"La France doit réduire son immigration légale au strict minimum" | François Fillon
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:35Invité politiqueChiffre
« 2 millions de jeunes entre 16 et 25 ans qui ne sont ni à l'école, ni dans un emploi, ni dans une formation, qui sont dans la rue, qui sont abandonnés à eux-mêmes. »
- 11:09Invité politiqueChiffre
« 2 000 milliards de dettes pour nos enfants. »
- 11:56Invité politiqueFait
« 40 ans que la gauche nous rejoue le film de la casse sociale. »
- 22:12Invité politiquePromesse
« En 5 ans, nous pouvons réduire notre chômage en dessous de 7%, c'est-à-dire pratiquement à ce qu'on appelle le plein emploi. »
- 22:20Invité politiquePromesse
« En 5 ans, nous pouvons remettre nos finances publiques à l'équilibre et d'ici 10 ans, nous pouvons être la première puissance économique en Europe. »
- 29:15Invité politiqueChiffre
« 70% des demandes ne sont pas fondées. »
- 29:59Invité politiqueChiffre
« Seuls aujourd'hui, 4% des déboutés de l'asile sont effectivement éloignés. »
- 30:20Invité politiquePromesse
« Je veux imposer l'obligation aux demandeurs de former leur délai, leur demande dans un délai de 15 jours après l'entrée sur notre territoire, sous peine de l'avoir traité par une procédure accélérée. »
- 30:29Invité politiquePromesse
« La durée maximale d'examen d'une demande d'asile devra être limitée à 120 jours au total, voie d'appel comprise. »
- 32:00Invité politiquePromesse
« La durée maximale de rétention administrative devra être portée de 45 jours à 180 jours. »
- 31:55Invité politiqueFait
« 'un étranger en situation irrégulière quittera de lui-même le territoire national est naïf. »
- 32:00Invité politiquePromesse
« La durée maximale de rétention administrative devra être portée de 45 jours à 180 jours. »
- 32:12Invité politiqueFait
« cette durée est 18 mois en Allemagne et qu'elle est illimitée au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas. »
- 33:30Invité politiqueFait
« Le gouvernement de François Hollande a tardé à démanteler les campements en leur laissant prendre une ampleur inconnue jusqu'ici. »
- 33:41Invité politiqueFait
« Il n'a pas négocié avec le Royaume-Uni un rééquilibrage des accords du Touquet de 2003 pour traiter les causes du problème. »
- 33:58Invité politiqueChiffre
« en 30 ans, la population de l'Afrique va plus que doubler. »
- 37:16Invité politiqueChiffre
« Le nombre de visas accordés en 2015 a augmenté de 40% par rapport à 2012. »
- 40:39Invité politiqueChiffre
« l'aide médicale d'État dont le coût dépasse le milliard d'euros. »
- 40:51Invité politiqueChiffre
« le nombre de bénéficiaires a augmenté de 50% depuis 2012. »
- 43:08Invité politiqueChiffre
« En quatre ans, le nombre de naturalisations par décret a augmenté d'un tiers pour concerner 113 000 nouveaux Français en 2015. »
- 43:26Invité politiquePromesse
« La durée minimale de résidence en France exigée d'un candidat à la naturalisation sera portée à huit ans. »
Temps de parole
- François Fillon87 %
- ?13 %
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Mes chers compatriotes, c'est à Nice
et
c'est avec vous que j'ai choisi de repartir en campagne,
à
cette ville que j'aime
et
à vous tous, je veux adresser mes voeux de bonheur et de succès pour cette nouvelle année qui commence.
Je
suis parmi vous
avec
le cœur serré
par
la tragédie du 14 juillet.
De
ce souvenir
monte
en moi une volonté inflexible de défendre nos valeurs.
Si
les Français me font confiance,
je
prendrai tous les moyens.
Je
solliciterai tous les États volontaires
de
Washington à Moscou,
d
'Ankara à Téhéran
pour
détruire l'État islamique et ses ramifications terroristes.
Dans
ce combat,
j
'aurai besoin de nos compatriotes musulmans
pour
faire le ménage
contre
ceux qui instrumentalisent leur foi.
Mes
amis, nous sommes la France,
nous
sommes Nice
et
jamais nous ne baisserons la tête devant ceux qui veulent abattre notre liberté. C'est nous qui les battrons parce que nos valeurs sont plus belles et plus fortes que les leurs.
À
vos côtés,
je
puis dire cette phrase que j'aime répéter,
cette
phrase à la fois simple et si belle.
Je
suis français
et
j'en suis fier.
Comme
vous,
je
me sens l'héritier d'une histoire,
d
'une culture,
d
'un patrimoine,
d
'un drapeau.
Et
ce drapeau,
il
est suffisamment large pour fédérer tous les Français qui veulent à nos côtés servir leur pays.
Ça
s'appelle le patriotisme. Et n'en déplaise à certains, nous le revendiquons, nous l'assumons et nous irons au bout de notre conviction. La France doit être aimée
et
elle doit être impérativement redressée.
Durant
trois mois, nous avons vécu au rythme des primaires de la droite et du centre.
Et
vous avez donné une formidable leçon de démocratie à tous ceux qui doutaient de nous.
Après
ma victoire, je m'étais fixé trois objectifs.
D
'abord, rassembler toutes les forces
et
toutes les sensibilités de ma famille politique.
Eh
bien, c'est fait. Après la compétition des primaires, les Républicains font bloc.
Et
je veux profiter de l'occasion qui m'est donnée ce soir
pour
saluer fraternellement tous les militants et tous les élus, ceux qui m'ont soutenu et ceux qui m'ont rejoint sans état d'âme. J'aurai besoin d'eux, j'aurai besoin de leur engagement, j'aurai besoin des Alpes-Maritimes.
Les
élus qui sont ici ce soir symbolisent ce rassemblement.
Ils
sont tellement nombreux que je ne devrais pas pouvoir les citer.
Mais
je ne résiste pas au plaisir de le faire.
De
saluer Christian Estrosi
et
de le remercier de son accueil.
De
saluer Éric Ciotti,
Jean
-Pierre Leleu, Jean Léonetti, Marine Bronier, Colette Gullicelli, Dominique Estrosi-Sasson, Jean-Claude Guibal, Rudy Salle, Lionel Lucas, Louis Nègre, Bernard Brochand, Charles-Henri, Charles-Anginesi.
Et
permettez-moi d'adresser un salut tout particulier à Philippe Pradal,
le
maire de Nice, et à David Lysnard, le maire de Cannes.
Je
veux saluer les élus du Var, Georges Ginesta, Jean-Michel Couve, Philippe Vittel.
Je
veux saluer les élus du Bouches-du-Rhône
et
au premier rang d'entre eux,
Jean
-Claude Godin,
Valérie
Boyer, Guy Tessier, Julien Aubert pour le Vaucluse, Camille De Rocassère pour la Corse,
et
Guillaume Larrivé, le député de Lyon, qui m'accompagne dans ce déplacement.
Mon
second objectif était d'unir la droite et le centre autour de ma candidature.
C
'est fait, et je remercie les élus et sympathisants de l'UDI,
qui,
avec un grand sens des responsabilités, ont décidé de se battre à mes côtés.
Nous
avons quelques différences,
mais
ce qui nous unit est tellement plus fort que ce qui nous distingue, et surtout,
ce
que nous avons à faire pour la France est tellement plus important que nos petites affaires partisanes.
Enfin,
je devais mettre en place une équipe de campagne, c'est fait. Maintenant, mes amis, nous sommes en ordre de bataille et nous allons foncer ensemble.
Je
laisse les sondages aux sondeurs.
On
pourrait penser qu'ils ont été vaccinés par les événements récents, mais pas du tout.
Je
laisse les scénarios écrits d'avance aux scénaristes. Je ne crois qu'une chose. La victoire récompensera le camp le plus décidé et le plus convaincu.
Ma
détermination
est
de faire, et je ne doute pas de la vôtre.
Vous
êtes des militants de la France,
et
pour la France, je vous demande une mobilisation et une résolution sans faille. Ne cédez à aucune intimidation.
Ne
marchez jamais à l'ombre. Affirmez ce que vous voulez et ce que vous êtes.
On
vous accuse de vouloir redresser la France de façon radicale. Assumez
et
ripostez, parce que c'est vous qui avez raison, parce que la situation réclame du courage.
On
vous accuse de défendre les valeurs de la liberté, de l'autorité, du travail, de la famille. Assumez, ripostez, parce que vous n'avez pas à vous excuser d'avoir du bon sens et de défendre vos valeurs. Moi, je compte sur vous,
et
vous pouvez compter sur moi, pour ne pas changer
ce
que je crois et ce que je veux.
Il
y a deux mois, je n'étais pas le candidat de l'establishment.
Eh
bien, je n'ai pas l'intention de le redevenir.
Je
vais partir sur le terrain, replonger dans le quotidien des Français, pour les écouter, les convaincre et les rassembler. Je veux leur faire partager ma volonté d'action, pas la solder en affadissant mes convictions. La démocratie, ce n
'est
pas des convictions pour les primaires,
d
'autres convictions pour les présidentielles, et pourquoi pas des troisièmes pour les législatives.
Je
me bats, moi, pour redresser notre pays, pas pour ruser avec lui.
Et
une fois au pouvoir, pour passer entre les gouttes.
Je
l'avais dit et je le répète,
je
relève un pari difficile
pour
un peuple si longtemps abreuvé d'illusions politiques et de douces promesses, le pari de la vérité
et
le pari du changement de fond.
Alors
certes, inéluctablement, presque mécaniquement,
la
radicalité et la franchise de mon projet m'exposent au blâme,
aux
caricatures de ceux qui sont mous et qui sont flous.
Les
balles sifflent de partout. Visiblement, je gêne.
Tous
contre Fillon, tous contre la droite, tous contre ces malheureux électeurs de la primaire qui, nous répétons, ne représentent que 4 millions de Français.
Mais
il ne suffit pas d'être contre. Encore faut-il avoir quelque chose à dire.
Et
comptent-ils à dire et à proposer ce qui mitraille
?
Rien de nouveau, mais surtout rien de fort pour répondre à l'urgence d'un pays qui décroche.
Devant
mes propositions, le système se rebiffe
et
il use des arguments les plus fallacieux.
Rien
d'anormal, si ce n'est que le débat est bas. Contre le redressement national, mes adversaires ont rédigé leur tract.
Sans
élarme, purge, casse sociale. Et pourquoi pas l'apocalypse
? Mais
la casse sociale,
mes
amis, mes chers compatriotes, elle est là.
Elle
est sous nos yeux.
Mais
on préfère étouffer la réalité plutôt que de la regarder en face. 6 millions de Français qui pointent à Pôle emploi.
C
'est un record historique.
Et
ce n'est pas les chiffres des derniers mois obtenus grâce à la mise en stage de 500 000 chômeurs
que
l'on va croire que le chômage baisse dans notre pays.
2
millions de jeunes entre 16 et 25 ans qui ne sont ni à l'école, ni dans un emploi, ni dans une formation, qui sont dans la rue, qui sont abandonnés à eux-mêmes.
La
pauvreté qui augmente,
faute
de croissance,
des
quartiers déglingués par la délinquance,
des
campagnes abandonnées,
des
classes moyennes et des familles qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois,
un
système de santé débordé, comme on le voit ces jours-ci,
les
plus beaux actifs de la France rachetés par les étrangers.
2
000 milliards de dettes pour nos enfants.
On
m'accuse parfois d'être pessimiste, mais franchement, devant
ce
bilan accablant
de
François Hollande et de la gauche,
on
ne peut pas se réjouir et on ne peut que proposer à nos concitoyens l'effort nécessaire au redressement national. Tout ça, c'est la réalité.
Tout
ça, c'est maintenant.
Et
tout ça, c'est le bilan de François Hollande. Un bilan qu'il a jugé lui-même tellement catastrophique qu'il a choisi de ne pas se représenter.
Oui,
tout cela crève les yeux, mais rien n'y fait. 40 ans que la gauche nous rejoue le film de la casse sociale. 40 ans que la gauche instrumentalise la peur contre tous les changements. 40 ans que la gauche croit pouvoir traiter les fonctionnaires et les ouvriers comme des clientèles électorales, avec maintenant, pour acolyte, l'extrême droite qui joue la même partition que l'extrême gauche. Derrière ces postures,
la
faillite nous guette et la colère monte.
Mais
ces gens-là vous disent qu'il ne faut rien changer.
avec
les primaires de la gauche,
dénommées
primaires
de
la belle alliance populaire, prières de ne pas rire, on est en plein déni
et
on est en plein dans le vieux logiciel socialiste.
Comme
disait Edgar Ford, l'immobilisme est en marche et rien ne l'arrêtera.
C
'est la course
de
lenteur entre celui qui dépensera le plus, celui qui réformera le moins et celui qui promettra le beurre et l'argent du beurre. Évacuer Hollande et les résultats calamiteux de son quinquennat. oublier les déficits, finir les engagements européens, ravaler les déclarations d'amour aux entreprises, aux orties, le 49-3 et la Vème République.
Eh
bien, quel que soit le vainqueur de ces primaires,
il
y aura bien entre nous une différence fondamentale. Moi, je veux redresser la France. à gauche, on veut simplement l'assister dans son déclin, M. Macron y compris.
Je
dénonce cette capitulation
et
rien ni personne ne m'empêchera de lui opposer un chemin plus grand et plus droit.
Je
suis gaulliste.
Que
voulez-vous ? On ne se réinvente pas.
Et
au surplus, je n'ai qu'une patrie et qu'une vie pour la servir.
Je
veux incarner la fierté d'une nation qui ne se laisse pas abattre.
C
'est mon combat.
Et
je viens vers vous porté par la confiance que fait naître en moi cette incroyable aventure d'un pays qui, par sa bravoure, par sa culture, par son goût du progrès, a réussi à se placer parmi les cinq plus grandes puissances du monde.
Nous
sommes les héritiers d'une nation bâtie par des femmes et des hommes qui ont travaillé sans relâche et tout nous commande de faire au moins aussi bien qu'eux. Cette nation millénaire, elle est montée sur les barricades pour la justice.
Elle
s'est sacrifiée pour son indépendance.
Elle
s'est sacrifiée pour que le peuple français soit toujours libre de dire « Je suis là et j'exige le respect.
»
Alors, mes amis, exigez ce respect. Exigez-le de toutes vos forces parce que le réveil national, il est d'abord entre vos mains.
Moi,
je sillonne
le
pays depuis trois ans.
Et
ce que j'ai entendu le plus souvent
au
cours de mes déplacements
partout
en France,
quelles
que soient les régions et mes interlocuteurs,
c
'est le même cri du cœur. Laissez-nous travailler. Laissez-nous réussir. Qu'on nous fiche la paix. Que l'État arrête de nous emmerder. Voilà ce que m'ont dit des milliers de Français que j'ai rencontrés.
La
vérité, c'est que notre peuple n'est pas fatigué.
C
'est le système qui est complètement usé.
Avec
cette incroyable accumulation de règles, de normes, de contrôles, de soupçons qui vampirisent les volontés. Oui, la bureaucratie a envahi nos vies.
Tout
est encadré. Tout est nivelé. Tout est passé à la moulinette d'une logique pernicieuse.
Mieux
vaut la paperasse que l'audace. Mieux vaut, paraît-il, le chômage
et
les 3 000 pages du code du travail plutôt que l'assouplissement de l'emploi.
Mieux
vaut le diktat syndical que le référendum d'entreprise.
Mieux
vaut un champ en jachère que quelques arpents non déclarés.
Mieux
vaut les écrous administratifs que la responsabilité. Mieux vaut, on vous le dit et on vous le répète, une circulaire plutôt qu'une initiative. Eh bien, non.
Pour
moi, rien ne vaut le risque que d'oser.
D
'oser que l'uniformité contre l'uniformité, contre la médiocrité.
Voilà
ce que je crois
et
voilà ce que m'ont dit tous ceux que j'ai rencontrés.
Des
salariés
et
des agents publics.
C
'est ce système que je veux changer en redonnant à notre pays la liberté.
Oui,
mes amis, avec vous, j'assume la première valeur de notre devise républicaine.
et
d'ailleurs, si cette valeur de la liberté n'est pas portée par la droite, alors qui va la porter ? Certainement pas les socialistes qui de tout temps ont préféré l'égalitarisme mou
et
certainement pas l'extrême droite
dont
le projet économique n'est qu'un copier-coller de celui de l'extrême gauche.
Pour
la liberté et pour le plein emploi, je veux concentrer le Code du travail sur ses principes fondamentaux et renvoyer tout le reste au dialogue social dans les entreprises.
Je
donnerai aux entreprises et à leurs salariés le pouvoir de négocier pleinement entre eux les heures et les conditions du travail.
Et
ce sera la fin définitive des 35 heures.
Et
j'appelle
tous
mes amis
à
ne pas chercher à inventer des nouvelles règles aux motifs qu'elles pourraient faire plaisir aux uns ou aux autres
parce
que ces nouvelles règles viendront au contraire conforter les 35 heures et les installer définitivement dans notre paysage économique et social. N'ayez pas peur de la liberté. Laissez les entreprises négocier dans des accords majoritaires avec leurs salariés
le
temps de travail et l'organisation du travail.
Moi,
je fais le pari de la vraie négociation sociale.
La
négociation dans les entreprises,
là
où les entrepreneurs et les salariés savent de quoi ils parlent.
Et
parce que pour que cette négociation réussisse
et
pour que notre pays se redresse, l'État doit donner l'exemple d'une nation qui se retrousse les manches, nous rétablirons dans les administrations publiques les 39 heures.
Là
aussi,
il
y aura des négociations
parce
que chacun devra bénéficier des fruits de cet effort.
Mais
je vous le dis, ça se fera.
Ça
se fera parce que je veux une fonction publique performante
avec
des agents publics qui soient correctement rémunérés
et
au service d'un État fort.
Et
ceci demande l'augmentation du temps de travail.
Par
la liberté, je donnerai à ceux qui veulent entreprendre le pouvoir de le faire
en
baissant les charges des entreprises,
en
créant un statut de travailleur indépendant.
Avec
le numérique, vous le savez, c'est le début d'une nouvelle économie
qui
va dynamiser les générations à venir, avec un potentiel immédiat d'au moins un million d'emplois.
Par
la liberté, je donnerai aux investisseurs de France
le
goût d'investir ici, chez nous, en France, pour nos industries, pour nos emplois. Et pour cela,
je
baisserai massivement les charges
et
j'allégerai la fiscalité sur l'investissement.
Oui,
je suis un patriote.
Et
parce que je suis un patriote, je préfère supprimer l'ISF plutôt que de voir l'économie française sans capitaux passer sous le contrôle
des
étrangers. Plutôt
que
de nous rouler par terre
pour
attirer les fortunes du Qatar ou les fonds de pension américains, moi, je veux des fortunes françaises qui investissent en France pour des emplois français.
N
'en déplaise à ceux qui pensent que le bonheur, c'est de marcher à genoux,
la
liberté est le meilleur carburant des sociétés vivantes.
C
'est la liberté qui créera des initiatives et des emplois.
C
'est la liberté qui relancera l'ascenseur social qui est aujourd'hui bloqué dans le sous-sol de ce système qui vous explique depuis tellement longtemps qu'il vaut mieux l'ombre pour tout le monde
que
la lumière pour ceux qui ont envie de s'en sortir.
Les
jeunes n'ont pas peur de la liberté.
Et
d'ailleurs, ils n'ont que rage
pour
cet immobilisme poussiéreux qui les englue. Les chômeurs n'ont pas peur de la liberté, ils ont juste peur de rester coincés au chômage. L'entrepreneur, l'artisan, le jeune agriculteur, ceux qui s'endettent, qui se lancent, ils n'ont pas peur de la liberté. Au contraire, ils la réclament à corps et à cri.
Je
parle de liberté, oui, et j'en parle pour les 100 grades, pour les 100 carnets d'adresse, pour les oubliés, pour les déclassés, pour les humiliés, pour les courageux, pour les intrépides, pour les audacieux, bref, pour ceux pour qui la liberté est une opportunité de prendre leur destin à pleine main.
Et
alors, celui qui l'apprend s'engage pour réussir sa vie
et
pour prouver qu'il existe en lui une flamme,
mais
de fil en aiguille,
de
flamme en flamme, c'est tout un peuple
qui
se redresse et qui se met à gagner.
En
5 ans, mes amis,
nous
pouvons élever notre compétitivité et égaler l'Allemagne.
En
5 ans, nous pouvons réduire notre chômage en dessous de 7%, c'est-à-dire pratiquement à ce qu'on appelle le plein emploi. En 5 ans, nous pouvons remettre nos finances publiques à l'équilibre et d'ici 10 ans, nous pouvons être la première puissance économique en Europe pour reprendre en main notre destin et celui du continent européen. Alors,
oui,
mes amis, liberté à la liberté.
Mais
la liberté sans l'autorité, vous le savez, c'est l'anarchie.
Je
veux rétablir l'autorité de l'État.
Je
veux rétablir l'autorité de la loi, la nécessité de l'ordre.
Qu
'un père de famille puisse gagner 10 fois moins que le dealer qui trafique au pied de son immeuble, c'est une honte.
Que
nos policiers puissent être attaqués au cocktail Molotov, ce n
'est
pas un fait divers, c'est un scandale.
Qu
'un de vos concitoyens tout près d'ici se croit autorisé à décider de son propre chef quels étrangers peuvent entrer et résider en France, c'est le contraire de la démocratie et de la République parce que nul n'est au-dessus de la loi.
La
loi et la sécurité doivent être partout et pour tous avec des forces de l'ordre modernisées et avec une justice ferme et rapide.
Nos
forces sont sous-équipées
et
elles le sont notamment sur tout ce qui relève des nouvelles technologies pour cerner et pour chasser la délinquance.
Nos
forces s'éreintent dans des tâches administratives.
Elles
doivent passer plus de temps sur le terrain.
Quand
je parle de réduire la dépense publique
et
en même temps de redonner des moyens aux forces de police,
tous
ceux qui ne savent que compter et additionner,
qui
sont incapables de réformer, qui sont incapables de moderniser, pensent que ce que je propose est impossible.
Les
policiers que je rencontre sur le terrain tous les jours
m
'expliquent que
quand
ils arrêtent un délinquant en flagrant délit et qu'ils ramènent au poste de police, ils ont 12 procédures administratives à remplir avant de lui poser la première question.
Ils
vont passer plus d'une heure
à
remplir des papiers
alors
même qu'ils ont bien d'autres tâches
à
accomplir.
Oui,
il faut moderniser l'administration française.
Oui,
la révolution numérique, elle est aussi destinée à changer profondément l'organisation de notre système administratif, à le rendre plus efficace et moins coûteux.
La
tranquillité publique commande aussi de renforcer le rôle des maires et le rôle des polices municipales qui sont au plus près des populations et qui doivent bénéficier de tous les moyens et des droits qui leur permettent d'assumer cette tranquillité publique.
Et
puis, il faut une justice rapide et ferme. Chacun est responsable de ses actes.
Un
voyou,
c
'est un voyou,
avant
d'être une prétendue victime de la société.
Le
sentiment d'impunité des délinquants,
c
'est le résultat d'un manque de fermeté et de civisme
qui
devrait s'exercer à tous les niveaux.
Dans
la famille
qui
doit assumer ses devoirs,
à
l'école qui ne doit rien céder devant l'indiscipline et l'inculture des caïds en herbe
et
dans les prétoires où la justice doit passer vite et net.
L
'impunité zéro doit être la règle. Je veux rétablir les peines planchées pour les récidivistes.
Un
délit, une sanction. Voilà la règle qui doit être parfaitement claire pour les délinquants. Cette fermeté retrouvée réclame de reprendre le programme de construction de prison interrompu par M. Hollande et Mme Taubira.
Vous
m'aurez compris,
j
'en appelle à un nouvel état d'esprit face à la violence
et
à une mobilisation nationale pour qu'à chaque coin de rue, nos policiers et nos gendarmes se sentent respectés, soutenus et que le terroriste comme le délinquant soient réprouvés, coincés, pourchassés. La peur doit changer de camp et nul ne doit plus se dire que le mal rapporte plus que le bien.
Les
amis, il y a des lieux en France
où
le sentiment d'appartenance à la même nation s'est disloqué.
Il
y a des replis identitaires qui avancent
et
une intégration qui recule.
L
'unité nationale commande une autre politique d'immigration.
Il
ne faut pas céder aux injonctions de la bien-pensance
qui
nous adresse toujours le même message,
qui
se veut angélique
mais
qui est en réalité inconscient, liberté pour les migrants et honte aux frontières. Non, la France est généreuse.
Mais
la France n'est pas une mosaïque.
Ce
n'est pas un territoire sans limite.
La
France est une nation,
une
nation qui a le droit de choisir qui peut la rejoindre,
qui
a le droit aussi d'exiger des étrangers qui se plient à ses règles, à ses coutumes, à ses lois et à ses traditions.
Il
existe chez nous depuis la chrétienté une tradition de l'hospitalité pour les victimes des persécutions politiques.
Il
existe aussi une tradition d'ouverture aux talents.
Je
pense ici à Romain Garry, venu de l'Est de l'Europe s'installer à Nice avec sa mère quand il était enfant
et
qui toute sa vie voudra être plus français que tous les Français, s'acharnant à réussir par la littérature et par les armes.
Mais
ces traditions d'ouverture doivent être raisonnables et raisonnées.
Nous
comptons 6 millions de chômeurs et près de 9 millions de pauvres. Dans ce contexte, l'immigration doit être fermement contrôlée et réduite au minimum.
Il
faut d'abord ramener notre politique d'asile à l'aune de sa seule ambition et mettre fin à son détournement. L'asile sert à protéger les victimes politiques. Il sert aux personnes qui ont fui les persécutions ou les guerres dans leur pays.
l
'accueil des véritables réfugiés est un devoir. Mais nous ne devons pas nous laisser déborder par ceux qui n'ont pas le droit à ce statut. Or, les demandes d'asile ont explosé depuis 2012.
Et
les crises du Proche-Orient n'expliquent pas cette augmentation massive parce que 70% des demandes ne sont pas fondées.
Ce
qui est en cause, c'est la multiplication des détournements de procédures nourries par les filières et les passeurs.
La
Méditerranée est devenue le tombeau de dizaines de milliers d'êtres humains,
femmes
et enfants. Ces passeurs de faux rêves sont des passeurs de morts
qu
'il faut traquer et qu'il faut neutraliser.
Ce
qui est en cause aussi, c'est la longueur des procédures qui permettent aux illégaux de s'installer
et
ensuite de viser la régularisation de leur situation. Seuls aujourd'hui, 4% des déboutés de l'asile sont effectivement éloignés.
Les
autres se maintiennent en France contre la loi. Eh bien moi, je veux reconstruire le système de l'asile pour mettre fin à ces abus.
Je
veux veiller à ce que les demandeurs d'asile puissent présenter leurs demandes à l'étranger,
dans
nos consulats, dans les pays qui leur servent de premier refuge.
Je
veux en second lieu réduire la durée d'instruction des demandes d'asile.
Je
veux imposer l'obligation aux demandeurs de former leur délai, leur demande dans un délai de 15 jours après l'entrée sur notre territoire,
sous
peine de l'avoir traité par une procédure accélérée.
La
durée maximale d'examen d'une demande d'asile devra être limitée à 120 jours au total, voie d'appel comprise.
Pour
être contrôlé,
l
'hébergement des demandeurs d'asile sera assuré dans des centres dédiés, gérés par l'État
ou,
pour son compte, par des associations. Enfin, ceux des demandeurs d'asile dont la demande aura été définitivement rejetée devront impérativement être immédiatement éloignés du territoire.
La
décision de rejet devra s'accompagner
de
la notification à l'intéressé d'une obligation de quitter le territoire français.
Pour
faciliter leur éloignement, ceux des demandeurs d'asile dont la demande apparaîtra manifestement infondée
ou
ceux qui sont originaires de pays réputés sûrs seront placés en rétention administrative pendant l'examen de leur demande,
de
manière à ce que leur éloignement soit garanti
en
cas de rejet de leur demande.
Je
veux généraliser le passage dans les centres de rétention administrative.
Et
si nécessaire, mon gouvernement renégociera la directive éloignement pour tirer les conséquences de ce qui était prévisible. L'assignation à résidence privilégiée par M. Valls est un échec qui ajoute encore aux difficultés de maîtrise des procédures d'asile. Pensez
qu
'un étranger en situation irrégulière quittera de lui-même le territoire national est naïf.
La
durée maximale de rétention administrative devra être portée de 45 jours à 180 jours.
Et
à ceux qui poussent ou qui pousseront des cris d'orfraie en entendant cette proposition, je rappelle que cette durée est 18 mois en Allemagne
et
qu'elle est illimitée au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas.
Ce
délai de 6 mois permettra d'organiser en collaboration avec les autorités des pays d'origine le retour effectif de leurs ressortissants.
On
ignore souvent dans notre pays que le retour
des
étrangers dans leurs pays d'origine est soumis à la délivrance d'autorisation par les pays dont ils sont ressortissants.
Or,
ces pays freinent parfois
la
délivrance de ces documents par mauvaise volonté ou par lenteur administrative.
C
'est la raison pour laquelle
je
veux que la coopération des pays d'origine à notre politique d'immigration devienne une condition de l'aide au développement que nous leur versons et du nombre de visas que nous délivrons à leurs ressortissants.
Il
s'agit d'assurer une véritable réciprocité pour faire respecter la souveraineté française.
En
revanche, je ne crois pas moralement possible de limiter le droit à la scolarisation des enfants d'immigrés clandestins.
Les
enfants ne sont pas responsables
et
c'est l'honneur de la République d'assurer cette scolarisation.
Une
politique sérieuse de l'immigration repose aussi sur le règlement des situations de crise comme celle de Calais.
Le
gouvernement de François Hollande a tardé à démanteler les campements en leur laissant prendre une ampleur inconnue jusqu'ici.
Il
n'a pas négocié avec le Royaume-Uni un rééquilibrage des accords du Touquet de 2003 pour traiter les causes du problème. C'est une exigence pour nous. Les Britanniques doivent prendre toute leur part dans l'accueil de ces migrants y compris les mineurs isolés qui veulent traverser la Manche.
Mes
amis, en 30 ans, la population de l'Afrique va plus que doubler. Avec solennité,
je
dis que l'immigration en France n'est pas l'avenir de l'Afrique.
L
'avenir des Africains est dans le développement de leur pays, dans la création d'emplois en Afrique, dans le développement économique de l'Afrique, dans la croissance de l'Afrique.
Bien
sûr, l'aide au développement peut y participer dans le cadre d'un nouveau partenariat entre la France et le continent africain.
La
France peut y apporter sa maîtrise des technologies les plus modernes, en particulier dans l'accès à l'énergie
avec
l'initiative remarquable de Jean-Louis Borloo.
Elle
peut apporter ses capacités de formation de la main-d'oeuvre africaine et si nécessaire des financements ciblées.
Mais
c'en est fini
de
la période où la question de l'immigration était passée sous silence dans les discussions bilatérales entre la France et chaque pays africain au motif qu'il s'agissait de questions trop complexes ou trop sensibles. La question de l'immigration ne doit plus être un tabou dans nos relations avec les pays d'origine.
A
l'évidence, mes amis, l'ampleur des enjeux migratoires commande une coordination européenne.
Je
le répète depuis 2012, il faut réformer les accords de Schengen.
Je
veux que
les
frontières extérieures de la zone de Schengen soient de véritables frontières
où
les contrôles des voyageurs, notamment non-européens, sont systématiques.
S
'il faut attendre deux heures
pour
entrer en Europe
comme
il faut attendre deux heures
pour
entrer aux Etats-Unis, eh bien, on attendra deux heures pour entrer en Europe.
Quant
aux pays membres de Schengen
qui
ne peuvent pas satisfaire aux exigences d'un contrôle rigoureux aux frontières extérieures, eh bien, ils devront simplement quitter l'espace de Schengen.
Dans
le contexte de guerre contre le totalitarisme islamique, tant que les frontières de l'Europe ne seront pas protégées par nos partenaires, la France rétablira durablement de vrais contrôles à ses frontières nationales. Ici,
ici
à Nice, cet engagement prend tout son sens.
Dans
le contexte terroriste que connaît l'Europe, il y a quelque chose d'aberrant,
à
savoir que l'auteur de l'attentat de Berlin a pu gagner la Hollande,
puis
la Belgique, puis la France et enfin l'Italie.
Je
ne condamne personne, mais le moins qu'on puisse dire, c'est que nous avons impérativement besoin de développer nos systèmes et nos échanges d'informations et de tirer les conséquences du développement de la vidéosurveillance. Il ne suffit pas d'équiper les gares ou les aéroports de caméras, encore faut-il exploiter de façon rigoureuse les images qui sont issues de cette vidéosurveillance.
La
France doit non seulement lutter contre l'immigration illégale,
mais
elle doit aussi réduire son immigration légale au strict minimum.
La
délivrance de visas et de titres de séjour n'a pas cessé de dériver ces dernières années. Le nombre de visas accordés en 2015 a augmenté de 40% par rapport à 2012.
Pour
reprendre les choses en main, je veux que le Parlement puisse adopter chaque année un quota limitant le nombre d'étrangers qui pourront être admis en France en fonction de nos besoins économiques et de nos capacités d'intégration. Concrètement,
cela
signifie qu'un visa de long séjour ou une carte de séjour pourront être refusés lorsque le contingent annuel sera dépassé.
C
'est en fixant ces plafonds que nous pourrons limiter strictement l'immigration familiale dont le regroupement familial.
Si
pour assurer cette politique,
il
faut réviser la Constitution
mais
aussi faire bouger les lignes d'interprétation que la Cour européenne des droits de l'homme donne de la Convention européenne des droits de l'homme, eh bien, je vous le dis et j'en prends l'engagement ici devant vous, je prendrai mes responsabilités devant le peuple français.
Ces
quotas d'immigrants tiendront compte non seulement des besoins de la France mais aussi des capacités d'intégration à la société française
et
ces capacités, je veux qu'elles soient vérifiées dans le pays d'origine
tant
pour les visas de long séjour que pour les cartes de séjour en prenant en compte la maîtrise de la langue française et l'adhésion aux valeurs de la République.
Il
faudra enfin, et c'est le bon sens même, mais il a été complètement perdu de vue au cours des années que ceux des étrangers qui une fois arrivés en France ne respectent pas à leur parcours d'intégration puissent être sanctionnés par le non-renouvellement de leur titre de séjour.
Et
puis, je veux prendre en compte les conséquences des migrations à l'intérieur de l'Union européenne et notamment les effets d'une concurrence mal maîtrisée.
La
directive sur les travailleurs détachés a progressivement installé sur notre territoire un véritable dumping social au cœur de l'Europe.
C
'est le cas dans le transport par camion, dans la construction où des milliers d'emplois français sont concurrencés de façon injuste et inéquitable. Eh bien, nous renégocierons cette directive et je ne céderai pas sur un principe en Europe pour un travail égal, le salaire doit être égal et les cotisations sociales aussi.
Trop
souvent, l'immigration est encouragée par l'attractivité de notre système social. Il n'est pas acceptable
qu
'un étranger vienne en France dans le seul but de bénéficier de la solidarité nationale. Je veux que le bénéfice de toutes les prestations sociales soit conditionné à une durée de résidence préalable pour les étrangers en situation régulière. Ceux-ci ne pourront donc postuler aux allocations logement et familiales qu'au bout de deux ans.
Ce
délai permettra de vérifier la volonté d'intégration du nouvel arrivant et d'apprécier s'il est réellement autonome financièrement.
Quant
aux étrangers en situation irrégulière,
il
faut mettre fin au dérapage financier de l'aide médicale d'État dont le coût dépasse le milliard d'euros. Cette aide
et
dont le nombre de bénéficiaires a augmenté de 50% depuis 2012. Cette aide médicale d'État sera supprimée et elle sera remplacée par la seule prise en charge des urgences médicales et des maladies infectieuses. Lorsque la France a fait confiance à des étrangers et que ceux-ci la trompent et ne respectent pas ces lois, l'État doit être de la plus grande fermeté parce qu'il en va de son autorité et qu'il en va de la crédibilité de notre politique. C'est la raison pour laquelle je veux qu'un étranger condamné pour des crimes et délits puisse être expulsé du territoire français vers son pays d'origine. Enfin, pour les étrangers qui apprennent à
s
'être installés durablement en France
et
espèrent obtenir la nationalité, il faut définir notre exigence.
Et
pour moi, cette exigence, c'est l'assimilation.
c
'est-à-dire la volonté d'être pleinement membre de notre famille nationale.
L
'acquisition de la nationalité française, ce n
'est
pas une démarche administrative,
c
'est un honneur.
Elle
se mérite.
Elle
se mérite pour l'essentiel,
elle
se mérite pour l'essentiel par un effort patient pour adopter nos valeurs, nos coutumes, nos traditions.
Et
qui dit assimilation dit maîtrise de la langue française parce que c'est bien le minimum quand on prétend devenir français.
Mais
c'est aussi respecter les principes fondamentaux de la République, respecter l'égalité entre les hommes et les femmes partout et sans condition. Respecter la liberté de conscience comme la liberté d'expression. Respecter l'autorité de l'État et des lois, s'approprier notre histoire et notre drapeau.
Au
fond, être assimilé,
c
'est simplement
aimer
la France.
Eh
bien, oui, je veux revoir nos procédures d'accès à la nationalité.
Nous
sommes l'un des pays qui permet le plus facilement aux ressortissants étrangers d'acquérir sa nationalité. En quatre ans, le nombre de naturalisations par décret a augmenté d'un tiers
pour
concerner 113 000 nouveaux Français en 2015.
Les
instructions de M. Valls,
puisque
c'est lui qui les a donnés,
pour
augmenter le nombre de naturalisations, seront donc abrogées.
La
durée minimale de résidence en France exigée d'un candidat à la naturalisation sera portée à huit ans, comme c'est le cas chez nos voisins allemands.
La
République pourra s'opposer à toute entrée dans la communauté nationale dès lors que l'assimilation du postulant à la nationalité ne sera pas établie.
Les
étrangers qui ont fait l'objet d'une condamnation pénale verront leur demande écartée.
Enfin, l
'acquisition de la nationalité sur simple déclaration à la suite d'un mariage
ne
sera possible qu'après 50 vies communes
et
l'assimilation du conjoint étranger fera l'objet d'une vérification.
Les
jeunes nés en France de parents étrangers pourront, comme c'est le cas aujourd'hui, accéder à la nationalité française. Mais cet accès devra être le fruit d'un choix mûri par chacun de ces jeunes et formalisé dans une déclaration de volonté de devenir français.
Voilà, mes
chers amis, la politique d'immigration que je veux pour notre pays.
Je
crois que cette politique est nécessaire à notre unité
et
qu'elle est nécessaire à la fraternité des liens qui doivent unir les Français et ceux des étrangers qui nous rejoignent avec sincérité
et
avec espoir, espoir dans notre pays, dans ses valeurs.
Mes
amis, je vais maintenant relever avec vous le défi du redressement national.
Ce
défi, je le gagnerai
si
toutes celles et tous ceux qui en ont assez des mensonges,
qui
en ont assez du déclin, se lèvent.
Je
m'attaque au consensus.
Je
m'attaque au confort du conservatisme.
Je
m'attaque à une citadelle que je ne pourrais percer qu'avec l'appui de tous ceux qui veulent avec moi enclencher la révolution du bon sens.
Alors
je donne rendez-vous à toutes celles et tous ceux qui ont la tête sur les épaules. J'appelle tous ceux qui ont des valeurs solides.
J
'appelle tous ceux qui savent que le bonheur est une conquête. j'appelle tous ceux qui ont dans le cœur la fierté d'être français sur le chemin de la victoire.
Nous
traverserons les vents contraires.
Nous
passerons à travers les bourrasques.
Nous
franchirons tous les ponts.
Vous
êtes partant.
Je
le suis. Alors j'irai avec vous chercher les cœurs vaillants. Nous irons au devant de toutes les forces françaises et nous les réveillerons.
Nous
les soulèverons. Nous les entraînerons. Et vous verrez alors que ces forces françaises nous porteront au-delà même de nos propres espérances.
Nous
serons alors tous ensemble la France éternelle. La France que l'on aime. La France en action. Vive la France. Vive la République. Vive la République.