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interviewPublic Sénat· 26 janvier 2026 26 min

Municipales à Paris : Dati et Grégoire à couteaux tirés

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va en parler euh tout de suite de ces municipales avec nos éditeurs réalistes CRAR Ellisabeth Martichou qui vont nous rejoindre. On va notamment revenir sur la campagne des municipal à Paris. Une campagne des municipales avec des enjeux nationaux.

On va tout de suite écouter le patron de Renaissance Gabriel Atal invité ce matin d' RTL. Le chemin naturel ce sera que les autres candidats se rangent derrière Pierrif Bournael parce qu'il sera arrivé en tête au premier tour. C'est c'est pour ça qu'on se bat.

Donc moi, je vais pas être là à vous dire ce qu'on va faire dans un 2è tour alors que le premier tour n'a pas eu lieu. On se bat pour la candidature de Pierre Bournael. C'est le choix de nos élus Renaissance à Paris encore une fois parce que il a le meilleur projet pour Paris.

C'est celui qui travaille le plus sur un projet depuis le plus longtemps. Et donc on va continuer à faire campagne et on verra le soir du premier tour et on va en parler avec vous. Bonjour Ellisabeth Martichou, merci beaucoup d'être là et bonjour Ivrea.

Merci également d'être avec nous. On va parler des municipales et on va commencer par la campagne à Paris. On a vu ce sondage hier qui donne les deux candidats Emmanuel Grégoire candidat de la gauche Aurel FI et Rachid Adati candidat de la droite et d'une partie du camp macroniste au coude à coude.

Le le combat s'annonce serré. On parlait de ces campagnes locales à enjeu national. Là on est en plein dent.

Oui. Alors, c'est évidemment c'est une campagne locale à enjeu national, mais je pense pas qu'elle dise grand-chose sur l'élection présidentielle. Pas du tout.

Je pense que chaque campagne et chaque ville a son sa propre histoire, ses propres enjeux. C'est vrai qu'à Paris, c'est passionnant parce que vous avez des têtes d'affiches qui euh par définition sont euh bah pardon de l'expression qui est un peu facile mais des stars quoi. Vous avez Dati, Emmanuel Grégoire qui n'est peut-être pas une star mais qui est quand même enfin qui a du poids, qui est un député socialiste qui a été premier adjoint, Sarah Knafo qui rentre dans la danse, madame Chikirou qui est pas la dernière quand même à donner son avis.

Ouais. pour la France insoumise et pour la France insoumise. Tout ça fait alors effectivement il y a le cas Bournael euh en fait vous avez candidat d'horizon soutenu c'est incroyable parce que vous avez officiellement par renaissance vous avez Rachidati qui est soutenu par Sébastien Lecn je bien compris enfin en tous les cas il déjeune ensemble et je crois savoir que il soutient effectivement Rachidati qui fait partie de son gouvernement duquel elle doit d'ailleurs sortir d'ici à quelques semaines et puis vous avez Pierrive Bournazel qui est soutenu par deux héritiers entre guill guillemets parce que il refuse évidemment cette notion mais héritier de du macronisme c'est-à-dire à la fois Gabriel Atal et Édouard Philippe et qui peut effectivement être important dans la balance.

Après, il y a beaucoup de rumeurs qui disent que Pierre Bornazel dans le cas d'un deuxème tour appellerait plutôt à voter pour monsieur Grégoire. h euh c'est pas pour ça que ces électeurs le suivront d'ailleurs, mais enfin bon, c'est ça rend la la campagne très compliquée avec un électorat qui est pas facile à saisir. Par exemple, pour Sarah KFO, Sarah Knafo Éric Zemour, donc c'est le même parti euh faisait des très bons scores aux élections législatives et présidentielles dans l'ouest de Paris.

Or sainfo prise seule comme candidate dans les sondages là et dans les études d'opinion fait des très bon score dans le centre de Paris beaucoup plus que dans l'Ouest. Donc vous voyez tout ça est assez mouvant encore. On va voir ce que ça donne.

Mais à mon avis c'est complètement inséparé des débats nationaux sur l'avenir de la France. Oui, c'est pas comme Marseille parce qu'on en parlait il y a une semaine. C'est vrai que si Marseille était battu par le Rassemblement national, ça dirait beaucoup de la puissance électorale du parti de de Jordan Bardella qui n'a jamais été très flambant jusque-là au municipal.

Donc ça dirait ça donnerait une dynamique évidemment encore plus forte que ce que ce dont elle bénéficie. Non, Paris, c'est très particulier, mais il y a quand même un enjeu qui est fort pour la gauche. C'est une ville de gauche et donc l'enjeu, c'est l'alternance.

Est-ce que Rachid Adati, qui comme l'a dit très bien est une star arrivera ou pas à chiper la capitale à la gauche ? Le Parti socialiste c'est un enjeu fort évidemment pour lui. Après, c'est vrai que c'est très compliqué parce que comme vous disiez alors Bournazel soutenu par Édouard Philippe et Gabriel Atal Rachid Adati par une petite fraction des macronises comme Sylvain Mayard ou le ministre Benjamin Hadad, Rachid Adati Elisabeth mais mot Brjon qui a annoncé hier matin sur LCI qui a soutenait Rachidati Gérald d'Armanain qui lui-même doit être plus proche de Rachid Adati que Manuel Grégoire.

Non, ça dit beaucoup de l'illisibilité, l'éparpillement, la fraction, le fractionnement de la vie poique. Alors ça va être passionnant quand même. Mais c'est vrai que Rachidati, elle est un peu fébrile.

Ça c'est pas une promenade de santé, c'est une battante. Donc elle va se battre, elle multiplie là les sorties médiatiques. Elle s'était jusque là, elle avait dit "Je fais du terrain, je fais du terrain." Elle fait des vidéos.

Là, on la voit partout dans les médias. Donc ça prouve que elle sait pas très bien comment ça va se passer parce que elle est à la fois concurrencée par Bournael. En effet, on sait pas très bien où ira son électorat.

Euh effectivement au second tour. Et puis Sarah Knafo qui est l'espèce de vous voyez c'est un peu le toute proportion gard de garder quand Zemour avait fait éruption dans la présidentielle en 2022. Rappelez-vous il avait fait des scores paramineux avant de finir à 7 %.

Saraknafo c'est un peu la sensation. Il y a une partie de la droite qui est fascinée par cette candidature qui prône une capitale heureuse. On sait pas très bien quel est son programme, mais c'est la trait de la nouveauté et euh et et elle a effectivement elle certains disent elle ringardise Rachidati.

Non, Rachida Adati là, elle doit se garder de ces deux concurrents sur sa gauche, si je puis dire, et sur sa droite. Ouais, effectivement, sur ce que disait Ellisabeth, cette élection à Paris, elle met aussi en lumière les divisions au sein du camp macroniste. Ah bah oui, bien sûr.

C'est c'est c'est un des principaux enseignements pour le moment. En tous les cas, c'est sûr, effectivement avec deux candidats qui sont euh qui représentent une certaine façon le macronisme. Donc euh le match, c'est c'est un peu le c'est un peu le je dirais le l'histoire du macronisme, hein.

C'est-à-dire que le macronisme sans Macron, il s'ffiloche. Donc c'est ce qui va se passer, c'est ce qui va se produire. Effectivement, c'est la fin, c'est la fin du ner et puis on voit Gabriel Atal, la stratégie de Gabriel Atal en tant que président de Renaissance.

Il soutient Louis Sarkozy à Menton, il soutient Jean-Michel Holas euh qui rend de la gauche à Lyon, il soutient Bournael qui est de centre droit mais euh qui qui pourrait baser très compréhensible. C'est compliqué de suivre hein la stratégie du Est-ce que est-ce que c'est révélateur du fait que Renaissance n'a pas réussi son implantation locale ? C'està-dire que là, ils en sont à à pas pouvoir mettre de candidats estamp renaissance dans les grandes villes.

Il y a un parti qui n'a rien à perdre parce qu'il n'a rien gagné. C'est Renaissance. Je dire là il y a pas de il y a pas de risque pour lui si je puis dire de de compter ses pertes.

Il n'a jamais rien vraiment gagné. Il y a pas il y a peut-être une perspective à Ansy. Il y a Antoine Armand, vous le connaissez qui a été un éphémère ministre de Ber qui est un député renaissance. euh un économiste, un grand spécialiste de l'énergie, il avait fait un rapport assez remarqué sur l'énergie nucléaire à l'assemblée.

Il essaie de de prendre la ville ANCY. Peut-être que là, mais sinon, il faudra qu' qu'il compte, je ne sais pas comment faire d'ailleurs sa comptabilité au soir genre du parti verra qui l'a soutenu ici et là et est-ce que ça a gagné ou pas ? Ça gagné ou pas.

Paradoxalement, c'est pas lisible. Moi je trouve ça illisible. Là la stratégie, c'est un peu logique.

C'est un peu logique puisque de toute manière ils n'ont jamais cherché à faire à s'implanter localement. Le macronisme n'existe que par Emmanuel Macron. Les députés euh qui ont été élus en 2017 et qui ont fait un rin de marée à l'Assemblée nationale on n'ont été élus que sur le nom d'Emmanuel Macron.

C'était tous des inconnus pour la plupart qui sortaient de nulle part. Enfin et en tous les cas des écuries politiques. Donc et Emmanuel Macron n'a jamais cherché à s'implanter.

Regardez quand il y a eu la la crise des gilets jaunes, on aurait pu imaginer que monte en première ligne des élus locaux avec Emmanuel Macron. Donc qui est-ce qui l'a réglé la qui a essayé de la régler la crise ? Emmanuel Macron qui est allé se déplacer lui-même dans des bours perdus de la de la campagne française.

Enfin, jamais ça s il y a il y a pas eu et c'est c'est le drame d'ailleurs, enfin c'est pas le drame mais c'est l'histoire du macronisme. Ça ça ne tient que par un personnage ça. On n'est plus dans l'air du militantisme en plus aujourd'h aujourd'hui c'est terminé.

La vie politique a changé. Vous voyez bien LR et et le Parti socialiste sont des partis qui ont des bien du mal à survivre. Ils survivent que par leur implantation locale d'ailleurs eux.

Mais est-ce que paradoxalement ça peut se révéler être une bonne nouvelle pour Sébastien Lecorn ce manque d'implantation locale ? Parce que lui le soir des municipales, on peut dire qu'il sera comptable de rien. C'est-à-dire son camp euh ne va rien gagner, ne va rien perdre.

Vous le décrivez un peu comme un planqué, je trouve. [rires] Pas du tout. Mais d'habitude d'habitude on a on regarde le premier ministre chef de son campagné, il a perdu.

Est-ce qu'il doit en tirer des leçons politiques ? Là qu'est-ce qu'on dira ? Le Cornu le 22 mars ce soir.

Non mais le camp est faible et Sébastien n'en est pas le chef. Sébastien le cornu le premier ministre. Donc si vous voulez, c'est difficile d'avoir cette lecture.

Donc vous dites très bien qu'elle devrait être celle-là parce que c'est la tradition. Sébastien le Cornu, il essaie de rester jusque en mai 2027 et d'assurer un peu de stabilité. Et sans doute au fil des mois euh sera-t-il tenté par la présidentielle un des il y a pas beaucoup de gagnants hein dans ce débat à l'issue de ce débat budgétaire enfin presque issu.

Il reste encore 15 jours à peu près. Mais si ça passe on pourra quand même le compter parmi les perdants et parmi les gagnants. Pardon lapsus.

Et à partir de ce moment-là, on verra s'il se sent un destin présidentiel ou pas. après tout, un de plus, un de moins. Euh dans le bloc central, on n'est pas à sa près.

Mais euh non, les municipals, il pourra se se se se prévaloir de rien. D'ailleurs, il aura joué en rien. Est-ce qu'il va aller beaucoup soutenir beaucoup de candidats ?

C'est pas dans son agenda. Son agenda, c'est de passer le cap des prochaines motions de censure et ensuite d'essayer de bâtir un programme législatif qui donne un peu l'impression au français qu'il y a quelqu'un qui est pilote, qui est un pilote dans l'avion. Mais on peut pas dire qu'il y a beaucoup de textes extrêmement structurants euh notamment sur le plan économique qui ont des des chances de d'être examiné d'ici mai 2027.

Ce qui va être intéressant à l'occasion de ces municipales, c'est la participation aussi. Ouais. Parce que euh alors c'est vrai que ça ne dit rien non plus de l'état d'esprit des Français sur le plan national parce que c'est vraiment le bout de trottoir qui défendent là.

Mais quand même après tout ce qui s'est passé, après cette vie politique complètement hachée où on parle beaucoup du du fait que les Français sont un peu dégoûtés, ont pris de la distance avec le débat, et bien on va voir si là quand même ils acceptent de participer aux élections et ça va être intéressante. Alors que les élections municipales généralement la dernière fois c'était un peu particulier parce que c en plein Covid mais généralement sont pas des élections à abstention, c'est des élections où les gens participent quand même. Il y avait un sondage Ipsos qui disait début janvier, alors c'est peut-être un peu loin mais loin de de l'élection 7 français sur 10 s'intéressent voilà à à l'élection municipale.

Est-ce que ça veut dire qu'ils vont aller voter ? Évidemment, pas forcément, mais les enjeux quand même les les concernent comme toujours. Euh la campagne à Paris et et et et c'est ces répercussions au niveau national, elle montre aussi la fracture entre le Parti socialiste et la France insommise.

On va écouter Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche hors LFI, qui dénonce justement la brutalité de la campagne de la France insoumise. Je vois un peu la brutalité de LFI vis-à-vis de la gauche en général et du Parti socialiste en particulier. Moi ce que je veux dire c'est qu'on a construit une union une union qui est très large.

Voilà, on a pour objectif de faire le score le plus important possible le soir du premier tour. C'est l'illustration de ces fracturer Oui, enfin cela dit, moi je trouve que madame Chikirou qui représente la France insoumise, on l'entend pas beaucoup hein. Même sur les réseaux sociaux, je trouve qu'elle est pas très présente. a fait une campagne alors peut-être de proximité, je sais pas, dans les quartiers notamment où elle pense pouvoir avoir une chance importante et ce qu'on dit pas aussi c'est qu'une des une des forces de la France insoumise est passée au Parti socialiste, c'estàd Daniel Simonet qui est une figure pour ceux qui connaissent la vie politique parisienne de de la de de la France insoumise et bien a rompu avec la France insoumise avec madame Chikirou avec qui elle s'entendait pas du tout pour rejoindre monsieur Grégoire et ça c'est un gros caillou dans la chaussure.

à mon avis de de madame Chikirou. Donc on va voir c'est moi je pense que c'est pareil le le rassemblement le la France insoumise, elle est exactement comme le Rassemblement national. Il faut qu'elle fasse encore ses preuves localement et là je pense que il y a des grandes ambitions.

Est-ce qu'à Paris ça peut marcher ? J'en sais rien. Est-ce qu'elle peut avoir une importance dans le résultat de d'Emmanuel Grégoire ?

Pour le moment, elle a pas bougé madame Chiquier rouge. On va voir. C'est la première fois que LFI s'investit ou investit autant de candidats dans des municipales.

C'est la première fois qu'il cherche à s'insplanter dans le cadre à s'implanter dans le cadre de ce scrutin y compris dans des villes direct. Après euh Emmanuel Grégoire dit "Je suis frappé par la brutalité. effectivement nous dire elle ne va pas euh jusqu'à l'espace médiatique en tout cas cette brutalité mais lui politiquement il a tout intérêt à jouer euh et à vanter la prise d'indépendance du Parti socialiste à l'égard de LFI puisque Sopia Chikirou peut lui évidemment lui prendre des points.

Et vous parliez du Rassemblement national livre le rassemblement national qui joue aussi gros dans ces municipales qui veut acter son implantation locale. C'est ce que nous disait il y a quelques minutes le vice-président du parti Sébastien Chenu. Sébastien Chenu qui est revenu sur les mauvais sondages pour le moment du Rassemblement national à Paris.

On l'écoute. Thierry Marianis se met en route et il parle donc il se retirera pas. Ah ben non puisque nous avons des électeurs qui veulent être représentés.

Mais est-ce qu'ils vont pas est-ce qu'ils vont pas vers Saraknafo et Reconquête ces électeurs ? Est-ce que c'est pas aussi le le problème crois que c'est pas aussi évident. Je pense que Reconquête qui fait ses voix historiquement à Paris dans les beaux quartiers était une candidature, j'allais dire de beau quartier.

Le 16e arrondissement, le 7e, c'est là où Éric Zemour faisait ses scores les plus hauts a plus de difficultés à toucher l'électorat populaire auquel Thierry Mariani peut parler. Est-ce que c'est une difficulté d'électorat traditionnel à Paris ou est-ce que c'est la concurrence de Sarah Cainfo qui fait que Thierry Mariani est aussi ? Non, le Rassemblement national n'a jamais fait de bon score à Paris.

Ça c'est la première des choses. La deuxième des choses, c'est que Sarak Nafo est une redoutable concurrente effectivement qui sait parler à mon avis à tous les électorat, pas uniquement électorat bourgeois qui a un nouveau discours. Effectivement, c'est dans un dans la dans le je dirais dans la morosité actuelle qui essaie de réveiller un peu et de donner de l'espoir d'avoir un projet qui soit un projet entre guillemets heureux.

Ce qui est pas mal d'ailleurs pour une femme qui dénonciait la démondialisation heureuse. Enfin, c'est c'est plein de paradoxes tout ça, mais enfin bon, peu importe. Puis Thierry Mariani, bah Thierry Mariani, c'est un petit peu comme Sarirou.

Il est où ? On le voit pas, il fait pas campagne ou alors quand il fait campagne enfin il a pas franchi l'espace médiatique comme dirait Ellisabeth effectivement Thierry Mariani. Et puis je crois que les électeurs ils sont pas écoutez ils sont ils ont de la mémoire, ils sont pas idiots.

Thierry Mariani il y a quelques mois ou quelques années, il était dans le midi en PACA, en région PACA pour faire campagne pour représenter le Rassemblement national justement. Et donc là les gens comprennent plus rien parce que maintenant il vient à Paris. Les Parisiens ce qu'ils aiment aussi c'est l'implantation.

Regardez Rashidati, elle a jamais quitté Paris. Paris Grégoire, il a évidemment aussi une légitimité ça d'info sans doute aussi. Mais il y a il y a quelque chose qui est assez particulier chez Mariannie.

À mon avis, les gens se disent "Bon bah c'est un parachuté quoi." Oui. Oui.

C'est c'est les limites du discours du Rassemblement national qui pourrait imaginer que quel que soit le candidat, il fera un score à Paris. C'est pas vrai. Et comme vous le disiez très bien, Thierry Marian c'est le sud.

Ah oui, c'est le sud depuis toujours. Et donc il n'a pas de il il n'est pas du tout identifié à à Paris jamais. Puis en plus, il l'a revendiqué le le sud.

Donc si vous voulez, c'est assez curieux comme choix d'investiture en effet. Et pour l'instant, on peut pas dire que ça produise son effet, ce qui ce qui est pas très bon parce que il aurait il fallu que le Rassemblement national soit perce ou gagne de façon assez harmonie sur tout le territoire. Il y aura sans doute une erreur de casting à Paris en effet pour le parti de Jordan Bardellain.

Et des municipales qui se tiennent alors qu'on est encore en pleine instabilité budgétaire. Sébastien Lecnu n'a pas vu toujours le bout du tunnel sur le budget au Parlement. Un budget fustigé hier par Gérard Larchet.

On voit ça avec Clément Guillono. Un budget qui passe à grand coup de 493 à l'Assemblée nationale et qui provoque la colère du président du Sénat. Le gouvernement ayant largement détricoté la dernière copie budgétaire de la chambre haute.

Cela reste un mauvais budget construit avec le Parti socialiste et qui n'apporte pas les solutions dont le pays a besoin. Je pense qu'il fallait utiliser le 493 bien plus tôt. Pourtant du côté du gouvernement, pas question de parler d'un mauvais budget et encore moins de dire que les sénateurs n'ont pas été écoutés sur le fond et on a le droit d'avoir des désaccords.

C'est aussi ça la démocratie. Ce n'est pas un budget socialiste, ce n'est pas un budget macroniste, ce n'est pas un budget de droite. Je suis convaincu qu'il y a un travail possible avec le Sénat et prenez l'exemple de la contribution des collectivités territoriales.

La contribution des collectivités territoriales, telle qu'elle est infinée, intégrée dans ce projet de loi de finance est essentiellement celle qui avait été demandée à la base par le Sénat. La semaine dernière, les motions de censure contre le gouvernement déposée à l'Assemblée suite au 493 déclenchés par Sébastien Lecnu ont été rejeté. Un échec pour le président insoumis de la commission des finances.

Est-ce que on a les moyens, est-ce que ce pays, notre peuple, a les moyens de supporter 18 mois de plus une politique qu'il a battu dans les urnes en juillet 2024 ? Il faut faire tomber une politique qui n'est pas bonne pour le pays parce que c'est ça le problème. Ce budget est une catastrophe pour le pays.

La copie budgétaire adoptée à l'Assemblée nationale devrait être transmise au Sénat pour un examen en commission mercredi et en séance jeudi. Elle reviendra ensuite à l'assemblée pour un 3e et dernier 493. Voilà Sébastien Lecornu qui qui devrait finir par faire passer he son budget au parlement mais néanmoins, est-ce que désormais il va devoir faire face à la fronte sénatoriale ?

Oui, parce que vous voyez les les l'élection du président du Sénat dans quelques années où Sébastien Lecnu pourrait très bien euh concurrencer Gérard Larcher. C'est possible. Euh c'est possible qu'aujourd'hui euh Sébastien Lecnu n'a pas l'ambition présidentielle et s'il a pas d'ambition présidentielle, il a peut-être une ambition sénatoriale et qui de monter jusque en haut de de de du bureau du président.

Donc euh on va voir euh on va voir ce qui ce qui est ce qui est ce qui est envisageable pour lui. Euh là, je pense que pour le pour le moment ce qu'il cherche avant tout, c'est à durer jusqu'en 2017.7 27.

Retour vers le futur. Retour vers le futur jusqu'en 2027. Effectivement, la fronte sénatoriale, ça devrait passer comme l'a dit Gérard Larch au nom de la raison.

La logique demandé voilà e voulu la censure la raison nous impose et finalement que que nous votions ce budget. Non non il va passer. Mais c'est vrai que du point de vue des sénateurs de de droite majoritair ici ce budget n'a aucun sens politique.

Euh et s'il en a un de toute façon il les va pas du tout dans le sens du Sénat et du prénom du Sénat. Donc il a fait cette sortie depuis le début he ça va pas entre le cornu et l'archer, entre le premier ministre et président du Sénat, il y a eu des tas de malentendu, des mauvaises façons et puis une je pense une exaspération extraordinairement forte à l'égard du macronisme et du président de la République. que elle se manifeste par la mise sous surveillance du budget avec cette procédure euh qu'a dégainé le président pour une surveillance notamment sur le maintien du 5 % auquel il ne croit pas.

Il pense pas que ce que ce budget effectivement euh maintienne le le budget au niveau des 5 %. Donc on verra mais ça devrait bien juste Elisabeth. Est-ce que ça illustre pas aussi la difficulté des républicains en ce moment ? qui sont qui se disent dans l'opposition gouvernement mais qui font une campagne municipale avec les macronismes dans dans quasiment toutes les villes.

Ils font son gouvernement qui sont au gouvernement mais ceux qui sont gouvernement ont été exclus des républicains qui s'oppos suspendu qui qui s'oppos qui s'opposent au budget mais qui votent pas la censure. Bon est-ce que ça illustre pas les républicains ils sont c'est moi c'est ce que j'ai écrit récemment dans un édit c'est la droite titanque. Ils sont complètement complètement perdus les républicains.

Enfin, je veux dire sur le vous prenez l'Assemblée nationale, il y a pas un groupe homogène. Ils sont complètement divisé. Il y a il y a les sénateurs du Sénat mais c'est vrai que les enfin les sénateurs du Sénat, les sénateurs de LR mais même les sénateurs LR, je pense pas qu'il forment un bloc homogène.

Bon, c'est très compliqué en tout cas entre il reste une opposition très forte entre Bruno Retaillot au Sénat et Laurent Voquier. leur invoquer tient à peu près ses ses troupes. On l'a vu à l'occasion de de la motion de censure.

Bon euh il a dit c'est un mauvais budget mais on veut la stabilité c'est à peu près ce qui s'est passé. On va voir. Il reste deux motions de censure hein.

Il faut pas que ça s'érode Sébastien le Cornu veut veut rester. Mais oui bien sûr vous l'avez dit ils ont perdu hier une élection locale hein. L face à la droite siiste.

Donc oui tout ça les met en grande difficulté. Ils sont derrière au premier tour a un tour mais effectivement ils sont ils sont largement derrière derrière le candidat vous l'avez dit tout alors que Laurent Voquier et Bruno Retaillot étaient allé il était allé de concerne il y a une semaine. Un dernier mot parce que c'est c'est compliqué avec l'ALL mais est-ce que Sébastien Lecnoui il a pas aussi fragilisé son camp avec ce budget ?

On va écouter ce matin l'ancienne première ministre Ellisabeth Borne. Moi, je me retrouve pas complètement dans ce budget qui revient sur des engagements forts qu'on a porté par exemple sur la stabilité fiscale pour les entreprises. Et quand on parle de l'autonomie stratégique de la France et de l'Europe, on doit protéger nos entreprises et nos industries.

Je note que dans le même temps, ce budget, il porte une augmentation des moyens de nos armées, de notre de nos forces de sécurité, de la justice. Et ça c'est important et ça répond à une inquiétude des Français. C'est dans la continuité des lois de programmation qui avaient été voté quand j'étais premier ministre et ce budget, il a le mérite d'exister.

Compliqué aussi avec son camp. Un petit motive. Oui, bah bien sûr.

Bah c'est c'est il y a pas de camp. C'est pas un camp, c'est c'est les balcons. [rires] Voilà.

Non, mais ce budget, encore une fois, je l'ai dit, il y a pas de d'orientation politique. C'est c'est et surtout ça préserve pas du tout, ça pr l'avenir mais pas. Allez, on va terminer avec l'histoire du jour.

Tout autre sujet, je vous emmène sur les traces du meilleur croissant de Normandie. C'est la une de Paris-Normandie où les élèves du lycée hôtelier de Cantele se préparent pour le concours national des élèves en formation du meilleur croissant au beurre Disini Sainte-Mire. Ça rigole pas.

Fabriquer un bon croissant, c'est tout un art. On n pas n'importe où, c'est tout un art mais c'est aussi de la science. Il faut une belle couleur dorée, un beau feuilleté, un bon dosage de beurre et c'est pas une recette rapide.

Faut réaliser la pâte, la mettre au frais une nuit. Après, il y a l'épreuve du tourage. C'est superposer la pâte dans un rectangle de beurre, pliez le tout, le passer au rouleau, tout ça trois fois voire plus, découper la pâte, la façonner.

Bref, on souhaite bonne chance à ses élèves pour le concours qui a lieu le 31 mars et c'est un titre important en Normandie parce que vous imaginez bien que là-bas le b c'est c'est quasiment une religion. Ils vont vous envoyer une corbeille. Non.

Ah bah oui. Ah oui, vous avez raison. On [rires] va pour l'année prochain par exemple un appel.

On lance un appel aux élèves de ce concours. On aimerait bien tous les trois tester ces croissants. C'est très bonne idée Elisabeth. [rires] Merci beaucoup Ellisabeth.

Merci beaucoup. Merci à tous de ce qu'on appelle le journalisme alimentaire. [rires] Merci de nous avoir suivi.

On se retrouve demain. Très bonne journée. [musique]