de la culture et maire de Paris 7 comme d'arrin c'était lundi. Dis donc le propre sur les personnes Éric Dupont Moretti qui était mon prédécesseur. Pendant des mois, des mois et des mois, les oppositions ont demandé sa démission parce qu'il y avait un procès en cours contre lui et à la fin il a été innocenté.

Donc soutenons Rachid Adati pour être une grande mise à culture, une mère de Paris et laissons la justice à son travail. Voilà donc explication d'un bon connaisseur des arcanes du pouvoir. Si Rashidati est maintenue à la culture, c'est que Macron a besoin d'elle pour finir le sale boulot sur la réforme de l'audiovisuel.

Ensuite de toute façon, le gouvernement Bairou affrontera une potentielle de censure sur le budget vers septembre ou octobre. Et puis au-delà, on ne sait pas ce qui va arriver. Et puis pour continuer un peu sur les républicains, rien ne va plus entre Bruno Rota ministre de l'intérieur ou président des Républicains en campagne, on sait plus trop et Emmanuel Macron.

Oui oui, c'est vrai qu'on sait plus très bien. Alors le dernier acte de cette relation en apparence conflictuelle, c'est le gros vent d'Emmanuel Macron au ministre de l'intérieur et patron de la droite. Tu l'as rappelé, le chef de l'État devait le recevoir ce jeudi pour une franche explication selon son entourage.

On allait voir ce qu'on allait voir. Le Parisien, le Figaro, le canard enchaîné, TF1, LCI, C News Europe 1, tous les médias se sont jetés effectivement sur ce duel au sommet qu'on nous promettait sanglant. ce jeudi et puis finalement bah la rencontre a fait pchit elle est reportée.

C'est ce qu'a annoncé l'Élysée cette nuit he on a tous été pris de cours nous journalistes politique et bien on n pas eu beaucoup d'explication pour te dire même le cabinet de Retaillo n'était pas encore au courant quand la nouvelle a été annoncée à la presse. C'est toujours sympa. Euh et puis un conseiller de pouvoir me rappelle que l'humiliation c'est quand même le mode de management numéro 1 d'Emmanuel Macron.

Voilà. Alors cette rebuffat, c'est quand même le point d'org d'une campagne anti Macron hein menée par Retaillot depuis plusieurs semaines. Il y a eu ses propos sur la gestion de la crise avec l'Algérie, hein, où Bruno Retaillot s'est quand même lâché, ce qui lui a valu une colère froide du chef de l'État qui avait chargé donc le ministre des affaires étrangères, le centriste Barreau, de régler ses comptes.

Et puis en privé, Macron avait eu des mots assez durs contre Retaillo sur ce manque de solidarité gouvernementale. Alors, c'est assez drôle parce que je suis allé du côté de la presse algérienne qui peut voir les les choses d'un peu plus loin qu'en France les voit peut-être mieux et la presse algérienne fustive les initiatives du ministre. Alors ça c'est pas vraiment une surprise, mais le swart d'Algérie notamment relève que la récente offensive de Bruno Retaillot contre l'Algérie est motivée par sa chute dans les sondages.

Le ministre de l'intérieur qui se voit candidat à la présidentielle de 2027 ne veut pas se permettre de perdre quelques points. C'est ce qu'expliquent donc nos confrères algériens. Et dans le même journal, un des chroniqueurs vedettes du quotidien qualifie même Rotaillo de Gargamel.

Voilà pour l'image. Il poursuit le parallèle avec le monde de la BD. Rotayo agit exactement comme le grand vizir isnog, ce personnage de bande dessinée qui n'a qu'un seul objectif, devenir calif à la place du calif pour être certain de partir gagnant pour la course à l'Élysée qui se déroule dans un contexte fortement concurrentiel.

C'est le cas de le dire hein, tout le monde se présente, il n'hésite pas à multiplier les coupas. On a vu que Rota d'ailleurs en avait remis une couche contre Macron, cette fois contre le macronisme he dans la fin du de dans le magazine pardon d'extrême droit de valeur actuel et qu'il n'hésite pas à prédire la fin du bébé d'Emmanuel Macron Renaissance et donc du macronisme lui-même. Alors évidemment, c'est un peu la goutte d'eau qui a fait déborder le vase comme l'ont écrit plusieurs de nos confrères hier, le Parisien par exemple.

Euh confirmation d'un ministre en poste hein ce matin qui m'explique que Macron a recadré euh son ministre tout en subtilité euh lors du conseil des ministres mercredi. Le Parisien notamment a relaté la scène, c'est bien de s'occuper du reste, sous-entendu la diplomatie, euh les réformes sociales et cetera. Ce serait bien aussi de s'occuper de l'essentiel à lancer Macron.

Sous-entendu la sécurité qui il est vrai en ce moment est quand même plutôt malmené en France. Il n'est pas président, il n'est pas premier ministre, il n'est que ministre d'un gouvernement de François Baou. C'est dire s'est amusé ce même ministre que j'ai interrogé.

Voilà, c'est dire aussi dans quelle estime est tenu François Baou par sa propre équipe. Mais alors, pourquoi Jupiter n'a pas foudroyé Bruno Retaillot directement ? Et bien en fait, on a la réponse par Bruno Retaillot lui-même qui a dévoilé sa stratégie assez ouvertement euh et presque disons naïvement hier en déplacement dans l'oisee.

On regarde, je respecte évidemment à la fois la personne et la fonction présidentielle parce que je suis gauliste. Ça fait pas de moi un macroniste, chacun le sait depuis longtemps. Nous sommes avec Annie et LR, nous avons décidé collégialement il y a plusieurs mois d'entrer au gouvernement.

Pas parce que nous sommes des proches du chef de l'État, pas parce que nous sommes macronistes, c'est simplement parce que nous voulions éviter le pire. Éviter le pire pour nous, c'était d'abord éviter le chaos à la France au bord de la crise financière. Éviter les pires pour nous, c'était éviter les pires.

Les pires, c'était la gauche mélanchonisée. Voilà. Donc en fait, c'est plutôt plutôt simple.

C'est un peu un accord winwin hein pour reprendre le vocabulaire macroniste. Euh Bruno Retaillot de son côté veut éviter tout procès en collusion avec le chef de l'État qui a quand même toujours une impopularité record hein malgré toutes ces initiatives. Et puis Macron lui veut apparaître en tout cas aux yeux de ce que lui reste disons de de base des lecteurs.

C'est vrai qu'elle est pas énorme enfin quand même 20 % moins à droite que Rota. Euh voilà donc apparaître moins à droite que Rota et puis Rota veut apparaître plus à droite que Macron. euh notamment parce que l'extrême droite et le RN l'accuse de collaboration avec le Macronisme et c'est vrai qu'il est toujours au gouvernement.

Regardez ce qu'en disait euh Jordan Bardella euh début juillet, le nouveau patron des Républicains, il il gouverne le pays avec des macronistes, il gouverne le pays avec Manuel Vals. Les chiffres de l'immigration, les chiffres consolidés de l'immigration de l'année 2024, ils sont sortis, tout augmente. Il y a jamais eu autant d'immigration en France que aujourd'hui avec un ministre de l'intérieur qui s'appelle monsieur Retaillot. 343000 titres de séjour contre 3400.

Voilà. Et puis il faut pas oublier aussi que Rota et son équipe ont un logiciel de campagne qui est celui de Sarkozi qui avait assassiné politiquement Jacques Chirac. Mais c'est vrai aussi que cette stratégie peut avoir ses limites en 2025 parce que son prédécesseur donc Sarkozi avait pris le pouvoir à l'UMP quand le parti était encore très populaire.

Il y avait un large socle de fidèles et puis il y avait énormément de députés, énormément d'élus locaux, régionaux et même au niveau effectivement national. Euh Bruno Retaillot, lui, il en manque cruellement, hein. La droite a quand même perdu euh évidemment son lustre depuis.

Il a quand même très peu de défenseurs, il est peu aimé à droite malgré sa prise de pouvoir sur le parti et puis pour le moment, il veut rester au gouvernement. C'est une position qui est confortable, on l'a dit. Euh et puis il a pas non plus énormément de bilan à défendre à Bovau, hein.

Euh et autour du ministre aussi, on a en tête le départ tardif d'Emmanuel Macron de Bery. C'était fin août 2016 rappelez-vous, moins d'un an avant son sacre présidentiel. Peut-être que finalement Retaillot fait lui aussi un petit peu de Macron.

Mais la suite au prochain épisode. Merci beaucoup Nils. Merci et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de Les indiscrets.

J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite, historique et face aux 105 millions d'euros du milliardaire ultraconservateur stérin qui veut installer l'extrême droite au pouvoir, le média lance repost, une contreoffensive vitale et citoyenne. C'est notre unique chance de bâtir une chaîne d'infos populaire et indépendante capable de percer sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne pour donner enfin la parole à celles et ceux qu'on ignore.

Ensemble, reprenons le terrain et protégeons notre démocratie. Soutenez-nous sur campagne.v.fr. frateurs, abonnés, donatrices et sociaux, je vous dis à très vite. [Musique]