46e Conférence Ministérielle de la Francophonie - Remarques d'Éléonore Caroit
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Madame la présidente de la Cour suprême représentante de la République du Rwanda, Monsieur le ministre des affaires étrangères du Rwanda, monsieur le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères du Cambodge, madame la secrétaire générale de la francophonie, mesdames et messieurs les ministres et chefs de délégation, mesdames et messieurs les élus et parlementaires. Mesdames et messieurs chers amis, quel plaisir d'être avec vous ce matin. pour la première fois en ce qui me concerne au pays aux 1000 collines, tout fraîchement débarqué de l'avion qui m'amène de Paris et vraiment très très heureuse d'ouvrir cette conférence ministérielle avec vous.
Quelle énergie nous avons eu avec ce balai que nous venons de voir. Quelle joie d'être avec vous pour traiter de ces sujets si important. Il y a un peu plus d'un an, nous étions réunis dans un tout autre contexte, dans un tout autre latitude à Paris pour la 45e session de cette conférence ministériel à la veille du sommet de Villerre Côré. Aujourd'hui, cette 46e session nous rassemble à mi-chemin entre le sommet tenu en France et celui que le Cambodge accueillera l'an prochain. Mesdames et messieurs les ministres, madame la secrétaire générale, j'aimerais débuter mon propos par un constat.
Nous vivons dans un monde ébranlé par les crises qui se superposent et touchent notamment les plus fragiles de l'espace francophone. Les thèmes de notre débat général et de notre h clos n'ont jamais malheureusement n'ont jamais été aussi pertinent. Dans un monde où le multilatéralisme est contesté, il nous faut plus que jamais réaffirmer notre attachement aux enceintes de dialogue international qui sont peut-être parfois imparfaites, nous pouvons le reconnaître, mais qui sont absolument irremplaçables. Avec une langue en partage, nous portons ensemble au sein de la francophonie des valeurs d'ouverture et de coopération concrètes.
Ce format est parfois plus opérant pour créer des ponts et identifier des solutions que certains des mécanismes beaucoup plus complexes qui aujourd'hui sont parfois malheureusement au point mort. Je n'ai donc aucun doute sur le fait que ces deux journées qui nous rassemblent permettront des avancées concrètes et utiles. Être à Kigali aujourd'hui, c'est d'affirmer notre engagement envers nos instances et leurs missions au plus près des populations. Madame la secrétaire générale, nous savons combien l'OIF agit dans cette région d'Afrique centrale.
Je remercie l'OIF pour les visites de terrain qui sont organisées ce jeudi et vendredi qui nous permettront, je l'espère, de mesurer l'impact des programmes que nous soutenons en matière notamment de formation des enseignants, de préparation des militaires engagés dans les opérations de la paix ou encore d'autonomisation économique des femmes avec l'initiative la francophonie avec elle. Ces initiatives rappellent ce qu'est notre francophonie. C'est un écosystème vivant, moderne, un facilitateur d'opportunités.
Je me réjouis aussi que cette CMF mette en lumière le rôle des femmes qui contribue et qui et dont la contribution est parfois un peu invisibilité dans ce contexte international mouvementé. La participation des femmes à des négociations augmente de plus de 20 %. La probabilité d'un accord de paix dure au moins 2 ans et de et de 35 % qu'il dure plus de 15 pardon je reprends mes chiffres c'est quand même je viens d'arriver. La probabilité qu'un accord de paix dure au moins 2 ans euh est de 20 % et de 35 % qu'il dure plus de 15 ans si une femme est impliquée.
Il en va donc de notre réussite collective et de la stabilité du monde que les femmes soient à la table des négociations, même si parfois elles sont un peu fatiguées. Les acteurs de cet écosystème sont ici dans cette salle et je tiens à saluer les représentants des opérateurs de la francophonie, des conférences ministérielles de l'Assemblée parlementaire de la francophonie et de la conférence des ONG. Je remercie en particulier le recteur Slim Calbou pour l'enseignement de l'engagement de l'universitaire de la francophonie et son action auprès de la jeunesse.
J'adresse par ailleurs mes vœux de plein succès à monsieur Alun Bada Kanji élu à la présidence de l'AUF lors de son assemblée générale qui s'est tenue à Dakar au début de ce mois. L'assemblée générale était suivie de la 5e semaine mondiale de la francophonie qui a été un grand succès. Je salue aussi le recteur de l'université Sangor, monsieur Thierry Verdel, que je viens de croiser et j'ai une pensée pour son président Annie Hélal. Nous attendons avec enthousiasme l'inauguration du nouveau campus de Borgelarabe, désormais doté grâce au soutien du gouvernement égyptien d'un espace remarquable. Je félicite monsieur Claude Moussavi, le nouveau président de la C ou de la COIN.
que nous aurons le plaisir d'entendre la présidence de TV5 Monde Kim UNES. TV5 Monde est un outil majeur pour le rayonnement de la francophonie, d'information fiable et de vitalité culturelle de tout l'espace francophone. Nous nous réjouissons des perspectives d'élargissement de sa gouvernance. J'adresse enfin mes salutations au délégué général de l'Association internationale des maires francophones, monsieur Frédéric Valler, et à tous les élus qui sont présents ce matin. Le rôle des collectivités territoriales est essentiel car ce sont elles qui font vivre la francophonie au quotidien, au plus près des habitants dans des coopérations concrètes et préservées des des logiques partisanes.
Je salue la secrétaire générale, madame Louise René Tobi et le secrétaire général de la COFEMEN, monsieur Abdel Raman Babousa. Enfin, je me réjouis de retrouver la députée française, madame Amélia Lacrafie, que j'ai aussi aperçu dans la salle, déléguée général de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. Alors madame la secrétaire générale, la France, comme chacun des pays représentés ici est fière d'appartenir à la francophonie multilatérale. Nous connaissons l'engagement de vos équipes, de l'OIF et de toutes les institutions que je viens de citer et de d'autres institutions et on présentes sur le terrain.
Dans un monde instable où les défis de sécurité s'intensifient, où les bouleversements climatiques deviennent plus pressants chaque jour, notre devoir au sein de cette famille francophone est de rester uni pour bâtir une francophonie de solutions, de compromis et de modernité. Moi, j'ai grandi sur une île des Caraïbes en République dominicaine et j'ai appris le français dans une école française, dans un lycée français consciente des opportunités que cette langue offrait. Je viens ici pour ma première CMF avec la conviction que nous pouvons que nous devons avancer ensemble.
C'est une conviction que cette enceinte de dialogue peut nous aider à relever les défis d'aujourd'hui et ceux qui viendront. Comme le rappelle le philosophe Rwanda Jean-Baptiste Ganza. La langue n'est vivante que si elle ouvre un chemin vers l'avenir. Aujourd'hui, c'est ce chemin que nous traçons ensemble. Je vous souhaite à toutes et à tous d'excellents travaux et je vous remercie. M.
Éléonore Caroit