PHILIPPE BALLARD est l'invité de L'HEURE DES PROS sur CNEWS !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 42 %Défensif 33 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Philippe Ballard, qu'est-ce qu'on fait ? Si demain vous êtes au pouvoir, vous décidez quoi ?
- 0:03RelanceRéponse directe
Député, vous répondez ?
- 2:37ComplaisanteRéponse partielle
Mais ils sont bien informés, ils sont bien aidés même, si vous voulez.
- 4:32OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qu'on fait avec le syndicat de la magistrature ?
- 5:30RelanceRéponse directe
On fait comment, M. Valigny ?
- 7:04FerméeRéponse directe
Combien d'interpellations hier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28Invité politiqueChiffre
« le bloc central, les électeurs à 81%, je crois, soutiennent cette proposition. »
- 0:59Invité politiqueFait
« Il faut rétablir une nouvelle forme de la loi anticasseur de 1970, abrogée en 1980. »
- 1:06Invité politiqueFait
« Toute personne qui participe à un attroupement, à la limite, même si elle prend son portable, a dit, elle est chopée. »
- 1:38Invité politiqueChiffre
« il y a 85% quand même des personnes interpellées qui sont mineures. »
- 1:49Invité politiqueFait
« Mais sauf que c'est déjà dans la loi. »
- 2:21Invité politiqueFait
« Mais juste à condition que ces personnes soient identifiées. »
- 5:56Invité politiqueChiffre
« ils avancent à visage complètement découvert. Et ça représente 30% quand même des magistrats, lorsqu'il y a des élections professionnelles. »
- 7:08PrésentateurChiffre
« il y en a eu 1747, je crois, qui ont été interpellés hier. »
- 7:14PrésentateurChiffre
« sur les 5 jours, il y en a 5000. »
- 7:16PrésentateurChiffre
« Et sur les 5000, c'est 85%. »
- 10:23Locuteur 6Fait
« il y a une jeunesse qui détruit, on la voit en ce moment, et il y a une jeunesse qui a choisi de se détruire pour les mêmes raisons. »
- 17:52Invité politiqueChiffre
« Il y a 2 300 000 lycéens en France. »
- 23:36Locuteur 3Chiffre
« les actes antisémites ont explosé en France depuis deux ans maintenant »
- 32:40Locuteur 4Fait
« la Corse elle a été placée sous la protection de la Vierge Marie en 1735 »
- 32:41Locuteur 4Fait
« notre hymne le Dieu vis-à-le-Virégin c'est une prière à la Vierge Marie »
- 33:06Locuteur 9Fait
« pour une fois un OQTF est appliqué d'une certaine manière et la justice a agi très vite »
Temps de parole
- Présentateur38 %
- Philippe Ballard15 %
- Locuteur 69 %
- Locuteur 39 %
- Locuteur 49 %
- ?8 %
- Locuteur 96 %
- Locuteur 25 %
- Locuteur 82 %
≈ 26,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Philippe Ballard, qu'est-ce qu'on fait ? Si demain vous êtes au pouvoir,
vous décidez quoi, monsieur le député ? Eh bien deux choses. Déjà, parce que vous montriez ce sondage, nous, après les émeutes suite à la mort de Naël, on avait déposé un amendement, qui malheureusement a été rejeté, qui consistait en fait à apporter le soutien de l'État aux collectivités locales qui se portent partie civile. Alors ça peut paraître un peu technique,
mais c'est fondamental.
Ça veut juste dire que si on n'engage pas des poursuites, on peut condamner personne. Voilà. Et alors là, quand je regardais le chiffre, le bloc central, les électeurs à 81%, je crois, soutiennent cette proposition. Le bloc central a voté contre, si vous voulez. Donc c'est bien beau de dire, nous, on est pour le principe du casseur-payeur, mais quand on enclenche un mouvement législatif, ça ne suit pas. Et puis le deuxième point extrêmement important, parce qu'après, il faut prendre la personne. Si on prend le lycée Nelson Mandela à Nantes, qui a craqué l'allumette
?
Effectivement, c
'est
un problème qui se pose. Ils sont cagoulés, ils sont 50, 60, 70, 80. Donc il faut rétablir une nouvelle forme de la loi anticasseur de 1970, abrogée en 1980. Pas celle de 2019. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que toute personne qui participe à un attroupement, à la limite, même si elle prend son portable, a dit, elle est chopée, « Oh ben moi je filmais, j'étais pas là ». Si, elle sera solidaire de ceux qui ont commis les délits, voire potentiellement les crimes qui sont conduits. Donc c'est deux mesures législatives à prendre pour enfin appliquer le principe du casseur-payeur. Éric Ciotti à Anis, effectivement, a entièrement raison.
Il faut faire payer, alors nous on sait en cas de résidive, les mineurs, parce que là il
y
a 85% quand même des
personnes interpellées
qui sont mineures. Donc effectivement, c'est un levier. Mais globalement, il faut faire une loi qui permette de faire payer réellement et efficacement ceux qui sont les casseurs. Mais sauf que c'est déjà dans la loi. Non,
non,
non,
non, c'est précisément la responsabilité des parents. Si les collectivités, le
gars n'engage pas des poursuites judiciaires, si elles ne se portent pas partie civile, le mouvement, il est très vite bloqué en fait.
La vérité, c
'est
que
ça se chiffre en millions.
Et
ces familles ne sont souvent pas solvables. Donc les faire payer, oui, le maximum, leur enlever aussi tout ce qui est allocation, logements sociaux, etc. C'est par là qu'il faut, je crois, commencer. Et pour la délinquance en général, et effectivement, il y a un manque de courage politique alors qu'il y
a
un consensus dans
le pays. Mais juste à condition que ces personnes soient identifiées. Parce que quand
vous voyez ces images, vous le
décriviez très bien. Ils sont tous, on a vu les images dans le 15e, ils sont cagoulés,
ils sont extrêmement
mobiles. Généralement, d'ailleurs, ceux qui se font prendre, ce n
'est
pas forcément ceux qui sont les plus
actifs. Et
puis
ils
sont bien informés, ils sont bien aidés même, si vous voulez. Ils font des petits fascicules produits, on en parlera dans quelques instants, par le syndicat de la magistrature, qui s'appelle le fascicule du manifestant arrêté. Donc ils connaissent aussi les avocats qu'il faut contacter lorsqu'ils sont interpellés. Donc c'est quasi mission impossible. Mais
faire quelques exemples, ça ne fait pas de mal. Moi,
je
pense que tout
de même,
il faut essayer. Parce
que là,
on n'essaye même pas. Et je crois, moi, que s'il y avait quelques exemples, on aura quelques résultats. Grégory Canal.
Déjà, la loi à droit constant, il y a déjà beaucoup de choses à faire. En effet, le problème, c'est l'établissement de la responsabilité directe. Mais en fait, on peut taper sur les parents. Et là, vous avez vu que Gérald Darmanin a demandé cette semaine à tous les parquetiers de concentrer le tir sur la responsabilité pécuniaire des parents d'élèves. Ça, c'est un élément très dissuadif. Alors évidemment, il faut aller plus loin. Et vous avez vu que le gouvernement a annoncé hier qu'il proposait une loi en voie d'urgence pour faire une responsabilité, ce qu'on appelle solidaire. En gros, vous êtes dans une manifestation.
À partir du moment où vous êtes dans la manifestation, vous êtes estimé comme co-responsable. Ça, c'est important. Et en plus, il propose un deuxième article. C'est de taper dans les allocations familiales. Et ça,
c
'est un
élément. Enfin !
On est très
poniètre. Non, mais j'avais juste envie de dire enfin. Parce que
moi, je suis désolé, le consentement à l'impôt, il va se poser à un moment. C'est-à-dire que je n
'ai
pas envie de payer pour les mésémeutiers.
Et juste une petite parenthèse, il y a eu une réforme de la justice des mineurs il n
'y a
pas longtemps. Darmanin l'avait proposée. Elle a été censurée, malheureusement, par le Conseil constitutionnel.
Et on y vient, mais parce que...
Et n
'oublions pas un autre outil dans l'arsenal, c'est aussi les réseaux sociaux. Ça paraît anodin, mais c'est très fort dans les lycées. C'est essentiel. L
'introduction en moins
de 15 ans, c'est vital.
Vous avez raison que, si vous voulez, ils se challengent, notamment sur les réseaux sociaux. Et ils en font une sorte... Comment ?
Je disais au lycée, on a plus de 15 ans.
Oui,
c'est vrai. Mais
en revanche...
Il y a des collèges qui arrivent. Vous avez dit quelque chose
d'important, c'est parce qu'on est aussi dans la communication. Solliciter les parquetiers, c'est-à-dire les procureurs,
pour
leur dire... Vous allez dire, on va taper le portefeuille, il faut que la justice ensuite suive. Puisque le parquet n'est pas celui qui juge. On est d'accord. Donc, qu'est-ce qu'on fait avec le syndicat de la magistrature ? Parce qu'en fait, j'aurais pu commencer cette émission avec l'élément le plus important, qui est le communiqué du syndicat de la magistrature hier, qui n'a pas eu un mot, pas un mot, pour les policiers blessés. Et qui vous explique, en gros soutient les émeutiers, et qui vous explique qu'il faut faire cesser de réprimer la jeunesse pour la faire taire.
Elle accuse, le syndicat accuse en quelque sorte, l'État de vouloir étouffer une parole, pas seulement de maintenir l'ordre. C'est une colère, selon eux, qui est légitime. Le syndicat estime que la colère des lycéens est légitime et valide aussi le fonds des revendications. Le gouvernement, et là je les cite, a fait le choix d'une réponse brutale, appelle à mettre à fin à la brutalisation du mouvement. Donc si demain, sur les 5000 interpellés, vous en avez 1000 qui comparaissent devant un juge, et que vous avez un juge rouge, un juge du syndicat de la magistrature, on fait comment, M. Valigny
?
On fait comment ?
Alors
qu
'est
-ce qu'on fait avec ces juges rouges ? On leur demande quelles sont leurs opinions politiques ?
On n'a pas besoin de leur demander, ils le font eux-mêmes, ne vous inquiétez
pas,
ils
n'ont pas besoin de nous.
Et
comment vous les détectez ? Ah
comment je les
détecte ? C'est une vraie question. Vous leur demandez s'ils ont une
carte du syndicat de la magistrature
?
Non, ils font des conférences communes avec la France insoumise, comme dernièrement à l'Assemblée nationale. Si vous voulez, ils avancent à visage complètement découvert. Et ça représente 30% quand même des magistrats, lorsqu'il
y a
des élections professionnelles,
c
'est 30% des votes. Donc c'est pas rien, mais c'est une vraie question, André Valigny. Par exemple, ce communiqué, vous signez ce communiqué, vous ne vous dites pas, mais quand même, un syndicat de magistrats est en train, et soutenu d'ailleurs, ce communiqué, par un certain Jean-Luc Mélenchon, est en train de prendre la place des responsables politiques. C'est eux qui, demain, potentiellement, vont juger ceux qui ont cassé et pillé.
Non,
moi je pense que les violences policières sont évidemment un problème quand elles ont lieu, mais que là, en l'occurrence, il ne s'agit pas de violences policières, il s'agit de violences des manifestants. Et la police, qu'on reproche, enfin parfois, j'ai entendu qu'on reprochait à la police, au ministre de l'Intérieur, de ne pas être assez efficace depuis quelques jours. Or, il y a eu beaucoup d'interpellations. C'est vrai.
Mais une
interpellation, ça ne veut rien.
Ça ne veut rien dire. J'avais l'impression d
'avoir Jérôme
Salomon pendant la
crise sanitaire. C'est
-à-dire
qu'on était abreuvés de
chiffres,
hier.
Je ne dis
pas que c'est de la compétence, mais c'était l'opération Jérôme Salomon. On vous donne des chiffres. Boum ! Alors, il y en a eu 1747, je crois, qui ont été interpellés hier. C'est 30% de moins que la veille où il y en avait eu 2200. Et puis sur les 5 jours, il y en a 5000. Et sur les 5000, c'est 85%. Donc vous êtes inondés de chiffres. Et Charlotte a raison de dire, mais attendez, 5000 interpellations, ça ne
veut
pas dire 5000 derrière les barres.
Non, derrière,
il va falloir regarder les condamnations, si elles ont lieu.
Non,
mais
surtout,
il
va falloir... La vraie question qui se pose, Moi, je pense très franchement qu'il faudrait poser la question politiquement du syndicat de la magistrature pour sauver tous les autres magistrats, en fait. Parce que pèse un soupçon de partialité permanente sur toute la magistrature à cause de leur prise d'opposition permanente, c'est insupportable, en fait. Je suis désolé, ils contestent en permanence même la politique pénale. Ils n'ont pas le
droit de le faire. Ça dépasse
la liberté syndicale.
Exactement. Que cette
question soit posée.
Et là, il y
a
une immense lâcheté politique, y compris, je suis désolé de le dire, du garde des sceaux actuel. Quand est-ce qu'on va dissoudre ce syndicat qui fait de la politique
?
Ce n'est pas son rôle qu'il défende les intérêts catégoriels, les conditions de travail des magistrats. Oui, mais à partir du moment où ils font de la politique, les juges ont un devoir d'impartialité. Donc non seulement on devrait dissoudre ce syndicat, mais on devrait sanctionner ces juges qui sont hors la loi. Personne n'a envie d'être jugé par des gens qui font de la politique et qui vous jugent sur vos opinions politiques.
Mais
est-ce qu'on
pourrait s'accorder sur une chose
?
Ce
ne
serait
pas une dérive de Macarty, ce serait le rétablissement de la démocratie.
Aucun
homme politique
n'a
le courage de le faire tout simplement parce que vous êtes terrorisé par les magistrats.
Alors regardez Révalini, parce que vous me regardez moi. Mais on pourrait s'accorder sur une chose.
Révalini n'est plus là,
mais je regarde aussi M. Darmanin. À
l'accent, on pourrait s'accorder quand même sur une chose, c'est que M. Darmanin,
en
quelques mois, a fait plus.
C'est beaucoup de communication. Je suis désolé de
vous le dire, Eliott. Moi, je ne suis pas du syndicat de la magistrature. Ah bon ? D'abord, je suis avocat. Vous êtes sûr ?
Je ne suis
pas magistrat.
Parfois, quand vous prenez
la parole, j'ai l'impression qu'il y
a
un peu du
syndicat de la magistrature.
Non,
non, non.
Et j'ai souvent été en opposition avec des prises d'opposition que je trouvais excessives du syndicat de la magistrature. Mais je dis souvent sur ces plateaux où l'on s'acharne contre ce syndicat de la magistrature, dont je répète encore une fois que je ne suis pas d'accord avec ces positions la plupart du temps, c'est que même si vous dissolvez le syndicat de la magistrature, vous ne pourrez pas empêcher les magistrats, quels qu'ils soient, d'avoir des opinions politiques.
On peut avoir des sanctions
administratives
pour ceux
qui débordent. Mais
personne ne dit le contraire, cher André Valigny.
Simplement,
vous dites acharné. Vous êtes dur. Alors, c'est moi qui l'ai écrit le coup de
communiqué
en
plein émeute ? C'est moi qui participe à la fête de l'humain en expliquant que c'est des révoltés, pas des émettiers. Les magistrats ont le droit d'avoir des opinions politiques. Il y a des liens
pour
eux. Personne ne dit le contraire.
Charlotte Dandela. La dissolution d'un syndicat n'empêche pas les magistrats d'avoir leurs opinions. André,
les
magistrats sont des hommes, donc comme tous les hommes du monde, ils ont le droit d'avoir des opinions politiques. Ce serait complètement absurde de dire le
contraire. En revanche, il y a un
droit qu'ils n'ont pas,
c
'est de les exprimer en tant que magistrats.
Je
suis désolée, cette question se pose. Et encore une fois, elle ne se pose pas par amour de l'acharnement contre le syndicat de la magistrature, contrairement à ce que vous pensez, mais simplement parce que pèse ce soupçon permanent sur toute la
magistrature.
Or, nous avons besoin de la magistrature. Mais simplement, une chose, c'est qu'il y a une chose qui est vraie dans ces émeutes, c'est que tout le monde se croit obligé de commencer la phrase en disant les revendications, bien sûr, sont légitimes. Je vous ai dit tout à l'heure, moi j'ai entendu aussi pendant ces trois jours une gamine dire on n
'en
peut plus de faire la queue aux toilettes. Non mais pardon, en fait, tu rentres en classe, tu vas faire ton cours de maths. Mais pourquoi personne ne leur parle comme des adultes à des enfants ? Ils ont besoin de cadres, ils ont besoin de repères. La différence entre cette jeunesse-là et celle qui s'en sort mieux, celle que l'on admire depuis trois jours, c'est que les deuxièmes ont des adultes dans leur vie. C'est les aimer que de vouloir reposer le monde adulte. Et la justice et la police ne feront pas seuls ce rôle. Jamais. ça c'est un mensonge de plus dans les circonstances et il faudrait repenser l'éducation de manière générale.
Grégory Canal, sur le syndicat de la magistrature, qu'est-ce qu'on fait ?
Est
-ce qu'on fait... L
'avantage d'avoir une élection présidentielle, c'est que ça permet d'avoir tous les sujets sur la table. Donc moi, évidemment le droit syndical, c'est un droit constitutionnel.
On
ne peut rien faire en l'état actuel. Mais évidemment que ce sujet sera prompté pendant la campagne présidentielle. Il faudra que les gens se positionnent là-dessus. En tout cas, les candidats devront se positionner là-dessus. Après,
je
voudrais quand même dire, je ne
suis
pas d'accord avec vous, monsieur, c'est que l'arbre ne doit pas cacher la forêt. Au quotidien, tous les services de l'État travaillent avec les autorités judiciaires sans aucun problème.
Regardez hier, dans
92, le préfet des Hauts-de-Seine, nous
dit très clairement,
exactement, sa relation est parfaite. Mais personne
ne dit le contraire. Je ne sais pas dire le contraire. Et personne ne parle des procureurs.
Au contraire, c'est ce que dit Charlotte très bien. Elle dit, il va vite falloir régler cette situation du syndicat de la magistrature qui jette un discrédit sur l'ensemble de la justice. Une justice qui, avec peu de moyens parfois, même si ses moyens ont été massivement
augmentés ces dernières années,
ne peut pas avoir ce discrédit jeté
sur l'ensemble de
la justice. Philippe Allard,
en
un mot, et après on est très
pressé. – D'accord, je vais être rapide,
mais le problème, il naît peut-être à l'école de la magistrature. Ça,
c
'est le point peut-être même essentiel.
– Mais attendez, le problème, il naît dans la loi. – Est-ce qu'il ne faut
pas ouvrir le concours, par exemple, créer des tours extérieures ouverts ?
– C'est ça que la question, c'est la question. – Le ministre de la Présidente permet de
régénérer
l'école de la magistrature. – Je remercie Édouard Binat
qui était venu ancien président de la cocarde étudiante. Merci d'être venu nous voir. J'aurais aimé qu'on parle un peu plus des étudiants, mais dans quelques instants, on va revenir sur l'antisémitisme dans ces émeutes parce qu'il y
a
des signalements des vidéos, il
y
a un antisémitisme décomplexé et peu de médias en parlent. Et je voudrais également qu'on parle de la Corse.
Qu
'est-ce qui se passe en Corse ? Il ne
faut
pas jouer avec les Corses. Moi, je
ne m'aventurerai pas
à m
'amuser trop longtemps. Parfois, je regarde
la Corse avec un brin de jalousie. Ils
n'ont pas besoin de garder ceux ni le
ministre de l'Intérieur.
Non, mais
seulement on pouvait être aussi attentif à notre culture, à notre histoire. Si on savait un tout petit peu défendre nos terres, peut-être qu
'on
n'aurait pas les scènes qu'on a aujourd'hui. Merci, cher ami. Revenez quand vous voulez, bien sûr. Et nous, on fait une courte pause. Il est 10h31 sur CNews. On poursuit l'heure des pros jusqu'à 11h. Toujours avec André Valigny, Charlotte Dornelas, c'est Alexandre Dévécu avec Philippe Ballard, député du Rassemblement National avec Grégory Canal, premier adjoint au maire du 15e arrondissement mais également président du groupe Agir au Conseil municipal
Paris
Liberté. Paris Liberté, pardonnez-moi, au Conseil municipal de Paris. Qu'est-ce qu'il
y
a ?
On s'y perd un peu.
Non,
mais je venais à votre défense.
Ah, merci. C'est rare. Il y a un seul grand
groupe d'opposition à
Paris. Non, mais voilà.
Enfin, vous me défendez le samedi matin. Ça me fait plaisir. On parle des émeutes encore et toujours. Et une personnalité du monde du sport a réagi. Teddy Riner, regardez le message. Un lycée qui brûle. Ce sont des vies mises en danger. Ce sont des élèves qui perdent leur salle de classe, leur atelier. Un lieu où ils préparent leur avenir. Aucune colère ne justifie cela. Les responsables doivent être identifiés et condamnés. Je pense à eux. Je pense aussi aux enseignants et au personnel qui les accompagnent chaque jour et qui doivent pouvoir travailler sans avoir peur écouter les difficultés des jeunes. Oui. Laisser la violence décider s'ils peuvent aller en cours. Jamais.
Et c'est intéressant. Il dit je refuse qu'on fasse le professe de toute une génération. Il y a quelques semaines dans un lycée professionnel, j'ai rencontré des jeunes qui travaillent dur pour apprendre un métier. Et c'est intéressant de voir que des personnalités du monde du sport... Excellent, c'est
très
bien. Mais c
'est
important
à la fin de son message que je découvre là. Je
ne l'ai pas
intégralement lu. Mais à la fin du premier message qu'on avait vu qui était plus long, il disait je crois en cette jeunesse et je veux qu'un jeune qui pousse la porte de son lycée puisse apprendre. Mais je pense que cette question de la confiance préalable en leur disant c'est parce qu'on veut votre bien qu'il va falloir faire plus. Et un jeune naturellement, un jeune et d'ailleurs nous tous, naturellement, on a plutôt envie de rien faire. On aimerait bien que tout nous tombe ton cul dans le bec. Non mais, je veux dire, si on laisse pousser, la paresse est plus confortable apparemment que l'effort. Le problème, c'est que depuis des années, vous savez, tout à l'heure, on disait il y
a
une jeunesse qui ne casse pas, etc.
Il
y
a
une autre jeunesse qui devrait nous inquiéter à mon avis pour les mêmes raisons. C'est qu'il y a une jeunesse qui détruit, on la voit en ce moment, et il y
a
une jeunesse qui a choisi de se détruire pour les mêmes raisons. Ils n'ont aucun sens à leur vie. Vous les écoutez, c'est pour ça que je me moquais un peu des revendications. Il y a des revendications qui sont identifiées par les adultes. Il y a un manque de professeurs dans certaines classes. Il y
a
un manque de moyens évidents pour enseigner correctement. C'est une question qui doit concerner les adultes. Or, faire poser sur ses élèves et avoir un ministre encore une fois qui arrive et qui dit qu'on va plus vous écouter, c'est les abandonner un peu plus. Donc il faut croire en eux et les pousser à faire des efforts pour qu'ils identifient eux-mêmes et qu
'on
le fasse avec eux le but, c'est-à-dire qu'ils réussissent et leur faire comprendre qu'ils seront plus heureux comme ça. Le
discours de victimisation permanente ne peut pas les aider. Mais je préfère avoir
Teddy Riner au pied d'une école que Louis Boyard.
C'est exactement ce qu'il fait Teddy Riner, il a
parfaitement
raison. Pour différentes raisons d'ailleurs.
Vous voyez bien que dès que son message a été posté, je l'ai transmis à la réaction pour vous le proposer. Je
ne veux dire dans cette jeunesse
et pour poursuivre.
Il dit je
veux qu'un jeune qui pousse la porte de son lycée puisse penser à son avenir pas à sa sécurité.
Le
construire, bien sûr. C'est formidable. Voilà un beau message M. Canal. Et je salue Christina Luzzi, je n
'ai
même pas dit bon, j'ai dit bon, j'ai salué tout le monde sauf Christina Luzzi alors que vous êtes la plus importante vous allez parler de la Corse. Vous êtes notre soleil Corse. Vous êtes notre correspondante Corse et nous en parlerons dans un instant. il ne
faut
pas embêter les Corse. Non. Là on en parlera dans quelques instants. Mais restons sur Teddy Riner Grégory Canal. Je trouve
ça très bien. Je préfère en tout cas entendre ce genre de discours de leur part des artistes et sportifs plutôt qu'aller dans le champ politique qui est quand même parfois un petit peu trop facile à faire. Pour rebondir sur ce que disait Charlotte Dornelas quand même d'indiquer que les lycées qui ont été brûlés hier
ils
venaient d'être
faits.
Ils étaient à neuf. Valérie Pécresse allait nous faire un chèque de 200 000 euros pour le lycée qui a été détruit hier. Donc les moyens sont là en réalité. A la jeunesse qui détruit moi je pense aussi à celle de la semaine dernière qui était là avec la visite du pape. Toute la jeunesse n'est pas non plus versée dans ce qu'on voit ces derniers
jours. Mais ces jeunesses ne sont pas la mémoire d'espoir. Il y a
2 300 000 lycéens en France. Il faut aussi mettre en perspective comment dire. Il
y
a 2 300 000 lycéens il n'y a pas 2 300 000 jeunes en
train de la France de l
'Ordre de caillasser les pompiers ou bien
de
d
'essence leur proviseur. Philippe
Ballard ils sont peut-être minoritaires mais ils sont de plus en plus nombreux. Oui il faudrait. Et ceux
qui sont en dehors de la ligne rouge ils
ne sont jamais sanctionnés.
Là il faut un les attraper deux les sanctionner. Mais pour rebondir ce que vous disiez aussi vous savez quand vous avez des responsables politiques qui comme Mme Rousseau parlent du droit à la paresse. le message qu'on transmet à la jeunesse le droit à la paresse.
Moins de Rousseau moins de Boyard plus de Rineur
mais dans les esprits c'est terrible c'est ravageur. Moins de Rousseau moins de Boyard plus de Terrier
plus de
sportifs qui ont cravaché le sport en plus et c'est un exemple qui est extraordinaire c'est le goût de l'effort
c
'est 99% de sueur pour
1% de
talent et un Cristiano Ronaldo un Lionel Messi c'est des garçons qui arrivent une heure avant le début de l'entraînement qui repartent une heure après la fin de l'entraînement c'est des gens qui n'ont fait que travailler qui
ont
ce goût de l'effort. Une séquence justement pour revenir sur les émottes à Roussillon visiblement un quart qui a été caillassé et c'est vrai que on ferait mieux de parler plus de Teddy Riner que de ses casseurs.
C
'est chez vous André Valigny que ça se passe.
Oui c'est à Roussillon en Isère c'est à dire dans la vallée du Rhône entre Vienne et Valence enfin peu importe où c'est c'est lamentable
c
'est lamentable moi je pensais une chose tout à l'heure en vous écoutant parler de
l
'idée de faire payer les parents évidemment sans les mettre sur la paille et
sans
aggraver les difficultés de familles qui sont déjà en grande difficulté pourquoi pas demander aux parents
d
'être responsables y compris financièrement mais il y
a
aussi une chose à laquelle il faudrait penser c'est multiplier les travaux d'intérêt général c'est à
dire
que les jeunes qui ont cassé si on arrive à les identifier
leur
faire
les
faire participer à la réparation de ce qu'ils ont cassé ça
c'est
important écoutez pourquoi pas j'espère que ça peut ce
qu'avait dit Attal dans
son il a dit beaucoup de choses Gabriel
dans son discours tu
casses tu payes tu détruis tu répares
tu défis d'autorité
quand
il faut voter
un amendement qui va dans le sens du casseur payeur là par contre il vote contre
pour
taper dans la main de la France
insoumise pour les législatives là aussi il a été effectivement très prolixe l'antisémitisme l'antisémitisme décomplexé dans ses manifestations et ça c'est un pan de ces émeutes qui est peu traité
et
qui peut surprendre vous avez des revendications très nombreuses parfois figurent des revendications dans les manifestations et les blocus sur la cause palestiniennes vous avez d'ailleurs des drapeaux palestiniens qui sont parfois plus nombreux que les drapeaux français présents dans ces manifestations et interviennent ensuite dans la marge radicale l'antisémitisme avec des messages mais profondément graves et sous traités médiatiquement et absolument pas condamnés politiquement je vous propose de voir le sujet et les signer Michael De Santos
devant
ce lycée de Carpentras ces élèves brandissent un drapeau palestinien très vite des propos antisémites sont prononcés
certains
de ces individus ont été identifiés grâce à la vidéo surveillance à quelques jours du 7 octobre la ville de Carpentras a dénoncé ses propos abjects saisit la justice mais aussi accusé l'extrême gauche antisémite d'instrumentalisation une position partagée par le président de l'UDR Eric Ciotti
la
fureur antisémite se déverse dans le blocus d'un lycée à vomir
blocus
soutenu par les filles et ses proxys
une
idéologie d'extrême gauche omniprésente dans les lycées de nombreux élèves brandissent des drapeaux palestiniens d'autres tags frient palestines sur les murs ou scandent des slogans en faveur de Gaza
reste
que la cause palestinienne est une revendication parmi tant d'autres une situation qui rend parfois illisible le combat de ses élèves
bon
évidemment la cause palestinienne peut être au coeur des préoccupations d'une partie de la jeunesse mais là les
premières
secondes c'est pas ça c'est où sont les juifs on va brûler les juifs c'est l'antisémitisme ça donc cette partie là est absolument sous-traitée Grégoire Canal et il faut en parler également
bien
sûr d'ailleurs vous avez raison de le faire
c
'est quand même vraiment la preuve sine qua non de la compromission de l'ultra-gauche et de LFI dans tout ce bazar qu
'il y a en France
si on avait un doute il suffit de regarder ça c'est le leitmotiv de LFI tout le temps mettre ce sujet sur la table et de créer en France un antisémitisme d'atmosphère qui est quand même redoutablement dans le jeu car il ne
faut
pas oublier qu'entre les mots et les actes il n'y a que l'épaisseur d'un trait et on le voit bien les actes antisémites ont explosé en France
depuis
deux ans maintenant
c'est vraiment vertigine je vais me tourner vers Philippe Ballard parce que c'est vrai que cette semaine on a
il
y
a
eu des accusations qui étaient portées contre Jordan Bardella avec toute cette histoire de Mediapart on est allé chercher des messages qui sont contestés par Jordan Bardella de 2013 je ne suis pas certain que le français de confession juive aujourd'hui quitte son domicile et craigne qu'un soutien de Jordan Bardella s'en prenne à lui je crois mais peut-être que je me trompe que les images qui n'ont pas été relayées d'ailleurs par Mediapart on va peut-être faire un dossier là-dessus de cet antisémitisme dans les émeutes lycéennes ces derniers jours soit une préoccupation un peu plus importante M. Ballard
oui
je profite quand même pour dire que Jordan Bardella bien sûr réfute et apporter en justice cette affaire et on lui apporte tout notre soutien face à Mediapart ça fait Mediaflop Mediaabcheat parce que plus ça avance plus on s'aperçoit que quand on écoute notamment les ça s'appelle puis Huissier maintenant c'est commissaire de justice voilà moi j'en écoutais un hier sur France Info Radio qui n
'est
pas une radio proche du Rassemblement National vous me l'accorderez et qui dit oui mais enfin on ne peut pas porter la preuve qu'on n
'a
pas d'adresse IP que ça n
'a
pas été trafiqué après la livraison par l'extraction par Meta enfin bon tout ça va s'effondrer ça
me paraît
plus important ce que je vous demande là sur
l
'antisémitisme sur le terrain que l'antisémitisme supposé ou les accusations d'antisémitisme de 2013
mais
on combat l'antisémitisme de toutes nos forces on a tous participé les députés à la marche après le 7 octobre Jordan Bardella s'est rendu en Israël là ce sont des images enfin les premières à Carpentras alors c'est une ville gérée par le Rassemblement National par mon collègue Hervé de Lépinaud ils s'en sont pris également à la mairie et c'est un écosystème on n'arrête pas de l'expliquer effectivement vous avez et les filles à la manœuvre plus tous les proxys alors la jeune garde qui a été dissoute mais enfin vous avez Révolution Permanente le NPA enfin voilà tout ça ça fait un écosystème et on relaye avec un drapeau palestinien brandi bah oui des propos une idéologie antisémite il faut appeler un chat un chat quand même donc tout ça ça doit être combattu de toutes nos forces et absolument ne rien laisser passer
voilà
ce qu'on pouvait dire sur les émeutes et tout au long de la journée évidemment sur ces news je le disais nous donnerons la parole à ces français honnêtes qui subissent ces violences je veux qu
'on
parle de la Corse avec Christine Aloudzi parce qu'il se passe quelque chose et certains pourraient se dire c'est anecdotique bon vous avez deux individus qui ont saccagé une statue de la Vierge ils étaient peut-être très alcoolisés ils seront condamnés par la justice et c'est pas tant l'acte odieux qui m'intéresse c'est la réponse du peuple corse la réaction populaire la réaction populaire c'est à dire que toute la Corse s'est soulevée à tel point qu'on a découvert c'est des record man c'est les OQTF les plus rapides les OQTC obligation de quitter le territoire corse c'est les plus rapides de l'histoire que s'est-il passé pour les téléspectateurs qui nous rejoignent et qui n'ont pas eu vent de cette histoire de ce scandale de la Vierge profanée et d'une Corse sous le choc Christina Loudi
ce qui se passe c'est que tout commence dans la nuit de mercredi à jeudi il y a deux jeunes vous voyez sur les images qui se filment sur le rond-point du stabiage on voit l'un d'eux qui est agrippé à la Vierge qui mime des gestes obscènes avec des propos aussi à caractère sexuel la statue est finalement arrachée de son socle on la voit par terre on va le voir certainement sur ces images
on l'a vu juste avant
et très rapidement ces deux jeunes vont être interpellés on a l'impression que les services de police ont mis les moyens justement pour les interpeller avant que le peuple ne le fasse parce qu'on a vu sur les réseaux sociaux leur nom circuler leur profil Instagram leur profil Facebook c'était vraiment très documenté et ça a pris une ampleur considérable puisque donc les services de gendarmerie les ont interpellés ils les ont conduits à la brigade de Porto Vec et là rassemblement populaire tout de suite il y a plusieurs centaines de personnes qui se sont rendues devant la gendarmerie et certains on le voit ont déposé un cercueil un geste symbolique fort alors il a été on pourra en parler ensuite contesté sur les réseaux sociaux certains ont dit qu'il était peut-être excessif en tout cas voilà mais le rassemblement s'est déroulé dans le calme on a chanté le Dieu vis-à-vis on a entendu des chants corse tout le monde était très calme mais je pense qu'ils ont voulu montrer à quel point ils avaient été offensés alors je vous dis certains ont discuté ce cercueil mais pour ceux qui l'ont déposé je crois qu'il était une forme de mesure la mesure finalement de l'offense qu'ils avaient subie
donc ils sont mobilisation du peuple corse ils sont appréhendés par les policiers ils sont déférés ils seront jugés en novembre prochain le
16
novembre le 16 novembre prochain mais la justice du moins a décidé c'est pas question qu'ils ne qu'ils restent en Corse ils doivent quitter Manu
Militaré c
'est
moins une protection
qu'une protection oui c'est plus une protection
qu'une protection je
pense que les deux délinquants ont dit merci c'est à dire qu'eux-mêmes voulaient partir sauf que ils sont pas partis patatras ils sont pas partis cette nuit
qu'est-ce qui s'est passé
en fait ils ont été accompagnés à l'aéroport par un service de gendarmerie une escorte discrète mais ils ont demandé cette escorte policière donc vous disiez des OQTF et des OQTC là ce sont les deux individus qui ont demandé avoir une escorte policière pour se rendre à l'aéroport dans l'aérogare ils ont été reconnus bien évidemment puisque leur photo a été diffusée partout et il
y
a certaines personnes qui leur ont dit ce qu'ils pensaient de leur geste on a une vidéo je vous propose qu'on la regarde tout de suite
j'espère messieurs que ça vous servira de leçon ce qui s'est passé parce que je vous le
dis
je ne devrais pas vous dire mais je vous
le
dis quand même vous avez de la chance d'être aux escortes policières j'espère que vous en avez bien conscience
Christine Alloudi
ça
rigole pas
oui
c'est effectivement l'ambiance est froide et heureusement qu'il y
a
les services de police mais tant mais je vais vous dire il faut que le peuple corps soit choqué très en colère se mobilise ça s'entend évidemment qu'il y
ait
des sanctions extrêmement fermes ça s'entend également moi ce qui m'intéresse c'est aussi la mobilisation populaire au delà de l'aspect radical c'est de se dire c'est une terre qui a envie de protéger son histoire sa culture
oui
mais il
y a
aussi une chose c'est qu'en Corse la Vierge elle dépasse largement finalement la seule pratique religieuse elle fait partie de l'histoire insulaire elle fait partie de notre culture elle fait partie de notre histoire et quand on touche à la Corse quand on touche à la Vierge pardon on touche pas qu'un symbole on touche aussi une mémoire collective et en fait les Corses ils réagissent à ça on protège notre langue c'est vrai on protège notre île et les Corses disent on n'a pas envie de voir ça s'installer chez nous
Grégory Canal vous connaissez bien la Corse avant de vous donner la parole juste une question ils habitaient en Corse c'était
deux saisonniers vous
avez bien fait de poser la question excusez-moi c'est
deux saisonniers ils étaient présents
pour travailler pour vous dire à tel point qu'il y
a
eu de la mobilisation à Porto Vecchio c'est à dire qu'il
y a
un des deux mis en cause qui travaillait dans un hôtel plage que sais-je le restaurant a communiqué en disant on va prendre toutes les mesures nécessaires vous n'inquiétez pas parce que lui il ne viendra plus jamais mettre un pied chez nous Grégory Canal
moi
je suis un amoureux de la Corse évidemment
j
'ai beaucoup de plaisir à parler de ce sujet cette vierge a été installée il y a dix ans par l'abbé Constant évidemment les Corses sont très attachées à leur identité et à leur racine notamment chrétienne mais même de manière générale à leur identité c'était une statue de Pauli je pense que l'effet aurait été le même en réalité
ils sont
très attachés à leur racine chrétienne je le suis d'ailleurs aussi moi-même et en Corse en effet on ne plaisante pas avec ça alors ça ne
veut
pas dire qu'il faut se faire justice soi-même je ne
sais pas
si c'est bien mais au demeurant on ne peut pas se comporter n'importe comment la perte de repères est tellement forte en tout cas en Corse eux ils ont leur repère assez carré et alors pourquoi en Corse
ils
ont leur repère assez carré et
pourquoi en métropole sur le continent comme ils disent pourquoi on n'a pas ces mêmes repères
pourquoi
nous on n'arrive pas à défendre notre tradition on peut
le
regretter moi je le regrette évidemment
je ne vous mets pas en cause vous avez bien compris mais
j'essaye de me dire est-ce que c'est finalement une exception
ou
est-ce que cette exception elle peut irradier est-ce qu
'elle peut traverser la
Méditerranée un jour ou l'autre
non mais c'est une île je pense qu'il faut avoir présent à l'esprit cette dimension et c'est sans doute beaucoup plus pratique facile de garder son identité sa culture ses traditions quand on est une île tout simplement quand on est un territoire insulaire et c'est ce qui s'est passé alors je suis d'accord il ne
faut
pas se faire justice soi-même enfin ça en dit long sur la défense de sa culture surtout quand on touche à la Sainte Vierge qui effectivement en Corse est extrêmement extrêmement
importante
pour les croyants et non-croyants d'ailleurs parce que la Sainte Vierge elle fait partie de l'histoire de la
Corse
il y
a
eu consensus parce que que ce soit au sud de la Corse comme au nord il y a tout le monde tout
le monde
s'est mobilier et puis ce qu'il faut dire c'est que la Corse elle a été placée sous la protection de la Vierge Marie en 1735 notre hymne le Dieu vis-à-le-Virégin c'est une prière à la Vierge Marie donc c'est dire combien elle est importante pour la Corse et pour les Corses je
crois que les Corses ont un souci aussi de l'ordre et du respect puisque c'est avant tout un manque de respect et pour répondre à la question qu'a posée Eliott je crois qu'il y
a
une aspiration en tout cas sur le continent à retrouver un certain nombre de valeurs et à retrouver l'ordre mais dans cette affaire ce qui m'amuse c'est qu'on voit que pour une fois un OQTF est appliqué d'une certaine manière et la justice a agi très vite comme quoi c'est possible alors peut-être que les Français doivent se faire justice eux-mêmes pour que la justice fasse enfin justice
je ne dis pas qu'il faut le souhaiter mais ils étaient demandeurs pour le coup ils étaient
demandeurs vous savez que je suis arcomisable donc si vous pouviez émiter ce genre de propos cher Alexandre Devecchio on va terminer l'émission comme on l'a commencé avec ce dessin qui veut tout dire de Ouest France où l'on voit Sébastien Lecornu très inquiet avec le budget dans les mains allo Léon vous revenez quand ces pompiers qui sont attaqués par les casseurs c'est vrai qu'on est passé d'une semaine d'espérance et merveilleuse à une semaine de haute tension et j'espère que vous allez le mettre vous allez le mettre par exemple pour travailler le JDD chère Charlotte ce maillot pour
aller à la messe
ah bah pourquoi pas mais juste pour expliquer on avait des photos du maillot parce que c'était regardez le maillot qui était au Stade de France avec les sportifs qui ont pu le porter au Stade de France et on a retrouvé la photo du pape Léon XIV qui le signe arrivé au Tarmac regardez alors c'est pas le vôtre c'est pas celui que vous avez malheureusement mais vous allez pouvoir l'encadrer peut-être chère Charlotte Dornelas parce que je sais que vous êtes meilleur stylo à la main que ballon au pied donc
on a jamais joué au foot
ensemble je l'espère
en tous les cas pour le JDD merci Charlotte Dornelas merci à tous les six dans un instant c'est Brigitte Millot je vais remercier Martin Mazur qui a préparé cette émission et Brigitte sera avec nous pour nous expliquer pourquoi au même titre qu'on connaît son poids il faudrait connaître les chiffres de sa tension qui les connaît autour de cette table j'ai pas le temps de vous poser la question et elle nous parlera aussi des bruits qui nous rendent fou les misophones qui rendent fou les misophones bon merci Christina parce que normalement on vous a rendu plexe depuis la Corse vive la Corse vive la France également il faut le dire et nous étions très
heureux de vous avoir vive la France
dont la Corse
je vous laisse le dire j'ai pas envie d'être au QTC allez
à tout de suite à tout de suite
Philippe Ballard