Des produits sains à prix coûtant : cette mesure est-elle vraiment réalisable ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:03Invité politiqueFait
« on est un pays très très riche, on parle d'intelligence artificielle et tout ça et on est en train de se dire qu'on est obligé de d'aider à 80 produits de première nécessité. »
- 2:41Invité politiqueFait
« la consommation de fruits et légumes a beaucoup diminué particulièrement chez les plus jeunes parce que c'est ceux qui ont les les budgets les plus tendus »
- 3:17Invité politiqueChiffre
« l'État et les administrations publique prélève 52 % du PIB. C'est plus élevé que que tous nos voisins. En Allemagne, c'est 50. En Espagne, c'est 40 %. »
- 3:53Invité politiqueChiffre
« une remise de je crois c'était une quinzaine de centimes euh sur le le carburant, euh ça atteint des des sommes pharamineuses pour les les caisses de l'État de l'ordre de 8 milliards d'euros. »
- 4:38Invité politiquePromesse
« il y a la possibilité d'avoir une aide de 100 € en une fois hein. Cette cette aide, elle existe jusqu'à jusqu'à la fin septembre. »
- 6:03Invité politiqueChiffre
« six étudiants sur 10 déclarent avoir eu des difficultés financière pour s'alimenter. »
- 8:37Invité politiqueChiffre
« On a pris 20 % en quelques mois. »
Temps de parole
- Boris Tavernier100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mat qui a ton on entend les difficultés des entreprises de restauration, des ménages français aussi. Euh évidemment politiquement, tout cela a un écho. Chacun a des propositions, mais il y en a une qui nous intéresse particulièrement euh qui concerne un panier euh qui pourrait être de produit à prix coûtant qui va arriver à l'Assemblée nationale. Oui. Alors, il y a une proposition déjà du côté de de l'Assemblée nationale. Euh, l'objectif, c'est que ça aille vite et c'est une proposition de d'une député d'un député écologiste. L'objectif, c'est que ça aille vite. Donc, il y a aussi une proposition de loi du côté du Sénat, d'une sénatrice écologiste.
C'est très simple, c'est 80 articles donc alimentaires à prix coûtant du côté des grandes surfaces. L'objectif c'est que la loi oblige les grandes surfaces à proposer 80 produits alimentaires sains. Ça c'est un élément extrêmement important. Après, coûtant, il y a ça comme proposition immédiatement en terme de de proposition de loi. Puis il y a les propositions politiques en vue de l'élection présidentielle. Là, il y en a très nombreuses. Euh, on a vu notamment Bruno Rotaillot présenter ses ses propositions sur le pouvoir d'achat et faire économiser de l'argent sur l'énergie parce que Jean-Paul le disait très justement, c'est un budget important l'énergie.
Et puis il y a une volonté de très nombreuses personnalités politiques, je pense au bloc central par exemple, de rapprocher le brut du net. Ça c'est une en terme de salaire, c'est une des propositions. Du côté de la gauche, la France insoumise propose par exemple de d'augmenter le le SMIC.
Raphaël Gluxman, le candidat du pôle candidat à la primaire du du pôle socialiste, lui dit "Je veux augmenter les salaires en taxant les méga héritages." Donc tout le monde va de sa proposition mais en tout cas concrètement cette sénatrice et j'aimerais bien vous entendre d'ailleurs sur sur cette proposition, elle veut 80 produits alimentaires à à prix coûtant pour les Français dans la dans la grande distribution. Ça Grégor Caré, ça peut être une bonne chose pour les français.
C'est c'est déjà un signal qui interroge, c'està-dire qu'on est un pays très très riche, on parle d'intelligence artificielle et tout ça et on est en train de se dire qu'on est obligé de d'aider à 80 produits de première nécessité. Donc voilà, ça ça illustre effectivement la difficulté.
Alors la solution euh alors bon déjà c'est des produits qui sont pas enfin ils ont généralement un taux de TVA réduit donc c'est pas les produits les plus chers mais effectivement ce qu'on a constaté en 2022 c'est qu'il y a eu des comportements je vais pas dire des il y a eu des mauvais comportements du fait des arbitrages c'est-à-dire que la consommation de fruits et légumes a beaucoup diminué particulièrement chez les plus jeunes parce que c'est ceux qui ont les les budgets les plus tendus et c'est pas bon c'est très mauvais pour la santé et donc effectivement il y a il y a il y a vraiment besoin de de de soutenir cette consommation de de je pense vraiment à cette consommation de fruits et légumes qui a été extrêmement extrêmement dégradé.
entre les jeunes générations et les générations plus on est en train de se payer les maladies de demain auprès de ces jeunes générations. Donc ça fait partie effectivement de des des solutions envisagées même si ça interroge quand même dans un pays qui semble aussi aussi riche si je peux me placer du point de vue des consommateurs, il y a il y a aussi un peu le compté contributeur des des des consommateurs par le biais de la TVA, des taxes sur l'énergie, des taxes sur les assurances. On parlait de taxes mutuelles. Vous savez qu'on a rajouté une taxe mutuelle en fin d'année un peu augmenté.
Euh les consommateurs, il y a quand même ce sentiment, ils disent "Mais on a l'impression de beaucoup contribuer euh et puis c'est vrai que les Français, enfin l'État prélève l'État et les administrations publique prélève 52 % du PIB. C'est plus élevé que que tous nos voisins. En Allemagne, c'est 50. En Espagne, c'est 40 %. Voilà. Donc c'est vrai qu'il y a il y a il y a un problème pour les Français d'entendre cette difficulté de l'État qui dit j'arrive pas à limiter ma mon prélèvement sur les carburants en ce moment parce que j'arrive pas à boucler mon budget de fin d'année.
Et les gens qui disent "Moi, j'arrive pas à boucler mon budget de fin de mois et j'ai du mal à me nourrir." Et c'est pour ça qu'il y a une vraie vraie vraie dissonance entre le discours de bonne de bonne gestion de l'État qui est d'ailleurs quand même pas vraiment de leçons à donner et des consommateurs qui arrivent pas à boucler leur fin de mois. Jean-Paul Chappelle, sur euh le contexte économique et budgétaire français, il y a une réalité effectivement où la dette est extrêmement importante et où on est limité au niveau du gouvernement pour aider. Oui. Bah ce qui est sûr, c'est que on est sorti du quoi qu'il en coûte, hein.
Le gouvernement l'a répété sur tous les tons euh en en pour en pour mémoire quand en 2022 une une remise de je crois c'était une quinzaine de centimes euh sur le le carburant, euh ça atteint des des sommes pharamineuses pour les les caisses de l'État de l'ordre de 8 milliards d'euros. Ouais. Bon. Aujourd'hui, effectivement la la dette est en ce qu'elle est, les les taux d'intérêt est augmenté, le gouvernement ayant beaucoup de mal à boucler son budget, il ne peut plus se permettre de faire ce genre de de mesures. Alors, il fait des mesures sectorielles, on l'a dit, hein, pour les les les professions pêcheurs, agriculteurs et et bâtiments.
Et puis pour les les gros rouleurs, ceux qui font plus de de 15 km par jour pour aller travailler et qui ont des revenus modestes, et bien il y a la possibilité d'avoir une aide de 100 € en une fois hein. Cette cette aide, elle existe jusqu'à jusqu'à la fin septembre. il est pas trop tard pour la demander parce que le gouvernement rappelle qu'il y a environ 3 millions de personnes qui sont éligibles et seulement 1 million et demi la moitié qui a fait cette demande. Donc en attendant de généraliser euh ce qui n'est pas possible pour l'instant des aides concernant le carburant, ben que cette aide spécifique puisse être totalement c voilà qu'elle rencontre son sa cible si je puis dire.
Alors, on parlait à l'instant et vous l'évoquiez Grégory Caré des jeunes générations, notamment sur la question de l'alimentation, la baisse de consommation des fruits et légumes. On va regarder des images qui peut-être vont vous surprendre si vous ne les avez pas vu. Devant des crouses, ce sont les restaurants universitaires de plusieurs villes de France et notamment celles où nous nous sommes rendus hier à Nanterre. Il y a des fils de plus en plus longues d'étudiants qui attendent pour aller manger dans ces restaurants universitaires. Regardez ces images commentées par Florence Bouquia. Pour passer à table, il faut s'armer de patience.
En cette période de rentrée universitaire, le repas à 1 € pour tous les étudiants provoque de longues files d'attente devant les restaurants des campus. Pour ces étudiants en géographie de Nanterre, le menu est passé d'un peu plus de 3 € à 1 € seulement. Ça fait économiser 2 € par repas à peu près, ce qui fait une dizaine d'euros par semaine et aux alentours de 40 € par mois. Et voilà, c'est c'est un cad de course en plus pour un étudiant. Donc ça ça paraît rien mais c'est essentiel. Mes parents ils étaient contents que je j'accède au crossin parce que ça change complètement bah les finances de la famille.
Alors pour une telle économie, les étudiants prennent leur mal en patience, d'autant que six étudiants sur 10 déclarent avoir eu des difficultés financière pour s'alimenter. Grégoric Caré, j'aimerais votre sentiment parce que là, on vient de voir des fils d'attente devant les restaurants universitaires. On est en 2026 en France et il y a des jeunes qui nous disent "Bah en fait, moi je viens là pour le repas 1 € parce que ça arrange mes parents, ça les aide financièrement." Ouais. Oui oui oui. Bah c'est comme l'aide dont on parlait tout à l'heure, ça interroge un pays qui qui on se dit on est on est si riche, on a tellement de de de talent de production et puis on en revient à l'essentiel.
La difficulté la difficulté pour se nourrir. Il y a un sentiment de déclassement qui est en train d'être nourri de plus en plus. plus euh pour une famille, il y a pas plus même pas désagréable mais dur de se dire j'ai du mal à nourrir mes enfants. Voilà, il y a comme sentiment, il y a pas plus humiliant et et qui peut rendre les gens de de de un niveau très très colérique. Alors la problématique de fond parce que moi je me on va arriver au 25 ans de de l'euro et on a regardé ce qui a changé en 25 ans. Ce qui a changé en 25 ans, c'est vrai qu'il y a plein de dépenses qui sont arrivées dont on n pas fait attention. tous nos abonnements, nos assurances qu'ontt beaucoup augmenté.
Euh vous avez parlé de de du logement, il y a ceux qui doivent payer des loyers, les loyers ont beaucoup augmenté et puis des données que l'INC ne prend pas en compte dans la consommation quand vous avez un emprunt immobilier. L'envolé du de des des des prix immobiliers fait que le les jeunes méd sont en train de consacrer un/ers de leur revenus pendant 20 ans à rembourser un emprunt immobilier. Avant, c'était deux fois moins longtemps avec un effort de fois plus faible. Et ben ce qui fait que tout le reste à vivre c'est réduit. Ce qu'on appelle des les dépenses arbitrables c'est réduit. Et dans les dépenses arbitrables, il y a l'alimentation.
Alors, jusque au début des années 2020, ça allait parce que on payait de moins en moins cher la nourriture. C'est les agriculteurs he qui étaient mis à contribution. Euh et puis ce qui s'est passé, c'est qu'avec l'inflation de 2022, conséquence de la guerre en Ukraine et cetera, les denrées alimentaires se sont mis à augmenter mais beaucoup hein. On a pris 20 % en quelques mois. Bah là, notre équation a marchait plus. Il a fallu reconsacrer de l'argent à se nourrir et ben on l'avait plus cet argent-là. Et là du coup, on est face à pour beaucoup de ménages, notamment les plus une équation insoluble. Alexandre Bernard, le mot de la fin, si vous le voulez bien.
Qu'est-ce que vous dites aujourd'hui au gouvernement sur la situation de la restauration ? Qu'est-ce que vous leur demandez en 30 secondes s'il vous plaît ? Qu'est-ce qu'on leur dit ? On leur dit ça va pas. Ils le savent très bien que ça va pas. Et non, ce qu'on leur dit aujourd'hui c'est que on peut envisager des aides un mois pourquoi pas une baisse de taxe sur le carburant style GNR comme les agriculteurs qui sera attribué aux livreurs de denré alimentaire pour toute la France pas que les restaurateurs pour les supermarchés les hyper les cantines scolaires. Ce qui à condition que nos fournisseurs jouent le jeu pour baisser un peu le prix des livraisons.
On pourrait très bien envisager ça et laisser le carburant à un prix malheureusement normal pour tous les utilisateurs autres que les denrées alimentaire. Ce qui pourrait nous aider limiter les hausses de frais de cantine dans l'avenir pour les hôpitaux, pour les épers et les super. Ça, on peut l'envisager. Les agriculteurs l'ont déjà, ça s'appelle les GNR. Yeah.
Boris Tavernier