Révolte de la jeunesse, Bardella, Mélenchon 2027, budget : Clémence Guetté face au Grand Jury
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelles sont vos réponses à la colère des lycéens ? Conditions d'étude, rythme, parcours sup et puis la violence. La dénoncez-vous ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Avez-vous été dépassé par l'ampleur du mouvement lycéen ?
- 1:28OuverteRéponse directe
Le mouvement est parti du lycée Saint-Exupérie de Créteil. Vous étiez présente dès le premier jour. Comment avez-vous réagi ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Est-ce une question de moyens pour les lycées ?
- 4:08RelanceRéponse directe
La région Île-de-France dépense 2 milliards par an. Est-ce suffisant ?
- 5:22OuverteRéponse directe
À combien évaluez-vous un budget correct pour l'éducation nationale et les lycées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:05Clémence GuettéFait
« En février 2026, il y a eu une grève qui est partie de la vie scolaire à laquelle ont aussi participé les lycéens parce qu'il manquait une infirmière, une assistante sociale, des personnels de la vie scolaire. »
- 3:30Clémence GuettéFait
« Nous avons réussi à faire recruter une infirmière et les trois personnels de direction qui manquaient. »
- 6:03Clémence GuettéFait
« On parle de plafond qui s'effondrent parfois quand il y a des élèves dans l'établissement. On parle de rat, de cafard, on parle d'enfants qui n'ont pas accès à des toilettes avec du papier toilette. »
- 7:19Clémence GuettéChiffre
« Il y a 10 % des heures de cours qui ne sont pas assurées. C'est 15 millions d'heures de cours qui ne sont pas assurées. »
- 8:34Clémence GuettéChiffre
« Nous l'avons chiffré à 1,2 milliards d'euros dans le plan pour le logement et le BTP. »
- 13:42Clémence GuettéPromesse
« On propose de les mettre à minima au niveau du SMIC. »
Temps de parole
- ?100 %
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Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat. Bonjour Clémence Gueté. Bonjour. Vous êtes député du Val de Marne, vice-présidente de l'Assemblée nationale. Une semaine de violence et de revendication devant les lycées. Quelles sont vos réponses à la colère des lycéens ? Conditions d'étude, rythme, parcours sup et puis la violence. La dénoncez-vous ? Jean-Luc Mélenchon appelle les parents et les profs à s'interposer. Qu'est-ce que ça veut dire ? Et puis pendant ce temps-là, le premier ministre Sébastien Lecornu appelle à ne pas rajouter quelque part du bazar au bazar pour l'examen du budget à l'assemblée. Avez-vous une
responsabilité particulière dans ce contexte et dans cette période ? Bienvenue dans ce grand jury. Clémence Geté. À mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Steve Jourdin pour Public Sénat et Stéphane Vernet pour West-Fance. Bonjour. Bonjour. Clémence Gueté, vous êtes aussi coordinatrice du programme de Jean-Luc Mélenchon qui sera dévoilé dans un mois. Nous en parlerons dans notre séquence la bataille des idées. Et puis dans ce grand jury, nous aurons aussi des questions d'électeurs à vous soumettre. Le grand jury sur le terrain en Île-de-France. Le mouvement lycéen est parti du lycée Saint-Exupérie de Créteille. C'était il y a 2 semaines avant de dégénérer dans quelques endroits en France en violence. Vous êtes élu député de Créteille et et vous
avez vous étiez de auprès des lycéens dès le premier jour. Clémence Geté, nous allons revenir sur les revendications des manifestants et sur les mises en cause de de la France insoumise. Mais tout d'abord, aviez-vous tout de suite saisi l'ampleur de de ce mouvement où vous avez été quelque part un peu dépassé comme tout le monde ? Alors en fait en revenant à la genèse de de l'éruption du mouvement lycéen là qu'on voit puisque c'était plus de 1000 lycées qui étaient bloqués en fin de semaine dernière et je pense que ça va être très important en début de semaine, on comprend mieux. C'est-à-dire que moi, si je suis allée très rapidement devant le lycée Saint-Exupérie à Crétail, vous l'avez dit qui est dans ma circonscription auprès des lycéens, c'est parce qu'en réalité, il y avait
une mobilisation déjà en février 2026 pour les mêmes raisons. C'est-à-dire qu'en février 2026, il y a eu une grève qui est partie de la vie scolaire à laquelle ont aussi participé les lycéens parce qu'il manquait une infirmière, une assistante sociale, des personnels de la vie scolaire justement et les classes étaient déjà surchargées. manquait déjà de profs d'AESH, les assistantes des élèves qui sont en situation de handicap. Et puis à la rentrée 2026, la même chose, la même situation et en plus trois personnels de direction qui manquaient dont les personnels donc vous connaissiez le sujet dont les personnels qui s'occupent de trouver les stages de des élèves qui sont notamment en filière professionnelle. Vous le savez, pour réussir une année en filière
professionnelle, c'est indispensable. Et donc on avait des élèves qui sont des des très jeunes gens qui se sont rendus compte que potentiellement toute leur année était gâché dès la rentrée. Et donc le mouvement est parti de là et en effet je me suis rendue à leur côté. Euh je je précise le fait que à Créteille, ce qui est à noter quand même dans le début de cette mobilisation, c'est que le Dazen a reçu des élèves dès les dès les premiers jours de mobilisation. C'est c'est la la le directeur de l'académie euh responsable de l'enseignement, des recrutements et cetera. euh il est venu sur place et il a ouvert un espace de dialogue avec les élèves, espace de dialogue euh là éducatif, institutionnel, avec nous élus, espace de dialogue politique. Et il se trouve que à à l'issue de ces
discussions, nous avons réussi à faire recruter une infirmière et les trois personnels de direction qui manquaient. Toutes les revendications évidemment n'ont pas été pourvues, répondues comme on l'attend. Mais vous voyez que il peut y avoir des espaces de dialogue. Ce que je regrette c'est que aujourd'hui, je l'ai dit, on en est à plus de 1000 1000 lycées, 1000 établissements qui ont été bloqués et que dans la plupart des cas, la majorité des cas, les responsables académiques ne se déplacent pas, ne viennent pas à la rencontre des lycéens. Les lycées sont fermés, c'est fin de non recevoir. Au lieu de permettre un endroit où ils puissent faire des assemblées générales, discuter, porter leurs revendication, euh c'est porteclause et puis euh vous l'avez dit
aussi, une violence policière qui a été euh ordonnée par le ministre de l'intérieur. Et ça, je le déplore parce que du coup, ça ne permet pas d'avoir un espace d'échange qui permet y compris pour des citoyens en devenir de construire ces revendications et de pouvoir les porter. Est-ce que c'est une question de moyens ? parce qu'on a beaucoup parlé de l'État des lycées, mais par exemple la région Île-de-France dépense 2 milliards par an à la fois en investissement et en fonctionnement. Est-ce que c'est une question d'argent ? Alors bien sûr, c'est une question d'argent. C'est une question d'argent à plusieurs niveaux. D'abord, ce sont déjà des sommes assez importantes quoi. Oui, mais sauf que les effectifs continuent d'être en hausse dans les établissements. Par exemple, pour la
région Île-de-France, madame Pécrè a donc annoncé qu'elle allait envoyer la facture. Si j'étais elle, je ferais vraiment très profil bas sur la situation des établissements de France. Euh non mais je je elle ferait elle devrait faire profil bas parce que ça fait 3 ans que le budget des lycées d'Île-de-France publique et je l'ai je l'ai alors que les effectifs de lycéen sont en hausse. Je je l'ai à 2 milliards d'euros, c'est euh ça reste encore d'accord mais s'il en faut trois enfin je veux dire ça n'empêche que le ça n'empêche que le gel provoque une insuffisance, ça n'empêche aussi le fait que on manque de prof, on manque d'H, on manque de tous les types de personnels. Et pour ce qui est de la responsabilité de madame PCRES pour la région Île-de-France, elle est responsable de
la vétusteté des établissements et de leur non rénovation suffisamment rapidement. Il y a eu un audit, je crois que c'était en 2017 qui montrait qu'il y avait 130 établissements considérés comme très vétustes dans la région Île-de-France. 200 au moment où Valérie PCR est devenu président de la de la région Île-de-France après après un pouvoir de gauche pendant un certain nombre d'années. D'accord. Mais donc elle qu' fait qu'a-t-elle fait 2021 ? On se rend compte que sur ces 200 établissements puisque vous reprenez mon chiffre à la hausse me va 50 avaient été rénovés avant 50 avait été rénové. Vous voyez bien que c'est insuffisant. Très vêtu, ça veut dire quoi ? Très concrètement, on parle de plafond qui s'effondrent parfois quand il y a des élèves dans l'établissement. On parle de rat, de
cafard, on parle d'enfants qui n'ont pas accès à des toilettes avec du papier toilette. C'est indigne. On tous vu les images. Effectivement, elles sont terribles. Euh si vous dites, il y a une question de budget d'argent. À combien vous évaluez un budget correct pour l'éducation nationale et pour les lycées ? Alors, j'allais j'allais y venir justement dans ma réponse. Il y a un problème au niveau des régions puisque ils sont responsables pour la maintenance, la logistique, la vétuscité des bâtiments, différents types de choses. Mais il y a un problème aussi au niveau de l'État et je veux dire, on va parler après dans cette émission du budget, mais le PLF 2026, c'est-à-dire le budget qu'on a vu se répercuter à la rentrée de septembre 2026, là c'était mo- 4000 postes de professeurs dans tout
le territoire, tout niveau confondu. pour l'année prochaine, c'est 1 milliard2 en plus pour l'éducation nationale et pour le nombre de profs, c'est moin 1588 nombre de profs en moins. Là aussi, tout niveau confondu pour la rentrée 2027. Vous voyez bien qu'on a un problème. En même temps, il y a des créations de postes à hauteur de 1800 postes, vous me parlez de brut, moi je vous parle de net. On a des pertes en net, c'est des pertes de nombre de profs moins 1588 pour la rentrée de 2027. Et d'ailleurs, c'est ce que monsieur Jeffrey a dit aux organisations lycéennes. Il a dit "On constate des classes surchargées, on constate des manques de recrutement, on constate qu'il y a 10 % des heures de cours qui ne sont pas assurées. C'est 15 millions d'heures de cours qui ne sont
pas assurées, parfois dans des matières absolument déterminantes pour le parcours scolaire des enfants. Mais je ne pourrais pas je ne pourrais pas y pourvoir dans l'immédiat. Mais il ne nous dit pas je vais mettre en place un plan de recrutement qui sera échelonné comme si comme ça ministre pour être précis euh c'est que les face à la pénuerie euh il y aurait un plan d'action dès lundi par des remplacements plus rapides en priorité en première et en terminale. Ça c'est pas inavancé. Rassurant, c'est rassurant. Mais un un numéro vert aussi peut-être SOS lycée en détresse. En fait le problème de ce gouvernement c'est que ça fait ça fait des années maintenant qu'il fait comme s'il ne gouvernait pas. Voilà, ils se dédouinent de toute responsabilité et ensuite ils envoient les policiers en
disant "On ne comprend pas pourquoi les lycéens sont insatisfaits." Ailleurs très clairement Clément Gué qu'on aujourd'hui demande. Je demande et c'est ce que nous allons faire dès l'année prochaine. Donc comme ça, c'est plutôt ce que ce que nous proposons euh ce qu'ils auraient dû faire à mon sens des des prérecrutements, des recrutements beaucoup plus rapides pour les professeurs, pour tous les types de personnels, infirmière, assistantes sociale. la titularisation des des AESH, les assistantes des élèves en situation de handicap qui aujourd'hui sont précarisés, contractuels, sous-payé sur plusieurs établissement. Je demande un grand plan de rénovation du bâtis scolaire. Nous nous l'avons chiffré, ce n'est pas que le bâtis scolaire, c'est aussi certains autres bâtiments publics,
mais nous l'avons chiffré à 1,2 milliards d'euros dans le plan pour le logement et le BTP qui est sorti lundi dernier pour la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle. Euh je je demande l'abolition de parcours sub parce qu'en fait là on est dans une situation où les élèves sont 35 par classe. Il voit qu'il manque de prof, il voit que les locaux sont vétustes et en plus de ça, ce sont des générations qui ét qui ont été mises sous une forme de très grande pression avec le Covid, les confinements pendant leur scolarité à des moments relativement décisifs et qui sont encore soumis là à une très grande forme de pression parcours sup avec une orientation où il voit bien là à la rentrée, moi je le vois comme député dans ma circonscription, le nombre
d'élèves qui n'ont pas d'orientation qui vont devoir perdre une année à essayer de trouver. On voit bien que le système est à l'échec. Et ben parce qu'il y avait avant, figurez-vous que moi à mon époque et peut-être à la vôtre non plus euh sans trop me tromper, il y avait pas parcours sup et on arrivait à avoir des orientations. Mais pas pour ça, il faut investir massivement dans l'éducation supérieure, l'enseignement et la recherche. On a lu dans les dans les propos Parcours sup et raciste. Est-ce que vous considérez-vous que parcours sup est un système raciste ? Je considère qu'aujourd'hui dans notre pays, il y a une forme d'éducation à deux vitesses qui s'est instaurée. Et d'ailleurs, quand je suis allée devant les devant les devant les lycées de ma
circonscription, vous savez, il y a une conscience politique très aigue du fait que il y a des moyens dans certains lycées qui sont suffisants, qui sont même parfois importants, y compris quand ils sont abondés par les parents pour ce qui est du privé. Et puis il y a des lycées notamment publics et notamment de banlieu et notamment de zones dites zones d'éducation prioritaire où il n'y a pas de moyen et où il y a de parcours sup. Cette cette éducation à deux vitesses, elle existait même avant parcours sup. Elle existait elle existait elle n'est pas que de la faute de parcours sup. Elle est de tout tout le reste des sujets dont on vient de parler. Le sous-investissement, le sous-recrutement, le manque de moyens pour ces lycées tout simplement. Mais elle a été augmentée
par parcours sup parce que ça ne vous aura pas échappé, les différents ministres de l'éducation nationale dont monsieur Atal ont renforcer ce qu'on peut euh lire comme un système de triocial. Euh je vous rappelle la la polémique et la mobilisation des professeurs contre les groupes de niveau qui étaient dès la 6e trier les les élèves en fonction de leur niveau au lieu de la mixité sociale, au lieu de la mixité de niveau scolaire aussi qui permet d'encourager euh les les élèves à à s'améliorer et à pouvoir avoir de meilleurs résultats. Tout ça est une logique idéologique. Mais je n'en suis pas très étonnée parce que monsieur Jeffrey par exemple, il est allé étudier au lycée Fenelon dans le 6e. Monsieur Atal, il était à l'école Alzaciel dans le 6e. Monsieur Macron lui-même était à
la Providence à amis un lycée privé. En fait, ils ne connaissent pas le système public. Ils ils ne le conna ils ne le connaissent pas et ils ont accepter le fait que les filières professionnelles devaient être de plus en plus intégrées à l'entreprise pour faire de la main d'œuvre bon marché. Ils ont accepté le fait aussi que leurs différentes réformes qui n'ont pas été faites et pensées avec les professeurs ou avec les élèves permettaient cette forme de tri social. Oui, je le dis très clairement. évoquer le sous-investissement dans les locaux, le manque de prof, parcours sup, mais il y a pas que ça. Il y a d'autres il y a d'autres problèmes de fond qui expliquent aussi peut-être pourquoi le mouvement fait tâche d'huile. On a vu par exemple à Nant qui a eu un lycée qui
a pris feu, enfin l'entrée du lycée a pris feu. Il était tous au sauvetus cet établissement, il était tout neuf ou quasiment. Donc quelles sont les autres les autres les autres problématiques qui soutendent le mouvement et qui font qu'il s'est développé comme il se développe aujourd'hui selon vous ? Je je ne suis je ne suis pas euh porte-parole des lycéens, mais ce qu'ils nous disent quand on se rend sur ces ces blocus d'établissement et je pense que d'ailleurs, c'est pour ça que c'est très important comme que les responsables politiques s'y rendent, c'est qu'il y a un mal-être global parce que il y a qui est lié à quoi alors problème à l'absence de perspective qui est lié à ce que je disais avant, c'est-à-dire qu'il y a une génération là qui est la la G Z comme on dit qui qui a
le sentiment d'être sacrifié dans sa scolarité et dans ses perspectives d'avenir. notamment dans certains endroits évidemment dans plus dans certains endroits que dans d'autres. J'ai parlé du Covid, j'ai parlé de parcours sup et il y a ce sentiment que il y a il y a pas de perspectives qui sont offertes de manière professionnelle que par ailleurs, il voit bien que la situation globale se détériore, notamment celle du pouvoir d'achat de leurs parents généralement. et il voit bien que il y a il y a voilà, il y a un manque il y a un manque je dirais quasiment d'espoir et et ça c'est absolument inacceptable parce que notre rôle c'est justement de répondre aux aspirations de la jeunesse et de de lui proposer des perspectives. Justement quand aujourd'hui un jeune sur
5 est au chômage, 20 % le taux de chômage de des jeunes. Quelles sont vos solutions et vos réponses ? Alors nous on a plusieurs propositions dans le cadre de la campagne présidentielle de Jean-Luc Méenchon. Euh, d'abord, on propose de remettre au goût du jour des emplois jeunes spécifiquement penser pour les jeunes qui sont euh d'une durée de 5 ans et qui permettent l'insertion sur le marché du travail euh dans des emplois spécifiques et notamment, vous le savez, on fait des propositions qui sont très importantes en matière de création d'emploi qui sont liées à tout ce qu'on propose sur la bifurcation écologique. Et les emplois jeunes, les emplois jeunes, ça fait baisser effectivement les chiffres du chômage chez les jeunes, mais est-ce que ça leur donne réellement
une perspective ? Bah ça le ça leur donne une première expérience qui en fait très souvent est difficile à acquérir. Vous parlez du taux de chômage chez les jeunes très souvent c'est qu'il y a des études qui parfois ont été choisies par défaut du fait des problèmes d'orientation dont on vient de parler qui ont été choisis aussi par défaut parce que toutes les options non ne sont pas accessibles partout autour du domicile. Donc parfois c'est trop de transport et cetera. des arbitrages pour la famille, ça permet d'avoir une première expérience qui est valorisable parce que sinon c'est l'entrée sur le marché de l'emploi qui est emploorisé l'entrée sur le marché du travail mais c'était beaucoup d'emplois payés au lance-pierre, c'était pas forcément des solutions pérennes pour le pour l'emploi
et pour la carrière de ces jeunes. D'accord. Mais c'est mieux que pas de solution du tout. Déjà dans un premier temps, quel moyen de vous mettrez sur ce ces nouveaux types de contrat jeunes ? Nous on propose de les mettre à minima au niveau du SMIC. Il y a le coût monsieur mais il y a aussi qu'est-ce qu'on propose aux jeunes de faire dans notre société aujourd'hui ? On vient de passer un été caniculaire. On voit que euh les les perspectives en matière climatique notamment sont catastrophiques. Il y a une génération face à nous qui est très anxieuse vis-à-vis de cette cette perspective du changement climatique et de l'écologie de manière générale. Nous, on pense que justement cette cette question là est évidemment un challenge évidemment peut-être angoissante, mais est aussi
une façon de créer une nouvelle société, de créer de nouveaux types d'emplois justement qui soient indispensable pour la transition écologique. En matière de transport, par exemple, il y a beaucoup à faire en matière de transition énergétique. Là aussi, il faut repenser pour nous complètement les perspectives en matière agricole, en matière de sécurité civile, en matière d'expertise par exemple sur ce que sur les les dégâts écosystémiques que ça peut faire. Vous savez, on va reparler Clément Gué ne déclinez pas tout de suite parce qu'on parce qu'on m'y invite et j'en suis ravie. Je suis allée, je vous donne juste un exemple pour terminer. Je suis allée dans un lycée professionnel il y a maintenant quelques temps. Il y avait une nouvelle filière qui venait d'être
créée pour que les étudiants travaillent sur l'érosion du littoral et comment on lutte concrètement avec de l'ingénierie et cetera contre ça. Il y avait 20 places, il y avait 700 demandes. Je pense qu'il y a un intérêt pour faire des métiers qui sont utiles et qui ont du sens parce que c'est pas uniquement évidemment la question du salaire est très importante, mais c'est aussi la question des perspectives et du sens. À quoi on est utile dans la société ? Juste parce qu'il faut qu'on parle aussi un peu un peu politique. Vous avez vu les derniers mots de de Sébastien Lecnu, le préunistice qui dit que LFI et ses proxy de l'ultra gauche sont à l'origine du mouvement qui a basculé, je cite, en violence urbaine. Est-ce qu'il se trompe ? Bien sûr qu'il se trompe. D'abord, le
terme proxy est quand même un usage particulier. Il est pas du tout utilisé dans ce contexte habituellement. Et puis je trouve ça quasiment inquiétant que le Premier ministre soit aussi mal informé en réalité de ce qui se passe dans ce pays. J'ai vu la note, vous l'avez sans doute vu, des renseignements territoriaux qui explique donc que le mouvement a commencé le 21 septembre en scène Saint-Denis alors qu'il a commencé le 17 septembre dans le Val de Marne et qui explique donc que c'est proxy, je mets des guillemets là autour mais qu'en tout cas il y a des organisations politiques qui en sont à l'origine. C'est absolument pas comme ça que ça s'est passé. Et en fait, je trouve ça un peu méprisant pour les pour les lycéens qui n'ont pas besoin de la France insoumise pour savoir pourquoi il
pourquoi le gouvernement vous accuse et vous désigne comme responsable de ou agitateur de ce mouvement parce qu'ils n'ont pas envie de répondre politiquement. Ils n'ont pas envie de répondre aux revendications des lycéens. Je vais vous dire une chose, j'ai lu une étude de bien sûr une instrumentalisation de la France insoumise comme l'ennemi, l'agitateur mais qui est pas nouvelle hein, c'est sur le sujet des liciens. Mais vous mais pour non mais pour vous retourner euh je veux juste je termine je je cite une étude d'Acrimen qui est partie euh qui est paru pardon ce weekend qui étudie les JT français TF1 et France 2 sur les derniers jours de la mobilisation des lycéens qui montre que 78 % du temps d'antenne a été passé à parler des violences qui sont quand même le fait d'établissement enfin
d'endroits minoritaires. Ensuite 12 % a été passé par pour pour commenter le fait que LFI est pointé du doigt par le gouvernement pour être à l'origine de ces mouvement et 8 % sur les revendications des tror contre vous c'est pas le JT en l'occurrence c'est pas votre émission est-ce que ça revient pas dans votre dans votre expression Clémence Gueté a minoré ses violences on a vu des choses quand même extrêmement choquantes des professeurs des des parler parler des causes ce n'est pas minorer les conséquences voilà c'est juste donner des facteurs explicatifs d'une forme de colère qui je crois est légitime. Et en fait, il y a beaucoup de vous savez il y a beaucoup de parents d'élèves de de professeur de d'enseignants quand on se rend devant ces lycées, il ils participent à ces
mobilisations. Il y a pas que les jeunes hein nous disent ben oui, c'est vous dites légitime. Vous voyez très bien le débat sur lequel ça nous amène. Le maire et les filles de Saint-Denis parle d'une violence légitime de la part des jeunes face aux policiers quand les policiers réagissent à ces à ces mouvements. Vous aussi vous dites que la violence peut être légitime. Alors il a pas dit il a pas dit ça. On a passé notre semaine à à commenter cette phrase mais je peux le faire une fois de plus, c'est pas un problème. Il était devant le le lycée un des lycées pardon de la ville où dans laquelle il est élu. On parle de On parle de Bali Bagayoko. Oui. Et on peut citer même l'interview dans son entièreté parce que dans cette interview Bali Bagayoko il appelle à la désescalade.
Il dit que c'est important et c'est la place d'un maire justement des jeunes quand ils sont visés par un tir de LBD ou autre peuvent réagir. C'est normal, ils sont humains, c'est normal. Ils se prennent un tir de flash. Quand on est un jeune de 15 ans et qu'on vous balance un flashball sur l'abdomen, il y a forcément un élan de solidarité. la violence peut-être légitime. C'est ça la la phrase. Il parle il parle d'une forme de légitime défense en réalité. Enfin, je je veux dire moi je veux bien qu'on aille sur le sujet des violences. Si c'est maintenant qu'on y vient, venons-y. Je pense que de il y a il y a des images qui ont beaucoup choqué les gens. Quand on voit une parente d'élèves à vran qui se prend un tir de LBD dans les jambes, qui en est blessé, quand on
voit cette jeune fille, cet enfant, elle a 14 ans à Alançon qui est étranglé violemment par les forces de police, quand on voit que il y a un jeune qui a perdu un œil, c'est à tour quand on voit un autre jeune à Saint-toin Lomone qui n'a plus de dent parce qu'il s'est pris un LBD dans les dents, vous voyez que il y a il y a un niveau de répression qui à mon sens est très largement disproportionné. D'abord on parle d'enfant mais quand bien même ce serait ce serait des adultes. Le problème vient des consignes politiques. Elles viennent de monsieur Noz nous expliqu la violence des jeunes est provoqué par ma place. Je fais je fais mes faites Non pour pour comprendre mes mes propos. Monsieur Nunaz a donné une
des ordres aux forces de police évidemment et il a dit que il n'y avait pas besoin d'avoir de retenu vis-à-vis des mobilisations. Pas de retenu, on parle de gamin, on parle d'enfants, ils ont 14 ans, 15 16 ans. Euh et il a également dit que toutes les armes de porté enfin de nature intermédiaire, je crois, pouvaient être utilisé pour mat ces mobilisations. On a passé 10 jours à demander à ce que le gouvernement, pourquoi pas le premier ministre mais le ministre de l'éducation nationale reçoive les organisations lycéen 10 jours. Pourquoi on envoie des des forces de l'ordre matraquer des lycéens tirés avec des LBD ? Il y a aussi des propos dans vos rangs qui peuvent aussi au moins prêter à confusion. Quand le député LFI Adrien Clouet écrit "C'était
le 1er octobre que la Macronie tente de briser la jeunesse par la terreur où un peu plus tard il écrit la Macronie a mutilé deux enfants en 24 heures." C'est quoi le registre de ces propos ? On n'est pas dans le registre de la guerre civile là. Ça vous choque pas qu'un qu'un lycéen perde un œil ? C'est pas une mutilation. Il y a eu plus d'arrestation de lycéens qui avaient au fort de la mobilisation des gilon vous polites. Ce sont des ordres politiques pour moi. Vous savez il y a évidemment on voit qu'il y a déjà trois enquêtes de de l'IGPN qui ont été ouvertes suite à suite à des des actions de policiers devant des lycées d'immobilisation. Je suis persuadée qu'il va y en avoir bien plus parce qu'on a des images qui sont très choquantes à plusieurs endroits. Euh
mais il y a ça, des individus qui commettent des actes, mais il y a aussi une doctrine, il y a aussi une demande politique. Les policiers, ils font ce qu' leur est demandé, notamment par le ministre de l'intérieur. Et ce qui est prévu par le gouvernement, c'est de n'ouvrir aucune instance de dialogue avec les lycé en J'espère pas. En tout cas, le gouvernement ne demande pas au policiers de mutiler des qu'est- qui s'est passé ? Quand vous dites à des policiers aucune retenue, utilisez toutes les armes intermédiaires, qu'est-ce qui peut se passer ? Il peut se passer qu'il y a un gamin qui perd un œil. Voilà. Et moi, je ne suis pas d'accord avec ça. Et moi, je pense que ouvrir des salles dans les lycées pour leur permettre de faire des assemblées générales, ça pourrait être
une solution quand même plus raisonnable que d'aller éborner des gamins. Voilà, moi je suis extrêmement choquée par ce qui se passe. Est-ce que vous redoutez que ce mouvement de lycéen, comme c'est déjà arrivé d'ailleurs par le par le passé et dans dans l'histoire des mobilisations lycéen se termine ? par une demande d'autorité de qui ? Des Français. Pour l'instant, il y a 62 % des Français qui soutiennent l'immobilisation des lycéens malgré le cadrage médiatique dont je vous ai parlé juste avant, c'est-à-dire plus de 70 % du temps d'antenne pour montrer des violences. 62 % des Français, vous avez raison, trouvent la mobilisation des lacs injustifiés. Ça c'est le dernier sondage. Oui. 73 % chez les moins de 35 ans chez qui peut-être le souvenir du lac est moins loin.
Mais je vais vous donner tous les chiffres de ce sondage parce qu'il y a quand même plus de 70 % d'entre eux qui dénoncent l'implication des insoumis dans ce même sondage. D'accord. Ça ça à mon avis ça fait une belle jambe au lycéen. Enfin moi je je on peut on peut parler de nous notre présence sur les blocus. Je sais pourquoi on le fait. Je sais pourquoi à mon sens parler de ces de ces conséquences politiques ensuite. Pourquoi à mon sens c'est une responsabilité des élus politiques que d'être là-bas pour faire l'intermédiaire pour participer à la désescalade parce que c'est c'est ce qu'on fait quand on est sur place. On évite que ça monte trop en tension. On ouvre un espace où on peut dialoguer, écrire les revendications des lycéens. nous nous en faire en quelque sorte porte-parole,
même si on doit les relayer, voilà parce qu'il y a le budget, parce que c'est notre rôle, on vote les lois, on sait pourquoi on participe à ces mobilisations et et à mon sens en fait, il y aurait besoin que d'autres parlementaires y soient aussi. C'est très facile d'ordonner la répression depuis son depuis son canapé comme le fait monsieur Darmanin. Clément, face au face aux dégradations, le gouvernement a décidé d'avancer l'examen du projet de loi casseur payeur au Sénat. Euh alors pour rappel pour rappel hein, ce projet de loi prévoit de faire payer les auteurs des dégradations dans l'espace public et de pouvoir rendre tout membre d'un attroupement euh violent responsable de ces dégradations. Euh vous prenez ça pour une provocation ? Oui. Enfin, je veux dire euh pourquoi
pas une loi d'urgence pour euh l'éducation nationale, les lycées sacrifiés, la rénovation du bâtisolaire, le recrutement en masse des professeurs. On voit bien quel quel angle politique choisit d'adopter le gouvernement. C'est celui de la répression, c'est celui de la sour d'oreille aussi de revendication qui là commence à agréger d'autres formes de colère aussi parce qu'on est parti des lycéens, il y a eu en fin de semaine dernière l'appui l'appui des étudiants et puis vous le savez mardi là le 6 octobre il y a une grande mobilisation qui s'annonce parce que lycéens étudiants ont été rejoints dans la mobilisation par les organisations professionnelles, la CGT, la FSU, Solidaire, FO et donc il va y avoir des
mobilisations. C'est dans ce cadre d'ailleurs qu'on a appelé à ce que beaucoup d'adultes prennent part à ces mobilisations parce que c'est notre responsabilité. On parle de la jeunesse et de l'avenir du pays. Jean-Luc Mélenchon proposait de aux parents d'élèves de porter un brassard blanc pour s'interposer. Oui. Vous vous manifesterez ce jour-là ? Vous porterez un brassard blanc ? Bien sûr, bien sûr. J'y serai. Je je trouve qu'on ne peut pas passer à côté du fait que c'est une mobilisation absolument essentielle. Donc j'y serai. tous mes camarades insoumis, on y sera. Vous pensez que ça peut suffire à empêcher les casseurs d'intervenir et je ne sais pas si ça peut suffire mais en tout cas j'espère que ça peut le permettre et on y participe. Voilà, on participe à cette à cette désescalade.
Je vais vous dire une chose sur la violence dans les mobilisations, les manifestations. Malgré ce qui peut être insinué parfois notre position, elle a toujours été extrêmement claire. On on veut des mobilisations pacifiques, on veut des mobilisations non violentes. On pense d'ailleurs y compris que médiatiquement ça permet d'exonérer le gouvernement de donner des réponses politiques qui est qui est ce cadrage des des lycées qui ont été détériorés, les poubelles et cetera et cetera. Et donc on pense que ça ça ne sert pas les revendications infinées. Donc nous notre rôle est celui-ci et il est celui d'appeler politiquement à pouvoir répondre à ça. Donc oui, je déplore la loi pour revenir à votre question. initiale, je déplore le fait qu'elle soit passée en accéléré parce que je
trouve que ça répond à côté du sujet et que ça ne répond pas à la mobilisation. Et par ailleurs, cette loi est très grave parce que ce qu'elle fait c'est qu'elle instaure une présomption de culpabilité. Donc vous avez 10 jeunes à un endroit qui se mobilise et cetera. Il y en a un qui fait quelque chose qui détériore du matériel et cetera. C'est quelqu'un. On a vu des on a vu des actions mais je vous parle de la loi, le mécanisme juridique de la loi. Les 10 sont présumés coupables. Normalement, c'est la c'est la présomption d'innocence. Là, c'est le retournement. Et donc, il faudra apporter la preuve que non, vous n'avez pas participé à ça. Ce qui ce qui est un outil de répression collective très fort parce que qu'on ne me dise pas que ça ne vise pas à décourager des lycéens de se
mobiliser. Enfin, moi si j'étais parent, euh si j'étais lycéen, je me dirais avec une telle loi, évidemment les choses elles pe elles peuvent dégénérer, y compris pour une situation individuelle beaucoup plus vite. Donc c'est une c'est une loi qui est dangereuse et et encore une fois surtout, elle ne répond pas au cœur du du demandes. Le grand jury question d'électeurs. Des questions d'électeurs recueillies par West France, Stéphane Vernet. En voici quelques-unes donc synthétisé Bernard de Plaisir dans les Yvelines, Chris de Colmar dans le Hain, Pierre Yve de Doueneté dans le Finistère ou Michel du RC cu Lon dans le finistère également se demande pourquoi est-ce que vous continuez à encourager les manifestations lycéennes alors qu'elles ont débordé dans la violence ou elles
sont débordées par les casseurs pour certaines. Il se demande comment est-ce que vous pouvez alimenter ce chaos et prétendre diriger le pays. Ça contribue à rendre le Rassemblement national respectable et ça accentue le rejet de la France insoumise disent-il. S'il y a des morts, que ferez-vous ? Alors moi, je crois au contraire, j'ai essayé de commencer à l'expliquer, je crois au contraire que notre rôle c'est que tant qu'il y a des blocus et des manifestations, c'est d'y être. On est voilà, on est des responsables politiques de gauche radicale. On estime qu'aujourd'hui il n'y a pas de réponse politique aux revendications des lycéens. Donc c'est ça n'est pas nous qui qui qui pardon qui décidons de ces blocages. Notre rôle c'est de les accompagner quand ils existent de la
même façon qu'on l'a fait avec les mobilisation des gilets jaunes, qu'on l'a fait avec les mobilisations contre la réforme des retraites. Vous savez euh c'est c'est ça a toujours été dit mais ce n'est pas possible de déclencher une mobilisation lycéenne pour une organisation politique ça dégénère ou s' a un risque que ça dégénère. Je je redis que je pense que notre enfin je suis sûre même que notre présence participe à la la baisser en tension, que ça participe à faire de la médiation entre le dispositif de maintien de l'ordre et les lycéens. Ça participe à ouvrir une forme de dialogue politique qui est nécessaire. Voilà, moi je je ne pense pas qu'on puisse faire rentrer les lycéens chez eux, faire terre leur revendication à coup de matraque et de LBD. C'est ce que pense
le gouvernement. Euh et donc il va y avoir la continuité d'une de cette mobilisation parce que les organisations lycéennes reçues par le ministre de l'éducation nationale ont dit n'avoir aucune réponse. Une autre question d'électeur dans un autre dans un tout autre registre. Vincent de Lyon dans le rô nous dit "Bon, si Jean-Luc Mélenchon est président, que ferez-vous si les marchés financiers ne veulent plus prêter d'argent à la France ? Que direz-vous aux Français quand l'État ne pourra plus payer ni les salaires des fonctionnaires, ni les pensions des retraités, ni les allocations plus modestes ? Euh je ne pense pas qu'on va arriver dans cette situation parce que euh aujourd'hui, j'imagine qu'on parle de rachat de de la dette française par exemple qui est toujours un actif
extrêmement sûr. Il y a trois acheteurs pour un titre de dette français. Les États sont des endettés euh fiables au vu du marché euh financier. Donc sauf que les taux d'intérêt appliqué à la France dépassent tous les records là en ce moment. Oui. Oui. D'accord. mais sous la Macronie avec 12 milliards de dettes supplémentaires fait par les génies de la finance que son Macron et et ses petits copains. Donc ça c'est pas la responsabilité de Jean-Luc Mélenchon. Non, je je veux dire au français une chose, c'est que de l'argent dans ce pays, il y en a. Euh c'est Macron qui a décidé de nous priver par exemple de 62 milliards de recettes par an en supprimant l'ISF, en réformant les les impôts sur les sociétés, les impôts de production, la CVAE avec la FL Flat taxe. Tous ces dispositifs là qui
existaient pour faire contribuer les plus riches et les très grandes entreprises, c'est 62 milliards par an par exemple. Ça, je l'annonce, nous allons les récupérer et il y aura de la marge de manœuvre budgétaire. Ça nous amène au budget qui va arriver à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous anticipez les conséquences d'une chute du gouvernement pas de budget pour la France avec Stéphane le disait à l'instant un pays qui a emprunté un taux frelant les 5 % cette semaine ? Est-ce que il pourrait y avoir une crise politique ? Je pense que les Français sont très l de ce chantage politique qui nous est fait systématiquement depuis plusieurs années. Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises mais je suis député depuis 2022. Je n'ai jamais voté un budget. Mais pourquoi ? Mais je suis présente
hein, je fais des amendements, j'essaie de faire des propositions, parfois je gagne même des amendements. Figurez-vous que c'est systématiquement que que le gouvernement met un 493. Peut-être queon pourrait poser la question différemment et se dire pourquoi ce gouvernement minoritaire qui a été placé là par la bonne volonté du président Macron après sa défaite aux élections législatives de 2024 continue de vouloir passer en force une politique minoritaire au sein de l'Assemblée nationale qui poursuit la même logique économique que celle qui nous a placé dans la situation relativement désastreuse dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Voilà. Moi, je crois que la responsabilité politique, elle est celle du gouvernement. qu'il permettent aux parlementaires d'amender
le budget comme c'est normal, d'emporter des votes, y compris quand ça ne lui plaît pas politiquement. Par exemple, sur la taxe dumane, on avait déjà euh gagné le vote à l'Assemblée nationale et qu'il évite de mettre un 493 à la fin. Voilà, vous vous voyez la séquence pourrait se dérouler tout à fait différemment. Le truc c'est que on a internalisé, normalisé le fait qu'il y avait un budget et que le gouvernement allait le passer en force contre la vie de tout le monde. C'est pas comme ça que ça se passe dans notre pays. Et par ailleurs, quand on est l'opposition politique, comme c'est notre cas, notre rôle quand il y a un 493, c'est la censure. Donc cette fois-ci encore le grand jury, tout est politique. Jordan Bardella, accusé par euh le site Medéiapart d'échange antisémite dans sa
jeunesse, doit-il démissionner de son poste de président du Rassemblement national ? Alors, d'abord euh lisons la séquence telle qu'elle s'est passée parce qu'elle est quand même assez hallucinante. Il y a eu un premier article de Mediapart euh Jordan Bardella avait eu des échanges qui reprenaient les les pires poncifs euh antisémites, complotistes euh sur une prétendue domination, un complot mondial et cetera. dans ces jeunes années vers l'âge de 17 ans à l'aube du jour où il a eu des responsabilités puisqu'il les a eu très tôt, il l'a expliqué dans ses mémoires qui ont qui sont déjà parus comme vous le savez. Et donc Mediapart a montré ça. Jordan Bardella a commencé par dire c'est faux, donner des preuves. Média
part quelques jours plus tard donne des preuves. Et il est soutenu par son parti encore aujourd'hui. Bloc tout à fait. Non mais attendez, il donne des preuves et là monsieur Bardella dit "Les preuves sont fausses, elles ont été authentifiées par Hissier, par tout un procédé dont dont méia part se porte garant que je n'ai a priori aucun aucun est-ce que vous saluez le le travail de Mediapart ? Mais je pense que c'est je je pense que c'est important. Après, je vais vous le dire très franchement, on tombe pas de notre chaise. C'est-à-dire que la toute la stratégie de dédiabolisation, de normalisation du Rassemblement national, euh cette stratégie de de la de la cravat gentiller de monsieur Bardella euh ne nous a jamais fait oublier le fait que le Rassemblement national a été fondé
par des antisémites, des négationnistes, des péténistes. Ne nous fait pas oublier d'ailleurs le fait que puisque on on parle des il a parlé des brebis galeuses, à un moment donné, il va falloir questionner tout le troupeau quand même quand le berger en est à dire des choses comme ça qui sont aussi ignobles et qui mettent en danger nos concitoyens juifs. Clément Gué, je vous demandais si vous saluez le le travail de médiia part parce qu'en novembre 2021 Jean-Luc Mélenchon écrivait à propos de ce média. Ce journal nous est hostile depuis sa fondation. Il pratique des insinuations flétrissantes et fausses d'intox malveillantes et il évoque aussi une interminable vent d'état contre les insoumis. Votre opinion a changé sur Médiapart ou ça dépend qui est la cible ?
En l'occurrence, j'imagine qu'il y avait un article précis ou une série d'articles peut-être pour lesquels Jean-Luc Mélenchon a dit ça. En l'occurrence, c'est pas le sujet des insinuations fausses. Il y a peut-être eu des insinuations fausses. Là on parle pas d'insinuation. C'est une enquête documentée. Il y a des preuves, il y a des captures d'écran de conversation échangé et cetera. Puis par ailleurs, excusez-moi, non mais d'accord, mais excusez-moi mais là euh ces acc ces écrits, ils sont extrêmement graves. Est-ce qu'on peut pas juste rester sur ce sujet ? Parce que ça fait plusieurs médias que je fais ces derniers jours qui me disent "Mais croyez-vous médiia part et cetera ?" J'ai jamais vu des journalistes à ce pointner le travail de leurs confrères et de leurs consœurs que
quand ces médias partent sur le rassemblement national et sur Jordan arrivé à la France insoumise de critiquer médiia pardon. le droit de critiquer un média mais de mais de prendre pour argent comp le fait que quand ils font une enquête et qu'ils assurent que les preuves sont solides ont été authentifié par un huisier elles le sont mais ça ça voilà par plus des accusations en ell vous êtes effectivement très critique très ferme sur ces accusations en antisémitisme dans les mots attributés à Jordane Bardella est-ce que vous personnellement vous regrettez d'avoir employé le terme résiduel à propos de l'antisémitisme qui s'est viré aujourd'hui en France c'est c'est pas vous parlez d'une déclaration de Jeanl J M et vous vous l'aviez repris je crois ensuite en
disant en justifiant le l'utilisation de ce mot de résiduel. Je je ne sais pas si vous vous rendez compte du fait que depuis l'augmentation en réalité du du conflit à Gaza notamment parce que nous nous sommes élevés pour porter la voie des Palestiniens et des Palestiniennes qui subissent un génocide, il y a eu des des accusations vis-à-vis de la France insoumise en antisémitisme et d'ailleurs une instrumentalisation extrêmement pour moi extrêmement dangereuse et extrêmement délétaire du mouvement politique auquel j'appartiens qui a toujours dénoncer l'antisémitisme euh qui dénonce d'ailleurs toutes les formes de racisme et de discrimination. Ah mais d'accord. Et moi je vous dis ce que vous êtes en train de faire là, monsieur. Ce que vous êtes en train de faire c'est
de reprendre ce type d'accusation alors que le sujet ça n'est pas nous. Alors qu'on a un homme qui, je vous rappelle, je vous le rappelle, il y a quelques semaines encore aurait pu être candidat à l'élection présidentielle du parti qui pour le moment est donné en tête des sondages, qui est aujourd'hui encore est soutenu par madame Le Pen pour être premier ministre et entrer à Matignon et que visiblement le sujet c'est la France insoumise encore on a fait un par vous avez donné votre réponse mais sur sur l'utilisation de ce mot antisémitisme résiduel vous ce que vous le reprenez encore aujourd'hui vous le défendez encore aujourd'hui il y avait à l'époque la le commentaire de Jean-Luc Mélenchon sur des chiffres des chiffres d'agression racistes en l'occurrence racistes sous la forme de
l'antisémitisme sous la forme de l'islamophobie et cetera et Jean-Luc Mélenchon a fait un commentaire mais franchement je vous le dis ce que vous faites ce que vous faites me paraît grave parce que là le sujet c'est le Rassemblement national qui quand même donc quand même vous l'avez dit fait bloc autour de Jordan Bardella euh ces déclarations, revenons-y, vous ne les avez même pas cité, je veux dire, elles sont hallucinantes. La ligne de défense de monsieur Bardella n'a pas été j'avais 17 ans, je le regrette que sais-je ? même si je pense que voilà c'était quand même visiblement une méthode de formation idéologique avec les Soraliens, les écrits antisémites qui circulaient dans la Fédération de SINE dont il est devenu le président l'année prochaine. Mais
personne ne questionne ça mais je vous le dis moi je trouve ça extrêmement dangereux et moi je me demande si Marine Le Pen confirme encore aujourd'hui son soutien après que les l'épreuve avancée par Media Part a été authentifiée. cette stratégie quasi trumpienne de monsieur Bardella qui consiste à attaquer le journal, je crois qu'il dépose encore une nouvelle plainte pour falsification de preuves de médiia part me paraît surréaliste. Enfin, je veux dire voilà et une fois de plus il n'a pas eu à répondre sur le fond puisqu'il dit tout simplement "C'est faux, il nit les faits." Le grand jury question express avec des réponses courtes oui ou non pour ou contre c'est le le principe. Est-ce la dernière campagne de Jean-Luc Mélenchon ?
Je ne sais pas je je je je ne veux pas répondre à cette question parce que pour l'instant on est figurez-vous tout à fait dans le présent. On veut gagner. Alors oui ou non Jean-Luc Mélenchon président 2027 Clémence Gueté premier ministre. On en est pas là mais vous êtes vous vous croyez que c'est un film la la politique française c'est complètement dingue pour l'instant. Je vous dis mais non, c'est pas oui ou non. Finalement, j'ai décidé de pas respecter votre consigne parce que je suis insoumise. Franchement, on est en campagne, on a 7 mois, on veut l'emporter. Voilà, c'est ça le sujet du jour. Si le candidat de la gauche démocrate distance Jean-Luc Mélenchon dans les sondages en début d'année prochaine, doit-il se retirer ? Oui ou non ? Elles sont trop drôles vos questions. Et
si jamais on était à 2 % dans les sondages comme madame Annie Dalgo a fait à la dernière élection présidentielle ? Mais non mais attendez, c'est du plaisanterie. Dans tous les sondages du moment, on est au second. Vous m'interrogez sur le fait que le social démocrate dont on ne sait toujours pas qui c'est parce qu'ils ont pas de candidat très bien le côté versatile des moi ce que je vous dis c'est qu'on sera au second tour et qu'on va gagner les gué dans la 6e République que vous appelez de vos vœux faut-il supprimer le Sénat ? Alors, c'est une très bonne question pour le coup. Euh, j'ai le droit de répondre plus. Ah ! Ah bah oui, oui, très bien. Euh, pour ou contre la suspension immédiate du permis pour l'usage du téléphone au volant ? Euh, la généralisation vient d'être annoncée par
le gouvernement. Non, je pense qu' je pense qu'il faut des gradations dans les sanctions. Le retrait du permis, c'est très dur. Une toute dernière question. Est-ce que vous allez voter la proposition de loi jeudi du Rassemblant national pour mettre fin aux ZFE, aux interdictions de voitures polluantes dans les centres-villes ? Non, on va pas voter cette proposition de loi. Mais ça me frustre énormément. J'ai le droit de répondre un peu là. Oui. C'est parce qu'elle est portée par le Rassemblement national. Non, c'est parce qu'on a pas la on n pas la même vision du tout sur l'interdiction des ZFE. Ils n'ont aucune politique pour des transports qui soient moins polluants à l'avenir et pour accompagner les ménages les plus précaires. Ils veulent juste supprimer
cette mesure. Moi aussi je suis contre les mais pour des raisons différentes qui ne sont pas inscrites dans leur proposition de loi. Le grand jury quel président a l'Élysée. Alors la campagne présidentielle est très animée depuis la rentrée. Dernier fait en date. Alors une vidéo de Raphaël Gluxman candidat à la primaire social-démocrate et qui s'en prend vertement à Marine Le Pen et à Jean-Luc Mélenchon. C'est Golen Royal aussi. Il estime qu'après avoir raté leur rentrée au MEDF devant les patrons, Marine Le Pen en a profité pour ressortir l'interdiction du voile et que vous avec Jean-Luc Mélenchon, vous avez ressorti l'autorisation de Labaya. Est-ce qu'il a tort Raphaël Gluxman ? Oui. Bah par ailleurs, le les les propos sont lamentables. Enfin, vous avez vu,
j'imagine comme moi, cette vidéo, on voit monsieur Valallot qui est quand même un responsable du Parti socialiste qui ne trouve rien à y redire, qui est lui aussi sur la vidéo. Je sais pas exactement dans quel cadre, mais euh Segolen Royal a aussi droit à des insultes sexistes de la part de monsieur Gluxman. Euh Jean-Luc Mélenchon a réagi d'ailleurs euh je il a réagi par tweet mais c'est vrai que on est euh très régulièrement interpellé par monsieur Gluxman qui nous fait des leçons de maintien pour euh empêcher la brutalisation du débat dont nous serions à l'origine. Il a annoncé quelques semaines qu'il allait plier Jean-Luc Mélenchon et là qu'il lui pissait dessus. Voilà, c'est tout à fait euh ce niveau de langage de R c'est c'est ni très classe ni très lucide par ailleurs
ce qu'il dit parce que franchement s'il est satisfait de lui-même, de sa campagne, de ses apparitions publiques et de la de la façon dont il maîtrise très peu les débats politiques dans lesquels il apparaît, c'est qu'il est entouré de gens sans doute qui vraiment lui mentent à longueur de journée. Qu'est-ce que vous répondez euh à ceux euh qui sont nombreux d'ailleurs hein, aux Paris socialistes, mais aussi chez les chez les écologistes et aux centres euh qui disent que Jean-Luc Mélenchon ne pourra jamais gagner au second tour face à Marine Le Pen ? Ces commentaires ne viennent que de gens qui ne seront pas au second tour. Voilà. Donc moi, je veux bien qu'on nous donne des leçons de stratégie à à longueur de temps, mais pour être ça peut être une question aussi pour les
électeurs, c'est-à-dire se dire "Si je veux là en l'occurrence, c'est des responsables politiques qui disent ça euh on qui ont un un une appétence pour la déprime et la loose qui est quand même assez importante. Voilà, nous on dit il y a 7 mois de campagne, on va aller convaincre les abstentionnistes de ce pays. On est en capacité d'être au second tour. Je vous rappelle que ce sera la première fois mais que à 7 mois de l'élection présidentielle du premier tour, c'est la première fois qu'on est donné au CEO dans les sondages alors même que très souvent il nous sous-estime. Donc la première chose pour avoir une stratégie, c'est quand même de le passer ce premier tour et à gauche, c'est Jean-Luc Mélenchon qui va le faire avec un programme qu'on va porter. Donc voilà,
moi je redis je redis à celles et ceux qui font ce type de commentaire, mettez vos forces utilement dans le débat. Si l'extrême droite vous fait vous fait si peur, arrêtez de déprimer tout le monde et venez convaincre des gens. Donc justement, vous travaillez sur le programme réactualisé de Jean-Luc Mélenchon, il sera publié le le 6 novembre. Quelle est la proportion de ce que vous réécrivez dans dans ce programme par rapport à 2022 ? Bon, alors d'abord donc c'est un programme qui qu'on a publié dès 2012 en réalité he c'est la suite de l'humain d'abord. Vous savez c'était le front de gauche, il y a eu la version 2017 2022 et puis la version 2027. C'est quoi la version que vous mettez à jour ? Il y a beaucoup de choses qui sont modifiées. Je vous donne un chiffre, mais nous
visiblement l'inflation ne nous ne nous ne échappe pas. C'est-à-dire qu'il y a plus de 1000 mesures cette fois-ci il y en avait il y en avait environ 600. C'est pas trop. Non, moi je je suis je suis vraiment persuadée que l'exhaustivité la plus le plus possible parce qu'évidemment après il y a une réalité du gouvernement des problèmes inattendus. Il faut savoir il faut savoir gouverner le pays comme il est et comme il vient. Mais avoir prévu ce qu'on a envie de faire et l'expliquer aux électeurs, ça me paraît la base d'une campagne honnête. Et d'ailleurs, je déplore le fait qu'on est les seuls à nouveau parce que vous avez reçu plus de 24, vous les avez vraiment euh prises en contre et intégré ou juste à la marge ? Non, non, bien sûr. En fait, il y a un processus qui dure depuis plus de 6
mois, 24000 contributions et puis 40 groupes thématiques qui dans le mouvement de la France insoumise contribuent. Ils sont ouverts à toutes et tous. Les insoumis insoumises, ils participent. nouveau programme la 4 version de la vie en commun est vraiment différente des il y a des nouveautés très importantes par exemple la santé la question des maladies écologique dont Jean-Luc Mélenchon a déjà un peu parlé mais dont on va beaucoup parler dans cette campagne c'est-à-dire les épidémies d'obésité de diabète de cancer de toutes ces maladies qui sont liées aux pollutions et au choix qui ont été faits en matière euh non écologique du coup juste avant occupe une très grande place dans le programme. Nous nous avons dédié un nouveau chapitre à l'intelligence à l'intelligence
artificielle et au quantique qui là non plus n'était pas un enjeu dont on parle vous avez utilisé l'intelligence artificielle ou pas pour établir ce programme ? Non non non ni dans la rédaction ni pour trouver des idées non pas un petit peu. Et d'ailleurs, je vous le dis 24000 contributions à traiter c'est beaucoup et nous les avons répartis entre les 40 groupes thématiques qui sont coanimés puis ensuite il y a des dizaines d'insoumis qui en font partie. Et non, c'est du traitement humain parce que bon, moi je je j'ai j'ai beaucoup de réserves sur l'utilisation de l'intelligence artificielle notamment en politique et notamment pour tout ce qui est écrit, rédaction. Voilà. Et et je pense que ce travail-là nécessite de l'intelligence qui soit purement humaine. Et c'est ce qu'on fait nos
militants pour aboutir à ce nouveau programme qui est en six parties et qui vise à répondre au grands défis de notre époque pendant cette élection présidentielle du point de vue social, diplomatique, scientifique, écologique, géopolitique. Voilà, il y a il y a des réponses justement sur la la géopolitique, la question des relations internationales occupera sans doute un rôle important dans dans l'élection présidentielle. Steve Jordan, oui, vous défendez la sortie de la France de l'OTAN. Vous dites, je crois même qu'il s'agit d'un enjeu vital. En quoi et pourquoi cette volonté de sortir de l'OTAN ? Oui, c'est une proposition historique he qu'on porte depuis depuis relativement longtemps. J'ai moi-même redéposé une résolution à l'Assemblée nationale sur ce sujet, la sortie de l'OTAN. On
propose de le faire en plusieurs étapes. D'abord la sortie du commandement intégré puis de l'organisation elle-même parce que mine de rien, on est quand même englué dans cette alliance qu'on qu'on le veuille ou non. Donc ça ne se fera pas en une seconde, mais ça me paraît d'autant plus important que j'ai le sentiment qu'on a pas besoin de protection d'alliés dans la période qui apparaît quand même un peu plus dangereuse. D'accord. J'ai j'ai le sentiment que justement avec le second mandat de Trump, avec la guerre économique sans pitié quand même qui mène notamment au pays européens avec les guerres qu'il a décidé d'aller mener au Proch Orient avec cette montée des le fait D'accord mais peut-être que si ça s'appelle la démocratie le fait d'être inféodé aux États-Unis d'Amérique
dans une alliance militaire avec une présence de base sur tout le territoire européen avec une industrie d'armement qui entièrement destiné à avec pardon des des subventions européennes, des fonds européens entièrement destinés à nourrir l'industrie d'armement états-unienne. Ça me paraît être de bonnes raisons supplément de l'autre que même le général de Gaulle ne l'avait pas fait. Je vous ai expliqué en oui en en plusieurs temps concrètement quels seront qui seront vos alliés demain ? Et ben il faudra aller les chercher. Je pense que évidemment il y aura des discussions dès dès notre arrivée au pouvoir en 2027 mais vous savez vous avez une petite idée Clémence Gueté. On est à 7 mois de l'élection présidentielle. Demain, Jean-Luc Mélenchon pouvoir, qui sont les alliés
de la France sur la scène internationale Non, mais d'abord il y a il y a deux il y a deux choses. Il y a ce qu'on a appelé nous un front du refus, mais c'est plus large que les pays qui appartiennent à l'organisation oanienne. Donc c'est pas exactement le même sujet, mais le front du refus refuser ce retour de l'impérialisme très fort tel que Trump mais aussi d'autres dirigeants dans le monde nous le font subir. Ça n'est pas si éloigné de ce qu'a dit monsieur Macron dans son dernier discours à l'ONU hein, la semaine dernière. D'ailleurs, je trouve qu'il réalise un peu tard mais voilà. Et puis ensuite, il y a tout un tas de sujets où en effet pour appliquer notre programme, il va falloir se trouver des des alliés dans l'Union européenne. Et ça, on ira voir gouvernement par gouvernement en
faisant agir notre diplomatie tout le monde pour trouver des alliés. Mais sur l'organisation euh euh de l'OTAN, par ailleurs, la France est souveraine. Elle fait ce qu'elle veut. Une toute dernière question. Euh est-ce que vous aussi vous coupez les aides à l'Ukraine si vous arrivez au pouvoir ? Non, c'est c'est ça n'a jamais été notre position. On a toujours dit d'abord que bon l'Ukraine a été envahie. Voilà, c'est c'est quand même un principe du droit international qui a été bafien le niveau de soutien à l'Ukraine est pas nécessairement extrêmement clair. Je commence à y répondre. L'agresseur c'est bien la Russie. Elle a enfrein des règles du droit international. Il y a un conflit qui s'en lise. C'est ce qu'on constate. Le front n'évolue quasiment plus. Euh on en est à 2 millions de
victimes entre les morts, les blessés, les personnes disparues. Donc ce conflit doit s'arrêter au plus vite. Pour ça, il faut de la diplomatie. Et en attendant évidemment et d'ailleurs nos députés européens au Parlement européen les ont voté, il faut pouvoir aider l'Ukraine à à se défendre. Ce que nous avons dit aussi, c'est que évitons les armes de portée intermédiaire ou de longue portée qui permettent à nouveau à ce que l'escalade militaire reprenne. Merci Clémence Geté pour ce grand jury. Bon dimanche à tous. On se retrouve la semaine prochaine.
Clémence Guetté